mardi 1 septembre 2020

[LECTURE] Les sorties de septembre que j'attends avec impatience


Assez peu de sorties intéressantes comparé à août ou octobre, mais j'ai quand même déniché quelques bouquins prometteurs pour occuper mes soirées de fin d'été! Et vous?
C'est l'histoire d'un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D'un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l'autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux. Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu'elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres... jusqu'à sa source.
J'adore les histoires à rebours, et je suis une fan absolue des dessins de Jordi Lafèbre, l'illustrateur de la série feel good "Les beaux étés" qui signe ici sa première oeuvre en tant que scénariste. En plus, j'ai vu passer quelques cases de cet album sur son compte Instagram, et il a l'air vraiment magnifique. 

dimanche 30 août 2020

La semaine en bref #138

 


Lundi:

 Après "Age tendre" et "Broadway", j'achève "La république du bonheur" que j'ai dévoré presque d'un trait. Trois romans géniaux coup sur coup, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé! Pour changer un peu de registre, je passe la soirée le nez dans le tome 1 de "Je brûle pour toi", un manga yaoi à la fois hyper mignon et très explicite, avec des dessins d'une finesse exquise. 

samedi 29 août 2020

Autumn wish list

 


Après avoir brièvement caressé l'espoir d'aller voir nos amis en Suisse cet automne et de passer le Nouvel An à Edimbourg, puis vu les restrictions de voyage recommencer à s'accumuler de jour en jour, je me suis résignée au fait que 2020 serait une année à la maison. Je me prépare même psychologiquement à ne pas pouvoir aller fêter mes 50 ans à Singapour comme j'avais l'intention de le faire au printemps prochain. Et même si c'est clairement un problème de riche, c'est aussi une perspective très déprimante pour quelqu'un qui a organisé toute sa vie autour de son envie de voyager - qui en a fait sa priorité absolue en termes de temps, d'argent et d'énergie. 

mercredi 26 août 2020

[AIX-EN-PROVENCE] Une nuit en solo à la Maison du Collectionneur



Si Aix-en-Provence déborde de charme, rares y sont les hébergements cosy ou originaux dans le centre. Ou devrais-je dire: rares y étaient? Car en 2018, Florent et Stéphane - deux frères grands voyageurs - ont acheté une belle demeure particulière du quartier Mazarin pour la transformer en boutique hôtel. Cinq chambres seulement, dont la superficie va de 25 à 40 mètres carrés, avec une déco différente et très étudiée dans chacune. En regardant les photos sur leur site internet, j'ai eu le coup de foudre pour les couleurs vibrantes de la Madeleine Castaing - et réservé une nuit dans la foulée. 

dimanche 23 août 2020

La semaine en bref #137

 


Lundi:

 En mon absence, j'ai reçu une très étrange reddition de comptes de la part d'un éditeur pour qui, à mon grand désespoir, je ne bosse plus depuis 6 ans. Outre les clopinettes générées par les nombreux titres que j'ai traduits pour lui pendant près de 20 ans, elle fait état d'une somme énorme (genre, deux mois de mes revenus habituels) qui me serait due au titre de 2018 et ne m'aurait été pas versée en 2019. J'ai beau éplucher mon relevé, la seule explication plausible que je trouve serait des droits générés par la cession à France Loisirs d'une série très populaire. Or d'habitude, je ne touche rien sur ce genre d'opération. Ma perplexité est immense, mais pas autant que mon envie de commencer à dépenser mentalement tout cet argent que je n'ai pas encore. (Une nuit dans un phare! Un baptême de montgolfière! Une litière en poudre d'or pour le petit Guy!)

 Je ressors ce que j'avais mis en cartons au mois de juin et le replace sur les étagères de ma bibliothèque au contenu désormais un peu clairsemé - même si je parie qu'il ne le restera pas longtemps. Au fond, je suis soulagée de ne pas quitter cet appartement dans un avenir prévisible. 

vendredi 21 août 2020

"Age tendre" (Clémentine Beauvais)


Dans un futur proche où la France est dirigée par une présidente et où seules les voitures de collection fonctionnent encore à l'essence, Valentin Lemonnier doit effectuer le service civil de 10 mois obligatoire entre la fin du collège et l'entrée au lycée. Mais le logiciel d'attribution des postes n'a pas du tout respecté ses voeux, et le jeune Albigeois neuroatypique est envoyé dans le Pas-de-Calais pour prendre soin de vieillards atteints de la maladie d'Alzheimer. 

C'est déçu et angoissé qu'il débarque dans une unité Mnémosyne visant à replonger les patients dans l'âge d'or de leur vie. Affecté à l'unité des années 60-70, il s'invente afin de mieux s'intégrer une passion pour Françoise Hardy qui ne tarde pas à lui attirer bien des problèmes...

jeudi 20 août 2020

[BELGIQUE] Un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux #2

 


Après le déjeuner, Stef et Wouter nous répartissent en deux groupes et confient à chacun d'eux un drôle d'appareil hérissé d'antennes. C'est un récepteur qui sert à retrouver les pensionnaires enfuis ou égarés grâce à l'émetteur dont ils sont équipés, et qui émet sur une fréquence spécifique aux fauconniers. Lorsqu'on le pointe dans la direction approximative de l'oiseau, il émet un bip qu'il s'agit de suivre en baissant le son au fur et à mesure pour affiner la localisation. Ces expéditions, qui se compliquent si le fugitif s'éloigne beaucoup ou se déplace pendant la recherche, font partie du quotidien des fauconniers et prennent parfois plusieurs jours. Mais seuls les rapaces en formation sont équipés d'émetteurs, et il arrive parfois que d'autres s'échappent pendant les séances de vol. Généralement, ils finissent par revenir d'eux-mêmes. Wouter nous raconte cependant que depuis qu'une femelle de la même espèce s'est installée dans la forêt voisine, un de leurs mâles s'absente régulièrement et met de plus en plus de temps à rentrer au bercail - et qu'un jour, sans doute, il ne reviendra pas. Il le prend avec philosophie. Les animaux n'appartiennent qu'à eux-mêmes...

mardi 18 août 2020

[BELGIQUE] Un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux #1



Parmi les nombreuses choses que j'ai héritées de mon père, il y a une fascination intense pour les rapaces (ainsi qu'un magnifique Guide des Oiseaux d'Europe que je connaissais par coeur lorsque j'étais enfant). Aussi, en comprenant que nous allions rester coincés à Bruxelles cet été, je me suis empressée de mettre à exécution un projet que je nourrissais depuis la visite du Bird of Prey Center, au bord du Loch Lomond en Ecosse: réserver un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux, situé dans les Ardennes belges. La seule date encore possible était le samedi 15 août; j'ai attendu des semaines en frémissant à l'idée que l'évolution de la situation sanitaire pourrait entraîner une annulation. Mais pour la première fois depuis le début de cette année pourrie, tout s'est passé comme prévu, et même encore mieux que ça. Je vous raconte. 

dimanche 16 août 2020

La semaine en bref #136




Lundi:
Obligée de prendre une douche à 4h du matin pour ne pas mourir de chaud. 3ème nuit d'affilée que je ne dors pas, ou peu et mal. Vivement que ça s'arrête. 
 Entre le contrecoup du confinement et de mes pétages de plomb en cascade, l'impossibilité de faire des projets, le surmenage professionnel et maintenant la canicule dans notre mini-appart' sans volets ni clim', l'ambiance est hyper tendue entre Chouchou et moi depuis la mi-mai. Vivement qu'on puisse souffler un peu - au propre comme au figuré - et se réinvestir dans des activités communes.

mercredi 12 août 2020

Je suis un dinosaure #2



1. Nous sommes en 2020 et je n'ai toujours pas de smartphone. Récemment j'ai hésité lorsque mon Nokia antédiluvien a rendu l'âme, mais j'ai fini par reprendre le téléphone basique d'Orange à 29,90€, qui ne sait même pas ouvrir les photos ou les smileys qu'on m'envoie. 

2. ...Du coup, évidemment, je n'ai ni WhatsApp ni TikTok. C'est tout juste si j'ai commencé à utiliser FaceTime pendant le confinement - contrainte et forcée. 

3. Je continue à me perdre régulièrement faute de sens de l'orientation ou de GPS. 

4. Je n'ai plus besoin de tenir une comptabilité professionnelle depuis 2017, mais au 31 décembre 2016, je consignais encore mes entrées et mes sorties sur un immense registre 32 colonnes à tête paresseuse plutôt que dans un logiciel. 

5. J'utilise toujours un agenda papier - deux, même, le second me servant à faire de l'art journaling pour archiver mes souvenirs. 

6. 95% de la musique sur mon iTunes date du millénaire dernier. Je n'ai jamais entendu une seule chanson de Roméo Elvis, et il y a deux semaines j'ai dû googler Eddy de Pretto dont je ne connaissais même pas le nom. Globalement je suis très peu impressionnée par les sons actuels et souvent consternée par les paroles. Rendez-moi David Bowie et Leonard Cohen. 

7. Je déteste que la plupart des séries soient désormais diffusées une saison entière à la fois. Je préférais l'époque où j'attendais impatiemment le mardi ou le jeudi soir pour retrouver mes personnages préférés, et où nul ne risquait de se faire spoiler parce qu'il n'avait pas l'envie ou le temps de tout binge watcher en un week-end.

8. Je dis régulièrement fichtre, diantre et bigre. Je pleure la disparition du f à la fin de clé, et je mène une lutte acharnée bien que perdue d'avance contre l'abominable "Je vous partage". 

9. Je trouve que beaucoup de parents actuels sont trop laxistes et que les gosses étaient vachement moins pénibles à l'époque où ce n'était pas eux qui commandaient. (Non, je ne souhaite pas débattre de ce qu'est une "bonne" éducation: je n'ai pas d'enfants et vous élevez bien les vôtres comme ça vous chante.)

10. Ca me soûle qu'on trouve désormais les mêmes enseignes dans les rues commerçantes de toutes les grandes villes du monde. Les centres-villes s'uniformisent et perdent en caractère; c'est nul. 

mardi 11 août 2020

"Americanah" (Chimamanda Ngozi Adichie)


Du temps où j'organisais des rondes de poches, Chimamanda Nogozi Adichie était sans conteste l'autrice dont les livres revenaient le plus souvent: parfois, dans un groupe d'une trentaine de swappeuses, 3 ou 4 optaient pour un de ses romans ou pour son célèbre essai féministe. C'est à cette époque que j'ai acheté "Americanah" - mais depuis, il dormait dans ma PAL parce que son volume me rebutait un peu. Et puis avec le mouvement Black Lives Matter, je me suis davantage intéressée aux questions de race, et le moment m'a paru bien choisi pour me plonger enfin dedans.

Jeune Nigériane issue d'une famille modeste, Ifemelu est acceptée en 3ème cycle à l'université de Philadelphie. Pendant 13 ans, elle vit aux Etats-Unis où elle est confrontée chaque jour aux différences de traitement que lui vaut sa couleur de peau - au point de créer un blog à succès sur ce thème. Mais bien qu'ayant réussi à se bâtir une existence enviable en Amérique, un beau jour, elle décide de larguer son appartement, son boulot et son petit ami pour rentrer à Lagos. Ce retour aux sources sera l'occasion de retrouver Obinze, le grand amour qu'elle avait laissé derrière elle....

dimanche 9 août 2020

La semaine en bref #135



Lundi:
★ Fin mai, j'ai renvoyé par la Poste un contrat signé et la facture correspondante. Fin juin, m'étonnant de ne pas avoir été payée, j'ai envoyé un mail à mon éditeur pour lui demander s'il avait bien tout récupéré et transmis à la compta. Comme il ne m'a pas répondu, ce qui est sa réaction habituelle quand tout est OK, j'en ai déduit qu'il y avait juste eu un peu de délai et que je serais payée fin juillet. Début août, n'ayant toujours rien reçu, je contacte la compta - et là, j'apprends que non, ni mon contrat ni ma facture ne leur sont jamais parvenus. J'aimerais savoir combien d'années de vie j'aurai laissé, à la fois en temps et en stress, dans la récupération de l'argent qui m'était dû tout au long de ma carrière.
★ Une bonne nouvelle pour contrebalancer: mon copain menuisier m'a envoyé des photos des aménagements qu'il a faits chez moi et la facture qui va avec. Non seulement c'est nickel comme d'hab, mais il est 800€ en-dessous du budget que je m'étais fixé.
★ Du coup, j'estime que je peux bien m'offrir un adorable flacon en poterie de Lisa Junius. Ses fournées partent toujours à une vitesse démentielle, et je suis ravie d'avoir été sur Instagram quand elle a annoncé la mise en vente de celle-là. Parmi ses autres fans assez rapides: Lili Reinhart, l'actrice qui joue Betty dans "Riverdale". 

vendredi 7 août 2020

[GAND] Mes bonnes adresses

Au risque de me répéter, Gand est ma ville belge préférée, et de loin. Moins touristique que Bruges mais tout aussi belle, elle offre le charme de l'architecture flamande bourgeoise au fil de paisibles canaux à seulement 30 mn de train de Bruxelles. Elle est donc parfaite pour une excursion à la journée au départ de la capitale - d'autant que le week-end, la SNCB propose un tarif spécial à -50% pour tous les allers-retours commencés le vendredi après 19h et finis le dimanche avant minuit. 

Vous trouverez ci-dessous une Google Map rassemblant mes adresses préférées, que je vais vous présenter dans ce billet, mais aussi quelques autres chaudement recommandées et que je n'ai pas encore eu l'occasion de tester. Si jamais vous connaissez ou y passez un jour, n'hésitez pas à me laisser votre avis en commentaire. 

mercredi 5 août 2020

Comment mon style a évolué pendant ma quarantaine




Durant cette décennie, mon corps a changé. Je n'ai pas pris énormément de poids (peut-être 4 ou 5 kilos), mais ma taille qui était bien marquée et plutôt fine jusque là s'est beaucoup épaissie. J'ai dû me résoudre à passer au 42 dans la plupart des marques pour ne pas être boudinée dans mes vêtements. 

Il y a 6 ans ou 7 ans déjà, j'ai renoncé aux jeans, dans lesquels je ne me sentais pas spécialement à l'aise et qui n'étaient guère flatteurs sur ma silhouette courtaude - sans parler de la galère pour trouver des modèles capables d'accommoder à la fois ma cambrure, mes hanches et mes cuisses.  Pendant un long moment, je n'ai plus mis que des robes et des jupes, et je m'en suis félicitée: ça demande un poil plus d'effort au moment de se préparer, mais je ne me sens plus comprimée sous la taille, et je n'ai jamais eu autant de compliments sur mes tenues (même si je ne les recherche pas, ça fait toujours plaisir). Dernièrement, les jours de flemme ou quand j'ai juste une course rapide à faire, j'ai adopté le legging de sport noir-baskets pour sortir. 

mardi 4 août 2020

[LECTURE] Les sorties d'août que j'attends avec impatience


La seconde quinzaine d'août marquera le début de la rentrée littéraire. A cette occasion, tous les ans, des titres beaucoup trop nombreux pour assurer correctement la promotion de chacun viennent s'entasser sur les tables des libraires. Cette fois, je pensais que les éditeurs réduiraient quelque peu la voilure à cause du confinement et de ses suites, mais que nenni: les chiffres s'annoncent peu ou prou identiques à ceux de 2019. Un jour, il faudra m'expliquer l'intérêt de cette surproduction qui n'augmente ni le temps dont les gens disposent pour lire, ni le budget qu'ils peuvent consacrer à l'achat de bouquins, et qui fait donc juste baisser les ventes individuelles de chaque ouvrage tout en donnant trop de boulot à tous les acteurs de la chaîne et en envoyant des tonnes d'invendus au pilon. Mais soit. Dans cette déferlante de nouveautés qui se profile à l'horizon, voici quelques titres qui sont déjà certains de trouver le chemin de ma PAL...

lundi 3 août 2020

La semaine en bref #134




Lundi:
 Renforcement des mesures anti-coronavirus en Belgique. La diminution de la bulle sociale ne va pas nous affecter; en revanche, Chouchou devra retourner faire les courses seul, et ça va être plus compliqué pour aller voir son beau-père récemment entré en maison de retraite.
Le livreur de DPD appelle pour dire qu'il a laissé un avis de passage (non seulement j'étais là et personne n'a sonné, mais notre boîte à lettres est vide...) et déposé mon colis Son de Flor au point Relais le plus proche. Au lieu d'un joli carton contenant une robe bien pliée et retenue par un ruban de satin, comme la fois précédente, je récupère une robe froissée s'échappant à demi d'une enveloppe brune déchirée. Le service client, c'est plus ce que c'était.
 Fin de la première saison de "Deadwind". L'histoire est un peu tirée par les cheveux, mais j'ai aimé revoir la Finlande, et ce court dialogue est l'une des choses les plus drôles que j'ai entendues cette année: "J'ai couché avec ton frère." "C'était bien?" "Non." "Il y a des restes au frigo." "Je t'emmerde."

dimanche 2 août 2020

[BRUXELLES] Exposition "Mappa mundi: Cartographies contemporaines" à la fondation Boghossian




Sans faire partie de mes grandes passions, la cartographie est un domaine qui m'intéresse beaucoup. Aussi avions-nous inscrit cette exposition à notre planning de sorties pour le 3ème week-end de mars. Il aura fallu nous armer de patience, mais plus de quatre mois après, nous avons enfin réussi à la voir!

vendredi 31 juillet 2020

Depuis la fin du confinement




J'ai entamé une TCC. Deux séances pour l'instant, une troisième prévue la semaine prochaine. J'ai eu la chance d'accrocher tout de suite avec la thérapeute suggérée par une amie qui l'avait consultée avant moi; elle m'a déjà fourni des pistes de réflexion intéressantes qui, sans m'apporter de solutions à ce stade, m'ont permis de recadrer la problématique de mon anxiété. Par ailleurs, je me tâte pour consulter une psychiatre histoire de déterminer une bonne fois pour toutes si je suis autiste Asperger ou pas, bipolaire ou pas en plus de mon TAG. Je suis vraiment partagée. Quoi que je décide au final, la santé mentale et ses troubles sont devenus un de mes centres d'intérêt principaux. Il y a vraiment beaucoup à en dire, et puisque je possède à la fois une connaissance intime du sujet et un certain talent pour expliquer les choses, j'ai décidé de contribuer au minimum à l'éducation de mon entourage et de mon lectorat. Je réfléchis à un moyen de faire davantage, mais ça prendra sans doute du temps.

dimanche 26 juillet 2020

La semaine en bref #133




Lundi:
Cette année, le point "Bosser en slip" aura donc été atteint seulement le 20 juillet. Vive les petites bénédictions.
 Pour la deuxième fois en 3 jours, Chouchou doit chasser une guêpe de notre chambre. Visiblement, ces satanées bestioles n'ont pas entendu parler de distanciation sociale: cette année, elles sont partout.

vendredi 24 juillet 2020

[GAND] 1898 The Post, chambre The Carriage with Terrace




Nous n'avons pas pu partir depuis octobre dernier, et nos boulots respectifs ne nous permettaient pas de prendre des vacances cet été. Comme je commençais à tirer sérieusement la langue, j'ai cherché quel genre d'escapade ou pourrait faire sans quitter la Belgique ni dépasser deux jours et une nuit, et j'en ai casé une en juillet, une en août et une en septembre. Pour la première, j'ai choisi de répéter une formule connue et adorée: ma ville belge chouchou et mon hôtel chouchou. Ironiquement, la dernière fois que nous avons passé une nuit hors de notre domicile fin 2019, c'était déjà au 1898 The Post, et ce n'était même pas notre premier séjour chez eux... mais honnêtement, je ne me lasse pas de cet hôtel magnifique, installé dans l'ancienne poste centrale de la ville. Cette fois, j'avais décidé de me faire vraiment plaisir en prenant la chambre dotée de l'unique terrasse de l'établissement, avec vue sur le Korenmarkt et l'église Saint-Nicolas. Et comme Chouchou était gravement frustré de sujets photo depuis le début de l'année, j'ai emporté plusieurs jolies robes afin de poser pour lui.

mercredi 22 juillet 2020

Les conversations absurdes #90


MOI, avec un gros soupir: Je rêve de passer une nuit dans un phare, mais il n'y en a même pas en Belgique. C'est nul. 
CHOUCHOU, ironique: Excuse-nous d'être au bord de la mer du Nord et de ses grands bancs de sable sans le moindre récif à l'horizon. En cherchant bien, tu dois en trouver, mais ce sera des petits phares moches. 
MOI, boudeuse: Ouais, des pharekes. Ca n'ira pas. Je veux un phare platonicien, rayé rouge et blanc. Idéalement dressé sur un rocher solitaire à l'entrée d'une baie. 
CHOUCHOU, pragmatique: Tu as le mal de mer; ça va être commode pour l'atteindre. 
MOI, exaltée et gesticulante: Et puis, il faudrait qu'il y ait une grosse tempête le soir où on y dormira. 
CHOUCHOU: ...Tu as peur des orages; tu fais toujours tout un flan quand il y en a un en ville. 
MOI: Hé ben, je me cacherai sous la couette et tu me serreras contre toi pour me rassurer. 
CHOUCHOU: On va payer genre 300 balles la nuit pour se terrer sous un duvet Ikea comme à la maison. Quelle idée brillante.
MOI: Non, non, on prendra des photos aussi!
CHOUCHOU: A travers des rideaux de pluie qui changeront juste le paysage en masse grise informe?
MOI: Non, car ce sera une tempête avec des gouttes suffisamment écartées pour qu'on puisse admirer la vue. Et de beaux éclairs dans le lointain pour tout éclairer.
CHOUCHOU: ...
MOI, dédaigneuse: Tu ne comprends rien à mon genre de romantisme. Je m'en fous, moi, des bouquets de roses pour la Saint-Valentin et des demandes en mariage au deuxième étage de la tour Eiffel. Je veux du gothique, tu comprends?
CHOUCHOU, pas dupe: Tu veux du gothique sécurisé, nuance.

mardi 21 juillet 2020

"L'odeur de la colle en pot" (Adèle Bréau)


En 1990, Caroline a 13 ans, et elle entre en 4ème dans un nouveau collège parisien. Le récent déménagement de sa famille n'a pas ramené l'harmonie entre ses parents, qui se déchirent un peu plus chaque semaine. Pas facile de supporter les absences fréquentes de son père, les crises de larmes de sa mère et la petite soeur qui s'accroche désespérément à elle en plus des tourments ordinaires de l'adolescence. Caroline désespère de rougir dès qu'on s'intéresse à elle, de ne pas encore avoir ses règles ni de quoi remplir un soutien-gorge - et elle se sent absolument incapable d'aborder David, le garçon qui lui plaît tant...

Malgré l'âge de l'héroïne, "L'odeur de la colle en pot" n'est pas un roman jeunesse. Non qu'il contienne des choses choquantes ou hors de portée d'un(e) ado, mais il est clairement écrit avec un recul d'adulte, une capacité d'analyse et un vocabulaire qui ne sont pas ceux d'une gamine de 13 ans. Adèle Bréau est rédactrice en chef du site Elle.fr, ce qui m'a fait quelque peu hésiter à acheter un de ses bouquins: je ne me reconnais plus du tout dans les valeurs de ce magazine, et ce depuis très longtemps. Mais j'avoue que la nostalgie des années 80 et 90, ça marche toujours très bien sur moi - et l'évocation que l'autrice en fait est très très réussie. Bien qu'un peu plus âgée de Caroline, j'ai instantanément replongé dans l'atmosphère de l'époque pré-internet... et aussi dans la tête d'une ado embarrassée d'elle-même, qui ne sait pas comment gérer ses relations avec les autres et les émotions nouvelles dont elle est la proie. Un livre juste, touchant et doux-amer que j'ai dévoré en 24 heures. 

dimanche 19 juillet 2020

La semaine en bref #132




Lundi:
 Pourquoi, quand il y a une jeune Française dans les romans américains ou australiens que je traduis, elle porte toujours un prénom de grand-mère genre Monique ou Micheline?
Je nous réserve des places pour le passage de Marina Rollman à Bruxelles fin mai 2021, et la tête me tourne de tant d'optimisme délirant. (D’habitude, même hors pandémie, mon mode opératoire c’est plutôt «m’attendre à la fin du monde chaque semaine et être agréablement surprise le dimanche soir».)

mercredi 15 juillet 2020

L'effet rebond




Après plusieurs mois très difficiles, je suis actuellement dans ce que j'appelle une de mes phases de rebond.

Chaque fois que des circonstances extérieures appuient sur mes mauvais boutons, je pars dans une spirale descendante, un cercle vicieux que chaque nouvelle supplémentaire vient alimenter. Une fois que j'ai touché le fond, je n'ai plus d'autre choix que me supprimer ou remonter. Et jusqu'ici, après avoir envisagé plus ou moins longuement la première solution, j'ai toujours fini par opter pour la seconde. C'est le début d'une spirale ascendante, l'amorce d'un cercle vertueux où chaque chose que j'arrive à voir sous un angle positif renforce ma conviction temporaire que ça va aller, que je peux triompher des obstacles et des difficultés, que le monde n'est pas si moche et l'avenir pas si noir. C'est comme si la lumière se rallumait dans ma tête et que je pouvais de nouveau respirer librement. Succédant à des semaines voire des mois de désespoir violent, ce sentiment a quelque chose de vertigineux. Au point que je me suis parfois demandé si je n'y étais pas accro inconsciemment, si je ne perpétuais pas ce cycle infernal pour le flot d'endorphines qu'il déclenche dans les phases de rebond. Comme une droguée à l'envers, qui passerait à la caisse de la descente avant d'être autorisée à planer.

mardi 14 juillet 2020

Les conversations absurdes #89


GASPARDE: Sinon, comment se porte le gros cactus? 
MOI: Le gros cactus est un salopard qui m'a fait une séance d'acunpucture en traître.
GASPARDE: S'il est beau, on lui pardonne. 
MOI: Ouais enfin je suis partie de ce principe avec mon ex et ça ne m'a pas vraiment réussi. 
GASPARDE: J'ai bon espoir que ça marche mieux avec le cactus!
MOI: Ben déjà, il aura du mal à me tromper avec une de ses élèves. 

lundi 13 juillet 2020

La semaine en bref #131




Lundi:
J'arrive chez la psy avec 35 mn d'avance. Comme il n'y a pas de salle d'attente, je dois poireauter debout dans le hall de l'immeuble. Puis la dame me reçoit avec un quart d'heure de retard. Heureusement qu'il y a du wifi public. 
 J'appréhendais ce premier rendez-vous, mais le contact passe hyper bien. Non seulement je suis soulagée de ne pas devoir tester cinquante praticiennes avant de trouver la bonne, mais celle-ci a pointe déjà du doigt deux-trois trucs très intéressants, dont j'avais conscience sans toutefois les avoir identifiés comme source potentielle de mes crises d'anxiété. Elle n'a pas volé ses 75 balles. Et elle consulte aussi par FaceTime, ce qui m'arrange car je ne devrai pas mettre ma thérapie en pause chaque fois que je serai en France. 
 Je suis rentrée chez moi depuis dix minutes à peine quand le facteur sonne à l'interphone avec un paquet plein de mignonneries envoyé par une lectrice hyper douée de ses mains. Je suis particulièrement fan de la délicate broche oiseau en perles miyuki.
 Roseline Bachelot à la Culture? Sérieusement? Le monde de demain ressemble furieusement à celui d'avant-hier. Cela dit, pour être honnête, s'ils avaient mis Aya Nakamura je râlerais aussi. (Oui, les nominations de Darmanin à l'Intérieur et de Dupond-Moretti à la Justice sont autrement problématiques. Si problématiques, en fait, que je n'ai pas du tout le coeur à en plaisanter.)

dimanche 12 juillet 2020

Qui suis-je si je ne voyage plus?




Parmi toutes les choses qui m'ont chamboulée pendant le confinement et qui ont continué à peser ensuite sur mon moral, la crainte de ne plus pouvoir voyager a occupé une place prépondérante. Et, oui, j'ai bien conscience qu'il s'agit d'une préoccupation de privilégiée (ou "problème de riche"). Mon amoureux et moi étions en bonne santé; nous avions toujours du travail et pas de problèmes financiers - difficile de demander plus en cette période si critique pour beaucoup d'autres gens. Aussi, même si l'annulation de notre road trip en Ecosse m'a beaucoup attristée, sur le coup je l'ai prise avec philosophie: ce n'était la faute de personne, tout le monde était dans la même galère, les Highlands seraient toujours là à la fin de la crise et nous serions encore plus contents d'y retourner.

mercredi 8 juillet 2020

"La ville sans vent" (Eléonore Devillepoix)


Dans la métropole sous dôme d'Hyperborée, Lastyanax, jeune mage aux origines modestes, décroche son diplôme le jour où son maître est assassiné et se retrouve propulsé ministre à sa place. Au même moment, Arka, guerrière de 13 ans au passé tragique, débarque en ville pour y chercher son père. Les circonstances vont les pousser à une improbable alliance pour déjouer les complots politiques dans lesquels ils seront pris bien malgré eux...

Si comme moi vous avez adoré les deux premiers tomes de "La passe-miroir" et que vous cherchez désespérément quelque chose d'approchant à lire, "La ville sans vent" a toutes les chances de vous séduire. D'abord, il est très bien écrit, d'un style élégant mais pas prétentieux qui fait agréablement couler les phrases. Ensuite, il propose un monde de fantasy original, que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir - même si maintenant, j'ai envie de me déplacer en tortue le long de paisibles aqueducs plutôt qu'en bagnole sur des routes polluées. Les deux héros très mal assortis de prime abord développent une relation aussi amusante que touchante, et l'intrigue pleine de rebondissements grâce auxquels on ne s'ennuie jamais aborde au passage la question des droits des femmes et celle des inégalités sociales. Seul bémol: le manque criant de diversité des personnages. L'histoire entamée dans ce premier tome se poursuivra et s'achèvera dans le second, à paraître dès le mois d'octobre. 

dimanche 5 juillet 2020

La semaine en bref #130




Lundi:
Pas un seul commerce ouvert à l’aéroport de Blagnac, alors que je suis partie de chez ma sœur sans petit-déjeuner et que je ne serai pas chez moi avant 14h30. Heureusement, un distributeur consent à me vendre une compote de pommes et un mini-paquet de Prince - l'occasion de me rendre compte que le temps où j'adorais ça est révolu. 
 Je croyais que c'était la canicule à Bruxelles, mais il fait à peine 21° quand je descends de la navette à Luxembourg. Limite si je n'ai pas froid avec ma robe sans manches et mes sandales. Franchement, je préfère ça plutôt que crever de chaud.
  Le pad thai de Chouchou m'avait manqué. Pas autant que le cuisinier, bien entendu. 

jeudi 2 juillet 2020

Les conversations absurdes #88


Nous discutons du problème de cristaux dans l'oreille interne qui me fait perdre l'équilibre. 
CHOUCHOU: Tu n'as jamais réalisé l'expérience avec les crevettes en cours de biologie?
MOI, soupçonneuse: ...Non.
CHOUCHOU: En fait, les crevettes s'orientent grâce à leurs poils: le sens dans lequel ils tombent leur indique où est le bas. Sauf que ces poils ne sont pas assez longs pour que la gravité exerce une traction suffisante dans l'eau. Donc, elles les alourdissent en se roulant dans le sable. 
MOI, confuse: Si elles savent où est le sable, elles savent où est le bas. 
CHOUCHOU: Elles savent où est le sable parce qu'elles se sont déjà roulées dedans avant. En fait, elles passent leur temps à le renouveler pour pouvoir toujours s'orienter. 
MOI: Ce serait quand même plus simple de se laisser pousser les poils comme de bonnes féministes radicales.

mardi 30 juin 2020

Où j'invoque Jean de la Fontaine


Photo by Katarzyna Kos on Unsplash

D'ordinaire, j'attends fin décembre pour faire le bilan de l'année écoulée. Mais là, nous sommes à peine à la moitié de 2020 et j'ai l'impression qu'il s'est écoulé une décennie entière depuis que je me suis armée de mes plus belles résolutions pour commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je le voulais plus dynamique, plus audacieux, plus confiant. Au lieu de ça, j'ai passé deux mois enfermée à la maison, annulé tous mes projets pour le futur prévisible et frôlé la tentative de suicide. Je crois que c'est ce qu'on appelle un epic fail

dimanche 28 juin 2020

La semaine en bref #129




Lundi:
 Soudain, je m'aperçois qu'un des personnages principaux du roman que je suis en train de traduire était censé en tutoyer un autre, et non pas le vouvoyer comme je lui fais faire depuis le début de ce tome. Certes, 3 ans se sont écoulés depuis que j'ai traduit le tome précédent, mais c'est justement pour éviter ce genre de bourde que je prends des notes à la fin de mes lexiques. Pourquoi je ne les ai pas consultées cette fois, mystère.
Ma soeur, répondant au téléphone quand Attila parti jouer à la pétanque avec ses potes appelle à 20h45, alors que ses parents et moi lassés de l'attendre sans avoir de nouvelles de l'heure où il rentrait avons fini par passer à table sans lui: "Auberge du Poney Fringant, j'écoute?". Le sarcasme est puissant dans ma famille.

lundi 22 juin 2020

La semaine en bref #128




Lundi:
 Ma soeur m'appelle, et on passe une heure et demie ensemble au téléphone - dont la moitié à sangloter honteusement pour ma part. Mais bon, j'arrive enfin à exprimer la peine que ça me fait de les voir si peu depuis la mort de mon père. Et du coup, je vais aller passer quelques jours à Toulouse avant de remonter à Bruxelles. Ce ne sera des vacances pour personne, et Darklulu risque de ne pas être là, mais tant pis, je prends quand même.

mercredi 17 juin 2020

"Carnet d'un voyageur immobile dans un petit jardin" (Fred Bernard)


Qu'il raconte les aventures exotiques de Jeanne Picquigny, intrépide féministe avant l'heure, qu'il fasse l'éloge de la vigne ou du comté dans de délectables chroniques, je suis toujours impatiente de découvrir le dernier album de Fred Bernard. J'aime son style d'aquarelle spontané et un peu brouillon, la pointe de fantaisie qu'il arrive à glisser partout, son attention pour les détails et l'émerveillement palpable que lui inspire la nature. Qu'il représente des lieux lointains et spectaculaires ou juste son terroir, ses paysages me donnent toujours une furieuse envie d'attraper moi aussi un crayon pour croquer tout ce que je vois. 

lundi 15 juin 2020

La semaine en bref #127




Lundi:
 Je fais le tour des appartements du rez-de-chaussée pour vérifier que les locataires ont bien reçu la consigne d'être présents vendredi matin afin de donner accès à leur jardin clôturé. La seule dame qui m'ouvre a des sourcils tracés au crayon bleu et le tour de la bouche dessiné à l'extérieur, en mauve. Elle n'est au courant de rien et ne comprend même pas de quoi je lui parle. Après coup, je réalise que je viens de discuter 10 minutes avec quelqu'un, à moins de 50 cm et sans masque. J'ai cependant moins peur d'avoir chopé le Covid-19 que de voir encore une fois l'intervention anti-fourmis charpentières échouer parce que mal organisée.
 Confrontée à la difficulté de faire un second oeil vaguement symétrique au premier dans mon portrait en cours, je commence à comprendre la démarche artistique de Picasso. 
Après m'être battue pour obtenir le remboursement de mes deux derniers billets de Thalys, je vois le site de TUI accepter mon "bon corona", m'indiquer le solde à régler pour mon vol vers Bruxelles début juillet, puis... me demander de régler l'intégralité du prix du billet. J'adapte la règle numéro un du problème informatique - éteindre et rallumer - en annulant tout, en sortant du site et en recommençant ma réservation à zéro. Victoire!

vendredi 12 juin 2020

Déconstruction intérieure




Début janvier, j'avais décidé que le grand chantier de 2020 serait la rénovation de mon appartement et la prise de renseignements administratifs, afin de préparer la mise en vente ou en location dudit appartement et mon expatriation en Belgique début 2021. Et ça me stressait d'avance de penser à tout ce que je devrais gérer seule, les prises de tête humaines ou administratives que ça engendrerait, les erreurs susceptibles d'impacter ma situation financière, sans compter le bordel matériel du déménagement lui-même.

dimanche 7 juin 2020

La semaine en bref #126




Lundi:
Une demi-heure au téléphone avec mon beau-frère dont c'est l'anniversaire. Ils ne savent toujours pas s'ils pourront partir au Japon comme prévu, et hier soir, ils ont appris que l'annonce des résultats du concours de médecine (décalé à cause du Covid-19), auquel les étudiants doivent absolument assister pour choisir leur filière s'ils sont admis, tombera pile pendant leurs vacances...
 C'est la période où Facebook me bombarde de photos de vieilles éditions des Imaginales. Je me rends compte qu'il y a des amis que je n'ai pas revus depuis les dernières auxquelles j'ai assisté, en... 2015, pfiou. Heureusement qu'il y a les réseaux sociaux pour garder le contact.

mardi 2 juin 2020

"La maison dans laquelle" (Mariam Petrosyan)


Agée d'à peine 18 ans, Mariam Petrosyan crée un univers singulier et un casting de personnages hauts en couleurs sur lesquels elle écrit pendant toute une décennie, sans aucune intention d'en faire un jour un roman publié. 15 ans plus tard, ce sont des amis à elle qui envoient son manuscrit-fleuve à un éditeur. "La maison dans laquelle" connaît un immense succès commercial et critique en Russie. Il aura pourtant fallu une recommandation de GoodReads pour m'apprendre l'existence de l'ouvrage le plus étrange et le plus fascinant que j'ai lu depuis "La maison des feuilles" de Mark Z. Danielewski - avec lequel il ne partage pas qu'un début de titre et un cadre de huis-clos. Les réactions des lecteurs qui ont laissé un avis sont exceptionnellement tranchées: je n'ai vu aucune note de 3 étoiles, la moyenne molle signifiant "j'ai bien aimé sans plus". Ceux qui se plongent dans cet ouvrage le trouvent parfaitement indigeste ou parfaitement génial - et jusqu'à la fin du premier tiers, j'avoue n'avoir pas su dans quel camp je me rangerais.

lundi 1 juin 2020

La semaine en bref #125




Lundi:
 J'ai reçu mes socquettes de la marque Chaussettes Orphelines, qui recycle les vieilles chaussettes dépareillées ou trouées qu'on peut lui envoyer grâce à une étiquette de port payé jointe à la commande. J'adore l'idée, et les socquettes sont très jolies mais... elles me grattent assez pour que je les enlève au bout de 5 minutes. Cependant, j'ai la peau tellement sensible que je ne peux même pas porter de sous-vêtements en dentelle, donc je ne suis pas une référence en la matière.

vendredi 29 mai 2020

Où je prends les mesures qui s'imposent




Pendant le confinement, la talentueuse Anne Montel (qui a créé la bannière du blog, faut-il le rappeler) publiait sur Instagram des stories la montrant en train de réaliser des dessins libres. Quand j'ai vu celui qui illustre ce billet, il m'a tellement parlé que je le lui ai réservé avant même qu'elle l'ait fini. Cette petite fille qui crie aux animaux qui l'entourent qu'elle n'a pas besoin d'eux, BORDEL, c'est tellement moi! Par rapport aux gens en général, bien sûr. Mais à ce moment-charnière où ma santé mentale recommençait à basculer vers le pire, elle incarnait aussi ma défiance envers les deux seuls moyens connus, non pas de guérir mais de traiter l'anxiété chronique: les médicaments et la thérapie.

dimanche 24 mai 2020

La semaine en bref #124




Lundi:
Sur son compte Instagram, Jordi Lafebre, le dessinateur de ma série-chouchou "Les beaux étés", confie qu'il dort sur son canapé quand il est stressé - il ne sait pas trop pourquoi. Je réponds que je fais pareil, que le changement d'endroit a un effet apaisant sur mon cerveau quand mes pensées tournent en rond, un peu comme des mini-vacances. Pierre-Henry Gomont commente que c'est la même chose pour lui, et plusieurs lectrices renchérissent dans mes messages privés. J'envisage la création d'une Secret Society of Stressed-out Sofa Sleepers avec un pyjama officiel pour chacun des membres.

mercredi 20 mai 2020

Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire



Avant-hier soir, je ronchonnais ferme pendant mon appel vidéo avec Chouchou:
- Tu te rend compte que maintenant, je dois organiser un déménagement international doublé d'un déménagement local, sans aucune perspective de voyage pour me servir de carotte? Pendant un an à vue de nez, tout mon temps libre et tout mon argent vont être consacrés à des trucs hyper stressants, et je ne pourrai même pas tenir bon en pensant aux prochaines vacances. J'en déprime d'avance. 

dimanche 17 mai 2020

La semaine en bref #123




Lundi:
La tension monte de manière palpable... Plutôt que de faire du mauvais boulot sur ma trad en cours ou de ronger mon frein sur le canapé, je m'attaque aux corrections du texte que j'ai rendu fin mars. Pour une fois, je suis d'accord avec 90% des changements proposés. La preuve que les miracles sont possibles (ou juste que je m'habitue à la façon de travailler de cet éditeur, et réciproquement).
 La sortie du tome 3 de "Nevermoor", déjà repoussée de février à fin août, est maintenant annoncée pour le 15 octobre. 2020 veut vraiment ma peau. 
 Après avoir caressé la tentation de me raser le crâne durant tout le confinement, et fini par renoncer de crainte de ressembler encore plus à ma mère pendant la phase de repousse, je sors le tube de Majirel 745 acheté avant la fermeture des commerces non-essentiels pour refaire mes 5 cm de racines. Ca ne règle pas le problème de ma coupe, qui restera  en suspens jusqu'à ce que je puisse revenir à Bruxelles et aller chez Wakko. Décidément, j'ai bien fait de konmariser mes accessoires à cheveux en janvier (non).

vendredi 15 mai 2020

Où je me tape 1000 kilomètres en train 3 jours après la fin du confinement




Avertissement: ceci est un billet très peu passionnant, écrit dans le seul but de rassurer les anxieux comme moi qui devraient prendre le train dans les jours à venir. 


Ce jeudi, je l'attendais et le redoutais en même temps depuis l'annonce de la date du déconfinement. J'avais décidé que le stress de rester à Bruxelles avec Chouchou, mais en laissant en suspens tous les problèmes que je devais régler en France, serait probablement supérieur au stress d'être chez moi sans lui - même si pas de beaucoup. Du coup, j'avais réservé à prix d'or un trajet compliqué à base de Thalys + TGV + TER. Entre les grèves de la fin de l'an dernier et le confinement, je n'ai pas eu un voyage en train qui s'est passé comme prévu depuis plus de six mois, et dans les circonstances actuelles, je flippais comme une folle malgré les mesures de sécurité annoncées par la SNCF.

lundi 11 mai 2020

La semaine en bref #122




Lundi:
A peine réveillée, je commence à pleurer de stress. Elle s'annonce sympa, cette semaine...
 Dans la foulée, j'apprends que Neil Gaiman et Amanda Palmer, qui avaient l'air de vivre un confinement de rêve dans la campagne néo-zélandaise, viennent de se séparer. J'avais bien compris que leur mariage n'était pas de tout repos mais je suis super triste pour eux. Vivre ça en ce moment en plus de tout le reste, ugh.
 La nouvelle bouilloire Smeg qui a coûté un rein siffle quand on l'allume, quand on la règle, quand on la met en marche, chaque fois qu'elle passe un palier de 10° et quand elle atteint la température voulue. "On dirait R2D2", commente Chouchou, mort de rire. Moi, ça va vite me soûler.

samedi 9 mai 2020

Où je nage à contre-courant




Si tout se passe bien, je rentre en France jeudi prochain par une combinaison de 3 trains + un taxi (hors de question que je prenne le métro dans Paris). La journée s'annonce tendue, au point que Chouchou m'a très sérieusement suppliée de ne rien faire qui puisse m'envoyer en prison. Note à moi-même: arracher la tête des gens sans masque qui s'approcheraient trop de moi, c'est non. 

mardi 5 mai 2020

"Flipette et Vénère" (Lucrèce Andreae)


Flipette, c'est Clara, 26 ans, une photographe mignonne et propre sur elle qui vit dans l'heureuse ignorance du reste du monde mais commence à s'interroger sur le sens de son travail. 
Vénère, c'est Axelle, sa petite soeur piercée de partout qui a coupé les ponts avec leur famille pour s'engager dans le milieu associatif et venir en aide aux squatteurs, aux SDF, aux réfugiés, aux mineurs abandonnés et autres nécessiteux. 
Quand un accident de scooter la laisse avec une jambe dans le plâtre, leur mère demande à Clara d'aller s'installer chez elle pour lui donner un coup de main... L'occasion d'un clash violent qui les ébranlera toutes les deux jusqu'à leurs fondations mêmes.

lundi 4 mai 2020

La semaine en bref #121




Lundi:
Comment noter un bouquin très sympa, qu'on a eu beaucoup de plaisir à lire, mais qui ressemble tellement à un autre roman jeunesse hyper connu que le mot en "P" n'a pas quitté notre esprit tout au long de ses 500 pages?
 Arrivée du colis de thé à la fleur de pamplemoussier envoyé par la gentille dame de chez Sobica. Elle a joint 50g de thé au jasmin en cadeau, ainsi qu'un petit mot gentil comme tout. Voilà une commerçante qui peut compter sur ma fidélité.

samedi 2 mai 2020

Lettre à mon cerveau


J'ai écrit ce billet il y a plus de deux semaines. Depuis, j'ai recommencé à prendre des doses significatives d'anxiolytiques en continu. 




Cher cerveau,

Il est 6h du matin. Voici deux heures que tu m'as tirée d'un sommeil miséricordieusement dénué de rêves pour m'assaillir avec les mêmes questions que depuis un mois. Que se passera-t-il si je ne peux pas aller refaire le frottis au résultat ininterprétable pour lequel j'attends un second rendez-vous depuis décembre? Et si le cumulus que j'aurais dû changer au début du mois lâche en mon absence, noyant ma bibliothèque et mon voisin du dessous? Après plusieurs années de refus de la part de mes copropriétaires, puis une première tentative sabotée par l'incompétence de notre syndic, vais-je de nouveau rater la fenêtre de tir pour le traitement anti-fourmis charpentières? Si je rentre chez moi mi-mai, pourrai-je revenir en Belgique avant la fin de l'été? Si l'économie s'écroule, vais-je réussir à revendre mon appartement l'an prochain pour m'installer officiellement à Bruxelles et ne plus jamais risquer que des circonstances extérieures me séparent de mon amoureux? Et si la prochaine pandémie est beaucoup plus dangereuse que celle-ci? Et si elle provoque l'effondrement de notre civilisation?

vendredi 1 mai 2020

Ca ne serait jamais arrivé sans le confinement




J'ai pris une photo de moi uniquement vêtue de mon oreiller. Elle est ridicule et c'est mon Instagram le plus liké de tous les temps. Puis j'ai imaginé une reproduction de tableau façon @tussenkunstenquarantaine en mettant Régis à contribution. (Si vous savez qui est Régis, félicitations, vous êtes un très vieux lecteur ou une très vieille lectrice!)