dimanche 27 août 2017

C'était la semaine où... (#34)




...comme Chouchou dort vraiment très mal depuis quelques semaines, on a instauré la règle "Au lit à 22h sans écrans". Je savais que le livre en papier de bois d'arbre ferait un comeback triomphant dans l'autre moitié de notre lit, un jour.

...NeoOffice s'est mis à jour tout seul, perturbant salement mes habitudes de travail à moins de 48h d'une remise de trad. Je n'ai pas réussi à trouver comment "fixer" la police dans la fenêtre de caractères spéciaux; du coup chaque fois que je dois taper un "ç", un "à", un "é" majuscule ou un e dans l'o, c'est le drame.

vendredi 25 août 2017

"Le tango d'Antonella" (Magali Le Huche)


Antonella vit au dernier étage de son immeuble. De là, elle peut appeler ses amis les oiseaux et les cacher dans son immense chevelure pour aller danser le tango - sa grande passion. Un jour, un aviateur prénommé Helmut s'écrase dans un arbre voisin. C'est le coup de foudre. Mais Antonella est une passagère problématique, et Helmut un piètre danseur. Les deux tourtereaux trouveront-ils quand même le moyen de vivre leur histoire? 

Après "Verte" et "Eléctrico 28", "Le tango d'Antonella" est le 3ème album jeunesse de l'illustratrice Magali Le Huche par lequel je me laisse charmer. Ici, elle signe également le scénario, dans une même veine tendre et joyeuse à la fois, pleine d'une fantaisie qui enchante le quotidien et donne envie de vivre dans un de ses albums. Au passage, elle glisse une invitation à accepter l'autre tel qu'il est et à se créer une façon de vivre taillée sur mesure. Je suis définitivement fan. 

Merci aux éditions Sarbacane pour cette lecture. 



jeudi 24 août 2017

"Le gang des rêves" (Luca di Fulvio)


1909. Cetta Luminati a quinze ans et un bébé de six mois quand elle quitte sa famille et son Italie natale pour se rendre aux Etats-Unis. A leur arrivée, son fils est rebaptisé Christmas et la jeune fille attire l'attention de Sal, un gangster laid et bourru qui l'envoie travailler dans une maison close. Mais rien ne peut entamer la détermination de Cetta: grâce à elle, son fils sera américain. 

1922. Christmas rêve de devenir quelqu'un malgré la pauvreté du quartier dans lequel il a grandi. Et pour cela, il ne voit qu'un moyen - devenir un chef de bande respecté. Jusqu'au soir où il sauve une gamine de treize ans qui vient d'être battue, violée, mutilée et laissée pour morte. Ruth Isaacson est issue d'une riche famille juive, et en dépit de tout ce qui les sépare, Christmas tombe immédiatement et violemment amoureux d'elle...

Un roman historique qui parle du rêve américain, mais aussi de la fascination exercée par la radio et par le cinéma. Une chronique sociale qui dit la misère des immigrés, le désespoir ou la criminalité auxquels ils sont poussés, les tensions communautaires, le racisme ordinaire envers les Noirs, les violences faites aux femmes. Une histoire d'amour impossible à première vue et pourtant plus fort que tout. Une série de portraits magnifiques, extraordinairement vivants et humains. "Le gang des rêves" est tout cela et bien plus encore. Une saga réaliste et bien documentée, comportant des scènes très dures, et qui déborde pourtant d'énergie et d'espoir. Près de mille pages dans lesquelles on s'absorbe totalement et dont on regrette de voir arriver la fin. Mon gros coup de coeur du mois d'août. 

mercredi 23 août 2017

"My stuff", formidable documentaire sur le minimalisme


Petri Luukkainen, jeune auteur et réalisateur finlandais, est en pleine crise existentielle. Quand sa petite amie l'a quitté trois ans plus tôt, il s'est mis à entasser des objets pour combler le vide laissé par son départ. Prenant conscience de l'absurdité de cette attitude, il décide de mener une expérience qu'il documentera avec sa caméra. Il va mettre absolument toutes ses affaires - électroménager, mobilier et vêtements compris - dans une unité de stockage. Puis, pendant un an, il récupèrera un objet par jour, et un objet seulement. Et il n'aura pas le droit d'acheter quoi que ce soit en plus.

Le premier jour, on le voit sortir de chez lui complètement nu avant l'aube, fouiller une poubelle pour y trouver un journal et courir à travers les rues enneigées mais désertes, le journal devant ses parties génitales, jusqu'à son unité de stockage où il récupère un manteau. Il dort enveloppé dans celui-ci à même le sol de son appartement vide. Le second jour, il attend qu'il soit presque minuit pour pouvoir récupérer deux objets d'un coup: une couette et une paire de chaussures. Au bout d'une semaine, il parvient à retourner au travail, et très vite, il laisse passer plusieurs jours sans se rendre à son unité de stockage.

mardi 22 août 2017

C'chicounou




Nous étions déjà fans de l'Oriento, le deuxième restaurant bruxellois du jeune chef Georges Baghdi Sar, mais nous n'avions pas encore testé son "bar à tapas libano-syrien" situé non loin de la place Flagey - une omission réparée depuis vendredi soir! 

Curieux de goûter un maximum de choses, nous avons choisi le menu dégustation pour 2 personnes comprenant 3 entrées froides, 2 entrées chaudes, 2 grillades et 2 salades pour 38€, plus une eau pétillante pour Chouchou et un verre de Syrah pour moi (d'habitude, j'évite de boire du vin rouge le soir, mais je raffole de celui-là pour son côté très parfumé et râpeux à la fois). 




Servis assez rapidement (il n'était que 19h et la salle était encore presque vide), nous nous sommes partagé des feuilles de vigne, une aubergine fumée en sauce et surtout un moutabale peu photogénique mais sublime à s'en lécher les doigts. 




Après ça, des petites saucisses boeuf-agneau piquantes (il en manque deux dans le plat, déjà englouties avant que je pense à faire une photo) et une portion généreuse de foul mdamas: des fèves à la crème de sésame et au citron, une véritable tuerie engloutie sans le moindre remords vu que, hé, les légumes secs, c'est excellent pour la santé!




Pour conclure, brochette d'agneau et gambas grillées avec leur petite salade verte. Et comme à ce stade on n'avait plus faim du tout, on s'est passés de dessert. C'était un repas excellent, et nous reviendrons volontiers chez C'chicounou. Deux bémols cependant: la salle devient assez bruyante quand elle se remplit (à partir de 19h30 ce jour-là), et le restaurant n'accepte que les paiements en liquide.

Rue de la Levure 29
1050 Bruxelles
Ouvert du lundi au samedi, de 18h à 23h

lundi 21 août 2017

Sale touriste




D'après tout ce que je lis sur internet et les commentaires que me laissent aimablement des gens auxquels je n'ai jamais demandé leur avis sur la question, il n'existe qu'une seule bonne manière de voyager: à savoir, s'immerger dans la Natûûûre. Si tu vas en Norvège, il faut voir des fjords. Si tu vas au Maroc, te balader dans le désert à dos de chameau. Si tu vas en Thaïlande, arpenter la jungle autour de Chiang Mai est le minimum syndical. Pour les USA, New York est une destination tolérable grâce au cinéma qui a surexcité l'imaginaire collectif à son sujet, sinon, c'est tournée obligatoire des parcs nationaux. On est prié de s'extasier dûment sur le bon air pur, la faune et la flore sauvages, les paysages quand même autrement plus grandioses que nos villes bétonnées. Sinon, on n'est pas un voyageur - juste un sale touriste moutonnier. Nonobstant le fait qu'il y a sans doute autant de vacanciers étrangers dans les fjords norvégiens, le désert marocain et la jungle thaïe qu'à Oslo, Marrakech ou Bangkok, et que si l'endroit était aussi sauvage que le fantasment ceux qui en font la pub, ils ne seraient jamais arrivés jusque là en premier lieu. 

dimanche 20 août 2017

C'était la semaine où... (#33)




...nous avons décidé de ce que nous voulions faire en Irlande début octobre. Pas de road trip en fin de compte, mais deux villes au lieu d'une: Galway (qui l'a emporté d'une courte tête sur Cork) et Dublin, avec peut-être une journée à Kilkenny au milieu. Pour voir la Chaussée des Géants qui se trouve tout au nord, il faudra revenir une autre fois.

...j'ai lancé une nouvelle ronde de poches et, malgré une période traditionnellement hyper creuse sur les blogs, reçu 30 demandes d'inscription - dont deux qui sont hélas arrivées trop tard. Que les participantes n'oublient pas de m'envoyer le titre de l'ouvrage qu'elles ont choisi de faire découvrir à leur correspondante, et d'accuser réception de celui qui leur est parvenu!

"Ornithomaniacs" (Daria Schmitt)


La mère de Niniche veut faire d'elle un phénomène de foire. Il faut dire que l'adolescente de quatorze ans est née avec deux petites ailes de plumes dans le dos... et ne rêve que de se les faire enlever. Un jour, croyant se rendre dans une clinique recommandée par son amie Tina, elle tombe sur deux étranges personnages: Icare momifié et le professeur Balaeniceps Rex. Tous deux se proposent avec enthousiasme de lui apprendre à voler. Mais leur dévouement est intéressé, et bientôt, le piège se referme sur Niniche...

Si c'est le somptueux graphisme de cette bédé qui a d'abord attiré mon attention en librairie, je peux vous assurer que je n'ai pas non plus été déçue par son histoire. A la fois dessinatrice et scénariste, Daria Schmitt livre ici une fable gothique envoûtante, sorte d'"Alice au pays des oiseaux" d'une centaine de pages en noir et blanc très dense. D'abord onirique et cruelle,  elle finit par basculer dans la légèreté et l'absurde sur le dernier quart. Mais même si ce changement de ton peut désarçonner, "Ornithomaniacs" reste un régal pour les yeux comme pour l'imagination.




jeudi 17 août 2017

"Art is comic" au MIMA: où sont les femmes?




C'est en avril dernier, après les attaques terroristes à Bruxelles, qu'est née l'idée de cette exposition: une réponse humoristique à la haine. Le concept est merveilleux et bien exécuté, avec des artistes dont le travail met en lumière les travers de la société qui contribuent à alimenter la violence et les tourne habilement en ridicule, tout en conservant un côté généralement esthétique et accessible à tous (chose assez rare dans l'art contemporain pour être soulignée).

"Une histoire des abeilles" (Maja Lunde)


Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l'apiculture réveille son orgueil échu: pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire. 
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle: son unique fils, converti au végétarisme, rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d'une exploitation menacée par l'inquiétante disparition des abeilles? 
Chine, 2098. Les insectes ont disparu. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser la nature à la main. Pour son petit garçon, elle rêve d'un avenir meilleur. Mais lorsque ce dernier est victime d'un accident, Tao doit se plonger dans les origines du plus grand désastre de l'humanité. 

Si vous vous intéressez un tant soit peu à l'actualité et surtout à l'écologie, vous n'avez pu manquer d'entendre les avertissements au sujet de la mortalité effarante des abeilles, en raison des pesticides et du changement climatique. Il est probable que l'espèce disparaîtra dans un avenir proche, bouleversant l'agriculture mondiale et entraînant des famines un peu partout. C'est donc à un sujet particulièrement anxiogène que s'attaque l'auteure norvégienne Maja Lunde dans son premier roman pour adultes.

Et pourtant, au premier abord, il semblerait que la question des abeilles ne soit qu'un accessoire pour parler de lien parental et de transmission. William et George, les narrateurs dont le récit se déroule pendant l'histoire connue, sont avides de léguer quelque chose à leur fils presque adulte et désespérés de voir celui-ci leur échapper un peu plus chaque jour. Pour Tao en revanche, il ne s'agit pas de perpétuer un quelconque héritage familial mais bien de permettre à son fils de 3 ans d'accéder à une condition meilleure que la sienne dans un futur extrêmement lugubre où hormis pour les élites, les gens ne mangent plus à leur faim et n'ont aucune perspective d'épanouissement professionnel ou personnel.

En alternant les contextes à chaque chapitre, l'auteure tisse une toile au coeur de laquelle les passions individuelles s'inscrivent dans un contexte plus large aussi bien dans l'espace que dans le temps, et assez richement documenté pour faire froid dans le dos. Si vous cherchez un bouquin feel good, passez votre chemin: "Une histoire des abeilles" n'est pas pour vous. Si en revanche vous êtes prêt pour de l'anticipation qui alarme et fait réfléchir, vous devriez prendre plaisir à la lecture de ce roman original, bien écrit et plaisamment traduit. 

Merci aux Presses de la Cité pour cette lecture.

mardi 15 août 2017

Trois intentions pour la rentrée




Oui, je sais, on est à peine le 15 août. Mais déjà, on sent un début de reprise d'activité. Les soldes sont terminés et les collections automne-hiver ont fait leur apparition dans les magasins; mes éditrices et mes interlocuteurs pour les deux blogs rentrent peu à peu de vacances; quant à la météo, à Bruxelles, elle a viré à l'automne depuis belle lurette. Surtout, j'ai passé un séjour affreux chez ma mère, au point que j'ai renoncé à en raconter les trois derniers jours ici, et quitté Toulouse dans un état moral assez pitoyable. Du coup, j'ai besoin de me fixer des objectifs pour avancer au lieu de pleurnicher sur des choses qu'il n'est pas en mon pouvoir de changer. Voici donc mes trois intentions principales pour la rentrée.

dimanche 13 août 2017

"Petites surprises sur le chemin du bonheur" (Monica Wood)


Ona Vitkus a quitté sa Lituanie natale lorsqu'elle avait 4 ans pour émigrer aux USA avec ses parents. Désormais âgée de plus d'un siècle, elle vit seule depuis longtemps quand elle se lie d'amitié avec le jeune scout envoyé pour l'aider tous les dimanche. Puis le jeune scout décède, et c'est son père, musicien passionné mais géniteur déficient, qui entreprend d'honorer le contrat passé avec la vieille dame. Très vite, il découvre que l'enfant avait mis une idée folle dans la tête de celle-ci: entrer au Livre Guinness des Records...

Ne vous fiez ni à son titre un peu cucul, ni à son illustration de couverture intrigante. Dans "Petites surprises sur le chemin du bonheur", il n'est pas question de baleines volantes ou de leçons de développement personnel, mais d'un petit garçon très spécial qui m'a parfois rappelé T.S. Spivet, de son père qui fuit depuis toujours les responsabilités affectives et d'une vieille dame bourrue mais attachante, bien décidée à ne pas céder aux indignités du grand âge. De la façon dont ils vont s'apprivoiser (parfois à contrecoeur), se soutenir et s'aider, et de ce que cela changera de fondamental dans leur existence.

Monica Wood, dont c'est le premier roman, alterne passé et présent d'une façon qui dynamise son récit et évite de le rendre trop larmoyant - puisque pour le lecteur, l'enfant est encore présent à chaque étape de l'histoire. Sans passer outre l'injustice du deuil et ses effets dévastateurs, notamment sur la mère, l'auteure sait insuffler à son récit un puissant élan de vie et d'espoir. Si vous avez lu et aimé "Vieux, râleur et suicidaire - la vie selon Ove" et "Ma grand-mère vous passe le bonjour" de Fredrik Bakman, ou si vous cherchez tout simplement un roman humaniste qui fasse chaud au coeur, je vous recommande la lecture de "Petites surprises sur le chemin du bonheur". Pour ma part, je l'ai dévoré d'un trait ce dimanche...

Merci aux éditions Kero pour cette lecture.

Ronde de poches de la rentrée




Pour ce mini-swap, je vous propose d'envoyer à quelqu'un un livre que vous avez particulièrement aimé, et recevoir de quelqu'un d'autre un livre que lui-même a particulièrement aimé. Du coup, le choix des ouvrages ne tiendra pas compte des goûts du destinataire. En effet, je me suis aperçue lors des rondes de poches précédentes qu'en indiquant des thèmes spécifiques, une proportion significative de participants recevaient des livres qu'ils avaient déjà lus, et je me suis dit que ce serait plus sympa que chacun sorte de sa zone de confort littéraire et, avec un peu de chance, fasse une vraie découverte.

samedi 12 août 2017

Please welcome: Moody & Cookie!




Durant notre séjour à Oslo, nous avons décidé que nous voulions que les voyages prennent une part de plus en plus grande dans notre vie. Notre objectif principal est désormais de trouver des moyens d'en faire davantage, et de les mettre en valeur le mieux possible. Dans cette optique, nous avons créé un nouveau compte Instagram: @moodyandcookie. Nous avons commencé par y republier des photos de nos vacances norvégiennes qui avaient déjà été vues sur le compte de Chouchou, mais à partir de maintenant, nous ne l'alimenterons qu'avec des images inédites. Afin de toucher un public plus large, tous les textes seront en anglais et mélangeront infos touristiques et point de vue personnel. J'espère vous y retrouver nombreux!

vendredi 11 août 2017

[TOULOUSE] Toulousescape: Le mystère de la dame rouge




Pour cette seconde salle de la semaine, réputée très difficile selon les avis des joueurs passés avant nous, Chouchou et moi avions fait appel à notre copain Kettch que nous n'avions pas réussi à voir depuis longtemps et qui se trouvait justement en vacances à Toulouse en même temps que nous. Il n'avait encore jamais eu l'occasion de tester un escape game; c'était donc une bonne occasion!

Lily Black a été assassinée dans des circonstances étranges - puis, l'un après l'autre, tous les membres de sa famille proche. Chaque fois, une mystérieuse dame habillée tout de rouge a été aperçue sur les lieux. Alors que nous enquêtons sur cette série de crimes, nous sommes enlevés, et c'est donc les yeux bandés, guidés par notre maître de jeu Sandrine, que nous pénétrons dans la salle de jeu...

jeudi 10 août 2017

[TOULOUSE] Adventure Rooms: Le tour du magicien




Si nous avions déjà fait les deux salles actuellement proposées par l'Adventure Rooms de Toulon, nous n'avions en revanche essayé aucun des scénarios (tous différents car développés au niveau local) proposés par l'antenne toulousaine de cette franchise. Sur les quatre disponibles, j'ai choisi "Le tour du magicien" pour son thème original - nous commençons à en avoir un peu marre des décors de bureaux et de laboratoires ainsi que des évasions ou cambriolages en tout genre. 

mercredi 9 août 2017

Une semaine à Toulouse #6




Mardi

8h30. Je suis réveillée depuis un quart d'heure et traîne au lit avec un début de migraine virulent, quand soudain! Le jardinier de ma mère commence à passer la tondeuse devant la fenêtre ouverte de notre chambre. J'ai rarement imaginé autant de façons de trucider quelqu'un en aussi peu de temps. 

Aujourd'hui, donc: 18° et pluie. La robette et les sandales étant exclues, je me décide à me rabattre sur un vieux jean à genou troué que j'avais laissé ici du temps de la maladie de mon père. C'est du 38 et je rentre encore dedans, alléluia! Par contre, je n'avais pas porté de pantalon depuis 3 ans (ou 4?) et je me sens horriblement négligée avec mon T-shirt et mes Converse basses.

mardi 8 août 2017

Une semaine à Toulouse #5




Lundi

"Hé ben, avec vous, y'a jamais de restes!". Seigneur, empêchez-moi de répondre: "Oui, mais je ne petit-déjeune pas et je ne m'enfile pas deux plaques de chocolat plus un paquet de biscuits dans l'après-midi; du coup, une cuisse de poulet et une portion de salade de tomates, ça ne me paraît pas délirant comme lunch". 

Il a l'air de faire moins chaud aujourd'hui; je vais mettre ma robe noire en dentelle anglaise bien épaisse entièrement doublée. 

lundi 7 août 2017

Une semaine à Toulouse #4




Dimanche

Les tomates sont trop grosses; la pâte feuilletée sortie prématurément du frigo refuse de se décoller du papier sulfurisé; on n'a pas de cercle à tarte. Je prédis un énorme ratage. 

...Finalement, ma Tatin de tomates est méga bonne. Pour le recyclage dans la voyance, je crois que c'est mort.

dimanche 6 août 2017

Une semaine à Toulouse #3




Samedi

La moitié du temps, on ne m'écoute pas quand je parle; l'autre moitié, on entend l'inverse de ce que j'ai dit - et en plus, on m'engueule. Je suis à deux doigts de la crise de nerfs. 

Un des bébés de Huan Huan est mort dans la nuit, Darklulu est au plus mal.