mardi 14 juin 2016

Gnocchi aux épinards crémeux




Pour 2 personnes: 
- 500 g de gnocchi prêts à cuire
- 200 g d'épinards frais
- 250 g de passata (coulis de tomate nature)
- 10 cl de crème liquide
- 1/2 bouillon cube de poule ou de légumes
- parmesan râpé à volonté
- huile d'olive
- sel, poivre

Mettre de l'eau additionnée du bouillon cube à chauffer dans un petit faitout. 
Pendant ce temps, rincer et égoutter les épinards, et les faire revenir à feu moyen dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce que les feuilles soient à moitié ratatinées dans la poêle. 
Ajouter alors la passata et la crème; bien mélanger; saler-poivrer et baisser le feu pour laisser mijoter doucement jusqu'à la fin de cuisson des gnocchi. 
Quand l'eau du faitout bout, ajouter les gnocchi, et les sortir à l'écumoire dès qu'ils remontent à la surface (au bout de deux minutes environ). 
Servir immédiatement les gnocchi arrosés de sauce, en ajoutant du parmesan sur le dessus.

PS: Cette recette fonctionne aussi très bien en remplaçant les épinards par une courgette râpée gros. 

lundi 13 juin 2016

Concours: "Les racines du sacrifice" (C.J. Lyons)


Elle cherchait l'aventure: elle a trouvé la peur et la trahison. Entraînée au plus profond de la jungle du Guatemala, Maria Alvarado, jeune étudiante en archéologie, n'a aucune chance de survie. A moins que Caitlyn Tierney, agent du FBI, ne retrouve sa trace et ne la ramène à son père, un leader de la biotechnologie aux poches profondes prêt à tout pour retrouver sa fille chérie. Seule piste, fragile: un étranger aperçu aux abords de son bateau de croisière, et qui pourrait l'avoir convaincue de l'accompagner. Caitlyn suit son instinct et pénètre dans les ténèbres. Mais les crimes qui s'y dissimulent n'ont rien à envier aux sacrifices atroces commis au nom des dieux mayas...

J'ai récemment reçu mes exemplaires de traducteur de ce thriller qui m'a occupée pendant toutes mes dernières non-vacances de Noël. C'est le troisième tome des aventures de l'agent Caitlyn Tierney, mais avec une histoire indépendante, de sorte qu'on peut très bien l'apprécier sans avoir lu les deux précédents. Je vous propose d'en gagner un en répondant dans les commentaires à la question suivante: quel est le thriller le plus passionnant que vous ayez jamais lu, celui qui vous a le mieux tenu en haleine jusqu'au bout? Clôture du concours jeudi 16 à minuit, et publication des résultats le lendemain. Envoi du livre en Europe seulement. Bonne chance à tous!

dimanche 12 juin 2016

Les joies de la semaine #23




Lundi: soleil, soleil / mon billet d'hier en petite Une Humeurs de HelloCoton / le très beau vert de ma nouvelle robe Emily & Fin / ne plus éprouver ni picotements ni engourdissement dans la main gauche après être passée entre les mains magiques de M. Oh 

Mardi: discuter avec des blogueuses sympas (coucou Les Greluches de Bruxelles et Potato and Melk) au déjeuner presse de Sushi Shop / vraiment savoureux ce Sunny Roll, j'en veux bien encore un / chez Annick Goutal, hésiter entre deux senteurs assez différentes: "Nuit étoilée" et "Mandragore" / le retour du délicieux thé glacé maison du Stam, siroté en terrasse avec un bouquin / sac Lola de Nat & Nin, rouge, obtenu à moins de 50% de son prix boutique sur eBay - check

Mercredi: un après-midi de flânerie dans le centre / dévorer le dernier éclair fraise-rhubarbe-fleur d'oranger de chez Marcolini debout dans les galeries royales / m'offrir un savon au thé vert et un autre à l'iris chez Bubbles at Home / ...et puis un oiseau Pyro Pet et une broche cactus Macon & Lesquoy chez Ultra / boire un délicieux Lazy Red Cheeks dans la cour intérieure du Dominican en feuilletant le dernier Frankie, puis en bavardant avec Sunalee / le Balls & Glory a un nom rigolo et une salle fort plaisante 

Jeudi: une première journée ensoleillée à Edimbourg / fantastique, ce faux fish and chips vegan au Safari Lounge / si je m'écoutais, j'achèterais tout le stand de Diedododa au Royal Mile Market / se vautrer avec satisfaction dans un des canapés d'Under the stairs en sirotant un cocktail bizarre / le Waterstone de Prince's Street et sa belle allure de librairie à l'ancienne / la délicieuse steak and ale pie du plus vieux pub de la ville / la gentille dame qui nous fait la monnaie sur dix livres pour qu'on puisse prendre le bus

Vendredi: la très belle salle consacrée à l'histoire naturelle, au National Museum of Scotland / l'hilarante reproduction en Lego devant laquelle nous nous mettons à scander, au nom de Mini-MTLM et Mini-Armalite: "Libérez nos camarades!" / vraiment sympa, le café The Elephant House où, selon la légende, J.K. Rowling écrivit le premier tome d'Harry Potter / les fantastiques attractions interactives de Camera Obscura / trouver mon soufflé pour le corps au pamplemousse Origins chez Boots / la table devant la baie vitrée, avec vue sur le château, au café du Waterstone / la soupe de petits pois, le risotto orge-chou-fleur et le fromage bleu-chutney de The Dogs / mon billet d'hier en petite Une humeurs de HelloCoton

Samedi: les gros écureuils gris pas du tout peureux qui gambadent sous les haies du jardin botanique royal / un lunch parfait chez Maxi's / en allant chez Forbidden Planet, tomber par hasard sur une boutique de fringues rétro et craquer pour un cardigan Hell Bunny orné d'un cheval de carrousel / le soir, pique-nique gourmet à l'appart': scones fromage-ciboulette, 3 fromages écossais, un chutney abricot-gingembre, des aubergines confites, un chorizo de compétition et quelques oat cakes

Dimanche: traîner au lit en racontant des bêtises / chez Henderson's, le meilleur repas vegan que j'aie jamais fait / l'humour pince-sans-rire de la vidéo de présentation de la Georgian House ("Mr Lamont is a gentleman. He does not work.") / puis-je m'installer à vie dans le magasin Anthropologie de George Street? non? bon, alors je vais acheter beaucoup de sublimes bougies parfumées sur leur site internet / sortis de la salle Da Vinci en 59' / un étonnant cocktail à base de vodka au poivre et de limoncello / Kara, la comédienne super douée qui nous sert de guide pour le tour "City of the Dead"

...et sans jour particulier: les autocollants Sprout To Be Brussels qui fleurissent partout sur la porte des commerces bruxellois / la belle parure de lit en lin blanc, le chouette vieux plancher peint en blanc et les mugs blancs design Repeat Repeat de notre appart' Air B'n'B

vendredi 10 juin 2016

10 articles #1




J'inaugure une nouvelle rubrique à périodicité aléatoire dans laquelle je relierai des articles intéressants lu ça et là sur le net, et ayant essentiellement trait au développement personnel. Jusqu'ici, je publiais ces liens sur la page Facebook du blog, mais je sais que tous mes lecteurs n'utilisent pas ce réseau social, et je souhaite aussi en conserver une trace de manière un peu plus facile à consulter. Voici donc la première fournée, en espérant que vous y trouverez des choses qui vous parleront! 







jeudi 9 juin 2016

Beloved smells




Avoir un odorat super développé, la plupart du temps, c'est une malédiction. Ca vous file la nausée dans les transports en commun aux heures de pointe; ça vous empêche de porter du parfum sous peine de migraine immédiate; ça vous donne envie d'étouffer votre conjoint dans ses propres flatulences; ça vous oblige à jeter vos bouquets de fleurs alors qu'ils pourraient encore tenir deux ou trois jours. Par contre, quand vous tombez sur une odeur qui vous plaît vraiment, c'est l'extase assurée. Voici les miennes:

Le pétrichor, parce qu'il faut bien que la pluie ait UN bon côté
La fleur d'oranger, sous toutes ses formes
Les livres, surtout ceux de chez Actes Sud, et certaines bédés dont l'encre a une odeur divine
Les polycopiés violets de mon enfance, auxquels je me shootais discrètement
La mer: je connais peu de choses aussi apaisantes que le parfum iodé des embruns
Un feu de bois: ça + un bouquin + une tasse de thé = paradis sur Terre
Les aiguilles de pin chauffées par le soleil, l'été en Provence
Le pain chaud quand j'ai le courage de me rendre dans une boulangerie le matin...
L'ail des ours, ma découverte olfactive la plus récente mais non la moindre
La fourrure de Scarlett: il paraît que l'être humain n'a pas de mémoire des odeurs; pourtant, 3 ans et demi après la mort de ma chatte, je sens encore la sienne quand elle me manque (souvent, donc)
L'herbe fraîchement coupée
Le gel douche menthe poivrée-romarin de Burt's Bees, découvert à la faveur d'un swap beauté il y a quelques années et que je galère depuis pour retrouver chaque fois que mon flacon est vide
Le Yu Zi Hua Cha, thé vert délicatement façonné à la fleur de pamplemousse qui enchante mes matins depuis des années
Les gommes blanches rectangulaires avec une texture un peu élastique
Le café fraîchement moulu, alors que j'ai horreur du goût!
La viande grillée au barbecue, qui ravale mon discernement au niveau de celui d'une femme des cavernes
Le basilic et la lavande, qui me rappellent ma Provence natale
La peau de Chouchou (plutôt juste après la douche que juste après une séance de sport)

mercredi 8 juin 2016

Faire sa valise, c'est déjà partir un peu




Que dit la météo sur Edimbourg pendant les 8 jours à venir? Pluie et températures comprises entre 9 et 22°. Zut. Adieu mon baluchon de T-shirts et de sandales; il faut prévoir des couches modulables et des chaussures fermées.

Depuis quelques années, tant qu'on reste en Europe et que le voyage n'excède pas une semaine, je pars uniquement avec un bagage cabine. Ca raccourcit les formalités à l'aéroport; ça évite tout risque de perte par la compagnie aérienne; ça oblige à n'emporter que le strict nécessaire et à ne pas trop se lâcher en shopping sur place.

J'aime voyager léger. Au quotidien, j'ai tant de mal à lutter contre mes angoisses - cette impression perpétuelle d'une chape de plomb sur mes épaules - que je suis devenue une maniaque de l'allègement dans tous les domaines sur lesquels j'ai une prise. J'achète de moins en moins de fringues, de moins en moins de bibelots; je garde de moins en moins de livres; je m'embarrasse de moins en moins à fréquenter des gens que je n'ai pas envie de voir et à faire des choses qui ne me tentent pas réellement.

Quelques vêtements jolis et confortables, qui ne se froisseront pas dans la valise et que je peux facilement mélanger entre eux. Une ou deux paires de chaussures peu encombrantes, avec lesquelles je peux marcher 12 kilomètres sans me faire d'ampoules. Un parapluie pliant, dans le cas présent. Une trousse de toilette composée de formats voyage ou d'échantillons, auxquels j'ajoute du Doliprane, de l'huile essentielle de menthe poivrée pour mes migraines et des pansements en silicone au cas où. Du thé. Un vrai-bouquin-en-papier. Deux petits guides de la ville où nous allons. Une trousse contenant mon nécessaire à carnet de voyage. Mon iPad et son clavier. Mon appareil photo, évidemment. Et puis c'est tout. Si j'ai besoin d'autre chose, je pourrai toujours l'acheter sur place.

Imprimer les cartes d'embarquement, contacter l'hôte Air B'n'B pour arranger la remise des clés, regarder comment aller de l'aéroport d'arrivée jusqu'à notre hébergement, calculer à quelle heure il faut prendre la navette à Luxembourg: 8h18, c'est bien suffisant a priori... Oui mais s'il y a des bouchons sur la route, un souci avec la sécurité à Zaventem? 7h57, alors? Oui mais si tout va bien on glandera plus d'une heure à la porte d'embarquement. Le petit stress de cette première décision. Je sais déjà que ce soir, je dormirai peu et mal de crainte de ne pas entendre mon réveil demain. 

"A madness of angels" (Kate Griffin)


Matthew Swift, sorcier de son état, se réveille nu et contusionné sur le plancher de sa chambre. Problème: il était mort depuis deux ans, et sa maison est désormais occupée par d'autres gens. Il fuit en pleine nuit dans les rues de Londres, où il est attaqué par une monstrueuse créature faite de détritus. Qui souhaite se débarrasser de lui cette fois? Et surtout: qui l'a ressuscité, et pourquoi? Dans sa quête de réponses, Matthew rencontre un groupe d'opposants à la Tour, une organisation magique qui connaît une montée en puissance inquiétante. Leur but: éliminer Robert James Bakker, le chef de la Tour. Or, Matthew connaît extrêmement bien cet homme... 

Il était une fois une jeune fille du nom de Catherine Webb, qui publia son premier roman jeunesse à l'âge de quatorze ans. Quand, une décennie plus tard, elle décida de passer à l'urban fantasy, elle prit le pseudonyme de Kate Griffin sous lequel elle écrivit quatre aventures de Matthew Swift. Plus tard encore, elle produisit un chef-d'oeuvre intitulé "Les quinze premières vies d'Harry August" qu'elle signa Claire North. Et voilà comment, traductrice de Claire North, j'en suis venue à m'intéresser à la série de Kate Griffin. 

J'avoue avoir eu du mal à rentrer dans "A madness of angels": le prélude, qui dure une centaine de pages, m'a paru un peu poussif en raison de longues, très longues descriptions. Mais une fois dans le vif du sujet, quand Matthew cesse de subir et commence à prendre des initiatives, je suis tombée sous le charme de ce Londres à la fois glauque et ultra-vivant, qui m'a souvent rappelé l'atmosphère de "Neverwhere" de Neil Gaiman. J'ai aimé le fonctionnement de la magie de Matthew, si intimement liée aux énergies spécifiques de la ville et presque inopérante en campagne. Pour le reste, il s'agit d'une histoire de vengeance bien ficelée, mais à la structure assez classique et au déroulement sans grande surprise. Je trouve que l'auteure s'écoute vraiment écrire, et que "A madness of angels" aurait été plus rythmé et plus agréable à lire si son éditeur lui avait fait couper un bon quart des 600 pages qu'il compte. 

"I rode up to the 24th floor. The lift was clear glass, on the outer wall of the building, so I could see the city drop away beneath me. As on the London Eye that night, I was astounded by the beauty of its multicoloured spectrum: not juste the sodium orange of the suburban sprawl, but the white interiors of office blocks, green traffic lights, red aircraft beacons on the taller towers, purple floodlights washing over high walls, pooling beams of silver on enclosed courtyards, shimmering blues on fountains, or in the doors of clubs, the moving snakes of traffic, defined only by headlights, brakes, or indicators flashing on and off like an endless slithering column of eyes, and the reflected pinkish glare across the ceiling of the sky, except for where an aircraft's guiding lights sent out a cone of brightness, through the black scudding clouds heavy with rain as the wind carries them towards the sea. 
I could almost drink the magic of what I saw, almost lie back suspended on nothing but its intensity and float above the ground with the force of it, the sudden, overwhelming sense of it - and that, we knew, was all sorcery was; all, perhaps, that we were. An awareness, an understanding, a point of view. Take away that sense of the city's wonder and we were no more than insects, grey figures on a grey landscape scuttling along, unable to see the daily extraordinary things."

mardi 7 juin 2016

J'ai testé pour vous: la box Sushi Shop Football Club




On est bien d'accord: le foot en général, et l'Euro en particulier, je m'en bats les steaks (de thon rouge). Mais croire que je pourrais refuser une invitation à déguster les dernières nouveautés Sushi Shop, ce serait bien mal me connaître! Ce midi, avec tout un tas d'autres rédactrices et de blogueuses très sympathiques, j'ai donc eu le plaisir de découvrir cette fameuse box en vente à partir de demain et jusqu'à épuisement des stocks - sans doute aux alentours de la fin juillet.



Illustrée par Tyrsa, jeune typographe de talent, elle contient pas moins de 42 pièces, soit de quoi rassasier deux gros appétits - ou trois petits. Outre les best sellers de Sushi Shop (sushi saumon, sushi thon, salmon roll, california saumon avocat, spring thon spicy et spring fried chicken avocat), on y trouve trois créations originales:



Le smoky roll
California roll à la crevette tempura, à la mozzarella fumée et au concombre, recouvert de sauce tonkatsu, de ciboulette thaï et d'épices shichimi. Je vais être franche: ce n'est pas mon préféré. Trop de goûts forts qui se disputent l'attention de mes papilles délicates... Mais le chef Pierre Boudy nous a bien expliqué que cette box avait été conçue afin de plaire aussi aux messieurs qui, d'habitude, commandent plutôt des pizzas pour accompagner un match. Ne possédant ni pénis ni le moindre intérêt pour le foot, je suis tout à fait hors cible. 



Le sunny roll
Maki à la daurade, à l'avocat, au kumquat et à la sauce miso yuzu. Ca, par contre, c'est une vraie tuerie, subtil et acidulé, frais et original, fondant en bouche... Je regrette qu'il soit voué à disparaître durant l'été: il aurait très bien pu devenir un classique de mes commandes chez Sushi Shop. A noter que, pendant la durée de l'Euro, lui et ses deux petits camarades seront également disponibles à la carte, hors box.



Le creamy sushi
Sushi de saumon légèrement chauffé sur le dessus et nappé d'une mayonnaise japonaise aux oeufs de masago. Savoureuse variation sur ce qui est peut-être le plus classique de tous les sushis: ça aussi, j'en redemande! 

La box Football Club coûte 45€. Pour éviter l'attente en magasin ou les délais de livraison aux heures de pointe (et les soirs de match!), il est recommandé de passer commande le plus tôt possible - jusqu'à une semaine en avance - sur le site internet de Sushi Shop. Bon appétit! 

lundi 6 juin 2016

"Aimer trois fois par jour" (Fausto Brizzi)


Bien que divorcé de la mère de ses deux enfants, Diego Anastasi, avocat en droit civil réputé, mène une vie plutôt agréable jusqu'au moment où une bonne grosse dépression lui tombe dessus sans crier gare. Son entourage restant sourd à ses plaintes, et ne parvenant pas à s'en sortir seul, il va voir un psy qui finit par le mettre sous traitement médicamenteux - sans grand résultat. Puis un jour, il pousse la porte du Brin de Causette, "magasin à bavardages" tenu par un retraité de la police. Très vite, Massimiliano le convainc que si ses proches n'ont rien fait pour lui, c'est aussi parce que lui n'a jamais rien fait pour eux. Diego se met donc à échafauder des plans pour rendre heureux les dix personnes qui lui sont les plus proches...

Je vous le dis tout de suite: si comme moi, vous avez adoré "Les beignets d'Oscar", premier roman de Fausto Brizzi, ne vous jetez pas sur le second en pensant qu'il vous plaira forcément. Bien que l'on retrouve certains protagonistes (Massimiliano le marchand de bavardages, mais aussi Umberto le meilleur ami de Lucio, désormais mort depuis deux ans, et la famille de ce dernier), l'élan vital et l'émotion qui faisaient tout l'intérêt des "Beignets d'Oscar" sont ici totalement absents. Dans la première partie, l'auteur se contente de débiter sentencieusement sur la dépression des platitudes qu'on jurerait tout droit sorties de Wikipédia. Dans la seconde moitié, son héros recourt à des méthodes toutes plus manipulatrices et débiles les unes que les autres pour tenter de faire le bonheur de ses proches malgré eux.

Le rapport avec le titre? On l'attend en vain. La tendance de l'auteur au bon gros machisme qui tache, déjà repérée dans "Les beignets d'Oscar"? Elle est plus présente que jamais, avec un père qui paie une prostituée pour dépuceler son fils, puis émet des jugements méprisants sur les travailleuses du sexe, ou une meilleure amie qui déclare que draguées par un homme beau mais con, la plupart des femmes commencent par dire non pour le principe mais finissent toutes par céder quand même. Quant à la fin, qui prône l'amûûûr comme remède ultime à la dépression... Pitié. Ne commettez pas la même erreur que moi, et gardez vos 20€ pour quelque chose qui les mérite davantage que cette sombre bouse.

"Remember Souvenir"




L'ancien bâtiment Solvay (grande entreprise belge spécialisée dans la chimie) est voué à la démolition depuis un moment déjà. En septembre dernier, l'artiste Denis Meyers l'a investi avec une montagne de bombes de peinture noire et un projet: créer une gigantesque oeuvre d'art éphémère qui disparaîtrait avec son support. Sur les 60 000 mètres carrés du bâtiment, il en a recouvert 20 000 de portraits et de mots calligraphiés, et il continue tant que la date de début de démolition n'est pas arrêtée. Si les troisième et quatrième étages sont désormais fermés au public pour des raisons de sécurité - les plafonds commençaient à s'effondrer... -, le rez-de-chaussée, les deux premiers étages et le sous-sol sont accessibles dans le cadre d'une visite guidée pour laquelle il faut s'inscrire ici. Ca coûte 9€ par personne, ça dure un peu plus d'une heure, et comme on s'en doutera à la lecture de mon article, les photos sont non seulement autorisées mais encouragées. 











L'exploration de l'intime est l'un des rares thèmes qui me touche vraiment dans n'importe quelle forme d'art. Et au fur et à mesure de la visite, on a vraiment l'impression de rentrer dans la tête de Denis Meyers. Si le rez-de-chaussée, par lequel il a commencé son travail, contient surtout des portraits de musiciens et d'inconnus, les oeuvres du premier étage correspondent au moment où il vit une rupture douloureuse avec sa femme. A partir de là, il peint surtout son entourage proche et laisse de moins en moins "d'air" autour de ses inscriptions. Très vite, j'ai commencé à trouver ça obsessionnel et oppressant. Ajoutons à ça qu'à cause des pluies récentes et de l'absence d'isolation, il régnait à l'intérieur du bâtiment une délicieuse odeur d'eau croupie tout à fait raccord avec l'aspect décrépit du lieu. Je me suis mise à respirer par la bouche et à compter les minutes qui me séparaient de la fin de la visite. 












Je n'ai pas du tout apprécié la peinture à l'extincteur archi brute et encore plus sombre que tout le reste. Le pompon a été atteint avec le sous-sol, aux murs entièrement recouverts de crânes "non pas pour symboliser la mort, mais pour rappeler les vanités, et parce que c'était un motif répétitif qui permettait à Denis de faire le vide dans sa tête quand il venait travailler là de nuit", selon notre guide. D'accord, mais quelle que soit l'intention d'origine, l'ensemble m'a laissé une impression macabre pas du tout agréable. 









J'ai tout de même aimé, à la fin, la salle aux murs tapissés de reproductions des carnets de Denis Meyers, et la vidéo sur laquelle on le voit feuilleter certains des carnets en question. "Remember Souvenir" est certainement un travail remarquable, ne serait-ce que par son échelle et par l'investissement personnel de l'artiste. En ce qui me concerne, je ne l'ai pas apprécié, mais les amateurs d'urbex devraient se régaler.

Rue du prince Albert 44
1050 Bruxelles

Une partie des photos qui illustrent cet article ont été prises par Chouchou

dimanche 5 juin 2016

Les joies de la semaine #22




Lundi: le déjeuner presse Sushi Shop reporté à la semaine prochaine à cause des grèves - ça m'arrange / grâce au partage sur Facebook de mon billet à propos de La Machine, le blog dépasse les 3500 visites dans la journée

Mardi: fini et rendu la traduction du premier tome de "The thousandth floor" / dîné en amoureux au Little Tokyo pour fêter ça / un dessin de nous deux sous la pluie, signé Chouchou

Mercredi: mon Thalys aller circule normalement malgré les grèves / très sympa, l'expo Barbie au Musée des Arts Déco / je crois que je vais bien m'entendre avec l'assistante éditoriale de Nouveau Client / gros coup de coeur pour Free Persephone / la pause zen (massage-flash tête/épaules/haut du dos) délicieuse, et gentiment offerte par la responsable / bon allez, je craque pour le Funko Pop Drogon / arrivée à la gare du Nord très en avance, j'attrape le Thalys précédant le mien, qui a été annulé en dernière minute / au téléphone avec David pour son anniversaire

Jeudi: plein de corvées administratives expédiées en début de matinée / étrenner ma jolie bougie Kobo (Portuguese Olive Blossom: hyacinthe, eucalyptus, olive, lavande) / plus de 600 abonnés sur Instagram

Vendredi: mon billet sur l'expo Barbie en petite Une sur HelloCoton / pris rendez-vous avec Mr. Oh pour un massage Blissful Stress Relief / commencer le dernier Fausto Brizzi devant un Earl Grey chez Méert / les savoureux éclairs aux fruits de Pierre Marcolini (ananas-coriandre pour Chouchou, pêche-abricot-romarin pour moi) / le premier épisode de "Marcella" nous accroche bien tous les deux / et hop, à moi la petite robe d'été Cerf-Volant d'Anatopik, trouvée comme d'hab' sur eBay

Samedi: bien transpiré sur le niveau 1 de "Ripped in 30" / les petits choux fraise-bergamote et crème de fraise-vanille-citron de Chouconut / la jolie photo que Chouchou prend de moi dans l'expo "Remember Souvenir" (article à venir) / le mojito ananas bien mérité que je m'enfile ensuite au Berger / un repas indien  M&S devant le très bizarre "Summer wars"

Dimanche: mais... c'est quoi, cette grosse boule jaune dans le ciel? / j'en profite pour enfin nettoyer mes vitres / le petit air de violon aigrelet qui s'échappe par la fenêtre ouverte d'un immeuble voisin tandis que je bouquine sur mon lit / ce soir, Chouchou fait des crêpes pour accompagner "Zootopia" / miam la confiture rhubarbe-gingembre achetée le week-end dernier au Comptoir Florian

...et sans jour particulier: ressortir mon sublime manteau de mi-saison René Derhy dont je ne reçois que des compliments / le soin pour les ongles de Revlon, qui leur donne un si bel aspect rosé et parfaitement lisse

N'oubliez pas que vous avez jusqu'à minuit pour participer au concours A l'Unithé sur mon compte Instagram!

Novembre en juin




Il pleut tous les jours en ce moment; j'ai ressorti collants et chaussures fermées; vendredi j'ai dû rallumer les radiateurs parce que mon linge ne séchait pas et que je devais me fourrer sous la couette pour ne pas grelotter en lisant. Même pour Bruxelles, ce n'est pas du tout un temps de saison. Je voulais profiter de mon mois sabbatique pour me promener et faire le plein de soleil; jusqu'ici, c'est assez raté. Et encore, je m'estime heureuse que nous ne soyons pas inondés comme beaucoup d'autres gens dans le Nord de la France ou de la Belgique.

Reste que combinée à une actualité désastreuse, cette météo a tout pour plomber le moral. Et avec mon pessimisme (réalisme?) habituel, je me dis qu'il va falloir s'habituer à ça tant bien que mal: les saisons détraquées, la multiplication des catastrophes naturelles, les réfugiés sans cesse plus nombreux, le durcissement des haines imbéciles, la trahison par ceux-là mêmes qui sont censés préserver nos intérêts et n'agissent plus que dans celui des banques et des grandes entreprises, une agitation civile d'une brutalité grandissante.

Comment garder espoir dans un monde de plus en plus sombre et inquiétant? Comment faire son deuil de l'avenir meilleur qu'on nous a toujours fait miroiter, celui qu'on pensait nous être dû? Comment ne pas baisser les bras mais continuer à se battre à sa petite échelle? Ne pas se contenter d'écoper pour rester plus ou moins à flots, mais réussir à filer sereinement au milieu de la tempête? Je n'ai pas de réponses à ces questions. Comme tout le monde sans doute, je les cherche un peu chaque jour.

samedi 4 juin 2016

Les sorties bédé que j'attends avec impatience en juin




J'avais adoré le premier tome de cette série de Zidrou, scénariste remarquable par l'humanité qui imprègne toutes ses histoires. Ici, il est question d'une famille de Belges moyens qui, chaque été, descendent dans le Sud de la France pour y passer leurs vacances. Pour le tome 2, on remonte deux ans en arrière, avant que le couple formé par le papa dessinateur de bédé et la maman vendeuse de chaussures n'arrive au bord du divorce...



A travers les aventures de Noa, créature synthétique à la plastique enviable, cette série de SF dystopique explore les thèmes du fanatisme religieux, de l'ultra-capitalisme et de la dictature des médias. Cinq ans se sont écoulés depuis la parution du T3, et j'avoue ne plus très bien me souvenir de l'histoire, mais j'y jetterai sans doute un coup d'oeil rien que pour la beauté des dessins.



Ca fait des années que je n'ai rien lu de Jean-Philippe Peyraud, dont la fausse légèreté et le trait épuré avaient enchanté mon début de vingtaine. Ici, il livre une "rafraîchissante comédie romantique et burlesque à la française qui mélange polar, amour, famille et remise en question". Vais-je résister? C'est peu probable - à condition qu'il sorte dans un format autre que numérique.

vendredi 3 juin 2016

Barbie au Musée des Arts Décoratifs




Mercredi, j'ai fait un aller-retour à Paris dans la journée. Arrivée gare du Nord vers 10h30, je disposais de deux grosses heures pour caser une expo avant d'aller déjeuner avec une de mes éditrices et amies. Mon choix s'est porté sur l'expo Barbie actuellement visible au Musée des Arts Décoratifs. 





Barbie et moi, c'est une histoire un peu curieuse. Je n'ai jamais joué à la poupée quand j'étais enfant; par contre, en fin de vingtaine, je me suis prise de passion pour les Barbie de collection: celles qui portaient des costumes historiques ou ethniques, celles qui étaient habillées par des couturiers extravagants, celles qui s'inspiraient de films que j'aimais, les rééditions de modèles des années 60 rétro à souhait... Pendant quelques années, j'en ai eu une pleine vitrine dans mon salon. Puis mon intérêt s'est reporté sur les poupées japonaises, notamment les Blythe, et je me suis débarrassée de mes Barbie. Aujourd'hui, je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai conscience que ce jouet a longtemps véhiculé une image tout à fait irréaliste du corps féminin (et qu'il continue, malgré la récente mise sur le marché de modèles aux mensurations alternatives: plus petits, plus grands ou plus ronds). Mais l'extraordinaire variété et l'originalité des costumes confectionnés pour Barbie m'ont toujours laissée baba. 








Et Dieu sait qu'il y a de quoi s'en mettre plein les mirettes dans cette expo: pas moins de 700 poupées réparties sur deux niveaux et 1500 mètres carrés, visant à replacer l'icone Barbie dans "une perspective historique et sociologique". La scénographie est très réussie; j'ai particulièrement admiré les décors magnifiques qui permettent de mettre en scène les modèles les plus glamour, la série de poupées sous cloche représentant chacune une profession et l'immense dégradé de vêtements qui occupe plusieurs murs à la fin. En ce matin de semaine, j'étais pratiquement la seule visiteuse hormis une tripotée de petites filles allongées par terre et qui dessinaient leur modèle préféré, et comme les photos sont autorisée, j'ai pu m'en donner à coeur joie!




Expo Barbie, jusqu'au 18 septembre 2016 au
Musée des Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
Du mardi au dimanche, de 11h à 18h
- sauf le jeudi: ouvert jusqu'à 21h
Métro: Palais-Royal, Tuileries ou Pyramides
Tarif normal: 11€
(pour ce prix, on a accès à de nombreuses autres expositions temporaires)