mardi 20 mars 2018

Des okonomiyaki, de la pop, un missionnaire et des hamburgés





Couchée à 23h30, j'émerge après une bonne nuit de sommeil et constate qu'il est... 10h40. Ah oui, quand même. Nous nous levons sans plus tarder et nous préparons pour aller déjeuner avec Autre Moi et Junior. La moitié des sorties de la station Opéra sont fermées; nous devons donc faire un grand détour sous la pluie pour gagner la rue des Petits Champs. Kioko est en rupture de stock de sobacha; en revanche, je trouve les deux livres que je voulais chez Komikku. 

lundi 19 mars 2018

Du boulot, de l'Irlande, de la laine et du Japon





Après une journée éprouvante et une nuit blanche, ce n'est rien de dire que je ne suis pas au meilleur de ma forme lorsque je me lève vendredi matin... Pendant que je tente de me convaincre que je ne suis pas du tout épuisée et que mon rendez-vous va très bien se passer (méthode Coué, mon amour), Chouchou descend à la bonne boulangerie conseillée par notre logeuse pour en rapporter croissants et pains au chocolat fort bienvenus puisque j'ai également sauté le dîner d'hier. Un peu rassérénée, je me dirige vers le métro avec une marge suffisante pour pallier tout nouvel imprévu, et arrive donc avec une demi-heure d'avance. Histoire de tuer le temps, je fais un tour à la Fnac voisine de chez mon éditrice et y achète deux mangas (le T8 de "March comes in like a lion", qui vient juste de sortir, et le premier d'"Artiste", dont le thème culinaire pourrait me plaire). 

dimanche 18 mars 2018

"J'ai survécu à la soirée d'inauguration de Livre Paris", un témoignage poignant de notre envoyée spéciale




Jeudi midi, une heure avant le départ de l'Izy qui doit nous emmener à Paris où j'assisterai le soir même à l'inauguration de Livre Paris, je vérifie les billets achetés par Chouchou mi-janvier et imprimés la veille. 

Ils sont au départ de Paris Nord et à destination de Bruxelles. Bien entendu, non échangeables et non remboursables. 

mercredi 14 mars 2018

"The Disappearances" (Emily Bain Murphy)


Septembre 1942. Parce que leur mère bien-aimée vient de mourir et que leur père a été appelé sous les drapeaux, Aila, 16 ans, et son jeune frère Miles partent vivre chez la meilleure amie d'enfance de leur mère, dans la petite ville de Sterling. S'ils sont très bien reçus par la famille Cliffton, Aila ne tarde pas à remarquer beaucoup de phénomènes étranges: rien n'a d'odeur, on ne voit pas les étoiles dans le ciel la nuit, toutes les portes sont peintes dans le même gris, personne n'a de reflet... Ces Disparitions, qui se produisent au rythme d'une tous les 7 ans, ont commencé le jour de la naissance de Juliet Cummings, la mère d'Aila et Miles, seule personne ayant jamais échappé à l'emprise de Sterling. De ce fait, les autres habitants la tiennent responsable de la malédiction et se montrent immédiatement hostiles envers ses enfants...

Pour son tout premier roman, Emily Bain Murphy propose une histoire des plus originales, avec une atmosphère envoûtante et une écriture un cran au-dessus de ce qu'on trouve généralement en littérature jeunesse. "The Disappearances" pèche pourtant sur quelques points. D'abord, je n'ai jamais eu l'impression d'être réellement dans l'Angleterre du début des années 40: le rationnement évoqué au tout début cède très vite la place à des descriptions de nourriture délicieuse et abondante; la population masculine adulte semble intouchée par la guerre et surtout, garçons et filles se mélangent joyeusement avec une décontraction très peu crédible pour l'époque. Si ce n'est pour le fait que les héros doivent effectuer leurs recherches à l'ancienne et très laborieusement plutôt qu'avec Google en deux coups de cuillère à pot, on croirait voir des ados de maintenant. Ensuite, bien que très intrigants, les éléments magiques de l'histoire manquent de cohérence et d'explications. J'ai malgré tout beaucoup aimé ce roman - la première moitié plus que la seconde, ce qui est hélas souvent le cas dans les récits empreints de fantastique. 

Matière grise dans le rouge





Ce matin j'ai ouvert un oeil, le ciel était bleu et sans nuages, je me suis dit "Ca va être une belle journée". Chouchou a vu que j'étais réveillée et il m'a lancé: "Stephen Hawking est mort". 

...Bon, peut-être pas, alors. 

mardi 13 mars 2018

Reprochable




Parmi toutes les injonctions qu'on nous serine à longueur de journée, certaines relèvent d'un moule social dans lequel je me fiche éperdument de ne pas rentrer: je n'ai pas d'enfants, je ne suis pas douce et conciliante, je ne fais pas un 38, je ne me maquille pas, je ne m'épile pas sous les bras et j'emmerde bien fort toutes les idées préconçues sur la féminité. Mais même en me limitant aux valeurs avec lesquelles je suis en accord - en gros, une consommation responsable et l'égalité des droits pour tous, -, je n'arrive pas à être irréprochable 100% du temps. 

lundi 12 mars 2018

La semaine en bref #10





Lundi:
Le problème quand tu as un Bia Mara juste à côté de chez toi, c'est que la tentation est irrésistible les soirs où tu as la flemme de cuisiner...
 Pour la première fois de ma vie que j'achetais un e-book qui n'existe qu'en e-book, je suis bien tombée: "Knit one, girl two", courte romance entre deux artistes juives (l'une qui peint, l'autre qui teint de la laine) était une vraie lecture feel-good avec ses personnages adorables, ses dialogues merveilleux et son atmosphère bienveillante. J'étais dépitée d'arriver si vite à la fin.

dimanche 11 mars 2018

Soupe de gnocchi aux légumes





J'ai trouvé cette recette sur le blog A beautiful mess; je me permets de la relayer ici en français (et légèrement modifiée par mes soins) pour les non-anglophones. Elle est un peu longue à préparer mais délicieuse, nourrissante et digeste à la fois - végane, même, à condition de zapper le fromage à la fin. 

vendredi 9 mars 2018

"The official grimoire: A magickal history of Sunnydale" (A.M. Robinson)


Du temps où "Buffy contre les vampires" passait sur M6, j'ai traduit pas moins de 34 romans dérivés, plus 4 guides de la série télé. C'est dire si je suis attachée à cet univers et à ses personnages. Comme on peut facilement le deviner si on me connaît un peu, je m'identifiais à fond à Willow, qui connaît la meilleure évolution de toutes au fil des 7 saisons (partiale, moi?). Aussi, j'ai été ravie d'apprendre la sortie d'un très beau livre - pas encore traduit en français -, moitié journal de bord et moitié grimoire magique, qui retrace l'évolution de ma sorcière préférée depuis la mort d'Angel à la fin de la saison 2 jusqu'au moment où toute la bande s'apprête à affronter le First Evil dans le finale de la série. Le texte très soigné fait référence aux principaux événements survenus dans ce laps de temps et montre de quelle façon chacun d'eux influence Willow. Peu à peu, on voit l'adolescente timide du début prendre de l'assurance, oser s'en remettre de plus en plus à la magie et finir par basculer du mauvais côté, puis en revenir péniblement. Les annotations humoristiques de ses amis (rédigées dans autant de calligraphies différentes) parsèment les marges, et l'ensemble est abondamment illustré de dessins ainsi que de quelques photos et éléments collés par-ci par-là. 13 ans après l'arrêt de cette série qui a tant marqué son époque et le paysage télévisuel, j'ai pris énormément de plaisir à me replonger dedans grâce à "The official grimoire: A magickal history of Sunnydale".





jeudi 8 mars 2018

"Le goût d'Emma" (Julia Pavlowitch / Emmanuelle Maisonneuve / Kan Takahama)


Emma a toujours eu un palais exceptionnel, une passion pour la cuisine et un rêve: devenir inspectrice au Guide Michelin. Un jour, alors qu'elle n'y croit plus, elle est invitée à rejoindre l'équipe du célèbre petit livre rouge. Elle sera la seule femme parmi une équipe masculine où ses collègues doutent d'abord qu'elle soit faite pour ce métier. 

Les tournées en province sont longues et épuisantes, ce qui ne facilite pas la vie amoureuse ou de famille. On roule beaucoup; on mange souvent riche et pas toujours bien; il faut mémoriser et respecter une procédure draconienne... Sans parler de la difficulté de faire un retour négatif à des restaurateurs qui se sont parfois lourdement endettés pour leur établissement. 

Mais grâce à son talent et à son implication absolue, Emma impose très vite le respect. Puis, lors de vacances au Japon, elle découvre une cuisine minimaliste qui change radicalement son approche de la restauration et la fait douter d'être encore à sa place au Michelin...

Basé sur l'histoire vécue par Emmanuelle Maisonneuve, qui en signe le scénario avec Julia Pavlowitch, "Le goût d'Emma" propose à la fois une trajectoire de femme passionnante et un coup d'oeil inédit dans les coulisses du plus célèbre guide gastronomique au monde. L'ensemble est servi par les très jolis dessins de Kan Takahama (même si je regrette que beaucoup des décors soient visiblement des photos à peine transformées). Une bédé idéale en cette journée internationales des droits des femmes! 

mercredi 7 mars 2018

"Everything sucks"


En 1996, dans l'Oregon. Trois "nerds" nommés Luke, Tyler et McQuaid font leur rentrée en 3ème au lycée de Boring. Au club d'audiovisuel où ils se sont inscrits, Luke craque pour Kate, la fille du proviseur, qui se demande si elle ne serait pas lesbienne. Très vite, ils réussissent à se mettre à dos les caïds du club de théâtre. Mais les membres des deux associations vont devoir oublier leur rivalité pour tourner un film ensemble...

10 épisodes de 25 minutes dévorés en 3 soirées: pas de doute, j'ai adoré "Everything sucks". A l'opposé total du nihilisme de "The end of the f***cking world", cette série présente des personnages attachants au comportement réaliste, évoluant dans une atmosphère bienveillante. Ce qui ne signifie pas que tout se passe toujours bien pour eux - comme le titre l'indique. 

mardi 6 mars 2018

Confessions d'une sociopathe






J'ai zéro empathie. 
Et pas beaucoup de compassion non plus. 
(Je suis toujours en train de défendre avec virulence l'une ou l'autre cause, mais ça n'a rien à voir avec l'empathie ou la compassion: d'un point de vue froid et rationnel, je ne supporte tout simplement pas l'injustice.)
J'ai un sens aigu de moi-même. Je sais très précisément comment je fonctionne et pourquoi. Dans la mesure où peu de gens fonctionnent de la même façon, ma connaissance de mes propres ressorts me rend aveugle et sourde à ceux d'autrui. 

lundi 5 mars 2018

"4 3 2 1" (Paul Auster)


C'est l'histoire d'un mec... Non, en fait, ce sont LES histoires alternatives d'un même mec, un descendant d'immigrés russes et polonais nommé Archie Ferguson qui naît dans la banlieue de New York en 1947. Son père - taciturne, bosseur et loyal - tient un magasin d'électroménager en compagnie de ses deux bons à rien de frères aînés. Sa mère - vive et pleine de charme - est une photographe de talent qui ne pourra plus avoir d'autres enfants après lui. Mais à partir de là, la vie d'Archie prend quatre chemins différents selon la manière dont se résoud un drame familial survenu alors qu'il n'est qu'un petit garçon. Il y aura des constantes dans sa vie: la place tenue par la famille Schneiderman et surtout leur fille Amy, l'attrait de Ferguson pour le baseball, ses capacités d'écriture qui le pousseront tantôt vers le journalisme, la poésie ou le roman. Il y aura aussi de grandes variables selon l'université qu'il fréquentera (ou pas), les accidents qui lui arriveront, les opportunités amoureuses qui se présenteront à lui. Mais dans chaque version de son histoire, ce jeune homme qui a une conscience aiguë de lui-même et se trouve parfois bien embarrassé dans ses rapports aux autres est le témoin des grands bouleversements survenus dans l'Amérique des années 50 et 60. 

J'ai un drôle de rapport avec l'oeuvre de Paul Auster: j'en adore une moitié et je déteste l'autre - ses écrits les plus expérimentaux, les plus intellectuels, les plus obscurs. Je l'aime quand il me raconte une véritable histoire avec son style bien particulier, ses longues phrases jamais ampoulées qui font que le regard dévale les pages à toute allure, ses réflexions ultra-introspectives et l'attention exquise portée aux plus minuscules détails de la vie de ses personnages. "4 3 2 1" rentre définitivement dans cette catégorie... et peut-être même un peu trop, ai-je pensé dans les premières centaines de pages de ce roman-fleuve qui en compte plus de mille en grand format très dense. Si je suis très fan du genre "uchronie personnelle", je ne voyais pas bien l'intérêt de raconter quatre existences au fond assez semblables, et qui surtout, diffèrent les unes des autres non pas en raison des choix faits par le héros, mais de circonstances qui échappent tout à fait à son contrôle. Je me demandais ce que faisait l'auteur, ce qu'il cherchait à prouver. La réponse à cette question ne m'est apparue que dans les toutes dernières pages: Paul Auster faisait du Paul Auster, de la mise en abyme basée sur le pouvoir de démiurge de l'écrivain. C'est son grand truc, celui qui finira peut-être par me lasser un jour. Mais toujours pas cette fois.

Traduction de Gérard Meudal

dimanche 4 mars 2018

La semaine en bref #9





Lundi:
 Comme je devais me lever à l'aube blême à 8h ce matin, bien entendu, je n'ai pas réussi à m'endormir avant 3h hier. Il faut dire que je n'arrête pas de décaler mon coucher depuis que je suis à Monpatelin. Dès que je me retrouve seule, les horaires de repas et de sommeil valdinguent par la fenêtre. Y'a des gens que ça fait grossir d'être en couple; moi, c'est un peu mon garde-fou contre le grand n'importe quoi en matière d'hygiène de vie. 
 M'ayant examinée sous toutes les coutures, mon Gentil Généraliste m'informe que tous les grains de beauté, taches brunes, points rouges ou violets et autres fantaisies multicolores apparues sur ma peau au cours des derniers mois sont parfaitement inoffensifs. Voilà qui m'évitera près d'un an d'attente pour un rendez-vous chez ma dermato.
Cet après-midi, la neige s'invite à Monpatelin. J'en ai vu deux fois dans ma vie par ici: quand j'étais en seconde et l'hiver avant d'acheter mon appart'. Du coup, je me fends de ma première story IG (ratée car je n'ai pas trouvé comment faire ce que je voulais, mais tant pis). 

"La maison aux secrets" (Catherine Robertson)


Depuis que son petit garçon est mort dans un accident dont elle se considère responsable, April Turner mène une vie d'ascète, se refusant tout ce qui pourrait lui apporter la moindre joie. Le jour où elle apprend qu'elle a hérité d'une propriété à l'abandon, elle pense d'abord la faire vendre par le notaire sans même aller la voir, puis donner l'argent à une bonne oeuvre. Mais une attirance irrésistible la pousse à prendre l'avion pour se rendre en Angleterre. Et toute sa réticence ne peut rien contre l'enchantement que l'Empyrée exerce sur elle. Sans compter cette vieille dame surnommée Sunny, qui a bien connu les propriétaires et qui a des tas de choses à raconter sur eux... 

Je suis aussi bonne cliente pour les secrets de famille et les histoires de deuil surmonté que pour les narrations parallèles sur deux époques; ce roman de la Néo-Zélandaise Catherine Robertson ne pouvait donc que me séduire. Grâce à des personnages secondaires haut en couleurs et attachants, April va peu à peu retrouver le goût de la vie.  "La maison aux secrets" est autant le récit de sa renaissance que celui du drame qui a laissé l'Empyrée sans héritier direct. Tandis que le mystère se dévoile par petites touches, le contact avec la nature, couplé à la bienveillance de son nouvel entourage, réveille les sens de cette femme éplorée et finit par venir à bout de ses résistances. Un roman à la fois prenant, émouvant et apaisant. 

Traduction de Fabienne Duvigneau

jeudi 1 mars 2018

Où le froid me rend pompeusement philosophe





Parce que l'hiver et certaines circonstances matérielles me portent à l'introspection (je veux dire: encore plus que d'habitude), je me demandais récemment quelle avait été la meilleure période de ma vie. Mon enfance? Harcèlement scolaire, pas d'amis, sentiment d'inadaptation totale. Mon adolescence? HA HA HA HA HA. Mes études? Seigneur, je détestais tellement cette école et cette ville. Mon entrée dans la vie professionnelle? Trois ans à galérer dans des boulots pas du tout faits pour moi. Le début de ma carrière de traductrice? J'ai enchaîné rapidement une IVG, un mariage précipité et un divorce houleux. L'année passée aux USA? Déprime absolue. Ma trentaine? Une liaison avec un type fraîchement marié avec qui je finirai par vivre malheureuse pendant 7 ans. Ma quarantaine? La mort d'une amie très chère, celle de mes deux chats à un an d'intervalle, puis celle de mon père; corollaire: des crises d'angoisse atroces. Aujourd'hui? On ne peut pas dire que les perspectives professionnelles et financières soient très riantes, que ce soit pour moi ou pour mon compagnon.

mercredi 28 février 2018

Février 2018




Lectures de Février 2018




ROMANS:
- L'année de l'Education sentimentale (Dominique Barbéris) ♥︎♥︎♥︎
- The haunting of Henry Twist (Rebecca F. John) ♥︎♥︎♥︎
- Les années (Annie Ernaux) ♥︎♥︎♥︎
- Le Club de l'Ours Polaire T1: Stella et les Mondes Gelés (Alex Bell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A fortune teller told me (Tiziano Terzani)
- Je suis une fille de l'hiver (Laurie Halse Anderson) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The seven deaths of Evelyn Hardcastle (Stuart Turton) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- 4 3 2 1 (Paul Auster) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The only story (Julian Barnes)
- Veronica Speedwell T1: A curious beginning (Deanna Raybourn) ♥︎♥︎♥︎
- Les optimistes meurent en premier (Susin Nielsen) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Veronica Speedwell T2: A perilous undertaking (Deanna Raybourn) ♥︎♥︎
- O Pulchérie (Nathalie Sauvagnac) ♥︎♥︎
- C'est où, le Nord? (Sarah Maeght) ♥︎♥︎
- The Hazel Wood (Melissa Albert) ♥︎♥︎♥︎
- Tir aux pigeons (Nancy Mitford) ♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- Petite balade et grande muraille (Maïté Verjux) ♥︎♥︎
- L'enfant et le maudit T1 (Nagabe) ♥︎♥︎♥︎
- Gloutons & dragons T4 (Ryoko Kui) ♥︎♥︎♥︎
- Eclat(s) d'âme T1 (Yuhki Kamatani) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Destins parallèles - Elle T1 (Daisuke Imai) ♥︎
- Destins parallèles - Lui T1 (Daisuke Imai) ♥︎

DIVERS:
- The year of less (Cait Flanders) ♥︎
- Professeur Goupil est amoureux (Loïc Clément/Anne Montel) ♥︎♥︎♥︎
- T'es sûr qu'on est mardi? (Voutch) ♥︎
- How to be calme (Anna Barnes) ♥︎♥︎♥︎

mardi 27 février 2018

[GAND] "Hello, robot" au Design Museum





J'avoue: livrée à moi-même, il ne me serait pas venu à l'idée d'aller voir une expo sur les robots, et encore moins de me rendre jusqu'à Gand pour ça. Non que les progrès en la matière m'effraient, bien au contraire, mais je ne peux pas non plus dire que le sujet me passionne. "Il y aura le vrai R2D2", a fait valoir Chouchou avec des yeux de Chat Potté. Star Wars, je m'en fous; par contre, je suis chroniquement incapable de résister aux yeux de Chat Potté de mon amoureux. Donc, j'ai vérifié qu'il y avait des escape games et des bars à cocktails décents dans le coin, et une fois rassurée sur l'intérêt de l'expédition, j'ai donné mon accord.

lundi 26 février 2018

Le patois provençal appliqué à la littérature et à la traduction





Avoir la pigne = être fortement agacé
"Quand j'achète un livre à 20€ et qu'il me tombe des mains au bout de 50 pages, j'ai la pigne."

Escagasser = massacrer
"Si mes exemplaires de traductrice étaient emballés un peu plus soigneusement, ils n'arriveraient pas tout escagassés."

dimanche 25 février 2018

"Destins parallèles - Elle" et "Destins parallèles - Lui" (Daisuke Imai)



Une histoire d'amour racontée du point de vue de chacune des deux personnes concernées, à travers des volumes intitulés "Elle" et "Lui" sortant simultanément en librairie. Je trouvais le principe tellement intéressant que je n'ai même pas feuilleté les deux tomes 1 de cette nouvelle série signée Daisuke Imai avant de les acheter. De toute façon, le dessin très correct (sans être extraordinaire) n'aurait pas suffi à me dissuader. 

Non, il a fallu que je me plonge vraiment dans ce manga pour me rendre compte que Chihiro, qui rentre tout juste en fac et se fait embarquer dans l'aventure d'un club photo, est l'incarnation de la nunuche romantique capable de tomber follement amoureuse d'un garçon croisé deux fois avec qui elle a échangé exactement 4 phrases. En plus de ça, elle est timide et complexée - plus insipide, tu meurs. 

Quant au fringant Yukichi, c'est un étudiant de seconde année très imbu de lui-même, agressif, manipulateur et franchement antipathique. Tous les deux incarnent grosso modo le pire des clichés sur la féminité et la masculinité. Certes, cela leur laisse une grande marge de progression personnelle pour les tomes suivants. De plus, le quiproquo sur lequel se base le début de leur histoire semble une excellente idée, propice à un développement plus complexe que celui d'un coup de foudre réciproque. Mais rien à faire: avec des héros aussi horripilants, "Destins parallèles" se poursuivra sans moi.

Traduction de Fabien Nabhan

La semaine en bref #8





Lundi:
 Je suis méga-déçue par la fin de "Bron/broen" - celle que j'avais imaginée était bien mieux. Globalement, je trouve que cette 4ème et dernière saison de la série est de loin la plus faible de toutes, avec une enquête  hyper décevante par rapport aux précédentes.

Mardi:
 Partie de Bruxelles plus tôt que d'habitude, je dois changer de train à Marseille et trouve un TER qui m'emmène directement à Monpatelin. Bilan: 2h30 de gagnées à l'arrivée, et la possibilité de faire mes courses au village dès ce soir. "C'est pas votre horaire habituel," commente d'ailleurs ma fleuriste.
 Le journal de Monpatelin m'informe que l'un des trois mariages célébrés le mois dernier a uni deux messieurs. Bon courage à eux dans une commune qui a voté à plus de 60% pour la droite dure au premier tour des dernières présidentielles.
 Je pensais que la foutue retraite complémentaire du RAAP allait grimper de 1% pendant 4 ans, et ça me faisait déjà mal au fondement, mais pas du tout: on était à 4% de nos revenus bruts l'an dernier, on est à 6% cette année, et j'imagine que l'an prochain, on se prend les 8% totaux dans la face. Glups.

samedi 24 février 2018

"Eclat(s) d'âme" (Yuhki Kamatani)


Deux jours avant les vacances d'été, Tasuku, lycéen sans histoire, est "outé" par un camarade indélicat qui a fouillé dans son smartphone et y a trouvé des vidéos gay. Pour ne pas être rejeté par les autres, le jeune homme plaide une blague de son frère et affirme que l'homosexualité le dégoûte. Mais il craint que ce démenti ne suffise pas et que sa vie devienne un enfer, au point qu'il envisage le suicide. Au même moment, il voit au loin une femme se jeter dans le vide. Il se précipite vers l'endroit d'où elle a sauté et découvre, non seulement que l'inconnue est toujours en vie, mais qu'elle est l'hôte d'un curieux salon de discussion...

Après l'émouvant "Le mari de mon frère", les éditions Akata nous proposent un autre manga centré sur les problématiques LGBT - très différent du premier, mais tout aussi intéressant. Ici, le héros est un ado qui peine à accepter son orientation sexuelle, a fortiori, à trouver le courage nécessaire pour l'assumer publiquement dans une culture où elle est encore très mal vue. Les rencontres que fait Tasuku au salon de discussion, où personne ne le juge, vont peu à peu l'aider à mûrir. A partir d'une situation réaliste aussi banale que douloureuse, Yuhki Kamatani tisse une histoire empreinte d'une grande poésie et rehaussée d'une pointe de mystère. La finesse de son graphisme ajoute encore au charme fou de cette série dont j'attendrai impatiemment les prochains tomes.

Traduction d'Aurélien Estager

vendredi 23 février 2018

"Les optimistes meurent en premier" (Susin Nielsen)


Suite à la mort de sa petite soeur, Pétula De Wilde, 16 ans, a contracté à peu près toutes les phobies du monde. Sa peur des germes l'empêche d'avoir la vie sociale d'une fille de son âge, et en secret, elle collectionne les coupures de journaux sur les accidents loufoques. Elle s'est brouillée avec sa meilleure amie qui partageait son amour immodéré des loisirs créatifs; sa mère ne cesse d'adopter de nouveaux chats pour compenser la perte de Maxine, et sa psy impose à son groupe d'art-thérapie des exercices dignes de gamins de sept ans. Bref, Pétula broie sérieusement du noir jusqu'à ce que sa route croise celle de l'homme bionique: Jacob Cohen, qui a perdu un bras et ses deux meilleurs amis dans un accident de voiture...

J'avais lu tellement de bien de ce roman de la Canadienne Susin Nielsen que je m'attendais à être déçue par sa lecture. Et puis, pas du tout: grâce à sa collection de personnages bancals mais hyper-attachants, ainsi que son juste équilibre entre drame et espoir tempéré par une bonne dose d'humour, "Les optimistes meurent en premier" mérite largement tous les compliments qui lui ont été faits. Pétula (que sa mère surnomme "Pétouille") a un sens de l'auto-dérision hilarant, rendu à la perfection par une traduction si dynamique qu'on croirait que l'auteure a écrit directement en français, et on regrette beaucoup de la quitter après 200 pages seulement. Un délice à mettre entre toutes les mains. 

Traduction de Valérie Le Plouhinec

jeudi 22 février 2018

"Les années" (Annie Ernaux)


Née en 1940, l'auteure retrace dans "Les années" toutes les choses marquantes qui se sont passées au cours de sa vie: la fin de la guerre et de la pénurie alimentaire, les débuts de la société de consommation, l'émancipation progressive des femmes... Elle choisit de le faire de façon générale et assez impersonnelle, sous forme de vignettes écrites à la troisième personne du singulier. Parfois, elle intercale sa petite histoire dans la grande, mais là aussi, de manière plutôt détachée - d'abord par la description de vieilles photos, puis d'événements de sa vie abordés d'une façon plutôt superficielle et à travers la distance du "elle" plutôt que l'implication du "je". Résultat: alors que son regard sur les choses est magnifique de justesse et servi par une très belle écriture, j'ai beaucoup peiné à finir ce livre d'à peine 250 pages. Pour moi, ce n'est pas tant un roman qu'une collection d'images disjointes à laquelle je n'ai pas réussi à m'attacher un seul instant. 

mercredi 21 février 2018

lundi 19 février 2018

La semaine en bref #7





Lundi:
★ Je passe la journée en transe à cause de "The seven deaths of Evelyn Hardcastle", me dépêchant de finir mon quota de pages pour retourner lire sous mon plaid au crochet jusqu'à pas d'heure, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps.

Mardi:
★ Attaquer un bouquin de plus de mille pages alors que je me suis fixé comme objectif de lire un livre par jour en 2018, c'est sans doute un peu suicidaire, mais le dernier Paul Auster me fait trop envie. 
★ On profite de l'offre Orange "La 2ème place gratuite un mardi soir" pour aller voir "The shape of water". C'est très beau et très bien joué, mais il manque la quasi-totalité du background développée dans le bouquin (que j'ai traduit), et l'un des personnages principaux disparaît presque complètement. Du coup, je suis un peu frustrée. 

dimanche 18 février 2018

"Je suis une fille de l'hiver" (Laurie Halse Anderson)


Cassie, l'ex-meilleure amie de Lia, vient d'être retrouvée morte dans une chambre de motel. Si les deux jeunes filles étaient brouillées depuis un accident survenu six mois plus tôt, elles gardaient un point commun crucial: l'obsession de devenir aussi mince que possible en avalant le moins de calories possibles. Lia, qui allait un peu mieux depuis qu'elle avait été hospitalisée puis avait déménagé de chez sa mère avec qui elle ne s'entend pas pour s'installer chez son père, sa belle-mère sympa et son adorable demi-soeur, replonge de plus belle...

Je n'avais pas été bouleversée par "Vous parler de ça" de la même auteure; l'anorexie n'est pas un sujet qui m'intéresse dans l'absolu, et on ne peut pas non plus dire que la caution littéraire d'Enjoy Phoenix soit un argument très convaincant à mes yeux. Je suis donc infichue de vous dire pourquoi j'ai fait l'acquisition du dernier roman de Laurie Halse Anderson. Probablement parce que je cherchais un poche rapide à lire pour mes longs trajets en train et ne trouvais rien de plus alléchant dans les nouveautés. Bref. 

Contre toute attente, j'ai au final beaucoup aimé  "Je suis une fille de l'hiver". L'auteure a fait des recherches assez poussées pour réussir à très bien rendre ce qui se passe dans la tête de son héroïne, une fille parfaitement intelligente et consciente du mal dont elle souffre, mais pourtant incapable de se voir autrement que comme une grosse vache même à 42 kilos pour 1m70, incapable de se forcer à manger malgré tous les efforts de sa famille et de ses médecins. Les parents de Lia ont divorcé quand elle avait neuf ou dix ans, ce qui a signalé le début de son mal-être sans pour autant fournir une explication décisive à sa plongée dans l'anorexie: pourquoi elle, alors que l'immense majorité des enfants de divorcés ne présentent jamais de troubles alimentaires ou même comportementaux au sens large du terme? On voit bien que le déclencheur est difficile à identifier, donc à anticiper et encore plus à maîtriser pour aider les victimes à s'en sortir.

Lia est une fille sincèrement gentille, docile et pleine de bonne volonté, mais son anorexie a aussi fait d'elle une maîtresse menteuse et une manipulatrice, prête à tout pour faire croire qu'elle mange normalement et maintient un poids raisonnable alors que tel n'est pas le cas. Son parcours, qui montre bien que les troubles alimentaires ne sont pas un choix mais une véritable maladie mentale, a des accents de vérité assez forts pour ne pas conseiller la lecture du roman à une personne directement concernée; en revanche, il pourrait être très intéressant et éducatif pour quelqu'un qui a un(e) anorexique dans son entourage. Et même en tant que "simple" oeuvre de fiction, je le trouve assez touchant pour mériter d'être lu.

Traduction de Marie de Prémonville

Si j'étais un homme




Si j'étais un homme, je me ficherais que les toilettes des trains, des bars et des restos soient propres ou pas puisque je n'aurais pas besoin des abdos de Schwarzenegger et du sens de l'équilibre d'une acrobate chinoise pour faire pipi en position de squat sans toucher la cuvette.

Si j'étais un homme, j'aurais perdu ma virginité en deux minutes chrono vaguement honteuses au lieu de batailler avec un hymen en titane pendant des mois.

Si j'étais un homme, j'aurais eu la pression d'arriver à bander et à maintenir mon érection assez longtemps à chaque rapport sexuel, mais jamais l'ennui de devoir feindre l'orgasme pour en finir avant que le caoutchouc du préservatif ne commence à fondre.

Si j'étais un homme, moi aussi, j'aurais pu me contenter de demander "Et tu comptes faire quoi?" au lieu de devoir subir une IVG la veille de Noël. Et la peur de retomber enceinte malgré la contraception n'aurait pas hanté toute la suite de ma vie sexuelle. Par contre, je me serais peut-être demandé si je n'avais pas un enfant quelque part à l'insu de mon plein gré. 

Les conversations absurdes #26


Nous venons d'avoir une longue conversation sur la privatisation prochaine du rail français et belge. Sans surprise, je suis contre. 
MOI (un peu énervée): De toute façon, les transports en commun, c'est comme l'éducation et les soins médicaux: tout le monde en a besoin, donc, ça doit rester un service public. 
CHOUCHOU (le nez dans ses raviolis): Alors pourquoi le fromage, c'est pas un service public?

jeudi 15 février 2018

[BRUXELLES] Une masterclass cocktails à l'hôtel Le Châtelain





J'avais tellement aimé le brunch au champagne de l'hôtel Le Châtelain, la qualité de l'accueil et les cocktails que j'étais retournée prendre au bar avec une amie quelques jours plus tard, que je n'ai pas hésité une seconde lorsqu'on m'a proposé de tester leur nouvelle masterclass cocktails. Un mardi soir, en compagnie d'une douzaine d'autres journalistes, blogueurs et instagrameurs, j'ai donc découvert leur salle à manger transformée en vaste atelier, avec des stations de travail pour deux personnes extrêmement bien équipées: alcools basiques, instruments parfois bizarres aux yeux d'une néophyte, corbeille de fruits frais, grand seau à glaçons... 

mercredi 14 février 2018

Les conversations absurdes #25


MOI: C'est dingue le nombre d'infos aléatoires que je collectionne avec mon boulot, et qui ne me serviront jamais à rien. Aujourd'hui, par exemple, j'ai découvert ce qu'était une sphère de Dyson. 
CHOUCHOU (fonçant sur Google pour se renseigner): Ah, ben si, ça peut être très utile en cas d'apocalyse zombie. 
MOI (ironique): Je doute qu'avoir monté 427 meubles Ikea dans ma vie me qualifie pour bâtir une infrastructure géante autour du soleil. 
CHOUCHOU (pas troublé le moins du monde): Il ne faut pas se sous-estimer. Tu te rappelles en cours de biologie, quand on apprenait la saponification?
MOI (résignée): Laisse-moi deviner. Tu veux qu'on mette les zombies en fuite avec notre excès de propreté? 

mardi 13 février 2018

"The seven deaths of Evelyn Hardcastle" (Stuart Turton)


Le narrateur revient à lui alors qu'il est en train de courir dans les bois avec le nom d'"Anna" sur les lèvres. Peu de temps après, il voit passer au loin une femme qui hurle, poursuivie par un homme. Un coup de feu retentit. 

Le narrateur ne se souvient de rien; il ignore où il se trouve et ce qu'il fait là. Une boussole lui permet de gagner une vaste demeure décrépite et pourtant grouillante de monde, dont les occupants semblent le connaître. Il se nomme Sebastian Bell; il est médecin et a été invité à passer quelques jours au domaine de Blackheath en l'honneur d'Evelyn Hardcastle, la fille aînée des propriétaires qui rentre au logis après 20 ans d'absence. 

Le lendemain matin, le narrateur se réveille dans une autre chambre que celle où il s'est endormi, et dans un autre peau que celle de Sebastian Bell - mais le même jour que la veille. Désormais, il est le majordome qui ouvre la porte au médecin quand celui-ci arrive affolé, affirmant qu'on vient de tuer une femme dans les bois...

Une atmosphère à la croisée des romans d'Agatha Christie et d'une partie de Cluedo, en un peu plus sinistre encore. Des éléments qui rappellent le film "Un jour sans fin", le début de la deuxième saison de "The Good Place", la fin du roman "Dark matter" et le principe d'un escape game. Une intrigue épouvantablement retorse qui donne le tournis. Ca faisait longtemps que je n'avais pas à ce point été happée par une histoire, que je n'avais pas dépensé autant d'énergie mentale à assembler les pièces d'un puzzle sans avoir la moindre idée de ce que l'image finale allait donner. 

Souvent, les romans qui partent sur une base très originale ou provocante ont du mal à maintenir l'intérêt du lecteur sur la durée et peinent à proposer une conclusion satisfaisante. Ici, j'ai adoré l'explication donnée aux tribulations du narrateur, et j'ai été enchantée par la façon dont, à l'exception peut-être d'un ou deux détails sans importance, tous les éléments s'emboîtaient à la perfection. Ma seule réserve concerne l'origine de la mort d'Evelyn Hardcastle, celle qui est révélée tout à la fin et qui déclenche la succession des événements - je ne la trouve pas hyper crédible. 

J'ai également eu du mal à me faire à l'écriture de l'auteur, que j'ai trouvée un peu plate pendant toute la première moitié du livre. Après, je m'y suis faite et j'ai considéré la narration comme un exposé et un processus purement intellectuels - même si les émotions du narrateur jouent un rôle très important dans la résolution de l'histoire. Dans l'ensemble, malgré quelques légers défauts,  "The seven deaths of Evelyn Hardcastle" m'a soufflée comme peu de romans y parviennent encore aujourd'hui.

Si vous aimez les histoires qui bougent et les grands sentiments, je ne vous le recommande pas: il vous ennuiera sûrement. Si, par contre, vous aimez vous torturer les neurones et admirer l'architecture d'une intrigue complexe autant que moi... Foncez. (Puis revenez me dire combien j'ai été admirable d'écrire une critique sans spoiler grand-chose alors qu'il y a tant d'éléments que j'aurais eu envie de commenter!)

[BRUXELLES] Escape Rush: Submarine bunker





Si vous avez un peu suivi nos aventures d'amateurs de l'évasion, vous avez dû vous rendre compte que les cadenas sont la plaie des joueurs chevronnés. Quand on a déjà une quarantaine de salles à son actif (et même bien avant ça), on devient nettement plus exigeant sur la qualité des scénarios et des énigmes. Alors, quand l'un des créateurs d'Escape Rush, qui a ouvert en janvier dans le quartier du cimetière d'Ixelles, m'a contactée pour me proposer de tester sa salle "high tech sans aucun cadenas", ma réponse a été aussi rapide qu'enthousiaste. Oui, oui, oui! Le temps de rameuter nos coéquipiers habituels, et quelques jours plus tard, nous débarquons dans des locaux impressionnants de par leur taille comme par le soin apporté à leur déco: ceux de l'agence Ravenswood...

lundi 12 février 2018

La semaine en bref #6





Lundi:
My Little Paris met en avant une recette de beignets fourrés à l'occasion de la journée mondiale du Nutella. Je ne peux pas m'empêcher de commenter que ça serait bien d'arrêter de faire de la pub pour cette merde. Je pense que je vais encore me faire traiter de troll, et je suis agréablement surprise de voir une levée de boucliers unanime contre cette publication. Je crois que nous aurons été nombreux à nous désabonner de leur compte aujourd'hui.
 Arrivée de la décision administrative tant attendue, qui représente 75% du résultat optimal possible. Joie et soulagement.
 ENCORE un film Star Wars? Mais quand est-ce que ça va s'arrêter?
 C'est bien ce qu'il me semblait: nous avons une fuite d'eau sous l'évier de la cuisine.

dimanche 11 février 2018

Ici et maintenant #2





La dernière fois que vous avez ri aux éclats: Quand Chouchou m'a annoncé que le téléphone fixe qui ne fonctionnait plus depuis des mois, et qu'on ne se décidait pas à remplacer parce qu'il n'y a que des démarcheurs qui nous appellent sur ce numéro, n'était juste pas branché. 

La dernière fois que vous avez pleuré: En regardant "Coco". La famille est devenue un sujet méchamment douloureux chez moi.

vendredi 9 février 2018

"Professeur Goupil est amoureux" (Loïc Clément/Anne Montel)


En septembre dernier, je vous présentais "Professeur Goupil", l'histoire d'un renard misanthrope qui vivait seul dans un grand manoir. A la suite d'une expérience foireuse, il se retrouvait envahi par un tas de petits animaux avec qui il finissait par apprendre à partager. Six mois plus tard, on le retrouve avec bonheur, toujours sous la plume de Loïc Clément et le pinceau d'Anne Montel. 

Professeur Goupil s'est habitué à vivre avec toute sa joyeuse ménagerie. Mais voilà que celle-ci lui réclame des histoires au moment d'aller dormir, et pas n'importe quelles histoires: des aventures qui lui sont vraiment arrivées! Professeur Goupil décide d'écrire son autobiographie, mais il a du mal à se concentrer. Distrait par sa nouvelle voisine Akiko, il se met à revisiter des fables et des contes célèbres dans lesquels le héros sauve toujours la jolie héroïne...

Destiné à un jeune public qui commence juste à pouvoir lire de courts romans, ce deuxième tome de "Professeur Goupil" poursuit dans la même veine tendre et drôle que le premier, en revisitant un tas d'histoires bien connues des enfants comme des adultes et en soulignant l'importance du rituel du coucher - bordage et bisoutage constituant les deux étapes indispensables à une nuit réussie. On attend avec impatience de voir ce que deviendra notre renard plus du tout asocial dans les prochains!

Merci aux éditions Little Urban pour cette lecture.  



jeudi 8 février 2018

[BRUXELLES] "Wonderland" au MIMA





Dimanche, nous sommes allés au MIMA, le seul musée d'art contemporain dont j'apprécie toujours les expositions (même si je trouve qu'elles manquent souvent de femmes). Cette fois, il présente le travail du duo suédois Akay & Olabo. Ceux-ci, qui refusent de se laisser photographier, pratiquent l'art de la rébellion sous toutes ses formes. Vandalisme créatif dans des lieux publics abandonnés, détournement d'objets et de concepts sont à l'honneur dans "Wonderland". Il serait presque dommage de détailler en quoi consistent exactement les installations sélectionnées, tant j'ai eu de plaisir à les découvrir sur place. Sachez juste que toutes sont interactives et hyper-ludiques, si bien que même des enfants ou des personnes généralement hermétiques à l'art contemporain devraient aimer la visite...

mercredi 7 février 2018

"Petite balade et Grande Muraille" (Maïté Verjux)


Au début de l'année 2016, Maïté Verjux, fraîchement diplômée d'une école de graphisme et n'ayant pas de projets précis pour la suite, décide de partir dans un endroit lointain dont elle ne parle pas la langue afin de sortir de sa zone de confort et tenter l'expérience de la communication par le dessin. Elle choisit de se rendre à Pékin pour une période de trois mois, et c'est ce séjour qu'elle relate dans cet ouvrage. Partie sans grande connaissance de la culture locale et sans attentes spécifiques, elle est choquée à son arrivée par la pollution ambiante, mais aussi par les conditions de vie dans sa coloc bondée. Après avoir passé deux jours dans son lit sans oser mettre les pieds dehors et sans manger quoi que ce soit, elle se décide à s'aventurer dans les rues de Pékin... 

Très intéressée par l'Asie et amatrice de récits de voyage, surtout illustrés, je ne pouvais que me pencher sur le premier ouvrage publié par Maïté Verjux. Si j'ai beaucoup apprécié ses dessins et son utilisation de l'écriture inclusive, je ne peux vraiment pas dire que son expérience m'a donné envie de me rendre à Pékin (ou n'importe où ailleurs en Chine, sorti de Hong-Kong). Entre la pollution abominable, l'hygiène plus que douteuse, la propagande omniprésente dans les lieux culturels, les tentatives d'arnaque dont l'auteure est plusieurs fois la cible, la façon dont les autochtones traitent les Européens comme des bêtes curieuses et le grouillement humain insupportable dans tous les lieux touristiques, y compris à l'extérieur des grandes villes, j'ai eu l'impression que tous mes cauchemars de voyage urbain se trouvaient rassemblés au même endroit. Si l'auteure a fait des expériences positives en Chine - hormis pour une journée qu'elle passe dans la montagne avec des amis juste avant de rentrer en France -, ça ressort assez peu. C'est bien la première fois de ma vie qu'un récit de voyage me donne envie de ne surtout pas bouger de chez moi. 

mardi 6 février 2018

"Le Club de l'Ours Polaire T1: Stella et les Monde Gelés" (Alex Bell)


Trouvée dans la neige quand elle était toute petite, Stella a été adoptée par Felix, un explorateur du Club de l'Ours Polaire qu'elle rêve d'accompagner dans sa prochaine expédition au coeur des Mondes Gelés. Oui mais voilà: tout le monde sait bien que les filles ne peuvent pas devenir exploratrices. D'ailleurs, sa tante Agatha préfèrerait l'envoyer dans un pensionnat pour que la fillette de douze ans y apprenne la broderie et les bonnes manières...

C'est la superbe couverture de ce roman jeunesse qui a attiré mon attention en librairie (comme quoi, payer un bon illustrateur vaut vraiment la peine - je dis ça je dis rien, mesdames-messieurs les éditeurs). Je n'avais jamais entendu parler d'Alex Bell, qui n'avait jusqu'ici écrit que pour un public adulte, mais j'avoue avoir dévoré "Stella et les Mondes Gelés" en une seule journée. Certes, on pourra trouver que l'héroïne est le stéréotype de la jeune aventurière: têtue, curieuse au point d'en devenir imprudente, mais toujours sauvée par son courage et son astuce. Et le public visé étant relativement jeune, il ne faut pas non plus s'attendre à un scénario d'une complexité diabolique ou d'une originalité folle.

En revanche, je peux vous certifier que l'histoire est menée tambour battant, qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde et que l'auteure réussit à caser très habilement ses convictions féministes en même temps que quelques leçons de vie bien senties. Mais ce qui m'a le plus enchantée, c'est l'univers qu'elle a construit, un univers magique dans lequel se côtoient des dinosaures nains et des arbres à bagels, des concombres chantants et des cuillères à moustache. J'ai adoré le personnage de Dragigus, meilleur ami demi-elfe et vraisemblablement autiste de Stella, les quatre clubs d'explorateurs et leurs règlements intérieurs respectifs qu'on trouve à la fin du livre, mais aussi le cliffhanger final qui donne très très envie de découvrir la suite de cette série bourrée de charme. J'espère qu'Alex Bell écrit vite!

Traduction de Faustina Fiore

[BRUXELLES] SemSom, le deli libanais du quartier Flagey





Depuis la semaine dernière, un deli libanais a remplacé l'ancien SUP près de la place Flagey. SemSom est une initiative de Dane, l'un des anciens propriétaires du SUP, à moitié libanais par son papa - qui est son premier client et son critique le plus sévère! Dans un décor toujours sobre où domine le bois clair, le restaurant propose un assortiment de salades, d'houmous et autres dips qui peuvent être assemblés en assiette composée, mais aussi des wraps et des manoushes - sorte de pizzas tartinées de halloumi, de zaatar ou des deux. 

lundi 5 février 2018

La semaine en bref #5




Lundi:
Je boucle ma traduction de roman jeunesse avec deux jours et demi d'avance. Je viens juste de l'envoyer quand je reçois un coup de fil de la comptable de l'éditeur concerné, qui se confond en excuses pour l'augmentation de la CSG comme si c'était sa faute. Je lui dis qu'après la retraite complémentaire obligatoire à 8% qu'on nous a imposée l'an dernier, on n'en est plus à ça près. Elle n'était pas au courant. "Oh là là, mais comment vous faites?" me demande-t-elle, catastrophée.
★ 29 janvier et je n'ai toujours pas acheté de cartes de voeux. On va pas se voiler la face: pour 2018, c'est mort. Pardon à tous les amis qui ont pris la peine de m'en envoyer une, eux. Je tâcherai de me rattraper pour leur anniversaire.
★ Je teste ce cours de yoga pour l'ouverture des épaules, et comme d'habitude, je souffre le martyre. Décidément, le yoga et moi, on est fâchés en ce moment...

dimanche 4 février 2018

Tout est politique




faire ses courses à l'hyper / consommer de préférence bio-local-de saison / acheter ses fruits et légumes directement au producteur, sur le marché ou en adhérant à un système de panier hebdomadaire
manger de la viande à tous les repas / manger de la viande rarement, et bien la choisir / être végétarien ou végane
se faire plaisir avec plein de vêtements pas chers / acheter moins et plus éthique

samedi 3 février 2018

Envies de février




cette robe en jersey olive
ce panier à linge pour remplacer le nôtre, vieux et moche
cette petite table blanche pour y mettre téléphone et box au bout de notre canapé
la superbe pilea repérée le mois dernier chez Groendekor
un potager d'intérieur Lilo
ce kit de tissage pour me lancer
des aimants-portraits de Chouchou et moi
un cocktail chez Arthur Orlans
cette soupe carottes-patate douce-lait de coco
et cette soupe de lentilles-et-plein-d'autres-trucs
un week-end à Metz au printemps
...et un autre à Rotterdam + Scheveningen

vendredi 2 février 2018

Deux mois sans Amazon




A une exception près - le bouquin de photos de Pete Souza que je n'arrivais pas à me procurer ailleurs -, je n'ai plus commandé de livres papier sur Amazon depuis le 3 décembre dernier. Ca n'a pas été si difficile que je le pensais de rompre avec cette habitude pourtant enracinée depuis 20 ans (glups), et j'en ai retiré beaucoup de bénéfices: 

Janvier 2018



jeudi 1 février 2018

[BRUXELLES] Un nouveau Bia Mara à Ixelles!




Cela fait déjà plusieurs années que nous sommes clients du Bia Mara de la Bourse: un fish and chips  à l'approvisionnement responsable qui propose un grand choix de poissons, mais aussi du poulet et même une option végétarienne, ainsi qu'une panoplie de sauces toutes plus fabuleuses les unes que les autres (personnellement, j'avoue un faible pour la mayo à l'ail et à la truffe). Malheureusement, l'endroit est un peu victime de son succès, et il faut s'armer de patience pour aller y manger au débotté un vendredi ou un samedi soir... Alors, quand j'ai été invitée à l'inauguration d'un second restaurant situé à 10 mn à pied de chez nous, je n'ai pas hésité une seconde!