lundi 22 août 2016

Les joies de la semaine #33




Lundi: le câlin de Darklulu à la dépose-minute de l'aéroport de Blagnac / après m'être fait confisquer ma crème de douche Graine de Pastel par la sécurité, retrouver des produits de la marque à la boutique duty free / dans l'avion, des consignes de sécurité ultra-sarcastiques: l'humour belge a encore frappé / une gentille carte de Shermane dans notre boîte à lettres / pour clôturer les vacances, un dîner-lecture peinards au Peck 47 (délicieux scampis épicés au couscous perlé, à l'avocat et à la coriandre fraîche)

Mardi: remplir mon joli calendrier perpétuel Gwenaëlle Trolez avec les anniversaires des gens que j'aime / un goûter-lecture et shopping chez Filigranes / Enigma Escape relaie mon article sur sa page Facebook, ce qui me vaut presque 1000 visites de plus que d'habitude dans la journée

Mercredi: mon billet du jour en petite Une humeurs de HelloCoton / un cornet de fraises enrobées de chocolat Godiva, dégusté en descendant la rue de Rollebeek / le récit hilarant des vacances de mon coiffeur (gay urbain par excellence) en Ardèche - la traite des chèvres, les frelons dans les champs, le nid de scorpions devant les toilettes extérieures / "la préparatrice de copie la plus sévère a eu un plaisir fou à relire ta trad" / un chèque-cadeau Amazon

Jeudi: en me mettant au travail de bonne heure, j'ai terminé mon quota de pages à 11h30 / le paradis des cactus et des succulentes se trouve chez Flower @ttitude, rue Antoine Dansaert; j'en ressors avec un très bel astrophytum et la promesse de revenir chercher une grosse boule hérissée de piquants / un fabuleux cocktail "Under the garden" chez Life is Beautiful avec Gasparde

Vendredi: trouver le courage de faire une journée de boulot normale malgré une chtite gueule de bois / préparer un banana bread ultra moelleux pour le goûter / me plonger dans "Dark matter" de Blake Crouch

Samedi: à Namur, la librairie d'occasion Ramd'âm et sa machine à réveiller les livres / trouver chez l'Ensorceleuse une magnifique et très confortable robe Talia Benson en lin beige soldée à 30€ / une balade agréable dans les rues pavées du centre piéton, et une jolie moisson de photos / et un week-end dans un chalet suisse planifié pour le printemps 2017, un!

Dimanche: quelques pousses vertes pointent dans mon Chuppon / sur un coup de tête, prendre une voiture Cambio et partir bruncher au Seventy-Five / ...et puis tant qu'on y est, aller s'acheter des petits choux chez Chouconut pour le goûter / réserver un escape game à thème égyptien pour dimanche prochain à Lille

...et sans jour particulier: je suis légèrement bronzée, et ça me va plutôt bien / le joli sac Brontibay violine exhumé d'un fond de penderie / la sensation de profiter au maximum de cette fin d'été

dimanche 21 août 2016

Les choses que j'aime entendre




★ Le pas lourd caractéristique de Chouchou dans l'escalier, quand il rentre le soir
★ Le ronron paisible du lave-vaisselle dans la pièce voisine pendant qu'on s'endort
★ Les oiseaux qui gazouillent dehors quand je me réveille
★ La pluie qui tambourine sur les vitres quand je suis au chaud chez moi
★ Le clapotis des vagues venant mourir sur la plage
★ Le crépitement d'un feu de cheminée
★ Un train de marchandises qui passe pas loin 
★ Le coup de sonnette du facteur qui m'apporte une commande de bouquins
★ Un bon vieux morceau de rock des années 80 sur Classic 21 quand on va faire les courses en Cambio
★ La voix de ma soeur qui dit la même chose que moi en même temps que moi
★ La voix de ma soeur tout court, en fait
★ "Nous allons maintenant procéder à l'embarquement du vol Brussels Airlines 
à destination d'Oùjevais"
★ "Tu avais raison"

"La vie étonnante d'Ellis Spencer" (Justine Augier)


Dans ce futur-là, en pays de Naol, le doute et le rêve sont interdits. L'hyperactivité est un impératif absolu. Les enfants grandissent équipés d'une puce électronique sous-cutanée contrôlant leur état de santé et leurs moindres gestes. Aussi, la trop discrète et chétive Ellis Spencer est un grand sujet d'inquiétude pour ses parents. Placée à l'Académie du Succès, une école censée la remettre dans le rang, elle découvre qu'elle est pas la seule à être marginale...

Parfois, on fait d'excellentes découvertes dans les bouquineries, des livres dont on n'avait jamais entendu parler et qu'on n'aurait pas découvert autrement. Ainsi ce roman jeunesse dont la couverture a attiré mon oeil hier chez Ramd'âm, à Namur: une dystopie cauchemardesque pour les introvertis comme moi, où les vrais livres et le glandouillage sont interdits, où l'on encourage les gens à sociabiliser en permanence, à gueuler tout ce qui leur passe par la tête et à avoir un comportement assertif à chaque seconde. Trop calme et réfléchie, Ellis, 12 ans, est traitée comme une handicapée mentale que ses parents ont écartée du reste de la famille et que les étrangers considèrent avec pitié. L'auteur pousse à l'extrême certaines des dérives actuelles de l'éducation et de la société en général pour mieux les épingler.

"Mr White a parlé de la grandeur d'un pays dans lequel personne ne perdait de temps et tout le monde tentait de maximiser et de rentabiliser ses ressources personnelles. Dans lequel chacun était responsable de son chemin vers le succès. Dans lequel tout était transparent et la vérité triomphante. Dans lequel il n'y avait pas de place pour la paresse ni pour l'oisiveté, pas de place pour l'assistanat ni pour les pensées secrètes."

Bien entendu, il y aura une tentative de révolution... qui s'achèvera, de manière un peu frustrante, par une fin ouverte alors qu'on aurait voulu voir comment la Résistance allait renverser la vapeur et ramener la Naol vers un mode de vie plus humain. Néanmoins, "La vie étonnante d'Ellis Spencer" reste un bon roman pour éveiller en douceur les jeunes consciences à de nombreuses questions politiques et philosophiques.

vendredi 19 août 2016

Life is Beautiful, génial bar à cocktails




La semaine dernière pendant mon séjour à Toulouse, j'avais bavé devant les Instagrams de Sunalee, Gasparde et Ness qui testaient ensemble un nouveau bar à cocktails dans le centre de Bruxelles. Je me suis précipitée au Life is Beautiful (rien que ce nom...) dès mon retour de vacances ou presque. A 18h15, la petite terrasse donnant sur la rue Dansaert était déjà pleine mais la salle encore vide, ce qui m'a permis de discuter avec le charmant barman et de me faire conseiller. Il faut savoir que je bois des cocktails depuis peu, qu'il existe des tas d'ingrédients que je n'aime pas ou que je n'ai jamais goûtés mais dont je me méfie: résultat, je retombe toujours un peu sur les mêmes classiques de composition assez simple, genre mojito ou caïpiroska. Mais là, j'avais très envie d'essayer quelque chose de nouveau et de plus sophistiqué. 





Après avoir hésité ente le Burning passion et le Under the garden, j'ai fini par opter pour ce dernier dont la promesse fumé/fruité m'intriguait énormément. De son côté, Gasparde a pris un Mango blast et, histoire d'éponger l'alcool, un Pistacchio dukkah dip: de petites tranches de pain à tremper d'abord dans de l'huile d'olive, puis dans un mélange d'épices et de graines concassées. Je ne connaissais pas du tout, et j'ai trouvé ça vraiment délicieux. Moins cependant que mon cocktail qui, une fois enlevée la petite plante en pot servant de garniture, tabassait vraiment tout. Au début, il m'a semblé que mon verre avait une très petite contenance, mais vu le dosage d'alcool, j'ai eu bien assez. Et le mélange de goûts, assez étonnant au premier abord, m'a complètement enchantée. 




Même si le canapé du Berger m'a manqué, et même si la rue Dansaert n'est pas précisément à côté de chez moi, j'ai été séduite tant par la qualité de mon cocktail que par la gentillesse de la serveuse et du barman (qui nous a offert de délicieux shots vodka-basilic-citron avant qu'on s'en aille). Si la vie est belle, j'espère aussi que celle du Life is Beautiful sera très longue, car j'y retournerai avec beaucoup de plaisir. La fontaine à absinthe qui permet de servir des cocktails pour plusieurs personnes chuchote déjà mon nom... 

Rue Antoine Dansaert 161
1000 Bruxelles

jeudi 18 août 2016

The 100 best moments of my life (part 2)




51. Septembre 2007 Pique-nique nocturne de gyozas sur le toit du Loft d'Ikebukuro, à Tokyo
52. ...première visite du musée Ghibli, à Tokyo
53. ...et exploration des galeries commerçantes couvertes de Kyoto, avec Chouchou
54. Fin 2007 Expo Araki "A la vie, à la mort" au musée de la photographie de Charleroi avec Chouchou
55. Printemps 2008 Ma soeur et David viennent nous rendre visite quelques jours à Bruxelles
56. 14 juillet 2008 Superbe feu d'artifice à Carcassonne avec Chouchou, ma soeur, David et Attila
57. Septembre 2008 Découverte du Tivoli, à Copenhague, avec Chouchou
58. ...et journée parfaite à Malmö, de l'autre côté du pont de l'Oresund
59. 21 septembre 2008 Double baptême de parachutisme à Spa avec Chouchou
60. Octobre 2008 Magnifique concert de Leonard Cohen à Forest National (Bruxelles) avec Chouchou
61. Noël 2008 Goûter chez Bapz avec ma soeur, mon père et Chouchou
62. ...et Guitar Hero World Tour en famille
63. Février 2009 Au premier rang pour le spectacle de Dita Von Teese au Crazy Horse, avec Chouchou
64. Novembre 2009 Participation à l'émission de télé "Lifestyle" pour la télé belge, avec Chouchou
65. Mars 2010 Interprète de Laurell K. Hamilton à l'occasion de sa venue à Paris pour le Salon du Livre
66. Avril 2010 Voyage en tortillard à travers les montagnes japonaises jusqu'au pied du mont Fuji, avec Chouchou
67. Mai 2010 Mes premières Imaginales à Epinal
68. Août 2010 A Toulouse et dans les environs, premiers pas de géocaching avec Chouchou et mes parents
69. Novembre 2010 Mégateuf pour les 10 ans de Bragelonne dans leurs nouveaux locaux, à Paris
70. Décembre 2010 A Lisbonne, pause ensoleillée au bord du Tage avec Chouchou
71. Juin 2011 Fondue, musée Giger et géocaching à Gruyère avec Chouchou, Lady Pops et Funambuline
72. Juillet 2011 Fabriquer des monstres en feutrine pendant les vacances à Toulouse chez mes parents
73. Mai 2012 Quelques jours à Saint-Malo avec Chouchou
74. Mai 2012 Pendant les Imaginales, déjeuner à côté de Mercedes Lackey qui m'offre une petite poupée à cheveux bleus à la fin du repas
75. Juin 2012 Les nuits sans obscurité au Kex Hotel de Reykjavik
76. ...et toute une journée au Blue Lagoon, en Islande, avec Chouchou
77. Novembre 2012 Visite de la Casa Battlò à Barcelone avec Chouchou
78. Février 2013 Visite des studios Warner Bros consacrés à Harry Potter, au nord de Londres, avec Chouchou
79. Février 2013 Grandiose concert de Sigur Ros à Forest National, avec Chouchou
80. Avril 2013 Merveilleux week-end ensoleillé à Brighton avec Chouchou
81. Mai 2013 Premier repas de groupe chez Sens & Découverte, le resto végétarien d'Epinal, pendant les Imaginales
82. Juin 2013 Zénitude absolue de notre logement Air B'n'B à Helsinki
83. ...et délicieux repas de produits de la mer sur le marché du port
84. Octobre 2013 A Venise, promenade sur l'île multicolore de Burano avec Chouchou
85. Février 2014 Traduction de "Les quinze premières vies d'Harry August", meilleur roman de toute ma carrière
86. Février 2014 Après plusieurs tentatives manquées, rencontre avec Lola Lafon à la Foire du Livre de Bruxelles
87. 26-27 mars 2014 Anniversaire solo ensoleillé à Aix-en-Provence
88. Septembre 2014 Visite du musée de la ville de Copenhague et pause dans son magnifique salon de thé, avec Chouchou
89. 31 décembre 2014 Finir l'année au bord de l'océan Atlantique, Praia da Luz, au nord de Porto, avec Chouchou
90. 1er janvier 2015 Commencer l'année dans la paisible cour intérieure du salon de thé Rota do Chà
91. Avril 2015 Génial escape game "Alice au pays des merveilles" chez Leavin Room, à Paris, avec Eve, Hélie et les VIP dans la salle voisine
92. Mai 2015 Nuit Art Déco à la maison Flagey (Bruxelles) avec Chouchou
93. Mai 2015 Impressionnant escape game dans un ancien fort militaire à Vernayaz, avec Chouchou, Lady Pops, Miss A. et Marika
94. Mai 2015 Hilarante partie de "Cards against humanity" avec plein de Brageloniennes le vendredi des Imaginales
95. Août 2015 Initiation de ma soeur, de David et d'Attila aux escape games avec les deux chouettes salles d'Enigma Escape, à Toulouse
96. Octobre 2015 Flippant escape game post-apocalypse "Safe house" à Budapest avec Chouchou
97. Mars 2016 Réussir malgré tous les obstacles à gagner Lausanne comme prévu pour passer mon anniversaire avec Lady Pops, les Shalbuline et Marika
98. Avril 2016 Super journée à Pairi Daiza avec ma soeur, David et mes neveux
99. Juin 2016 Visite du très ludique musée Camera Obscura
100. ... et afternoon tea cosy chez Mimi's Bakery à Edimbourg avec Chouchou

Dresser cette liste était un exercice long mais vraiment intéressant, qui m'a confortée dans l'idée que les choses qui me rendent le plus heureuse sont de voyager et de passer du temps avec les gens que j'aime. C'était aussi une assez bonne façon de faire un survol de ma vie jusqu'ici en voyant ce qui en ressortait a posteriori: on notera que certaines années, pas forcément mauvaises en elles-mêmes, brillent par leur absence, alors que 2008 et 2012 qui ont été des années de deuil et d'atroces crises d'angoisse ont aussi apporté leur lot de grands bonheurs... Je peux donc n'être ni heureuse ni malheureuse à un moment donné, ou heureuse et malheureuse à la fois dans une courte période. Et vous? 

mercredi 17 août 2016

"Mangeur de feu" (Gérald Gorridge)


A Hanoï, Hoa doit rédiger un guide touristique consacré au pho (prononcer "feu-euh"), la soupe vietnamienne typique. Après avoir mangé dans son échoppe préférée, elle se rend chez Chef Didier qui a francisé la recette en remplaçant le boeuf par du foie gras. Tous deux se lancent dans de grandes suppositions sur les origines exactes du pho... 

Difficile de donner un avis global sur cette surprenante bédé culinaire. J'ai adoré la première partie qui s'attache à la confection du plat même, moins aimé l'histoire des marsouins cernés dans leur fort militaire et de la marchande de vivres peut-être traîtresse, et complètement décroché pendant le délire fantasmagorique sur le génie du pho qui clôture "Mangeur de feu".

Je dirais néanmoins que celui-ci vaut le coup d'oeil ne serait-ce que pour ses dessins magnifiques (mis en valeur par un très beau papier), son mélange de gourmandise et de sensualité, mais aussi l'éclairage culturel qu'il jette sur les rapports entre les langues française et vietnamienne. 

Happiness is... being loved back




Après une semaine de disputes, d'exaspération de mon côté et de larmes du sien, j'avais vraiment, vraiment hâte de mettre de la distance entre ma mère et moi. La séparation d'avec ma soeur et mes neveux à la dépose-minute de l'aéroport de Blagnac n'a pas été facile pour autant. Avec leurs emplois du temps de folie, mes propres aller-retour perpétuels entre Bruxelles et Toulon et les difficultés relationnelles entre ma mère et moi, je ne sais pas si on se reverra avant l'été prochain, et les années ont beau passer de plus en plus vite au fur et à mesure que je vieillis, ça me paraît une éternité. Et puis cette fois, on s'est super bien amusés avec Attila et Darklulu, de piscine en cinéma et de jeux de plateau en escape games. Du coup, je n'étais pas fière au moment de dire au revoir, et je n'étais pas la seule. Darklulu, enfant peu démonstratif qui à cinq ans castagnait des gamins du double de son âge pour protéger son frère aîné, boudait parce qu'il ne voulait pas qu'on s'en aille. Quand je me suis penchée pour lui faire un bisou, il s'est jeté sur moi et m'a serrée dans ses bras sans un mot. Je ne m'y attendais pas du tout et ça m'a un peu achevée. 

Quelques heures plus tard, en arrivant à Bruxelles, j'ai trouvé dans la boîte aux lettres une jolie carte de remerciements envoyée par Shermane. Je ne m'y attendais pas non plus et ça m'a touchée. J'ai défait mes bagages pendant que Chouchou rasait sa barbe d'homme des cavernes, puis je me suis allongée sur notre lit pour cuver ma déprime, et au lieu de me bousculer pour qu'on parte voir le tapis de fleurs sur la Grand-Place comme c'était prévu, Chouchou est venu me faire un câlin en m'assurant que non, je n'étais pas une personne horrible de me disputer tout le temps avec ma mère, et qu'on trouverait un moyen de voir ma famille avant l'été prochain.

Je me suis secouée pour descendre dans le centre malgré tout. Il faisait bien moins chaud qu'à Toulouse, juste la bonne température pour rendre la promenade agréable, et nous avons décidé de manger dans le coin. En prenant le piétonnier du boulevard Anspach, j'ai remarqué une série d'inscriptions sur le sol: HAPPINESS IS... avec de la place pour compléter. J'ai cherché de la craie en vain avant de prendre le genre de photo dont Scarlett Johansson se serait moquée dans "Lost in translation". Et je me suis demandé: "Mais au fait, qu'est-ce que j'aurais écrit? En une phrase très courte, c'est quoi pour moi, le bonheur?" Et la réponse s'est imposée immédiatement à moi: le bonheur, c'est être aimé en retour par des gens qui vous le font sentir.

mardi 16 août 2016

[TOULOUSE] Enigma Escape: Braqueurs amateurs




Si c'est toujours en famille que nous sommes allés tester la quatrième et plus récente salle d'Enigma Escape, cette fois, Attila avait cédé sa place de 5ème membre de l'équipe à son cadet Darklulu (qui est, je le rappelle, l'évolution pokémon de Cahouète, 10 ans). Nous avons eu le plaisir d'être, comme l'an dernier, accueillis par Romain, co-créateur d'Enigma Escape avec son frère, dont les excellents conseils nous avaient permis de choisir trois salles géniales lors de notre voyage à Budapest. 

"Braqueurs amateurs", c'est l'histoire d'une bande de joueurs de poker qui ont perdu gros et qui n'ont plus qu'une journée pour rembourser de très grosses dettes de jeu à un type pas commode du tout. Après avoir épuisé toutes les solutions légales, ils décident de braquer une agence bancaire située à une heure de toute intervention policière. Dès leur arrivée, une alarme silencieuse se déclenche, et ils ont soixante minutes pour se tirer avec l'oseille - la mission étant double: ramasser un max de pognon et d'objets de valeur, puis trouver une sortie alternative qui leur permettra d'échapper aux flics...

C'est toujours assez frustrant de ne pas pouvoir discuter d'une salle en détail afin de ne pas spoiler les futurs joueurs, mais là, ça l'est encore plus que d'habitude! Voyons voir ce que je peux vous dire sans trop en dévoiler... Que ça commence très doucement, mais que la pression monte de façon exponentielle au fil de l'heure et des découvertes, pour terminer sur une note carrément frénétique. Que la salle a coûté assez cher, et que ça se voit dans la qualité des décors et les équipements. Qu'il y a peu de fouille mais beaucoup d'occasions de cogiter. Que l'organisation de l'équipe est plus que jamais un facteur de réussite ou d'échec. Qu'au niveau du scénario et des astuces de jeu, on voit bien qu'on n'a pas affaire à des créateurs débutants, mais à des gens qui essaient toujours de faire plus complexe et plus fun que leur salle précédente. (Il y a d'ailleurs un élément de jeu qu'aucune équipe n'est encore parvenue à résoudre: si vous aimez les défis...)

Franchement, on s'est éclatés, et Braqueurs amateurs, dont le thème ne me branchait pas outre mesure a priori, entre illico dans mon tiercé de tête des escape games testés en France (les deux autres places revenant au sous-marin de Hint Hunt et à la Alice au pays des Merveilles de Leavin Room, sur Paris). Nous sommes ressortis à moitié aphones d'avoir hurlé pendant toute la seconde demi-heure, et tous ravis y compris Darklulu qui jouait pour la première fois et qui a apporté quelques contributions essentielles à la progression de l'équipe. Si un jour ma soeur en a marre de la finance, David de la comptabilité, Chouchou de l'informatique et moi de la traduction littéraire, on sait qu'on a de très bonnes bases pour se lancer dans une carrière criminelle! Dans le cas contraire, on pourra toujours se faire un shoot d'adrénaline en retournant jouer chez Enigma Escape: une 5ème salle sur un thème Maya devrait ouvrir d'ici la fin de l'année. 

Enigma Escape, salle Braqueurs amateurs
43 avenue de la Gloire
31000 Toulouse

lundi 15 août 2016

Les joies de la semaine #32




Lundi: toujours aussi délicieux, le bibimbap du Boli Café / parce que Chouchou a voulu acheter des mangas chez Bédéciné, faire enfin la connaissance de Cathy M-L qui au bout de cinq minutes m'appelle déjà "ma poussinette" / les sublimes tatouages de la vendeuse de La Mucca / toujours aussi fabuleux, le sorbet Jolie Fleur de chez Octave, et leur nouveauté Kaa (citron aux aspics de fruits) se défend très bien aussi / j'ai reçu "Harry Potter and the cursed child", à moi la soirée lecture!

Mardi: ma mère est toujours en vie, je ne suis pas en prison, cette journée aurait pu se terminer plus mal

Mercredi: pas de péage sur l'autoroute entre Toulouse et Albi / un verre de Gaillac et un petit magret aux cèpes en terrasse / très jolis, les bords du Tarn / après trois essais infructueux, j'ai enfin réussi à donner mon sang

Jeudi: TopToulonPhoto a reposté ma photo de la rue Lamalgue sur Instagram / réussir à rester zen pendant l'heure et demie d'attente pour le Moon Runner / faire les andouilles et prendre plein de photos rigolotes à la Cité de l'Espace / un joyeux dîner de pâtes alla Norma avec toute la famille

Vendredi: mon billet d'hier en petite Une de HelloCoton / trop bien, le jeu de plateau Océanos, même si on se fait piétiner par mes neveux / contrairement à ce que je craignais, la version 3D de "Comme des bêtes" ne me file pas de migraine ophtalmique, et le film est vraiment drôle / dîner yummy en famille au Tommy's, qui étrenne sa nouvelle carte aujourd'hui

Samedi: plus de 20 ans après, le Perudo, ça donne toujours des parties aussi marrantes / un pineapple upside down cake très réussi pour le goûter / et une petite baignade dans la piscine, histoire de finir l'après-midi complètement cuits

Dimanche: la dernière glace des vacances chez O sorbet d'amour / la grosse grosse éclate dans la salle Braqueurs amateurs chez Enigma Escape / assise par terre dans le salon, aider Darklulu et ma soeur à finir un puzzle pandas / au crépuscule, dîner sur la terrasse d'un délicieux risotto cuisiné par Chouchou

dimanche 14 août 2016

The 100 best moments of my life (part 1)




Tout en dressant cette liste, je me suis demandé ce que je considérais comme les meilleurs moments de ma vie, et je me suis rendu compte que j'écartais certains de ceux où je m'étais sentie le plus violemment heureuse sur le coup: quand mon ex (avec qui j'avais une liaison depuis un an déjà) et sa femme se sont séparés, ou quand on a cru que le cancer de mon père était guéri, parce que rétrospectivement c'était A/une mauvaise idée B/un bonheur illusoire. Je n'ai conservé que les moments que je revivrais avec une joie sans mélange si je le pouvais. J'ai essayé de les rendre le plus spécifiques possible, mais parfois, ça porte sur toute une période de plusieurs semaines. Et j'ai resitué les dates de mémoire, si bien que certaines sont plus précises que d'autres. (Si vous étiez avec moi lors de certains de ces événements et que vous avez des rectifications à apporter, n'hésitez pas à laisser un commentaire!)

1. Juin 1979 La mère de ma copine d'école Sylvie m'emmène voir son gala de fin d'année: je suis éblouie, moi aussi je veux faire de la danse classique
2. Printemps 1980 Avec les autres gagnantes du concours de poésie organisé par la Caisse d'Epargne sur le thème "L'enfant et l'espace", enregistrement d'un 45 tours au studio Miraval, dans le Haut-Var
3. Noël 1980 Je reçois un grand Goldorak et une figurine Actarus, meilleur cadeau du monde
4. Juin 1982 Premier gala de danse sur la scène de l'Opéra de Toulon
5. 17 mars 1984 Concert de Daniel Balavoine au premier rang du Zénith de Toulon, avec la mère de mon copain Lionel et une place gagnée grâce à un concours sur Var Matin
6. Juin 1984 Juste avant les grandes vacances, un après-midi au Mourillon avec mon crush à sens unique de l'époque et nos copains de 3ème
7. Juillet 1984 Deux semaines chez ma correspondante anglaise, à côté de Liverpool - premier voyage en avion + découverte du roller (quad, à l'époque), de "Star Wars", du Burger King, d'Avon et du Body Shop
8. Fin 1984 Danseuse-figurante dans une fastueuse production d'"Aïda" à l'Opéra de Toulon
9. Mai 1986 Entrée au F.A.S.T., mon premier club de jeu de rôles
10. Eté 1987 Deux mois de JdR non stop (dont mon premier France Sud Open) avec ma bande de potes de l'époque, surtout chez Paladin et à Châteauvallon
11. Fin 1987 Première de la région PACA au concours blanc des ESCAE, et deuxième toutes sections confondues: mon père est si fier...
12. Fin 1987 ou début 1988 Concert de Marillion (du temps où Fish était encore le chanteur du groupe) au Zénith de Toulon
13. Juin 1988 Découverte de Paris avec mon père qui m'a accompagnée pour passer les oraux des ESCAE
14. Août 1988 Soirée pétards et Ludwig von 88 à La Rochelle, à bord du bateau des frères Z.
15. Eté 1989 Coup de foudre pour le film "Heathers", qui me parle terriblement et que je vais voir deux fois toute seule au Fémina
16. 31 décembre 1990 Fantastique murder party à la Lauzade
17. Fin 1990-début 1991 Passionnante campagne d'"Alternatives" au Cercle d'Argent
18. Juin 1991 Enfin terminé mes études à Sup de Co Toulouse, dont j'ai détesté chaque minute
19. Début 1993 Les nuits à Aix-en-Provence: faire la fête au Charlie's ou chez Sarah et Jean-Mi avec la bande des Illuvatars
20. ...jouer à "Vampire: La Mascarade" dans les caves de la Caverne de l'Elfe Noir
21. ...et danser la moitié de la nuit avec Nicolas sur Body Count ou Suicidal Tendencies à l'IPN
22. Juillet 1993 Mon France Sud Open le plus mémorable, avec la bande habituelle et les Anglais
23. Juillet 1993 Soirée d'adieu/nuit blanche chez Jef avec les Illuvatars
24. Août 1993 Mon seul et unique Gathering (jeu de rôles grandeur nature) dans la forêt de Nottingham
25. 31 décembre 1993 Jour de l'An avec les Illuvatars à côté de Valence
26. Juillet 1994 Premier contrat de traduction professionnelle, pour le "Clanbook: Toreador" de "Vampire: La Mascarade"
27. 31 décembre 1994 Jour de l'An au Succubus Club (Toulon) et retrouvailles avec Philou
28. 12 novembre 1995 Coup de foudre pour une Sacrée de Birmanie chocolate point de 3 mois: Scarlett
29. Fin 1995 ou début 1996 Première traduction de roman pour Fleuve Noir via Arena: "L'épreuve des jumeaux", tome 6 de la franchise Dragonlance
30. Début 1997 A Paris, rencontre avec Jean Claude, Brigitte et Zorro dans un resto italien
31. Mi-avril 1997 Avec Shawn, manger des parts de pizzas monstrueuses dans un boui-boui le soir de mon atterrissage à New York en regardant les gratte-ciels illuminés au-dehors
32. ...et le lendemain soir, voir "Cats" à Broadway depuis le 2ème rang de la salle de spectacle
33. 31 décembre 1997 Soirée extas au Fuse (Bruxelles) avec Etre Exquis et ses copains
34. Mi-1999 Découverte d'Amsterdam avec Etre Exquis
35. Juillet 2000 En Haute-Loire où je suis allée tenir compagnie à mon grand-père pendant les vacances de son auxiliaire de vie, dévorer "Harry Potter and the goblet of fire" en l'espace d'une nuit
36. 2002 ou 2003 Meilleur resto de ma vie: les Magnolias (Le-Perreux-sur-Marne) en l'excellente compagnie de Jean Claude et Brigitte
37. Fin 2003 ou début 2004 Enregistrement de l'émission spéciale Johnny Halliday avec les Filles, en banlieue parisienne
38. Août 2004 Fabuleux goûter chez Demel, à Vienne
39. ...et visite du palais de Schonbrunn avec l'Homme
40. Novembre 2004 Grosse teuf pour les 49 ans de Brigitte, le dernier anniversaire que je fêterai avec elle
41. Mai 2005 Marcher seule dans les rues de Tokyo un jour où mes compagnons de voyage sont tous occupés ailleurs
42. Juillet 2005 Belle journée dans les petites rues pavées de Sienne avec l'Homme
43. Mai 2006 Inoubliable road trip de la Floride à la Californie avec Autre Moi, Junior et Kris
44. Juin 2006 Soirée débauche à base de rhum arrangé et de piscine d'écrivain célèbre, avec Etre Exquis
45. Juillet 2006 Concert en plein air de Toto avec David, près de Hyères
46. Juillet 2006 Aïoli avec mon père et l'Homme au Bar de la Poste, à Monpatelin
47. Juillet 2006 Grande fête familiale pour les 50 ans de mariage de Pierre et Jeanne, à Lyon
48. Janvier 2007 Week-end luxure à l'hôtel Amour (Paris) avec Chouchou
49. 27 mars 2007 A deux heures du matin dans une roulotte au fin fond de la Provence, chanter à tue-tête des génériques de séries télé de notre enfance avec Chouchou
50. Juin 2007 Balade à cheval dans Monument Valley avec Junior et un guide navajo

A suivre...

Mes envies pour la rentrée littéraire




ROMANS

"Le rouge vif de la rhubarbe" d'Audur Ava Olafsdottir: J'ai adoré les trois premiers romans traduits en français de cette auteure islandaise à l'écriture si délicate, dont les héros empruntent toujours des chemins de traverse en quête d'eux-mêmes. Et puis, comment un livre comportant le mot "rhubarbe" dans son titre pourrait-il ne pas me plaire? 

"Nos premiers jours" de Jane Smiley. Il y a très longtemps, j'ai lu et beaucoup aimé "Un appartement à New York" de la même auteure. Et surtout, les chroniques familiales qui se déroulent aux Etats-Unis sur plusieurs décennies, je suis toujours assez bonne cliente, surtout si l'éditeur les promet "émouvantes et fascinantes". 

"Les règles d'usage" de Joyce Maynard. Après la mort de sa mère dans les attentats du 11 septembre, une ado de 13 ans part quelques semaine en Californie où elle tente de se reconstruire grâce à ses lectures et ses rencontres. "Un roman d'initiation lumineux", ça aussi, ça fait partie du genre de promesses qui ne peuvent que m'attirer!

MANGA

"Perfect world" de Rie Aruga. Une nouvelle série qui raconte l'histoire d'amour entre une jeune femme valide et son ancien amour de lycée qu'elle retrouve près de dix ans plus tard, alors qu'il est en fauteuil roulant. J'aime quand les mangas abordent des sujets sociaux ou un peu difficiles et font évoluer la vision de leurs lecteurs; j'espère que ce sera le cas de celui-là. 

"Le mari de mon frère" de Gengoroh Tagame. Un papa célibataire qui élève seul sa petite fille voit un jour débarquer le mari de son frère jumeau décédé récemment. Canadien, le jeune veuf est venu faire un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait... Un pitch qui me paraît extrêmement prometteur! 

Et vous, quels sont les titres de la rentrée littéraire que vous attendez avec impatience? 

samedi 13 août 2016

"Comme des bêtes"


Max a une relation très exclusive avec sa maîtresse Cathy, jusqu'au jour où celle-ci ramène de la fourrière un énorme toutou poilu du nom de Duke. La guerre sournoise que se livrent les deux chiens les entraîne loin de leur domicile. Ils finissent par tomber entre les pattes d'une bande d'animaux sauvages vivant dans les égouts de New York. Alarmés par la disparition de Max, ses amis qui habitent le même immeuble que lui montent une expédition de secours...

C'est une tradition instaurée il y a quatre ans: pendant les vacances d'été, Chouchou et moi emmenons toujours mes neveux voir un dessin animé au Gaumont de Labège (ce qui nous permet ensuite d'aller boire un verre ou manger un bout au Tommy's voisin). Cette année, nous avions proposé "Le monde de Dory" ou "Comme des bêtes", et c'est le second qui a fait l'unanimité. L'horaire qui nous arrangeait correspondait malheureusement à une séance en 3D; or, la première et la dernière fois que j'avais vu un film en 3D avant ça ("Avatar", pour ne pas le nommer), j'étais sortie de la salle en pleurant à cause d'une atroce migraine ophtalmique. "Comme des bêtes" ne dure qu'une heure et demie, et j'avais espoir que la technique avait peut-être fait des progrès ces dernières années: j'ai donc pris le risque. Et j'ai bien fait, car non seulement je n'ai pas eu de migraine (même si j'ai bien senti que mes yeux forçaient pas mal), mais je me suis éclatée! 80% du film est clairement conçu pour la 3D, et vraiment très fun et spectaculaire à voir ainsi.

Cela dit, je pense qu'il m'aurait plu aussi en 2D. D'abord parce que le New York qu'il met en scène est super coloré, pimpant et grouillant de vie de toute sorte. Ensuite parce que même en français, les dialogues parviennent à être hyper drôles (ce qui n'est pas toujours le cas, l'humour étant l'une des choses les plus difficiles à transposer d'une langue à une autre). Parce que les animaux sont variés et tous géniaux - mention spéciale pour le sphinx rose plein de trous qui dirige la bande des chats de gouttière, pour Pompon le lapin psychopathe mais stylé et pour Tibérius le faucon qui lutte contre ses instincts de prédateur. Enfin, parce que la relation particulière entre un maître et son poilu est présentée d'une façon aussi juste que touchante. Si vous avez vous-même un animal, il faut absolument voir "Comme des bêtes" - une heure et demie de pur plaisir!




vendredi 12 août 2016

Où la Cité de l'Espace nous laisse assez froids




Avant-hier, je me suis subitement rappelé l'existence à Toulouse de la Cité de l'Espace, que j'avais visitée il y a, euh, 13 ou 14 ans avec l'Homme. Comme Chouchou adore l'astronomie, j'ai pensé que ce serait une manière amusante d'occuper notre jeudi après-midi, au lieu de retourner traîner dans le centre-ville par ce cagnard...





En arrivant aux caisses, je suis assez contrariée de voir le prix de l'entrée: 25,50€ par adulte, quand même... Faut pas être fauché, surtout si on veut venir en famille. Il y a des choses à voir à l'intérieur, sur quatre niveaux, et dans les jardins: comme c'est le début de l'après-midi, on décide de commencer par l'intérieur histoire de rester à l'ombre et plus ou moins au frais. On descend au -1 et on se met tout de suite dans la file d'attente pour le Moon Runner, qui simule la marche des astronautes américains sur la lune. Une heure et demie plus tard (oui, une heure et demie, et je considère comme une grande victoire sur moi-même de ne pas avoir pété les plombs pendant, surtout que je n'avais pas emporté de livre pour m'occuper), notre tour vient enfin. Une décevante minute plus tard, c'est terminé. Les sensations n'ont rien d'extraordinaire et honnêtement, si j'avais su, je ne me serais pas infligé ça. Reste quelques photos marrantes, c'est toujours ça de pris. 
















Nous entreprenons ensuite la visite des expositions. Et bien que Chouchou s'intéresse à l'espace infiniment plus que moi, sa réaction est la même. C'est très complet: si on veut tout lire, tout regarder et tout essayer, il y en a sans doute pour deux jours entiers. Et évidemment, c'est très très bien documenté. Mais plutôt austère et rébarbatif, pas du tout ludique comme d'autres musées scientifiques de notre connaissance. Même les "attractions" interactives sont chiantes. Du coup, nous passons assez vite, en nous attardant juste sur un élément qui retient notre attention par-ci par-là. Et en faisant, là encore, autant de photos que possible (car de ce point de vue, il faut avouer qu'il y a matière). 








Dehors, le soleil cogne. Nous nous mettons à déambuler parmi les reproductions grandeur nature de la Station Mir, de la capsule Soyouz et de la fusée Ariane 5. Je constate que depuis ma dernière visite, Pluton a disparu de la chouette représentation au sol de notre système solaire. Cette partie du musée me paraît toujours plus attrayante car on y voit concrètement les applications de la recherche - et en observant les conditions de vie des astronautes, on se dit qu'ils doivent vraiment être très motivés pour s'infliger ça! J'aurais beaucoup aimer assister à la nocturne, notamment pour le feu d'artifice, mais nous avons organisé un dîner familial ce soir et nous devons repartir vers 18h. Nous ne nous sommes pas précisément ennuyés, néanmoins si c'était à refaire je ne pense pas que nous reviendrions. 

Avenue Jean Gonord
31500 Toulouse
Nocturne tous les jeudis jusqu'au 25 août

jeudi 11 août 2016

La fin de la malédiction du don de sang




Hier, nous avons passé la journée à Albi. Je n'ai pas trouvé ça pas aussi chouette que la première fois, il y a 5 ans: beaucoup de commerces étaient fermés en ce début de mois d'août, le service au resto que nous avions choisi pour le midi s'est révélé d'une lenteur exaspérante, l'expo au Musée de la Mode qui recueille des critiques dithyrambiques ne m'a pas plu du tout, je ruminais encore ma mauvaise entente avec ma mère et notre dispute de la veille... Bref, au moment de repartir, j'étais assez maussade. Mais comme j'avais vu partout à travers la ville des affichettes pour une collecte de sang en cours cette semaine, nous avons décidé de nous arrêter à l'antenne locale de l'EFS (Etablissement français du sang) pour que je fasse un don. 

Je donnais régulièrement mon sang dans les années 1990, quand le centre toulonnais m'était facilement accessible. Puis il s'est déplacé dans un endroit galère à atteindre pour moi. Et la seule fois où j'ai pris mon courage à deux mains et me suis décidée à y aller quand même, on m'a informée qu'ils n'acceptaient pas de sang à ce moment-là parce qu'ils en avaient déjà trop, et que j'avais un trop petit gabarit pour les "gros" dons de plaquettes qu'ils prenaient. Les fois précédentes où j'avais tenté de donner mon sang, j'en avais été empêchée par un tatouage trop récent, puis par une anesthésie générale trop récente. 

Car il faut bien admettre que depuis le scandale du sang contaminé, donner son sang relève du parcours du combattant. Les volontaires commencent par remplir un questionnaire plein de questions sur leur santé, mais aussi leur sexualité ou leurs voyages. Si vous avez séjourné en Grande-Bretagne à l'époque de la vache folle, si vous avez été un jour dans un pays où sévit le paludisme, si vous vous êtes rendu récemment dans un endroit où le virus Zika a été signalé, on ne voudra pas de vous. Si vous êtes homosexuel homme, ça va également être compliqué. Si vous avez accepté de l'argent en échange d'un rapport sexuel, pareil. Donc Melania Trump et toutes les autres trophy wives, inutile de vous déplacer.

Votre questionnaire rempli à la main, vous passez devant un médecin qui vous repose exactement les mêmes questions, à un point absurde et presque insultant. "Vous n'avez eu qu'un seul partenaire sexuel durant l'année écoulée? Et lui, il n'a pas eu d'autres partenaires sexuels que vous?" "Ecoutez, si c'est le cas, il ne s'en est pas vanté, mais je ne le surveille pas 24h/24." La dame à qui j'ai eu affaire cette fois était très sympa et a volontiers reconnu l'absurdité de certaines procédures, mais bon, c'est l'administration et il faut faire avec. Elle m'a également piquée à l'annulaire gauche pour prélever une goutte de mon sang et vérifier mon taux de globules rouges: il était de 11g/l en 1999 ("Un peu limite", a-t-elle commenté), il est désormais de 14,5 ("Parfait, vous pétez la forme!"). Enfin, elle m'a remis un numéro à appeler si j'avais de la fièvre ou un autre problème médical infectieux dans les deux semaines à venir. 

Après ça, j'ai été conduite en salle de prélèvement, où à ma demande une infirmière m'a piqué le bras gauche plutôt que le droit. Elle m'a pris un demi-litre de sang: une grosse poche pour les transfusions (s'il n'est pas utilisé avant sa date de péremption, j'ai donné mon autorisation pour qu'il soit utilisé à des fins non-thérapeutiques, c'est-à-dire pour la recherche ou l'enseignement), et plusieurs petites fioles qui serviront à des analyses en laboratoire afin de vérifier mon groupe sanguin et le fait que je ne suis porteuse d'aucune infection problématique pour un éventuel receveur. (Si tel était le cas, on me préviendrait à l'adresse postale que j'ai fournie.) Cette procédure a pris une grosse dizaine de minutes, pendant lesquelles j'ai été invitée à serrer une balle en mousse dans ma main afin d'accélérer le débit sanguin. 

Petite précision: comme beaucoup de gens, je manquais tourner de l'oeil les premières fois qu'on m'a fait des prises de sang. Je détestais vraiment ça et j'étais à la limite du malaise vagal. Je me suis quand même forcée à aller faire des dons parce que ça me paraissait important, et mon altruisme a été récompensé puisque j'ai fini par m'y habituer et que maintenant, quand on doit me piquer pour des raisons médicales personnelles, ça ne me fait quasiment plus rien. Une angoisse en moins, c'est toujours bon à prendre!

Le prélèvement terminé, l'infirmière a insisté pour que je ne me relève pas tout de suite même si je me sentais parfaitement bien. Beaucoup de gens ont des vertiges à ce stade, et du coup les précautions sont identiques pour tout le monde, y compris pour les cyborgs dans mon genre. Après ça, passage en salle de collation pour m'hydrater - comme je déteste les sodas et les jus de fruits industriels, j'ai bu de l'eau minérale et un thé Lipton - et manger un bout - un gâteau au citron et une banane, mais il y avait aussi du pâté et du saucisson pour les amateurs! Le personnel m'a très gentiment remerciée, et j'ai pu aller récupérer en salle d'attente Chouchou qui avait épuisé la batterie de son iPhone entre-temps. Car en tout, donner mon sang m'a pris plus de trois quarts d'heure: je ne veux pas décourager les bonnes volontés, mais il me semble important de savoir à quoi s'attendre pour que le don se passe bien. 

Je suis ressortie certes plus vieille d'une heure, mais en ayant accompli ce que je considère comme le geste citoyen le plus facile et le plus utile du monde. Ravie d'avoir enfin brisé la malédiction du don de sang et sauvé ma propre journée du même coup. 

Si vous êtes intéressé, rendez-vous sur le site de l'EFS 
pour découvrir le point de collecte le plus proche de chez vous. 

mardi 9 août 2016

Pourquoi j'ai été déçue par "Harry Potter and the cursed child"


Au départ, je ne pensais pas lire "Harry Potter and the cursed child": ce n'était pas le 8ème roman de la saga, mais le script d'une pièce de théâtre, et je savais que ça me plairait forcément moins. Et puis le plan "Ayant épuisé l'histoire de la première génération de héros, intéressons-nous maintenant à leurs enfants" s'est toujours révélé un peu décevant pour moi. Mais après avoir lu les critiques dithyrambiques des premiers spectateurs de la pièce qui se joue actuellement à Londres, j'avoue, j'ai cédé à la hype et commandé le bouquin. Ce qui prouve bien qu'un comportement moutonnier est rarement une bonne idée. 

Car je suis peut-être la seule, mais je n'ai pas du tout aimé "Harry Potter and the cursed child". Passons sur le fait qu'effectivement, lire les dialogues et les indications scéniques d'une pièce, ce n'est pas du tout la même chose que lire un roman construit avec de longs passages narratifs - ça va beaucoup plus vite et c'est un peu l'équivalent littéraire de la barbe à papa, rien d'assez substantiel pour satisfaire mon appétit de lectrice. C'était annoncé dès le départ, et on ne peut pas reprocher à un cochon de ne pas faire "Meuh" (je me comprends).

Le vrai problème, c'est l'histoire. J'ignore quelle part J.K. Rowling a prise à sa conception, mais j'ai eu l'impression de lire une longue fanfic rédigée par des amateurs dont le seul but était de s'amuser en trouvant un prétexte pour réutiliser des personnages morts depuis 20 ans. Résultat: un scénario pas crédible pour deux sous dans lequel les protagonistes enchaînent des décisions aberrantes. Il arrive même un moment où Draco Malfoy devient plus sympathique que Harry Potter! Ce n'est pas "Harry Potter 8": c'est une farce pour enfants, dans le meilleur des cas. Une farce qui doit très bien donner au théâtre vu la profusion de scènes d'action magiques et/ ou spectaculaires, mais une farce qui, malgré quelques moments drôles ou émouvants, a totalement échoué à me convaincre.

lundi 8 août 2016

Les joies de la semaine #31




Lundi: me désabonner enfin des mailing lists de Sarenza et Spartoo / les T2 et 3 de "The raven cycle", qui ne devaient arriver qu'après mon départ de Monpatelin, dans ma boîte à lettres aujourd'hui / le divin parfum de ma bougie Pomelo & Sea salt de chez Anthropologie

Mardi: voir le soleil se lever derrière mon arbre / mouillée, transie, pas mes clés et Chouchou qui ne rentre pas avant 3h: heureusement que l'Exki est là avec son thé chaud et son wifi gratuit / un petit massage des pieds à l'Huile Virtuose de Sanoflore

Mercredi: une sieste surprise pendant ma pause de midi / une proposition de partenariat lecture pour la rentrée / mon risotto aux champignons est juste sublime

Jeudi: c'est donc bien moi qui avais raison dans ce litige professionnel / Waterstones a le dernier Frankie, le dernier Flow International, le tome 4 de "The raven cycle" et le roman jeunesse que je convoitais, dans l'offre "Le second à moitié prix" de surcroît / un jus de pastèque-lecture au Peck47

Vendredi: livrer dès midi et demie la première moitié de ma grosse trad en cours / une invitation à déguster la prochaine box Sushi Shop début septembre / un voyage sans histoire, avec un très beau coucher de soleil vu d'au-dessus les nuages / ça faisait longtemps qu'un chat n'avait pas ronronné roulé en boule contre mon ventre

Samedi: réserver un second escape game toulousain pour le week-end prochain / le goût de la truite me rappelle les vacances en Haute-Loire de mon enfance / une baignade dans la piscine avec Chouchou et mes neveux / je surkiffe cette photo de Cahouète et ses deux flingues à eau / bien qu'il arrive un peu tard pour le goûter, tout le monde apprécie mon clafoutis aux abricots

Dimanche: apparemment, Cahouète a évolué en Darklulu  (les joueurs de Pokémon Go comprendront) / sortis de la salle "Oh non, zombies!" avec 55" restantes sur le chrono / pour fêter notre victoire, une délicieuse glace abricot-rhubarbe dans un cornet chocolaté chez O Sorbet d'Amour / le dessin génial improvisé par Chouchou à partir d'une anecdote quasi-survenue hier

dimanche 7 août 2016

[TOULOUSE] Enigma Escape: Oh no, zombies!




L'été dernier, lorsque nous avions testé (et adoré) les deux premières salles d'Enigma Escape, notre maître de jeu nous avait mis l'eau à la bouche en nous parlant de leur troisième scénario en préparation, et nous nous étions dit qu'il faudrait absolument revenir le faire. Parole tenue cet après-midi...

Comme son nom le laisse supposer, "Oh no, zombies!" possède un thème post-apocalyptique. Derniers survivants de la race humaine changée en morts-vivants, nous débarquons chez un professeur qui aurait inventé un vaccin. Mais à notre arrivée, catastrophe! Nous sommes mordus à notre tour. Avant de nous transformer irrémédiablement, nous devons trouver le précieux vaccin ainsi que des armes pour affronter les zombies qui encerclent la maison. Nous ne disposons à la base que d'un pauvre petit quart d'heure, mais neuf objets dissimulés dans la salle nous permettent chacun de récupérer cinq minutes supplémentaires. Notre mission est donc triple, pour trois fois plus d'adrénaline! 

Quelques petites choses que je peux dire sans spoiler le jeu pour les futurs participants... 
- L'ambiance est stressante à souhait, non seulement à cause du chrono habituel mais de par les zombies qui rappellent périodiquement leur présence à l'extérieur. La déco est recherchée et bien foutue, surtout dans les phases de milieu et de fin. 
- Les mécanismes de jeu sont, pour la plupart, des choses que Chouchou et moi avions déjà vues dans d'autres salles, avec notamment un élément que je déteste car je ne peux absolument pas participer à le "résoudre". C'est d'ailleurs la seule chose sur laquelle notre équipe a vraiment buté et perdu du temps cette fois. 
- Dans l'ensemble, les énigmes sont d'un niveau assez élevé, bien que faisables et pas du tout tirées par les cheveux comme on en trouve parfois. J'ai apprécié la présence de plusieurs passages collaboratifs, où tous les joueurs doivent vraiment travailler ensemble pour franchir un obstacle. 




Nous avons réussi à sortir à 55 secondes de la fin du chrono, mais en ayant transpiré un maximum! 

Plutôt qu'à de vrais débutants, je conseillerais ce scénario à des joueurs ayant déjà fait au moins un ou deux autres escape games et acquis les bases en matière de fouille, de communication et de résolution d'énigmes. Notez également que "Oh non, zombies!" est réservé aux plus de 16 ans. 

Pour avoir testé pas mal d'escape games dans différentes villes et plusieurs pays depuis maintenant 3 ans, je commence à être un peu blasée. Plusieurs fois ces derniers mois, j'ai été déçue par des scénarios trop faciles, mal fichus, entièrement basés sur des cadenas ou bricolés avec trois bouts de ficelle. Mais avec Enigma Escape, le plaisir de jeu est toujours au rendez-vous. Du coup, nous allons nous précipiter pour tester leur 4ème salle, la plus récente à ce jour: "Braqueurs amateurs". Ce sera dimanche prochain, et je ne manquerai pas de vous faire un compte-rendu!

34 rue Bayard 
31000 Toulouse

samedi 6 août 2016

Samedi pistoche




9h00 Même pas encore levée, j'apprends de la bouche de Chouchou qu'une culbute se dit "cumulet" en Belgique. Non mais si c'est pour inventer des mots à tout bout de champ, créez carrément votre propre langue.

10h00 Ma mère a un gros service à me demander. Je sais, je dois regarder pour augmenter les garanties de sa mutuelle. Ah non, pardon: il faut que je lui passe le niveau 147 de Candy Crush. C'est important d'avoir des priorités dans la vie.

10h30 Le point Carence (comme dans "Pas de viande ni de poisson? Et ben, ça ne doit pas être très varié votre alimentation; je suis inquiète pour ta santé", proféré par une personne qui se nourrit essentiellement de chocolat) est atteint très tôt cette année.

11h30 Deuxième escape game des vacances réservé pour dimanche prochain, youhou! Ce sera la salle "Braqueurs amateurs" d'Enigma Escape. Dans la foulée, Chouchou télécharge "Road not taken" comme prochain jeu-vidéo-pour-quand-on-est-au-lit-le-soir.

12h00 Le chat de ma mère se suspend à la poignée de porte de la salle de bain et fait irruption pile au moment où je sors de la douche.

12h01 Je remets le chat dehors et ferme la porte à clé.

12h02 Le chat saute et s'écrase lourdement sur la porte de la salle de bain qui refuse de s'ouvrir devant lui. Je suis un monstre.

12h30 La voix de Jean-Luc Reichman m'avait manqué.

12h31 Ou pas.

13h00 Quand ma mère m'a demandé par mail ce qu'elle devait faire comme courses avant notre arrivée, je lui avais dit de nous prendre un ou deux fromages, et comme elle n'en mange pas elle-même, j'avais dressé une petite liste de choix possibles: emmenthal, cantal, chèvre, roquefort... Elle les a TOUS achetés. Nous avons du fromage pour trouze ans.

13h30 Oooooh, il y a un roman sur la table du salon. Un grand format bien épais. Alléluiah! Ma mère n'a jamais aimé lire, mais elle a peut-être été touchée par la grâce dans sa 69ème année. Voyons voir le titre de l'Elu...

13h31 ...C'est le dernier Guillaume Musso.

15h15 "Je passe chez le primeur, je prends quoi?" lance David à la cantonade. "Mmmh... du melon et des nectarines", réclame ma soeur. "Si tu rapportes des abricots en plus, je vous fais un clafoutis pour quatre heures", suggéré-je aimablement.

15h45 Les bisous d'amoureux dans la piscine, accrochés l'un à l'autre comme des arapèdes, c'est le bien.

16h00 Alors qu'on discute des pays qu'on aimerait visiter, la mère de David demande: "C'est quoi la plus grande ville du monde?" Je hasarde: "Mexico ou Sao Paulo". Chouchou tente: "Tokyo". Vérification faite sur un smartphone: c'est Hong-Kong, et dix des douze premières villes de la liste sont en Asie. (C'était la minute culturelle.)

17h00 Maintenant que mes neveux sont grands, c'est super chouette de passer du temps avec eux. Tu leur dis: "N'éclaboussez pas Tatie ou son coloriste la tuera au retour de vacances", ils vont gentiment faire des bombes à l'autre bout de la piscine. Franchement, je suis épatée par leur maturité.

17h15 Mes neveux se roulent par terre sur la terrasse en se filant des coups de pied vicieux et en hurlant: "Cépamoicélui!".

17h30 "Il va mettre combien de temps à cuire, ton clafoutis aux abricots"? demande ma soeur. "Trois quarts d'heure". "Ca va faire un peu juste pour le quatre-heures." "Ben pourquoi tu... (Coup d'oeil à l'horloge.) Ah oui, en effet."

17h45 Attila a pris son premier cours de code ce matin, dit "J'ai le seum" et a un compte Instagram. Je me sens vieille.

18h00 Tous recuits de soleil et écroulés sur le canapé devant les JO de Rio que personne ne regarde. Je bouquine, Chouchou roupille et ma soeur chasse les Pokémons pour Cahouète en ricanant: "Non mais là, t'as pas assez de bonbons pour faire évoluer ton Roucool, mon pauvre ami". Madame, qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de la directrice administrative et financière de la très sérieuse société Bidule?

20h00 L'avantage de l'été, c'est qu'il suffit de sortir un melon, un avocat bien mûr, une botte de radis, un bol de tomates-cerises du jardin, du sel, de la mayo et hop: tu as un instarepas.

21h00 Putain mais ça existe toujours, Fort Boyard? 

22h00 Je finis la journée avec une infusion Eléphant La rhubarbe à papa, rien que pour le nom.

vendredi 5 août 2016

Popshot Magazine




Parce que j'adore lire des magazines - notamment dans le train ou l'avion - mais que je ne supporte plus du tout la niaiserie sexiste et le consumérisme acharné véhiculés par la presse dite "féminine", je suis toujours en quête de nouveaux titres intéressants. Actuellement, j'achète chaque numéro de Flow (éditions française et internationale, bien qu'elles se recoupent souvent), Frankie, Oh Comely et Psychologie Positive. Et lors de notre récent séjour à Edimbourg, j'ai repéré chez Anthropologie un magazine littéraire d'assez petit format (24 x 17 cm) dont la couverture m'a immédiatement fait craquer. Je ne l'ai pas acheté tout de suite faute de place dans mes bagages, mais dès notre retour de vacances, je me suis abonnée pour un an au prix modique de £15 les trois numéros. 






Que trouve-t-on donc dans Popshot Magazine
- Des nouvelles de trois pages (très denses), ainsi que de courts poèmes sur un thème choisi pour le numéro en cours: ici, l'aventure au sens large du terme. En principe, je ne suis fan d'aucune de ces deux formes de narration, mais la qualité des textes sélectionnés a su me séduire. Mes histoires courtes préférées parlent d'un voyage en montgolfière qui tourne mal ("Bucket list"), du périple en train et à pied, dans un monde post-apocalyptique, d'une jeune fille dont toute la famille est morte et qui tente de retrouver une amie très chère ("Seventh"), ou encore d'un naufragé qui passe obstinément d'une île déserte à l'autre ("Here, there & everywhere"). Mes poèmes préférés évoquent le départ d'une famille vers un autre pays ("Expats") ou un grimpeur qui tombe d'un arbre ("Climbing trees"). 
- Des illustrations originales, dans des styles très variés.
- Et zéro page de pub, ce qui fait un bien fou. 

Si vous dessinez ou écrivez en anglais, vous pouvez soumettre vos oeuvres pour une publication à partir du #17 (le #16, déjà bouclé, aura pour thème l'espoir). Sinon, vous pouvez vous contenter de faire comme moi et d'admirer le talent des autres! 

jeudi 4 août 2016

Envies d'août




triompher en famille de la salle "Oh, no! Zombies!" d'Enigma Escape
lire "Harry Potter and the cursed child" (à défaut de voir la pièce!)
manger un bibimpbap au Boli Café
passer une journée à Albi
écrire enfin un billet sur nos vacances à Edimbourg
faire des câlins au chat de ma mère
nager dans la piscine de ma soeur
admirer le tapis de fleurs japonais sur la Grand-Place
aller à Namur photographier l'installation de parapluies
organiser une troc party
m'offrir une beauté des pieds chez Free Persephone
voir l'expo Zep au Palais des Beaux-Arts de Lille
chercher un escape game sympa à Amsterdam
me procurer le nouveau DVD de Jillian Michaels "10 minute body transformation"
profiter des longues journées qui restent avant l'automne

mercredi 3 août 2016

Do more of what makes you happy




Ca ressemble à une évidence - mais une évidence facile à oublier dans le tourbillon de la routine quotidienne. On n'a pas toujours l'occasion ou l'envie de chambouler complètement sa vie pour réaliser ses rêves. Parfois, les grands projets doivent attendre un peu parce que ce n'est pas clair dans notre tête, parce que les obstacles matériels sont trop grands ou parce que l'heure n'est pas encore venue. C'est alors facile de sombrer dans le marasme, d'avoir l'impression de subir sa vie au lieu de la choisir. Ma solution depuis le début de l'année, c'est de faire chaque jour sans faute quelque chose qui me rend vraiment heureuse. Par exemple:

1. Bouquiner dans un salon de thé, un bar ou un restaurant (comme auront pu s'en apercevoir les gens qui suivent le compte Instagram de l'Annexe). Points bonus s'il fait assez beau pour m'installer en terrasse.
2. Me coucher tôt avec un bon livre, au lieu de glander sur internet. Si possible avec une bougie parfumée sur ma table de nuit.
3. Aller regarder les nouveautés dans une librairie.
4. Boire des cocktails avec mes copines.
5. M'occuper de mes pieds: séance de réflexologie avec l'incomparable M. Oh si je suis très en fonds, soin en institut si je suis modérément en fonds, pédicure maison si je suis fauchée, occasionnellement massage soutiré à Chouchou si le monde a été méchant avec moi.
6. M'offrir un vrai bon massage professionnel, en particulier quand le stress m'a noué tout le haut du dos et la nuque. 
7. Préparer un bon petit plat à déguster le soir devant un épisode de série télé.
8. Me faire un resto en amoureux avec Chouchou. Pas besoin de dépenser une fortune, on a dans un rayon d'un kilomètre autour de chez nous un tas de "cantines" où deux plats et deux boissons nous reviennent moins de 40€.
9. Bloguer. Qu'il s'agisse de partager mes bonnes adresses ou de raconter ma vie, ça fait douze ans que ça m'économise des fortunes en thérapie et que ça me permet de tisser de vrais liens sociaux sans sortir de chez moi.
10. Organiser des sorties ou mieux encore, des city trips de quelques jours. Peu de choses me font autant de bien que de voir mon agenda se remplir d'activités excitantes.

Et vous? Cap' de dresser une liste de dix choses qui vous rendent vraiment heureuse, et d'en faire au moins une tous les jours? 

lundi 1 août 2016

Les joies de la semaine #30




Lundi: un bon petit fou-rire grâce à cet article / dire non poliment mais fermement à la dame qui me demande de changer de place dans le train, et ne pas du tout culpabiliser après / profiter du retard de mon TGV pour descendre m'acheter des makis chez Sushi Shop avant de prendre le bus suivant

Mardi: une longue conversation avec ma fleuriste sur les relais colis, l'évolution de l'horticulture et le bateau qu'elle s'est offert l'an dernier / ma carte de fidélité parapharmacie est arrivée à terme, ce qui m'offre mon spray démêlant Naturia / un Planteur-lecture à la terrasse du Chamo

Mercredi: le dossier de Chouchou est accepté - fête, confetti, serpentins! / le livreur de Colis Privé laissera mes paquets dans la boîte la prochaine fois / mon linge propre sèche en moins d'une heure sur le balcon / les nouveaux épisodes de "Gilmore Girls" seront disponibles le 25 novembre sur Netflix

Jeudi: une relecture qui va super vite / et hop, billets aller pour Nantes fin octobre en poche / très inspirante, l'expo d'Instagrams "Toulon Forever" à la mairie d'honneur / une crêpe-lecture à la terrasse du Chamo

Vendredi: un punch-lecture à la terrasse du bar de la Place / j'aime bien quand un billet intime sort si facilement / mon banana bread est super réussi

Samedi: réserver l'hôtel à Nantes et les billets de retour / mes pins Catatonic sont arrivés, et ils sont trop beaux / Lorenzo qui, parce que j'ai hésité entre la mousse au Nutella et la panacotta à la pêche avant d'opter pour la seconde, m'apporte subrepticement une mini-portion de la première alors que je finis de manger / craquer pour cette crème de nuit au bambou à cause de son pot panda

Dimanche: le maillot de bain acheté à l'époque où je faisais de la plongée, il y a une quinzaine d'années et presque autant de kilos, me va encore et donne même assez bien / faute de pâte ad hoc, je prépare ma pizza maison sur une base de pâte feuilletée, et c'est dix fois meilleur!

...et sans jour particulier: au crépuscule, lever la tête de mon bureau toutes les deux minutes pour admirer l'évolution du ciel par ma fenêtre / le sticker mural que j'ai collé au bas de mon miroir de salle de bain / depuis la fin des travaux sur la ligne, il y a deux fois plus de TER Monpatelin-Toulon / la marque de mes sandales qui s'accentue au fur et à mesure que mes pieds bronzent légèrement / l'illustration signée Sylvie Stevanovic qui remplace mon ancienne photo de profil dans la colonne de droite