vendredi 6 mai 2016

Les brunchs du dimanche (40): John & Rose





La première fois que j'ai appelé pour réserver chez John & Rose, c'était un vendredi et c'était déjà complet. Je me suis dit que pour être aussi populaire, leur brunch devait être vraiment super, et la semaine suivante, j'ai appelé dès le mardi histoire de ne pas faire chou-blanc une seconde fois. C'est ainsi que - pardon pour l'absence de suspense -, j'ai eu la surprise et le non-plaisir de me faire un des brunchs les plus décevants de ma vie. 






Lorsque nous sommes arrivés à midi dans cette galerie-où-l'on-mange aussi, la petite table dédiée au buffet était presque complètement vide. Elle l'est restée un bon quart d'heure pendant qu'une des deux serveuses très gentilles mais de toute évidence débordées prenait les commandes de boissons de tous les clients, m'apportait un thé en sachet pas terrible et s'affairait derrière le comptoir à laver la vaisselle ou que sais-je d'autre. La table une fois regarnie, la déception fut au rendez-vous - non parce qu'il y avait peu de choses (à 15€ le brunch sans boissons, je ne m'attendais pas à une corne d'abondance, même si d'autres établissements font nettement mieux pour le même prix ou guère plus), mais parce que tout était d'une absence d'originalité navrante. Pour la partie salée: une assiette de jambon cru, une assiette de saumon fumé, une assiette de fromages médiocres, une salade verte et deux salades pas terribles à base de céréales. Pour la partie sucrée, un yaourt pas mauvais, des tranches de banane et un panier de croissants vides. "Vous allez en remettre?" "Euh oui mais pas tout de suite, il faut qu'on refasse une fournée et ça va prendre 20 minutes."

J'ajoute que si la partie restaurant de la salle n'est pas désagréable, la moitié du fond vide et caverneuse fait une drôle d'impression. Pour couronner le tout, impossible de régler avec une autre carte que Bancontact. Bref, dans une ville où on trouve tant de brunchs délicieux, d'un excellent rapport qualité-prix et d'une organisation irréprochable, il faudrait me payer pour que je retourne me fourvoyer chez John & Rose. 

Rue de Flandre 80-84
1000 Bruxelles

"On est foutu, on pense trop!" (Dr Serge Marquis)


Pensouillard le hamster, c'est l'image que l'auteur de ce court mais très intéressant ouvrage de développement personnel utilise pour représenter notre ego à tous. Une petite bête qui ne sait faire qu'une seule chose: courir de plus en plus vite dans sa roue chaque fois qu'elle se sent menacée et craint pour son existence. Ainsi s'emballent les ruminations négatives qui nous font tant de mal et nous empêchent de jouir de l'existence au quotidien. Car la liste des choses que Pensouillard perçoit comme une menace est infinie. Son partenaire a ENCORE oublié de changer le rouleau de papier toilette? Il se moque de son bien-être! Un autre conducteur lui a grillé la priorité? C'est un sale con - Pensouillard, lui, n'a jamais qu'une attitude parfaitement civile en toutes circonstances. Un contact Facebook affiche une position contraire à ses propres convictions? Pensouillard écume de rage et se sent le devoir de lui prouver combien il se fourvoie. Le voisin a une nouvelle voiture magnifique; son meilleur ami à peine largué par sa femme s'est trouvé une nouvelle chérie? Pensouillard souffre: "Pourquoi lui et pas moi? Je le mérite tout autant!". Vous voyez l'idée.

Partant de là, le Dr. Serge Marquis suggère que nous serions beaucoup plus heureux en cessant de tout ramener à nous et en apprenant à considérer le monde avec détachement, au lieu de nous sentir agressés chaque fois que quelque chose nous semble anormal ou injuste. Il explique comment identifier et surtout interrompre les pédalages frénétiques de Pensouillard. Et oui, l'image peut paraître ridicule. D'ailleurs, elle l'est, ce qui lui donne d'autant plus d'efficacité - je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais moi, quand je commence à me mettre dans tous mes états pour des choses objectivement pas bien graves, me rendre compte à quel point mon agitation est futile et disproportionnée à sa cause aide pas mal à me calmer. Je ne suis pas d'accord avec tout ce que raconte l'auteur (ni d'ailleurs avec les théories bouddhistes auxquelles il fait écho). Par exemple, "votre ego, ce n'est pas vous": euh, si, il définit quand même un peu mon identité, mes aspirations et la direction que je fais prendre à ma vie. Je veux bien croire que le meilleur moyen de ne plus souffrir soit de ne plus rien désirer, mais une vie sans désirs me paraît assez peu intéressante. Ce qui ne m'empêche pas de penser comme lui que la pratique de la pleine conscience est l'outil le plus formidable qui soit pour atteindre une certaine sérénité. Bref, même si je n'adhère pas à 100%, je conseille très vivement la lecture de "On est foutu, on pense trop" à tous les gens qui souhaitent apprendre à lâcher prise au quotidien.

A propos du fait de ruminer des traumatismes passés: "Vous rendez-vous compte à quel point c'est absurde? (...) Un jour, il y a longtemps, vous avez filmé une scène de votre vie que vous vous repassez sans cesse comme si, à force, elle allait se transformer. Malheureusement, plus vous rejouerez ces scènes, plus vous permettrez au processus d'identification de se consolider et de créer des fausses identités. Vous deviendrez ce que vous n'êtes pas: quelque chose de fini, qui n'existe qu'à l'état d'enregistrement dans vos archives neuronales. (...) Etre conscient, c'est être capable de faire la distinction entre un film et la vie."

A propos du jugement qu'on porte sur autrui: "La recherche des poux a grandement évolué à l'ère de la modernité et elle est aujourd'hui beaucoup plus subtile. Epouiller consiste désormais à découvrir chez l'autre les faiblesses et les carences qui permettent de le regarder de haut. Cela consiste aussi à trouver, avec le même appétit, les erreurs que commet son semblable, les bourdes grâces auxquelles on peut l'humilier, l'enlaidir, le diminuer et, par le fait même, se grandir! Ca demeure une manière préreptilienne de se protéger, car plus Pensouillard a l'impression d'être gros, plus il a le sentiment de faire peur! Et plus il a le sentiment de faire peur, moins il se sent menacé!"

jeudi 5 mai 2016

Une envie de légèreté





Ca fait maintenant presque trois mois que je suis en crise d'angoisse quasi-permanente, et je n'en peux plus. J'ai pris différents rendez-vous médicaux pour éclaircir une bonne fois pour toutes la raison des maux de ventre légers mais permanents dont je souffre depuis mi-février, et qui me font travailler l'imagination dans un très mauvais sens. Je sais que mes angoisses s'envoleront dès qu'on m'aura confirmé que je n'ai rien de grave - et si j'ai vraiment quelque chose, ma foi, plus tôt je le saurai, mieux ça vaudra. 

A côté de ça, mon moral plombé a soif de légèreté dans tous les domaines.

Physiquement - j'ai failli faire une crise cardiaque la dernière fois que je me suis pesée. J'ai repris tout le poids péniblement perdu l'année dernière, plus un chouïa... Donc, à partir d'aujourd'hui, je refais un 30 Day Shred et je remplace mon repas de midi par un shake Milical au chocolat. L'année de mes 30 ans, j'avais perdu 12 kilos grâce à eux; je trouve ça plutôt bon si on le prépare avec du lait écrémé plutôt qu'avec de l'eau; c'est suffisant pour me rassasier jusqu'au soir, et le gros avantage, c'est que ça m'évite de me casser la tête pour savoir ce que je vais me faire à manger au déjeuner. 

Matériellement - je viens de faire un tri dans ma penderie et d'en sortir une quinzaine d'articles encombrants, dont quatre paires de chaussures et trois manteaux. Samedi, nous les porterons à la bulle à vêtements. Nous irons aussi à la déchetterie vider les brols qui encombrent la cave et le carton qui traîne à l'entrée de notre tout petit appartement depuis... 2 ans? 3? Et un de mes objectifs du mois consiste à réduire ma PAL de moitié. Après ça, un bon gros nettoyage de printemps s'imposera. 

Moralement - j'évite les sites d'actualité. Je n'en peux plus des exactions commises par la police, du sort ignoble réservé aux migrants, des lanceurs d'alerte traités comme des criminels pendant que les fraudeurs fiscaux continuent à sévir sans être inquiétés, du réchauffement climatique dont le niveau devient chaque jour plus alarmant. Pour l'instant, je donne dans la vidéo de pandas et les Instagram de hérissons. 

Professionnellement - je suis en surcharge de travail depuis début décembre dernier. Le ras-le-bol me guette, et je n'ai ni envie ni besoin de passer dans la tranche d'imposition supérieure parce que j'aurais gagné "trop" d'argent durant ce premier semestre. Alors, je termine le bouquin sur lequel je suis en train de bosser, je torche une grosse bédé vite fait et je me prends tout le mois de juin pour décompresser et m'attaquer à deux-trois projets persos qui me tiennent à coeur. 

Rien que d'avoir un plan d'action, je me sens déjà mieux!

mercredi 4 mai 2016

"La cuisinière" (Mary Beth Keane)


Immigrée irlandaise arrivée seule à New York à la fin du XIXème siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde. Mary, quant à elle, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Un médecin finit par s'intéresser à elle, et les autorités sanitaires, qui l'estiment dangereuse, l'envoient en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour cette femme indépendante et insoumise un combat à armes inégales pour sa liberté...

"Typhoïd Mary". Peut-être avez-vous, comme moi avant de lire ce roman, déjà entendu ce surnom sans rien connaître de la femme qu'il désignait. C'est bien le portrait d'un personnage réel que Mary Beth Keane s'applique à faire ici: celui de la première porteuse saine de la typhoïde découverte aux Etats-Unis. Pour ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, elle s'est attachée à retranscrire sa trajectoire le plus fidèlement possible, ce qui donne à "La Cuisinière" une quasi valeur de document historique. Et il faut bien admettre que c'est un récit passionnant sur le plan médical comme humain. D'un côté, une femme dangereuse malgré elle et qui refuse de l'admettre; de l'autre, une administration qui se soucie avant tout de protéger la population, fût-ce au détriment d'un individu, et des scientifiques confrontés à un phénomène tout nouveau sur lequel ils ne parviennent pas à poser de certitudes.

Pourtant, j'ai eu un peu de mal à terminer ma lecture. Mary Mallon, qui vit en concubinage à une époque où ça ne se fait guère, ne veut pas d'enfants et tient par-dessus tout à son indépendance, aurait dû m'être un personnage éminemment sympathique. Mais passé une première phase d'incompréhension et de révolte bien naturelles, l'égoïsme hallucinant de ses réactions, l'obstination aveugle qui la pousse à continuer à vivre sa vie comme elle l'entend tout en sachant que des gens vont mourir à cause de ça, m'ont empêchée d'éprouver toute compassion pour elle. Sans investissement affectif dans le destin de l'héroïne, reste cependant un livre très bien écrit (et traduit) qui conte une histoire de femme tragique et singulière.

10 envies bassement matérielles




1. Ces lunettes de soleil Caroline Abram
...si récentes qu'elles ne figurent pas encore sur le site de la marque. Je suis sûre qu'elles m'iraient divinement bien. Une question se pose néanmoins: en rouge ou en noir?

2. Le Lola de Nat & Nin en carmin
Parce que j'ai déjà ce modèle dans un beige glacé qui a mal veilli (comme très souvent les couleurs de cette marque, hélas), et que niveau forme et contenance, c'est un peu mon sac idéal. J'utilise en ce moment un Gwen cerise acheté il y a un an et demi, très mignon mais trop petit pour moi et plus vraiment présentable tellement la couleur a passé sur le devant. Du coup, je m'interroge, ne vaudrait-il pas mieux tenter un sac rouge d'une autre marque: le Claudine de Sabrina, par exemple? Décisions, décisions. Je ne vais pas claquer 200€ avant d'être sûre de moi. 

3. La Funko Pop Amy Farah Fowler
J'ai très envie de l'ajouter à ma collection de Funko Pop à lunettes (dans laquelle on trouve déjà sa copine Bernadette de The Big Bang Theory), mais elle est sold out et quand on la trouve sur internet, c'est toujours à un prix légèrement prohibitif, surtout dans la version à cardigan rayé que je convoite.

4. "Building Stories" de Chris Ware
Des années que je tourne autour de cette bédé-concept d'un prix aussi monstrueux que son volume En apparence, elle a tout pour me plaire: le dessin, le sujet, le traitement... Mais ça ne serait pas la première fois qu'un truc qui a tout pour me plaire me déçoit, que je me reproche d'avoir gaspillé mes sous en l'achetant et que je le traîne comme un poids mort sur ma conscience pendant des années avant de parvenir enfin à m'en débarrasser.

5. Un rice cooker
Pour faire du bon riz à la japonaise. Mais notre mini-cuisine est déjà fort encombrée, et l'utiliserons-nous vraiment, ou sera-t-il voué, comme le cuit-vapeur, à ne nous inspirer que quelques mois avant d'être condamné à prendre la poussière au fond d'un placard?

6. Un lave-vaisselle pour Monpatelin
Le lave-vaisselle, c'est un peu comme la voiture ou le smartphone: tant qu'on n'en a pas, on s'en passe très bien, et à partir du moment où on en acquiert un, on ne conçoit plus la vie sans. J'avoue que devoir faire la vaisselle à la main à Monpatelin ne m'encourage absolument pas à cuisiner. Du coup, si mon plombier se décide à passer un jour, j'ai prévu de lui faire déménager vers la salle de bain le lave-linge qui occupe actuellement dans ma cuisine l'espace prévu pour accueillir un lave-vaisselle, et d'aller ensuite engraisser Mr Darty.

7. Une application de yoga ludique
Ce dont j'aurais besoin, c'est d'une application qui me propose des séances courtes et variées, et qui quantifie mon travail d'une façon ou d'une autre, un peu comme la Wii Fit autrefois ou HeartMath avec les séances de cohérence cardiaque. Sinon, je vais avoir du mal à rester motivée et régulière dans ma pratique.

8. Un dîner Tram Experience
Sachant que nous pouvons très bien dîner à deux pour moins de 40€ dans l'un des nombreux chouettes petits restos que nous connaissons à Bruxelles, je répugne à en dépenser cinq fois cette somme pour un repas qui risque de n'avoir d'extraordinaire que son cadre. Peut-on vraiment proposer une cuisine gastronomique de qualité dans un véhicule en mouvement? J'avoue, je suis sceptique. (Si quelqu'un parmi vous a testé, son avis m'intéresse!)

9. Une nuit dans la Suite Royale de la Maison Flagey
J'ai eu la chance d'être invitée à passer une nuit dans cet endroit exceptionnel il y a un an, et depuis, je rêve d'y retourner dans la plus belle de ses chambres pour une occasion spéciale.

10. Deux billets d'avion pour Lisbonne
Notre séjour de décembre 2010 dans la capitale portugaise m'a laissé un goût de trop peu. En particulier, nous n'avons pas eu le temps de visiter le village voisin de Sintra. J'aimerais beaucoup y remédier prochainement. Le Portugal est sûrement ma destination bon marché préférée en Europe.

mardi 3 mai 2016

PAL: l'ampleur des dégâts





Je sais qu'il existe des gens dont la PAL se chiffre en centaines d'ouvrages. Chacun fait comme il veut en fonction de son style de vie et de la place dont il dispose. Pour ma part, j'aime que ma PAL soit contenue dans une étagère de Billy, de préférence sur une seule rangée. Or là, non seulement j'ai atteint la double rangée, mais j'ai commencé à déborder sur le dessus. Ca ne va pas du tout. En mai, donc, je vise de lire ou de me débarrasser d'au moins la moitié des bouquins suivants: 

FANTASTIQUE
- REVENDU "Dragons of the hourglass mage" (Margaret Weis/Tracy Hickman)
- LU "The Gentlemen Bastards T3: The republic of thieves" (Scott Lynch)
- "The name of the wind" (Patrick Rothfuss)
- "Les outrepasseurs T1" (Cindy Van Wilder)
- "La 25ème heure" (Fredrik Rivat)
- "A madness of angels" (Kate Griffin)
- *"All the birds in the sky" (Charlie Jane Anders)
- "Les chroniques de Pont-aux-Rats T1: Au bonheur des monstres" (Alan Snow)
- "Zombie Iceland" (Nanna Arnadottir)
- "La machine à différences" (W. Gibson/B. Sterling)
- LU "Abattoir 5" (Kurt Vonnegut)

RECIT DE VOYAGE
- "The roads to Sata" (Alan Booth)

LITTERATURE GENERALE
- "The goldfinch" (Donna Tartt)
- "The dandelion years" (Erica James)
- REVENDU "The circle" (Dave Eggers)
- LU "I am Radar" (Reif Larsen)
- LU "The last days of Rabbit Hayes" (Anna McPartlin)
- LU "Summer at the little beach street bakery" (Jenny Colgan)
- LU "Hélianthe" (Stefano Benni)
- "Marelle" (Julio Cortazar)
- LU "La vie en mieux" (Anna Gavalda)
- REVENDU "La mort d'un père" (Karl Ove Knausgaard)
- REVENDU "La parade des anges" (Jennifer Egan)
- REVENDU "La lettre à Helga" (Bergsveinn Birgisson)
- LU "L'enfant de l'étranger" (Alan Hollinghurst)
- "Nous sommes l'eau" (Wally Lamb)
- LU "La poupée de Kafka" (Fabrice Colin)
- LU "Academy street" (Mary Costello)
- REVENDU "Et rien d'autre" (James Salter)
- "La renverse" (Olivier Adam)
- "Le goût du large" (Nicolas Delesalle)
- LU "Rhapsodie française" (Antoine Laurain)
- "Les Filouttinen" (Siri Kolu)

POESIE
- LU "Haikus du temps présent" (Mayuzumi Madoka)

BEDE/MANGA
- LU "Sur la pointe des pieds T1" (Jidi/A. Geng)
- "Sortie de secours" (Joyce Farmer)
- "Demokratia T3 à 5" (Motorô Mase)

DIVERS NON-FICTION
- "Full catastrophe living" (John Kabat-Zinn)
- "Cataloging the world" (Wright)
- *"Wabi-Sabi for artists, designers, poets and philosophers" (Leonard Koren)
- "Every thing we touch" (Paula Zuccotti)
- "Le Mokafé" (Christiane Levêque)
- ARCHIVE "Skylines" (Yolanda Zappaterra/Jan Fuscoe)
- "Alternativez-vous!" (Christiane Hessel)
- LU "Mourir d'amour en été" (Plonk & Replonk)
- "Apprendre à dessiner à la japonaise" (Kamo)

dimanche 1 mai 2016

Les joies de la semaine #17





Lundi: soulagée d'avoir décidé et annoncé que nous n'irions pas aux Imaginales cette année / chocolat chaud Whittard, brioche Harry's et fin des "Mystères de Larispem" vautrée sur mon lit pendant qu'il pleut très fort dehors / le retour de GoT et des commentaires semi-révélateurs sur Facebook pendant le reste de la soirée

Mardi: un commentaire d'Autre Moi qui me touche, suite à un article sur les bobos que je viens de relier sur Facebook / reçu deux colis de bouquins (ma PAL explose) / la nouvelle série jeunesse sur laquelle je bosse est bien écrite / aujourd'hui, ça fait exactement une semaine que je n'ai pas eu de crise d'angoisse

Mercredi: un délicieux Belge Sauvage en guise de déjeuner tardif au Peck 47, accompagné d'une non moins délicieuse lecture: "Une année particulière" de Thomas Montasser 

Jeudi: une divine brioche au sucre des Merveilleux de Fred pour mon petit-déjeuner / la Daenerys à dos de dragon de FunkoPop à prix canon en pré-commande / je crois que cette caïpirinha aux fruits rouges va devenir mon cocktail de la saison / miam le canard laqué au miso chez Little Tokyo / malgré son nom ridicule, Pensouillard le hamster me donne à réfléchir / première tarte à la rhubarbe de l'année / Chouchou rentre plus tôt que prévu de sa conférence

Vendredi: sur une recommandation de Gprendre des places pour le spectacle de Kyan Khojandi en novembre / Waterstone vend le Flow International et, en réponse à mon mail, me met de côté le dernier numéro paru / Terry Moore, auteur de mon comics préféré de tous les temps ("Strangers in Paradise"), like un de mes tweets

Samedi: marché Flagey: de la rhubarbe, des fraises, du basilic! / une pause lecture en milieu d'après-midi au salon de thé Wittamer avec Chouchou / les blagues salaces de ma belle-famille pendant un repas-fromage bien arrosé

Dimanche: l'air frais qui chasse mon horrible migraine, lorsque nous allons bruncher par une fin de matinée ensoleillée / la vidéo hilarante du dernier monologue de Barack Obama au dîner des correspondants de la Maison Blanche (si Goldman Sachs ne veut pas de lui à la fin de l'année, une très belle carrière de standup comedian l'attend) / ce soir, on se revoit "Le château ambulant"

Avril 2016



Les sorties bédé que j'attends avec impatience en mai




Le 4: "Les enfants de la baleine T3"
Après le virage assez choquant amorcé à la fin du tome 2, je suis curieuse de voir où va nous emmener cette fable écolo-futuriste si originale.



Le 11: "Notre univers en expansion"
J'aime les bédés d'ensemble d'Alex Robinson depuis que je l'ai découvert avec son formidable "De mal en pis". Cette fois encore, il sera question du quotidien d'un groupe d'amis à New York - cette fois, des quadragénaires en proie à diverses interrogations existentielles. J'en salive d'avance.

samedi 30 avril 2016

Au programme d'avril: bilan




1. Dîner avec Fleur
C'est fait, et c'était comme toujours un très bon moment. Je dois vraiment devenir plus tolérante: désormais, je trouve du plaisir à passer du temps avec des gens avec qui je n'ai objectivement pas ou plus grand-chose en commun.

2. Voir le film "Rosalie Blum"
C'est fait, et c'était pas mal mais moins bien que la bédé.

3. Finaliser et archiver mon agenda 2015
C'est fait. J'espère qu'il n'y aura pas d'agenda Terry Pratchett l'an prochain, sans quoi je me sentirai obligée de l'utiliser alors que le format ne me convient plus du tout.

4. Remplir ma déclaration Agessa et ma CA12 pour 2015
C'est fait aussi, et largement avant la date limite!

5. Rattraper mon retard de compta pro du premier trimestre 2016
Non, je n'ai pas eu le courage de m'y attaquer. Je ferai sans doute ça pendant mes "vacances à la maison" en juin.

6. Prendre rendez-vous chez la gastro-entérologue pour mi-mai
J'ai essayé, mais elle est en congé maladie jusqu'en juin et sa secrétaire ne donne pas de rendez-vous avant son retour.

7. Préparer une des recettes du livre "Assiettes veggie"
Non, je n'ai pas été assez inspirée. D'ailleurs, je n'ai testé aucune nouvelle recette ce mois-ci (contrairement à Chouchou qui nous a préparé un houmous de patate douce.)

8. M'offrir une composition florale de The Little Green Shop
Non plus, la boutique est assez excentrée et pas très commode d'accès pour moi, si bien que la flemme l'a emporté.

9. Porter mes boots panthère chez le cordonnier pour refaire les talons
C'est fait, en dernière minute mais je les récupère aujourd'hui.

10. Emmener mes neveux chez les Super Filles du Tram et au MangaKat Café
Pas de problème pour les Super Filles du Tram, où nous nous sommes goinfrés de burgers. En revanche, le MangaKat Café avait mis la clé sous la porte quelques jours avant, et l'autre café à chats de Bruxelles se trouve dans un lieu beaucoup plus ordinaire donc pas très intéressant.

11. Commander mes nouvelles lunettes de loin chez Caroline Abram
C'est fait! Je les ai récupérées lors de notre week-end à Paris; je les adore et Chouchou aussi!

12. Faire plein de belles photos à l'hôtel Crayon
C'est fait! Certaines étaient visibles sur l'article que j'ai consacré à l'hôtel, d'autres sur nos comptes Instagram respectifs, et une dernière me servira bientôt de nouvelle photo de profil dans la colonne de droite.

13. Réussir à sortir dans les temps de l'escape game Sous-Marin de Hint Hunt
Il nous a manqué une quarantaine de secondes environ (mais après que nous ayions perdu plusieurs minutes à cause d'un faux contact sur un branchement). Peu importe: nous avons vu et fait la totalité du jeu, et nous nous sommes beaucoup amusés!

14. Réserver un escape game à Edimbourg
Non, je ne m'en suis pas occupée - essentiellement parce que j'ai eu beaucoup d'autres dépenses prioritaires ce mois-ci. Mais ce sera de toute façon fait avant notre départ en vacances!

15. Lire le premier tiers de "Full Catastrophe Living"
Je suis certaine que ce bouquin, qui pose les bases du mouvement de la pleine conscience, est hyper intéressant, mais son volume m'a découragée. A la place, j'ai lu deux autres (courts) ouvrages de non-fiction: "Reasons to stay alive", un mémoire de l'auteur Matt Haig qui parle de la combinaison dépression/anxiété, et "On est foutu, on pense trop!", un bouquin de développement personnel pour apprendre à gérer les ruminations nocives.

vendredi 29 avril 2016

"La légèreté" (Catherine Meurisse)


Parce qu'elle ruminait une rupture récente dans son lit, Catherine Meurisse, 35 ans, dessinatrice, est arrivée en retard à la conférence de presse de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier. Ainsi, elle n'a pas été tuée avec ses amis - mais elle a quand même un peu perdu la vie elle aussi. Placée sous escorte policière constante, hébétée par l'ampleur des mouvements populaires, elle ne parvient absolument pas à digérer ce qui s'est passé et commence par faire de l'amnésie partielle, puis ce que les psys appellent de la dissociation. Afin de se retrouver et de reprendre goût à la vie, elle part séjourner à la Villa Médicis, en Italie, dans l'espoir d'y connaître l'éblouissement par la beauté connu sous le nom de "syndrome de Stendhal"...

Je craignais de me sentir un peu voyeuse à la lecture d'un témoignage si personnel concernant un événement tragique qui a été récupéré de toutes les manières possibles et imaginables au cours de l'année écoulée, mais non. Peut-être parce que malgré la franchise dont elle fait preuve dans son récit, Catherine Meurisse ne s'apitoie jamais sur elle-même, et aussi parce qu'au milieu de sa douleur surnagent une saine révolte et cet esprit mordant qu'elle partageait avec ses collègues. L'émotion sincère se mélange à l'humour noir, ses souvenirs du passé à sa quête présente de légèreté. Une oeuvre qui touche au bon sens du terme.





Lectures d'Avril 2016




ROMANS
- "Je me souviens de tous vos rêves" (René Frégni) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La petite boulangerie du bout du monde" (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Partir" (Tina Seskis) ♥︎♥︎
- "Fairyland" (Alysia Abbott)
- "Fais-moi peur" (Malika Ferdjoukh) ♥︎♥︎
- "Nous" (David Nicholls) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "The little shop of happy ever after" (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Everything, everything" (Nicola Yoon) ♥︎♥︎
- "Les petits soleils de chaque jour" (Ondine Khayat) ♥︎♥︎♥︎
- "Les mystères de Larispem T1: Le sang jamais n'oublie" (Lucie Pierrat-Pajot) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "My Salinger year" (Joanna Rakoff) ♥︎♥︎
- "Une année particulière" (Thomas Montasser) ♥︎♥︎
- "La cuisinière" (Mary Beth Keane) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- "Les rêveries d'un gourmet solitaire" (Masayuki Kusumi / Jirô Taniguchi/) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Rosalie Blum: intégrale" (Camille Jourdy)* ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Mes petits plats faciles by Hana T3" (Masayuki Kusumi / Etsuko Mizusawa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Ligne de flottaison" (Lucy Knisley) ♥︎♥︎
- "Mickey's craziest adventures" (Lewis Trondheim/Keramidas) ♥︎♥︎♥︎
- "L'homme de la maison" (Dave Chua/Koh Hong Teng) ♥︎♥︎♥︎
- "Le voyage extraordinaire T4" (Filippi/Camboni) ♥︎♥︎
- "La légèreté" (Catherine Meurisse) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- "De la tarte au citron, du thé et des étoiles" (Fanny Ducassé) ♥︎♥︎
- "Bigoudi" (Delphine Perret/Sébastien Mourrain) ♥︎♥︎♥︎
- "Lolmède croque Toulon" ♥︎♥︎♥︎
- "N'y a-t-il personne pour se mettre en colère?" (Toon Tellegen / Marc Boutavant) ♥︎♥︎♥︎
- [Challenge non-fiction] "Reasons to stay alive" (Matt Haig) ♥︎♥︎
- [Challenge non-fiction] "On est foutu, on pense trop!" (Dr. Serge Marquis) ♥︎♥︎♥︎♥︎

jeudi 28 avril 2016

"The little shop of Happy Ever After" (Jenny Colgan)


En Angleterre, les bibliothèques licencient à tour de bras. Lorsqu'elle perd son emploi, Nina se demande comment elle pourrait bien faire pour continuer à travailler avec ces livres qu'elle aime tant. La réponse se présente à elle sous la forme d'un camion à vendre dans un petit village écossais, et qu'elle envisage de ramener dans sa ville de Birmingham pour en faire une librairie ambulante. Hélas, la municipalité lui refuse un permis de stationnement. C'est ainsi que Nina plaque tout pour aller s'installer à Kirrifief et, avec l'aide d'un conducteur de train amateur de poésie, tenter de faire de son rêve une réalité...

Paru un peu avant "La petite boulangerie du bout du monde", "The Little Shop of Happy-Ever-After" (qui n'a à ma connaissance pas été traduit en français) obéit exactement au même schéma: une jeune citadine perd son gagne-pain et se voit forcée de repartir à zéro dans un endroit isolé. Là, elle commence par déprimer avant de s'intégrer à la communauté, connaît une première romance qui se termine mal puis trouve l'amour en sauvant au passage un(e) ado mal parti(e) dans la vie. Cela dit, la recette a fonctionné encore cette fois - d'autant mieux que si je ne détestais pas conduire, je rêverais moi aussi de devenir libraire ambulante comme Nina et de convertir des villages entiers à la lecture. L'évocation de la campagne écossaise, où je n'ai encore jamais mis les pieds, m'a complètement séduite et transportée. En ce qui me concerne, 340 pages de pure et délicieuse évasion!

"Nina had called around the authorities and been told that to get a licence to sell from the van would be difficult bordering on impossible. Apparently it would be much easier if she just wanted to flog burgers and cups of tea and dodgy hot dogs. She had pointed out to the man at the council that surely it would be much easier to accidentally kill a member of the public with a dodgy burger than with a book, and he had replied with no little snippiness in his voice that she obviously hadn't read Das Kapital." 

"- Do you read?
Lennox shrugged. 
- Don't see the point.
Nina's eyebrows lifted. 
- Really? 
(...)
- I never understand, he said, shaking his head, why anyone would go to the trouble of making up new people in this world when there's already billions of the buggers I don't give a shit about."

mercredi 27 avril 2016

"Les petits soleils de chaque jour" (Ondine Khayat)


Clélie vit une retraite paisible après avoir fait le bonheur des clients de la boulangerie Destempes pendant plus de quarante ans, en leur vendant pains et gâteaux confectionnés avec mour. Mais à l'aube de l'été, Colline, la petite-fille de la maison, bouleversée par le divorce de ses parents, perd littéralement le goût de vivre. Touchée par la détresse de cette enfant de neuf ans, Clélie lui propose de venir passer les grandes vacances avec elle. Elle va lui présenter ses voisins et amis de la place des Ternes qui, chacun à sa manière, vont répondre à ses interrogations sur le sens de la vie et l'aider à trouver sa place dans le monde. 

D'emblée, la couverture du roman d'Ondine Khayat annonce la couleur et le ton: "Les petits soleils de chaque jour" sera rose et sucré. Colline, enfant que son hypersensibilité rend dépressive et anorexique, retrouve le goût de vivre grâce à une série de rencontres avec des adultes bienveillants, souvent assez âgés, qui lui transmettent leur sagesse et leurs "trucs" pour faire face aux difficultés. Ainsi l'auteure balaye-t-elle tout un éventail de techniques de développement personnel d'une façon plus subtile et plus littéraire que, par exemple, "Ta deuxième vie commence quand tu te rends compte que tu n'en as qu'une". Le titre, notamment, fait allusion à ces petits bonheurs qu'il est recommandé de collectionner au quotidien. Un vieux monsieur initie Colline à la méditation; une ancienne professeure de français lui apprend à se nourrir de la beauté des oeuvres classiques; une cantatrice lui enseigne des exercices de respiration... L'ensemble donne une jolie fable moderne, qui se lit toute seule et qui fait chaud au coeur.

"Quarante ans dans une boulangerie. Quarante ans à vendre du bonheur. Ce que Clélie préférait, c'étaient les pains-surprise, vendus pour les réceptions. Tout le monde ne sait pas recevoir, Clélie s'en était rendu compte. Il y a des gens qui n'aiment pas les surprises, ils ont trop peur de ce qu'ils pourraient découvrir. D'autres amassent tout ce qu'ils trouvent par peur de manquer. D'autres encore ne disent jamais merci. Clélie, elle, adorait les surprises, y compris les mauvaises. Dans la vie, tout est bon à prendre quand on ne s'attend à rien. C'est l'avantage."

Merci aux éditions Michel Lafon pour l'envoi de ce livre. 

Une nuit à l'Hôtel Le Crayon




L'hôtel Le Crayon était sur ma liste d'endroits à tester sur Paris depuis deux ans au moins, mais il faut avouer qu'y passer une nuit représente tout de même un budget bien supérieur à celui de la location d'un petit appartement sur Air B'n'B. Du coup, j'attendais une occasion spéciale - qui s'est présentée pour le week-end d'anniversaire de Chouchou. Je pensais que la déco lui plairait et qu'on pourrait faire des photos sympas, et heureusement, je ne m'étais pas trompée! 







J'avais donc choisi la Suite Junior - je n'avais d'ailleurs pas tellement le choix: trois mois à l'avance, les chambres "simples" étaient déjà toutes réservées... Elle s'est révélée spacieuse et lumineuse en journée, avec une salle de bain passablement ébouriffante. Je rêverais d'avoir une douche aussi jolie et pratique chez moi; quant à la baignoire, avec sa bonde placée au milieu, ses robinets sur le côté et ses belles proportions, elle est absolument idéale pour faire trempette à deux. Les produits de bain sentaient très bon, et étaient accompagnés de kits de rasage et de brossage de dents, d'un peigne, d'un bonnet de douche et autres attentions délicates (en revanche, pas de savonnette pour les mains, et ça nous a manqué!). Sèche-cheveux et kit de cirage étaient planqués sur l'étagère de la penderie, et il y avait de quoi préparer du café ou du thé dans la chambre. Pour en finir avec les équipements: un écran plat que nous n'avons pas allumé, et une dizaine de romans dont j'ai apprécié la présence même si j'avais apporté ma propre lecture. 








Située au quatrième étage (avec ascenseur!), notre Suite Junior était très calme, avec une literie hyper confortable qui nous a permis de dormir d'un sommeil paisible et récupérateur. Nous avons aimé les nombreux miroirs accrochés un peu partout dans les deux pièces, et le côté ludique des murs à colorier sur lesquels nous avons bien entendu laissé un petit message. Concernant l'hôtel en général, nous avons bénéficié d'un service impeccable. Outre l'accueil, on trouve au rez-de-chaussée un salon bien pratique pour attendre l'heure de son train en profitant du wifi, ainsi qu'une salle à manger où se prennent les petits-déjeuners continentaux de bonne qualité - 6 sortes de thé, autant de variétés de confitures et de pain, plus d'excellentes mini-viennoiseries. Un honesty bar permet de se servir à toute heure une des boissons du frigo en notant juste sur une ardoise ce qu'on a consommé pour le payer à la fin du séjour. Bref, nous n'aurons pas les moyens de venir ici chaque fois que nous dormirons à Paris, mais je n'ai pas regretté d'y avoir réservé pour cette fois. 

25 rue du Bouloi
75001 Paris
Métro Les Halles (4) ou Palais Royal (1,7)

(Davantage de photos de l'hôtel sur mon compte Instagram et celui de Chouchou)

mardi 26 avril 2016

[PARIS] Hint Hunt: le sous-marin en perdition




C'est avec Hint Hunt que Chouchou et moi avons découvert les escape games il y a bientôt deux ans. Nous avions beaucoup aimé leurs deux premières salles: le bureau de James Murdock (faite avec Fraise des Bois, sortie ratée à une dizaine de secondes près) et la Zen Room (faite avec Autre Moi, Choco et Eve-O-Lution, réussie avec 2mn30 de marge si mes souvenirs sont exacts). Aussi, quand j'ai cherché un jeu à réserver pour le week-end d'anniversaire de Chouchou et consulté les amis susceptibles de venir avec nous, tout le monde a été très partant pour leur nouvelle salle sur un thème original - d'autant que, comme elle existe en double exemplaire à la même adresse, il est possible de s'affronter en simultané à deux équipes sur le même jeu.

Particularité intéressante du sous-marin en perdition: dans un même décor, il est possible de choisir entre deux scénarios complètement différents - un "normal" pour débutants, un "difficile" pour gameurs chevronnés. Comme c'était notre cas (une seule participante sur dix testait le concept pour la première fois), nous avons choisi la seconde option. Je ne peux bien entendu pas vous dévoiler de détails spécifiques pour ne pas gâcher la découverte des futurs joueurs. Sachez juste que la partie se déroule, on l'aura deviné, dans un sous-marin imité de façon hyper convaincante. Suite à un problème technique, les joueurs doivent trouver un moyen d'accéder au réacteur nucléaire, de le remettre en marche et de remonter à la surface avant d'imploser. Mais surtout, pas de pression (enfin, si, beaucoup trop au sens propre comme au figuré, c'est justement le problème!). 

Par rapport à d'autres jeux que nous avons faits, l'accent était moins sur la fouille cette fois, et davantage sur des mécanismes ou manipulations physiques dont plusieurs nécessitaient une collaboration de toute l'équipe, ce que nous avons beaucoup apprécié. La synchronisation était vraiment importante! C'est aussi le premier jeu sans aucun cadenas auquel Chouchou et moi avons participé - autant dire que les créateurs se sont vraiment cassé la tête pour proposer quelque chose de différent et d'un peu plus sophistiqué que d'habitude. Par ailleurs, du fait de la cohabitation de deux scénarios dans un même espace, beaucoup d'éléments ne servaient pas dans le nôtre et offraient donc une pléthore de fausses pistes. 

Très bien partis au début (le maître de jeu nous a dit que nous avions été une des équipes les plus rapides qu'il avait vues sur la première moitié), nous avons ensuite perdu pas mal de temps sur une épreuve particulière, en partie à cause d'un faux contact, et lorsque le chrono est arrivé à zéro, nous remontions vers la surface mais ne l'avions pas tout à fait atteinte. Un raté à pas grand-chose, donc, mais peu importe, car nous nous sommes énormément amusés (même si sur la toute dernière épreuve, Mélu et moi avions renoncé à nous faire entendre car nous mourrions de chaud, tandis que Chouchou et Hélie gueulaient super fort d'une salle à une autre). Je recommande tout particulièrement ce sous-marin en perdition aux habitués des escape games qui commencent à avoir fait le tour des scénarios classiques. 




Salle sous-marin:
68 rue des Archives
75003 Paris

lundi 25 avril 2016

"Les mystères de Larispem T1: Le sang jamais n'oublie" (Lucie Pierrat-Pajot)


1899. Depuis que, un quart de siècle auparavant, une révolution a destitué l'empereur, chassé la noblesse et instauré une société égalitaire, Paris est devenue la cité-état de Larispem. Michelle Lancien, autrefois ouvrière et désormais présidente, tient à ce que chacun y mange décemment et en abondance, si bien que la caste des bouchers (ou louchébems, dans leur propre argot) jouit d'un prestige à nul autre pareil. De son côté, l'auteur et visionnaire Jules Verne est chargé de superviser les innovations technologiques qui font toute la modernité de Larispem. C'est dans ce contexte que, lors du pillage d'un manoir abandonné, Liberté la grassouillette technicienne et son amie Carmine la fille d'esclave noir devenue bouchère découvrent un étrange carnet écrit en code - et que les Frères du Sang, descendants d'aristocrates aspirant à reprendre le pouvoir, recommencent à se manifester en trafiquant les cylindres des automates de réclame...

"Les mystères de Larispem" a remporté le concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard, qui avait déjà révélé Christelle Dabos et sa fabuleuse série "La passe-miroir". Sans atteindre, à mon humble avis, le niveau de cette dernière, le tome 1 intitulé "Le sang jamais n'oublie" s'annonce toutefois très prometteur. Sous la houlette de dirigeants bienveillants et intègres, la société steampunk qu'il dépeint frise l'utopie sociale et donne très très envie de vivre à Larispem. Mais bien entendu, de sombres complots se trament dans les coins, menaçant de bouleverser ce merveilleux équilibre. J'ai aimé le fait que la narration alterne les points de vue de trois jeunes héros très différents d'origine et de caractère: Liberté et Carmine, mais aussi Nathanaël l'orphelin; cela permet de découvrir plusieurs aspects de ce Paris alternatif et d'aborder l'intrigue sous des angles qui, en se combinant, permettent au lecteur de comprendre de quoi il retourne plus vite que les personnages sans toutefois lui gâcher le plaisir. Mon seul regret, c'est que ce tome 1 est bien bref - un peu moins de 3h de lecture en ce qui me concerne, et sans forcer. J'ai eu l'impression d'une simple mise en bouche, et refermé le livre assez frustrée de devoir attendre la parution du suivant pour entrer dans le vif du sujet.

dimanche 24 avril 2016

Où nous luttons pour tenir autour d'une table trop petite et sauver le U-53




Ce matin, nous avons prévu de ne rien faire d'autre que traîner dans notre jolie chambre d'hôtel en prenant des photos. C'est vrai, à quoi ça sert de dormir dans de beaux endroits si c'est pour ne pas en profiter? A 11h30 seulement, nous rendons nos clés et laissons nos bagages au concierge, puis nous dirigeons à pied vers le Marais où j'ai réservé pour un brunch au Bedford. Il commence à pleuvoir un peu quand nous retrouvons les VIP, Fraise des Bois, Hélie et Mélusine devant le restaurant. Le serveur n'a pas de trace de ma réservation, et sa table la plus grande ne peut accueillir que 8 personnes au lieu des 10 prévues, ça commence bien. Nous nous serrons tant bien que mal dans le courant d'air en provenance de la porte qui restera ouverte pendant tout notre repas. Il manque la moitié des boissons et des desserts indiqués sur la carte; heureusement que les burgers sont bons sinon j'aurais des propos franchement désagréables plutôt que juste un peu acerbes. En tout cas, pas une adresse que je recommanderais. 


Ils sont pas beaux mes amis? 

Nous remontons ensuite la rue des Archives pour nous rendre chez Hint Hunt, où nous avons réservé deux parties simultanées dans leurs nouvelles salles "sous-marin". Je consacrerai un billet séparé au jeu; disons juste que lorsque nous repartons, tout le monde est très content et que les deux équipes commentent leurs expériences respectives avec animation en redescendant vers le métro Hôtel de Ville. Une partie de nos amis nous quitte là pour retourner à ses obligations dominicales, son domicile lointain ou son canapé encore plus accueillant après une folle semaine de boulot. Nous prolongeons le bon moment que nous venons de passer en allant boire un verre dans une brasserie voisine avec Autre Moi, Junior et Choco. La conversation porte inexorablement sur l'actualité, la crise politique et humaine qui sévit actuellement en France, et je constate qu'on se sent tous aussi dégoûtés et démunis face à ça. Je conseille à Choco, avec qui je viens d'évoquer Anonymous, de regarder "Mr. Robot" qui pourrait bien lui plaire. Puis nous nous séparons après avoir déjà envisagé le prochain escape game que nous pourrions faire ensemble. 

Chouchou et moi admirons un moment un souffleur de bulles géantes sur la place de l'Hôtel de Ville. Puis nous remontons à pied vers la rue de Turbigo où j'ai repéré un café hong-kongais qui avait l'air sympa: le Guimi House. Hélas, il est bondé quand nous arrivons. Nous errons comme des âmes en peine, avec la flemme d'aller beaucoup plus loin mais rien d'autre à faire dans le coin, et finissons par tuer ce qui nous reste de temps dans le hall de notre hôtel - au moins, nous sommes au chaud, bien assis et nous avons du wifi pour surfer sur nos iPad! Nous dînons de bonne heure au Paradis du Fruit des Halles, bondé et bruyant, mais après trois repas pas particulièrement équilibrés, c'est bien de manger un peu de légumes. Retour par le Thalys de 20h49, et arrivée à Bruxelles juste un peu trop tard pour choper le dernier métro. Nous manquons avoir une crise cardiaque en découvrant la file d'attente pour les taxis. Heureusement, j'ai l'idée de nous rabattre sur les bus qui circulent encore, eux. En courant un peu, nous réussissons à attraper un 27 qui allait justement partir, et finissons à pied depuis Luxembourg. Le week-end d'anniversaire de Chouchou était une vraie réussite, et même si je sors complètement crevée de cette semaine de vacances, elle m'a fait un bien fou au moral.

samedi 23 avril 2016

Où je me dote de nouvelles lunettes, vais applaudir Bénabar au théâtre et affronte un cas de conscience


Pour une fois que je dormais encore après le lever du soleil, bien entendu, le réveil sonne à 6h45. Aujourd'hui, j'emmène Chouchou à Paris pour un week-end d'anniversaire (sauf qu'il ne sait pas où nous allons). Et histoire de bien commencer les réjouissances, on se dispute sur le quai de la station Trône, ce qui jette un gros froid jusqu'au milieu de notre voyage en Thalys. Quelques bisous contrits plus tard, on débarque gare du Nord. Il était censé pleuvoir à Paris aujourd'hui, mais pour l'instant ce n'est pas le cas, ce dont je me réjouis. 

Après avoir acheté deux tickets Mobilis, on file jusqu'aux Halles près desquelles se trouve le mignon hôtel-boutique où je nous ai réservé une suite junior. Celle-ci n'étant pas encore prête, nous laissons nos bagages et repartons tout de suite vers la nouvelle canopée. Là, nous marquons un arrêt dans la boutique Lego où Chouchou veut que je crée un petit personnage à mon effigie pour aller avec son mini-MTLM. Puis nous descendons à la Fnac toute proche réserver des places pour une pièce de théâtre - ce qui me coûte vingt euros de plus que si je les avais prises sur internet ce matin, argh. 






Il n'est même pas onze heures et demie mais nous avons déjà l'estomac dans les talons. Métro jusqu'à République, où nous tombons sur le mémorial aux victimes des attentats (c'est mon deuxième dans la semaine, super ambiance...) avant d'aller nous poser à l'Umami Matcha Café chaudement recommandé par Shermane. Chouchou commande un donburi et moi un risoni de miso blanc à la butternut et aux shiitake qui, franchement, tabasse grave. Nous sommes en revanche assez déçus par les desserts (bricohe au matcha pour lui, cheesecake matcha/chocolat blanc pour moi) que nous trouvons chers et quelconques. L'impression d'ensemble reste très bonne; je reviendrai volontiers ici. 




Cap sur Iéna et le musée Guimet, où j'ai repéré une expo Araki qui pourrait plaire à Chouchou. J'avais beaucoup aimé celle que nous étions allés voir ensemble au musée de la photographie de Charleroi en... 2007, me semble-t-il. Mes goûts ont beaucoup évolué depuis, et cette fois, je reste assez froide devant des oeuvres que nous avions déjà admirées à l'époque pour une bonne moitié. Mais Chouchou est très content et c'est le principal. Dans la boutique à la sortie, je craque pour un petit manuel de dessin "à la japonaise" et me retiens d'embarquer deux jolies tasses, mes placards de cuisine étant déjà bourrés massacre. 




Un petit tour sur la rive gauche, plus précisément du côté de Sèvres-Babylone, pour aller chercher mes nouvelles lunettes de loin que j'ai fait fabriquer chez Caroline Abram. L'adorable Amélie, qui me connaissait puisque je lui avais déjà acheté une paire l'an dernier,  a accepté que je lui envoie mon ordonnance par mail la semaine dernière et les a fait préparer sans même que j'aie versé d'acompte afin que je puisse les récupérer aujourd'hui. C'est une monture Orchidée solaire (la monture "normale" était trop étroite pour mon visage) sur laquelle j'ai fait monter des verres correcteurs. Je suis ravie du résultat, et Chouchou aime beaucoup aussi. Puisque nous sommes dans le coin, je passe à la librairie Chantelivre où je me laisse tenter par une bédé et deux romans jeunesse. 

C'est maintenant au tour de Chouchou de faire un peu de shopping - chez Uniqlo, non loin d'Opéra. Il a besoin d'un pull à col en V, mais le seul modèle pour homme est en mérinos ultra-fin, si bien que le M laisse voir ses manches de T-shirt froissé en dessous et que le L un peu trop grand a toute la tenue d'une serpillère sur lui. En revanche, le jean que je lui ai conseillé de prendre dans la couleur la plus foncée pour un effet un peu smart lui va vraiment très bien. On l'embarque et on se dépêche de foutre le camp avant que je ne m'évanouisse à cause de la chaleur horrible qui règne dans le magasin. 





Nous retournons à l'hôtel Crayon prendre possession de notre chambre, poser nos paquets et faire plein de photos de la déco. Nous y traînons une bonne heure avant de ressortir à pied, direction Pyramides où nous passons chez Junku avant de nous diriger vers la rue Saint-Anne. A 18h45, il y a déjà une queue monstre devant le Higuma, mais nous n'attendons qu'un quart d'heure avant que l'ouverture de la salle du fond ne nous permette d'avoir une table. "Deux katsudon set s'il vous plaît!". Ce n'est pas subtil du tout, mais c'est copieux, pas cher et ça fait le boulot. Une autre fois, on s'offrira un japonais un peu plus chic. 




Retour dans le métro pour remonter jusqu'à Europe et au théâtre Tristan Bernard. Nous sommes pas mal en avance et pendant que nous attendons dans le hall, une panne d'électricité nous fait craindre pour la bonne poursuite de notre soirée - au final, le courant est rétabli et la pièce commence juste un peu en retard. Les sièges sont disposés bien les uns derrière les autres plutôt qu'en quinconce, de sorte que je me tords le cou pendant deux heures pour réussir à voir les comédiens sur scène. Par ailleurs, mon gros mal de gorge du début de la semaine s'est mué en crise d'éternuements et en nez ruisselant. Sans mouchoirs sur moi, je multiplie les efforts de discrétion pour ne pas trop gêner mes voisins. Mais je passe quand même un très bon moment devant ce "Je vous écoute" écrit et interprété (entre autres) par Bénabar. 

Alors que nous ressortons du métro à Palais Royal, j'avise une famille entière (parents plus deux jeunes enfants) installés avec des couvertures sur le trottoir à l'angle de la rue des Petits Champs. Il fait plutôt froid pour un mois d'avril et même si ce ne sont pas les premiers SDF que nous croisons aujourd'hui, à ce moment de la soirée et alors que je rentre dormir bien au chaud dans une chambre d'hôtel qui a coûté une blinde, cette vision me touche particulièrement. Après avoir beaucoup hésité - s'ils sont sans papiers, est-ce que je ne risque pas, en m'en mêlant, d'aggraver encore leur situation? -, je finis par appeler le SAMU social pour leur demander s'ils peuvent faire quelque chose. Le jeune homme que j'ai au bout du fil me dit qu'il va envoyer quelqu'un. Je ne connaîtrai pas la suite de l'histoire. J'espère ne pas avoir causé d'ennuis à ces gens. Je me couche en ruminant des pensées assez sombres sur l'état de notre société. 

A l'exception de la photo de nos plats au Umami Matcha Café, toutes les photos de ce billet ont été prises par Chouchou

vendredi 22 avril 2016

Où je reprends des forces entre deux marathons




Cette nuit, j'ai dormi jusque vers 7h30, mais en me réveillant toutes les demi-heures. J'ai le sommeil über funky en ce moment. Cela dit, c'est mon troisième jour d'affilée sans maux de ventre ni angoisses morbides, ce qui ne m'était pas arrivé depuis deux mois, donc: woohoo. Matinée à la maison avec Chouchou; je rattrape mon retard de blogging, de mailing et d'agending (j'invente des mots si je veux). EasyJet va m'envoyer un chèque pour me rembourser les frais annexes entraînés par le déplacement sur Lille de nos vols de fin mars, c'est vraiment chouette de leur part!

A midi, une demi-douzaine de gyozas avec le reste du velouté de courgettes d'hier soir, et me voilà partie d'un pas guilleret vers le Serendip Spa. En effet, j'ai rendez-vous avec l'excellentissime M. Oh pour une séance de réflexologie qui s'annonce salutaire juste après quatre jours de marche intense avec ma famille et avant un week-end de marche intense avec Chouchou. Et soudain, pendant que je suis allongée avec un masque sur les yeux, une petite musique orientale en arrière-plan et ces mains magiques en train de me pétrir la plante du pied gauche, je suis frappée par une inspiration sortie de nulle part. Ai-je vraiment besoin d'un blog supplémentaire, en anglais de surcroît? "Oui, oui, OUI!" crie une petite voix dans ma tête avant de se mettre à énumérer à toute allure des sujets de billets dont j'aurai oublié les trois quarts le temps que mon massage soit terminé. Bon, on verra ça le mois prochain. 

En sortant, je rebrousse chemin vers le parvis Saint-Boniface en me disant que c'est absolument nul de ne plus pouvoir sonner au 3ème étage de l'Ultime Atome pour annoncer: "C'est Palpatine avec des croissants". Je me serais vite habituée à avoir ma famille à portée de main... Arrêt chez Veritas pour racheter des collants rouge et violet; "C'est le mois de votre anniversaire, vous avez droit à 10% de remise", m'annonce la vendeuse. Toujours bon à prendre. Puis je vais me poser au Comptoir Florian devant un Kabuse Kukicha et une part de gâteau au chocolat atrocement moelleux, pour finir le Jenny Colgan que je ne peux pas continuer à économiser jusqu'à la Saint-Glinglin. En rentrant chez moi, j'ai la bonne surprise de découvrir dans ma boîte à lettres "Les petits soleils de chaque jour" gracieusement envoyé par les éditions Michel Lafon. Pile le genre de lecture feel good dont je suis friande en ce moment, je vais le commencer dès ce soir! 

Le reste de la journée est consacré à la fin des préparatifs du week-end d'anniversaire de Chouchou: recherche de restos, impression de documents, confection de la valise et pédicure en A Oui Bit of Red parce que bon. Le repas du soir sera un riz sauté garni de tous les légumes qui traînent encore dans le frigo, notamment des haricots mange-tout (spéciale kassdédi à David qui a découvert leur existence mardi au Cook & Book), du brocoli, des champignons et de la coriandre. Nous mangeons devant le dernier épisode de The Big Bang Theory, qui parle de la reprise imminente de Game of Thrones, et allons au lit de bonne heure car demain le réveil sonnera avant 7h. Ce qui ne devrait pas me poser de problème si je dors encore un total extravagant de douze minutes dans la nuit.