samedi 30 juin 2018

50 (tiny) reasons to stay alive





Les longues journées de juin. Les écureuils qui jaillissent devant moi quand je ne m'y attends pas et que je peux suivre des yeux quelques secondes à peine, en retenant mon souffle, avant qu'ils disparaissent. Me glisser dans des draps en lin tout propres. Un thé glacé presque pas sucré quand j'ai très soif. Partir en voyage. Rentrer de voyage. Le crépitement des bougies avec une mèche en bois. Les solos de guitare de Steve Rothery. Manger une fondue avec des amis en Suisse. Espérer lire un jour la suite de Nana. Les jolis timbres sur les cartes postales envoyées de l'étranger. Le bruit du ressac et l'odeur de l'air marin. La neige en ville quand personne n'a encore marché dedans. Les phares qui me font rêver d'y passer une nuit. Les rassemblements de montgolfières à Albuquerque ou en Cappadoce. Les cabanes dans les arbres. L'odeur de lanoline des peaux et de la laine de mouton. Les pivoines quand elles sont largement épanouies, juste avant que leurs pétales commencent à tomber. Les ciels de traîne. Faire des bulles de savon. Une occasion de porter du Russian Red. La légère ivresse après deux cocktails. Les vraies pizzas napolitaines. Le ventre doux et l'impossible mignonnitude des chatons. Les belles couvertures des romans anglais. Une pinte d'Orchard's Thief ou de Thistly Cross après une longue journée. Marcher seule dans une ville inconnue. Le crépitement des touches des vieilles machines à écrire. Les aquarelles de Jennifer Orkin Lewis alias August Wren. Les émaux cristallins de Maggie Zerafa. Un nouveau numéro de Oh Comely. Les nuits de pleine lune. Les chansons des années 80 qui me font retomber en adolescence l'espace de quatre minutes. Les feux de cheminée. Les chaises volantes, surtout celles du Tivoli. Les magasins Lagerhaus en Scandinavie. Le rouge cerise et le bleu sarcelle. Les terrasses sur le toit des immeubles. Faire du trampoline. Les fous rires la nuit dans le lit. Les chants d'oiseaux le matin au réveil. L'île de Skye. Faire pousser des plantes (ou réussir à les maintenir en vie plus de quelques mois). Un texto d'Attila. Un cadeau bien choisi. La satisfaction d'avoir rendu un vrai service. Petrichor - le mot et l'odeur. "Glorious" d'Andreas Johnson. Les compliments des gens avec qui je bosse. Connaître la fin de Game of Thrones.

jeudi 28 juin 2018

Noir c'est noir





La semaine où Kate Spade et Anthony Bourdain se sont donné la mort, tous les gens qui les connaissaient de près ou de loin s'en sont attristés. C'est assez terrible de penser que même la réussite professionnelle, l'accomplissement artistique, l'aisance matérielle, une famille à laquelle on tient ne suffisent pas à enrayer les pulsions suicidaires.

Moi, j'étais moins attristée que choquée de me rendre compte à quel point une partie de moi les enviait d'avoir eu le courage d'en finir.

mercredi 27 juin 2018

Concombre power: 2 recettes estivales au blender





Pour les jours de flemme et/ou de grosse chaleur, deux plats très frais qui ne nécessitent aucune cuisson, sont consommables immédiatement et se marient bien ensemble:

SOUPE CONCOMBRE-AVOCAT
Pour 2 personnes en plat principal ou 4 personnes en entrée
- 1 concombre épluché et émincé
- 1 avocat bien mûr, épluché et coupé en morceaux
- 2 yaourts nature au lait entier 
- zeste et jus d'un demi-citron bio
- 1 cuillère à café de fleur de sel
- poivre, blanc si possible
- une pincée de piment en poudre
- quelques feuilles de menthe fraîche (optionnel)
- 200 ml d'eau glacée pour consommer immédiatement, ou d'eau à température ambiante si on peut mettre au moins une heure au frigo avant de servir

RILLETTES THON-RICOTTA
- 140g de miettes de thon au naturel très bien égouttées
- 140g de ricotta
- un demi-concombre épluché, épépiné et coupé en morceaux
- 6 radis coupés en morceaux
- zeste d'un demi-citron bio
- une demi-cuillère à café de fleur de sel
- poivre, blanc si possible
- une pincée de piment en poudre

Pas de photo car à la maison, ils ont disparu trop vite pour que j'en prenne une! Du coup: crédit photo

mardi 26 juin 2018

[BRUXELLES] Escape Prod: Le secret du Manneken Pis





On avait vraiment aimé les deux premières salles d'Escape Prod, l'Evasion des Dalton et Blacksad, détective privé. Du coup, quand les organisateurs m'ont contactée pour me proposer de tester leur nouveau jeu, j'ai dit oui tout de suite. Surtout que cette fois, il ne s'agissait pas d'un escape game stricto sensu, mais d'un jeu de piste en extérieur. J'ai réuni les suspects habituels et cherché une date où on était tous libres en priant pour qu'il fasse beau ce jour-là. Et pour une fois, les dieux de la météo m'ont exaucée: dimanche, on avait un ciel légèrement couvert mais sans menace de pluie, et 18° - le temps parfait pour s'agiter sans se retrouver immédiatement en nage.

lundi 25 juin 2018

La semaine en bref #25




Lundi:
★ Très chouette expo temporaire sur le développement des transports à la Scottish National Portrait Gallery. J'aime particulièrement les propos de ce photographe qui, après avoir crashé son avion 9 fois et s'être fait virer par l'armée, a continué à voler dans le civil et à prendre des clichés en se penchant hors de son appareil: selon lui, il suffisait de s'attacher la jambe droite avec un bout de corde pour que ce soit "parfaitement sûr"!
★ Pendant qu'on est là, on jette un coup d'oeil à la partie moderne de l'expo permanente. Je suis fascinée par un tableau intitulé "Trois oncologues" et censé représenter les ténèbres qu'ils excisent du corps de leurs patients. J'aime aussi beaucoup le portrait de Tilda Swinton par John Byrne
★ Le midi, nous retournons au White Hart, le plus vieux pub d'Edimbourg, que nous avions bien aimé lors de notre séjour précédent. Nous trouvons la portion de bangers and mash (saucisses-purée) un peu chiche cette fois, et en repartant, j'oublie mon foulard sur le dossier de ma chaise. C'était un de mes préférés; j'espère que la gérante l'adoptera et l'aimera. 
★ Qu'il pleuve comme il y a deux ans ou qu'il fasse très beau comme aujourd'hui, deux heures passées au café du Waterstones de Prince's Street, à la table devant la baie vitrée qui donne pile sur le château, sont toujours une excellente idée. Un thé vert, un scone, un manga génial repéré par Chouchou: le bonheur. 
★ Le soir, nous retournons chez Henderson's, ZE resto vegan d'Edimbourg que nous avions adoré lors de notre séjour précédent. Nous trouvons la portion de tofu teriyaki (très bon) et celle de galettes de haricots noirs (trop sèches) un peu chiches. Tout est décidément moins bien la seconde fois. A part peut-être le sexe. Au moins, je n'oublie rien sur place en repartant.

dimanche 24 juin 2018

"Le jardin des bonheurs égarés" (Tor Udall)


Professeur de musique, Jonah ne se remet pas du décès de sa femme dans un accident de voiture. Audrey voulait désespérément un enfant; elle avait enchaîné trois fausses couches, et il la savait dépressive. Peut-être s'est-elle suicidée? Hanté par son souvenir, Jonah passe de longues heures dans les jardins botaniques de Kew qu'Audrey aimait tant. Il y rencontre Chloé, une artiste spécialisée dans l'origami qu'un lien douloureux attache elle aussi à cet endroit. Leurs trajectoires vont croiser celles d'Harry, jardinier dévoué qui vit depuis longtemps à l'écart du monde, et de Milly, l'étrange fillette qu'il a recueillie...

Voilà un livre dont il est très difficile de parler, à la fois pour ne pas déflorer son intrigue et parce qu'il ne ressemble à aucun autre. Tor Udall, qui signe ici son premier roman, déploie une prose incroyablement maîtrisée et poétique, un vrai régal de bout en bout. Elle fait évoluer des personnages rongés par la perte dans une atmosphère paradoxalement très sereine. L'histoire se déroule avec une telle lenteur qu'elle semble parfois faire du sur-place. En réalité, il se passe mille choses sous sa surface; mille détails esquissent la personnalité et le passé des protagonistes, guidant le lecteur vers une révélation que j'ai déjà souvent vu utilisée en littérature, mais jamais de manière aussi subtile et naturelle. "Le jardin des bonheurs égarés" ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais sa beauté lancinante m'a totalement ensorcelée (et donné très envie de retourner à Kew).

Traduction de Claire Desserrey

Miscellanées écossaises





LES HEBERGEMENTS QU'ON A ADORES:

- A Glasgow, cet appartement lumineux dans une maison georgienne, avec une cuisine et une salle de bain super bien équipées et un lit très confortable, à la limite entre le centre-ville et le quartier étudiant où se trouvent un beau parc et l'un des principaux musées de la ville. 
- A Edimbourg, cette superbe et très grande chambre avec salle de bain en suite, dans l'appartement d'une artiste qui a tout décoré avec un goût impeccable. Elle se trouve dans la Ville Neuve, à un quart d'heure de marche de la gare de Waverley en ligne droite ou moins de dix minutes de la station de bus. 
- Sur l'île de Skye: cet éco-studio attenant à la maison des propriétaires, un couple de dames adorables. Frigo garni à mort, lit queen size et couette archi-moelleuse, chauffage par le sol dans la salle de bain, baie vitrée avec une vue sublime sur le loch en contrebas, calme à toute épreuve. La tannerie Skyeskyns, dont je recommande fortement la visite, est à moins de 300 mètres. 
- Près de Fort William: cet hostel plutôt destiné aux randonneurs, mais qui convient très bien aussi pour un séjour d'une nuit quand on est juste de passage et qu'on ne veut pas exploser son budget. Accueil d'une gentillesse incroyable (la dame parle français), immenses parties communes comprenant entre autre une buanderie toute équipée, chambres fonctionnelles mais très correctes. Un rapport qualité-prix imbattable dans la région.

samedi 23 juin 2018

"Presque maintenant" (Cyril Bonin)


Anna, étudiante au conservatoire, vit une histoire d'amitié fusionnelle avec Alexis, futur écrivain, et son colocataire Félix, passionné par les nanotechnologies. Attirée par les deux garçons, elle finit par se mettre en couple avec le second tandis que le premier s'enfuit en Russie. 

Quelques années plus tard, Félix a mis au point des pilules révolutionnaires qui permettent de suivre son espérance de vie en temps réel. Obsédé par sa santé et par celle d'Anna, il régente très strictement  le moindre détail de leur existence commune. Pourtant, l'enfant qu'ils désirent tous les deux n'arrive pas... 

Sorte de "Jules et Jim" mâtiné d'anticipation, "Presque maintenant" offre un point de vue très humain sur les dérives comportementales que peut engendrer le progrès scientifique, et la manière dont une découverte a priori positive finit par se retourner contre ses utilisateurs. Les lecteurs gonflés par le discours actuel en faveur d'un mode de vie toujours plus healthy devraient adorer. Attention toutefois: les couleurs éclatantes de la couverture ne se retrouvent pas du tout dans les pages intérieures où dominent des teintes jaunes plus subtiles.

Happy feet (9): interesting floors & pandas galore




vendredi 22 juin 2018

[EDIMBOURG] Panda & Sons: un barbier? Non, un bar à cocktails!





Derrière une pimpante façade de barbier se cache un bar façon speakeasy - ces établissements clandestins qui, à l'époque de la Prohibition, étaient souvent planqués en sous-sol derrière une fausse cloison.

jeudi 21 juin 2018

Blues post-écossais





Durant nos vacances, j'ai passé peu de temps sur internet: juste de quoi poster mes Instagram chaque soir et rédiger mes comptes-rendus sur le vif pour ne rien oublier. Je n'ai guère prêté attention à l'actualité, et inutile de dire que déconnecter ainsi m'a fait presque autant de bien que les paysages sublimes que nous traversions et les gens adorables que nous rencontrions. Ce fut certainement le voyage le plus peace and love de ma vie jusqu'ici. 

mercredi 20 juin 2018

"Solitude d'un autre genre" (Kabi Nagata)


A 28 ans, Kabi Nagata est une jeune femme profondément dépressive, incapable de s'accrocher ne serait-ce qu'à un emploi subalterne à mi-temps. Depuis sa sortie du lycée, elle a été tour à tour anorexique et boulimique; souvent, elle s'automutile pour exprimer d'une façon concrète une douleur mentale invisible qu'elle peine à identifier, et l'envie de mourir la taraude constamment. Après sa dernière grosse rechute, elle a dû revenir s'installer chez ses parents qui ne la comprennent pas - alors que son besoin d'être acceptée par eux prime sur toute autre motivation. Elle souffre aussi de phobie sociale, n'a aucun ami et commence juste à comprendre qu'elle est attirée par les femmes. Par soif de contact humain et pour perdre enfin sa virginité, elle décide de faire appel à un service d'escort girls...

Oeuvre 100% biographique, "Solitude d'un autre genre" décortique la maladie mentale de l'auteure avec une franchise si complète, si brutale qu'on se sent parfois gêné en lisant. Le dessin au trait en noir et blanc simplement rehaussé de rose, aux personnages de manga classiquement kawaii, contraste très fort avec l'enfer intérieur que décrit Kabi Nagata. Même les passages un peu drôles - quand elle s'interroge sur l'attitude à avoir avec l'escort girl, notamment - restent poignants de par leur contexte. On souffre vraiment avec elle; à la fin, on se réjouit qu'elle ait pris conscience de ses propres besoins et osé aller à l'encontre des attentes de son entourage pour trouver enfin une forme d'épanouissement. Une douloureuse et pourtant très accessible quête de l'acceptation de soi, que je recommande à tous les anglophones intéressés par les thèmes de la maladie mentale et de l'homosexualité. 

Traduction de Manon Debienne

[EDIMBOURG] Department of mysteries: Prophecies quest





Ca faisait très longtemps que j'avais envie d'essayer un escape game Harry Potter, mais tous ceux qu'on aurait pu faire lors de nos déplacements nécessitaient une équipe de 3 voire 4 personnes minimum. Du coup, lorsque j'ai appris qu'il en ouvrait un à Edimbourg deux mois avant notre séjour là-bas, je me suis empressée de réserver une session. Qui a donc eu lieu lundi en fin d'après-midi. 

lundi 18 juin 2018

[ECOSSE] Où je ne vais pas tarder à devenir sociable si ça continue comme ça





Samedi matin. Après une nuit moyenne (nos matelas n'étaient vraiment pas terribles) et un petit-déjeuner si copieux que nous avons des restes à emporter pour un en-cas, nous quittons notre oubliable Air B'n'B et roulons en direction d'Armadale, le point de départ du ferry qui relie Skye au continent. Celui de 10h40 était plein quand nous avons réservé, et d'ici à celui de 12h10, nous avons le temps de faire un tour au château local. Ce dernier était en si mauvais état faute d'entretien que les autorités ont dû le démolir aux trois quarts et que ses ruines sont inaccessibles, mais les jardins abritent un musée dédié au clan MacDonald qui a principalement dirigé l'île pendant des siècles. Si je suis intéressée par l'histoire de Skye, je trouve l'expo bavarde et assez indigeste. Nous notons cependant, avec un certain amusement, que le Celte ressemble fort à la langue des Grands Anciens imaginée par Lovecraft - ou l'inverse, plus probablement. Et je retiens une ligne du chant de guerre des MacDonald: "Be strong, nurse your wrath" ("Sois fort, nourris ta colère"). Si je me fais créer un blason un jour, ça pourrait bien être ma devise. Nous faisons également un tour dans le jardin botanique luxuriant, qui contient de très beaux spécimens d'arbres, mais la pluie battante ne nous incite hélas pas à nous attarder.

samedi 16 juin 2018

[ECOSSE] Où je me découvre de nouveaux super-pouvoirs pourris





En me réveillant, je suis une fois de plus stupéfaite par la vue depuis notre studio Air B'n'B. Cet endroit est extraordinairement beau et paisible, un vrai coup de coeur à l'encontre de tous mes goûts habituels d'über-citadine. Nous en discutons avec Chouchou tout en retournant à pied vers Skyeskyns, et nous nous disons que nous aimerions bien revenir ici une semaine entière pour écrire le matin et visiter l'île en profondeur l'après-midi. A l'occasion de ses 50 ans ou des miens, par exemple - ce serait un chouette moyen de marquer le coup. 

vendredi 15 juin 2018

[ECOSSE] Où un pirate nous conduit à bon port





Après une mauvaise nuit, nous pique-niquons dans notre chambre et nous mettons en route vers 9h30.  En faisant marche arrière pour sortir du parking, nous entendons un "crac" de mauvais aloi: nous venons de heurter un muret très bas que le radar de recul ne nous a pas signalé. C'est juste du plastique griffé et fendu sur quelques centimètres au-dessus d'un feu arrière et nous avons une assurance illimitée, mais tout de même, ça ajoute à la pression déjà élevée de cette journée. 

jeudi 14 juin 2018

[ECOSSE] Où Napoléon roule en Béhème





Mardi matin, après deux nuits passées dans un très bel appartement Air B'n'B au premier étage d'une maison georgienne et une journée sur la piste des fresques de street art de Glasgow, nous refaisons nos bagages et nous rendons à la station de bus de Buchanan pour y prendre la navette vers l'aéroport. £8 pour un trajet d'un quart d'heure contre £12 le voyage aéroport d'Edimbourg-Glasgow centre qui dure une heure et quart, mais bref. 

Revue de presse internet - juin 2018






Economie: la seule chose qui ruisselle, c'est la pauvreté.

Politique de l'immigration: faut-il être un héros pour être traité avec dignité?

Un sujet qui m'intéresse beaucoup en ce moment: que devient le plastique que nous jetons? (en anglais)

Ingénieux: des routes fabriquées à partir de plastique et de verre recyclés.

Pourquoi, à partir du collège, la lecture devient un "truc de fille".

Pas besoin de faire les choses parfaitement, il suffit de les faire tout court - ou encore: le perfectionnisme n'est qu'une forme de procrastination et de crainte de se montrer vulnérable (en anglais)

mercredi 13 juin 2018

Les conversations absurdes #35


MOI, d'humeur amoureuse: Tu es mon Précieux. (Une pause.) Mais je te promets que je ne vais pas aller te jeter dans la Montagne du Destin.
CHOUCHOU, dûment reconnaissant: C'est très aimable à toi. 
MOI: De toute façon, le Mordor, comme destination de road trip, ça doit pas être terrible. Je parie que les orcs roulent à gauche. Et qu'il n'y a rien de géotaggé. 
CHOUCHOU:Bien sûr que si. (Mimant le geste de se prendre en photo avec un smartphone tendu à bout de bras:) Moi à la forteresse de Durthang. Moi avec ma copine Arachne. Oh, je suis arrivé à la Tour de Sauron; regardez, y'a pas un chat!


mardi 12 juin 2018

[GLASGOW] Une journée sur la Mural Trail





Glasgow n'est pas particulièrement belle; j'irais même jusqu'à dire que je l'ai trouvée encore plus moche que Cologne qui occupait depuis quelques mois le sommet de mon hit-parade personnel. Ses façades traditionnelles mal entretenues, couleur de rouille ou de suie, se mélangent à nombre d'immeubles modernes massifs et sans charme. De plus, en ce moment, le centre-ville est littéralement éventré par des travaux de construction ou de rénovation des chaussées. Autant dire que les photos un peu jolies se méritent.