lundi 15 juin 2015

Summer To Do List




1. M'inscrire à un MOOC sur la pensée positive
2. Confectionner un beau colis pour le swap Perfect Strangers
3. Ouvrir un compte Vimeo pour regarder le show de Jillian Michaels
4. Observer un mois de no buy en juillet
5. Bruncher au Marcel Burger Bar à Bruxelles
6. Aller voir "Vice-versa", "Tomorrowland" et "Mr. Holmes" au cinéma
7. Tester l'escape game toulousain avec ma soeur et mon beau-frère
8. Courir deux fois par semaine
9. Perdre encore 3 kilos
10. Faire une séance de photos de fitness
11. Prendre rendez-vous chez le dentiste et la dermato pour l'automne
12. Passer un samedi à Anvers
13. Réserver des billets d'avion pour Budapest fin septembre
14. Proposer des enveloppes-mystère sur le blog
15. Changer ma bannière

dimanche 14 juin 2015

"La femme au carnet rouge"


Un matin à Paris, alors qu'il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné. Curieux, il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels: photos, parfum et... un carnet rouge rempli de note. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise détective. A mesure qu'il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies.

La romance, ce n'est pas du tout mon truc. Mais dans celle-ci - qui n'est d'ailleurs pas tant une histoire d'amour que son prélude -, il y a: un libraire "à l'ancienne" qui préfère les rencontres provoquées par le hasard à la chasse aux coups d'un soir sur internet, un journal intime dont la propriétaire dresse des listes de choses qu'elle aime et de choses dont elle a peur, un atelier de dorure loin du fracas du monde moderne, deux chats nommées Belphégor et Poutine ainsi qu'un caméo délicieux de Patrick Modiano. "La femme au carnet rouge", c'est une histoire au charme un peu désuet qui se lit d'une traite et dont le happy end prévisible se présente sous la forme d'un court chapitre jubilatoire du point de vue littéraire. J'ai dévoré ce petit roman à la terrasse d'un glacier samedi après-midi, et je l'ai refermé le sourire aux lèvres.

Les brèves de la semaine #24




- Lundi soir, je tente un pastasotto aux asperges avec de petites pâtes en forme de grain de blé rapportées du Portugal début janvier. Et ben, c'est vachement bon aussi (et ça va plus vite que le risotto). Prochain essai culinaire: un quinotto!

- Comme on le craignait, ma tante a bien un cancer du sein. Petit et "pris à temps", apparemment; elle devrait s'en tirer avec une opération et de la radiothérapie, plus six mois d'arrêt de travail. Comme quoi, l'auto-palpation, c'est super important.

- Mardi, je suis bouleversée par l'affaire des migrants que les CRS ont chassés avec tant de violence de leur camp de fortune. Quand on imagine ce qu'ils ont dû endurer pour arriver jusqu'ici et être traités comme moins que des chiens... Et surtout, quand on pense que notre gouvernement est théoriquement de gauche... A ce stade, je ne vois plus guère de différence avec le FN, et je me sens tout à fait en paix avec ma décision de ne plus voter. Si vous aussi, vous avez envie de les aider et que vous n'êtes pas sur Paris pour le faire en direct, une cagnotte a été créée sur GoFundMe.

- Mercredi, mon train arrive à Toulon avec 25 minutes de retard, et je rate encore le bus de 18h55. Un jour, la SNCF me mènera à destination à l'heure annoncée - mais sans doute pas dans un futur proche. Du coup, je mets à profit mon attente forcée pour aller me chercher des maki et des california rolls au Sushi Shop de la place de la Liberté.

- Parmi la montagne de courrier qui m'attend chez moi, l'enveloppe-mystère commandée le mois dernier à Michelle de Seaweed Kisses. J'adore son contenu, et je suis bien décidée à proposer la même chose sur le blog durant l'été si des lectrices se montrent intéressées. 

- Jeudi matin, je me traîne à jeun jusqu'au labo d'analyses le plus proche de chez moi pour faire une prise de sang, histoire de vérifier mon taux de THS. Les résultats tombent le soir même: je suis parfaitement dans les clous. Il va falloir trouver une autre excuse que ma thyroïde pour justifier la lenteur de ma perte de poids.

- Un apéro-lecture en solo sur la terrasse du bar de la Place. Le punch n'est pas terrible, et mon bouquin m'ennuie carrément, mais c'est quand même le bonheur d'être là à glander sous les platanes par une température idéale.

- Dans la nuit de jeudi à vendredi, combo gros orage + bébé des voisins d'en face qui hurle à la mort + chien de la voisine du dessous qui aboie en continu. Je réussis à engranger exactement 32 mn de sommeil, durant lesquelles je rêve que mes voisins de droite jouent au Pictionnary en gueulant très fort.

- Vendredi, je passe chez Maisons du Monde en espérant y dégoter une jolie boîte pour mes coton-tiges. J'en ressors avec une corbeille à papier funky, un verre à mojito, un bol et une tasse ambiance "océan Atlantique", et zéro boîte à coton-tiges. Maisons du Monde is the new Ikea.

- J'appelle l'Etablissement Français du Sang en vue de prendre rendez-vous pour un don de plasma ou de plaquettes. "Vous mesurez combien?" "1m54." "Vous pesez combien?" "65 kilos." "Ca n'ira pas; vu la quantité prélevée en ce moment, on recherche de plus gros gabarits." Je n'aurais jamais cru m'entendre dire un jour, en substance: "Désolée, vous n'êtes pas assez grosse."

- En allant chercher du pain dans le centre de Monpatelin, je m'arrête à un passage piétons pour laisser tourner un Kangoo. Le conducteur me regarde bizarrement, me fait un signe de tête sans desserrer les lèvres et s'éloigne. Je mets au moins 5 secondes à percuter que c'était mon ex. Enfin je crois. Je n'ai vécu que 7 ans avec lui, je n'ai pas eu le temps de bien le regarder.

- Samedi après-midi, dix minutes après avoir parlé d'elle avec le réceptionniste du Candylicious Spa, je croise Julie du blog From Toulon With Love, que je n'ai jamais vue en vrai et qui, pas maquillée-sapée décontractée, est assez différente des photos qu'elle publie. Pourtant, je la reconnais tout de suite, elle. Note à moi-même: Penser à revoir les réglages de mes capteurs de physionomie. Note à moi-même, II: Lors de mon prochain rendez-vous pédicure, essayer de causer d'une très grosse somme tombée du ciel, juste pour voir.

Bonne semaine à tous.

samedi 13 juin 2015

La revue de presse du week-end #25




[ANIMAUX] Rigolo et inspiré: un refuge met des chiens dans un Photomaton pour les faire adopter.

[ART] A quoi ressemblerait le squelette de célèbres personnages de dessin animé.

[CULTURE] Un état des lieux du métier de traducteur littéraire qui expose très bien les raisons de mon pessimisme actuel et de mes velléités de reconversion.

[DEVELOPPEMENT DURABLE] "On roule sur la réserve, on ne peut pas aller au-delà": la fin annoncée de la civilisation industrielle.

[FEMINISME] Bonne nouvelle: l'excision enfin interdite au Nigéria.

[FEMINISME] "Je voudrais être un homme. Juste un moment. Pour me reposer." Parce que même en Occident, la lutte est loin d'être terminée. 

[SOCIETE] En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.

[SOCIETE] L'expulsion musclée des migrants qui s'étaient réfugiés à la Halle Pajol, dans le nord de Paris. Et le mouvement de solidarité des gens du quartier.

vendredi 12 juin 2015

3 bonnes adresses à Maastricht



Un café typiquement bobo, situé sur la droite de l'avenue qui descend de la gare vers le centre-ville, au dernier carrefour avant le pont. On y mange des salades, des soupes et des tartines à prix plutôt doux; on y boit le meilleur jus de poire et la meilleure limonade très peu sucrée que j'aie jamais goûtés. Quelques tables en "terrasse" (sur le trottoir, quoi), mais j'aime surtout la salle hyper lumineuse et pas trop bruyante. C'est bien pour déjeuner, et c'est encore mieux pour boire un verre au calme l'après-midi en bouquinant. 



La grande découverte de notre dernier passage à Maastricht. Situé dans la rue perpendiculaire qui part à gauche du croisement où se trouve le Zondag. Dans un décor à dominante de bois clair, on savoure des burgers au boeuf, au poulet, à l'agneau, au veau, aux crevettes ou au cabillaud, mais aussi trois recettes végétariennes dont une absolument géniale, avec un steak de soja légèrement frit, de l'avocat, du kombu, du wakamé et une mayonnaise au wasabi. Attention: tous les accompagnements, même la sauce, sont en option, si bien qu'au final ce n'est pas si bon marché qu'on pourrait le croire au premier coup d'oeil. Mais ça vaut son prix.
Enfin, ZE adresse shopping de brols diverzévariés, mais qui font tous envie. Belle sélection de carnets, de magnifiques livres de cuisine (hélas tous en néerlandais), de tasses, d'objets de déco, de sacs, de jouets, de bijoux et autres menus cadeaux hyper originaux. J'ai craqué pour un bocal rempli de petits mots inspirants, écrits sur des matériaux recyclés et pliés en forme d'origami, à ouvrir au rythme d'un le premier de chaque mois pendant un an. Il est pratiquement impossible de ressortir les mains vides de cette caverne d'Ali Baba du bon goût. Possibilité de se poser à l'intérieur pour boire un rafraîchissement autour d'une grande table.

Sans oublier bien sûr la fabuleuse librairie Selexyz dont j'ai déjà parlé ici!

jeudi 11 juin 2015

30 new things




Inspirée par la lecture de "Dix minutes par jour", j'ai décidé de me lancer dans une micro-aventure du quotidien: pendant 30 jours, j'essaierai quelque chose de nouveau, et je le documenterai sur Instagram avec le hashtag #30newthings. Contrairement à l'héroïne du roman, je ne patauge pas dans un marasme dont j'aimerais m'extraire à tout prix; j'ai juste, comme beaucoup de gens sans doute, tendance à m'enfermer dans une routine confortable mais un peu ennuyeuse à la longue. Donc, je ne cherche pas à changer ma vie qui va très bien - merci pour elle -, mais juste à me motiver pour faire de petites découvertes: nouvelles bonnes adresses, nouvelles recettes, nouvelles activités... Les beaux jours sont là, c'est le moment ou jamais! Je commence aujourd'hui même. Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à me suivre.

mercredi 10 juin 2015

Spring To Do List: bilan




1. Changer de lunettes
C'est fait, comme vous avez pu le voir notamment sur ma photo de profil dans la colonne de droite. J'adore mes énormes hublots rouges Caroline Abram. Je regrette presque que ce soit des lunettes pour voir de près, car je les porte essentiellement à la maison: pour sortir, j'ai toujours besoin de mes vieilles lunettes à monture Prada noire, que j'attendrai 2016 pour changer.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

2. Vérifier si je n'ai pas de problème de thyroïde

J'ai l'ordonnance, et je passe au labo faire ma prise de sang demain matin.
Taux de réussite: en attente, taux de satisfaction: N/A

3. Me débarrasser de tous les vêtements d'hiver qui ne me vont plus
C'est fait. J'en ai donné une grande partie et mis quelques-uns sur ma page vide-dressing. Je m'approche tranquillement du dressing optimal: celui qui ne contient que des pièces jolies, confortables et à ma taille.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%


4. Commencer le Body Revolution de Jillian Michaels
C'est fait, mais... j'ai arrêté le programme au milieu du deuxième mois (sur trois), car le niveau montait beaucoup trop rapidement, et mon généraliste m'ayant dit que ce n'était pas le bon type d'exercices pour moi, je n'étais plus du tout motivée pour me taper des séances aussi frustrantes que risquées pour mes articulations. Je continue le fitness, mais à un rythme et avec des exercices différents.
Taux de réussite: 33%, taux de satisfaction: 33%

5. Lancer un projet dessiné
Il y a eu une amorce de quelque chose, que je prendrai peut-être le temps d'explorer plus tard, mais rien de bien convaincant pour le moment.
Taux de réussite: 20%, taux de satisfaction: 10%

6. Aller me faire masser par M. Oh en avril
C'est fait, et c'est toujours un moment d'intense bien-être, au point que je me dis que je devrais budgéter des visites plus fréquentes au Serendip Spa.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 100%

7. Me commander cette robe "planisphère"
C'est fait. Elle est très belle, je suis ravie. Par contre, je pense y faire rajouter des bretelles fines par sécurité.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

8. Organiser une rencontre de lectrices pour les 10 ans du blog
C'est fait, j'en ai même organisé deux! La première, plutôt intimiste, a eu lieu le mois dernier au bar de l'hôtel Le Berger, à Bruxelles; la seconde se déroulera à Paris le samedi 27 (n'oubliez pas de vous inscrire ici si vous êtes intéressée!).
Taux de réussite: 200% (à terme), taux de satisfaction: en attente!

9. Trouver au moins une géocache lors de notre séjour en Suisse
C'est fait. Après avoir renoncé à chercher celle que nous visions (près d'une cascade) pour cause de pluie battante, nous nous sommes rattrapés la dernière demi-journée en loguant 2 caches faciles, une à Morges et l'autre en face de l'aéroport de Genève.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 50%

10. Essayer cette recette de gâteau aux framboises simplissime
C'est fait. J'ai eu un peu de mal pour la cuisson, parce que je n'avais que des moules soit trop grands, soit trop petits. Et au final, le résultat était beaucoup trop sucré pour moi: je n'ai pas pu en avaler plus de quelques bouchées.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 10%

11. Tester le Escape Hunt Brussels
Nous n'avons pas trouvé le temps avec toutes les autres activités prévues ce printemps, mais ce n'est que partie remise!
Taux de réussite: 0%, taux de satisfaction: N/A

12. Visiter le bar à chats de l'Ultieme Hallucinatie
C'est fait, comme je l'ai raconté ici.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

13. Aller bruncher au Kitchen 151 et au 2ème Yéti
Nous avons effectivement testé le brunch du 2ème Yéti, qui est le meilleur rapport qualité-prix trouvé sur Bruxelles jusqu'à présent. Nous avons seulement dîné au Kitchen 151, et pas été particulièrement emballés; comme de plus, ils ne servent de brunch que le samedi alors que pour moi, c'est un moment-plaisir du dimanche, je pense que nous nous en tiendrons là.
Taux de réussite: 75%, taux de satisfaction: 75%

14. Retourner à Maastricht pour la journée
C'est fait, et c'était très chouette! Je publierai sans doute prochainement un billet avec quelques bonnes adresses.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

15. Mettre en ligne d'autres carnets de voyage
J'ai pris des photos de mes carnets du Maroc (2009) et d'Helsinki (2013), mais Chouchou a eu trop de boulot ces derniers temps pour que j'ose lui demander de m'en faire des diaporamas. Encore un peu de patience, donc...
Taux de réussite: 30%, taux de satisfaction: N/A

lundi 8 juin 2015

Paris: rencontre de lectrices le 27 juin




J'avais promis de vous en reparler: samedi 27 juin, je serai à Paris pour fêter les 10 ans du blog avec celles d'entre vous qui auront envie de se joindre à moi. J'attends donc que les intéressées se signalent dans les commentaires. Si en plus, vous avez une idée de lieu sympa qui pourrait nous accueillir (un salon de thé, au hasard...), je suis tout ouïe! A très vite. 

"The versions of us"


Version Une: En 1958, Eva et Jim sont tous deux étudiants à Cambridge lorsqu'un jour, cherchant à éviter un chien, la jeune fille qui circulait en vélo roule sur un clou et crève. Le jeune homme qui passait justement par là, un livre de poche à la main, s'approche pour lui proposer son aide. Très vite, ils tombent amoureux et se marient dès l'obtention de leur diplôme.
Version Deux: Le chien s'écarte au dernier moment, et la rencontre n'a pas lieu. Eva et Jim font tous deux leur vie avec quelqu'un d'autre, mais se croisent périodiquement grâce à des amis communs et à chaque fois, éprouvent une connexion inexplicable...
Version Trois: La rencontre a lieu, mais Eva se découvre enceinte de son ex et décide de retourner avec lui - sans pour autant cesser de penser à Jim. 

Parfois, il suffit d'un instant, d'un détail en apparence insignifiant pour changer le cours de notre existence. Dans cette uchronie personnelle, Laura Barnett choisit d'explorer trois des chemins alternatifs que pourraient emprunter ses héros - en partant du principe qu'ils sont faits l'un pour l'autre et que leur amour doit s'accomplir d'une façon ou d'une autre, à un moment ou à un autre. Je ne crois pas à la prédestination ni aux âmes soeurs, mais en tant que prétexte littéraire, ici, cela fonctionne très bien. J'aime aussi le fait que, si la Version Une pourrait d'abord être considérée comme "la bonne", et les autres comme de regrettables erreurs de parcours, il apparaît assez vite que pour Eva et Jim, il n'existe pas de moyen de réussir sur tous les plans. Aucun choix ne leur permet de cocher toutes les cases: heureux en amour et en famille, accomplis sur le plan créatif et professionnel... Dans chaque version, les écueils sont différents, mais il est impossible de les éviter tous. On pourrait trouver cette vision des choses un peu décourageante; personnellement, elle me semble juste réaliste et touchante. 

D'habitude, j'accroche fort à un roman quand je reconnais certains de mes traits de caractère ou de mes préoccupations personnelles chez les héros; ici, ce n'est pas franchement le cas. Ce dans quoi je me suis reconnue - ce dans quoi tout lecteur devrait se reconnaître -, c'est dans l'universalité des situations, la valse perpétuelle des choix décisifs, des satisfactions et des regrets, des triomphes et des erreurs, des anniversaires en famille et des deuils successifs. Laura Barnett évoque nombre de sujets douloureux: ici, la maladie mentale et le suicide, là, l'échec et l'alcoolisme; ici, le sentiment que la vie s'écroule quand un conjoint tombe amoureux de quelqu'un d'autre, là, la difficulté de devenir le soignant de l'être aimé dont l'état se dégrade un peu plus chaque jour. Elle réussit à mettre des mots très justes sur toutes les formes de chagrin, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou la dramatisation. Bien que je l'aie terminé en larmes, "The versions of us" n'est pas un roman que l'on referme en voyant la vie en noir; il donne, au contraire, le sentiment libérateur que quoi que l'on fasse, on n'aura jamais tout bon - mais jamais tout mauvais non plus, et qu'au final, aucun chemin ne vaut réellement mieux que les autres: ils sont juste tous différents.

dimanche 7 juin 2015

Selexyz: à Maastricht, une des plus belles librairies du monde




Des librairies insolites et magnifiques, je commence à en avoir visité un certain nombre. A Bruxelles, nous avons le Cook & Book; à Paris, je citerais Shakespeare & Co; à Porto, j'ai adoré la livraria Lello. Et à Maastricht, où nous nous sommes rendus samedi pour la deuxième fois, nous avons pu admirer Selexyz, installé dans une ancienne église dominicaine... 








Cette librairie - la plus grande de la ville - se situe en plein centre historique. Bien qu'elle ferme généralement à 18h (aux Pays-Bas, on arrête de bosser et on dîne tôt), elle propose une nocturne le jeudi, et est ouverte le dimanche après-midi. On peut y acheter toute sorte d'ouvrages en néerlandais, bien sûr, mais aussi de la presse, un peu de papeterie et des livres en anglais. Il y a même, dans le fond, un espace café qui propose des boissons et tout un tas de douceurs appétissantes. Nous avons beaucoup apprécié que, au contraire de nombre de librairies spectaculaires, les photos n'y soient absolument pas interdites! 


Cette photo et la suivante ont été prises par Chroniques du Dragon



Dominicanerkerkstraat 1
6211 CP Maastricht

Les brèves de la semaine #23




- Lundi, je m'inscris au swap Perfect Strangers organisé par le magazine Oh Comely et rassemblant des participantes du monde entier. L'an dernier, il y avait eu pas mal de déceptions suite à des paquets jamais reçus, mais les règles ont été modifiées cette année et... après plus de 6 mois sans swaps, je me sens prête à retenter l'aventure avec une inconnue du bout du monde. (Si quelqu'un d'autre est intéressé, les inscriptions courent jusqu'au 15 juin, et la date d'envoi du paquet est fixée au 29.)

- Malgré un sujet qui m'intéresse vraiment, et le succès que remporte sa version originale néerlandaise depuis plus de 30 ans(!), le nouveau bimestriel Psychologie Positive ne m'a pas convaincue.

- Mardi, je commence à bosser sur le prochain roman de Trudi Canavan, et je me coule immédiatement dans son style que je trouve toujours si facile et plaisant à traduire - un vrai bonheur.

- C'est rare que les produits offerts avec nos commandes Delhaize Direct m'intéressent, mais ce fromage à griller Salakis est une tuerie.

- Apparemment, si j'ai besoin d'un rein un jour, j'en ai un qui m'attend en Suisse (a.k.a.: la déclaration d'amitié qui m'a tellement prise au dépourvu que les mots m'ont manqué pour répondre, et croyez-moi, ça ne m'arrive pas souvent).

- Mercredi, je tente: le jogging, l'activité que je n'ai jamais réussi à pratiquer de ma vie parce que d'habitude, au bout de 200 m, j'ai un point de côté, les poumons en feu et le coeur prêt à exploser. Ben là, je tiens 25 minutes à bonnes petites foulées régulières, sans essoufflement et sans que mon coeur ne s'emballe. Si ma cheville gauche ne commençait pas à tirer, je pourrais sans doute continuer comme ça encore un bon moment. A défaut de faire fondre mon gras, les séances de Jillian auront quand même servi à quelque chose...

- Jeudi matin, je me pèse et malgré les Imaginales au milieu, j'ai perdu un kilo en 8 jours depuis que j'ai mon bracelet connecté. Je crois que je tiens le bon bout!

- L'après-midi, je sors pour marcher, et je rentre avec 12000 pas au compteur, mais aussi un lapin-bandit à moustache made in Belgium, une petite robe Cora Kemperman en coton bio bleu canard et un roman en grand format acheté chez Waterstones. Il ne faudrait pas que mes sorties ravivent mon penchant pour le shopping et fassent fondre mon compte en banque en même temps que mon gras...

- Le dilemme des repas au resto les soirs d'été: mourir de chaud en salle, ou mourir étouffée par la fumée de clope en terrasse?

- C'est quand même ballot d'aimer autant les pivoines et d'être si incommodée par leur parfum.

- Samedi, journée à Maastricht sous un soleil éclatant et à une température idéale. Nous déambulons pendant des heures et des heures dans le centre piéton. Je reviens avec la marque de mes sandales et 22000 pas sur mon application UP24: un record qui s'annonce difficile à battre!

- La seule cache que nous cherchons (et ne trouvons même pas!) ce jour-là est planquée dans l'endroit le plus moche et le plus inintéressant où le géocaching nous a jamais emmenés. J'ai envie de laisser au créateur un commentaire de l'ordre de: "Seriously, WHY?".

- Un peu déçue par le n°3 du Flow français, qui même en faisant abstraction des articles déjà parus dans la version internationale manque un peu de substance comparé aux deux précéents, je trouve.

- Dimanche, je comptais aller courir dans le parc voisin pendant que Chouchou serait à la muscu, mais j'ai les jambes franchement endolories et je décide que le tour habituel au marché Flagey sera une activité suffisante pour aujourd'hui.

Bonne semaine à tous.

samedi 6 juin 2015

La revue de presse du week-end #24




[ANIMAUX]  La corrida radiée du patrimoine culturel immatériel de la France - c'est pas trop tôt!

[DEVELOPPEMENT DURABLE]  Le Costa Rica sera le premier pays neutre en carbone.

[ECONOMIE]  Alexis Tsipras signe l'échec du "noeud coulant" européen.

[FEMINISME]  Un personnage féminin réussi doit-il forcément être viril?

[HUMANISME]  Existe-t-il un point Godwin de l'empathie? (En anglais)

[HUMOUR]  Une liste de faits tristes au sujet de différentes espèces animales - je me reconnais totalement dans la méduse, la pieuvre et le blobfish, ce qui est quand même ballot pour quelqu'un qui déteste l'eau! (En anglais)

[TRANSPORTS] Les trains Intercités bientôt abandonné au profit d'autocars? Depuis 80 ans, le réseau ferroviaire français ne cesse de se réduire.

vendredi 5 juin 2015

Folle de carnets


Celles qui me suivent depuis un certain temps auront sans doute remarque ma légère (hum hum) addiction aux jolis carnets. Certes, j'en utilise beaucoup, mais j'en achète encore bien davantage. Et j'ai mes fournisseurs fétiches que je voulais partager avec vous... 




J'aime:
- la diversité des formats, des types de reliure et de papier
- les illustrations jolies et colorées
- les prix raisonnables
Où je les ai découverts: à Londres, dans la boutique-mère de Tottenham Court Road (mais désormais, je me fournis dans celle de la gare St-Pancras, même si elle est ridiculement petite par comparaison).

Te Neues
J'aime:
- leurs city journals, parfaits pour réaliser des carnets de voyage (à condition de ne pas vouloir dessiner, car ils sont lignés)
- leurs illustrations très variées: il y en a vraiment pour tous les goûts
Où je les ai découverts: dans une des nombreuses papeteries qui les vendent; à Bruxelles, on peut notamment les trouver chez Filigranes.




J'aime: 
- leur arc-en-ciel de couvertures avec inscriptions et, parfois, illustrations dorées embossés
- l'épaisseur de leur papier qui rend l'écriture très agréable
- leur côté luxueux
Où je les ai découverts: à Bruxelles, on trouve quelques modèles à la boutique Rose.

J'aime:
- leurs gammes thématiques (en ce moment, je craque sur la Alice in Wonderland)
- leurs petits carnets deux tons assortis, que j'utilise pour mes voyages
Où je les ai découverts: je ne m'en souviens plus, ça fait si longtemps que je les utilise! Mais on les trouve dans toutes les papeteries dignes de ce nom, et parfois aussi en boutiques de loisirs créatifs, dans les librairies ou les Relay. 




J'aime:
- leurs illustrations originales, rétros et fantaisistes à la fois
- le fait qu'ils sont disponibles en deux format: petit reliure cousue, ou grand à spirale
Où je les ai découverts: à Toulon, ils sont vendus chez Charlemagne.

J'aime: 
- leurs magasins où tout est rangé par couleur
- leurs agendas à couverture de cuir, disponibles dans toutes les teintes de l'arc-en-ciel
Où je les ai découverts: dans leur magasin parisien, avant de les retrouver un peu partout en Scandinavie d'où la marque est originaire. 




J'aime:
- les prix minuscules
- les couvertures en kraft ou de couleurs gaies, avec des motifs géométriques ou des inscriptions calligraphiées
Où je les ai découverts: dans les magasins du même nom, à Bruxelles - mais on commence aussi à en trouver en France, notamment à Paris dans la gare du Nord.

Ikea
J'aime:
- les prix minuscules
- les modèles à illustration rétro ou bulle de bédé
- leur papier de bonne qualité
Où je les ai découverts: dans les magasins du même nom (attention, tous n'ont pas un rayon papeterie).




J'aime:
- les couvertures avec des inscriptions calligraphiées pleines de peps, en français aussi bien qu'en anglais
Où je les ai découverts: sur internet, mais à Bruxelles, ils sont en vente à la Fnac Toison d'Or.




La Mucca
J'aime:
- leurs couvertures ornées d'animaux un peu barrés
Où je les ai découverts: dans la boutique du 23 rue des Lois, à Toulouse, car ils n'ont malheureusement pas de site internet! 

jeudi 4 juin 2015

"Dix minutes par jour"


Chiara traverse une TRES mauvaise passe. Après l'avoir obligée à quitter sa maison chérie à la campagne pour s'installer à Rome, son mari l'a plaquée par téléphone depuis Dublin, et on lui a brutalement retiré la chronique qu'elle tenait dans un grand quotidien depuis huit ans. Un an plus tard, elle a toujours du mal à s'en remettre. Jusqu'au jour où sa psy lui propose un petit exercice anodin en apparence: pendant un mois, Chiara devra consacrer dix minutes par jour à faire quelque chose de nouveau pour elle...

Certes, ce récit autobiographique ne remportera pas de prix littéraires pour son style fabuleux, et certes, en matière de quête intérieure qui va révolutionner la vie de l'auteur, on n'est pas tout à fait au niveau de "Mange, prie, aime". Pourtant, j'ai dévoré "Dix minutes par jour" en moins de deux heures, séduite par la franchise de Chiara Gamberale, par l'émotion perceptible lorsqu'elle évoque sa relation dysfonctionnelle avec son mari, par cette femme si imparfaite qui tente bon gré mal gré de retrouver un sens à sa vie, et surtout par cette expérience dans laquelle j'ai très envie de me lancer moi aussi, juste pour voir. (Ca pourrait même faire un bon défi Instagram, non?)

mercredi 3 juin 2015

L'expérience n'est pas une maladie transmissible




Choses que j'aurais pu lire dans n'importe quel bouquin de développement personnel, ou entendre de la bouche de n'importe quel adulte de la génération au-dessus, au lieu de payer le prix fort pour l'apprendre par mes propres moyens: 
- Sortir avec un jeune homme très empressé pour qui on éprouve beaucoup d'affection mais zéro attirance physique, c'est le meilleur moyen de lui briser le coeur au bout de 3 mois. 
- Epouser un type qui veut absolument des enfants quand on est soi-même certaine de ne pas en vouloir, c'est un chemin très sûr vers le désastre. 
- Epouser un type qui a une conception hyper machiste du couple quand on est soi-même une féministe endurcie, c'est un autre chemin très sûr vers le désastre. 
- Il est parfaitement possible de cumuler les causes de désastre. 
- L'amour ne suffit pas. 
- Le divorce: sur le coup, ça fait tellement mal qu'on croit qu'on va en crever, mais en fait non. 
- ...Et rares sont les gens dont la vie amoureuse est terminée à l'âge canonique de 27 ans. 
- Un homme qui a trompé sa femme avec moi six semaines avant de l'épouser me trompera certainement aussi une fois que je serai devenue sa partenaire officielle. 
- Parfois, la personne que l'on cherche n'est pas la personne qu'il nous faut. 

...Et je vais me limiter à ma vie amoureuse, parce que la liste est déjà bien assez longue comme ça, mais vous voyez l'idée. L'idée, c'est que toutes ces choses qui me semblent évidentes aujourd'hui ne l'étaient pas DU TOUT avant que je n'en fasse personnellement la douloureuse expérience. Et que si quelqu'un de mon entourage avait tenté de me mettre en garde à l'époque, fut-ce avec les meilleures intentions du monde, je l'aurais vertement rabroué. Comment pouvait-il prétendre savoir ce dont j'avais besoin, moi? N'étais-je pas la personne la mieux placée pour en juger? Et puis, je préférais me tromper à ma façon qu'avoir raison à celle d'un autre. Fin de la discussion. 

Moyennant quoi, la mauvaise foi n'étant pas le moindre de mes défauts, ces jours-ci, je n'en finis pas de dispenser mes bons conseils à des gens qui ne m'ont strictement rien demandé. A ma décharge, je fais ça uniquement avec les gens que j'aime et que je vois malheureux alors que je SAIS, je SAIS très bien ce qu'ils devraient faire pour ne plus l'être. Mettre de la distance entre eux et leur mère toxique, se séparer de ce partenaire avec qui ils sont aussi bien assortis qu'une poule et un rasoir électrique, insister pour qu'on les rémunère convenablement, chercher un autre boulot que celui qui les tue à petit feu, oeuvrer activement à une reconversion professionnelle. Bosser leur estime de soi, car en avoir davantage (voire, en avoir tout court...) leur changerait la vie. Oser, oser, oser, parce que la vie est courte et que c'est idiot de ne pas en tirer le maximum. 

Sauf que ça n'est pas ma vie, c'est la leur, et qu'ils ont bien le droit de la gâcher (selon mes critères) si ça leur chante. 

Sauf que peut-être, pour certains d'entre eux, ça ferait une vraie différence qu'une personne bienveillante mais ferme les harcèle encourage et leur indique la bonne direction. 

Sauf que je ne suis ni coach ni thérapeute, et même pas particulièrement douée pour les relations humaines, alors qu'est-ce qui me fait croire que je pourrais être cette personne-là? 

Sauf que regarder des gens que j'aime souffrir sans rien faire pour tenter de les aider, ça m'est complètement impossible. 

Sauf que tenter de les aider ne sert à rien, parce que comme je suis bien placée pour le savoir, l'expérience n'est pas une maladie transmissible. Chacun doit faire la sienne à son rythme et à sa façon. 

Et je crois bien que c'est l'une des raisons pour lesquelles j'essaye de pas trop m'attacher aux gens. 

mardi 2 juin 2015

"The invisible library"


Irene est un agent de la Bibliothèque Invisible, située dans un espace-temps figé à la confluence de toutes les dimensions existantes. A peine vient-elle de rentrer de sa mission précédente que sa supérieure Coppelia l'envoie dans un Londres steampunk envahi par les fées, les vampires et autres manifestations du chaos afin d'y récupérer une version inédite des contes de Grimm. Déjà mécontente de ne pas pouvoir souffler avant de repartir, Irene est encore plus contrariée lorsqu'on lui adjoint un stagiaire en la personne du mystérieux Kai, puis lorsque Bradamant, une collègue avec laquelle elle est en bisbille, tente de s'en mêler...

Autant le dire tout de suite: j'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman sans prétention qui mélange allègrement urban fantasy et steampunk. Si Genevieve Cogman n'a pas l'humour de Gail Carriger, elle propose ici un récit sans aucun temps mort, avec une héroïne dont j'ai apprécié le peu de sentimentalisme, un méchant très intrigant et des situations parfois rocambolesques mais néanmoins jouissives, comme la soirée chez l'ambassadeur gâchée par une attaque d'alligators téléguidés. Bien que l'histoire se suffise à elle-même, je n'ai pu m'empêcher de penser que le concept de la bibliothèque entre les mondes se prêterait particulièrement bien à une série de volumes indépendants, et je croise les doigts pour que l'auteur écrive une suite. 

Everyday Life Challenge #30


Coucou les Instagrameurs! Aujourd'hui, c'est la fin de l'Everyday Life Challenge, avec comme thème:

 Le moyen de transport que vous employez en semaine

N'oubliez pas d'ajouter le hashtag #ELC30 pour que les autres participants puissent admirer vos photos.


lundi 1 juin 2015

Imaginales 2015: samedi




Aujourd'hui il est censé faire beau: je mets ma jolie robe à cerises Collectif et des peep toes rouges. Sauf qu'une fois sortie de l'hôtel, je me rends compte qu'il pleut et qu'il gèle. Tant pis, je resterai au chaud sous la bulle. Mais le sommier de notre lit était défoncé, et j'ai hyper mal dormi cette nuit - résultat, je passe la matinée à comater à la buvette avec un mauvais Earl Grey à peine tiède, en piquant du nez sur le roman pourtant très chouette que j'ai apporté. Je ne me réveille que pour acheter un badge "I love Ayerdhal" (parmi les grands absents de cette édition pour raisons de santé), puis me traîner péniblement jusqu'à l'espace Cours où Brage organise son pot traditionnel.




Stéphane tarde à faire son discours, dont la teneur me paraît sensiblement différente cette fois - plus axée sur l'idée de communauté que sur des succès éditoriaux de plus en plus fuyants depuis quelques années. Le temps de boire trois coupettes et d'avoir une discussion sur l'oeuvre de Stephen King avec Mélanie, je vois que tout le monde se disperse déjà pour aller manger. Mon blues s'intensifie. Pas de trace d'un pique-nique officiel cette année; mes amis vont s'installer sur les tables en plein air derrière la buvette mais moi, j'ai beaucoup trop froid et je rentre à l'hôtel pour me changer. Le temps que je revienne, ils ont fini de manger et je me rabats sur un poulet rôti de la buvette (froid, figé dans son gras et essentiellement composé d'os - beurk). 




L'après-midi, je reste de nouveau écroulée dans un des fauteuils moelleux de la buvette. De toute façon, je n'ai pas de bouquins à faire dédicacer et aucune des conférences ne m'intéresse. Tiens, et si je faisais pleurer Mélu en tentant de lui imposer mon avis avec toute la subtilité d'un bulldozer? Y'a vraiment des jours où je mérite des baffes. Avant de causer davantage de dégâts, je décide d'aller me dégourdir les jambes en me baladant dans le minuscule centre-ville d'Epinal. Un petit tour au Camaïeu local, au cas où ils auraient encore la jolie robe rayée blanc et rouge dans ma taille - mais non. En regagnant la bulle, je découvre la présence d'Hélène Larbaigt, auteur de "L'étrange cabaret des fées désenchantées" - très beau livre illustré que je comptais me faire dédicacer à Trolls & Légendes, sauf que j'avais renoncé à cause de la file d'attente insensée. Cette fois, il n'y a qu'une seule personne devant elle, j'en profite! Ca m'évitera de rentrer des Imaginales en ayant acheté du thé, une robe, de la papeterie et zéro bouquin. J'aperçois également une éditrice avec qui je me suis un peu pris la tête en début de semaine. J'envisage d'aller la saluer pour dissiper le malaise, mais honnêtement, je n'ai pas le courage de prendre sur moi.




Le soir, on rassemble la bande habituelle plus un couple d'amis de Mélu et on se dirige vers le resto bio Sens et Découverte pour le désormais traditionnel dîner du samedi (même si cette année, c'est AnneEli qui s'est chargée de l'organisation). Comme d'habitude, le repas est délicieux et les conversations vont bon train, mais j'apprécierais sûrement davantage si je n'étais pas aussi fracassée et sur mes gardes. Je me pose beaucoup de questions sur l'amitié en ce moment, mon refus de m'attacher trop fort aux gens, ma façon de parler sans réfléchir, la brutalité involontaire de mes propos, et ces trois jours n'ont fait que souligner le problème d'une manière assez flagrante. Si l'on ajoute à ça que je ne suis pas du tout rassurée sur l'avenir de l'édition en général et la pérennité de mon boulot en particulier... Tout ça sent la remise en cause massive, ce qui me fatigue un peu d'avance. Heureusement que, rentrée à l'hôtel, j'ai l'idée de dresser le sommier pourri à la verticale pour poser le matelas par terre: au moins, mon sommeil de cette nuit est sauvé! Demain, nous partirons par le train de 11h sans être repassés par la bulle. Honnêtement, je n'ai pas besoin d'en rajouter une couche dans la déprime.

Imaginales 2015: vendredi


Aujourd'hui il est censé faire un gros orage: emmitouflons-nous un maximum., et n'oublions pas le parapluie. Direction le Monoprix, histoire de faire un repérage pique-nique pour demain. Oh, une robe à imprimé ananas qui m'irait trop bien! Oh, moins 20% sur tous les collants Dim! Oh, de la papeterie avec des étoiles! Oh, un nouveau magazine sur la psychologie positive! Je ressors de là bien chargée, sans même être montée au rayon bouffe. Hum.




Nettement plus de monde à la bulle en ce vendredi matin, mais toujours aucun auteur qui m'intéresse. J'avais demandé 4 tablettes de chocolat suisse à Marika, elle m'en a apporté 10, mais je saurai être courageuse dans l'adversité et les finir toutes. J'assiste à 70% de la conférence sur la transmission orale des contes, parce que c'est toujours chouette d'écouter Pierre Dubois raconter des anecdotes. Ando, Hélie et Mélu arrivent juste avant l'heure du déjeuner; on récupère Kettch et on part manger au Bureau - dedans car la terrasse est prise d'assaut sous un soleil éclatant. Gros orage, mon fondement. Un petit cocktail ne peut pas me faire de mal. Ma Cobb salad est servie dans... une soupière, il n'y a pas d'autre mot, et je n'en viens pas à bout. Discussion sur les casseroles d'enfance. Un jour, j'apprendrai à me mêler de ce qui me regarde - mais pas aujourd'hui, visiblement.







J'arrive à la yourte avec 11 minutes de retard, me faufile à l'intérieur aussi discrètement que possible et, comme c'est bondé, m'assois par terre à côté de la porte. Pierre Dubois est un conteur extraordinaire; il faut le voir imiter le corbeau, l'entendre décrire une immonde ogresse, le regarder à moins de 5 centimètres de distance pendant qu'il vous tonne au visage. La plus belle expérience du week-end, sans doute. Dans un tout autre registre, grosse grosse marrade sur la terrasse en jouant à Cards Against Humanity avec la quasi intégralité de la Brage Team. Débarquement de Chouchou et des Gasparde qui sont venus de Bruxelles en voiture. Comme je suis en train de mourir de chaud, je repasse à l'hôtel déposer mon tombereau de chocolat suisse et surtout me changer - excellente occasion d'étrenner la robe aux ananas! Mais malgré le beau temps, je me sens mélancolique. Trop d'absents cette année...




Ce soir nous dînons à la Cornouaille. La pauvre Kleo qui n'aime pas le fromage se retrouve à côté de la crêpe au roquefort de BBL et face à ma crêpe au munster: bon appétit.  Mélu nous rejoint au milieu du repas après avoir fini son speed dating avec les éditeurs, et elle semble toujours vivante, ouf. Puis ce sont les Tagada-Kaswiti qui arrivent à leur tour et prennent place en bout de table. Cette année, pas de discussion gore, mais des considérations professionnelles un peu déprimantes. Pas assez en forme pour aller boire un verre au Bougnat, je préfère rentrer à l'hôtel vers 22h. 

Imaginales 2015: jeudi


Pas bien dormi du tout cette nuit entre les ronflements de Chouchou et le stress de pré-départ. Je crois que c'est la première fois depuis un an et demi que la SNCF m'amène à destination à l'heure. Si ce TGV avait déraillé, c'est l'ensemble de la fantasy francophone qui aurait disparu d'un coup d'un seul. Arrivée à l'hôtel Azur, j'ai déjà plus de 5000 pas au compteur pour la journée, youhou! Comme d'habitude, le gentil proprio a laissé ma clé scotchée sur la porte d'entrée - j'ai la chambre 4 cette fois. Sur le chemin du parc, mon regard est attiré par un "Mélange Mystérieux" (c'est son petit nom) dans la boutique de thé locale. J'entre, sniffe un coup et, bien que ce soit un thé noir parfumé, en achète 100g. Le visage de la vendeuse me dit vaguement quelque chose: normal, c'est la femme du gentil proprio de l'hôtel. Le monde est petit, et Epinal plus encore.






Pas grand-monde à la bulle en ce jeudi après-midi, ça fait tout bizarre. Par contre, excellente idée d'avoir rapproché le Magic Mirrors 2 qui était toujours perdu au fond du parc, et surtout d'avoir installé une terrasse derrière la buvette, au bord de la Moselle. Mag m'offre un George-Arthur en fil de fer rouge et noir confectionné par ses soins, c'est adorable. Bien que ses raisons soient tout à fait compréhensibles, je suis triste d'apprendre qu'elle compte fermer sa petite mais excellente maison d'édition dans deux ans. "Je suis libraire: et vous, c'est quoi votre super pouvoir?" affichent fièrement les vendeurs sur leur T-shirt bleu. JCD a apporté un masque de troll pour faire la promo de son dernier recueil de nouvelles. Encore Robin Hobb? Décidément, elle est de tous les festivals! Et Christopher Priest aussi, assis pile au même endroit que l'an dernier. Quant à Pierre Dubois, il fume tranquillement la pipe sur un banc dans le parc.




Il ne fait pas si chaud que ça; du coup je repasse à l'hôtel pour me changer avant d'aller dîner. Je n'avais pas porté de pantalon depuis Venise en octobre 2013; j'avais même oublié l'existence de ce slim bordeaux taille haute qui me va pourtant très bien. Resto bio à cinq, avec Mag, Manu, Kettch et une éditrice de livres pour enfants qui habite depuis peu au Puy-en-Velay, dans la région où je passais mes vacances quand j'étais gosse. Le vin bio n'est pas mauvais, et ce crapuleux à la rhubarbe, quelle merveille! Kettch me sert de chien d'aveugle pour rentrer à l'hôtel. Il est à peine plus de 22h, mais les rues d'Epinal sont désertes. J'ai hâte que tout le monde arrive demain et... aujourd'hui, j'ai fait plus de 13000 pas!

dimanche 31 mai 2015

Mai 2015



Les brèves de la semaine #22




- Lundi matin, commencer la semaine en envoyant deux mails de rappel pour des paiements dus depuis deux mois. Je déteste vraiment être obligée de faire ça, bordel.

- Dernières incohérences dans ma TEC (Trad En Cours): "Ces photos m'accusaient; j'ai donc décidé de les voler et de les ensevelir." Oui, parce que les brûler, ça aurait été un peu trop sûr. Et puis tant qu'à les enterrer, bonne idée de faire ça dans la cour de l'école plutôt que sur l'île privée où tu habites. J'aime les méchants qui savent prendre des risques inutiles. "Allô, Machine? Excuse-moi de te déranger; j'ai eu ton numéro par l'annuaire du lycée." Tu veux dire, alors que Machine en a changé il y a trois jours pour échapper à un harceleur, ce dont elle s'est longuement expliquée dans le chapitre 2?

- Mardi, je découvre qu'un aller-retour maison-Porte de Namur, assorti d'une petite errance dans les magasins du coin, me permet déjà d'accumuler dans les 5000 pas, soit la moitié de ce que je vise les jours sans fitness. Reste à trouver des buts de balade quatre fois par semaine...

- Le même jour, ayant décidé de sortir un peu de ma routine, je commande un Earl Grey à la fleur d'oranger au Comptoir Florian où je suis allée bouquiner. Hé bien, autant j'adore les deux séparément, autant je trouve le mariage des deux complètement raté!

- J'ai beaucoup aimé la première saison d'"Orphan Black", un peu moins la deuxième, et la troisième est en train de me perdre complètement. Je déteste les clones mâles et n'arrive pas franchement à les différencier les uns des autres.

- Mercredi en début d'après-midi, je termine ma TEC. J'avais jusqu'au 5 juin pour la rendre, mais je serai contente de partir aux Imaginales l'esprit tranquille!

- La première glace de l'année est à la fleur d'oranger (miam!) et a été achetée rue du Bailli, lors de la promenade baptismale de mon bracelet connecté.

- Un de mes objectifs de l'année était de faire l'acquisition d'une jolie valise coquée. Celle que j'achète remplit seulement 50% de ce cahier des charges, mais PERSONNE n'aura jamais l'idée de me la voler!

- De jeudi à dimanche, des Imaginales en demi-teinte. Trop d'absents auxquels je pense beaucoup, des éditeurs déprimés qui le cachent plus ou moins bien et, de mon côté, une grande fatigue physique et morale. J'en reviens plus mélancolique qu'autre chose, comme si on avait franchi un point de non-retour.

- Et puis dimanche matin, comme j'appelle ma mère pour lui souhaiter sa fête avant de quitter Epinal, elle m'annonce que ma tante s'est découvert une grosseur au sein récemment et qu'elle passe des examens mardi pour déterminer de quoi il retourne. Elle a seulement dix ans de plus que moi; j'espère vraiment que ce sera bénin.

Bonne semaine à tous.

samedi 30 mai 2015

La revue de presse du week-end #23




[ANIMAUX] "Pourquoi je ne donnerai plus au WWF."

[DROITS DE L'HOMME] Le Guggenheim d'Abou Dabi: l'esclavage moderne au service de l'art moderne.

[FEMINISME] Pourquoi les hommes ne se voilent-ils pas?

[SOCIETE] Une bédé illustrant le fait que non, nous ne partons pas tous dans la vie avec les mêmes chances. (En anglais)

[SPORTS EXTREMES] Une vidéo de Jeb Corliss qui survole la Barn Line suisse avec juste une combinaison à la Batman. Ce type est mon nouveau héros.

[TRAVAIL] Comment être productif en travaillant chez soi, un article détaillé plein d'excellentes astuces concrètes, signé de l'auteur Lionel Davoust.

jeudi 28 mai 2015

"Six half"


Lorsque Shiori, 16 ans, se réveille à l'hôpital après un accident de moto, elle a tout oublié de sa vie d'avant. Elle découvre bientôt que sa mère a quitté la maison quand elle était toute petite, que son père est mort d'un cancer peu de temps auparavant, que son grand frère Akio assume désormais le rôle de chef de famille et que sa petite soeur Maho la déteste. Elle n'est d'ailleurs pas la seule: quand elle retourne au lycée, Shiori s'aperçoit qu'elle traîne une réputation exécrable. Avant son accident, elle multipliait les liaisons amoureuses, se comportait comme une garce sans coeur vis-à-vis de ses "amies" et n'avait aucune considération pour sa famille. Sans être un ange, la nouvelle Shiori ne se reconnaît absolument pas dans cette fille, et bien qu'elle peine à trouver ses marques, elle en vient à appréhender que la mémoire lui revienne... 

L'amnésie, encore un thème rebattu en littérature. Pourtant, Ricaco Iketani (essentiellement connue pour son autre série "Lollipop") parvient sur cette base à tisser une histoire assez prenante. Comment ne pas s'imaginer à la place de Shiori, consternée de découvrir combien elle était antipathique jusqu'à son accident? Comment ne pas compatir aux problèmes qu'elle rencontre - pour s'intégrer au lycée, pour gérer la colère de son ex-petit ami qui ne la reconnaît plus, pour tenter de réparer sa relation avec Maho et... pour affronter les sentiments contre-nature que ne tarde pas à lui inspirer Akio? La nouvelle Shiori est un personnage bien plus sympathique que l'ancienne, mais néanmoins nuancé et surtout tourmenté par trop de questions sans réponse. Si "Six Half" ne rentrera pas dans le Top 10 de mes manga préférés de tous les temps, arrivée à la fin des 4 tomes disponibles, j'ai quand même envie de savoir ce que va devenir son héroïne - et de découvrir la signification de son titre aussi mystérieux que grammaticalement incorrect. 

mercredi 27 mai 2015

La saga du bracelet connecté




Puisque d'après mon généraliste (et mes propres observations), ce dont j'ai besoin pour perdre du poids, ce ne sont pas des séances d'exercices intenses et courtes comme mes vidéos de fitness, mais des efforts modérés soutenus sur une assez longue période, j'ai fini par sauter le pas et faire une chose à laquelle je songeais depuis plus d'un an: investir dans un bracelet connecté. Je fonctionne beaucoup aux objectifs concrets et quantifiés, donc, je me disais qu'un appareil qui m'indique le nombre de pas parcourus chaque jour et me donne une étoile quand j'ai atteint le seuil fixé parviendrait sans doute à me faire sortir de chez moi pour marcher. Pendant notre séjour en Suisse, mon amie Marika m'a fait essayer le sien, un UP de Jawbone. J'ai trouvé ça super moche mais pas gênant à porter et simple d'utilisation (très important pour la quiche technologique que je suis). Du coup, j'ai décidé de m'en commander un dès notre retour en Belgique... 

Dimanche 17: à peine ai-je posé ma valise que je me précipite sur mon MacBook. Après un très rapide tour d'horizon, j'opte pour un UP24, le modèle le plus récent de la marque, en orange plutôt qu'en noir parce que c'est pratiquement moitié prix pour le même produit (75 euros contre 130), en taille S parce que le M de Marika m'était un peu grand, et sur le site de la Fnac belge. Aucun délai de livraison n'est indiqué; je croise les doigts pour que ça arrive vite. 

Lundi 18 - mardi 19: je marche longuement en pestant de ne pas savoir combien de kilomètres j'ai parcourus.

Mercredi 20: je suis en train de crever d'impatience quand je reçois un mail m'indiquant que mon bracelet vient d'être expédié. Hourra!

Jeudi 21: je reçois un nouveau mail m'indiquant que le produit est temporairement indisponible, mais qu'on me préviendra dès qu'il reviendra en stock - très rapidement, me promet-on. Mécontente, j'annule ma commande et décide d'aller me fournir ailleurs. En magasin, par exemple. Afin de ne pas me déplacer pour rien, je tente de me renseigner d'abord. Les deux Fnac de Bruxelles ne décrochent JAMAIS leur téléphone, ni l'une ni l'autre. Chez Media Markt, une jeune femme me répond, mais m'informe que le produit n'est plus référencé chez eux. Agacée, je me résous à commander sur Amazon où le UP24 orange est plus ou moins au même prix que sur la Fnac, et pour la peine, j'ajoute 8€ de frais de port express, histoire d'être livrée dès le lendemain. J'essaie de faire appel aux services d'Amazon le moins possible (surtout pour les produits techniques dont je pourrais avoir besoin de faire jouer la garantie un jour), mais si ce sont les seuls suffisamment bien organisé pour me fournir ce que je cherche...

Vendredi 22: aucun livreur UPS ne sonne à ma porte. Bien organisés, mon fondement. Vers 23h, je contacte le chat du service clients Amazon. "Veuillez nous excuser, nous avons eu un problème au moment de l'expédition, votre bracelet vous parviendra au plus tard mardi prochain." Whaaaaaat? Et alors qu'ils passent leur vie à m'envoyer douze millions de mails inutiles, cette fois, ils n'ont pas jugé bon de m'avertir que le produit que je voulais assez vite pour payer un supplément arriverait encore plus lentement qu'une commande ordinaire en frais de port gratuits? Je ne crie pas sur mon interlocutrice, je sais bien qu'elle n'y est pour rien, mais je suis fortement énervée. Je l'informe que je vais chercher le produit en magasin le lendemain, et que si je le trouve, je refuserai la livraison UPS. En attendant, elle procède au remboursement de mes 8€ - vraiment, juste le minimum syndical. 

Samedi 23: je fais un tour à la Fnac Toison d'Or. Le UP24 est référencé en noir seulement, à 149€, et de toute façon le rayon est vide. Bon, ben je vais attendre la livraison UPS alors.

Lundi 25: j'espère brièvement que "mardi au plus tard" pourrait signifier "lundi", avant de me rendre compte que... c'est férié aujourd'hui. Groumpf.

Mardi 26: dès 9h du matin, je surveille la page de suivi de commande, la rafraîchissant tous les quarts d'heure pour voir si le statut de mon colis est passé de "en transit" à "en cours de livraison". Il est toujours officiellement à l'entrepôt d'UPS quand le livreur sonne enfin à ma porte (alors que d'habitude, mes colis sont déclarés livrés la veille du jour où je les réceptionne... faut pas chercher à comprendre). J'ouvre fébrilement mais proprement l'emballage, au cas où il y aurait un souci. Le S est un poil juste, mais le M était vraiment trop grand, donc je m'en accommoderai. Je mets le biniou à charger, et au bout d'une heure et demie, ce n'est toujours pas terminé, alors tant pis: je sors faire ma promenade du jour sans lui. Quand je reviens, je galère un petit moment pour le synchroniser avec l'application (malgré le "tu vas voir, c'est super facile" de Marika qui ne mesure pas ma quichitude technologique intersidérale). Et comme je suis un poil parano, je ne lui donne pas mon vrai nom ni mon adresse mail principale en remplissant mon profil détaillé.

Voilà, je suis désormais équipée! A partir du retour des Imaginales, mes objectifs hebdomadaires seront les suivants: 3 jours avec une séance de fitness de 45 mn; 4 jours à 10 000 pas (= 5 km, avec mes petites jambes) au moins. J'adapterai ensuite en fonction de l'évolution de ma courbe de poids et de mon pourcentage de graisse, puis de la météo au retour de la mauvaise saison. J'avoue que j'ai hâte de voir ce que ça va donner!

mardi 26 mai 2015

10 ans déjà




Aujourd'hui, ce blog a dix ans.

Je n'ai pas vu passer le temps depuis sa création. Dieu sait pourtant que cette décennie fut une période riche en événements. En 2005, je vivais à Monpatelin avec un homme qui ne me correspondait pas du tout, et notre couple commençait à sentir sérieusement le roussi. J'avais acheté un appartement peu de temps auparavant. J'étais un poil déprimée, pas très heureuse de ma vie, mais je ne me résolvais pas encore à tout chambouler. J'avais arrêté la danse et les arts martiaux, je ne bougeais plus du tout. Par contre, j'adorais mes road trips américains entre amis.

En 2015, je partage mon temps entre Monpatelin et Bruxelles. J'ai une vie de couple géniale, et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. Je viens juste de me mettre au fitness, même si je ne sais pas trop ce que ça donnera à long terme. J'ai perdu des êtres chers et développé beaucoup d'angoisses que je n'avais pas autrefois; en contrepartie, je pense être globalement une meilleure personne. Si je ne voyage pas autant que je l'aimerais, j'espère que ça va s'améliorer dans les années à venir. Beaucoup de choses continuent à me révolter, mais j'ai l'impression d'avoir trouvé le mode d'emploi de la vie.

Et non seulement mon blog n'est pas étranger à ces changements positifs, mais je peux même dire qu'il en fut l'instrument principal. C'est grâce à lui que j'ai rencontré Chouchou et plusieurs de mes amis actuels, mais aussi gardé le contact avec les anciens. C'est lui qui m'a permis d'assouvir mes envies d'écriture et de partage. C'est lui qui me sert de fil conducteur et de témoin. C'est pour l'alimenter que j'ai appris à faire de meilleures photos et multiplié les expériences en tout genre. C'est lui qui me permet de relativiser et de sublimer mes déboires. C'est lui qui m'incite à tenir les engagements que j'ai pris de manière publique, à aller jusqu'au bout de mes résolutions (ou au moins, de la plupart d'entre elles). C'est lui qui m'offre le cadre nécessaire à la réalisation de mes nombreuses idées.

Sans lui, ma vie ne serait tout simplement pas la même.

En dix ans, j'ai écrit plus de 4300 billets - dont une cinquantaine qui ne seront jamais publiés - sur des sujets tellement hétéroclites qu'il m'est impossible de dégager une ligne éditoriale claire. Je n'ai qu'une règle incontournable: ne pas utiliser ce blog pour régler mes comptes. Pour le reste, si j'ai envie de parler de quelque chose, j'en parle. Ca m'amuse d'ailleurs beaucoup de voir que le plus lu de tous mes billets est le compte-rendu de ma première coloscopie, un sujet pas franchement glamour! Quant au billet que dont je suis le plus fière, il n'a pas changé depuis sept ans. Je suis par ailleurs toujours très fan du nom "Le rose et le noir", qui malgré mon évolution continue à me résumer parfaitement, et un peu stupéfaite de voir que malgré mon absence d'efforts pour promouvoir ce blog, il reçoit en moyenne 1500 visiteurs uniques par jour.

Je vous remercie tous de me lire, et je rempile bien volontiers pour dix ans de plus ♥