vendredi 10 juillet 2015

Soupe froide à l'avocat vite fait-bien fait




Pour 4 personnes en entrée, ou 2 en plat unique:
- 2 avocats bien mûrs
- 1 pomme verte (type Granny Smith)
- 1 concombre
- 1/2 oignon blanc
- 500 ml de bouillon de légumes refroidi
- le jus d'un citron vert
- sel, poivre

Eplucher tous les légumes et les couper en morceaux.
Passer au blender avec les liquides.
Servir avec quelques rondelles de radis roses et des miettes de feta (que je n'avais pas sous la main au moment où j'ai pris la photo).
...Plus simple et plus rapide, tu meurs.

jeudi 9 juillet 2015

Frustration




Notre dernier grand voyage remonte à avril 2010 - pour les 40 ans de Chouchou, notre second séjour ensemble au Japon. La grande aventure suivante devait être un road trip californien. Mais en septembre, nous avons appris que mon père avait un cancer, et je n'ai plus osé faire de plans six mois à l'avance. En octobre 2012, mon père est mort, et les projets de voyage sont revenus sur le devant de l'actualité. Puis Chouchou s'est installé en free lance, et depuis, c'est soit le temps soit l'argent qui ont manqué pour prévoir autre chose que des city trips de quelques jours. 

Parfois, j'ai l'impression que je vais exploser de frustration. 

J'ai bien conscience que c'est une réaction de gamine gâtée. Même sans bouger de Bruxelles et de Toulon, j'aurais une vie très agréable par rapport à la moyenne: un boulot que j'aime, une chouette relation de couple, pas de soucis de santé... Je sais que c'est déjà énorme. Mais moi, ce que je veux faire de ma vie, c'est voyager avant toute autre chose. Enfin, non: d'abord écrire, puis voyager - la seconde activité nourrissant tout de même énormément la première. 

J'essaie de ne pas laisser transparaître mon impatience au quotidien, mais intérieurement, je piaffe à un point dont vous n'avez pas idée. Je brûle de sillonner de nouveau les routes américaines, de découvrir l'Australie et la Nouvelle-Zélande, de retourner au Japon pour explorer d'autres villes que Tokyo et Kyoto, de faire le tour de l'Islande dans le silence et le vent. Si férue que je sois des plaisirs du quotidien, ils ne suffisent pas à nourrir mon âme. 

Mon âme s'emmerde grave en ce moment. 

Puisque je ne peux pas voyager au dehors, j'essaie de faire diversion en voyageant en dedans. Je lis des quantités de bouquins phénoménales. Je me renseigne pour préparer une future reconversion, notamment à travers des cours en ligne. Mais pour être honnête, je me force un peu. Rien ne m'intéresse vraiment. Je veux juste faire ma valise et m'en aller, loin. 

mardi 7 juillet 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (10)




1. Takumi, Bruxelles 2. Fourchette à bicyclette, Bruxelles 3 et 14. Les gens que j'aime, Bruxelles 
4. Hôtel Le Berger, Bruxelles 5. 't Wycker Cabinet, Maastricht 
6 et 10. Bar de la Place, Monpatelin 7. La Fabbrica di Marco, Toulon 
8. Le Chamo, Toulon 9. China Fast Food, Toulon 
11. Hippopotamus Gare du Nord, Paris 12. Arthur's, Bruxelles 13. AMI, Bruxelles
15. L'Amour Fou, Bruxelles

lundi 6 juillet 2015

"Souvenirs de Marnie"


Anna a 12 ans. Placée en famille d'accueil suite au décès de ses parents, c'est une enfant solitaire qui se sent toujours "à l'extérieur du cercle". Afin de soigner son asthme, sa tutrice l'envoie passer l'été dans une petite bourgade tranquille. A peine Anne est-elle arrivée sur place qu'elle se prend de fascination pour un manoir décrépit situé au fond d'un marais. Elle y fait la connaissance de Marnie, une fillette de son âge dont les parents toujours absents la laissent à la garde d'une grand-mère sévère et de domestiques peu commodes. Entre ces deux enfants qui se sentent abandonnées, l'amitié est immédiate... 

Dernier film produit par les studios Ghibli, seconde réalisation d'Hiromasa Yonebayashi à qui on devait déjà "Arrietty, le petit monde des chapardeurs", "Souvenirs de Marnie" a fait un flop (certes relatif) tant au Japon qu'à l'étranger, et j'avoue que je peine à comprendre pourquoi. Certes, il ne possède pas la magie des plus grands Miyazaki, mais on y retrouve tous les éléments qui font le charme de films plus contemplatifs tels que "La colline aux coquelicots" ou "Si tu tends l'oreille". Ici aussi, l'héroïne est en équilibre entre l'enfance et l'adolescence; ici aussi, l'atmosphère joliment nostalgique est servie par un travail fabuleux sur les paysages et la lumière; ici non plus, il n'y a pas de lutte contre un antagoniste quelconque: juste la découverte de soi et l'apprentissage parfois doux-amer de la vie. Un très joli dessin animé à mettre devant toutes les mirettes. 




dimanche 5 juillet 2015

Les brèves de la semaine #27




- Lundi, je fais le workout 1 du "6-week 6-pack" de Jillian Michaels. 35 minutes d'abdos purs à un train d'enfer. Quand je termine, je suis tellement trempée de sueur qu'on dirait que je sors de la douche. Mais le lendemain, je n'ai presque pas mal, hourra!

- Ma crève d'été s'éternise; je dois désormais être composée de morve à 90%. 

- Mardi midi, j'apprends que le crabe qui squattait les poumons d'un ami est de retour après avoir été chassé une première fois. Fuck.

- Le soir, le nouveau directeur de collection d'une série que je traduis depuis plus de 15 ans - c'est même moi qui l'ai recommandée à l'éditeur au millénaire dernier - déclare dans une interview "qu'il travaille" à la publication de l'ultime tome récemment paru en VO. Ou bien il pipote, ou bien il y travaille sans moi - ce qui m'étonnerait un peu vu le monstrueux glossaire que j'ai dû établir et que je suis la seule à détenir.

- Mercredi, je snobe le début des soldes: je viens d'entrer dans mon mois de no buy.

- Je me renseigne pour des cours d'aerial yoga. La super nouvelle, c'est qu'il y a une école juste à côté de chez moi avec des horaires et des tarifs qui me conviennent. La mauvaise nouvelle, c'est qu'elle vient juste de fermer - seulement pour les grandes vacances, j'espère!

- Jeudi, je me lève en nage à cause de la canicule, et avec la chanson de l'équipe de foot de St-Etienne qui tourne en boucle dans la tête (pourquoi?). C'est ce qu'on appelle un excellent début de journée.

- Vendredi, je reçois le hors-série de Flow spécial Mindfulness qui tombe à pic pour cristalliser certaines de mes intentions encore un peu floues quant à une future réorientation professionnelle. Dès que j'aurai un peu de temps et d'inspiration, je pondrai un billet sur le sujet.

- Le Takumi compte arrêter mon donburi préféré, celui aux boulettes de poulet mariné, parce qu'elles nécessitent trois cuissons différentes et que c'est un peu chiant. Mais à la place, il devrait y avoir bientôt une autre recette de donburi et une de udon. A tester!

- Samedi, nous retournons au yoga pour la première fois depuis six mois. Le cours en plein air, à l'ombre fraîche des grands arbres d'un parc privé, est un vrai bonheur.

- En allant chercher une pièce de rechange pour notre blender KitchenAid chez International Home of Cooking, nous découvrons qu'il y a un tout nouveau NoaNoa au début de la chaussée de Charleroi. Je me retiens héroïquement d'entrer - j'adore leurs jupes, et ils ont le bon goût de tailler grand.

- Dimanche matin, le marché Flagey rétrécit de plus en plus au fur et à mesure que l'été avance: dommage, c'est quand même la saison la plus riche en fruits et légumes... Heureusement, je peux me consoler de l'absence de poivrons corne de boeuf et d'asperges sauvages avec deux très bons pad thai du food truck Chang Noi.

- Je passe une partie de l'après-midi à traduire des annonces d'ateliers de rêves et de visualisation pour ma prof de yoga en échange de cours gratuits. Vive le troc de compétences!

- Vers 17h30, enfin, la pluie se met à tomber. J'ai rarement été aussi contente de la voir. J'en suis même à souhaiter un bon gros orage pour cette nuit, histoire de rafraîchir vraiment l'atmosphère...

Bonne semaine à tous.

"Sense8": Vous n'êtes plus seulement vous-mêmes




A Seoul, Bombay, Nairobi, Berlin, Londres, Chicago, Mexico et San Francisco, quatre hommes et quatre femmes ordinaires, que rien ne reliait jusque là, sont simultanément frappés par la même vision brutale. Sans s'expliquer pourquoi ni parvenir à maîtriser ce phénomène, ils commencent à partager leurs sensations et leurs vécus respectifs. Et comme si ce n'était pas assez déboussolant, une organisation mystérieuse tente de s'emparer d'eux...

"Sense8" est une série produite par Netflix, dont la première saison de douze épisodes est disponible depuis début juin. Sortie de l'imagination des Wachowski, elle reprend avec brio le thème de l'empathie et de la connectivité qu'ils avaient déjà traité de manière ambitieuse (mais un poil chiante) dans leur film "Cloud Atlas". Ici aussi, la science-fiction sert de prétexte à explorer le thème de l'humanité; ici aussi, l'intelligence de la réflexion n'empêche pas la présence de scènes d'action très spectaculaires à la "Matrix", rendues d'autant plus originales par le fait que les Sensates peuvent intervenir dans la vie les uns des autres et qu'en situation de crise, ils font généralement front à plusieurs.

Pour le reste, le rythme de la narration est très lent - principal reproche adressé par les spectateurs n'ayant pas accroché au pilote. Entre deux explosions de violence, la série tisse son univers émouvant à coups de rencontres improbables entre deux solitudes séparées par des milliers de kilomètres, de scènes de groupe magiques portées par un choix musical particulièrement judicieux. Les Wachowski ont bénéficié de moyens financiers importants qui leur ont permis de tourner réellement aux neuf endroits où est censée se dérouler leur histoire: les huit cités précédemment, plus l'Islande. Ils ont également su s'entourer de comédiens tous parfaits dans leur rôle, capables d'apporter la force et la fragilité inhérentes à chacun des personnages:

- Nomi, née Michael, est une hackeuse transsexuelle en couple lesbien et biracial.
- Lito, célèbre acteur de télénovelas, dissimule son homosexualité de crainte qu'elle ne lui coûte sa carrière.
- Will, policier comme son père avant lui, est hanté par la disparition inexpliquée d'une de ses camarades d'enfance.
- Riley, DJ en vogue, ne se remet pas de la tragédie qui lui a fait fuir son Islande natale.
- Wolfgang, cambrioleur qui opère en duo avec son meilleur ami, a été poussé sur la voie du crime par une histoire familiale violente.
- Capheus, conducteur de bus et grand fan de Jean-Claude Van Damme, ne sait plus comment s'y prendre pour procurer des médicaments à sa mère atteinte du Sida.
- Kala, étudiante en pharmacie pour qui la science et la religion ne sont nullement incompatibles, se demande si elle doit épouser son fiancé merveilleux mais dont elle n'est pas amoureuse.
- Sun, femme d'affaires le jour et championne de kickboxing la nuit, a promis à sa mère mourante de veiller sur son père et son frère bien qu'ils la méprisent parce qu'elle n'est qu'une femme.




Pour certains, ce casting est une accumulation de clichés racistes choquants. Je n'y ai vu que des archétypes certes pas très subtils, mais qui servent à étoffer l'universalité du propos - et surtout, que l'on oublie très vite tant les personnages sont intéressants et/ou attachants. Leurs histoires individuelles se font écho d'une manière qui permet d'explorer mains sujets douloureux, notamment les rapports familiaux (des plus dysfonctionnels aux plus touchants) et la façon dont ils modèlent une existence. J'ai également beaucoup apprécié l'importance accordée à la notion de genre, et la mise en scène de la sexualité comme quelque chose de bien plus fluide que ne l'imaginent la plupart des gens.

Mais surtout, j'ai aimé le message qui sous-tend chacune des scènes, des plus brutales aux plus sereines, des plus poignantes aux plus hilarantes: l'évolution positive de la race humaine passera par l'empathie. Nous serons sauvés de la solitude, de nos drames personnels et des Grands Méchants non par notre propre force, mais par notre capacité à connecter avec autrui, par notre volonté d'oeuvrer tous ensemble à la résolution des problèmes qui se présenteront à nous individuellement ou à l'ensemble de notre communauté. La philosophie peut sembler un peu simpliste, mais mise en scène par les Wachowski, je vous jure qu'elle est aussi belle qu'inspirante - à tel point que pour moi, elle relègue l'aspect "conspiration" de l'intrigue assez loin à l'arrière-plan.

J'aurais encore beaucoup de choses à dire, notamment sur les scènes les plus marquantes (drôles/jouissives/émouvantes) de cette première saison, ou encore les relations privilégiées qui se nouent entre certains des héros, mais je m'en voudrais de déflorer "Sense8" aux anti-spoilers. Alors, je vais juste conclure en disant que les Wachowski ont prévu de boucler leur histoire en cinq saisons (non, "Sense 8" ne sera pas un second "Lost" qui ne sait pas où il va), dont la deuxième et la troisième sont déjà signées. Mon impatience d'être en juin prochain n'a d'égale que ma crainte que la série ne parvienne pas à soutenir un niveau pareil jusqu'au bout.




samedi 4 juillet 2015

La revue de presse du week-end #28




[ECOLOGIE] "Nous sommes une société qui fait du bien au monde", affirme sans frémir le porte-parole de Monsanto.

[ECONOMIE] Contre le totalitarisme financier, l'Europe doit changer ou mourir

[IMMIGRATION] Un magnifique texte dédié "à ceux qui pensent qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde". Et si, au contraire, ouvrir les frontières générait de la richesse?

[IMMIGRATION] Le village italien qui doit sa survie aux migrants.

[SANTE] Se pourrait-il que la dépression soit une maladie physique et non mentale? (En anglais)

[SANTE] Cuba devient le premier pays à éliminer la transmission mère-enfant du HIV. (En anglais)

vendredi 3 juillet 2015

Canicule




Je me lève une heure plus tôt que d'habitude, chassée de mon lit par la chaleur qui colle mon corps moite aux draps. 
Je me douche tout de suite pour ne pas passer la journée à mariner dans mon jus, alors que d'habitude, c'est un miracle si j'arrive à me traîner à la salle de bain avant 17h.
J'hésite: un thé chaud pour me réveiller, un thé froid pour me rafraîchir? 
Je dois me violenter pour arriver à bosser dans notre petit appartement changé en étuve plutôt que de faire... n'importe quoi d'autre, mais ailleurs. 
Je bouge au minimum pour retarder le moment où je sentirai ma sueur recommencer à couler. 
Depuis lundi, je n'envisage même plus de faire du fitness. C'est tout juste si, mercredi, je me suis fendue d'une séance quasi immobile de yin yoga. Et même quand je sors, je n'atteins pas les 10 000 pas dans la journée parce que c'est désagréable de marcher par des températures pareilles, surtout à ma vitesse habituelle. 
("Tu as la police aux trousses?" me demandait souvent un de mes ex dont les jambes faisaient un demi-mètre de plus que les miennes.)
L'avantage, c'est que la chaleur me coupe l'appétit; du coup je mange très peu et même sans bouger, je perds quand même du poids. 
Dès que mon planning le permet, je prends une deuxième douche; je m'habille juste assez pour éviter l'arrestation et je fuis. 
Dans une salle de cinéma climatisée pour voir "Inside out".
Chez Les gens que j'aime où je commande une limonade maison que j'aspire bruyamment, presque d'un trait. 
Dans des magasins où je n'ai pas l'intention d'acheter quoi que ce soit malgré les soldes - juste parce qu'il y fait vaguement frais.
A l'Amour Fou pour boire des cocktails en lisant le hors série Mindfulness de Flow.
Sur la place Flagey où je regarde les enfants en maillot de bain s'éclabousser sous les jets d'eau en regrettant de ne pas pouvoir me joindre à eux. 
Malgré la crème Nok dont je m'enduis les pieds avant de sortir, j'ai rapidement des ampoules. 
Meds jambes sont lourdes et gonflées; il me semble que je marche à travers de la purée de pois. 
Je ne râle pas: j'ai grandi dans une ville où il faisait plus de 35° pendant toutes les grandes vacances. Je n'aime pas ça, mais j'ai l'habitude.
Et puis j'ai passé tout l'hiver à appeler le soleil de mes voeux, je ne vais pas me plaindre maintenant qu'il est enfin là. 
Trop vite, de toute façon, l'été passera; les résultats d'examens et les noms des élus tomberont - et les héros de notre jeunesse avec eux; il faudra prendre des décisions à contrecoeur, regarder des vérités cruelles en face, sentir le sillon des rides se creuser, trouver le moyen de vivre quand même. 
Mais en attendant qu'éclate l'orage, le temps est provisoirement suspendu. 

Lectures 2ème trimestre 2015


ROMANS
- "Lève-toi et charme" (Clément Bénech) ♥︎
- "Me before you" (Jojo Moyes) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Deux secondes de trop" (Rachel Joyce)
- "Who is Tom Ditto?" (Danny Wallace) ♥︎♥︎
- "Pouvoirs magiques" (Cécile Reyboz) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'histoire d'un mariage" (Andrew Sean Greer) ♥︎♥︎
- "Elizabeth is missing" (Emma Healy)
- "PopCo" (Scarlett Thomas) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Of things gone astray" (Janina Matthewson) ♥︎
- "La cigale du huitième jour" (Mitsuyo Kakuta)
- "Les invasions quotidiennes" (Mazarine Pingeot) ♥︎
- "A darker shade of magic (V. E. Schwab) ♥︎♥︎
- "The seven sisters" (Lucinda Riley)
- "Le vase où meurt cette verveine" (Frédérique Martin) ♥︎♥︎♥︎
- "The invisible library" (Genevieve Cogman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Dix minutes par jour" (Chiara Gamberale) ♥︎♥︎♥︎
- "La balance brisée T1: Subliminale" (Lise Syven) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Ma femme de ta vie" (Carla Guelfenbein)
- "The versions of us" (Laura Barnett) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La balance brisée T2: Phénoménale" (Lise Syven) ♥︎♥︎♥︎
- "Denton Little's deathdate" (Lance Rubin) ♥︎
- "The sunken cathedral" (Kate Walbert)
- "La femme au carnet rouge" (Antoine Laurain) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" (Karine Lambert) ♥︎
- "Ma vie de pingouin" (Katarina Mazetti) ♥︎♥︎♥︎
- "The Rosie effect" (Graeme Simsion) ♥︎♥︎
- "Au service surnaturel de Sa Majesté" (Daniel O'Malley) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE 
- "Soucoupes" (Obion/Le Gouëfflec) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Vous êtes tous jaloux de mon jetpack" (Tom Gauld) ♥︎♥︎
- "The sculptor" (Scott McCloud) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le quartier de la lumière" (Inio Asano)
- "Le grand méchant renard" (Benjamin Renner) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Irmina" (Barbara Yelin) ♥︎♥︎♥︎
- "Carnets de thèse" (Tiphaine Rivière) ♥︎♥︎♥︎
- "Histoire d'un couple" (Yeon-Sik Hong) ♥︎♥︎♥︎
- "Allô, Dr. Laura?" (Nicole J. Georges) ♥︎♥︎♥︎
- "Six half" T1 à 5 (Ricaco Iketani) ♥︎♥︎♥︎
- "Martin Bonheur" (J. Félix/S. Louis) ♥︎
- "Double je" T2 (Reiko Momochi) ♥︎♥︎
- "A boire et à manger" T3 (Guillaume Long) ♥︎♥︎
- "Bouche d'ombre, T2: Lucie 1900" (Maud Begon/Carole Martinez) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Les promeneurs sous la lune" (Zidrou/Mai Erguza) ♥︎♥︎
- "Perles et pirates" (Yohan Zaoui/Clotka) ♥︎♥︎
- "Les petits riens T7: Un arbre en furie" (Lewis Trondheim) ♥︎♥︎♥︎
- "Mille tempêtes" (Tony Sandoval) ♥︎♥︎♥︎
- "Erased" T5 (Kei Sanbe) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- "To Do List" (Sasha Cagen) ♥︎♥︎♥︎
- "L'étrange cabaret des fées désenchantées" (Hélène Larbaigt) - en cours de lecture
- "Zen habits" (Leo Babauta) - en cours de lecture
- "Radical self-love" (Gala Darling) - en cours de lecture
- "The worrier's guide to life" (Gemma Correll) ♥︎

jeudi 2 juillet 2015

30 new things: week 3



Jour 15: Tester la terrasse du Stam
Je cherchais un endroit calme, pas trop loin de chez moi, où boire un verre en bouquinant les après-midi de flemme. Le Stam remplit parfaitement mon cahier des charges, surtout qu'il propose des thés glacés maison aromatisés aux fruits frais et pas trop sucrés, juste comme j'aime. L'essayer, c'est l'adopter!



Jour 16: Préparer des enveloppes-mystère
Ma proposition est accueillie avec enthousiasme, et je reçois immédiatement une vingtaine de demandes. Du coup, comme je ne pète pas la forme et suis assez préoccupée, je m'attelle immédiatement à la confection des enveloppes histoire de me changer les idées. C'est plus de boulot que je ne le croyais, et bien entendu, après avoir fermé les premières, je pense à plusieurs choses que j'aurais pu faire différemment et mieux.



Jour 17: Assister à la Gay Pride
Je pourrais retenir mon diagnostic de peau chez Kiehl's, ou le mugicha découvert dans un super restaurant japonais, mais la nouvelle chose la plus marquante de ce samedi, c'est quand même cette Marche des Fiertés que je vois passer pour la première fois. Je craignais qu'elle ne gâche ma rencontre de lectrices chez Betjeman & Barton, devant laquelle elle défile à partir de 17h30, et en fait, je suis ravie de cette occasion d'y assister. Tant de gens qui manifestent aussi festivement et contre rien du tout, je trouve ça assez génial, surtout le lendemain de la légalisation du mariage pour tous dans l'ensemble des USA - de quoi faire le plein de bonne énergie!



Jour 18: Goûter le mélange "Comme une étoile" de Betjeman & Barton
Hier je me suis laissée tenter par un nouveau mélange au nom poétique et une jolie boîte rose fluo chez Betjeman & Barton; aujourd'hui, je goûte! Chaud - je trouve l'association fleur d'oranger-violette-kiwi-pêche-bergamote assez agréable bien que pas révolutionnaire. Froid - la violette prédomine sur tout le reste à un point que je trouve écoeurant. On va donc dire que je ne suis pas fan de ce thé (mais que je kiffe quand même la couleur de la boîte réutilisable).



Jour 19: M'inscrire à mon premier MOOC
Longtemps après être entrée dans la vie active, j'ai continué à étudier en cours du soir ou par correspondance, juste pour le plaisir. Si j'avais pu me le permettre, je serais restée étudiante à jamais. Puis je suis devenue paresseuse pragmatique. Mais aujourd'hui, grâce aux MOOC, on peut étudier toutes les matières possibles et imaginables gratuitement, avec les meilleurs professeurs du monde, chez soi et à son rythme. J'ai longtemps repoussé le moment de m'y mettre; ce défi est l'occasion rêvée de m'inscrire. J'ai repéré deux cours de psychologie positive, un de 8 semaines à 4-5 heures de travail hebdomadaire annoncé, l'autre de 6 semaines à 2-4 heures de travail. Mais seul le premier est disponible pour le moment - même s'il ne commence réellement que le 8 septembre. Me voilà donc inscrite au MOOC "The science of happiness" de l'université de Berkeley. Et en train de de passer en revue la liste des autres cours sur lesquels je pourrais me faire les dents pendant l'été - je suis assez tentée par ceux qui traitent de développement durable.



Jour 20: Marcher au milieu du boulevard Anspach
A Toulon, le coeur de la ville est piétonnier depuis aussi loin que remontent mes souvenirs. A Toulouse, la rue d'Alsace-Lorraine l'est devenue il y a quelques années. Et depuis dimanche, une portion du centre de Bruxelles est fermée à la circulation automobile. C'est très bizarre de pouvoir désormais marcher sur le boulevard Anspach qui était jusqu'ici toujours encombré de voitures. Je sais que beaucoup de Bruxellois sont mécontents, mais moi, je salue toute initiative susceptible de limiter l'utilisation des bagnoles et de favoriser la marche à pied ou les TEC. Dans bien d'autres grandes villes, l'expérience a prouvé que ça n'était pas nuisible pour le commerce, au contraire. Je ne vois donc que des raisons de me réjouir.



Jour 21: Préparer des scones
La recette à l'Earl Grey issue d'une ancienne Thé Box est imprécise à souhait, mais sans doute pas autant que mes mesures car je n'ai ni verre doseur ni balance, ayant oublié de remplacer ceux que nous avons cassé il y a déjà... pfiou, au moins ça. En plus, ma levure est périmée. Ma pâte colle un peu malgré un rajout de farine, ce qui rend difficile l'utilisation d'une tasse retournée en guide d'emporte-pièce, et au final, je modèle mes scones à la main. Au sortir du four, légèrement plus compacts que le pain de voyage nain, ils peuvent éventuellement être biclassés "armes contondantes". Mais pour le goûter, euh, je vais plutôt manger une banane.

mercredi 1 juillet 2015

Soupe froide concombre-roquette




En ces temps de canicule quasi-générale, j'ai eu envie de partager avec vous cette recette très fraîche et totalement inratable. A la fois diététique et rassasiante, elle fait un repas du soir idéal! 

Pour 4 personnes en entrée, ou 2 personnes en plat unique:
- 2 concombres
- 50 g de roquette
- 50g de pain de mie (complet si possible)
- une gousse d'ail
- 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
- 4 brins de menthe
- un quart de bouquet de persil plat
- 3 oignons nouveaux (ou un quart d'oignon blanc)
- 25 cl de bouillon de poule (ou de légumes, pour les vegans)
- sel, poivre
- piment d'Espelette

Epluchez les concombres, ôtez les pépins du centre et coupez-les en petits morceaux. Mettez dans un grand Tupperware avec le pain de mie émietté, l'ail et les oignons émincés, l'huile et le vinaigre. Mélangez bien. Laissez le Tupperware fermé au frigo pendant au moins une heure. 
Pendant ce temps, préparez le bouillon de poule et laissez-le refroidir. 
Dans un blender, mélangez le contenu du Tupperware avec la roquette, les herbes, le bouillon de poule. Mixez bien. 
Salez, poivrez, et rajoutez une pincée de piment d'Espelette au moment de servir. 
N'hésitez pas à préparer une grande quantité de cette soupe froide: c'est encore meilleur le lendemain, après avoir passé toute une nuit au frais!

mardi 30 juin 2015

Juin 2015



PAL été 2015




Mes copines Kleo et Shermane ont dressé récemment la liste de leur Pile à Lire. Or il se trouve que, faisant un mois de No Buy en juillet, j'espère bien profiter de cette occasion pour diminuer la taille de la mienne. J'en profite donc pour la partager ici - sans compter les livres que je suis en train de lire, ni ceux en attente à Monpatelin. 37 bouquins en tout, ça peut paraître beaucoup dans l'absolu, mais parmi mes fréquentations, je dois être une de celles dont la PAL est la plus modeste!

ROMANS

Fantasy
The republic of thieves (Scott Lynch)
Dragons of the hourglass mage (Margaret Weiss/Tracy Hickman)
Arcadia, l'intégrale (Fabrice Colin)
Fées, weed et guillotines (Karim Berrouka)
The girl who circumnavigated Fairyland in a ship of her own making (Catherine M. Valente)
A natural history of dragons (Marie Brennan)*
A madness of angels (Kate Griffin)
Zombie Iceland (Nanna Arnadottir)
The name of the wind (Patrick Rothfuss)
The school for good and evil (Soman Chainani)

Littérature générale
The goldfinch (Donna Tartt)
Hélianthe (Stefano Benni)
Marelle (Julio Cortazar)
Lord Stranleigh (Robert Barr)
Dolores Claiborne (Stephen King)
Discordance (Anna Jorgensdotter)
Le livre du roi (Arnaldur Indridason)
Un monde ailleurs (Stewart O'Nan)
La lettre à Helga (Bergsveinn Birgisson)
Alors vous ne serez plus jamais triste (Baptiste Beaulieu)
We are not ourselves (Matthew Thomas)
Chanson pour bestioles (Cécile Reyboz)
Catherine Certitude (Modiano/Sempé)
Ma grand-mère vous passe le bonjour (Fredrik Backman)
What we found in the sofa and how it saved the world (Henry Clark)
Speak (Laurie Halse Anderson)

RECITS/ESSAIS/DEVELOPPEMENT PERSONNEL/POESIE
The roads to Sata (Alan Booth)
Le Mokafé (Christiane Levêque)
Les quatre accords toltèques (Don Miguel Ruiz)
La magie du rangement (Marie Kondo)
Alternativez-vous (Christiane Hessel)
Haïkus du temps présent (Madoka Mayuzumi)

BEDE/MANGA
Billy Brouillard: le chant des sirènes (Guillaume Bianco)
La fille de la plage (Inio Asano)
A silent voice T1 (Yoshitoki Oima)
Food wars T1 (Yuto Tsukuda/Shun Saeki)
Je reviendrai vous voir (George Morikawa)

lundi 29 juin 2015

Où je découvre que j'ai le registre émotionnel d'une barbare - merci, Pixar!



Hier, donc, Chouchou et moi sommes allés voir "Inside out" - "Vice-versa" en français, titre qui n'a absolument rien à voir avec la choucroute et encore moins avec le film qu'il est censé désigner, mais passons. Sans surprise, le dernier Pixar est un dessin animé très intelligent, à la fois drôle, émouvant et instructif, qui plaira aussi bien aux petits qu'aux grands. Sa géniale idée de base consiste à mettre en scène sous forme de personnages les cinq émotions majeures qui dictent le comportement des gens: la Joie, la Tristesse, la Peur, la Colère et le Dégoût. Le film parle de construction de la personnalité et de structure de la mémoire; il illustre le fonctionnement et les limites de la psychologie positive, le tout d'une façon ludique et digeste. Bref, une grande réussite. 

Bien entendu, à la sortie, je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger: qui est aux commandes dans mon QG à moi? Quelles sont les émotions qui me gouvernent? J'ai beau tourner et retourner la question dans tous les sens, je n'en vois que trois: la Gratitude (qui est une version un peu plus calme et plus stable - plus mature, disons - de la Joie), l'Angoisse et la Colère. Parfois la première et la deuxième cohabitent bizarrement; parfois la deuxième et la troisième font équipe. C'est à peu près tout. En gros, j'ai le registre émotionnel d'une barbare. Ma Tristesse, je l'ai étouffée sous un oreiller depuis belle lurette: trop douloureuse, impossible à gérer. 

Quand nous sommes sortis du cinéma, je me suis arrêtée pour donner une pièce à un SDF. Il a levé vers moi des yeux bleus très clairs et un sourire rayonnant, et dans un mauvais français, il m'a dit qu'il prierait Dieu de me bénir parce que j'avais bon coeur. Franchement, ça m'a donné envie de foutre des coups de pied dans les murs et de mettre le feu aux façades. Comment, pourquoi y a-t-il de nos jours des gens contraints de mendier à genoux - à genoux, putain - sur les boulevards d'une grande ville riche comme Bruxelles? Si je commence à m'attrister, je n'en finirai jamais de pleurer sur les malheurs du monde. Je préfère nourrir ma rage, même si elle n'est pas nécessairement plus productive. 

Je ne m'autorise pas plus à être triste qu'à me montrer vulnérable. La Tristesse, quand j'étais encore capable d'en éprouver, me ravageait dans des proportions insoutenables, à me donner envie de me jeter par la fenêtre pour la faire voler en éclats. Je lui préfère la Colère, plus sombre mais plus énergique, qui pousse vers l'avant au lieu de clouer à terre. C'est d'ailleurs le seul trait que je partage avec Anita Blake, l'héroïne flingueuse et impitoyable d'une des séries que je traduis. Pas d'attendrissement inutile: il me faut des actes. Des flammes qui purifient plutôt que des larmes qui noient.

(Si vous n'avez pas vu le dessin animé et que vous ne voulez pas être spoilé, arrêtez-vous de lire ici.)

Pourtant, dans "Inside out", c'est la Tristesse qui sauve tout à la fin, en poussant la jeune héroïne à baisser ses défenses pour révéler à ses parents combien elle est malheureuse, et donc leur permettre de l'entourer et de l'aider. J'étais prête à concéder qu'il y avait peut-être quelque chose à apprendre de "The Art of Asking", le mémoire d'Amanda Palmer qui traite essentiellement de vulnérabilité. Mais si Pixar se mêle aussi de me donner des leçons de vie, où va-t-on? 

Walaku, la perle japonaise secrète de Paris




Pour un peu, j'ai failli ne jamais découvrir le Walaku. C'est au hasard d'une conversation entre Mélusine et Kettch sur Facebook que j'ai appris qu'ils mangeaient ensemble dans "un super resto japonais" samedi dernier. J'ai demandé si je pouvais m'incruster, et justement, ils avaient une place libre, Andoryss s'étant décommandée pour de sombres raisons de déménagement transeuropéen. "Tu vas voir, c'est très spécial, m'a prévenue Mélusine. C'est un menu bento unique à 32€, tu ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais tout est toujours raffiné et génial." Ah, euh. C'est que je ne mange ni poisson cru ni fruits de mer, qui comptent tout de même parmi les ingrédients principaux de la cuisine nipponne. "Pas de problème, ils sont adorables, je leur ai déjà signalé l'allergie aux champignons de Hélie, je vais leur demander s'ils peuvent éviter de te mettre ça dans ton repas." Ils pouvaient. 




Le Walaku fait partie de ces adresses fabuleuses sur lesquelles on ne tombe pas par hasard: situé dans une rue calme, loin du quartier Saint-Anne ou de toute attraction touristique, le restaurant n'a pas d'enseigne, et sa devanture beige est la moins racoleuse du monde. A l'intérieur, seulement huit places: quatre au comptoir derrière lequel le chef officie avec dextérité, et quatre autour d'une table près de la fenêtre. Autant dire que ce n'est pas un endroit où venir avec toute une bande d'amis, qu'il vaut mieux réserver bien à l'avance et ne pas être trop pressé car les bentos sont préparés chez Aida, restaurant japonais étoilé situé non loin de là. 




La nourriture était tout à fait à la hauteur des descriptions de Mélusine. Je ne suis pas certaine d'avoir identifié tout ce que j'ai mangé, je sais juste que 1/le tofu grillé, ce n'est pas facile à couper avec des baguettes à cause de la "peau" qui résiste 2/dépiauter une joue de poisson avec des baguettes, ce n'est pas évident non plus 3/tout était fabuleusement bon, y compris le riz et la soupe miso, les deux accompagnements les plus humbles de ce bento de luxe (qui était précédé d'une entrée non photographiée).




Mais le meilleur, je crois, c'était le dessert (servi avec un thé compris dans le menu, et suivi d'une sorte de pousse-dessert non-photographié). Je ne suis pas fan de pâtisseries japonaises; pourtant, j'ai complètement craqué sur le doryaki à la pêche blanche, sorte de sandwich de pancakes avec de la pâte de haricot rouge et une crème fouettée ressemblant un peu à du mascarpone. Sucré mais pas trop, subtil et délicat, c'était un vrai ravissement des papilles. Hélie en a commandé un à emporter, avec un autre gâteau en forme de fleur rose que le chef a confectionné sous nos yeux éblouis à l'aide d'un tamis et de gestes cabalistiques. (Ses pâtisseries sont présentes sur le stand du Japon à l'Exposition Universelle de Milan - c'est dire si elles sont formidables!)




Bref, j'étais super enthousiasmée, au point que j'ai hésité à en parler ici de peur que des hordes de lecteurs ne prennent le restaurant d'assaut. Puis je me suis dit que je surestimais probablement mon influence, et que ça serait bien dommage de ne pas faire découvrir cette excellente adresse si bien planquée à la poignée de Parisiens que je sais susceptibles de l'apprécier. 

33, rue Rousselet
75007 Paris
Tel: 01 56 24 11 02
Métro: Vaneau (10) ou Duroc (10,13)
Fermé le lundi et le mardi
Réservation fortement conseillée

dimanche 28 juin 2015

Les brèves de la semaine #26




- Lundi, je décide de cesser de me flageller pour ce que je perçois comme de la négligence ou une mauvaise décision. Au lieu de me tourmenter chaque jour jusqu'à fin juillet à propos des trois choses dont je crains qu'elles ne tournent mal, je vais donc partir du principe que je me fais une montagne d'une (triple) taupinière et que tout se passera bien. Ca me sauvera d'un bon mois d'angoisse étouffante, et si j'ai tort de me montrer optimiste, ça n'aggravera de toute façon pas les dégâts à gérer! 

- Mardi, je suis très attristée par la mort du meilleur ami d'Amanda Palmer, qui a raconté les derniers jours passés à son chevet avec toute la sincérité dont elle est coutumière. Je l'admire d'arriver ainsi à se montrer vulnérable jusque dans les pires moments; c'est quelque chose que j'ai toujours honte de faire et... je commence à me demander si je n'ai pas tort, s'il n'est pas possible de s'exposer à ce point sans devenir pathétique pour autant. 

- Mercredi, je reçois une chouette proposition de boulot qui tombe à pic pour boucler mon année 2015. Les 12-17 ans actuels connaissent-ils Diams? Ou vais-je pouvoir traduire le surnom de l'héroïne (qui est aussi le titre du bouquin) par Boulette sans créer de confusion? J'ai jusqu'à début novembre pour me poser la question.

- Jeudi, malgré le fait que les soldes n'ont pas encore commencé à Bruxelles, je craque et décide de passer chez Belgikïe pour faire l'acquisition du sweat rose pâle tout doux (mais cher, très cher) qui hante mes rêves depuis trois semaines. Je me retrouve face à une porte fermée et un panneau "Sorry, today we close at 16h." Il est 16h10. Clairement, l'univers ne veut pas que j'aie ce sweat.

- Ma mère qui se plaignait de problèmes osseux importants et qui craignait de finir paralysée à moyen terme voit un spécialiste qui lui diagnostique une simple méralgie. Gros soulagement dans la famille.

- Vendredi matin, alors qu'il finit sa séance de fitness au club de gym, Chouchou trouve du sang dans ses urines. Il appelle aussitôt son médecin, qui lui dit que la consultation se termine bientôt et que Chouchou doit se présenter très vite avec un échantillon d'urine. N'ayant pas de flacon sous la... main, Chouchou entre au Delhaize le plus proche et pique une des petites bouteilles de plastique vides qui servent à recueillir du jus d'orange fraîchement pressé. Bien vu. Maintenant, on attend les résultats... (C'est gentil de me donner une autre occasion de pratiquer l'optimisme forcé, mais fallait pas, hein.)

- Malade (j'ai chopé la crève en sortant insuffisamment couverte en début de semaine) et inquiète, je me résous à ne pas bosser de la journée et décide quand même de rester au chaud pour être en forme le lendemain. Résultat: ce jour-là, moins de 1000 pas au compteur!

- L'excellente autant qu'inattendue nouvelle de la semaine, c'est la légalisation du mariage pour tous dans l'ensemble des Etats-Unis. Maintenant, y'aurait moyen de faire quelque chose pour interdire la vente d'armes à feu aux particuliers? Merci, bisous. 

- Dimanche, après ma mésaventure thalysienne de la veille, je me réveille avec pas assez d'heures de sommeil au compteur, une bonne migraine et toujours un petit fond de crève. Impossible de me traîner jusqu'au marché alors que le frigo est vide, et encore plus de faire la séance de fitness prévue. La compta attendra un autre jour; les déclarations Sofia et l'art journal très en retard, aussi. La seule chose que je consens à faire, c'est me traîner au cinéma voir "Inside out" comme prévu. 

Bonne semaine à tous.

Le samedi où il fait trop chaud pour les locomotives




Comme toujours si je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, j'ai peu et mal dormi. Quand j'ai acheté un billet de 1ère classe pour aller à Paris, j'espérais qu'on me servirait un vrai petit déjeuner, pas une mini-tasse de thé et une mini-viennoiserie symbolique. La Poste de la gare du Nord ne vend pas de jolis timbres, mais de bêtes Marianne, ce sera toujours mieux sur mes enveloppes-mystère que les horribles étiquettes d'affranchissement délivrées par les machines. Repasser chez Caroline Abram faire régler mes lunettes rouges qui me font tellement mal à l'oreille droite que je ne les ai pratiquement pas portées depuis leur achat il y a trois mois, puis me dire que comme il fait beau, je vais continuer à pied jusqu'au resto de ce midi: c'est pas dur, il suffit de suivre la rue de Sèvres jusqu'au métro Vaneau. Ayant un peu de temps devant moi, je rentre dans une vraie, grande, belle librairie dont l'existence réchauffe mon petit coeur au point que j'y achète deux guides de Budapest et un vieil album de Sempé que je guignais depuis l'expo de l'Hôtel de Ville. Un peu plus loin, une très jolie boutique Kiehl's propose des diagnostics de peau gratuits: pourquoi pas? Ca me fera ma nouvelle chose du jour. Je ressors avec des échantillons adaptés à mon cas et des Photomaton gratuits que je me suis amusée à prendre dans la cabine. Il est midi vingt, je vais être pile poil à l'heure au resto. ...Comment ça, métro Mabillon? Merde, j'ai pris la rue de Sèvres dans le mauvais sens, et je suis maintenant à deux stations de ma destination. Je préviens par SMS et je cours. Il fait chaud; j'espère pour mes amis que mon déo est performant. Deuxième nouvelle chose de la journée: un mugicha, tisane d'orge servie glacée pour me remettre à une température acceptable. Pas facile de découper un bloc de tofu grillé avec des baguettes. Ce dorayaki est une merveille, et les petites piques qui servent de cuillères, j'adore! "Où les avez-vous achetées?" "A Kyoto." Oui, bon. Kettch prend sa revanche sur les Imaginales, le fourbe (sans se soucier du fait que, de nous quatre, il est le seul à n'avoir jamais pratiqué aucun art martial). Le temps passe vite en bonne compagnie: quand nous sortons du resto où nous avons déjeuné, il est l'heure de me mettre en route pour le salon de thé où je vais goûter. Il fut un temps où lorsque je venais à Paris, j'écumais les magasins: maintenant, j'écume les endroits où l'on mange. Mélu m'accompagne, et comme on est un peu en avance, on passe chez Rougier et Plé où j'achète un tampon pour orner les prochaines enveloppes-mystère, et elle un carnet Shinzi Katoh. L'avenue des Filles du Calvaire est très calme lorsque mes lectrices et moi nous rejoignons chez Betjeman & Barton. Quelle bonne idée, ces cocktails au thé non-alcoolisés! Fraise a les cheveux bleus maintenant, et je me retiens de la surnommer Cookie Monster. La Marche des Fiertés s'annonce en provenance de Bastille; la propriétaire du salon de thé sort sur le trottoir pour regarder en nous abandonnant la garde de la boutique, dont les grandes baies vitrées nous mettent aux premières loges du spectacle. Oui, c'est bruyant, mais c'est surtout très festif, et ça fait hyper plaisir de voir des gens heureux. En plus la procession reste quand même assez aérée, et il y a tout à fait moyen de circuler dans l'avenue. J'ai bien fait de renoncer à stresser. Et... c'est ma première Gay Pride, encore une nouvelle chose pour aujourd'hui! Vers 18h, chacune rentre chez elle ou file continuer sa journée ailleurs. Remonter à pied jusqu'à Bastille (en faisant un bref et infructueux crochet chez Merci), histoire de profiter de l'ambiance et d'engranger encore des pas. Le super burger joint végétarien que j'avais repéré sur internet est... en congés annuels à partir d'aujourd'hui, damned. Heureusement, je suis juste à côté de la rue du Faubourg Poissonnière. Café Pinson pour un dîner light, ou Big Fernand pour un hamburgé crapuleux? Ce sera Big Fernand. Et bien m'en prend, car mon Thalys de retour, censé arriver à Bruxelles à 22h17, se retrouve immobilisé en pleine voie un peu avant Lille pendant plusieurs heures suite à "une surchauffe de la motrice". L'hiver les trains tombent en panne à cause du froid, l'été ils tombent en panne à cause de la chaleur... 27° quand même - la grosse canicule pas du tout prévisible en cette saison. J'en ai un peu marre, là. Je passe le temps en discutant contrariétés de voyage avec ma voisine, mais le temps d'arriver à la Gare du Midi, il est 2 heures du matin, je tombe de fatigue et j'en veux à toutes les compagnies ferroviaires du monde. 

vendredi 26 juin 2015

Pseudo-swap "enveloppes-mystère"




Il y a quelque temps, l'auteur du blog de journaling Seaweed Kisses, que j'aime beaucoup, vendait des enveloppes-mystère contenant un lot surprise de goodies papier piochés parmi son immense collection. Pour $7 frais de port compris, je me suis laissée tenter, et je ne l'ai pas regretté (voir photo ci-dessus).

Par ailleurs, ma participation au projet Perfect Strangers m'a redonné le goût des échanges par la Poste, et j'ai très envie de recommencer à envoyer et recevoir du "vrai" courrier - sans la pression ni le côté formel des "gros" swaps que j'organisais jusqu'à l'an dernier. Alors, voici ce que je vous propose. 

- Si les goodies papier (cartes, enveloppes, étiquettes, to do lists, stickers, masking tape, trombones fantaisie...) vous intéressent, envoyez-moi votre adresse postale à leroseetlenoir@hotmail.com 

- Dans un délai raisonnable - quelques jours, sauf si ça tombe au moment où je suis en vacances -, je composerai et vous enverrai une enveloppe-mystère.

- Après l'avoir reçue et ouverte, si et seulement si vous avez aimé son contenu, vous m'enverrez à votre tour une enveloppe contenant de petites choses sans grande valeur matérielle et qui ne risquent pas de se casser pendant le transport. Vous n'êtes pas obligées de vous cantonner à des goodies papier si vous avez d'autres idées, mais ce serait gentil de rester dans le consommable autant que possible. 

- Vous pouvez participer quel que soit votre pays de résidence, même hors de l'Europe. 

- J'accepterai les inscriptions jusqu'à fin juillet (à moins que l'opération ne connaisse un trop grand succès et que mes réserves ne soient vides d'ici là!), et de votre côté, vous aurez jusqu'à fin août pour me faire votre envoi qui, je le répète, est optionnel

Ca vous tente? Envoyez-moi un mail! 

EDIT DU 2 JUILLET: Face au succès inattendu de l'opération, je dois clôturer ici les inscriptions. Les dix premières enveloppes ont déjà été envoyées; la confection des vingt suivantes s'étalera entre maintenant et mi-août. Merci pour votre enthousiasme!

mercredi 24 juin 2015

Rencontre de lectrices à Paris, samedi 27 juin




Comme l'endroit choisi initialement était sur le trajet de la Gay Pride, ce qui risquait de le rendre difficile d'accès et modérément cosy, nous irons finalement chez:

24 bd des Filles du Calvaire
75011 Paris
Tel: 01 48 05 07 36
Métro 8: Filles du Calvaire

Une réservation a été faite pour 16h (merci encore à Shermane et aux autres filles qui ont passé des coups de fil ou apporté des infos). A samedi, donc; je me réjouis d'avance de vous voir!