dimanche 1 janvier 2017

Bonne année!




Que vous ayez passé le réveillon seul, en famille ou entre amis, j'espère que vous avez fini 2016 dans la sérénité.

Pour 2017, je nous souhaite à tous...
des paillettes et des bulles (de savon ou de champagne, voire les deux!)
plein d'éclats de rire
de beaux moments partagés
des bisous comme s'il en pleuvait
des horizons lointains pour ceux qui en rêvent
- et des pantoufles confortables pour les autres
une santé de fer
la capacité de garder la tête froide dans les moments difficiles
et de toujours voir le verre à moitié plein
de la compassion pour les autres mais aussi pour nous-mêmes
la volonté d'avancer sur le chemin que nous nous sommes choisi
de la lumière dans nos coeurs même quand il fait noir dehors.

BONNE ANNEE!

vendredi 30 décembre 2016

Lectures de Décembre 2016




ROMANS / RECITS
- "La ballade de l'enfant gris" (Baptiste Beaulieu) ♥︎♥︎
- "Les femmes de Brewster Place" (Gloria Naylor)
- "Le chameau ivre" (Alma Rivière) ♥︎♥︎♥︎
- "The girl from everywhere" (Heidi Heilig) ♥︎♥︎♥︎
- "Britt-Marie was here" (Fredrik Backman)
- "La boutique Vif-Argent T2: La boussole des rêves" (P.D. Baccalario) ♥︎♥︎♥︎
- "The death house" (Sarah Pinborough) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Anansi boys" (Neil Gaiman)
- "Toute la lumière que nous ne pouvons voir" (Anthony Doerr) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE / MANGA
- "Tout plaquer et aller prendre un bain" (Mathou) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "13 Devil Street: 1888" (Benoît Vieillard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Madame T2: Un temps de chien" (Nancy Peña) ♥︎
- "Rouge éclipse T1 à 3" (Shiki Kawabata) ♥︎♥︎

DIVERS
- "Une berceuse en chiffons: la vie tissée de Louise Bourgeois" (Amy Novesky/Isabelle Arsenault) ♥︎♥︎

jeudi 29 décembre 2016

Miscellanées de Noël




Jeudi 22 Mais laissez-nous sortir de cet aéroport enfin! "Le gendre de mon homologue allemand a appelé ses jumeaux Luge et Flocon parce que sa femme est balinaise et qu'il n'y pas de neige là-bas. Ca aurait pu être pire, il aurait pu en appeler un Merguez."  Le trajet Blagnac-maison de ma soeur aura duré aussi longtemps que le vol Bruxelles-Toulouse: merci les embouteillages de fin de journée sur le périph'. Si quelqu'un avait daigné m'informer que ma soeur s'était fait installer une cheminée, je lui aurais pris autre chose qu'une bougie parfumée "Feu de bois" pour Noël. Sans le nom ni l'adresse du resto, David va avoir du mal à se rendre au repas de fin d'année de sa boîte. C'est quoi cette ignoble odeur de peinture? La chambre d'amis a été refaite... aujourd'hui? "Je voulais vous faire de la soupe de légumes mais j'ai oublié d'acheter des poireaux, du coup c'est de la soupe de courge." 3h du matin: gros orteil droit, je te présente le coin du placard à Tupperware.

Vendredi 23 On n'a pas si mal dormi dans la buanderie. Oui, je me doute que la fille qui ouvre de grands yeux en me voyant dans le métro est celle avec qui on a rendez-vous pour déjeuner, et pas une fan de Beyoncé qui m'aurait confondue avec elle. Entre le crumble au reblochon et le gâteau savoyard, mon estomac balance. Sur son sapin à voeu de Noël, Darklulu - un an d'avance, plus faible note du trimestre: un 15 en histoire - réclame UNE BONNE MOYENNE DANS TOUTES LES MATIERES. Bien entendu, la croûte de votre cheesecake au caramel beurre salé est en speculoos? Puisque je ne sais pas quoi offrir à Attila, et si je lui prenais un jeu de société dont je sais au minimum qu'il me plaira, à moi? J'aurais volontiers craqué pour ce superbe tampon ex-libris à l'Ultime Market, mais je n'ai pas envie d'attendre une demi-heure que l'exposante le fabrique. Mis à part un assortiment de produits à la violette, je n'ai pas d'idée de cadeau typiquement toulousain pour l'amie de ma mère - non, Chouchou, pas des saucisses. Vive la mère de David qui a apporté 30 douzaines de raviolis à la daube grâce auxquels on peut improviser un dîner familial dans un endroit qui ne sent pas la peinture. Putaiiiiin mais comment on arrête cette salière infernale?

Samedi 24 Le miracle de Noël, c'est que je n'ai pas étranglé ma mère quand elle m'a demandé quand on partait pour la 8ème fois. Le photobombing de main sur la table pleine de scones: Soeur Cadette, est-ce bien sérieux? Le brunch au Chapristea remporte l'adhésion de 100% des membres de la famille, d'ailleurs Attila veut repartir avec le chat noir à poil court et Darklulu avec Merlin le British Longhair bleu. Bien qu'il fasse de très belles photos, le nouveau Sony A6000 de Chouchou n'efface pas les mentons surnuméraires. Six personnes affalées le nez dans leur iPhone ou leur iPad: ce canapé est une vraie pub Apple. Non, maman de David, Chouchou ne fait pas 1,90m mais plutôt un modeste 1,75m. Au foie gras artisanal, mes neveux préfèrent un vilain paquet de bretzels Ancel en guise d'entrée: c'est bien, ils ne coûtent pas cher à nourrir.  Gros succès pour le risotto à la truffe avec Saint-Jacques poêlées et tuiles de parmesan préparé par ma soeur. Darklulu compte les minutes jusqu'à 22h - le début de l'ouverture des paquets. Guêpe violette? Cigale psychédélique? En tout cas, cette broche de chez Cocotte ira très bien sur mon manteau. La classe à Dallas: mes neveux et moi mettons chacun moins de 5 minutes pour démonter des casses-tête de niveau 5. Evidemment, si tout le monde à part moi n'a que des têtes d'Indien, je perds un dé à chaque tour.

Dimanche 25 Ouais, je fais Noël en sweat Wonder Woman et bas de pyjama - niveau look, j'ai tout donné hier. Une fois que j'ai servi tout le monde sauf elle en pâté en croûte, ma soeur s'empare du plat contenant les tranches restantes pour "examiner ses options". David qui laisse de la nourriture dans son assiette à la fin du repas: monsieur, qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon beau-frère? Ma blague sur la tentative de meurtre des corbeaux ne fait rire personne; même une fois que je l'ai expliquée, c'est tout juste si Attila me gratifie d'un "Ouais, c'est recherché, mais je trouve toujours pas ça drôle" vaguement navré. Environ deux heures pour lire et assimiler les règles de Mystérium - ça grogne dans les rangs. Comme personnage, Chouchou prend la jolie Asiatique et moi le digne moustachu à monocle, tandis que Darklulu jette son dévolu sur l'Arabe enturbanné qu'il trouve "trop stylé". Ouf: le jeu est vraiment chouette, bien que pas facile du tout. Du coup, on va enchaîner sur une seconde partie, en mode moyen cette fois. Devant la télé, les mamies sont au bord du suicide.

Lundi 26 J'imagine qu'une blague à base de "Last Christmas" serait de mauvais goût là tout de suite? Voilà, j'ai fait mon quart d'heure de conduite annuel. Si, la raison pour laquelle Chouchou veut se mettre à l'avant du métro est la même que celle pour laquelle Attila veut s'y mettre aussi: il a 5 ans dans sa tête. Le chocolat chaud viennois d'Amorino = la mort par calories. Quand je suggère que le début de la rue de Metz se trouve peut-être de l'autre côté de la place Esquirol, ma soeur me regarde comme si j'étais une débile profonde et préfère appeler David, qui lui explique que le début de la rue de Metz se trouve de l'autre côté de la place Esquirol. Au lieu d'acheter un MacBook Air, et si je me contentais de faire réparer mon MacBook Pro actuel pour qu'il tienne un an de plus? Faute de toilettes clients, je ressors de Midica sans avoir pu faire pipi, mais en ayant acheté un tapis de bain antidérapant. Darklulu n'en peut plus d'attendre notre retour; il a déjà installé le Mystérium et vérifié les points de règles qui changeaient en fonction du nombre de joueurs. Je le félicite: "J'aime beaucoup les gens rigoureux". Lui, embarrassé: "Sur ce coup-là, je crois que je tiens un peu de toi". Excellent pour la tonicité cardiaque, le téléphone du salon qui se met à sonner de façon très insistante vers minuit.

Mardi 27 Souffler sur le chat pour le faire sortir de dessous le lit, une tactique étrange mais qui finit par payer. Le principe des inconnus qui voient ce que vos contacts communs likent sur Facebook m'avait déjà contrariée, mais jamais à ce point. Le H&H et le Quartet de Hanayama, c'est plié aussi en quelques minutes. A quand une carte de fidélité chez Enigma Escape? C'est quand même notre 5ème salle en famille... Les vacheries sous couvert d'humour, c'est pas très "esprit de Noël". On joue à Mystérium si vous voulez, mais ne comptez pas sur moi pour faire la conversation. "Toi tu es la poêle, et Chouchou doit être la fourchette." Ah tiens, apu princesse Léïa.

Mercredi 28 "Pas d'échange sans ticket de caisse ou carte de fidélité", déclare une vendeuse de Sephora maquillée à la truelle avec une précision toute parkinsonienne. C'est bien la première fois que pas un bouquin ne me fait de l'oeil chez Ombres Blanches. Une demi-heure de queue pour une table chez Bapz, il faut être vraiment motivé (ou avoir donné rendez-vous là à une amie pas vue depuis un an et demi). Quand soudain, O&L de passage dans la région pour les fêtes surgit derrière nous, flanquée de son homme et de Noisette. Oh mon Dieu, j'ai été payée - serpentins, confetti! Les pomponettes après les pâtes aux chicons, ça va pas faire un peu beaucoup? ...Ah ben non en fait. Chaque fois que je vois David, j'ai l'impression qu'il est en train de faire le Vendée Globe, alors qu'en réalité c'est tous les quatre ans. Et hop, le Helix pour la route.

Jeudi 29 Deux articles partagés sur Facebook hier, plus de 4600 visites sur le blog dans la journée - ce doit être mon record. Résolution du mystère de la culotte gainante disparue: Chouchou l'avait embarquée avec ses boxers. Bien entendu, l'imprimante de ma mère est à court d'encre quand il s'agit d'imprimer nos cartes d'embarquement. "Vous êtes ivre!" crie Angélique au capitaine des pirates. Je vais laisser le reste du paquet de Kimono à Darklulu pour le pousser insidieusement à devenir aussi drogué au thé que moi. Partis dans le brouillard, arrivés dans le brouillard. En gros, nous avons passé une semaine à bouffer et à jouer - c'était de bonnes vacances.

mercredi 28 décembre 2016

[TOULOUSE] Enigma Escape: Le temple perdu




Toujours fidèles des scénarios d'Enigma Escape, nous ne pouvions manquer de nous précipiter dès l'ouverture de leur 5ème salle. Cette fois, il s'agit de finir le travail d'un célèbre grand-père explorateur en retrouvant le crâne de cristal dissimulé dans un vieux temple maya. Et quel temple! Dès l'entrée, on est ébloui par la qualité du décor, depuis le revêtement des murs jusqu'au moindre des accessoires en passant par les mécanismes sur mesure. On sent que tout a été conçu avec soin - et pas mal de moyens matériels. Comme d'habitude, la communication avec le maître de jeu passe par un écran sur lequel s'affichent parfois des indices (moins on en reçoit, mieux c'est, mais parfois c'est indispensable quand on est bloqué!). 

Ici, la fouille n'est pas prépondérante; disons qu'il y a juste de quoi se mettre dans l'ambiance au début. L'essentiel du scénario repose sur la résolution d'énigmes de style varié. Certaines nécessitent pas mal de réflexion, tandis que d'autres en appellent davantage au sens de l'observation ou à l'habileté manuelle. Bref, de quoi employer les meilleures qualités de chaque membre de l'équipe. Nous étions cinq et par moments, ça m'a semblé un peu trop: je crois que quatre serait la taille d'équipe idéale pour explorer ce temple perdu. Quant au niveau, des débutants complets risquent d'être un tantinet perdus - je situerais le niveau entre intermédiaire et avancé. Nous sommes sortis en 54'33" après avoir pas mal transpiré au propre comme au figuré. 

43, avenue de la Gloire
31500 TOULOUSE
Métro: Marengo SNCF (ligne A)

mardi 27 décembre 2016

Les brunchs du dimanche (47): Chapristea à Toulouse




Très populaire au Japon, le bar à chats a débarqué en Europe depuis quelques années sans toutefois susciter le même engouement. Il faut dire que si le concept - boire et manger dans un endroit abritant plusieurs chats - semble sympathique pour les amateurs de félins, dans la pratique, j'ai entendu beaucoup d'histoires de lieux à l'hygiène douteuse et à l'atmosphère pas forcément très respirable. Du coup, la seule raison pour laquelle je me suis intéressée au Chapristea, c'est que Nekkonezumi y était passée avant moi et avait approuvé à la fois l'endroit et les produits consommés sur place. J'envisageais juste d'y prendre un goûter en amoureux jusqu'à ce que je découvre qu'il y avait un brunch le week-end. Ni une ni deux, j'ai réservé pour huit personnes et embarqué toute la famille samedi dernier, quelques heures avant le repas du réveillon. (Nous sommes des courageux de la bouffe, jamais effrayés à l'idée de cumuler deux gros repas dans la même journée.)




Le Chapristea est situé en plein centre-ville de Toulouse, à mi-chemin entre Capitole et Esquirol. On y pénètre par un sas destiné à empêcher les animaux de se faufiler dehors, et avant de s'installer, on doit se nettoyer les mains avec du gel anti-bactérien fourni au comptoir. Puis on prend connaissance du règlement, destiné à assurer le bien-être des animaux:




Une autre carte présente les pensionnaires, au nombre d'une dizaine et choisis pour leur capacité à vivre en groupe. La plupart d'entre eux sont originaires de refuges animaliers, et deux sont proposés à l'adoption. Au premier regard et à la première caresse, on voit qu'ils sont très bien entretenus - en témoigne l'incroyable douceur du pelage des chats à poil mi-long. Pour en avoir eu deux pendant plus de quinze ans, je sais qu'on ne peut obtenir un tel résultat qu'avec des soins réguliers et un brossage quotidien au minimum!






Par ailleurs, le décor est fort agréable: la plupart des tables se trouvent en sous-sol, dans une de ces caves en brique rose au plafond voûté si typiques de Toulouse. Le mobilier est d'inspiration scandinave moderne, avec des fauteuils bleus ou jaunes et de petits canapés disposés autour de tables basses. D'habitude, je trouve ça confortable pour boire un thé en bouquinant, mais pas trop pour manger; là, la hauteur est idéale et personne dans notre groupe ne s'est senti gêné. Essentiellement situés en hauteur, les nombreux aménagements pour les chats ne gênent pas du tout la circulation des bipèdes. Et surtout, il n'y a aucune litière en vue et pas la moindre odeur désagréable, les "toilettes" félines étant accessibles en permanence mais isolées de l'espace dédié à la clientèle ainsi que des cuisines. 




Concernant la nourriture, le brunch proposé le samedi et le dimanche est une formule à l'assiette d'inspiration très anglaise. La partie salée se compose d'oeufs brouillés, de saucisses, de bacon, de baked beans, d'une tomate grillée, de champignons poêlés et d'une salade mélangée. Pour la partie sucrée, deux scones au fromage blanc et à la confiture, d'une texture plus légère et plus digeste que des scones authentiques. Avec ça, une orange pressée et une boisson chaude au choix: chocolat au lait de vache ou d'amande, café ou thé à piocher parmi la carte assez variée de l'établissement. Pour 19,50€, c'est un des meilleurs rapport qualité-prix que j'ai vus en matière de brunch. Les jours de semaine, on peut déjeuner au Chapristea, y compris si on est végétarien ou végane. 




Tout était délicieux et a remporté un franc succès même auprès des membres de ma famille pas franchement habitués aux brunchs. Mes neveux qui adorent les animaux ont craqué pour un chat chacun et auraient bien voulu le ramener à la maison. En plus, le personnel est aimable, rapide et souriant. Bref, une adresse que je vous recommande chaudement si vous habitez à Toulouse ou y êtes de passage!

4, rue Jules Chalande
31000 TOULOUSE
Tel: 09 81 13 32 38
Réservation possible par internet ou téléphone,
uniquement pour le brunch le week-end et le lunch en semaine



lundi 26 décembre 2016

Les joies de la semaine #51




Lundi: tomber sur un monsieur aimable et bien renseigné chez mon association de gestion agréée / prendre la décision libératrice de basculer du BNC à la déclaration en traitements et salaires début 2018 / mon nouveau pull & other stories va super bien avec la très vieille jupe rouge One Step retrouvée récemment au fond de ma penderie / un dîner-lecture en solo au Taihon pendant que Chouchou fait la fête avec un client

Mardi: "Non, non, il fait encore nuit! Tu ne te lèves pas, tu restes avec moi sous la couette!" / une réponse de l'Agessa grâce à laquelle je vais pouvoir basculer vers les T & S dès le 1er janvier / mon billet du jour en petite Une Humeurs de HelloCoton / un cours d'aerial yoga entre habitués / la gentille vendeuse qui prépare mes ballotins chez Wittamer / "J'adôôôre vos cheveux", s'extasie l'apprentie de mon coiffeur / une soirée cocktails de fin d'année chez M & M / 150€ d'économisés en juillet prochain, ce sera toujours bon à prendre

Mercredi: un chèque-cadeau Amazon / Chouchou m'offre le dernier ouvrage de Sophie Calle / décider au dernier moment de faire un cadeau à tout le monde et foncer dans les magasins au pas de course / une bougie parfumée appelée "Le coin lecture", et qui en plus sent super bon: comment résister?

Jeudi: à partir d'aujourd'hui, les jours commencent à rallonger / vacaaaaaaaaances! / très peu de monde à l'aéroport de Zaventem / un vol sans histoire

Vendredi: un déjeuner au Salon d'Eugénie avec ma soeur, Jenny et son mari / improviser un dîner de famille avec les raviolis à la daube apportés par la mère de David

Samedi: le brunch au Chapristea était une idée de génie, si je puis me permettre / les gentilles réponses à ma question "Qu'est-ce que ce blog vous a apporté?" / un réveillon agréable avec risotto à la truffe et Saint-Jacques poêlées, ouverture de cadeaux à 22h et deux parties de Perudo

Dimanche: après le déjeuner de Noël chez ma mère, deux parties super animées de Mysterium - jeu vraiment original et prenant / la réponse de Jame Lovegrove sur le statut Facebook dans lequel je parle du bide intégral que j'ai fait avec ma blague sur la tentative de meurtre des corbeaux: "It's a Mysterium why no one got it"

samedi 24 décembre 2016

It's all a gift




Je me rends compte en vieillissant que les cadeaux qui me font le plus plaisir ne sont jamais des objets, mais plutôt les choses immatérielles que je peux garder bien au chaud dans ma tête et emporter où que j'aille: les belles expériences, les moments partagés, les compliments sincères. Alors, parce que c'est Noël demain, je vais me permettre de demander quelque chose à ceux d'entre vous qui voudront bien participer - oui, j'ai lu "The Art of Asking" d'Amanda Palmer et j'entends bien mettre ses conseils à profit une fois dans l'année!

J'adorerais que vous me citiez, en commentaire, une fois où ce blog vous a été utile, où il vous aidé(e), où il a embelli votre vie. Un chouette resto que vous avez découvert grâce à un de mes articles? Une expo sur laquelle j'ai attiré votre attention et que vous avez adorée? Un bouquin à côté duquel vous seriez passé(e) si je n'en avait pas parlé? Une partenaire de swap qui est devenue une amie dans la vraie vie? Une mésaventure qui vous a fait rire un jour où vous en aviez besoin? Un moment où vous vous êtes senti(e) moins seul(e) parce que j'évoquais un problème qui était aussi le vôtre? Ca me ferait vraiment plaisir de savoir. 

Et même si ce blog ne vous a jamais servi à rien, ou si Noël ne signifie pas grand-chose pour vous, je vous souhaite à tous et toutes une excellente fin d'année, aussi sereine que possible après les turbulences des douze derniers mois. Prenez soin de vous et des gens que vous aimez.

vendredi 23 décembre 2016

Les conversations absurdes #3


Dans un magasin à touristes plein de produits à la violette, près de la place du Capitole.
MOI: Je ne sais pas quoi prendre pour le Noël de l'amie de ma mère. Les paniers composés bonbons à la violette, thé à la violette, confiture à la violette, savon à la violette sont très sympas, mais si elle n'aime pas la violette, c'est ballot. 
CHOUCHOU: On n'est pas obligés d'acheter un truc ici, on peut chercher ailleurs. 
MOI: Oui mais ma mère voulait un cadeau typique de Toulouse, et je n'ai pas trop d'autre idée...
CHOUCHOU: Des saucisses? 

jeudi 22 décembre 2016

2016 dans le rétro




Janvier: Le crabe se fait un festin en ce début d'année, boulottant notamment David Bowie et Alan Rickman. Le retour du gaz de ville à Monpatelin, enfin! Plus splendide bourde de toute ma carrière: passer une semaine à traduire le tome 1 d'une série, au lieu du tome 2 qu'on m'a commandé. J'accepte enfin que nous ne sommes pas près de quitter Bruxelles, et une énorme tension s'évapore. Réouverture du Yamato, notre cantine japonaise adorée.

Février: Une belle journée shopping + expos à Anvers en amoureux. Une autre belle journée à Paris pour déjeuner avec AF, me ravitailler en thé Lupicia et choisir mes prochaines lunettes. Une bonne grosse crise d'hypocondrie pour moi, coïncidant avec la mère de toutes les crises de boulot pour Chouchou - c'est rude.

Mars: Je me ruine chez Wakko pour récupérer de magnifiques cheveux roux orangé. "Trapped", série islandaise coup de coeur de cette fin d'hiver. Ca devait finir par arriver: le 22, Bruxelles est à son tour frappée par deux attentats simultanés à l'aéroport de Zaventem et dans le métro. Nous parvenons quand même à nous rendre à Lausanne comme prévu pour un beau week-end avec escape game ("Le délire du mandarin") et fondue d'anniversaire.

Avril: Chouchou doit rembourser une très grosse somme au CFH, mais au moins nous allons pouvoir tourner la page. Mes crises d'angoisse atteignent un paroxysme insupportable. Heureusement, ma soeur et sa famille viennent nous rendre visite quelques jours à Bruxelles et ça me change les idées. Nous enchaînons sur le week-end d'anniversaire de Chouchou, à Paris: hôtel Crayon, Bénabar au théâtre, escape game Sous-Marin.

Mai: Deux douces soirées de printemps au génial Brussels Food Truck Festival. Pour la première fois depuis 2010, et en raison de l'absence de la plupart de nos amis cette année, je renonce à aller aux Imaginales. Nous en profitons pour faire l'escape game "La chambre du Manneken Pis", un goûter chez Ladurée et un brunch chez Chyl avec Philou et Stef de passage pour les 20 km de Bruxelles.

Juin: Ayant pondu près de 3 millions de signes depuis le début de l'année, je m'accorde un mois sabbatique. Une journée à Paris (expo Barbie, déjeuner avec Béné et Maëlle, découverte de Free Persephone). Des vacances froides et pluvieuses à Edimbourg; heureusement que la ville est très chouette. Consternation face au vote britannique en faveur du Brexit. J'entame les cours de codage sur CodeCademy.

Juillet: Carnage à Nice le soir du 14 juillet. Coup de coeur télé: "Stranger things" à l'ambiance 80's délicieusement régressive; coup de coeur lecture: la série "The raven cycle" de Maggie Stiefvater, quête fantastique sur fond d'amitiés adolescentes intenses.

Août: Des vacances à Toulouse en demi-teinte: excellents moments à faire des escape games et des jeux de plateau avec ma soeur, David et mes neveux, mais disputes incessantes avec ma mère. Découverte du bar à cocktails Life is Beautiful et des cactus de Flower @ttitude. La canicule pourrit ma journée à Paris avec Shermane et la nuit passée à Lille lors d'un par ailleurs chouette week-end avec Philou et Stef (expo Zep au palais des Beaux-Arts, escape game La planque d'Ali, brunch chez Méert).

Septembre: Pour conclure l'été, un très beau week-end en amoureux à Amsterdam, avec notamment une virée shopping impromptue dans le quartier des Neuf Ruelles et le génial escape game Wake up! Je recommence à avoir des maux de ventre et à angoisser. Mon bilan sanguin révèle une légère anémie et une VS trois fois trop élevée. Coup de foudre pour l'aerial yoga.

Octobre: Un week-end en amoureux à Paris (musée d'Orsay et escape game La prophétie maya). Le Huffington Post parle de mon billet sur mon "Journal de santé physique et mentale". Ma 2ème coloscopie est une opération émotionnellement intense mais qui se conclut au mieux. Ca faisait bien trop longtemps que je n'avais pas vu O&L et que je voulais tester le Carrousel des Fonds Marins: une double erreur réparée à l'occasion des Utopiales de Nantes.

Novembre: Coup de coeur télé: "This is us", mélo familial archi bien foutu; coup de coeur lecture: "The Cazalet chronicles", saga familiale dans l'Angleterre du milieu du XXème siècle. L'élection de Donald Trump est un choc énorme. Et deux jours plus tard, on apprend la mort de Leonard Cohen. Heureusement, je me marre en allant voir le spectacle de Kyan Khojandi et je passe une bonne journée à Paris avec Shermane. Inscription sur Duolingo et début des cours de portugais en ligne.

Décembre: Ma ferritine encore chuté et ma VS encore augmenté, mais mon médecin me dit de ne pas m'en faire. L'horreur atteint des sommets à Alep. Marre de cette comptabilité professionnelle de plus en plus chiante: en 2017, je déclare mes droits d'auteur en traitements et salaires. Pour la première fois depuis 3 ans, nous allons passer Noël avec ma famille à Toulouse.

"Une fille au manteau bleu" (Monica Hesse)


Amsterdam, début 1943. Hanneke Bakker, 18 ans, profite de son physique d'aryenne pour trafiquer au marché noir et nourrir ainsi ses parents qui ne peuvent plus sortir de chez eux. Marquée par la mort au front de son petit ami Bas, elle ne veut se soucier de personne ni de rien d'autre que de survivre à la guerre. Mais un jour, Mme Janssen, une de ses clientes, lui demande de l'aide pour retrouver une adolescente juive qui s'est mystérieusement volatilisée du placard dans lequel elle la cachait. D'abord réticente à prendre des risques pour une inconnue, Hanneke finit par accepter de se lancer dans une enquête qu'elle traite comme une recherche de produit rare. Amenée à côtoyer de jeunes Résistants qui lui ouvrent les yeux, elle va finir par remettre en cause sa vision des choses et son attitude...

Pour son premier roman, la journaliste Monica Hasse livre un récit très bien documenté sur l'époque et le lieu en lesquels il se déroule. Le parcours de son héroïne endurcie par les circonstances lui sert de prétexte pour évoquer des sujets universels comme la frontière très mince qui sépare le courage de la lâcheté et les héros des salauds. Malgré son jeune âge, Hanneke est déjà hantée par des souvenirs qui ressurgissent au fil des chapitres, sculptant sa personnalité en un camaïeu d'ombre et de lumière. J'ai trouvé dommage que son enquête repose sur une telle série de coïncidences, mais au final, la crédibilité de sa progression n'a que peu d'importance comparée au cheminement mental de Hanneke qui, en revanche, est d'une justesse presque douloureuse. Si ça ne tenait qu'à moi, je ferais lire "Une fille au manteau bleu" à tous les adolescents qui s'interrogent sur la situation des réfugiés ou peine à comprendre la raison pour laquelle, plus 70 ans après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il convient toujours de s'inquiéter de la montée de la haine et des fascismes de tous horizons. 

"Je ne sais pas dans quel état je suis. Cette livraison fait partie de toutes cette succession d'engagements que je ne tenais pas à prendre. Mais il faisait si sombre dans ce théâtre et Regina était si petite, et nous pouvons faire si peu de choses, tous autant que nous sommes. Que suis-je censée répondre? Qu'elle aurait dû laisser Regina à la crèche pour qu'elle soit déportée? Que suis-je censée croire? Que cela vaut le coup de prendre des risques rien que pour sauver Mirjam, parce que c'est elle seule qu'on m'a chargée de retrouver? Que je serai capable d'oublier ce que j'ai vu au centre de déportation?" 

"Je ne vois pas en quoi ce que je pense d'Amalia, en bien ou en mal, importe à Mirjam. Elle ne me connaît même pas. Sauf que, l'idée me traverse l'esprit, ça m'importerait s'il s'agissait de moi ou de mes amis, de nous tous - Bas, Elsbeth, Ollie, moi. J'aurais à coeur que quelqu'un comprenne que nous avons été faibles, eu peur et agi du mieux que nous pouvions dans cette guerre. Nous étions entraînés par des événements qui nous dépassaient. Nous ne savions pas. Nous ne l'avions pas voulue, cette guerre. Nous n'y étions pour rien." 

mardi 20 décembre 2016

Choisir ses batailles




Ce matin, j'ai traîné au lit avec Chouchou longtemps après m'être réveillée. Un peu parce que j'étais bien au chaud avec lui sous la couette à raconter des bêtises, un peu parce que j'avais peur de me lever et de me connecter à internet. Hier soir, quand je me suis couchée, l'ambassadeur de Russie avait été assassiné à Ankara, un camion avait foncé dans la foule du marché de Noël à Berlin et un homme avait tiré sur des Musulmans dans une salle de prière à Zurich. Du coup, j'ai été soulagée de découvrir que la Troisième Guerre Mondiale n'avait pas encore éclaté. Oui, mes critères pour me réjouir ont sérieusement dégringolé en cours d'année. Chaque jour, j'ai l'impression que le monde devient un peu plus fou. Ou peut-être qu'il l'a toujours été, et que c'est juste la surexposition actuelle aux médias qui donne cette impression de marcher en permanence au bord du gouffre. Et qui finit par nous engourdir, parce qu'on ne peut pas passer notre temps à saigner pour tout le monde. 

Il y a tellement de raisons de souffrir par procuration, tellement de raisons de s'indigner pour ce que font les racistes, les sexistes, les homophobes, les intégristes religieux et autres intolérants de tout poil, tellement de raisons de désespérer pour tout ce que nos dirigeants ne font pas: défendre les plus faibles, obliger les nantis à contribuer à la société proportionnellement à leurs moyens, cesser de poursuivre une croissance imbécile et préserver plutôt l'environnement. Se mobiliser pour toutes les causes qui le méritent serait un boulot à plein temps. Nous n'en avons pas la capacité. Il faut aussi conserver un minimum d'énergie et de moral pour vivre notre propre vie. Je ne dis pas qu'il faut devenir égoïste et sourd au reste du monde; je dis qu'il faut choisir ses batailles et essayer de s'y tenir. J'ai des ami(e)s qui militent très fort pour les droits des animaux, d'autres qui se font les apôtres de la décroissance et montrent l'exemple d'une vie zéro déchet, d'autres qui oeuvrent à l'accueil et à l'intégration des réfugiés, d'autres qui sont profs et font un formidable boulot d'éducation des générations futures, d'autres qui luttent chaque jour pour changer la perception des racisés ou mettre en évidence les inégalités de traitement entre hommes et femmes. Personne ne peut tout faire, mais ce n'est pas nécessaire. Pour changer le monde, il suffit que chacun de nous fasse quelque chose. 

lundi 19 décembre 2016

"Le chameau ivre" (Alma Rivière)


"La carte mondiale des vins omet le plus souvent un endroit appelé l'Iran. Les gens qui créent ces cartes ont tendance à le voir comme un pays musulman et donc sec. Le fait que beaucoup d'Occidentaux pensent que nous autres Iraniens allons travailler à dos de chameau doit certainement jouer aussi. Je voudrais clarifier deux points. D'abord, la plupart des Iraniens n'ont jamais utilisé de chameaux pour aller travailler, même au 1er siècle après l'hégire. Ensuite, même les chameaux boivent du vin dans mon pays."

Ainsi débute "Le chameau ivre", recueil d'une vingtaine de textes courts narrés à la première personne par des Iraniens anonymes. L'auteure y aborde des sujets qui semblent familiers au premier abord: l'alcool et l'ivresse, les manifestations, les walkmans d'autrefois, une recette traditionnelle, une chemise à repasser, une IVG, le bruit d'une petite moto, l'arrivée d'internet, un vol international... Mais sous une dictature, chacune de ces choses ou presque peut soudain prendre un tour sinistre, d'une violence presque irréelle et certainement incompréhensible pour qui a grandi dans un pays libre. Moi qui ne connaissais pas grand-chose à l'histoire de l'Iran, j'avoue avoir été choquée par la dureté de certaines situations. Heureusement, quelques nouvelles disséminées parmi les autres créent des respirations au milieu de l'horreur, des pauses pleines d'une nostalgie bienfaisante ou d'un hédonisme universel. On referme "Le chameau ivre" un peu moins ignorant mais un peu plus hébété à la pensée de ce qui se passe chaque jour pas si loin de chez nous.

Ce recueil m'a été gracieusement envoyé par son éditrice, que je remercie ici. 

Love You to Bits





J'étais gravement en deuil depuis la disparition de mon jeu-du-soir préféré Tiny Thief. Alors, quand Chouchou m'a annoncé que ses créateurs avaient sorti il y a quelques mois un autre jeu du même type (= aventure "pointe et clique"), j'ai fait des bonds partout et exigé le téléchargement immédiat de Love you to bits, que nous avons commencé le soir même.

Cette fois, le petit explorateur s'appelle Kosmo. Sa chérie robot a été détruite, et il voyage à travers la galaxie pour retrouver ses morceaux afin de la reconstruire. Chaque tableau correspond à une planète différente et permet de récupérer un élément de Nova, ainsi que deux objets-souvenirs souvent difficiles à localiser - des bonus pas indispensables pour passer au tableau suivant, mais qui donnent accès à de petites animations très mignonnes sur l'histoire d'amour de Kosmo et Nova.

Si les sept premiers tableaux ne m'ont pas transportée (ha ha), parce que je les trouvais peu originaux et pas spécialement amusants à résoudre, à partir de la bibliothèque quantique, ils sont devenus gentiment délirants et pleins des petits détails humoristiques qui avaient su me séduire dans Tiny thief. Et avec 25 tableaux en tout pour le moment, la fin du jeu est arrivée bien trop vite. J'attends les mises à jour avec impatience!

Love you to bits est disponible pour PC, Android et Mac. Il coûte $3.99.

dimanche 18 décembre 2016

Les joies de la semaine #50




Lundi: avoir une idée qui me plaît (rendre hommage chaque jour de cette semaine à un de mes contacts Facebook qui m'inspire au quotidien) et la mettre tout de suite en pratique 

Mardi: la bonne fatigue à la fin du cours d'aerial yoga / profiter de la réduction de - 20% sur tout le magasin Sports Direct pour m'acheter un nouveau collant de fitness dont j'avais bien besoin / une théière de Kabuse Kukicha, une part de délicieuse apple pie et le tome 2 de "La boutique Vif-Argent" au Comptoir Florian 

Mercredi: mon billet du jour en petite Une Humeurs de HelloCoton / retrouver un paquet presque entier de Fukamushi Sencha dans la porte du frigo / les attaques répétées de bots russes augmentent follement mes stats, donc mes revenus publicitaires

Jeudi: enfin le début de l'évacuation d'Alep-Est / en rangeant mon placard à épicerie, retrouver un paquet de préparation pour flan au caramel Alsa / commander deux menus de réveillon chez Les Filles pour le soir du 31: on va se régaler! / la bibliothèque quantique dans le jeu Love You to Bits

Vendredi: plus que cinq mois à recopier dans mon Grand Livre et j'aurai fini de rattraper mon retard de compta pro / dès les premières pages, être fascinée par "The death house"

Samedi: mon banquier qui accepte de résoudre mon gros problème par téléphone / hé, mais je suis en bonne voie de récupérer mon grand écart / une crêpe au sucre géante sur le marché de Noël: tradition respectée / craquer pour le T1 de "Otherworld Barbara" chez Brüsel / un délicieux lunch tardif au Peck 47 / cette écharpe rouge très mitterandienne ira à la perfection avec les nouvelles fringues de Chouchou

Dimanche: une journée tranquille à bouquiner bien au chaud, à mettre de l'ordre dans mes placards et à boire du Sencha Kamo en mangeant du crumble aux pommes maison

...et sans jour particulier: avec un peu de chance, j'aurai du wifi dans le Bruxelles-Nice d'ici fin 2017 / tremper des tartines au beurre salé dans un chocolat chaud / Facebook va commencer à flaguer les hoax et autres infos fausses / un épisode de Noël de "Sense8" sera disponible le 23

"La maison des morts" (Sarah Pinborough)


Cent ans qu'il n'a pas neigé en Angleterre. Cent ans qu'aucun Défectueux ne s'est plus transformé. Aujourd'hui, il est devenu très rare qu'une analyse de sang révèle, chez un sujet âgé de moins de dix-huit ans, la présence du mal qui peut le faire basculer en l'espace de quelques jours. Toby et ses camarades font partie d'une poignée de malchanceux arrachés à leur famille, drogués et amenés en camionnette noire jusqu'à l'île déserte où se dresse la maison des morts. Encadrés par des infirmières et des professeurs indifférents à leur sort, ils trompent tant bien que mal leur terreur en attendant le jour où les premiers symptômes se manifesteront et où on viendra les chercher en pleine nuit pour les emmener au sanatorium dont nul ne revient jamais...

De la nature exacte du mal qui emporte les jeunes protagonistes, du contexte dans lequel il a émergé autrefois, de la façon dont le sanatorium a été créé et des objectifs du personnel qui y travaille, on ne saura jamais rien. La maison des morts est un prétexte, un cadre isolé et hors du temps où des adolescents privés de tout ce qui avait fait leur vie jusque là doivent trouver un moyen d'affronter leur fin imminente sans l'aide d'aucun adulte, ni même de leurs camarades qui évitent de tisser tout lien affectif pour mieux se protéger. Répartis par dortoirs, ils ont développé une sorte d'esprit de meute, et c'est à ceux qui tiendront le plus longtemps sans encaisser de perte dans leurs rangs. Jusqu'au jour où débarque Clara, qui pense que tout le monde va mourir de toute façon et que l'important, c'est la façon dont on vit chaque jour. L'amour lumineux qui naît entre elle et Toby va radicalement transformer l'existence de ce dernier.

Evidemment, avec un sujet pareil, "La maison des morts" ne peut pas être un livre très gai. Mais ce n'est pas non plus un livre sinistre, loin de là. Si cruel qu'en soit le contexte, si étouffante son atmosphère et si bouleversante sa fin, il remue le lecteur d'une façon très positive avec sa façon bien à lui d'aborder le thème du carpe diem. Ca faisait longtemps qu'un roman - jeunesse ou autre - ne m'avait pas autant happée et émue à la fois. En plus, l'édition française est de toute beauté avec sa couverture en dur et sa tranche teintée de noir. (Je ne peux par contre rien dire sur la qualité de la traduction étant donné que je l'ai lu en VO.) Si vous n'avez pas peur des ambiances plombées et que vous cherchez une lecture qui sorte un peu de l'ordinaire, je vous le recommande fortement.

samedi 17 décembre 2016

Les conversations absurdes #2


MOI: C'est quand même pas bien ergonomique, un sexe masculin. Entre les couilles en cristal qui vous obligent à vous étaler dans les transports en commun et l'autre petit bout de tuyau qui pendouille sans qu'on sache vraiment comment le ranger... Ca aurait été plus pratique de faire un truc complètement télescopique, rentré à l'intérieur du corps et que vous n'auriez sorti qu'en cas de besoin, non? 
CHOUCHOU, blasé: Que veux-tu, les ingénieurs se sont contentés du Minimum Viable Product. 

jeudi 15 décembre 2016

Les dépenses piège




Parmi les objectifs que je me suis fixés pour 2017 (et dont je publierai la liste plus tard), il y a deux choses apparemment difficiles à cumuler: je souhaite à la fois voyager davantage que ces dernières années et financer le ravalement de façade de ma résidence sans recourir à un emprunt. J'ai donc prévu, d'une part, d'accepter autant de traductions que possible, quitte à faire des semaines de boulot nettement plus lourdes, et d'autre part, de revoir à la baisse mes dépenses non indispensables. 

Depuis que je m'intéresse au minimalisme, j'ai déjà fait pas mal de progrès en la matière. J'achète beaucoup moins de fringues, presque plus de chaussures, et je ne commets plus que très rarement des erreurs d'achat. J'ai arrêté de me maquiller et accepté le fait que, ma routine cosmétique se réduisant grosso modo à deux produits (crème hydratante tous les matins, gommage une fois par semaine), il était inutile que mes placards de salle de bain ressemblent à une annexe de Sephora. Je ne fais plus de loisirs créatifs, donc j'ai cessé d'accumuler les fournitures. Je ne vais presque plus au cinéma parce que je suis hyper difficile et que 11€ pour m'ennuyer pedant deux heures, non merci. Mais je me suis aperçue qu'il restait encore quelques domaines dans lesquels je pouvais me restreindre sans grosse frustration.

- Les repas au resto. Quand c'est pour le plaisir d'une sortie avec Chouchou, entre amis ou même en solo, pas de souci. Mais nous avons tendance à foncer dans une de nos cantines dès que le frigo est vide ou que nous avons la flemme de cuisiner. Alors qu'on peut facilement éviter ça en gérant mieux les courses et la préparation des repas - par exemple, en ayant toujours quelques bons restes au congélateur. Ce qui permet non seulement d'économiser des sous, mais aussi des calories, parce que je ne sais pas vous, mais moi, je mange toujours plus ou plus riche à l'extérieur de chez moi. 

- Les expos dont le sujet ne m'intéresse que moyennement. A 15€ l'entrée en moyenne, si je ne suis pas raisonnablement sûre de ressortir éblouie, mieux vaut ne pas y aller. Certes, ça fera un article de moins sur le blog, mais je survivrai. Ou je prendrai l'habitude de guetter les occasions de visite gratuite. 

- Le coiffeur. Le mien bosse très bien et me fait des couleurs magnifiques, mais chaque fois, j'en ai pour une centaine d'euros - et une demi-journée de boulot perdue. Je pense revenir prochainement à quelque chose de plus simple que je pourrai entretenir moi-même à la maison, et réserver les visites chez le coiffeur à un rafraîchissement de coupe bisannuel. 

- Les brols pas chers. Tous les petits trucs mignons que j'achète parce qu'ils coûtent moins de 10€ et que "ça fera joli sur Instagram". Non, je ne plaisante pas. Je me suis rendu compte que mine de rien, je craque très souvent pour des objets de déco qui n'ont pas vraiment d'autre utilité que capter la poussière, et dont je me lasserai rapidement après les voir mis en scène et photographiés. Genre, le chuppon panda qui m'a royalement permis de faire pousser trois brins de basilic anémiques et qui a fini au fond de la poubelle. 

- Les trucs que je collectionne malgré moi. En ce moment, le thé (même si je me suis un peu calmée depuis qu'on m'a trouvé une carence en fer), les carnets (dont j'ai deux étagères pleines), les bougies parfumées (que j'utilise, mais pas aussi vite que je les accumule) et les collants fantaisie (je n'ai qu'une seule paire de jambes, et tendance à porter toujours les mêmes). 

- Les bouquins. Je ne regrette jamais l'argent dépensé pour une lecture qui m'a plu. En revanche, il est encore assez fréquent qu'un livre me tombe des mains au bout de dix pages, ou que j'arrive à aller jusqu'au bout mais sans grand enthousiasme. Du coup, même quand les critiques sont dithyrambiques, je devrais prendre l'habitude de parcourir au moins le premier chapitre en librairie avant d'acheter. 

Et vous, quelles sont vos dépenses-piège - ces choses qui vous coûtent de l'argent sans vous apporter un vrai plus? 

"Billy Brouillard - Les comptines malfaisantes III: Histoires de chats" (Guillaume Bianco)


Après l'excellent volume 2 de son "Encyclopédie bizarre et curieuse" dédié aux chats, Guillaume Bianco remet le couvert avec un de ses sujets préférés. Cette fois, il choisit de présenter à sa façon cinq races félines: le Bombay, le Sphynx, le Persan, le Siamois et le Maine Coon, en développant une histoire courte sur chacun d'eux.

Le graphisme est toujours aussi joli; le ton général louvoie toujours finement entre cruauté et tendresse, sans oublier la dose obligatoire de fantastique et d'humour. Bref, pas de surprise avec ces "Histoires de chats", mais autant de plaisir qu'à la lecture de chaque tome de Billy Brouillard. Peut tout à fait être offert et lu indépendamment du reste de la série.





mercredi 14 décembre 2016

Mes choix de vie ne sont pas un jugement des vôtres




Ca ne rate jamais. 
A chaque fois ou presque que j'annonce un choix de vie qui va à l'encontre des siens, mon interlocuteur se met immédiatement sur la défensive et se sent obligé de se justifier. 

"J'ai décidé d'arrêter de manger de la viande."
"Ah moi, je ne pourrais jamais, j'aime trop ça! De toute façon, l'homme est carnivore par nature."

"J'ai bazardé ma télé depuis belle lurette vu que rien ne m'intéressait sur aucune chaîne."
"Moi j'aime bien regarder "Danse avec les stars", c'est ma soirée détente de la semaine. On ne peut pas toujours être en train de faire des trucs intellectuels, hein."

"Je n'ai pas de smartphone; je préfère ne pas être esclave d'internet à partir du moment où je sors de chez moi."
"Et ben moi, je trouve ça super pratique avec tous les déplacements que je fais pour mon boulot, et puis de toute façon on ne se laisse aliéner que si on le veut bien."

"Je n'ai pas de voiture; je me déplace à pied ou avec les transports en commun."
"Non mais tu peux te le permettre parce que tu bosses chez toi, mais moi avec les enfants à emmener à l'école, à la danse et au judo, ça ne serait pas possible. Et les transports en commun, entre les grèves et les retards..."

"Ca fait longtemps que je n'achète plus de vêtements chez H&M."
"Oui mais tout le monde n'a pas les moyens de s'habiller ailleurs. Et même les marques plus chères ne produisent pas forcément dans de meilleures conditions, tu sais."

"Je crois que je n'ai plus mis les pieds chez McDo ou Quick depuis presque dix ans."
"On ne peut pas vivre de carottes vapeur et de riz nature tout le temps. C'est pas un Big Mac par-ci par-là qui va te tuer. Y'en a marre du politiquement correct dans l'assiette."

"Je suis si contente d'avoir arrêté de fumer!"
"Rien ne me fera renoncer à ma clope. De toute façon, il faut bien mourir de quelque chose."

Pourtant, quoi que les gens croient entendre quand je leur parle, il est très rare que je fasse du prosélytisme. J'évoque mes choix de vie parce qu'on est en train de discuter et que ça s'insère bien dans la conversation, parce qu'il me semble que ça ferait un billet de blog drôle ou intéressant. Je n'essaie de convaincre ni de culpabiliser personne. Je prends mes décisions en fonction de tout un tas de facteurs: mes valeurs culturelles et sociales, mes disponibilités en temps, en argent et en énergie, mes connaissances forcément limitées, mes contraintes et mes priorités qui évoluent au fil du temps... Et si misanthrope que je puisse être parfois, je reste sincèrement convaincue que la plupart des gens font de leur mieux avec leurs propres valeurs, leurs propres disponibilités, leurs propres connaissances, leurs propres contraintes et leurs propres priorités qui ne peuvent pas être les mêmes que les miennes. 

Je ne suis pas anti-progrès: je trouve ça chouette que la télé, les smartphones et les voitures existent pour les gens à qui ils facilitent la vie ou apportent des distractions bienvenues. Je me fiche un peu de ce que vous mettez dans votre estomac ou vos poumons parce que ce n'est pas moi qui habite votre corps. Je vous reconnais sans problème le droit de lire des magazines féminins style Elle (que j'abhorre) et de la romance (qui m'ennuie à mourir), ou de courir les magasins en décembre pour gâter vos proches même si personnellement je fais l'impasse sur les cadeaux de Noël entre adultes. En bref, je ne vous juge pas parce que vous n'êtes pas mon clone. 

Et généralement, quand je me sens jugée par les choix de vie des autres - car bien entendu, ça m'arrive aussi! - c'est qu'il me semble que je pourrais mieux faire dans ce domaine. Du coup, au lieu de me justifier vis-à-vis de mon interlocuteur, je me dis que c'est avec moi qu'il faudrait que j'aie une petite conversation...