dimanche 8 avril 2018

"Les petits riens T8: Tout est à sa place dans ce chaos exponentiel" (Lewis Trondheim)


Déjà le 8ème tome des "Petits riens", cette collection d'anecdotes autobiographiques dessinées par Lewis Trondheim et, jusqu'à il y a quelques mois, pré-publiées sur son blog. L'auteur y saisit des moments absurdes de son quotidien et de ses voyages professionnels, illustre ses réflexions désabusées ou perplexes, partage ses névroses dérisoires et ses victoires minuscules sur l'adversité. Et bien qu'il se présente, sans doute de manière assez justifiée, comme un type bougon qui n'irradie pas franchement la joie de vivre, beaucoup de choses me le rendent très sympathique. Sa lucidité sur lui-même. L'angle parfois un peu absurde sous lequel il considère les choses. Le couple solide, uni mais pas fusionnel, qu'il forme avec sa femme. Sa capacité, au milieu d'une kyrielle d'angoisses petites ou grandes, à profiter de la vie malgré tout. Et bien sûr, son talent pour dessiner et raconter tout cela. "Les petits riens" fait partie des très rares bédés qu'il m'arrive de relire parfois, et toujours avec le même plaisir. 

samedi 7 avril 2018

La vie est trop courte





pour repasser alors qu'il suffit d'acheter des vêtements avec un peu d'élasthane
pour se forcer à finir un livre qu'on n'aime pas
pour se prendre la tête avec des détails
pour fréquenter des gens qui nous gonflent
pour se torturer à essayer de correspondre aux canons de beauté en vigueur
pour se priver de manger ce dont on a très envie
pour remettre à demain ce qui nous ferait vraiment plaisir aujourd'hui
pour ne pas utiliser la belle vaisselle de peur de l'abîmer
pour décider qu'on sera heureux quand on aura un meilleur salaire/un(e) partenaire/un nouvel appart'
pour attendre que les conditions soient idéales avant de se lancer
pour la remplir de choses à faire au point de n'avoir plus le loisir d'en savourer aucune
pour ne pas prendre le temps de prendre le temps
pour étouffer nos pulsions bienveillantes de crainte qu'elles soient mal reçues
pour ne pas faire des gens qu'on aime une priorité
pour ne pas écouter la petite voix en nous qui sait très bien de quoi on a envie et besoin
pour répondre "oui" alors que tout en nous crie "non"
pour ruminer des rancoeurs ou se laisser bouffer par des regrets
pour se résigner à subir ce qui peut être changé
pour courir après une perfection insaisissable
pour ne pas s'aimer soi-même

"D'encre, de verre et d'acier" (Gwendolyn Clare)


Fin du XIXème siècle. Elsa vit dans le monde scripté de Veldane avec Jumi, sa mère, qui en est la gardienne et la développeuse. Le jour où Jumi est enlevée, Elsa se lance à la poursuite de ses ravisseurs dans le monde réel. Sa quête l'entraîne d'abord à Paris, puis à Amsterdam et à Pise. Là, elle se réfugie dans un foyer très spécial, destiné aux orphelins exceptionnellement doués pour les sciences. Avec l'aide de Leo l'as de la mécanique, de Faraz l'achimiste et de Porzia la scriptologue, Elsa arpente les mondes et découvre peu à peu un complot de grande envergure...

Si "D'encre, de verre et d'acier" (que j'ai lu en anglais sous son titre originel: "Ink, iron, and glass") se passait dans un futur proche, Elsa serait un personnage de jeu vidéo et Veldane un monde de réalité virtuelle conçu informatiquement. Mais Gwendolyn Clare a choisi de situer son roman à la fin du XIXème siècle, ce qui m'arrange fortement car je suis bien plus sensible à l'univers et l'esthétique steampunk qu'à ceux de la SF. J'ai adoré Skandar la pieuvre cyclope ailée qui cache bien son jeu, la Casa della Pazzia - cette maison intelligente avec qui on peut dialoguer et qui envoie des bots réparer les dégâts commis par une horde de jeunes inventeurs enthousiastes -, l'amitié qui, à partir d'une méfiance réciproque, se développe entre Elsa et Porzia sur la base de leur passion partagée pour la scriptologie, et l'escape game grandeur nature dont toute la petite bande doit s'échapper à la fin. Les personnages m'ont paru un peu basiques, définis chacun par deux caractéristiques et deux seulement: Elsa est brillante et indépendante; Leo est grande gueule mais sensible dans le fond; Faraz est étranger et compréhensif; Porzia est sarcastique et maternante. Mais leur groupe fonctionne bien; l'univers excite l'imagination du lecteur et l'intrigue réserve son lot de surprises. Du coup, je souffre à la perspective d'attendre jusqu'à février 2019 pour découvrir la suite et fin de l'histoire.

Traduction de Mathilde Montier

jeudi 5 avril 2018

Le homard




Au commencement j'étais molle. 

Dans tous les sens du terme. 

Physiquement, une petite chose blanche et dodue, dont ni la coupe de cheveux ultra-courte imposée par sa mère, ni la mode disgracieuse des années 70 ne venaient arranger la face de poisson-lune. 

Emotionnellement, une créature peu intéressée par les autres et sans défense aucune face à eux, pleurnicharde en diable qui exécrait tout effort physique et ne respirait que le nez dans ses bouquins. 

Si j'avais pu grandir dans une bulle, tout se serait très bien passé. 

mercredi 4 avril 2018

Mésaventures ferroviaires (2)





Autant vous prévenir tout de suite: ce billet n'aura sans doute pas grand intérêt sauf pour les gens qui sont embêtés pour circuler pendant la grève de la SNCF. C'est pour eux que je relate mon expérience, en espérant que ça pourra leur servir!

Or donc. Mon plan initial pour la semaine prochaine était le suivant: faire Toulon-Aix-en-Provence le jeudi matin, passer la journée à Aix avec mon amie Isa, dormir sur place dans un joli hôtel et repartir le lendemain pour monter à Bruxelles avec un combo TGV Aix-Paris puis Thalys Paris-Bruxelles. Problème: le vendredi sera un jour de grève où on s'attend à ce que très peu de TGV circulent, surtout sur l'axe Sud-Est, et je ne voulais pas me retrouver coincée à Aix une deuxième voire une troisième nuit sans hébergement. Donc, j'ai présenté mes excuses à Isa et lui ai dit que ça ne serait que partie remise, puis j'ai entrepris de déplacer mon Aix-Bruxelles du vendredi au jeudi histoire de faire Toulon-Bruxelles dans la journée.

Envies d'avril




mardi 3 avril 2018

[BELGIQUE] Les cabanes de Rensiwez





Depuis des années, je rêvais de passer une nuit dans une cabane. Mon plan originel impliquait que la cabane en question soit perchée dans un arbre pour coller à un vieux fantasme d'enfant, mais en effectuant des recherches sur internet, j'ai eu le coup de foudre pour les cabanes de Rensiwez dont l'aménagement me semblait beaucoup plus attirant que celui de toutes les cabanes dans un arbre accessibles depuis Bruxelles. Pour mon anniversaire, je me suis donc décidée à réserver - et en m'y prenant un mois à l'avance, pour un lundi soir hors saison touristique, la seule cabane encore disponible sur le site était la Thalia. J'aurais préféré une de celles équipées d'un bain nordique ou mieux encore, d'un sauna, mais je tenais à la date. Donc, en avant pour la Thalia et deux petits déjeuners à base de produits du cru. Montant total de la facture: 160€. 

dimanche 1 avril 2018

La semaine en bref #13



"Envoyez tous mes hommes à Vienne!"

Lundi:
★ Pendant que nous sommes aux cabanes de Rensiwez, David m'appelle pour me souhaiter un bon anniversaire tout en emmenant les garçons à un concert de Toto. Plus tard, c'est le tour de ma soeur avec qui je reste trois quarts d'heure au téléphone alors qu'on n'aime ça ni l'une ni l'autre. Et à la sortie du Zénith, Attila m'envoie un texto en son nom et celui de son frère. Je n'avais aucune nouvelle directe d'eux depuis août dernier et c'est sans doute ce qui m'a fait le plus plaisir aujourd'hui. 

jeudi 29 mars 2018

"The darkest minds" (Alexandra Bracken)


Quand Ruby avait 10 ans, les enfants américains se sont mis à mourir subitement, tandis que les rares survivants développaient des pouvoirs dangereux. Le gouvernement les a donc fait enfermer dans des camps de réhabilitation où ils ont été classés en fonction de leurs capacités psychiques: Vert pour une intelligence hors du commun, Bleu pour la télékinésie, Jaune pour le contrôle de l'électricité, Orange pour la télépathie et Rouge pour la pyrokinésie. Puis les Jaunes, les Oranges et les Rouges ont mystérieusement disparu. 

Pendant six ans, Ruby est parvenue à se faire passer pour une Verte et à survivre tant bien que mal dans un environnement sinistre. Jusqu'au jour où, sa véritable nature risquant d'être dévoilée, elle accepte l'aide d'un faux médecin pour fuir le camp de Thurmond. Elle découvre très vite que Cate, sa sauveuse, appartient à une organisation anti-gouvernementale nommée la Ligue des Enfants. Craignant de n'avoir échappé à une prison que pour devenir l'instrument de ces terroristes, Ruby fausse compagnie à Cate et croise la route d'un trio d'autres fuyards: Zu, une fillette qui ne parle pas, Chubs, horriblement myope, amateur de lecture et pessimiste de classe galactique; et Liam, chef au grand coeur de cette petite bande. A bord d'un van baptisé Black Betty, ils cherchent une communauté mythique de jeunes comme eux...

C'est la sortie imminente du film tiré de la trilogie d'Alexandra Bracken qui m'a donné envie de me pencher sur cette dernière - publiée en français sous le titre "Les insoumis" et assortie d'excellentes critiques de lecteurs. "The darkest minds" est une dystopie jeunesse écrite dans un style très quelconque, avec un scénario prévisible et une héroïne dont l'unique trait de caractère semble être sa méfiance envers ses propres pouvoirs. Malgré l'accumulation de poncifs, ce n'est pas trop mal ficelé et ça pourra sans doute distraire les ados amateurs du genre; pour ma part, je me suis plutôt ennuyée. 

Lectures de Mars 2018





ROMANS
- La maison aux secrets (Catherine Robertson) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Konbini (Sayaka Murata) ♥︎♥︎♥︎
- Veronica Speedwell T3: A treacherous curse (Deanna Raybourn) ♥︎♥︎♥︎
- Knit one, girl two (Shira Glassman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Three things about Elsie (Joanna Cannon)
- How to be happy (Eva Woods) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- American panda (Gloria Chao) ♥︎♥︎
- The Disappearances (Emily Bain Murphy) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le célèbre catalogue Walker & Dawn (David Morosinotto) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La péninsule aux 24 saisons (Mayumi Inaba) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Je suis le genre de fille (Nathalie Kuperman) ♥︎♥︎
- Comme une mule qui apporte une glace au soleil (Sarah Lapido Manyika) ♥︎♥︎♥︎
- Le Pactole (Cynthia d'Aprix Sweeney) ♥︎♥︎♥︎
- Le goût sucré des souvenirs (Beate Teresa Hanika) ♥︎♥︎♥︎
- Spellslinger T2: Shadowblack (Sebastien de Castell) ♥︎♥︎♥︎
- The darkest minds (Alexandra Bracken) ♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- Voyage au bout de l'été (Keiko Nishi) ♥︎♥︎♥︎
- Le goût d'Emma (Takahama/Maisonneuve/Pavlowitch) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Isabella Bird femme exploratrice T2 (Taiga Sassa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- March comes in like a lion T8 (Chica Umino) ♥︎♥︎
- The ancient magus bride T8 (Kore Yamazaki) ♥︎♥︎
- La Ptite Lu (Lucie Guyard) ♥︎
- Dryades (Tiffanie Vande Ghinste) ♥︎♥︎♥︎
- Porcelaine T3: Mère (Benjamin Read/Chris Wildgoose) - en cours
- Zenobia (Morten Dürr/Lars Horneman) ♥︎♥︎♥︎
- Artiste T1 (Taro Samoyed) ♥︎♥︎♥︎
- La trilogie de la citadelle T1: L'escalier vers les nuages bleus (Anne Opotowsky/Aya Morton) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La cantine de minuit 3 (Yarô Abe) ♥︎♥︎♥︎
- Ceux qui restent (Josep Busquet/Alex Xöul) ♥︎♥︎

DIVERS
- The official grimoire: A magickal history of Sunnydale (A.M. Robinson) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- You do you (Sarah Knight)

mercredi 28 mars 2018

Mésaventures ferroviaires (1)





Hier, au retour d'une super excursion d'anniversaire que je vous raconte très bientôt, j'essaie de changer mon Bruxelles-Toulon prévu pour le 3 avril, premier jour de la grève des cheminots. Le numéro du service client est, bien entendu, toujours en dérangement. Sur la page concernée du site internet, on m'indique que mon billet n'est échangeable gratuitement que dans un point de vente SNCF, mais que sur internet, je peux annuler le billet initial à 94€, direct et en 1ère classe, puis racheter pour le 2 avril un billet de 2nde avec 2 correspondances pas pratiques pour la modique somme de 288€. Euh, non. A la billetterie internationale de la gare du Midi, où je me suis traînée exprès, on me dit qu'il ne reste plus aucun point de vente SNCF en Belgique depuis 7 ans. Au bord de la En pleine crise de nerfs, j'achète des billets de Ouibus pour faire un aller-retour à Lille le lendemain en bousillant une journée de travail. 

dimanche 25 mars 2018

La semaine en bref #12





Lundi:
La propriétaire de Chouchou nous apprend que la voisine du 1er s'est suicidée. Le voisin du rez-de-chaussée ayant déjà fait de même il y a quelques années, je commence à m'interroger sur l'atmosphère de l'immeuble.
 La réservation des Air B'n'B à Glasgow et Edimbourg boucle dans la douleur (c'est cheeeer!) les préparatifs de notre voyage de juin. Il ne restera plus qu'à bloquer une séance de l'escape game sympa que j'ai repéré, et prendre les billets pour le ferry de l'île de Skye + les transferts depuis ou vers l'aéroport (qu'on achètera sur place).

samedi 24 mars 2018

Deux étirements pour les gens qui passent la journée assis devant un ordinateur


Cette semaine, je suis allée me faire masser par l'Incroyable M. Oh. Le haut de mon dos était horriblement tendu, un peu parce que je passe toutes mes journées voûtée sur le clavier d'un ordinateur portable, et un peu parce que chez moi, c'est dans cette partie du corps que va toujours se loger le stress. Du coup, j'ai demandé à l'Incroyable M. Oh s'il avait des étirements à me conseiller pour détendre un peu tout ça, et voici les deux exercices super-faciles-mais-super-efficaces qu'il m'a conseillés. Je les partage avec vous (et non "Je vous les partage", cette boucherie grammaticale qui m'agresse environ 17 fois par jour sur les réseaux sociaux, merci, bisous) parce que je suis bien certaine que ce problème de tensions localisées est très répandu chez les employés de bureau et les indépendants!



vendredi 23 mars 2018

Revue de presse internet - mars 2018






Comment de tout temps, la médecine a méprisé les douleurs des femmes. (en anglais)

Le meilleur traitement pour les maux de dos n'est pas celui qu'on croit.

A l'heure de "50 nuances de Grey" et de #MeToo, c'est quoi le "bon sexe"?

...Et la fameuse "culture du viol", elle recouvre quoi, au juste?

On s'en doutait un peu: les aliments ultratransformés favoriseraient le cancer.

On s'en doutait encore plus: le problème, ce n'est pas le coût des salaires mais celui du capital.

Pourquoi privatiser la SNCF n'est pas la solution.

Kyan Khojandi parle de créativité (dans la première partie de ce podcast), et c'est hyper intéressant.

Les effets de l'anxiété sur la mémoire. (en anglais)

Pour lutter contre nos complexes, inspirons-nous des animaux! (en anglais)

jeudi 22 mars 2018

"La péninsule aux 24 saisons" (Mayumi Inaba)


Une femme d'âge mûr, qui a fait le choix de rester célibataire et de ne pas avoir d'enfant, quitte provisoirement Tokyo pour passer un an dans la petite maison dotée d'un confort rudimentaire qu'elle s'est fait construire sur une péninsule essentiellement sauvage. Là, entre mer et forêt, elle part à la découverte de la nature et des 24 saisons égrenées par un vieil almanach. Elle se recentre sur ses besoins essentiels, s'interroge sur le temps qui passe et la vieillesse qui pointe à l'horizon, tisse des liens amicaux avec ses rares voisins. 

C'est un roman très contemplatif que Mayumi Inaba propose ici. La belle traduction d'Elisabeth Suetsugu sait préserver la délicatesse de la langue japonaise tout en gommant son côté un peu hermétique pour une sensibilité européenne. Ainsi, malgré sa lenteur, la narration s'écoule avec une grande fluidité; les descriptions de paysages et les sensations invoquées restent délicieusement évocatrices. Et même une citadine endurcie comme moi tombe sous le charme serein de "La péninsule aux 24 saisons".

Traduction d'Elisabeth Suetsugu

mercredi 21 mars 2018

Les conversations absurdes #27


CHOUCHOU: J'ai lancé la préparation du repas. 
MOI: OK, tu as fait quoi? 
CHOUCHOU: J'ai mis de l'eau à chauffer. 
MOI: ...
CHOUCHOU: Avec un bouillon cube dedans!
MOI: C'est bien, une tasse d'eau chaude parfumée, ça fera un dîner qui ne te restera pas sur l'estomac. 

"Le célèbre catalogue Walker & Dawn" (Davide Morosinotto)


Ils sont quatre copains qui vivent près de la Nouvelle-Orléans au début du XXème siècle. P'tit Trois, issu d'une famille de garçons, espiègle et curieux. Eddie, qui a la santé fragile et entend parler les animaux. Julie, courageuse et débrouillarde, et son petit frère Min, qui a la peau noire et ne parle jamais mais n'en pense pas moins. Pour échapper à une existence peu riante, ils se sont construit une cabane dans le bayou et s'y réfugient le plus souvent possible. 

Un jour, ils trouvent trois dollars au fond d'une boîte de conserve et décident d'utiliser cette petite fortune pour se commander quelque chose dans le célèbre catalogue de vente par correspondance Walker & Dawn... Ils ne se doutent pas qu'ils viennent de mettre en branle une aventure qui les conduira jusqu'à Chicago et leur permettra d'élucider un crime vieux de plusieurs années. 

La littérature jeunesse italienne réserve décidément de très bonnes surprises. Après Pierdomenico Baccalario et sa boutique Vif-Argent, c'est au tour de Davide Morosinotto de m'embarquer avec ses héros dans un périple qui n'a pas été sans me rappeler celui du jeune T.S. Spivet. P'tit Trois, Eddie, Julie et Min, les inséparables copains unis dans l'adversité, racontent chacun à son tour une partie de leur histoire commune, illustrée pour le premier par des extraits du catalogue, pour le second par des cartes géographiques, pour la troisième par des coupures de journaux, et pour le dernier par... Je vous laisse le soin de le découvrir vous-même. 

Si le scénario est décidément rocambolesque et la happy end fort prévisible, "Le célèbre catalogue Walker & Dawn" a le grand mérite de ne pas gloser sur la pauvreté, le racisme ou les mauvais traitements qui composent le quotidien de ses personnages et semblent normaux pour l'époque. Un bon moyen, sûrement, d'aborder ces questions difficiles avec les lecteurs de 9 à 12 ans auxquels le roman me semble destiné. 

Traduction de Marc Lesage

Un brunch tout petit et un bus très rapide





Dernier jour à Paris. Chouchou descend nous chercher des viennoiseries et met longtemps à revenir car toutes les boulangeries du quartier sont fermées en ce dimanche à l'exception d'un lointain Paul - bizarre. Nous nous préparons et quittons l'appartement Air B'n'B avec notre petite valise, puis prenons à pied la direction de République car j'ai réservé chez Umami Matcha Café, un endroit que j'adore et dont je souhaitais tester le brunch depuis longtemps. Nous arrivons en début de service et optons tous les deux pour la formule Umami à 30€ (par opposition à la formule Veggie qui en coûte 28). Le menu est très alléchant. Le plateau qui nous parvient au bout d'une vingtaine de minutes l'est aussi, mais... Surprise, le burger et le dorayaki, que j'imaginais en taille normale, sont en fait tout petits. L'ensemble est excellent, avec des saveurs originales et subtiles, mais me laisse sur ma faim. Je reviendrai sûrement ici, mais juste pour le déjeuner. 

mardi 20 mars 2018

Des okonomiyaki, de la pop, un missionnaire et des hamburgés





Couchée à 23h30, j'émerge après une bonne nuit de sommeil et constate qu'il est... 10h40. Ah oui, quand même. Nous nous levons sans plus tarder et nous préparons pour aller déjeuner avec Autre Moi et Junior. La moitié des sorties de la station Opéra sont fermées; nous devons donc faire un grand détour sous la pluie pour gagner la rue des Petits Champs. Kioko est en rupture de stock de sobacha; en revanche, je trouve les deux livres que je voulais chez Komikku.