dimanche 30 août 2020

La semaine en bref #138

 


Lundi:

 Après "Age tendre" et "Broadway", j'achève "La république du bonheur" que j'ai dévoré presque d'un trait. Trois romans géniaux coup sur coup, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé! Pour changer un peu de registre, je passe la soirée le nez dans le tome 1 de "Je brûle pour toi", un manga yaoi à la fois hyper mignon et très explicite, avec des dessins d'une finesse exquise. 

samedi 29 août 2020

Autumn wish list

 


Après avoir brièvement caressé l'espoir d'aller voir nos amis en Suisse cet automne et de passer le Nouvel An à Edimbourg, puis vu les restrictions de voyage recommencer à s'accumuler de jour en jour, je me suis résignée au fait que 2020 serait une année à la maison. Je me prépare même psychologiquement à ne pas pouvoir aller fêter mes 50 ans à Singapour comme j'avais l'intention de le faire au printemps prochain. Et même si c'est clairement un problème de riche, c'est aussi une perspective très déprimante pour quelqu'un qui a organisé toute sa vie autour de son envie de voyager - qui en a fait sa priorité absolue en termes de temps, d'argent et d'énergie. 

mercredi 26 août 2020

[AIX-EN-PROVENCE] Une nuit en solo à la Maison du Collectionneur



Si Aix-en-Provence déborde de charme, rares y sont les hébergements cosy ou originaux dans le centre. Ou devrais-je dire: rares y étaient? Car en 2018, Florent et Stéphane - deux frères grands voyageurs - ont acheté une belle demeure particulière du quartier Mazarin pour la transformer en boutique hôtel. Cinq chambres seulement, dont la superficie va de 25 à 40 mètres carrés, avec une déco différente et très étudiée dans chacune. En regardant les photos sur leur site internet, j'ai eu le coup de foudre pour les couleurs vibrantes de la Madeleine Castaing - et réservé une nuit dans la foulée. 

dimanche 23 août 2020

La semaine en bref #137

 


Lundi:

 En mon absence, j'ai reçu une très étrange reddition de comptes de la part d'un éditeur pour qui, à mon grand désespoir, je ne bosse plus depuis 6 ans. Outre les clopinettes générées par les nombreux titres que j'ai traduits pour lui pendant près de 20 ans, elle fait état d'une somme énorme (genre, deux mois de mes revenus habituels) qui me serait due au titre de 2018 et ne m'aurait été pas versée en 2019. J'ai beau éplucher mon relevé, la seule explication plausible que je trouve serait des droits générés par la cession à France Loisirs d'une série très populaire. Or d'habitude, je ne touche rien sur ce genre d'opération. Ma perplexité est immense, mais pas autant que mon envie de commencer à dépenser mentalement tout cet argent que je n'ai pas encore. (Une nuit dans un phare! Un baptême de montgolfière! Une litière en poudre d'or pour le petit Guy!)

 Je ressors ce que j'avais mis en cartons au mois de juin et le replace sur les étagères de ma bibliothèque au contenu désormais un peu clairsemé - même si je parie qu'il ne le restera pas longtemps. Au fond, je suis soulagée de ne pas quitter cet appartement dans un avenir prévisible. 

vendredi 21 août 2020

"Age tendre" (Clémentine Beauvais)


Dans un futur proche où la France est dirigée par une présidente et où seules les voitures de collection fonctionnent encore à l'essence, Valentin Lemonnier doit effectuer le service civil de 10 mois obligatoire entre la fin du collège et l'entrée au lycée. Mais le logiciel d'attribution des postes n'a pas du tout respecté ses voeux, et le jeune Albigeois neuroatypique est envoyé dans le Pas-de-Calais pour prendre soin de vieillards atteints de la maladie d'Alzheimer. 

C'est déçu et angoissé qu'il débarque dans une unité Mnémosyne visant à replonger les patients dans l'âge d'or de leur vie. Affecté à l'unité des années 60-70, il s'invente afin de mieux s'intégrer une passion pour Françoise Hardy qui ne tarde pas à lui attirer bien des problèmes...

jeudi 20 août 2020

[BELGIQUE] Un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux #2

 


Après le déjeuner, Stef et Wouter nous répartissent en deux groupes et confient à chacun d'eux un drôle d'appareil hérissé d'antennes. C'est un récepteur qui sert à retrouver les pensionnaires enfuis ou égarés grâce à l'émetteur dont ils sont équipés, et qui émet sur une fréquence spécifique aux fauconniers. Lorsqu'on le pointe dans la direction approximative de l'oiseau, il émet un bip qu'il s'agit de suivre en baissant le son au fur et à mesure pour affiner la localisation. Ces expéditions, qui se compliquent si le fugitif s'éloigne beaucoup ou se déplace pendant la recherche, font partie du quotidien des fauconniers et prennent parfois plusieurs jours. Mais seuls les rapaces en formation sont équipés d'émetteurs, et il arrive parfois que d'autres s'échappent pendant les séances de vol. Généralement, ils finissent par revenir d'eux-mêmes. Wouter nous raconte cependant que depuis qu'une femelle de la même espèce s'est installée dans la forêt voisine, un de leurs mâles s'absente régulièrement et met de plus en plus de temps à rentrer au bercail - et qu'un jour, sans doute, il ne reviendra pas. Il le prend avec philosophie. Les animaux n'appartiennent qu'à eux-mêmes...

mardi 18 août 2020

[BELGIQUE] Un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux #1



Parmi les nombreuses choses que j'ai héritées de mon père, il y a une fascination intense pour les rapaces (ainsi qu'un magnifique Guide des Oiseaux d'Europe que je connaissais par coeur lorsque j'étais enfant). Aussi, en comprenant que nous allions rester coincés à Bruxelles cet été, je me suis empressée de mettre à exécution un projet que je nourrissais depuis la visite du Bird of Prey Center, au bord du Loch Lomond en Ecosse: réserver un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux, situé dans les Ardennes belges. La seule date encore possible était le samedi 15 août; j'ai attendu des semaines en frémissant à l'idée que l'évolution de la situation sanitaire pourrait entraîner une annulation. Mais pour la première fois depuis le début de cette année pourrie, tout s'est passé comme prévu, et même encore mieux que ça. Je vous raconte. 

dimanche 16 août 2020

La semaine en bref #136




Lundi:
Obligée de prendre une douche à 4h du matin pour ne pas mourir de chaud. 3ème nuit d'affilée que je ne dors pas, ou peu et mal. Vivement que ça s'arrête. 
 Entre le contrecoup du confinement et de mes pétages de plomb en cascade, l'impossibilité de faire des projets, le surmenage professionnel et maintenant la canicule dans notre mini-appart' sans volets ni clim', l'ambiance est hyper tendue entre Chouchou et moi depuis la mi-mai. Vivement qu'on puisse souffler un peu - au propre comme au figuré - et se réinvestir dans des activités communes.

mercredi 12 août 2020

Je suis un dinosaure #2



1. Nous sommes en 2020 et je n'ai toujours pas de smartphone. Récemment j'ai hésité lorsque mon Nokia antédiluvien a rendu l'âme, mais j'ai fini par reprendre le téléphone basique d'Orange à 29,90€, qui ne sait même pas ouvrir les photos ou les smileys qu'on m'envoie. 

2. ...Du coup, évidemment, je n'ai ni WhatsApp ni TikTok. C'est tout juste si j'ai commencé à utiliser FaceTime pendant le confinement - contrainte et forcée. 

3. Je continue à me perdre régulièrement faute de sens de l'orientation ou de GPS. 

4. Je n'ai plus besoin de tenir une comptabilité professionnelle depuis 2017, mais au 31 décembre 2016, je consignais encore mes entrées et mes sorties sur un immense registre 32 colonnes à tête paresseuse plutôt que dans un logiciel. 

5. J'utilise toujours un agenda papier - deux, même, le second me servant à faire de l'art journaling pour archiver mes souvenirs. 

6. 95% de la musique sur mon iTunes date du millénaire dernier. Je n'ai jamais entendu une seule chanson de Roméo Elvis, et il y a deux semaines j'ai dû googler Eddy de Pretto dont je ne connaissais même pas le nom. Globalement je suis très peu impressionnée par les sons actuels et souvent consternée par les paroles. Rendez-moi David Bowie et Leonard Cohen. 

7. Je déteste que la plupart des séries soient désormais diffusées une saison entière à la fois. Je préférais l'époque où j'attendais impatiemment le mardi ou le jeudi soir pour retrouver mes personnages préférés, et où nul ne risquait de se faire spoiler parce qu'il n'avait pas l'envie ou le temps de tout binge watcher en un week-end.

8. Je dis régulièrement fichtre, diantre et bigre. Je pleure la disparition du f à la fin de clé, et je mène une lutte acharnée bien que perdue d'avance contre l'abominable "Je vous partage". 

9. Je trouve que beaucoup de parents actuels sont trop laxistes et que les gosses étaient vachement moins pénibles à l'époque où ce n'était pas eux qui commandaient. (Non, je ne souhaite pas débattre de ce qu'est une "bonne" éducation: je n'ai pas d'enfants et vous élevez bien les vôtres comme ça vous chante.)

10. Ca me soûle qu'on trouve désormais les mêmes enseignes dans les rues commerçantes de toutes les grandes villes du monde. Les centres-villes s'uniformisent et perdent en caractère; c'est nul. 

mardi 11 août 2020

"Americanah" (Chimamanda Ngozi Adichie)


Du temps où j'organisais des rondes de poches, Chimamanda Nogozi Adichie était sans conteste l'autrice dont les livres revenaient le plus souvent: parfois, dans un groupe d'une trentaine de swappeuses, 3 ou 4 optaient pour un de ses romans ou pour son célèbre essai féministe. C'est à cette époque que j'ai acheté "Americanah" - mais depuis, il dormait dans ma PAL parce que son volume me rebutait un peu. Et puis avec le mouvement Black Lives Matter, je me suis davantage intéressée aux questions de race, et le moment m'a paru bien choisi pour me plonger enfin dedans.

Jeune Nigériane issue d'une famille modeste, Ifemelu est acceptée en 3ème cycle à l'université de Philadelphie. Pendant 13 ans, elle vit aux Etats-Unis où elle est confrontée chaque jour aux différences de traitement que lui vaut sa couleur de peau - au point de créer un blog à succès sur ce thème. Mais bien qu'ayant réussi à se bâtir une existence enviable en Amérique, un beau jour, elle décide de larguer son appartement, son boulot et son petit ami pour rentrer à Lagos. Ce retour aux sources sera l'occasion de retrouver Obinze, le grand amour qu'elle avait laissé derrière elle....

dimanche 9 août 2020

La semaine en bref #135



Lundi:
★ Fin mai, j'ai renvoyé par la Poste un contrat signé et la facture correspondante. Fin juin, m'étonnant de ne pas avoir été payée, j'ai envoyé un mail à mon éditeur pour lui demander s'il avait bien tout récupéré et transmis à la compta. Comme il ne m'a pas répondu, ce qui est sa réaction habituelle quand tout est OK, j'en ai déduit qu'il y avait juste eu un peu de délai et que je serais payée fin juillet. Début août, n'ayant toujours rien reçu, je contacte la compta - et là, j'apprends que non, ni mon contrat ni ma facture ne leur sont jamais parvenus. J'aimerais savoir combien d'années de vie j'aurai laissé, à la fois en temps et en stress, dans la récupération de l'argent qui m'était dû tout au long de ma carrière.
★ Une bonne nouvelle pour contrebalancer: mon copain menuisier m'a envoyé des photos des aménagements qu'il a faits chez moi et la facture qui va avec. Non seulement c'est nickel comme d'hab, mais il est 800€ en-dessous du budget que je m'étais fixé.
★ Du coup, j'estime que je peux bien m'offrir un adorable flacon en poterie de Lisa Junius. Ses fournées partent toujours à une vitesse démentielle, et je suis ravie d'avoir été sur Instagram quand elle a annoncé la mise en vente de celle-là. Parmi ses autres fans assez rapides: Lili Reinhart, l'actrice qui joue Betty dans "Riverdale". 

vendredi 7 août 2020

[GAND] Mes bonnes adresses

Au risque de me répéter, Gand est ma ville belge préférée, et de loin. Moins touristique que Bruges mais tout aussi belle, elle offre le charme de l'architecture flamande bourgeoise au fil de paisibles canaux à seulement 30 mn de train de Bruxelles. Elle est donc parfaite pour une excursion à la journée au départ de la capitale - d'autant que le week-end, la SNCB propose un tarif spécial à -50% pour tous les allers-retours commencés le vendredi après 19h et finis le dimanche avant minuit. 

Vous trouverez ci-dessous une Google Map rassemblant mes adresses préférées, que je vais vous présenter dans ce billet, mais aussi quelques autres chaudement recommandées et que je n'ai pas encore eu l'occasion de tester. Si jamais vous connaissez ou y passez un jour, n'hésitez pas à me laisser votre avis en commentaire. 

mercredi 5 août 2020

Comment mon style a évolué pendant ma quarantaine




Durant cette décennie, mon corps a changé. Je n'ai pas pris énormément de poids (peut-être 4 ou 5 kilos), mais ma taille qui était bien marquée et plutôt fine jusque là s'est beaucoup épaissie. J'ai dû me résoudre à passer au 42 dans la plupart des marques pour ne pas être boudinée dans mes vêtements. 

Il y a 6 ans ou 7 ans déjà, j'ai renoncé aux jeans, dans lesquels je ne me sentais pas spécialement à l'aise et qui n'étaient guère flatteurs sur ma silhouette courtaude - sans parler de la galère pour trouver des modèles capables d'accommoder à la fois ma cambrure, mes hanches et mes cuisses.  Pendant un long moment, je n'ai plus mis que des robes et des jupes, et je m'en suis félicitée: ça demande un poil plus d'effort au moment de se préparer, mais je ne me sens plus comprimée sous la taille, et je n'ai jamais eu autant de compliments sur mes tenues (même si je ne les recherche pas, ça fait toujours plaisir). Dernièrement, les jours de flemme ou quand j'ai juste une course rapide à faire, j'ai adopté le legging de sport noir-baskets pour sortir. 

mardi 4 août 2020

[LECTURE] Les sorties d'août que j'attends avec impatience


La seconde quinzaine d'août marquera le début de la rentrée littéraire. A cette occasion, tous les ans, des titres beaucoup trop nombreux pour assurer correctement la promotion de chacun viennent s'entasser sur les tables des libraires. Cette fois, je pensais que les éditeurs réduiraient quelque peu la voilure à cause du confinement et de ses suites, mais que nenni: les chiffres s'annoncent peu ou prou identiques à ceux de 2019. Un jour, il faudra m'expliquer l'intérêt de cette surproduction qui n'augmente ni le temps dont les gens disposent pour lire, ni le budget qu'ils peuvent consacrer à l'achat de bouquins, et qui fait donc juste baisser les ventes individuelles de chaque ouvrage tout en donnant trop de boulot à tous les acteurs de la chaîne et en envoyant des tonnes d'invendus au pilon. Mais soit. Dans cette déferlante de nouveautés qui se profile à l'horizon, voici quelques titres qui sont déjà certains de trouver le chemin de ma PAL...

lundi 3 août 2020

La semaine en bref #134




Lundi:
 Renforcement des mesures anti-coronavirus en Belgique. La diminution de la bulle sociale ne va pas nous affecter; en revanche, Chouchou devra retourner faire les courses seul, et ça va être plus compliqué pour aller voir son beau-père récemment entré en maison de retraite.
Le livreur de DPD appelle pour dire qu'il a laissé un avis de passage (non seulement j'étais là et personne n'a sonné, mais notre boîte à lettres est vide...) et déposé mon colis Son de Flor au point Relais le plus proche. Au lieu d'un joli carton contenant une robe bien pliée et retenue par un ruban de satin, comme la fois précédente, je récupère une robe froissée s'échappant à demi d'une enveloppe brune déchirée. Le service client, c'est plus ce que c'était.
 Fin de la première saison de "Deadwind". L'histoire est un peu tirée par les cheveux, mais j'ai aimé revoir la Finlande, et ce court dialogue est l'une des choses les plus drôles que j'ai entendues cette année: "J'ai couché avec ton frère." "C'était bien?" "Non." "Il y a des restes au frigo." "Je t'emmerde."

dimanche 2 août 2020

[BRUXELLES] Exposition "Mappa mundi: Cartographies contemporaines" à la fondation Boghossian




Sans faire partie de mes grandes passions, la cartographie est un domaine qui m'intéresse beaucoup. Aussi avions-nous inscrit cette exposition à notre planning de sorties pour le 3ème week-end de mars. Il aura fallu nous armer de patience, mais plus de quatre mois après, nous avons enfin réussi à la voir!

vendredi 31 juillet 2020

Depuis la fin du confinement




J'ai entamé une TCC. Deux séances pour l'instant, une troisième prévue la semaine prochaine. J'ai eu la chance d'accrocher tout de suite avec la thérapeute suggérée par une amie qui l'avait consultée avant moi; elle m'a déjà fourni des pistes de réflexion intéressantes qui, sans m'apporter de solutions à ce stade, m'ont permis de recadrer la problématique de mon anxiété. Par ailleurs, je me tâte pour consulter une psychiatre histoire de déterminer une bonne fois pour toutes si je suis autiste Asperger ou pas, bipolaire ou pas en plus de mon TAG. Je suis vraiment partagée. Quoi que je décide au final, la santé mentale et ses troubles sont devenus un de mes centres d'intérêt principaux. Il y a vraiment beaucoup à en dire, et puisque je possède à la fois une connaissance intime du sujet et un certain talent pour expliquer les choses, j'ai décidé de contribuer au minimum à l'éducation de mon entourage et de mon lectorat. Je réfléchis à un moyen de faire davantage, mais ça prendra sans doute du temps.

dimanche 26 juillet 2020

La semaine en bref #133




Lundi:
Cette année, le point "Bosser en slip" aura donc été atteint seulement le 20 juillet. Vive les petites bénédictions.
 Pour la deuxième fois en 3 jours, Chouchou doit chasser une guêpe de notre chambre. Visiblement, ces satanées bestioles n'ont pas entendu parler de distanciation sociale: cette année, elles sont partout.