dimanche 11 avril 2021

La semaine en bref #170

 


Lundi:

Tiens, une bonne grosse attaque d'hypocondrie. Ca faisait longtemps, ça me manquait presque (non). 

Mardi:

 Portée par un optimisme prudent, je commande un guide pour la capitale européenne où nous espérons aller passer quelques jours cet été. *musique à suspense*

samedi 10 avril 2021

Ce que réclame mon cerveau

 


Je dors très mal depuis deux semaines, me réveillant au milieu de la nuit en proie à une angoisse intense mais indéfinie: je stresse à mort, et je ne sais même pas pourquoi. C'est un phénomène tout à fait nouveau pour moi. J'ai été insomniaque pendant plus de 10 ans, mais mes difficultés se situaient au niveau de l'endormissement; une fois que j'avais réussi à sombrer, je dormais sans problème 8 heures d'affilée. Et je vais plutôt bien depuis le début du mois de mars - mieux, en tout cas, qu'à n'importe quel autre moment depuis le début de la pandémie; aussi, j'ai vraiment du mal à comprendre ce qui m'arrive. L'anniversaire de mes 50 ans, que je redoutais, s'est passé aussi agréablement que possible dans les circonstances actuelles. Mon couple va bien même si nous sommes temporairement séparés. J'ai du boulot pour les mois à venir, et comme je ne fais que bosser depuis un an, mes finances sont au beau fixe. J'ai reçu ma première dose de vaccin contre la Covid; j'ai rendez-vous pour la seconde injection, et je nourris même l'espoir de voyager cet été. Alors, que réclame mon cerveau, bordel de merde?

vendredi 9 avril 2021

L'avantage de vieillir

 


Longtemps, je me suis interdit de porter des bagues, surtout des grosses. Je n'avais juste "pas les mains pour". Dans ma tête, les grosses bagues étaient réservées aux doigts longs et déliés, alors que moi, j'avais un assortiment de Knacki Balls. Pour la même raison, j'évitais les jupes courtes même en été: personne n'avait envie de voir mes jambonneaux. 

mercredi 7 avril 2021

10 things I love Wednesday #32

 


1. "La sagesse de la pieuvre", un magnifique documentaire qui raconte l'amitié entre un plongeur et une pieuvre, dans une forêt d'algues en Afrique du Sud. Tellement beau que j'ai pleuré d'émotion 4 fois. Regardez-le: je vous promets qu'il vous lavera l'intérieur de la tête. (Sur Netflix)

mardi 6 avril 2021

Le cadeau d'anniversaire qui ne coûte rien et qui fait chaud au coeur





Le jour de mes 50 ans, j'aurais facilement pu me taper un bon petit coup de blues sur le thème "Ouiiin, je suis vieille et la ménopause ne va pas tarder à me tomber dessus avec son cortège d'emmerdes". Pour me remémorer que oui, un demi-siècle d'existence, c'est beaucoup, mais c'est surtout une chance, j'ai demandé à mes contacts Facebook - que, pour 90% au moins, je connais IRL - d'évoquer un chouette souvenir dans lequel nous sommes ensemble. Voici un petit florilège des réponses qui m'ont été faites:

lundi 5 avril 2021

[COVID-19] Liste de réserve pour les vaccins




Si vous n'êtes pas encore éligible mais que vous aimeriez bien être vacciné.e le plus vite possible, vous pouvez vous mettre sur liste d'attente pour bénéficier de doses qui seraient jetées autrement (parce que les gens ont pris des rendez-vous et ne sont pas venus, et que les flacons entamés doivent être utilisés rapidement ou perdus). 

En Belgique (hors région de Bruxelles): https://www.qvax.be/

Plus vite et plus nombreux on sera vaccinés, plus vite on atteindra l'immunité de groupe indispensable pour reprendre une vie normale.

Courage, on va finir par s'en sortir!

dimanche 4 avril 2021

La semaine en bref #169

 



Lundi:

La semaine commence bien: hier, tard dans la soirée, j'ai réussi à obtenir mes deux rendez-vous de vaccination Covid. Pour le mois d'avril. Avec du Pfizer. J'en ai pleuré de joie - je pourrai peut-être aller voir ma famille en mai!

 Les lectrices qui me suivent depuis trèèès longtemps apprécieront l'ironie: je suis finalement passée, non pas par Doctolib mais par ce lien, fourni par une de mes abonnées Instagram qui l'avait elle-même trouvé... ici. Si vous savez, vous savez. 

 Sur le papier, "The Irregulars of Baker Street" semblait prometteur. En vrai, c'est cousu de fil blanc, réalisé à la truelle et interprété sans finesse. 

samedi 3 avril 2021

Où je me fais vacciner contre la Covid 19

 


Dans ma tête, il n'a jamais fait aucun doute que je me vaccinerais contre la Covid 19 dès que j'en aurais la possibilité. Je suis fermement pro-vax dans l'absolu, et toutes mes interrogations (légitimes) sur ces vaccins mis au point si rapidement avaient trouvé des réponses satisfaisantes dans les stories de l'épidémiologiste Jessica Malaty Rivera (une vraie, avec un diplôme et de l'expérience sur le terrain, pas un chef d'Etat doté d'un melon sidérant).

vendredi 2 avril 2021

What I did in March 2021

 


J'ai l'impression d'avoir passé tout ce mois de mars à attendre. Attendre mon anniversaire, une dizaine qui allait faire mal. Attendre le moment de retourner à Monpatelin après une absence de presque 3 mois, la plus longue depuis que je vis à cheval entre la France et la Belgique. Attendre que la vaccination atteigne son rythme de croisière pour que moi et les miens puissions en bénéficier. Attendre un paiement qui aurait dû arriver sur mon compte fin janvier, et qui traînait tellement que l'éditrice embarrassée avait cessé de répondre à mes mails de plus en plus secs. 

mercredi 31 mars 2021

10 things I love Wednesday #31

 


1. Les vases et les mugs nichons de Flora in the garden. En vente aussi au popup shop d'helen b à Gand. Les tétons ressemblent à des ventouses de poulpe; j'adore!

mardi 30 mars 2021

Guide d'achat: les robes en lin cottage core


J'ai toujours apprécié le lin en tant que matière, mais plutôt pour du linge de maison que pour des vêtements en raison de sa propension à se froisser (même si je me souviens qu'il y a fort fort longtemps, c'est dans une robe de lin blanc que j'avais choisi de me marier!). Puis j'ai découvert le mouvement cottage core sur Instagram; le coup de foudre a été tel que j'ai refait toute ma garde-robe et investi dans le premier fer à repasser de ma vie. 

Accessoirement, le lin est une matière naturelle considérée comme très écologique: sa culture consomme peu d'eau et de pesticides; de plus la fibre obtenue est entièrement biodégradable. Une excellente motivation pour investir dans des vêtements durables, fabriqués par les petites marques artisanales que je m'en vais vous présenter.



 

dimanche 28 mars 2021

La semaine en bref #168

 


Lundi:

"Son estomac se contracta tel un poing comme elle sentait bouger sous ses pieds les planches qu'elle avait jetées par-dessus les sables mouvants de cette autre vie." Je suis à la page 14 de ma nouvelle trad qui en compte 620. Souhaitez-moi bonne chance.

 Profitons de l'énergie de ce début de semaine pour régler la question de mon retour en France la semaine prochaine. D'abord, vérification des contraintes administratives auprès du consulat, qui me répond sous quelques heures. Puis prise rendez-vous pour un test PCR payant. Le formulaire est toujours aussi mal fait, mais la bonne nouvelle, c'est que le numéro de registre Bis qu'on m'avait attribué la dernière fois fonctionne encore. Enfin, réservation de mes billets de train avec départ à 7h du matin (glups) et mobilisation de Chouchou pour me conduire à la gare en Cambio. Une bonne chose de faite.

 Dans la foulée, Chouchou achète un billet d'avion pour me rejoindre à Monpatelin la veille de son anniversaire. Même si on ne peut pas avoir de certitude qu'il aura le droit de voyager à ce moment-là, ce sera moins dur de le quitter avec une date limite en point de mire. 

vendredi 26 mars 2021

Sur un air bien connu des Rita Mitsouko

 


Ce n'est pas ainsi que j'avais prévu de fêter mon demi-siècle d'existence.

Pour mes 50 ans, j'avais une vision très précise, un plan bien arrêté. Je passerais la journée du 26 mars 2021 aux jardins de la Baie à Singapour, où je me laisserais de nouveau émerveiller par la Cloud Forest et par le spectacle son & lumière des Super Trees. Autour de ça, il y avait tout un projet de voyage qui aurait inclus une exploration de l'île de Sentosa, une journée au parc Universal Studios, une nuit au mythique hôtel Marina Bay Sands, une chasse au street art, beaucoup de repas délicieux dans des hawker centers et une excursion en train à Kuala Lumpur. J'en rêvais depuis notre premier et trop court séjour sur place à l'automne 2018.

mercredi 24 mars 2021

10 things I love Wednesday #30

 


1. "Ginny & Georgia". Oui, le pitch fait beaucoup penser à Gilmore Girls - ce que les scénaristes eux-mêmes admettent dans les cinq premières minutes du pilote. Mais si on excepte le double G du titre et le fait que la mère a eu sa fille très jeune, il n'y a guère de rapport entre les deux séries. Bien planté dans son époque, notamment à travers une héroïne métisse, "Ginny & Georgia" est beaucoup plus mouvementé et infiniment plus trash. Une saison (hyper addictive) de 10 épisodes disponible sur Netflix.

dimanche 21 mars 2021

La semaine en bref #167




Lundi:

Fun fact: même si on prouve le rapport de causalité, l'incidence des thromboses chez les personnes vaccinées avec l'AstraZeneca est inférieure est à celle des thromboses provoquées par la pilule contraceptive, pourtant prescrite à tour de bras aux jeunes filles et aux femme sans autre mise en garde que "Ca risque de vous faire grossir". Sans parler du bilan risque/bénéfice qui reste toujours, toujours du côté de la vaccination. Mais si personne n'en veut, j'en prends volontiers deux doses, moi. 

samedi 20 mars 2021

Les conversations absurdes #102

 

Pendant une promenade dans la nature:

CHOUCHOU: Une loutre, c'est mieux qu'un arbre. Les arbres ne peuvent pas se frotter langoureusement contre une couverture. Ils ne peuvent rien faire du tout.

MOI, sur un ton docte: C'est pas tout à fait exact; c'est juste que leur échelle temporelle est très différente de la nôtre. Ils ont l'air plantés les uns à côté des autres sans se toucher, mais en réalité, leurs racines s'entremêlent et toute la forêt forme un seul organisme vivant interconnecté.

CHOUCHOU: Tu es en train de me dire qu'on marche sur une gigantesque partouze?


jeudi 18 mars 2021

Où j'appréhende la fin

 


Comme tout le monde, je piaffe d'impatience à l'idée de retrouver ma vie d'avant. Aller au resto les soirs de flemme, rejoindre une amie dans un bar à cocktails le vendredi à 18h pétantes pour trinquer à la fin de la semaine, me poser dans un salon de thé avec un bouquin après avoir fini mes courses en ville. Pouvoir de nouveau circuler librement entre la France et la Belgique, prendre les vacances que j'attends depuis un an. Serrer ma famille dans mes bras. Sortir sans masque, ne plus flipper à la moindre petite quinte de toux. Cesser d'avoir le coeur dans la gorge chaque fois que je consulte les dernières nouvelles. 

Et en même temps, quelque chose en moi appréhende le retour à la normale.

Car si la pandémie a créé de nouvelles sources de stress, elle en a aussi fait disparaître d'autres dont je n'avais pas mesuré l'impact. J'adore voyager; c'est ma motivation numéro un dans la vie. Mais mille questions me torturent quand j'effectue mes préparatifs, que je choisis ma destination, mes dates, mon hébergement et ce que je compte faire sur place. Suis-je en train de prendre les bonnes décisions, celles qui nous permettront de rentabiliser l'argent dépensé et le temps passé loin de nos bureaux respectifs? 

A l'approche des vacances, mon appréhension grandit avec mon excitation. La nuit qui précède l'aller, je n'arrive pas à dormir de crainte de ne pas entendre le réveil. J'arrive à l'aéroport avec 3 ou 4 heures d'avance, et je suis sur des charbons ardents jusqu'à l'embarquement. Une fois sur place, je suis perpétuellement sur le qui-vive, à guetter le truc qui va faire dérailler mes plans ou provoquer des tensions dans mon couple. La déception et la frustration sont des émotions que je gère spectaculairement mal, et comme j'attends toujours beaucoup de mes voyages, le potentiel pour les deux est immense. 

De manière générale, je me mets tout le temps la pression pour profiter un max, en mode "On ne vit qu'une fois". Chaque heure de temps libre dont je ne tire pas une intense satisfaction me semble une opportunité gâchée. Chaque jour où je n'ai pas accompli quelque chose de significatif en plus de mon boulot, je me flagelle mentalement. Chacun de mes week-ends doit contenir au moins une activité qui sort de ma routine ordinaire. Chaque année où je n'ai pas coché au moins un truc sur ma bucket list m'apparaît comme une année perdue. 

Paradoxalement pour quelqu'une qui déteste le changement, j'ai besoin de nouveauté en permanence, de choses qui stimulent mon imagination et ma créativité. Sans cela, je m'étiole. Mais je m'étiole avec une résignation qui, les bons jours, ressemble presque à du zen. L'ennui imposé renforce ma gratitude pour les plaisirs simples: lire sur le canapé avec ma couverture lourde et une tasse de thé, faire un puzzle en écoutant un podcast, savourer un bon petit plat le soir devant Netflix, me blottir contre mon amoureux après avoir éteint la lumière. Jamais je ne ralentirais volontairement, mais si le monde m'y oblige, par certains côtés, je trouve ça très reposant. 

Source photo

mercredi 17 mars 2021

10 things I love Wednesday #29

 



1. Moxie, film d'Amy Poehler disponible sur Netflix. Grâce à l'arrive d'une nouvelle élève, une ado américaine prend conscience du sexisme ordinaire dans son lycée. Elle lance anonymement un fanzine féministe qui va faire bouger les lignes. De mon point de vue d'adulte "woke", ce film débordant de bonnes intentions est peut-être un poil trop scolaire - très appliqué à cocher toutes les cases du féminisme intersectionnel et de la lutte contre le patriarcat. Mais si vous avez des ados à la maison, il sera un moyen parfait d'aborder avec eux toutes les questions qui tournent autour du sexisme. Vraiment, je vous encourage à le regarder en famille. 

lundi 15 mars 2021

La semaine en bref #166

 


Lundi:

Pour la journée internationale des droits des femmes, Libé - un des rares journaux français qu'il m'arrivait encore de lire et d'apprécier - publie la lettre d'un violeur à sa victime. "Ouin ouin, c'est le système qui a fait de moi un monstre; moi aussi ma vie est détruite par le crime que je viens de commettre." Ce serait à vomir à n'importe quel moment, mais là...

 Gros mal au ventre ce matin. Pourtant le plat asiatique vegan d'hier soir fait partie de nos recettes récurrentes, et il n'était pas spécialement corsé. Cher tube digestif, si tu veux que je cesse de m'alimenter le soir, aie le courage de me l'annoncer directement au lieu de m'interdire l'un après l'autre tous les trucs que j'aime. Merci, bisous. 

 Coup de fil de ma copine M. L'heureux événement qu'elle attend ne l'a pas rendue moins bavarde, et comme je suis moi-même un moulin à paroles certifié, ça dure une bonne heure et demie - jusqu'à ce que nos conjoints respectifs se manifestent pour faire remarquer que euh il est un peu l'heure de manger, là.