samedi 8 avril 2017

"Bad girls throughout history" (Ann Shen)


Vous avez adoré les deux tomes des "Culottées"? Vous voulez plus d'histoires de femmes qui n'en ont fait qu'à leur tête à travers le monde et les époques? Vous lisez l'anglais? "Bad girls throughout history: 100 remarkable women who changed the world" est fait pour vous. On y retrouve certaines des figures déjà évoquées par Pénélope Bagieu comme Wu Zetian, Nellie Bly, Hedy Lamarr ou Josephine Baker, mais dans l'ensemble, ses choix et ceux d'Ann Shen se recoupent assez peu, et c'est tant mieux!

Ici, la vie des héroïnes n'est pas mise en bédé mais résumée en une page et accompagnée d'une très chouette illustration. Les portraits sont classés par ordre chronologique, depuis Lilith la badass originelle jusqu'à la benjamine Malala Yousafzai.

Si certaines des femmes évoquées sont très, très connues (Cléopâtre, Marie-Antoinette, Jeanne d'Arc, Elizabeth Ière, Jane Austen, Marie Curie, Rosa Parks, Margaret Thatcher, Bettie Page, Oprah...), et si j'ai eu plaisir à retrouver certains de mes modèles personnels (Helen Keller ou Judy Blume), j'ai aussi fait de belles découvertes, comme Diana Nyad qui, à l'âge de 64 ans, a nagé de Cuba jusqu'à la Floride sans l'aide d'une cage à requins. Vu que je risque la noyade chaque fois que je me douche, je ne pouvais être qu'admirative! Le seul reproche que je ferais à ce livre c'est que, malgré ce que la couverture laisse espérer, les femmes blanches y sont sur-représentées: j'en compte 78 sur 100...





jeudi 6 avril 2017

Où je décide de supprimer le sucre pendant un mois




Chaque fois que je me justifie (envers moi-même plus que quiconque d'autre!) de mes kilos superflus, je m'entends tenir le même discours: "Pourtant, j'ai une alimentation très saine. Je ne mange plus de plats préparés depuis des années; je cuisine surtout des choses grillées, mijotées ou au four, pas de friture ni de plats hyper gras; je me nourris essentiellement de céréales et de légumes; je consomme peu d'alcool - parfois un verre de vin au resto, deux quand je dîne chez des amis, un cocktail entre amies une ou deux fois par mois, et basta; pratiquement pas de sucre..."

Sauf que cette dernière affirmation est devenue de moins en moins vraie au fil du temps. Je ne me définirais toujours pas comme un bec sucré, et je pense que ma consommation en la matière est très inférieure à celle de Chouchou ou de mes amis les plus chocolatophiles. Moi, une tablette me fait des semaines; je ne mange ni bonbons ni biscuits du commerce, ne sucre jamais mon thé, ne bois pas de sodas ni de jus de fruits et évite les édulcorants comme la peste. Mais si je veux être honnête avec moi-même, insidieusement, je me suis mise à intégrer de plus en plus de pauses sucrées à ma routine:
- les croissants du dimanche matin
- le gâteau que je prépare souvent pour le goûter le dimanche après-midi: tarte aux pommes ou à la rhubarbe, banana bread, cake chocolat-matcha... 
- ceux que je commande quand je vais bouquiner dans des salons de thé, au moins une fois par semaine
- les chocolats chauds avec lesquels je me récompense à la fin d'une grosse journée de boulot (surtout en hiver), voire que je substitue à mon repas du soir en y ajoutant quatre tranches de brioche lorsque je suis seule à Monpatelin
- les soupers-crêpes que je réclame à Chouchou quand je n'ai vraiment pas le moral, et que je saupoudre généreusement de cassonade
- sans oublier les cocktails mentionnés ci-dessus

Si on ajoute à tout cela que ma grande faiblesse alimentaire, ce sont les sucres lents, on se rend compte qu'au total, du sucre, j'en consomme sans doute beaucoup trop. Pas question d'arrêter les pâtes et le riz: comme je ne mange déjà pas de viande ni de poisson chez moi, mon alimentation deviendrait punitive et bien trop difficile à gérer. Pas question non plus d'arrêter les fruits: j'en consomme peu et ils restent des snacks plutôt sains comparés à beaucoup d'alternatives. Mais j'ai eu envie de supprimer au moins le sucre ajouté pendant un mois, pour voir si ça aurait un quelconque impact sur mon niveau d'énergie et/ou mon poids. Je suis en train de lire le témoignage de la journaliste Nicole Mowbray, dont un régime hypoglucidique a changé la vie, et bien que je me méfie toujours des "solutions miracles", je suis curieuse de voir si ça ferait une différence pour moi. J'ai commencé mardi, après mon retour de Suisse, et compte donc poursuivre l'expérience jusqu'au 3 mai inclus. Je vous en reparle après - du moins, s'il y a quelque chose à raconter!

"Une bobine de fil bleu" (Anne Tyler)


C'est l'histoire des Whitshank.

Je ne sais pas quoi écrire d'autre pour décrire ce bouquin.

J'ai souvent lu qu'Anne Tyler était une grande romancière américaine, et j'ai un énorme faible pour les chroniques familiales. Je me rappelle avec quelle délectation j'ai dévoré "Les corrections" de Jonathan Franzen jadis, ou plus récemment, le diptyque "Nos plus beaux souvenirs" - "Emily" de Stewart O'Nan. J'aime entrer dans la tête des personnages, découvrir leurs relations compliquées, leurs petits secrets, les faits marquants de leur jeunesse qui ont modelé leur caractère d'adulte. M'attacher à eux en dépit de leurs faiblesses, voire grâce à elles. Espérer que leurs problèmes se résoudront, même si ça ne peut pas, ne doit pas toujours être le cas dans un récit réaliste. 

Là? J'avais juste envie que tous les Whitshank crèvent les uns après les autres pour que s'achève ce bouquin atrocement ennuyeux. 

Dans "Une bobine de fil bleu", je n'ai réussi à m'attacher à aucun des personnages, ce qui en l'espace de 400 pages relève presque de l'exploit. La mère, Abby, sur laquelle se focalise l'essentiel de la narration, devrait apparaître comme sympathique avec son boulot de travailleuse sociale et sa manie de recueillir les gens seuls ou dans une passe difficile, mais je l'ai trouvée transparente de bout en bout, y compris dans la partie où on revisite sa jeunesse et sa rencontre avec le père, Red. Parmi ses quatre enfants, l'auteure laisse complètement les deux filles de côté: on saura juste que l'une est avocate en tailleur, l'autre un peu garçonne et menuisière dans l'entreprise familiale. Quant aux deux garçons: Denny est une véritable tête-à-claques, le type pas fiable dont on ne sait jamais trop comment il gagne sa vie, qui passe son temps à apparaître et disparaître sans explication (le lecteur n'en aura pas davantage que ses parents). Stem a une histoire potentiellement intéressante, mais qui n'est exploitée que de façon brève et superficielle. Les petits-enfants jouent les vulgaires figurants. Après avoir serré les dents pendant une grosse moitié du bouquin parce que je n'avais rien d'autre à lire sous la main, j'ai survolé les 150 dernières pages pour en finir au plus vite. Même l'écriture m'a semblé plate et inintéressante. Un pensum. 

mercredi 5 avril 2017

Envies d'avril



trouver une recette sympa pour accommoder mon ail des ours
collectionner les superbes plans illustrés Herb Lester Associates de toutes les villes que j'ai visitées
craquer pour ces babies rouges Miz Mooz (disponibles uniquement dans ma pointure!)
investir dans une nouvelle toile cirée pour notre grande table - celle-là, par exemple
tester les séries "13 reasons why" et "Girlboss"
dévorer le nouveau roman de Claire North
me régaler avec la plus récente collaboration de Loïc Clément et Anne Montel
aller voir l'expo Sabena à l'Atomium
 essayer l'aerial hoop chez Flux Cross Fit
déjeuner aux Tables de la fontaine
rafler les premières pivoines de la saison
réussir à décider pour qui je vais voter au premier tour des présidentielles

mardi 4 avril 2017

Les conversations absurdes #7


MOI: Je pensais aller voir l'expo Sabena à l'Atomium ce week-end, mais quelqu'un m'a très justement fait remarquer que ce serait les vacances de Pâques et que ça allait grouiller d'enfants. Tu aurais une autre idée d'activité? 
CHOUCHOU: Ben, ça va être le même problème partout. A moins d'aller au bordel. 

"Chasseurs de livres T1" (Jennifer Chambliss Bertman)


Tous les ans, la famille Crane empaquette ses affaires et déménage dans un nouvel endroit - objectif: vivre tour à tour dans chacun des cinquante Etats américains. Cela n'est pas du goût d'Emily, douze ans, qui ne peut de ce fait jamais nouer d'amitiés durables. Heureusement, elle a une passion qui l'aide à oublier tout le reste: le jeu Book Scavenger, consistant à trouver des livres cachés dans des lieux publics. Et cette fois, ses parents ont justement décidé de s'installer à San Francisco, la ville de Garrison Griswold, le créateur de Book Scavenger, au moment exact où celui-ci lance une nouvelle chasse au trésor... 

Je ne pouvais qu'être intriguée par Book Scavenger, ce croisement du geocaching (que j'ai pratiqué assidûment pendant plusieurs années) et du bookcrossing (que j'ai essayé brièvement et sans aucun succès). L'auteure de "Chasseurs de livres" en fait un jeu haletant que j'aurais adoré pratiquer à l'âge d'Emily - ou même aujourd'hui, d'ailleurs! Son héroïne est une préado solitaire par la force des choses, mais qui va durant ce premier tome découvrir l'amitié, ses joies et ses difficultés tout en résolvant des énigmes littéraires basées sur l'oeuvre d'Edgar Poe. A mettre entre les mains de tous les jeunes lecteurs âgés de 9 ans et plus!

dimanche 2 avril 2017

C'était la semaine où... (#13)




...mon billet "46 choses que j'ai apprises en 46 ans" a fait la grande Une de HelloCoton et été lu plus de 1200 fois. #TeamFierté
...j'ai fait un premier pas (petit, mais super encourageant) dans la voie d'une diversification professionnelle. Maintenant, je suis obligée de mettre à jour ce foutu profil LinkedIn auquel je n'ai pas touché depuis un an et demi. #TeamQuandFautYAller
...j'ai eu pendant un cours d'aerial yoga des vertiges super violents qui ont persisté toute la fin de la journée, la nuit suivante que j'ai passée sur le canapé à cause des ronflements de Chouchou, et une grande partie du lendemain. #TeamPutaiiiiinY'AToutQuiTourne
...j'ai dû refuser une seconde séance d'escape game offerte à Lausanne faute de trouver un créneau possible à la fois pour nous et pour les organisateurs. Ca fera une raison d'y retourner! #TeamFrustration
...j'ai été déçue de constater que le "croque-monsieur magique" du café littéraire de Vevey n'était qu'un bête croque-monsieur coupé en triangles. #TeamN'EstPasHarryPotterQuiVeut
...même en revenant en Suisse pour la 5ème fois, j'ai été effarée de payer 30€ pour un burger pas exceptionnel - par contre, j'ai a-do-ré le Saint-Saphorin blanc que Marika m'a conseillé pour aller avec. #TeamLeRougeMeFileMalALaTêteLeSoir
...Marika nous a dit qu'on était assis à côté d'un présentateur télé et radio très connu en Suisse; j'ai tourné la tête et demandé: "Qui ça, le barbu?", et Marika a explosé de rire parce que TOUS les mecs assis à cette table étaient barbus. #TeamMiro 
...on a appris que le pépé Gaston de Chouchou s'appelait François. #TeamOnlyInBelgium
...le lendemain midi, j'ai adoré les bols vegan de Bad Hunter (et leur prix super raisonnable, pour le coup). #TeamJeNeSuisPasVéganeMaisQuandC'EstBonC'estBon
...pour le premier escape game de Funambuline, on a réussi à sortir de la salle Area 652 en 58 minutes. "Juste dans les temps", nous a dit le maître de jeu. "Vous rigolez? Juste dans les temps, c'est à moins de 10 secondes de la fin du chrono", ai-je protesté. #TeamCrâneuse
...dans un magasin de geekeries, j'ai craqué pour le Funko Pop Velma de Scooby-Doo - le seul personnage de fiction télévisée auquel je pouvais m'identifier dans mon enfance! #TeamFillesALunettes
...j'ai fait une mini-attaque de panique en prenant conscience que j'allais passer le week-end loin de la civilisation avec une vingtaine d'inconnus qui parlaient et bougeaient et respiraient dans le même espace que moi. Heureusement, j'avais emporté du Xanax. #TeamPrévoyance
...je n'ai toujours pas réussi à voir le moindre écureuil dans la montagne; par contre, on a pris des photos très sympas dans les pâturages avec Chouchou, Shalf et Marika. #TeamLaMélodieDuBonheur
...j'ai reçu le meilleur cadeau du monde, un gilet vert foncé brodé de l'inscription "Je n'aime pas les gens" par les blanches mains de Funambuline. #TeamAsociale En plus, les blanches mains en question m'avaient apporté de l'ail des ours frais à mettre dans la fondue. #TeamMiam
...on a tous dû dire quand on avait fait caca pour la dernière fois afin de déterminer qui poserait la première question à Cards against humanity. #TeamBrigadeDuTransit
...je me suis souvenue de la fois où, après une fondue dans un resto de Gruyères par une journée caniculaire de juin 2011, Funambuline m'avait affirmé que la meringue double crème, c'était super rafraîchissant et où je l'avais regardée en me demandant si elle avait chopé une insolation ou si elle se foutait de moi. En fait, elle avait raison. #TeamJ'EnVeuxBienUneAutreS'IlEnReste
...après avoir été nourri toute la journée au saucisson et au fromage, promené 17 fois en forêt par autant de volontaires et même massé avec enthousiasme, Dobby a dû penser que c'était son anniversaire plutôt que celui de Lady Pops. #TeamChienGâtéPourri
...une fois de plus, la triste vérité s'est imposée: ce n'est pas parce que je me suis goinfrée à un repas que je n'aurai pas de nouveau faim à l'heure du suivant. #TeamEstomacSansFond Et les moments les plus chouettes sont aussi parfois ceux sur lesquels on a le plus de mal à mettre de mots. #TeamHeureusementQueJeNeComptaisPasDevenirEcrivain

samedi 1 avril 2017

Les dépenses intentionnelles de mars




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel:
2 billets d'avion pour Oslo
Forfait de 10 cours d'aerial yoga
Massage personnalisé d'1h au Serendip Spa
Brunch en amoureux (The little green shop)
Lunch (Peck 20)
Goûter (Méert, Tomo, AM Sweet)
Cocktails (Dominican)
Dîner entre amis (Samourai Ramen)
Matériel:
1 guide de voyage + 4 bédés + 11 livres + 1 magazine (Respire)
2 petites plantes en bocal
1 bouquet de fleurs
Mug à motif cactus perchase
Planchette en céramique helen b
Boîte en porcelaine Cold cream
Bougie parfumée Tomate-Basilic La manufacture des senteurs
Funko Pop Velma de Scooby-Doo
Marinière Galeries Lafayette en cachemire, rayée beige et rouge

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Des souvenirs de Lisbonne: Ca fait quelques années que nous ne voyageons plus qu'avec des bagages cabine, généralement déjà pleins à l'aller. Super dissuasif contre le shopping touristique que, pour être honnête, je regrettais trois fois sur quatre. Je n'ai même pas ramené de jolies savonnettes de chez A vida portuguesa! 
Un escape game à Lausanne: Tout est super cher en Suisse... Alors, au lieu de dépenser entre 120 et 150€, j'ai envoyé des mails pour proposer un partenariat, et la boîte chez qui on avait déjà fait deux salles m'a dit banco. 

Bilan du mois:
Aucune erreur d'achat flagrante; juste beaucoup de sous consacrés à des voyages présents ou futurs, ce qui correspond pile poil à mes objectifs.

vendredi 31 mars 2017

"La petite librairie des gens heureux" (Veronica Henry)


Julius, le père bien-aimé qui l'avait élevée seul, vient juste de mourir, et Emily se sent le devoir de reprendre la librairie qu'il avait créée. Hélas, si Nightingale Books est devenu un lieu incontournable dans leur joli village des Cotswolds, elle perd beaucoup d'argent, et un promoteur local insiste pour en faire l'acquisition. Ecrasée par l'ampleur de la tâche, Emily s'interroge sur son avenir tandis que défilent devant elle des clients pour qui Julius était, bien plus qu'un simple commerçant, un passeur et un ami très cher...

En ce moment, j'ai besoin de livres-doudous qui font chaud au coeur, et malgré son titre un peu cucul, "La petite librairie des gens heureux" (en VO: "How to Find Love in a Bookshop") était exactement ce qu'il me fallait. Si quelques romances naissent effectivement dans ses pages, l'histoire est bien davantage centrée autour du deuil d'Emily, des problèmes de ses clients et du pouvoir transformateur de la littérature. Le paisible village de Peasebrook offre un cadre idyllique à l'action, et ses habitants sont si adorables qu'on se surprend à vouloir emménager là pour toujours, au sein de cette communauté chaleureuse et accueillante. Si vous avez lu et aimé Maeve Binchy ou Erica James, vous devriez adorer Veronica Henry.

Article publié à l'origine en octobre 2016, 
et mis à jour en raison de la parution de l'ouvrage en français depuis cette date

Lectures de Mars 2017




ROMANS
- Un clafoutis aux tomates cerises (Véronique de Bure) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le gardien des choses perdues (Ruth Hogan) ♥︎♥︎♥︎
- La vie rêvée de Virginia Fly (Angela Huth) ♥︎♥︎
- Every anxious wave (Mo Daviau) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Sorcières associées (Alex Evans) ♥︎♥︎♥︎
- Heurs et malheurs du sous-majordome Minor (Patrick de Witt) ♥︎
- L'une rêve, l'autre pas (Nancy Kress) ♥︎♥︎
- The lost time accidents (John Wray)
- La douleur porte un costume de plumes (Max Porter) ♥︎
- Le collège des éplucheurs de citrouilles (Laure Deslandes) ♥︎♥︎
- A gentleman in Moscow (Amor Towles) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A robot in the garden (Deborah Install)
- Chasseurs de livres (Jennifer Chambliss Bertman) ♥︎♥︎♥︎
- Une bobine de fil bleu (Anne Tyler) ♥︎

BEDE/MANGA
- A cause de la vie (Véronique Ovaldé/Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Moving forward T1 (Nagamu Nanaji) ♥︎♥︎
- The ancien magus bride T6 (Koré Yamazaki) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Bouche d'ombre T3: Lucienne 1853 (Carole Martinez/Maud Begon) ♥︎♥︎♥︎
- Tu sais ce qu'on raconte... (Daniel Casanave/Gilles Rochier) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Lisboa, Cascais, Sintra (Catarina Cardoso) ♥︎♥︎♥︎
- Lisboa (David Pintor) ♥︎♥︎♥︎
- No sucre! (Nicole Mowbray) 

mercredi 29 mars 2017

"A gentleman in Moscow" (Amor Towles)


Le 21 juin 1922, le comte Alexander Ilych Rostov comparaît devant un tribunal bolchévique à Moscou. Parce qu'il est l'auteur d'un poème célèbre, publié avant la révolution et que beaucoup considèrent comme un appel aux armes, il n'est pas condamné à être fusillé mais assigné à résidence à l'Hôtel Métropole, où il résidait depuis quatre ans et dont il ne pourra plus sortir jusqu'à la fin de sa vie. Pas question de conserver sa suite somptueuse et ses trésors de famille: il sera installé dans une chambre de bonne avec les seules affaires que celle-ci pourra contenir. Pourtant, le comte ne se laisse pas abattre. Il aménage de son mieux son minuscule logis, développe une routine plaisante à l'intérieur de l'hôtel, se fait des amis parmi le personnel et devient le compagnon d'aventures d'une fillette de neuf ans prénommée Nina...

Voici quelques années, j'avais adoré le premier roman d'Amor Towles. Si l'auteur continue plus ou moins à explorer la même période historique que dans "Les règles du jeu", c'est à l'autre bout du monde qu'il nous emmène cette fois, dans la Russie dirigée par Staline. Et bien que "A gentleman in Moscow" évoque la domination communiste dans toute sa dualité - beaux idéaux et ferveur populaire d'une part, bureaucratie abusive et répression aveugle de l'autre -, c'est pour mieux souligner l'atmosphère presque hors du monde et du temps qui règne à l'intérieur du Métropole. Alexander est un personnage attachant, noble au meilleur sens du terme, plein de beaux principes mais profondément humaniste, doté une grande culture et d'un humour très fin. A l'exception d'un moment de désespoir, il fait toujours preuve de combattivité et de grandes ressources intérieures, porte toujours un regard humble autant qu'intelligent sur la société et les gens qui l'entourent. Et très vite, on se surprend à l'envier plutôt qu'à le plaindre, à vouloir aussi jouer les Eloïse adultes dans cet hôtel cinq étoiles.

C'est le printemps ☀︎




Après un hiver passé à bosser-bosser-bosser, nous avons inauguré la belle saison par une petite semaine à Lisbonne; nous serons ce week-end à Lausanne pour fêter les 40 ans de Lady Pops; nous avons réservé un séjour en Norvège pour fin juin-début juillet, des billets d'avion pour aller voir ma famille à Toulouse début août, et je commence fortement à lorgner sur Dublin pour la seconde moitié de septembre. Si je suis un peu frustrée de voyages au long cours depuis quelques années, j'avoue que ces courtes mais multiples escapades conviennent beaucoup mieux à mon tempérament.

La transition à l'heure d'été s'est faite sans douleur; dès dimanche matin, j'étais debout à 8h30 comme d'habitude, même s'il n'était que 7h30 à mon horloge biologique. Je traîne toujours un fond de fatigue chronique, mais sans doute au moins partiellement dû à mon anémie, plus, depuis deux semaines, de gros vertiges particulièrement pénibles pendant les cours d'aerial yoga. Je m'occuperai de tout ça la prochaine fois que j'irai voir mon généraliste. En attendant, il fait de nouveau jour assez tard pour que j'envisage de sortir de chez moi même après une journée de boulot complète, et ça, c'est fabuleux pour le moral!

Mon anniversaire, qui coïncide avec le retour du printemps, s'est passé calmement mais agréablement. Tous les ans, je me dis que je devrais fêter ça, et tous les ans, je me souviens que pour moi, la foule, ça commence à 5 personnes, et que j'ai autant horreur d'organiser des rassemblements que de me trouver au centre de l'attention générale. Nous avons fait un bon brunch végétarien chez The Little Green Shop; je me suis offert un beau bouquet rose et crème très différent de mes achats de fleurs habituels; Chouchou m'a ramenée à la maison en Zip Car et j'ai passé l'après-midi vautrée sur mon lit avec le délicieux "A gentleman in Moscow". Un dimanche comme les autres - mais tous mes dimanches ou presque sont jolis de toute façon.

A défaut de grosses réserves d'énergie pour le moment, j'ai toujours autant d'idées et enfin du temps pour les réaliser. La ronde des poches en aveugle s'étant bien déroulée, j'envisage un autre petit swap de ce type pour l'été. J'ai quelques défis persos à relever: arrêter le sucre ajouté pendant un mois, pour voir si ça change quelque chose à ma forme et à mes formes; tester le standing desk pour les mêmes raisons (je suis déjà équipée, y'a plus qu'à); me refaire un challenge 30 New Things, parce que je m'étais bien amusée la première fois. Surtout, j'ai enfin mis en branle une initiative professionnelle dont je caresse l'idée depuis des années maintenant, et à propos de laquelle j'ai reçu deux gros votes de confiance des éditrices à qui j'en ai parlé. Cette fois, plus question de procrastiner!

Et chez vous, il se présente comment, ce printemps? 

mardi 28 mars 2017

Ronde des poches en aveugle: les livres envoyés et reçus




Londoncam a envoyé "La bibliothèque des coeurs cabossés" de Katrina Bivald de à Kleo (F)
qui a envoyé "La part des flammes" de Gaëlle Nohant à Betta (F)
qui a envoyé "Voyage au phare" de Virginia Woolf à Mlle Mars (B)
qui a envoyé "Replay" de Ken Grimwood à Aurélie (F)
qui a envoyé "Métamorphose en bord de ciel" de Mathias Malzieu à Boomerang (B)
qui a envoyé "Black coffee" de Sophie Loubière à Pauline (F)
qui a envoyé "Entre ciel et terre" de Jon Kalman Stefansson à Sabine C (B)
qui a envoyé "Mort d'une héroïne rouge" de Qiu Xiaolong à Cécile F (F)
qui a envoyé "La montagne de l'âme" de Gao Xianjian à Leyciaan (F)
qui a envoyé "L'homme-rune" de Peter V. Brett à Fany Bibi (F)
qui a envoyé "Le chapeau de Mitterrand" d'Antoine Laurain à Cécile de Brest (F)
qui a envoyé "La tendresse des loups" de Stef Penney à Karine (F)
qui a envoyé "Mère disparue" de Joyce Carol Oates à Shermane (F)
qui a envoyé "Le restaurant de l'amour retrouvé" d'Ito Ogawa à Rachel (F)
qui a envoyé "Trente-six chandelles" de Marie-Sabine Roger à Elmaya (F)
qui a envoyé "Trop de bonheur" d'Alice Munro à Mirentxu (F)
qui a envoyé "Petit traité d'éducation lubrique" de Lydie Salvayre à Fredoche (F)
qui a envoyé "Naissance d'un pont" de Maylis de Kerangal à Margot (F)
qui a envoyé "Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe" de Chimamanda Ngozi Adichie à Sunalee (B)
qui a envoyé "La famille Middlestein" de Jami Attenberg à Delphine (F)
qui a envoyé "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa à Diba (B)
qui a envoyé "L'hibiscus pourpre" de Chimamanda Ngozi Adichie à Nokialice (F)
qui a envoyé "Je n'ai pas peur" de Niccolo Ammaniti à Miss Zen (B)
qui a envoyé "En même temps, toute la terre et tout le ciel" de Ruth Ozeki à Elanor La Belle (F)
qui a envoyé "Les enchantements d'Ambremer" de Pierre Pevel à Rock'n'Laurette (F)
qui a envoyé "Ici ça va" de Thomas Vinau à Nathalie R (F)
qui a envoyé "Mémé" de Philippe Torreton à Dola (A)
qui a envoyé "La horde du contrevent" d'Alain Damasio à Colette (F)
qui a envoyé "Half of a yellow sun" de Chimamanda Ngozi Adichie à Fatima (F)
qui a envoyé "Grace Williams says it loud" d'Emma Henderson à Ségolène (A)
qui a envoyé "Fleur de neige" de Lisa See à Sophia (B)
qui a envoyé "Plonger" de Christophe Ono-Dit-Biot à Sabine D (F)
qui a envoyé "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathias Enard à Gasparde (B)
qui a envoyé "Seul sur Mars" d'Andy Weir à Nathalie S (F)
qui a envoyé "Grand Central Arena" de Ryk E. Spoor à Armalite (B)
qui a envoyé "Alex Woods face à l'univers" de Gavin Extence à Londoncam (F).

(Si j'ai commis une erreur quelconque, ou si vous souhaitez que je vous mentionne sous un autre nom/pseudo, n'hésitez pas à me le signaler par mail et je rectifierai au plus vite!)

Je suis contente de rapporter que sur 36 livres envoyés, 18 ont été écrits par des femmes (l'auteure Chimamanda Ngozi Adichie revenant 3 fois avec 3 ouvrages différents) et que 2 seulement avaient déjà été lus par leur destinataire. Plein de belles découvertes en perspective!

A titre personnel, dans cette liste, j'ai lu:
- "La bibliothèque des coeurs cabossés" (qui m'est tombé des mains vers la page 100)
- "Replay" (un coup de mes coups de coeur de l'époque où j'étais étudiante)
- "Le restaurant de l'amour retrouvé" (que j'ai bien aimé)
- "Trente-six chandelles" (que j'ai bien aimé aussi)
- "La formule préférée du professeur" (que j'ai adoré)
- "En même temps, toute la terre et tout le ciel" (sur lequel j'ai un avis fort mitigé)
- "Ici ça va" (que j'ai adoré)
- et bien entendu "Alex Woods face à l'univers". 

lundi 27 mars 2017

C'était la semaine où... (#12)




...j'ai fait un affreux cauchemar juste avant de me réveiller le lundi où je reprenais le boulot. Merci pour les encouragements, fallait pas. 
...j'ai entrepris d'éditer et de reprogrammer la publication, sur "L'annexe", de diverses critiques de livres lus en anglais suite à leur récente parution en français.
...j'ai appris qu'un roman que j'adore allait être adapté en bédé par des gens que j'adore - mais chut, c'est un secret pour l'instant!
...une copine victime de grossophobie à qui je tentais de remonter le moral m'a dit que j'étais une "mission de service public". Je devrais ajouter ça sur ma carte de visite; ça en jette.
...on a testé la série "Good behavior", et bien qu'elle soit adaptée d'un bouquin de Blake Crouch, je n'ai pas trop vu l'intérêt au-delà de "Amusons-nous à salir joyeusement Lady Mary".
...à l'occasion de la Journée International du Bonheur, le compte Instagram Brussels Museum a reposté la photo de moi avec mon parapluie arc-en-ciel devant le Train World. Grosse fierté.
...on a bataillé pendant 1h30 avant de réussir à réserver deux places pour le concert de Metallica à Anvers début novembre. C'était affreusement cher (99€ par personne en cat. 1), et nous sommes beaucoup trop sur le côté à mon goût (le numéro des sièges n'était révélé qu'une fois le paiement effectué), mais je vais enfin voir Hetfield et sa bande sur scène. Ou au moins, en direct sur des écrans géants.
...j'ai réussi à faire mes cours d'aerial yoga avec des vertiges; j'ai juste dû m'y reprendre à deux fois pour l'inversion finale et descendre en arrière millimètre par millimètre.
...au terme d'un de ces fabuleux massages dont il a le secret, j'ai découvert que Mr Oh était marié. Damn, mon projet de lui demander de m'épouser tombe à l'eau.
...j'ai beaucoup aimé le film "Girl asleep" (qui sort cette semaine en France sous le titre "Fantastic birthday") pour son côté Wes-Anderson-sous-acide.
...j'ai hésité à acheter le numéro 2 du magazine Respire, qui s'est finalement révélé bien plus dense et intéressant que le 1. Pourvu que ça dure!
...j'ai enfin programmé une petite visite à Isa en juin. Ca doit faire 15 ans que je n'ai pas mis les pieds en Avignon.
...j'ai lu trois romans ennuyeux d'affilée (heureusement, ils étaient courts...) avant d'attaquer un pavé délectable mais écrit tellement petit que je dois m'interrompre toutes les dix pages pour reposer mes yeux. Du coup, je suis repartie sur un autre bouquin pas terrible. Les périodes de lose bouquinesque, ça arrive à tout le monde.
...j'ai craqué pour une bougie parfumée délicieusement printanière de La manufacture des senteurs. Même pas allumée, elle embaume ma pièce à vivre.
...on a commencé "Big little lies", et au-delà du fait que le visage de Nicole Kidman est redevenu semi-mobile, j'ai du mal à comprendre l'engouement que suscite cette série.
...un de mes plus vieux amis est devenu papa pour la seconde fois à presque 48 ans. Ca me fait tout bizarre.
...à peine sortais-je de ma crève que Chouchou développait une bonne grosse infection généralisée avec notamment un abcès dans l'oeil gauche.
...j'ai failli attraper par la peau du cou et ramener à sa mère superbement indifférente un gamin qui circulait en tricycle dans les allées du Delhaize Flagey en prenant chariots et autres clients pour des auto tamponneuses. #lesgens
...j'ai testé cette recette de soupe de tomate signalée par Funambuline. J'ai juste diminué la quantité de liquide (de 1,25 à 1 litre) parce que j'aime les soupes épaisses. Le résultat a été approuvé avec enthousiasme par 100% des membres du foyer.
...j'ai bu un cocktail d'anniversaire-en-avance au Dominican avec Chouchou, Gasparde, Bohemond et les 2M, et reçu des cadeaux à lire et à boire.
...on est retournés chez The Little Green Shop pour un délicieux brunch végétarien et un joli petit bouquet - en profitant des fresques murales du parc voisin pour faire une courte séance photo.
...sur Facebook, j'ai demandé à mes amis "de la vraie vie" quel était leur meilleur souvenir partagé avec moi, histoire d'aborder ma 47ème année dans la joie et la bonne humeur. Y'a eu des réponses sur lesquelles j'aurais parié et d'autres plus inattendues, mais tout m'a fait hyper plaisir.

"Dark matter" (Blake Crouch)


A 27 ans, Jason Dessen travaillait sur un projet qui aurait pu révolutionner la physique quantique. Puis il a rencontré Daniela Vargas, une jeune artiste qui est très vite tombée enceinte de lui. Tous deux ont alors mis leurs ambitions professionnelles de côté pour fonder une famille. Aujourd'hui, ils sont heureux ensemble et avec leur fils Charlie, mais s'interrogent sur le chemin qu'ils n'ont pas pris.

Jusqu'au jour où un inconnu braque Jason dans la rue, l'entraîne dans un entrepôt isolé et le bombarde de questions sur sa vie privée avant de l'assommer. Quand Jason reprend connaissance, il se trouve dans un autre monde, un monde où il travaille pour une organisation secrète qui a percé le secret du multivers, un monde où il est un génie acclamé mais a quitté Daniela à l'annonce de sa grossesse et sacrifié sa vie privé à sa carrière... 

Ce roman de Blake Crouch était n°1 des ventes sur Amazon lorsque je l'ai acheté, et vous savez combien je suis fan d'uchronies personnelles. Poussée par la curiosité, j'ai donc fait une entorse à ma règle et l'ai commandé en grand format pour me jeter dessus. Et j'avoue m'être retenue de lever les yeux au ciel pendant le premier tiers. Oui, bon, le mystérieux agresseur masqué, il faudrait être débile pour ne pas comprendre tout de suite de qui il s'agit. Franchement, quelle histoire cousue de fil blanc! Et puis cette manie de retourner à la ligne après chaque phrase, argh...

Après, je suis arrivée dans le deuxième tiers avec ses accents post-apocalyptiques, et j'ai trouvé ça tellement noir et angoissant que j'ai failli lâcher l'affaire. Mais même si je voyais toujours comment ça allait se terminer, mon intérêt était piqué. Ce qui ne m'empêchait pas de fulminer: prôner que le bon choix de vie, c'est forcément le mariage et la famille, que réaliser une découverte scientifique majeure pâlit en comparaison des joies du foyer, ça me paraissait terriblement convenu et réducteur. 

Et puis dans le dernier tiers, l'auteur est enfin parti dans une direction totalement inattendue et très intéressante, présentant à son protagoniste un dilemme affreux et apparemment insoluble, et l'histoire a viré au thriller psychologique haletant. Tout le long, j'ai eu l'impression de lire le scénario d'un blockbuster, calibré au millimètre sans aucun temps mort et avec beaucoup de scènes d'action - et de fait, en lisant les remerciements à la fin, j'ai découvert qu'un film était en cours de préparation. 

En conclusion, malgré quelques défauts hurlants, "Dark matter" (en VO ici) vaut bien la peine d'être lu, surtout si vous êtes vaguement fasciné par la physique quantique, le multivers et la notion d'identité.

Article publié à l'origine en août 2016, 
et mis à jour en raison de la parution de l'ouvrage en français depuis cette date

dimanche 26 mars 2017

46 choses que j'ai apprises en 46 ans




1. Je ne contrôle pas forcément ce qui m'arrive, mais je choisis ma réaction aux événements. 
2. Il est toujours possible de changer ce qu'on n'aime pas chez soi. Oui, ça réclame des efforts. 
3. Sans un socle de valeurs et d'objectifs communs, l'amour ne suffit pas. 
4. Ca vaut toujours la peine d'investir dans le meilleur matelas et le canapé le plus confortable qu'on puisse s'offrir. 
5. Devenir propriétaire de son logement coûte beaucoup plus cher qu'on ne croit, et n'est pas nécessairement la bonne option pour tout le monde. 
6. "Féministe": pas un gros mot, mais une chose que toutes les femmes devraient être dans leur propre intérêt. 
7. Un bon médecin est un médecin avec qui on se sent en confiance et auquel on peut parler de tout. Si ce n'est pas le cas, il faut en chercher un autre.
8. Le meilleur moyen d'avoir l'air jeune plus longtemps, c'est de se protéger du soleil. 
9. Personne n'a à me dire ce que je peux ou ne peux pas faire de mon corps. 
10. L'humain n'est pas là pour servir l'économie: c'est l'économie qui est là pour servir l'humain. 
11. On ne part pas tous égaux dans la vie, et s'il est toujours possible de réussir, certains auront beaucoup plus de difficultés (et de mérite) à y parvenir. 
12. Ca ne sert à rien de tout miser sur des vacances de rêve si on ne peut pas supporter sa vie le reste de l'année. Ce qui doit être joli, c'est le quotidien. 
13. Inutile d'avoir du talent pour se donner la permission d'être créatif. 
14. La seule personne qui peut me rendre heureuse, c'est moi-même. Je ne dois jamais mettre cette responsabilité-là sur le dos de quelqu'un d'autre. 
15. Je ne suis ni spéciale ni extraordinaire, mais je suis unique et je compte. 
16. Chez les Occidentaux gâtés que nous sommes, rares sont les gens pleinement conscients de leurs privilèges. 
17. Nous sommes tous conditionnés à avoir des réactions sexistes et racistes. Les dépasser réclame un effort conscient. 
18. Acheter des vêtements qui ne peuvent se laver qu'à la main ou pire, doivent forcément passer au pressing, est généralement une mauvaise idée. 
19. Eduquer > punir.
20. La bienveillance est une plus grande qualité que l'intelligence.
21. La méditation, c'est bon pour tout et pour tout le monde. Par contre, il faut parfois un peu chercher la forme qui convient le mieux à chacun. 
22. La joyeuse ivresse du samedi soir ne justifie pas l'horrible gueule de bois du dimanche matin. 
23. Sans confiance, il ne peut pas y avoir de relation (amoureuse, amicale ou professionnelle) réussie. 
24. Il faut utiliser les belles choses au lieu de les économiser pour un hypothétique cas où. 
25. Pouvoir s'offrir quelque chose soi-même est plus satisfaisant que de se le faire offrir. 
26. Même avec les meilleures intentions du monde, on ne peut jamais tout faire "bien". L'important, c'est de faire quelque chose. 
27. On vote au moins autant avec son argent qu'avec le bulletin qu'on glisse dans l'urne. Notre manière de consommer est un choix politique en soi. 
28. Pour bien profiter d'un film en langue étrangère, il faut le voir en VOST. 
29. Il est quasiment impossible de sortir chez Ikea sans au minimum un brol qu'on n'avait pas prévu d'acheter. 
30. La vie est trop courte pour s'affamer dans le seul but de rentrer dans du 36. 
31. Ce n'est pas parce que quelqu'un affirme quelque chose avec conviction que c'est vrai.
32. ...Par contre, en cas de conflit, c'est généralement la personne qui semble la plus sûre d'elle qui l'emporte, même si ce n'est pas elle qui a raison.
33. Pour le meilleur ou pour le pire, les masques qu'on porte finissent par devenir notre vrai visage. 
34. Les expériences (m')apportent plus de satisfaction que les objets. 
35. Moins on mange de plats préparés, mieux on se porte. 
36. La perfection est inaccessible. Viser 80%, c'est suffisant et fabuleux pour la tranquillité de l'esprit. 
37. L'argent ne fait pas le bonheur, mais c'est difficile d'être heureux quand on n'en a pas assez pour les nécessités basiques. 
38. On peut vivre la solitude comme un drame ou comme une liberté. 
39. Toujours envisager le pire, c'est fatigant, mais ça permet aussi de prendre un maximum de précautions pour éviter que le pire ne se produise. 
40. Quand on trouve une fringue ou une paire de chaussures parfaite, ça vaut le coup de l'acheter en deux exemplaires. 
41. On traîne tous des casseroles. Et on n'est pas obligés de les laisser conditionner le reste de notre vie. 
42. Si on est nul en informatique, il vaut vraiment mieux opter pour un Mac. 
43. La lecture et les voyages sont les deux choses qui contribuent le plus à l'ouverture d'esprit. 
44. Un compliment sincère, c'est le meilleur moyen d'embellir gratuitement la journée de quelqu'un. 
45. La vie est toujours plus courte qu'on ne le croit, et elle passe à une allure folle. 
46. Il faut dire aux gens qu'on les aime. 

vendredi 24 mars 2017

"Tu sais ce qu'on raconte..." (Daniel Casanave/Gilles Rochier)


Tu sais ce qu'on raconte... dans les bistrots et les salles d'attente, dans les rues et les maisons, sur les chantiers et à l'intérieur des voitures? Il paraîtrait que le fils Gabory est revenu dans cette petite bourgade apparemment tranquille mais où un drame a eu lieu il y a quelques années. Est-il responsable? Certains pensent que non, d'autres en sont convaincus, et pendant toute la journée, les rumeurs vont bon train jusqu'à ce que quelques esprits vengeurs montent une expédition punitive...

Ce qu'il y a de remarquable dans cette bédé aux magnifiques dessins dans les tons rouges et bruns, c'est que le protagoniste principal n'apparaîtra jamais. Toute l'histoire est racontée à travers des tiers, des gens qui n'ont rien à voir avec l'affaire et ne font que rapporter ce qu'ils ont entendu et la façon dont ils l'interprètent. Ce qui, en plus de constituer un procédé narratif original et très bien utilisé, démontre de façon éclatante l'imbécillité des "on dit" et des réactions basées sur des faits non vérifiés. Les pages défilent presque trop vite, et "Tu sais ce qu'on raconte..." se conclut comme une gifle magistrale. Une très belle découverte.




Mr Oh et moi




Ca fait maintenant 9 ans que Mr Oh et moi, on se voit tous les six mois environ - plus souvent quand je peux. 

Nous n'avons jamais échangé plus de quelques phrases, toujours les mêmes, jamais dans sa langue maternelle ni la mienne. Je crois qu'il est originaire du Sri Lanka, mais je n'en suis pas certaine. J'ignore son âge, ce qui l'a amené à Bruxelles et comment il s'habille en civil. Il ne sait pas ce que je fais comme métier, si j'ai des enfants ou non, de quel côté je penche en politique, comment j'occupe mon temps libre. 

Mais il est l'une des rares personnes au monde qui sait combien j'ai de tatouages, quoi et où. Et peut-être la seule qui connaît le craquement de chacun de mes orteils, la consistance de mon ventre, les musclés noués dans le haut de mon dos, la souplesse ou la raideur de mes articulations, le grain de peau de mon visage, les reliefs de mon crâne sous ma tignasse. 

C'est très particulier, le rapport entre un masseur et sa cliente. 

jeudi 23 mars 2017

10 articles #6




3. ...Etre paresseux aussi! (Allez hop, tous à la sieste.)

4. La solution pour obtenir un partage vraiment égalitaire des tâches domestiques quand on est une femme? Se comporter comme un homme.

5. Et si une vie médiocre me suffisait? (en anglais)

6. La véritable clé de la réussite, c'est la souffrance que vous êtes prêt à endurer (En anglais)

7. Bon à savoir: votre cerveau possède un bouton "Effacer", et voici comment l'utiliser (En anglais)

8. Quelques conseils judicieux pour réussir à lire davantage (En anglais)

9. 45 idées pour prendre soin de son esprit et de son corps (En anglais)

10. 50 petites rébellions du quotidien - et plein de liens vers des articles qui développent certaines de ces idées (En anglais)