samedi 30 septembre 2017

Les conversations absurdes #16


CHOUCHOU (en train de faire la cuisine): Il y a du persil nazi. 
MOI (interloquée): Qu'est-ce qui te permet de dire que le persil est nazi? Il brandit des torches tiki? 
CHOUCHOU (articulant bien): Moi-si. Il y a du persil moi-si.

Septembre 2017



"Une apparition" (Sophie Fontanel)


Je me fiche totalement de la mode, son domaine d'expertise sur lequel elle a écrit pendant quinze ans dans ELLE et continue à écrire actuellement dans L'Obs. Pourtant, j'adore Sophie Fontanel: je la trouve d'une bienveillance rare, drôle, légère et vraie à la fois. J'ai dévoré "Grandir" où elle racontait comment elle s'était occupée de sa mère devenue dépendante, et "L'envie" où elle évoquait une longue période d'abstinence sexuelle.

Dans "Une apparition", il est question de cheveux - les siens, dont elle a décidé un jour de laisser la blancheur naturelle prendre le dessus sur les teintures brunes. Cet acte a priori anodin suscite des réactions très vives autour d'elle: d'un côté le rejet, l'incompréhension et même un certain dégoût de la part de ceux qui considèrent son geste comme une forme de négligence ou d'abdication devant la vieillesse; de l'autre, l'admiration de ceux qui y voient (à juste titre) une manifestation de liberté, et l'envie de beaucoup de femmes qui aimeraient en faire autant mais n'osent pas.

Pendant un an et demi, l'auteure chronique sa transformation capillaire qui se révèle une transformation tout court. Elle ne s'est jamais trouvée belle, et voilà qu'au milieu de la cinquantaine, elle le devient par la grâce de sa crinière blanche qui l'auréole d'une lumière nouvelle. Sans prétendre donner de leçon ni détenir de vérité autre que la sienne, elle interroge indirectement le lecteur sur son propre rapport aux apparences et à l'âge. Entre humour et émotion, un livre plus profond que la photo de couverture façon Cousin Machin ne le laisse supposer!

vendredi 29 septembre 2017

Lectures de Septembre 2017




ROMANS
- Stolen things (Stephen Parolini) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- De l'autre côté (Stefan Casta) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le dernier cerveau disponible (Alexandre Feraga)
- La nuit sera belle (Lucie Desaubliaux) ♥︎♥︎
- Le chapiteau vert (Ludmila Oulitskaïa)
- Un été à Bluepoint (Stuart Nadler) ♥︎♥︎♥︎
- Nous, les déviants (C.J. Skuse) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Un roman d'aventures - ou presque! (Yaël Hassan)
- Grupp (Yves Grevet) ♥︎♥︎♥︎
- The end of the day (Claire North)
- Parce que je déteste la Corée (Chang Kang-myoung) ♥︎♥︎
- Pourquoi les oiseaux meurent (Victor Pouchet)
- David Bowie n'est pas mort (Sonia David) ♥︎♥︎♥︎
- 49 ans et demi (Edith Rébillon) ♥︎
- Les derniers jours de l'émerveillement (Graham Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Norma (Sofi Oksanen) ♥︎
- Kokoro (Delphine Roux) ♥︎♥︎
- La fée, la pie et le printemps (Elisabeth Ebory) ♥︎♥︎
- Guide de survie pour le voyageur du temps amateur (Charles Yu)
- Mémoires d'une jeune guenon dérangée (Maureen Wingrove) ♥︎♥︎
- Une apparition (Sophie Fontanel) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Truly madly guilty (Liane Moriarty) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- La nef des fous T8: Disparition (Turf) ♥︎♥︎♥︎
- Ces jours qui disparaissent (Timothé Le Boucher) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La Grande Ourse (Bordier/Sanoé) ♥︎♥︎♥︎
- Grandeur et décadence (Liv Strömquist) ♥︎
- La cantine de minuit T2 (Yarô Abe) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ernesto (Marion Duclos) ♥︎♥︎♥︎
- The ancient magus bride T7 (Kore Yamakazi) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Quelques grammes de silence (Erling Kagge) ♥︎
- The little book of lykke (Meik Viking) - en cours

jeudi 28 septembre 2017

Ce que j'ai fait à Paris au lieu d'aller voir l'expo Hockney





Levons-nous à 6h30 pour aller à Paris voir des expos dans des musées fermés ce jour-là. / Soyons raisonnables, je vais juste prendre un chausson aux pommes pour tenir jusqu'à 13h. / C'est bon Chouchou, la place à côté de moi est libre, tu peux me rejoindre en voiture 5. / 70 pages de considérations techniques pour commencer une histoire de voyage dans le temps qui en fait à peine 300, était-ce bien nécessaire? / J'ai bien fait de mettre des collants fins et la robe King Louie récupérée à la dernière troc party plutôt que de rester jambes nues sous une robe d'été: il ne fait pas si chaud que ça. / Rhâ, j'aurais dû écouter mon instinct: la partie de la rue Bonaparte où se trouve Lupicia est de l'autre côté de l'église. / Deux boîtes et deux sachets de 50g, ce n'est pas tant que ça, surtout si on considère que je n'ai acheté aucune nouvelle variété de thé depuis des mois. / Même en regardant l'étiquette du prix, comment résister à un dentifrice menthe-coriandre-concombre? Surtout quand le packaging est aussi sublime? / Le soleil tombe du mauvais côté pour mon selfie de pieds, quel manque de considération.

mercredi 27 septembre 2017

"Ernesto" (Marion Duclos)


Ernesto est un grand-père pas très bavard. Il vit à Tours, mais son accent ne trompe pas: on sait très bien qu'il vient de l'autre côté des Pyrénées. Le franquisme lui a volé sa jeunesse... Ernesto tait ses blessures. Et la vie file à toute allure. L'Espagne, les oranges grosses comme des melons, les melons doux comme du miel... Un matin, tout l'appelle. Et avec son vieux copain Thomas, le combattant pour la République prend la route. 

Je l'avoue: je ne suis pas passionnée par la culture espagnole en général, et encore moins par la période du franquisme en particulier. Ce qui m'a attirée dans ce roman graphique signé Marion Duclos, c'est son dessin doux, léger et coloré, mais surtout la promesse d'un road trip entre vieillards. Ernesto affronte les maux du grand âge avec force bougonnements et se chamaille en permanence avec Thomas sans qu'on puisse un seul instant douter de la profondeur de leur amitié. Leur périple leur fait croiser la route d'une petite communauté d'autres émigrés d'origine espagnole avec lesquels Ernesto va enfin pouvoir évoquer librement ses souvenirs et peut-être même tourner la page du décès tragique de son épouse bien-aimée. Bien que prenant ses racines dans des événements historiques dont l'auteure n'occulte pas la dureté, "Ernesto" déborde d'humour, de tendresse, de chaleur humaine et, pour finir, d'apaisement. 

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture.

J'aime plus Paris




Longtemps, j'ai rêvé d'habiter à Paris. 

Pour moi, c'était là-bas que tout se passait, là-bas qu'il fallait être. D'ailleurs, tous mes copains dotés d'un minimum d'ambition se trouvaient un boulot sur place, allaient s'y installer dès que possible et menaient des vies qui me faisaient rêver, pleines d'expos et de spectacles passionnants, de restos de toutes les nationalités, de shopping dans des magasins dont on n'avait même jamais entendu parler en province. J'avais l'impression qu'ils vivaient au centre du monde tandis que je végétais tristement dans des endroits où je me sentais toujours à l'étroit. 

lundi 25 septembre 2017

Celle qui lisait trop




Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais voilà: je lis trop. 

J'ai pas mal de temps libre depuis une quinzaine d'années, et j'en ai toujours consacré une bonne partie à bouquiner. Mais depuis le début de l'été, on atteint des sommets. En l'absence de séries à regarder le soir, et parce que j'avais décidé de passer moins de temps devant un écran à cause de mes problèmes d'yeux, je me suis retrouvée au lit tous les soirs vers 20h30, à lire jusqu'à minuit voire un peu plus. En ajoutant les trajets en train où je lis sept heures d'affilée, les pauses-déjeuner où je consacre généralement une demi-heure/une heure à mon bouquin en cours, les après-midi libres où je file lire dans un salon de thé... J'en suis arrivée à descendre un roman de 400 pages par jour en moyenne. Attendez de voir ma liste de septembre, elle est impressionnante.

dimanche 24 septembre 2017

C'était la semaine où... (#38)




...une nouvelle éditrice dans une maison pour laquelle je bosse depuis longtemps m'a écrit: "Inutile de vous présenter, j'ai déjà entendu beaucoup de personnes de l'équipe chanter vos louanges". Ce qui m'a mise d'excellente humeur pour attaquer ma semaine de travail. 

...j'ai reçu mon nouveau Lumix, et hormis pour le fait que changer de format demande désormais une demi-douzaine de manips au lieu d'une seule, j'en suis très satisfaite.

samedi 23 septembre 2017

Les conversations absurdes #15


MOI (reniflant le crâne de Chouchou): Mmmmh, tu sens bon. 
CHOUCHOU (fièrement): Oui, je me suis fait un gommage. (Une seconde de pause.) En deux temps. 
MOI: Ah? 
CHOUCHOU (vaguement penaud): Oui, la première fois, je me suis trompé de tube et je me suis frotté avec de la mousse à raser.

"La Grande Ourse" (Elsa Bordier/Sanoë)


Hantée par ses morts, Louise en a conçu la peur de vivre et d'être heureuse. Alors que son copain, lassé qu'elle ne s'implique pas davantage dans leur relation, vient juste de la quitter, elle reçoit la visite d'un drôle de personnage - une des étoiles de la Grande Ourse qu'elle contemple si souvent pour se consoler. Phekda l'entraîne dans un grand voyage: d'abord sur la plage où Louise passait ses vacances autrefois, puis dans une forêt étrange, et enfin dans un royaume céleste où s'apaiseront les craintes de la jeune femme...

Si le personnage de Phekda peut donner l'impression que "La Grande Ourse" s'adresse à un jeune public, le thème abordé en fait plutôt une bédé pour adultes, mais pour adultes ayant gardé de leur enfance une forte sensibilité au merveilleux. Les très beaux dessins à dominante bleue de Sanoë illustrent parfaitement l'atmosphère magique de l'histoire d'Elsa Bordier, en équilibre délicat entre nostalgie et surnaturel. Mention spéciale au poulpe et au renard, que j'aurais bien aimé rencontrer moi aussi!




vendredi 22 septembre 2017

They say youth is wasted on the young




En essayant les quelques pantalons qui me restaient durant le grand tri fait récemment dans ma penderie, j'ai dû me rendre à l'évidence: ma taille bien marquée, qui jusqu'ici avait toujours sauvé ma silhouette dodue, avait à son tour disparu dans les méandres de la quarantaine. Gros coup de déprime. 

jeudi 21 septembre 2017

World Gratitude Day: merci




Aujourd'hui, c'est la Journée Mondiale de la Gratitude.

"Toutes mes nuits sans dormir" (Leslie Stein)


Quand le vendeur de chez Brüsel m'a annoncé que cette bédé coûtait 26,35€, je lui ai fait répéter deux fois, puis je lui ai demandé de vérifier s'il n'y avait pas d'erreur tant ça me semblait exagéré pour un album d'assez petit format à couverture souple. Mais j'étais très alléchée par les dessins aperçus en le feuilletant, donc, je l'ai pris quand même en plaisantant: "A ce tarif-là, y'a intérêt qu'il me plaise". 

Faut-il vraiment vous raconter la suite? 

Si j'ai effectivement adoré le graphisme assez particulier de "Toutes mes nuits sans dormir" (et beaucoup admiré le travail réalisé par l'éditeur pour lettrer l'album en français), j'avoue que les planches quotidiennes de Leslie Stein évoquent un quotidien ni très intéressant, ni très attachant. L'auteure travaille dans un bar, la nuit. Elle boit beaucoup. Elle joue un peu de guitare. Elle est insomniaque. Ce n'est pas juste qu'elle s'attache à décrire des petits riens (dont je suis très friande), c'est que la moitié du temps, on ne comprend même pas ce qu'elle raconte. Du point de vue de la narration, c'est répétitif, décousu et vaguement déprimant. Du point de vue du graphisme, c'est coloré, joyeux et foutraque au meilleur sens du terme. Mon cerveau n'ayant pas réussi à réconcilier ces deux aspects, je suis tout à fait infoutue d'attribuer une note globale à cet album.




mardi 19 septembre 2017

Ma PAL: état des lieux à la rentrée 2017




Le grand tri de début septembre a été l'occasion de faire du ménage dans ma PAL. Je me suis aperçue que plus un livre traînait dans celle-ci, moins il avait de chances d'être lu au final: je suis toujours intéressée en priorité par mes achats récents. Donc, il ne sert à rien de conserver des ouvrages pendant des années et des années comme ça m'arrive encore de le faire. Voici ce que contient mon étagère à ce jour (mais il est fort possible que j'en élimine encore une dizaine de livres très prochainement):

lundi 18 septembre 2017

"Les derniers jours de l'émerveillement" (Graham Moore)


New York, 1888. Les lampadaires à gaz éclairent les rues, l'électricité en est à ses balbutiements. Celui qui parviendra à en contrôler la distribution sait déjà qu'il gagnera une fortune considérable et sa place dans l'histoire. Deux hommes s'affrontent pour remporter la mise: Thomas Edison et George Westinghouse. Lorsqu'un jeune avocat, Paul Cravath, aidé par le légendaire Nikola Tesla, se mêle de ce combat homérique, il ne tarde pas à se rendre compte qu'autour de lui, les apparences sont trompeuses et que chacun a des intentions cachées. 

Romancier et scénariste oscarisé pour "The imitation game", Graham Moore revient ici à la fiction historique mettant en scène des personnages célèbres. Brodant autour de faits bien réels - et récapitulés en fin d'ouvrage -, il narre une incroyable bataille juridique capable de captiver même les gens qui n'entendent pas grand-chose au droit ou à la physique. Ses portraits de génie sont fascinants: Thomas Edison, assoiffé de gloire à n'importe quel prix; George Westinghouse, avant tout soucieux de réaliser de bons produits; Nikola Tesla, solitaire à moitié fou inspiré par ses visions; Alexander Graham Bell, homme sage et pondéré qui s'est retiré du monde, et même le financier JP Morgan qui a su amasser par lui-même une fortune sans précédent. A côté d'eux, bien que jeune prodige dans sa branche, Paul Cravath semble un personnage presque falot.

Près de 130 ans plus tard, il est très instructif de considérer les débuts de l'électricité et la méfiance initialement engendrée par cette technologie qui fait désormais partie de notre quotidien. On sourit notamment de ce passage: "Edison et quelques autres s'étaient attachés à améliorer le téléphone initial d'Alexander Bell. Tesla, lui, se proposait de le faire fonctionner sans aucune sorte de fil. Pas besoin d'être scientifique pour se rendre compte qu'un tel projet était absurde. Même si, par miracle, Tesla parvenait à en créer un de ce type, qui diable lui trouverait la moindre utilité?". Et on est happé par les incroyables rebondissements que provoque la contestation du brevet sur la première ampoule électrique. Jusqu'au twist final un peu amer, "Les derniers jours de l'émerveillement" se lit comme un policier doublé d'une ode à la créativité des scientifiques, une histoire essentiellement vraie animée par un grand souffle romanesque. 

Merci aux éditions Cherche Midi pour cette lecture. 

C'était la semaine où... (#37)




...j'ai commencé un mail très enthousiaste à First Editions pour leur proposer de traduire le nouveau bouquin de Meik Viking, avant de me souvenir que l'auteur est danois et que je ne connais que deux mots dans sa langue: "Merci" et "Exactement" (j'ai regardé les 3 saisons de "Borgen"). Ce qui risque de faire un peu juste. 

...j'ai livré mon article d'invitée à Sarah von Bargen de Yes and yes; il paraîtra le 6 décembre. Je ne pense pas que ça va me rapporter grand-chose en termes de trafic vu que 99% de son lectorat ne parle pas français, mais je suis hyper contente de contribuer à mon blog préféré!

dimanche 17 septembre 2017

"It"


"It" est l'un des rares Stephen King que j'ai lus. Je l'ai découvert à l'époque de sa sortie en français, quand j'étais en prépa - ça remonte donc à trente ans tout rond. Pourtant, contrairement à beaucoup d'autres romans dont j'ai oublié les détails sitôt que je les ai refermés, il m'a laissé une impression très vivace. Je me souviens avoir adoré le style très introspectif de l'auteur, le fait qu'il consacrait beaucoup de temps aux scènes d'exposition, à la psychologie et au quotidien des personnages, et qu'il préférait entretenir une atmosphère angoissante plutôt que de multiplier les scènes d'horreur graphique. Et même si les adaptations de Stephen King au cinéma ou à la télé sont généralement décevantes, j'ai eu envie de voir ce que donnait ce film autour duquel les médias faisaient tant de tapage. 

L'histoire en bref, pour ceux qui ne la connaîtraient pas: dans une petite ville du Maine, des enfants disparaissent par vagues sans qu'on retrouve jamais leur corps. Et il en est ainsi depuis très longtemps. Le frère aîné d'une des petites victimes, Bill, a 13 ans et une bande de copains surnommés les Losers qui se font régulièrement harceler par les brutes de leur collège. Ensemble, ils se mettent à la recherche de Georgie dans les égouts de Derry; ensemble, ils commencent à être victimes d'hallucinations dans lesquelles revient un clown cauchemardesque baptisé Pennywise...

samedi 16 septembre 2017

"David Bowie n'est pas mort" (Sonia David)


C'est d'abord la mère qui meurt, cette mère si rigide, peu affectueuse et exaspérante que ses trois filles ont depuis longtemps renoncé à obtenir son approbation ou sa tendresse. Et alors qu'Anne, Hélène et Emilie se ressemblent très peu, qu'elles se voient tout au plus deux fois par an, ce décès les affecte d'une façon que la cadette - la narratrice - n'aurait jamais imaginée, resserrant leurs liens parce qu'elles seules savent ce que c'était d'être les filles de leur mère, faisant ressurgir les contentieux de l'enfance mais créant aussi une bonne volonté d'adultes entre elles. 

Un an plus tard, c'est le père qui disparaît à son tour, le parent préféré dont Hélène se sentait si proche, et le bouleversement est immense mais porteur d'émotions différentes. Entre les deux, David Bowie aura tiré sa révérence et fait rejaillir d'autres scènes de l'adolescence des trois soeurs, éclairant toujours davantage la dynamique souterraine de leur famille.

Malgré une configuration, des personnalités et des rapports très différents de ce que j'ai personnellement connu, "David Bowie n'est pas mort" a trouvé beaucoup d'écho chez moi. Ce roman d'une justesse si aiguë qu'on jurerait lire une autobiographie dit à merveille ce qui se joue de fondamental au sein des familles jusqu'à ce que les enfants prennent leur envol, la manière dont les rapports avec les parents mais aussi les frères et soeurs modèlent les individus pour toujours, en bien ou en mal - tout en montrant que, sur ces fondations, il est aussi possible de construire quelque chose d'apaisé.

jeudi 14 septembre 2017

Les conversations absurdes #14


MOI (grognon): J'en ai vraiment ras-le-bol que BPost signale systématiquement les colis Amazon comme livrés la veille du jour où ils les apportent réellement. Quand je serai maître du monde, je ferai fusiller les responsables.