dimanche 12 avril 2015

Les brèves de la semaine #15




- Le magazine américain "Live Happy" est plutôt décevant dans l'ensemble, mais j'y apprends l'existence de deux MOOC qui pourraient m'intéresser: "The science of happiness" et "Positive psychology". Toute la question est de savoir si j'arriverais à me tenir à un planning boulot + fitness + cours en ligne pendant deux mois d'affilée.

- L'achat utile de la semaine: deux bols à céréales en grès gris, larges mais peu profonds. Ils vont remplacer les immenses "bols" carrés dans lesquels nous mangeons pour le moment, et qui nous incitent à nous servir des quantités beaucoup trop importantes (que nous finissons toujours car nous sommes gourmands).

- 180€ l'aller-retour Bruxelles-Toulon en train fin juillet, avec des billets Prem's non-échangeables non-remboursables, contre 110€ l'aller-retour Bruxelles-Toulouse en avion début août. Y'a pas un peu foutage de gueule, là? 

- "Je crois que vous avez oublié de traduire un paragraphe au début du dernier chapitre", m'écrit la préparatrice de la traduction que j'ai rendue fin mars. Bravo à elle pour son oeil de lynx, mais le paragraphe en question ne figurait pas dans la première édition du bouquin (la seule disponible au moment où j'ai commencé à bosser): il a été rajouté plus tard dans la version poche qu'elle utilise, pour expliquer un détail resté en suspens à l'origine. Comme quoi, il faut vraiment faire attention à tout

- Mercredi soir, après plusieurs semaines passées à courir vainement derrière des framboises surgelées pour tester une recette de gâteau, Chouchou revient enfin victorieux du Delhaize. Je me dis: "Chouette, à nous le petit-déjeuner yummy demain matin!". Avant de m'apercevoir qu'il reste exactement dix grains de sucre au fond de la boîte.

- Je dois me rendre à l'évidence: les tisanes, c'est juste pas mon truc, et il ne sert à rien de les stocker en prévision du jour où je me prendrai d'une passion subite pour des infusions ne contenant pas le moindre brin de thé. Comme la plupart d'entre elles traînent dans mon placard depuis des lustres, elles partent directement à la poubelle. Dommage, mais les boîtes qui restent respirent un peu.

- Parce que j'ai craqué pour "Edema Ruh" de Nightwish et que je l'ai écoutée quinze fois d'affilée en faisant mon rangement, mes copines me tannent le cuir sur Facebook jusqu'à ce que j'accepte de lire "Le nom du vent" de Patrick Rothfuss, la série qui a inspiré cette chanson. En principe, je fuis la fantasy comme la peste hors du boulot, mais face à une telle conspiration...

- Malgré quelques agréables similitudes avec "Veronica Mars", "iZombie" ne m'emballe guère; j'abandonne au milieu du quatrième épisode. Par contre, je suis assez emballée par le pilote d'"Unbreakable Kimmy Schmidt".

- Samedi soir, Chouchou s'attelle à la confection des burgers de tofu que nous avons promis d'apporter chez les Gasparde le lendemain. La tâche s'annonce difficile: il a oublié d'acheter du tofu.

- Le premier barbecue de l'année est une réussite sans mélange. Il fait plus de 20°, on est à la limite du coup de soleil, la tarte aux fraises de la Ferme du Hameau du Roy est une tuerie, et après trois verres de vin sud-africain plus un autre de limoncello maison à 75° environ, je découvre l'existence du dinosaur porn. Je ne pourrai jamais désapprendre que quelque part, il existe un roman appelé "My billionnaire triceratops craves g*y *ss". Avantage: je me sens hyper mainstream tout à coup. Inconvénient: ma cervelle me brûle.

- Les quatre premiers épisodes de la saison 5 de "Game of Thrones" ont leaké sur internet. D'un côté, je suis contente de pouvoir les voir tout de suite; de l'autre, l'attente de semaine en semaine et le rendez-vous hebdomadaire en même temps que 95% de mes contacts Facebook faisait aussi partie du plaisir...

Bonne semaine à tous.




samedi 11 avril 2015

"Vous êtes tous jaloux de mon jetpack"


Je ne connaissais pas du tout Tom Gauld avant que PriceMinister ne lance l'opération "La BD fait son festival"; en revanche, il faisait déjà beaucoup rire Chouchou. Comme nous n'avons pas franchement le même humour, ça aurait pu ne rien présager de bon pour moi. Mais en vérité, je me suis bien marrée à la lecture de cette collection de strips originellement parus dans The Guardian.

Il faut dire que si le graphisme est assez sommaire, tenant davantage de la pictographie que du véritable dessin, l'ironie à froid avec laquelle l'auteur épingle la culture populaire avait d'assez bonnes chances de fonctionner sur moi. D'autant qu'il réserve une place de choix à la littérature, et plus particulièrement aux auteurs dont il moque les travers de façon jouissive. Les thèmes historiques ou futuristes m'ont laissée nettement plus froide. Globalement, même si ce n'est pas le genre de bédé que j'aurais achetée, je l'ai lue avec plaisir. Note: 13/20






La revue de presse du week-end #17




[ALIMENTATION] Les plus gros mensonges sur la nutrition.

[DEVELOPPEMENT DURABLE] L'énergie renouvelable ne coûterait pas beaucoup plus cher à la France que le nucléaire.

[LITTERATURE] Pourquoi les livres nous rendent humains.

[LITTERATURE] Une excellente chronique de Diglee: pourquoi si peu de femmes de lettres dans les programmes scolaire sen France?

[SCIENCES] Selon les scientifiques de la NASA, nous devrions trouver de la vie extra-terrestre dans les 20 années à venir(En anglais)

[SOCIETE] Le Kansas veut limiter l'accès aux loisirs des plus pauvres.


vendredi 10 avril 2015

"Soucoupes"


Dans un univers uchronique qui ressemble à un film des années 50, Christian est un quinquagénaire un peu blasé, coincé entre une mère sénile, une femme indifférente et une maîtresse exigeante. Il tient un magasin de disques, mais les vinyles ne semblent plus intéresser personne, ce qui ajoute encore à son amertume. Et puis un jour, des robots extra-terrestres débarquent sur Terre pour étudier les humains. Curieux, l'un d'eux pousse la porte du magasin de Christian et demande à écouter de la "musique humaine". D'abord agacé, puis intrigué et amusé, Christian sympathise petit à petit avec cet être venu d'ailleurs et se met en tête de lui faire découvrir les différentes formes d'art...

Si j'ai acheté cet album sans jamais en avoir entendu parler ni savoir ce qu'il racontait, c'est parce qu'au premier coup d'oeil, j'ai été charmée par le dessin d'Obion (et aussi, je l'avoue, par l'odeur divine qui s'échappait des pages). A la lecture, l'histoire s'est révélée tout aussi empreinte de nostalgie et de fantaisie que le graphisme semblait le promettre. L'art en tant que moyen de communication, tel est le thème que Le Gouëfflec traite ici de manière originale autant qu'inspirée, en jouant avec brio sur toute la gamme des émotions humaines. J'ai dévoré "Soucoupes" comme une irrésistible gourmandise, en regrettant qu'il ne soit pas deux fois plus long. Une excellente surprise. 




jeudi 9 avril 2015

"Avant toi"


Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années met la clé sous la porte, c'est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l'Angleterre, la jeune femme de 26 ans se démène pour dégoter un job qui lui permettra d'apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. C'est alors qu'on lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé: Will, un ex-golden boy de la City devenu tétraplégique après avoir été renversé par une moto. Fan de sports extrêmes et de grands voyages, habitué à diriger sa vie comme il l'entend, Will ne supporte pas de se retrouver en fauteuil roulant et complètement dépendant des autres. Il a donc décidé de mettre fin à ses jours. C'est à Lou qu'importe la lourde responsabilité de le faire changer d'avis...

Je suis infoutue de vous dire comment ce livre a atterri dans ma PAL. Les romances, à plus forte raison les romances lacrymales, ce n'est vraiment, vraiment pas mon truc - même (ou surtout) si elles se sont vendues à 3 millions d'exemplaires dans le monde. D'ailleurs, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans "Avant toi", dont j'ai failli abandonner la lecture vers la page 100. Si le côté sentimental m'intéressait très peu, deux choses m'ont incitée à continuer quand même: la peinture de la famille prolétaire de Lou et celle du handicap de Will, qui m'ont paru toutes deux extrêmement réalistes sans tomber dans le misérabilisme. Et puis, la personnalité irrévérencieuse mais sincère de l'héroïne apportait une touche de fraîcheur bienvenue dans cette histoire pas gaie du tout. Au final, je suis revenue sur ma première impression de "bouquin pour midinettes": les sujets abordés sont trop graves pour ça, et traités avec trop de délicatesse par l'auteur. Plus j'avançais dans ma lecture, plus j'étais émotionnellement investie dans la limite des faibles moyens de mon coeur de pierre. J'en suis la première surprise, mais comme apparemment 3 millions d'autres personnes dans le monde, j'ai adoré "Avant toi". 

J'ai lu ce livre en anglais et ne peux donc rien dire sur la qualité de la traduction. 

mercredi 8 avril 2015

Vous venez fêter les 10 ans du blog avec moi?


Début mai, mon blog aura 10 ans, et j'aimerais bien organiser une rencontre de lectrices pour fêter ça, comme je l'avais déjà fait il y a 3 ans. Sauf que cette fois, ce serait un samedi plutôt qu'un dimanche, parce que ce sera moins dur de trouver un endroit pour nous accueillir!

A celles qui se trouvent en région bruxelloise, je propose deux dates: le 23 mai ou le 6 juin. Si vous êtes intéressée, merci de m'indiquer vos disponibilités dans ce Doodle, et j'aviserai en fonction de vos réponses. 

A celles qui se trouvent en région parisienne: j'envisage de venir vous faire coucou le 27 juin. Si vous êtes intéressée, envoyez-moi un mail à: leroseetlenoir@hotmail.com pour que j'évalue combien nous serions le cas échéant. 

A très vite j'espère!

Concours "Magie volée": la gagnante



Le commentaire qui remporte ce concours est celui d'Anna qui voudrait devenir bibliothécaire à l'Université invisible d'Ankh-Morpork.

La gagnante est priée de m'envoyer son adresse postale à: leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation et à bientôt pour d'autres concours!

mardi 7 avril 2015

"Double je"


Nobara et Kotori sont des soeurs jumelles que tout oppose. La première est plutôt espiègle, la seconde une fille sage. Mais deux terribles drames vont venir bouleverser leur vie. Comment faire face à la mort d'un être cher? Au manque d'amour? A l'injustice et à la culpabilité? Faut-il renoncer à son bonheur pour se construire un avenir dans une société cruelle? La route sera longue, torturée et tumultueuse, mais au bout du chemin demeure un espoir: celui du pardon, et surtout d'une vie meilleure...

Elle vous fait envie, cette quatrième de couv? Moi pas. Le thème des jumeaux/jumelles aux caractères opposés a été si largement battu et rebattu que, rien que parmi les romans que j'ai traduits, je peux citer au moins deux séries et deux one-shots basés dessus - et j'en oublie sûrement. Je n'avais donc pas spécialement l'intention de me pencher sur le cas de "Double Je"... jusqu'à ce que je remarque la mention "drame social et psychologique", et surtout le nom de Reiko Momochi qui est également l'auteur de "Daisy, lycéennes à Fukushima" - un de mes gros coups de coeur de l'an dernier.

Au final, si j'ai un peu soupiré à cause d'un ressort scénaristique hyper éculé et d'une accumulation de drames certes bien orchestrée mais tout de même peu crédible, je me suis plutôt bien laissée prendre à l'histoire. J'ai été émue par le sort des héroïnes, et frustrée en atteignant la fin de ce tome 1 qui, mise en place rocambolesque effectuée, laisse présager d'une suite haletante, à la limite du thriller. "Double je" est une histoire complète en 5 tomes; je serai au rendez-vous pour les 4 suivants!

lundi 6 avril 2015

Et si on arrêtait de s'écharper à propos du gluten et du lactose?




L'alimentation. Je connais peu de domaines où le prosélytisme fait rage avec une telle intensité. Entre les végétariens qui fustigent les carnivores pour leur égoïsme et les carnivores qui affirment qu'il faut manger de la viande pour être en bonne santé, les adeptes du bio qui froncent le nez devant les aliments jugés malsains et les cyniques qui se moquent de leurs précautions jugées inutiles, une nouvelle paire de frères ennemis a récemment fait son apparition: les partisans du sans gluten/sans lactose, convaincus de la dangerosité de ces deux molécules, et les sceptiques qui ricanent très fort de ce qu'ils perçoivent comme une mode infondée. Franchement, les uns me gonflent autant que les autres. 

J'ai déjà parlé ici de mon rapport complexe au végétarisme (en théorie, je suis pour; en pratique, j'ai du mal à m'y tenir) et évoqué le fait que je tente le plus souvent possible de me nourrir d'aliments bios. Il me semble avoir également déjà évoqué le sujet du gluten et du lactose, mais une discussion récente sur Facebook m'a donné envie de revenir dessus. 

A la base, j'étais sans avis sur la question. Sincèrement. Mais je souffrais de gros troubles digestifs depuis toujours, troubles qui ont complètement disparu à la faveur d'une semaine de détox durant laquelle je n'avais eu le droit de consommer que très peu de catégories d'aliments. Surprise, j'ai réintroduit les aliments interdits un à un pour identifier le coupable. Et je me suis aperçue que dès que je recommençais à manger du blé (sous forme de pâtes, de pain ou autre), j'avais de nouveau des lourdeurs d'estomac pendant les heures qui suivaient mon repas, et un blocage intestinal à partir du lendemain ou du surlendemain. 

J'ai adapté mon alimentation en conséquence. Les céréales pauvres en gluten - notamment l'épeautre, dont je raffole - ne posaient pas de problème; je les ai donc substituées au blé dans 90% des cas, et je m'en porte beaucoup mieux. Ouais, la constipation chronique, ce n'était pas franchement une partie de plaisir. Maintenant, j'ai un transit facile et régulier. Ca vaut bien la peine que je m'embête à courir après des pâtes et du pain alternatifs dans les rares magasins qui en proposent. 

Par contre, si je digère mal le lait de vache (dans le chocolat chaud, par exemple - à mon grand désespoir!), les produits laitiers "transformés" ne me posent pas de problème. Et Chouchou, c'est tout l'inverse. Chez lui, le blé passe plutôt bien, mais le lactose détraque complètement ses intestins, à un point où ça en devient gênant pour l'entourage. Lui aussi en a tiré les conclusions qui s'imposaient. 

Est-ce que, du coup, je pense que tout le monde devrait arrêter de manger du gluten et du lactose pour raisons de santé personnelle? Non. Pour l'instant, les avis scientifiques sur le sujet divergent. La faute à un manque de recul ou d'objectivité, allez savoir. La composition des aliments que nous ingérons évolue constamment, et certaines études sont commanditées par des gens qui ont intérêt à à ce qu'elles concluent dans un sens plutôt que dans l'autre. Résultat: on lit tout et son contraire, et on ne sait pas à quoi se fier (même si la mauvaise foi naturelle de l'être humain l'incite toujours à accorder plus de foi aux propos qui vont dans le sens de ses certitudes). Personnellement, il me semble qu'entre l'estomac en béton et la maladie coeliaque dont personne ne nie la réalité, il existe tout un éventail de sensibilités différentes au gluten et au lactose selon les individus - donc, probablement pas de vérité universelle en la matière.

Du coup, sur ce sujet-là comme sur beaucoup d'autres, je trouverais ça chouette que chacun fasse ce qui lui semble bon pour lui-même sans chercher à convaincre les autres ou se moquer d'eux.




Ronde de cartes d'anniversaire 2015


En fin d'année dernière, pour diverses raisons que j'ai expliquées ici, je décidais d'arrêter les swaps. Mais comme j'adore envoyer et recevoir du "vrai" courrier, dans la foulée, je lançais une ronde de cartes d'anniversaire 2015 avec une trentaine de lectrices fidèles réparties en deux groupes. Ainsi, fin mars, ma boîte à lettres a été inondée d'enveloppes souvent ornées de très jolis timbres, et parfois gonflées par un cadeau surprise. Certaines sont arrivés à Monpatelin après que j'en suis partie, et je ne les trouverai qu'à mon retour, mais voici déjà une bonne partie de la moisson colorée qui m'a fait chaud au coeur:




On notera qu'à 5 contre 4, la team Renards l'emporte de peu sur la team Hippos, tandis que chats et poulpes sont également représentés bien que de manière plus discrète.

Avec tout cela, j'ai également reçu (par ordre d'apparition): de la papeterie Moomin kawaii, un sachet d'excellent tamaryokucha, des fournitures de swap, une étiquette à bagages renard, deux broches en feutrine - un renard et un mouton - ainsi qu'une ravissante bourse cousue et brodée main, une paire de chaussettes renard, un savon Woolworths au packaging rétro et une bougie Geodesis à la divine odeur de bergamote.

Par ailleurs, le cadeau que Chouchou évoquait dans ici a fini par arriver à bon port (et en bon état, ce qui n'était pas gagné d'avance!): c'est un dessin de Brian Kesinger, illustrateur américain au style steampunk dont nous sommes fans tous les deux et à qui on doit notamment les personnages de Victoria et son poulpe domestique Otto.




Il ne me reste plus qu'à lui trouver un cadre pour l'accrocher.

Merci à tous pour ces attentions qui m'ont beaucoup touchée et qui ont contribué à rendre cet anniversaire extrêmement joyeux!

dimanche 5 avril 2015

Les brèves de la semaine #14




- Lundi, j'attaque le Body Revolution, un programme de fitness sur 3 mois qui alterne les séances plusieurs fois par semaine au lieu de les répéter X fois de suite. J'aime le principe; par contre, la première séance est vraiment super facile. Après 6 jours d'arrêt, j'avais envie de me faire une bonne suée. Je suis donc un peu frustrée pour le moment, mais d'après Marika qui vient d'attaquer le deuxième mois, je ne devrais pas tarder à pleurer ma mère. Si je dis que j'ai hâte, je passe pour une grosse maso, ou bien?

- Mardi, je réserve des billets d'avion pour descendre à Toulouse cet été. 110€ par personne l'aller-retour depuis Bruxelles avec EasyJet. A ce prix-là, et pour un voyage d'1h40 contre plus de 10h, je ne vois pas bien comment la SNCF me ferait préférer le train. (Oui, on n'aura droit qu'à un bagage cabine chacun, mais on est minimaliste ou on ne l'est pas!)

- Je déteste TELLEMENT devoir traduire des poèmes. Surtout quand ils sont illustrés et que je ne peux prendre que très peu de liberté par rapport à leur contenu. En français, y'a pas grand-chose qui rime avec "rêves" ou avec "puce"; résultat: deux heures à transpirer sur 16 petites lignes, et je ne suis toujours pas contente du résultat.

- Mercredi midi, je retrouve Sophie-Grosquick au Cook & Book pour notre premier lunch ensemble depuis... pfiou, beaucoup trop longtemps. Au rayon littérature générale, je me laisse tenter par "Lève-toi et charme" de Clément Bénech, je que vais ensuite lire pratiquement d'une traite au Comptoir Florian. Je trouve l'écriture un rien prétentieuse et l'histoire peu substantielle - mauvaise pioche, donc.

- Mmarie a glissé ma carte d'anniversaire (et une paire de chaussettes renards!) dans la mauvaise boîte à lettres - celle qui ne correspond à aucun appartement et dont personne n'a la clé. Heureusement, j'arrive à repêcher l'enveloppe. C'est parfois bien pratique d'avoir de toutes petites mains!

- Le pilote de "Younger" a davantage plu à Chouchou qu'à moi. Mais il nous reste à essayer "Unbreakable Kimmy Schmidt", "The fall", Mozart in the jungle", "iZombie" et les nouvelles saisons de "Game of thrones" et "Orphan black" commencent bientôt; on devrait réussir à occuper nos soirées.

- Vendredi, je reçois la robe de pinup à cerises commandée chez Collectif en 38 au lieu du 40 que je prenais jusque là, et qui était devenu juste avant que je ne me mette au fitness. Quand je la déplie, je me dis "Ouh là là, c'est bien trop petit pour moi!". Erreur: elle me va à la perfection, à part les manches élastiques qui serrent un chouïa parce que mes bras restent encore un peu trop dodus. Mais on va arranger ça! C'est la première fois que mes efforts de ces trois derniers mois se traduisent de manière concrète, et je suis ravie.

- La chaîne de magasins scandinaves Tiger (une sorte d'équivalent local de Hema, en dix fois plus mignon) ouvre un point de vente avenue de la Toison d'Or sous le nom Flying Tiger, youhou!

- Je suis en train de bavarder avec Gasparde sur le canapé du Berger quand Jennifer et sa maman, toutes deux lectrices du blog ayant participé à une ronde des poches, s'approchent pour me saluer et me faire tout un tas d'adorables compliments. L'espace de cinq minutes, je me sens un peu comme une star.

- Le restaurant Little Tokyo, qui a ouvert sur le parvis Saint-Boniface jeudi soir, propose une carte variée de plats japonais servis dans une salle très agréable. Les soba ne valent pas ceux du Samouraï Ramen, et les gyoza sont plutôt bof, mais je trouve les tempura de patate douce assez géniaux, et on me souffle à l'oreillette que les udon ainsi que le donburi d'agneau grillé se laissent très bien manger.

- Samedi, pendant le voyage de retour depuis Mons, M. Gasparde met le dernier album de Nightwish (groupe que je connaissais seulement de nom jusqu'ici). Hé ben, j'aime beaucoup, et comme j'ai récemment fait du vide dans mon iTunes, je vais probablement investir.

Bonne semaine à tous.

Trolls & Légendes 2015: la der des ders




Nous sommes des habitués du "Festival de toutes les fantasy" qui se tient à Mons début avril toutes les années impaires. Si nous avons pris beaucoup de plaisir à y traîner nos guêtres en 2009 et en 2011, l'avant-dernière édition nous avait laissés sur notre faim: file d'attente interminable pour entrer, impossibilité d'accéder aux stands du marché féérique ou même de circuler dans les allées trop étroites, re-file d'attente interminable pour les dédicaces des auteurs qui m'intéressaient... Nous étions repartis assez vite, et je n'étais pas très chaude pour y retourner cette année. Mais deux noms d'invités m'ont appâtée: ceux de Trudi Canavan et de David Petersen, dont je suis la traductrice française. Si j'avais déjà eu le plaisir de rencontrer la première, et établi un contact qui m'a ensuite permis de lui mailer toutes mes questions relatives à ses ouvrages, je ne connaissais pas du tout le second dont j'admire énormément le double travail de scénariste et de graphiste sur la série "Légendes de la Garde". Du coup, je me suis laissée tenter. Et cette fois, pour éviter de faire la queue à l'entrée, j'ai bien pris soin d'acheter ma place à l'avance sur le site internet de la manifestation. Ainsi parée, samedi dès 10h du matin, j'ai posé mon fondement sur la banquette arrière du carrosse des Gasparde pour me laisser transporter jusqu'à Mons. 

A 10h30, nous arrivions sur place, et nous devions nous rendre à l'évidence: la file kilométrique qui faisait la moitié du tour du hangar, ce n'était pas les gens sans billet. Non, ceux-là ne pouvaient même pas espérer entrer, car toutes les places disponibles dans la limites des normes de sécurité avaient déjà été vendues. J'ai entendu une dame fort énervée protester qu'elle avait fait 1200 km pour venir alors qu'elle était enceinte, et qu'elle n'arrivait pas à croire qu'on ne la laisserait pas entrer. A sa place, moi aussi, j'aurais été passablement énervée. A la mienne, je me suis contentée de piétiner pendant une heure et demie sous la pluie et dans le froid, perdant peu à peu toute sensation dans mes extrémités et toute volonté de vivre. Le temps d'entrer dans le hangar, il était midi et tous les auteurs étaient partis manger. Nous sommes allés faire de même au centre commercial voisin. J'ai eu le plaisir d'y déguster un atroce vol au vent probablement sorti d'une boîte de conserve, mais que j'ai presque fini quand même tant je mourais de faim. Inutile de dire que ça n'a pas amélioré mon humeur. Pas plus que le fait de m'apercevoir, en retournant vers le hangar, qu'il n'y avait désormais plus aucune file d'attente devant. Si on avait su, on aurait prévu d'arriver en début d'après-midi, ça nous aurait considérablement facilité la vie (et la digestion, dans mon cas). Mais bref, nous ne sommes pas devins. 




Le début de l'après-midi s'est mieux présenté. Grâce aux gentils bénévoles de l'organisation, j'ai pu pénétrer sur le stand de la librairie bédé pour échanger quelques mots avec David Petersen, aussi adorable que talentueux. Cela dit, comme il était en dédicace, je ne me suis guère attardée: ç'eût été manquer de respect envers les gens qui attendaient devant sa table depuis je ne sais combien de temps. L'essentiel, c'est que j'ai pu me présenter et obtenir de lui une adresse mail où envoyer mes futures questions (manque de chance, j'avais rendu la traduction du tome 4 des "Légendes de la Garde" le mercredi d'avant!). J'ai aussi fait signer un de mes exemplaires du tome 3, histoire de garder un petit souvenir. Je suis ensuite passée sur le stand librairie romans, où j'ai salué Trudi Canavan rapidement pour les mêmes raisons. J'aurais vraiment aimé passer un peu de temps à bavarder avec elle, mais les circonstances ne s'y prêtaient pas. Tant pis! Mon objectif de la journée était atteint. 









Nous avons ensuite pris quelques photos des visiteurs costumés et exploré le marché féérique (où j'ai croisé Laëtitia, une lectrice du blog déjà rencontrée là en 2013). Bon point: les allées avaient été élargies, et on circulait beaucoup mieux entre les stands. La contrepartie, c'est qu'un grand nombre de ces derniers avaient été dressés à l'extérieur, alors que la météo ne donnait pas du tout envie de traîner dehors. Nous n'avons donc fait qu'un tour rapide. Trois des exposants m'ont marquée par l'originalité de leurs produits: 




Gonzal, avec ses "mécacrânes" et ses animaux empaillés steampunkisants




Magic Within et ses créatures fantastiques épinglées sous verre comme des papillons ou présentées sous cloche (comme vous pouvez le voir, j'ai craqué sur un arbre animé!)




Gnoko le cryptozoologue


Après ça, j'ai essayé de saluer un maximum de gens que je connais, mais... je n'ai même pas eu le courage d'aller me poser à la buvette afin de passer un moment avec eux: il aurait fallu faire la queue pour acheter des jetons, puis faire la queue pour échanger les jetons conter une boisson, et enfin attendre qu'une table se libère. C'était trop d'efforts à exiger de mes lombaires en compote depuis le matin. Idem pour les quelques dédicaces que j'aurais aimé obtenir: je ne me voyais pas piétiner encore une heure devant la table de chaque dessinateur. Les Gasparde étant dans des dispositions similaires, nous avons pris le chemin du retour à 16h seulement, assez peu contents de notre journée. Je ne blâme pas les organisateurs, qui sont tous bénévoles et abattent un travail considérable pour livrer une manifestation très riche, globalement bien structurée. Mais Trolls & Légendes est un peu victime de son succès: la foule énorme qu'il attire désormais gâche complètement mon plaisir. Je suis au regret de dire qu'on ne m'y reverra pas en 2017. 

samedi 4 avril 2015

La revue de presse du week-end #16




[ANIMAUX] Quelques amitiés improbables.

[CONNERIE HUMAINE] Des députés UMP plagient Wikipédia pour leur proposition de loi.

[DEVELOPPEMENT PERSONNEL] Pourquoi il vaut toujours mieux dépenser son argent pour des expériences que pour des objets. (En anglais)

[ENVIRONNEMENT] Que se passerait-il si les abeilles disparaissaient? (En anglais)

[HUMOUR] Le brouillard de San Francisco a un compte Twitter, et il est drôle. (En anglais)

[SOCIETE] Une boulangerie anarchiste et révolutionnaire à Montreuil. Belle idée.

[POLITIQUE] Les adieux de José Mujica, le président le plus pauvre du monde. (Quand on voit nos politiciens, franchement, ce monsieur envoie du rêve...)

[POLITIQUE] Comment Alexis Tsipras a renversé la position de la Grèce.

vendredi 3 avril 2015

[PARIS] Leavin Room - Au Pays des Merveilles




Je voulais profiter de notre passage à Paris, le week-end dernier, pour organiser un autre escape game avec le plus de copains possible. Problème: à deux équipes, nous avions besoin d'autant de salles pour jouer en simultané, et comme je m'y suis prise un peu tard pour réserver, il ne restait plus des masses de possibilités dans le créneau qui m'intéressait! Sur les 10 escape games parisien, un seul avait encore deux salles disponibles samedi dernier, et avec des énigmes différentes. Du coup, on ne pourrait pas parler de compétition entre les équipes, mais les thèmes avaient quand même l'air sympa. Chouchou, Eve (qui avait fait la Zen Room de Hint Hunt avec nous en octobre dernier) et Hélie (novice complète) nous sommes donc inscrits pour tenter la "Pays des Merveilles", tandis qu'Autre Moi et Choco (également rescapées de la Zen Room) entraînaient Junior, Vince et Vaness dans la "Tour du Monde" basée sur les aventures de Philéas Fogg.

Une fois encore, difficile de parler du jeu sans spoiler, mais je vais quand même essayer. La "Pays des Merveilles" est basée sur le dessin animé de Disney plutôt que sur le roman original de Lewis Carroll. En termes d'accessoires et de recherche dans le décor, c'est de loin le plus bel escape game que nous avons fait - la salle est magnifique et donnerait presque envie de s'installer pour prendre le thé au lieu de s'agiter en tous sens à chercher Alice. Car oui, petite originalité du jeu: ici, il ne s'agit pas de s'échapper en moins d'une heure, mais de retrouver l'héroïne en moins d'une heure. Au lieu d'un écran à cristaux liquides pour afficher le chrono et les indices, nous avions la voix d'Alice elle-même qui nous guidait à certains moments et nous indiquait le décompte de temps toutes les 10 minutes (puis plus souvent sur la fin). 

Quant aux énigmes, ce que nous avons fini par surnommer Le Grand Classique était toujours présent, tout comme les cadenas dont il faut se casser la tête pour découvrir le code, mais à côté de ça, j'ai beaucoup apprécié de n'avoir pas une tonne d'appareils électroniques à utiliser (c'est arrivé dans un autre escape game où il y en avait vraiment beaucoup, et comme je suis nulle avec ces trucs-là, je me suis sentie un peu inutile...). A la place, quelques épreuves de dextérité vraiment hyper originales et très raccord avec le thème de la salle. Et l'avantage si vous avez deux mains gauches, c'est que tous vos coéquipiers ne seront pas forcément dans le même cas, et que vous pourrez leur déléguer les manips délicates pour vous concentrer sur des épreuves plus cérébrales! 

A la fin de l'heure, nous avions le dernier code et Hélie l'avait déjà composé deux fois sans réussir à ouvrir la prison d'Alice. Deux nouvelles tentatives ont été nécessaires pour réussir à la délivrer, et à ce stade, le chrono s'était arrêté depuis une vingtaine de secondes - grosse frustration! A un cheveu près, nous aurons donc fait partie des 50% de joueurs qui échouent dans cette salle. L'équipe VIP, dans la salle voisine, a de son côté manqué de 2 ou 3 minutes pour finir, mais avec une partie encore plus difficile: 33% de taux de réussite. Cela dit, tout le monde s'est franchement marré, et nous prévoyons déjà de revenir en inversant nos salles! A noter également que Leavin Room propose une troisième salle appelée Le Cube, et conçue pour être faite seul(e) ou à deux - c'est la première du genre dont j'entends parler, et j'avoue qu'une expérience en solo ne me déplairait pas à l'occasion...

28 bis, bd Pereire
75017 PARIS

jeudi 2 avril 2015

Lectures 1er trimestre 2015


ROMANS & NOUVELLES
- "The Rabbit Back literature society" (Pasi Ilmari Jääskeläinen) ♥♥♥♥
- "Le marin américain" (Karsten Lund) ♥♥
- "Dis-lui que je l'attends" (Takuji Ichikawa) ♥♥♥♥
- "Rooms" (Lauren Oliver)
- "La bibliothèque des coeurs cabossés" (Katarina Bivald)
- "Station eleven" (Emily St. John Mandel) ♥♥♥♥
- "The lady in the palazzo" (Marlena de Blasi)
- "The city & the city" (China Miéville) ♥♥♥
- "Le théorème du perroquet" (Denis Guedj)
- "Le sourire des femmes" (Nicolas Barreau) ♥♥♥
- "La femme à 1000°" (Hallgrimur Helgason)
- "Alors voilà" (Baptiste Beaulieu) ♥♥♥♥
- "Comme tous les après-midi" (Zoyâ Pirzâd) ♥♥
- "The eye of Zoltar" (Jasper Fforde) ♥♥♥
- "Prudence, The custard protocol 1" (Gail Carriger) ♥♥
- "The humans" (Matt Haig) 
- "The shock of the fall" (Nathan Filer) 
- "The husband's secret" (Liane Moriarty) ♥♥♥♥
- "The storied life of A.J. Fikry" (Gabrielle Zevin) 
- "Un tout petit rien" (Camille Anseaume) ♥♥♥♥
- "La vie secrète d'Eve Elliott" (Diane Chamberlain)
- "The bookseller" (Cynthia Swanson) ♥♥♥♥

BEDE & MANGA:
- "Un amour de bentô" T2 & 3(Nao Kodaka/Shiori) ♥♥♥
- "Soufflevent T2: Côtes pirates - Monts Andémiens" (Andoryss/Xavier Collette) ♥♥
- "Un océan d'amour" (Lupano/Panaccione) ♥♥♥♥♥
- "Le maître des livres" T1 à 4 (Umiharu Shinohara) ♥♥♥
- "Les pommes miracle" (Tsutomu Fujikawa) ♥♥♥
- "What did you eat yesterday?" T6 (Fumi Yoshinaga) ♥♥
- "La petite mort" T1 (Davy Mourier) 
- "La colère de Fantômas T1: Les bois de justice" (Olivier Bocquet/Julie Rocheleau) ♥♥♥
- "Orange" T1 à 3 (Ichigo Takano) ♥♥
- "Demokratia" T1 (Motorô Mase) ♥♥♥
- "The infinite loop" T1 (P. Colinet/E. Charretier) ♥♥♥
- "Tout est possible mais rien n'est sûr" (Lucile Gomez) ♥♥♥
- "Seconds" (Bryan Lee O'Malley) ♥♥♥
- "Erased" T4 (Kei Sanbe) ♥♥♥
- "Petites coupures à Shioguni" (Florent Chavouet) ♥♥♥
- "Folle cuisine" (Alexis Laumaillé) 
- "Explicite: carnet de tournage" (Olivier Milhaud/Clément Fabre) ♥♥
- "Double je" T1 (Reiko Momochi)  ♥♥♥

DIVERS:
- "Unlimited" (Jillian Michaels) ♥♥♥
- "Le guide de la Scandinavie à Paris" (Katia Barillot/Axel Gyldén) 
- "Lapin au Japon" (Lapin) ♥♥
- "The almost nearly perfect people" (Michael Booth) - en cours de lecture

Never been so happy




Ces derniers temps, quand des amis pas vus depuis quelques mois ou quelques années me demandent: "Et toi, comment ça va?", j'ai presque honte de répondre que ça n'a jamais été aussi bien. 

C'est vrai, la conjoncture n'est pas marrante. Je déteste la tournure politique, économique et sociale que les choses prennent en Europe en général et en France en particulier. Plus égoïstement, je me fais du souci pour mon boulot, et je suis quasi persuadée que je devrai me reconvertir au moins partiellement avant la retraite - une perspective peu réjouissante. 

La mort de mon père me remplit encore d'un chagrin que je n'ose plus vraiment afficher, presque deux ans et demi après sa mort. Je m'inquiète pour ma mère qui non seulement n'est toujours pas autonome, mais qui accumule les conneries tout s'obstinant à refuser la moindre part de responsabilité dans la tournure prise par sa vie. Clairement, ça ne fera qu'empirer à l'avenir. 

Mais d'une part, toutes ces choses sont hors de mon contrôle, et de l'autre, je ne pense pas être plus mal lotie que la moyenne, que ce soit au niveau professionnel ou familial. Du coup, j'arrive à adopter une attitude assez fataliste par rapport à tout ça. 

Et j'ai tant de choses à ranger dans la colonne des plus! Mon amoureux et moi sommes ensemble depuis 8 ans et demi, et jamais notre relation n'a été aussi belle. J'ai toujours eu peur que ses colères apocalyptiques finissent par provoquer notre rupture. Mais la dernière fois que ça a coincé, au lieu de d'exploser, il est parti au boulot et ensuite, il m'a envoyé un mail où il m'expliquait calmement ce qui ne lui convenait pas. Du coup, j'ai été beaucoup plus réceptive à ses arguments, et on s'est évité au minimum deux-trois semaines de gros malaise. Ca me remplit d'espoir pour la suite. De mon côté, je suis bien moins cyclothymique que quand on s'est rencontrés, donc plus facile à vivre. J'ai appris à mieux communiquer, à ne pas réagir à chaud, à ne pas laisser mes mots dépasser ma pensée. Ca aide. Je ne dis pas que tout est parfait entre nous, mais ça s'en approche tellement qu'il serait mesquin de ma part de chipoter. Quand je me couche contre lui le soir, j'en ai presque la tête qui tourne de bonheur à chaque fois, et je souris bêtement dans le noir. Je ne vois pas trop ce que je pourrais demander de plus. 

A titre personnel, j'ai quelques petits problèmes de santé, mais rien d'affreux pour le moment et certainement pas de quoi me plaindre par rapport à certains de mes proches. Le fitness me donne une énergie incroyable; même si je n'ai pas perdu beaucoup de poids depuis le 10 janvier, je me sens plus tonique, et pas juste physiquement. Développer cette habitude si rebutante pour moi a priori, et finir par adorer ça, m'a renforcée dans ma conviction que peu de choses sont impossibles quand on est motivé et qu'on se donne du mal - dans quelque domaine que ce soit. J'adore avoir un style de vie de plus en plus sain, sans considérer ça comme une contrainte. Oui, ça exige quelques petits sacrifices, mais quel bien-être en contrepartie...

Mes angoisses sont sous contrôle. Pas vaincues vraiment, mais quand elles pointent le bout de leur nez, je les reconnais pour ce qu'elles sont, et la partie rationnelle de mon cerveau arrive à se faire entendre par-dessus la cacophonie des voix paniquées. Les insomnies qui m'ont pourri la vie jusqu'à la quarantaine ne sont plus qu'un mauvais souvenir - parfois, j'oublie même que je les ai si longtemps traînées comme un boulet. A force de pratiquer la pensée positive, mon réglage par défaut est passé de "cynique" à "reconnaissante", d'une crispation presque permanente à une certaine forme de sérénité. Là non plus, rien de parfait, et il m'arrive d'avoir des rechutes, mais je progresse constamment, et mon niveau de bien-être général ne cesse de grimper. L'âge et les épreuves m'ont appris à relativiser, sans me détourner de l'idée que je serai un work in progress toute ma vie - que j'aurai toujours des choses à apprendre et d'autres à améliorer.

Pour le reste, j'ai un toit sur la tête (et même deux, bien que pas simultanément), de quoi m'acheter des légumes bios, des Chie Mihara en solde et des billets d'avion deux fois par an, de vieux amis fidèles et de nouveaux amis stimulants, un boulot que j'adorerai aussi longtemps qu'il durera, quelques accomplissements dont je peux être fière et des projets qui excitent mon imagination. Je trouve ça absolument énorme. 

J'ai beaucoup de chance, je bosse dur pour la faire fructifier, et arrivée à 44 ans, je peux dire sans l'ombre d'un doute que je n'ai jamais été aussi heureuse. 

mercredi 1 avril 2015

"The bookseller"


Denver, 1962. Kitty Miller est ce que l'on nomme à l'époque une "vieille fille" de 38 ans. Elle n'a pas trouvé le compagnon qu'elle espérait, ni fondé de famille. Au lieu de ça, elle vit seule dans un charmant duplexe coloré et a ouvert une librairie avec sa meilleure amie Frieda. Très proche de ses parents, elle aide également un jeune voisin qui a des difficultés d'apprentissage de la lecture. Bref, même si les choses n'ont pas tourné comme prévu, Kitty est heureuse. Jusqu'au jour où elle se met à rêver d'une autre vie - une vie dans laquelle elle a un époux merveilleux, deux enfants adorables, une grande maison et une garde-robe digne de Jackie Kennedy. Une vie idyllique, donc? Pas sûr. Au fil des rêves de Kitty, des problèmes troublants commencent à apparaître dans sa seconde existence, tandis que la frontière avec la réalité se brouille de plus en plus... 

Une uchronie personnelle située dans l'Amérique des années 60, avec une héroïne libraire? Vendredi dernier chez Shakespeare & Co, le premier roman de Cynthia Swanson me hurlait "ACHETE-MOI". Et comme je ne suis pas femme à abandonner un livre en détresse... Je l'ai commencé aussitôt, et j'ai été un peu déçue. La simplicité de l'écriture, passe encore, mais je trouvais les transitions particulièrement abruptes et maladroites, les ficelles du scénario présentées de façon très peu subtile. Mais l'histoire m'intéressait, si bien que j'ai quand même poursuivi ma lecture. Puis les événements inattendus se sont enchaînés jusqu'à ce que je comprenne ce qui se passait vraiment, et qui justifiait ce que j'avais d'abord pris pour de la maladresse stylistique. J'ai lu et décortiqué des centaines de livres pour mon boulot, au point qu'il devient très difficile pour un auteur de me mener en bateau bien longtemps: il me suffit d'un détail apparemment superflu, d'une tournure de phrase un peu particulière pour que je devine par avance ses futures révélations. Pourtant, Cynthia Swanson m'a manipulée comme un chef. Bravo madame, et merci: j'ai pris beaucoup de plaisir à lire "The bookseller". 

Concours: "Magie volée" (La loi du millénaire T1)


Dans un empire où la magie alimente l'industrie, Tyen, étudiant en archéologie, découvre un livre doué d'intelligence. Créé par l'un des plus grands sorciers de tous les temps, cet ouvrage n'a cessé d'accumuler les connaissances au cours des siècles - parmi lesquelles, une information vitale pour le monde de Tyen. 
Quant à Rielle, elle possède un don pour la magie alors qu'elle vit dans un royaume très pieux où celle-ci est proscrite. Risquera-t-elle le courroux des Anges pour apprendre à l'utiliser?
Très vite, les deux jeunes gens se rendent compte que la réalité est bien différente de ce qu'on leur a enseigné. Rien n'est vraiment tel qu'ils le croient: ni la nature de la magie, ni les lois de leur pays, ni même ceux en qui ils ont confiance. 

Trudi Canavan est l'une des auteurs les plus adorables avec qui j'ai eu le plaisir de travailler - toujours prête à répondre à mes questions, ravie que je la consulte et amusée par mes suppositions abracadabrantesques. Je suis d'ailleurs ravie à l'idée de la revoir "en vrai" ce week-end à Trolls & Légendes

"La loi du millénaire T1 - Magie volée", qui vient juste de paraître, est le premier tome d'une trilogie située dans un tout nouvel univers. J'ai pris beaucoup de plaisir à le traduire et à chercher à deviner comment les histoires très différentes de Tyen et de Rielle allaient se rejoindre, ou ce que les deux jeunes gens se révèleraient être l'un par rapport à l'autre. Même si j'avoue une grosse préférence pour le monde steampunk du premier, j'ai été très émue par le sort qui échoit à la seconde. Je suis également curieuse de découvrir la véritable origine et la nature de la magie dans cet univers. Bref, j'ai beaucoup aimé!

Et comme je viens de recevoir mes exemplaires de traducteur, je vous propose d'en remporter un. Si vous avez une adresse postale en France ou en Belgique, laissez-moi un commentaire en répondant à la question suivante: Dans quel monde de fantasy aimeriez-vous vivre? Clôture du concours le mardi 7 avril à minuit, et annonce du gagnant dès le lendemain. Bonne chance à tous!

mardi 31 mars 2015

Mars 2015



[TOULON] Adventure Rooms Provence: Réveil difficile




Vous vous en souvenez peut-être: l'an dernier, je me suis prise de passion pour les escape games, ces jeux en équipe où l'on se fait enfermer dans une pièce avec quelques copains et où on a une heure pour réussir à s'échapper en résolvant diverses énigmes. Après en avoir testé à Paris et à Bruxelles, j'ai été ravie d'apprendre qu'il en ouvrait un dans ma ville natale, pourtant pas réputée pour être à la pointe de la tendance en matière de culture ou de divertissement. Et comme Chouchou descendait avec moi dans le Sud pour mon anniversaire, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de se le faire en amoureux. Oui, j'avais conscience qu'à deux, on avait peu de chances de réussir une épreuve plutôt prévue pour une équipe de 4, mais l'essentiel, c'est de s'amuser!




Le scénario se nomme "Réveil difficile". Nous avons assisté à une soirée médecine très arrosée la veille, et ce matin, lorsque nous émergeons péniblement, nous ne sommes... clairement pas rentrés chez nous. La politique de secret autour des escape games m'interdit de vous dévoiler la prémisse exacte, mais je peux vous dire qu'elle est super originale, et que si j'avais su de quelle manière la partie commençait, j'aurais eu encore plus envie d'essayer - même si ça nous a fait perdre beaucoup de temps dont nous avons ensuite manqué pour finir. A 2 personnes seulement, on a moins de difficultés à communiquer; on risque moins de rater une information et de fouiller plusieurs fois au même endroit pour rien, mais on manque aussi d'yeux pour repérer les détails et de mains pour effectuer certaines opérations simultanément! 




Que dire d'autre sans spoiler? Au rayon énigmes, nous avons retrouvé un grand "classique" des escape games, et bien sûr les traditionnels cadenas dont il faut se casser la tête pour trouver la combinaison, mais aussi un tas d'autres épreuves tout à fait inédites dont certaines, très inventives, nous ont donné beaucoup de fil à retordre. En fin de compte, nous avons échoué d'assez loin ("5 ou 10 mn", d'après les estimations de notre maître de jeu Jérôme), donc pas de regrets, d'autant que même pour une équipe de 4, le taux de réussite est de seulement 33%. Nous avons passé un bon moment, et nous reviendrons volontiers essayer la seconde salle qui ouvrira courant avril sur un tout autre thème "plus immersif", paraît-il. Mais cette fois, on rameutera des copains pour mettre plus de chances de notre côté!




42 rue Victor Clappier
83000 TOULON