mardi 6 janvier 2015

[PORTO] La Fabrica Social: street art & urban decay




Voici bien un endroit où je n'aurais jamais mis les pieds sans le geocaching! Il faut dire que la Fabrica Social, fondation artistique créée par le sculpteur portugais José Rodrigues, est située quelque peu à l'écart des sentiers battus, tout en haut de la rua Santa Catarina (interminable artère piétonnière commerçante dépourvue de charme comme d'intérêt). Il faut aller la chercher au sommet d'une volée de marches passablement crevante et au fond d'une impasse bien planquée - aucune chance de tomber dessus par hasard! Mais si on la contourne pendant les heures d'ouverture, on accède à l'un des lieux les plus étranges et méconnus de Porto: un ensemble de maisons en ruines devenu un haut lieu du street art. Les plus grands artistes du pays y ont signé des oeuvres étranges, parfois choquantes, souvent troublantes mais toujours photogéniques...























J'avoue ne pas être fan d'urban decay (au contraire de Chouchou qui adore ça); néanmoins, l'endroit vaut vraiment le coup d'oeil. J'imagine qu'il peut être flippant dans certaines circonstances, mais nous l'avons visité en pleine journée, alors qu'il faisait un grand soleil, sans y croiser âme qui vive - pas même un rat ou un écureuil. Et puis, nous avons trouvé la cache, ce qui est toujours excellent pour le moral!

Rua da Fabrica Social
4000-201 PORTO
Ouverture: du lundi au samedi, de 10h à 18h

(Une partie des photos de ce billet a été prise par Chouchou, 
que vous pouvez suivre sur son compte Instagram.)

"Un amour de bentô"




Fille d'un célèbre mannequin, Saé profite de sa beauté pour se faire inviter à manger par des garçons que son appétit vorace a tôt fait de ruiner. La jeune fille a une excuse: sa mère étant toujours absente, elle n'a guère envie de rentrer chez elle le soir. Un jour, pour aider une amie à déclarer son amour au garçon qui lui plaît, Saé décide de confectionner un bentô. Le problème, c'est qu'elle est nulle en cuisine. Mais Yukî, un de ses camarades de classe, travaille parfois dans le restaurant de sa soeur aînée Shiori, qui accepte de prendre Saé sous son aile. C'est ainsi que la jeune fille commence à jouer les entremetteuses à coups d'onigiri et de crevettes panées, semant le bonheur autour d'elle sans trop se préoccuper du sien. Pourtant, elle adorerait se rapprocher de Yukî...

Bien qu'elle s'adresse à un public nettement plus jeune que moi, j'ai pris plaisir à lire cette série en 3 tomes dont le but semble être de démontrer que faire la cuisine, c'est facile, et que ça rend les gens heureux. Tous les bentô proposés sont détaillés en images de façon à ce que le lecteur (ou plus vraisemblablement la lectrice...) puisse les reproduire. C'est joliment dessiné et plein de bons sentiments - bref, mignon comme tout. 




lundi 5 janvier 2015

[PORTO] Et finir 2014 sur un moment parfait




La journée de la veille avait été un peu éprouvante, à la fois moralement et physiquement. Alors, le 31 décembre, j'ai eu envie d'une promenade toute simple, sans escaliers interminables à monter et à descendre, sans plan à consulter à tous les carrefours, sans musées difficiles d'accès et parfois décevants. J'ai dit à Chouchou: "Viens, on va voir la mer."

Ce matin-là, nous nous sommes préparés sans nous presser et nous avons été prendre le tram n°1, dont le terminus se situait à deux cents mètres de notre appartement airBnB et qui affichait un départ toutes les demi-heures à partir de 10h. Nous avons donné 5€ au conducteur et sommes allés nous asseoir sur une banquette dans le fond. Puis nous nous sommes laissés conduire à la folle vitesse de 30 km/heure le long de l'embouchure du Douro et jusqu'au quartier de Foz, que nous avons atteint un quart d'heure plus tard.






Il faisait doux et il n'y avait pas de vent, le temps idéal pour une promenade sur la plage. Et bien que j'aie le mal de mer et que je déteste me baigner ou me faire bronzer, je connais peu de bruits aussi apaisants que celui du ressac, peu d'odeurs aussi vivifiantes que celles de l'iode, peu de spectacles aussi inspirants que celui d'un horizon complètement ouvert.






Après avoir trouvé une première géocache sous un escalier et en avoir vainement cherché une deuxième dans un parc public désert, mais dont le système d'irrigation du XIXème a refusé de nous livrer ses secrets, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un restaurant recommandé par le Cartoville local: le Praia da Luz, du nom de la plage sur laquelle il se situe. Sa terrasse moins surélevée que celle des établissements voisins nous a permis de nous installer presque sur le sable, face à la mer.

En attendant l'arrivée de notre repas, j'ai continué l'excellent bouquin commencé l'avant-veille tandis que Chouchou mitraillait en rafale les vagues qui venaient se briser sur les rochers juste devant nous. J'ai siroté un verre de vin du Douro avec un sentiment de profonde plénitude, et la conscience de vivre un moment parfait avec ma personne préférée au monde. A cet instant, je n'aurais voulu être nulle part ailleurs et surtout avec personne d'autre. 





Après ça, nous avons fait une petite séance photo "course sur la plage en hiver", puis continué à remonter la côte jusqu'au site d'une troisième géocache planquée dans un arbre. Satisfaits, nous avons tranquillement rebroussé chemin jusqu'au terminus du tram pour regagner le centre-ville. 2014 se terminait sur une note sereine, la meilleure possible. 






Les brèves de la semaine #1




Cette rubrique fourre-tout se substitue à la fois aux compte-rendus quotidiens et au victory log mensuel. Elle paraîtra chaque lundi, et contiendra des événements que j'ai envie de mentionner mais qui ne justifient pas la rédaction d'un billet dédié. Comme 2015 a commencé un jeudi, elle ne portera pour cette première fois que sur quelques jours. 

- Les quelques premières minutes de 2015 ont été un sublime ratage: 100 000 personnes se bousculaient sur et autour de l'esplanade des Alliés, à Porto, et j'ai failli faire une attaque de panique dans la foule. Nous nous sommes réfugiés dans une rue voisine où nous nous sommes fait arroser au mousseux et depuis laquelle nous n'avons vu qu'un tout petit coin du feu d'artifice. Mais j'avais eu un moment parfait dans la journée du 31 décembre, et j'en ai eu de nouveau un dans la journée du 1er janvier. J'ai décidé que pris en sandwich entre les deux, ce passage au Nouvel An était négligeable, un vulgaire incident à oublier aussitôt.

- Vendredi, en arrivant à l'aéroport de Porto très en avance, nous avons trouvé une queue hallucinante qui traversait tout le hall des départs et qui m'a méchamment rappelé Charles-de-Gaulle en avril 2010, quand j'ai cru qu'on allait rater notre vol pour Tokyo à cause de grèves massives. Pour le coup, je me suis félicitée de ma paranoïa des imprévus quand j'ai un avion ou un train à prendre. 

- Samedi soir, j'ai regardé "Gone girl" parce que j'avais adoré le livre et qu'au moment de la sortie du film en salle, on avait fait un gros battage sur la fin soi-disant complètement différente. Bilan: c'est la même, en tout point, et je me suis sentie légèrement arnaquée de deux heures de ma vie. 

- Dimanche, dans un colossal effort de volonté, je me suis traînée jusqu'à la salle de sport en fin d'après-midi. Une douzaine de gamins accompagnés de leurs parents s'ébattaient dans la piscine de dimensions fort modestes. J'ai immédiatement fait demi-tour. Je veux bien essayer de me bouger, mais 2015 commence à peine et je refuse de la passer en prison pour homicide de masse. 

- Dimanche toujours, j'ai appris qu'un ami allait être opéré prochainement d'un cancer du poumon "pris à temps". Il devrait bien s'en sortir; néanmoins, je croise tous mes doigts pour lui, et même mes orteils pendant que j'y suis (aïe). 

- Je n'ai commencé mon art journal que depuis quelques jours, et déjà, je doute d'avoir fait le bon choix de format, ou même de moyen d'archiver mon année par écrit. Peut-être qu'il me faut juste un peu de temps pour trouver mes marques? Je me demande aussi si j'en partagerai des extraits ici - peut-être pas de façon systématique, mais juste une fois de temps en temps. 

- Pleine d'enthousiasme comme toujours début janvier, j'ai déjà bien attaqué la liste de mes objectifs d'hiver et de l'année en général. Le voyage à Porto est complètement blogué (1), le bocal à bonheurs est commencé (2), la jolie tasse pour boire mon thé à Bruxelles est commandée (29). Bon, c'est de la céramique plutôt que de la porcelaine, mais elle hurlait "Achète-moi" bien trop fort pour que je la dédaigne en faveur d'un modèle plus chic! 

Bonne semaine à tous. 

dimanche 4 janvier 2015

[BRUXELLES] Quarantine: le premier Live Escape Game bruxellois!




J'en avais déjà parlé sur la page Facebook du blog: depuis le mois de juillet, où j'avais croisé tout à fait par hasard à un arrêt de bus un couple de jeunes Hongrois qui étaient en train de monter le premier escape game bruxellois, j'attendais avec impatience l'ouverture de Quarantine. Elle a finalement eu lieu pendant les fêtes, quelques jours après que j'aie été invitée à bêta-tester l'une des deux salles avec une équipe de mon choix (soit Chouchou et les Gasparde). 

Situé en centre-ville, Quarantine propose en effet non pas un mais deux jeux très différents l'un de l'autre. La Z room, qui a pour thème les meurtres en série commis par le Zodiaque, est un escape game classique, destiné à des équipes de 2 à 4 personnes. Proposée en anglais, en français et en hongrois, elle ne nécessite pas de capacités physiques particulières: vous devez juste faire travailler vos méninges pour reconstituer des codes, résoudre des énigmes, trouver des clés, ouvrir des cadenas et réussir à sortir d'une pièce fermée à clé en une heure maximum. Parfait pour des gens qui n'ont encore aucune expérience de ce type de jeu, et/ou qui souhaitent quelque chose de plutôt cérébral. 




Par opposition, la Resident Evil room joue avec les nerfs des participants (de 3 à 6). Au début de l'heure allouée, ceux-ci coiffent des lampes de spéléologue et s'enfoncent dans un sous-sol obscur. Ici, pas d'indices écrits, mais des surprises effrayantes tapies dans certains recoins. Du coup, cette salle s'adresse plutôt à des gens en quête de sensations fortes, et dotés d'un minimum de sang-froid. Dans un cas comme dans l'autre, il est nécessaire de bien communiquer et de savoir fonctionner en tant qu'équipe pour réussir à sortir avant la fin du délai imparti. C'est très sympa à faire entre amis, mais cela peut aussi servir d'outil de team building légèrement plus original que le quad dans les bois ou la parodie d'Une famille en or (toute ressemblance avec une expérience vécue par certains des membres de mon équipe serait purement fortuite - ou pas). 




Intéressés? Filez vite vous inscrire sur le site de Quarantine. Pour l'instant, on règle uniquement en liquide, mais le paiement par carte de crédit devrait arriver bientôt. 

Rue Saint-Jean 45
1000 Bruxelles

La revue de presse du week-end #3




[CULTURE] Un Tumblr hilarant qui rassemble des critiques assassines de classiques de la littérature. Exemple: "Le vieil homme et la mer": Just throw the fucking fish back in. (En anglais)

[MEDIA] Charlotte de Bruges épingle les conneries qu'on aimerait ne plus lire dans les magazines féminins. 

[MEDIA] La censure sur les réseaux sociaux: Funambuline s'interroge.

[PHOTO] Un illustrateur plein d'humour dessine sur des photos d'inconnus

[PHOTO] Et puis, parce qu'on n'a jamais assez de renards...

[SOCIETE] Des philosophes se penchent sur la question de la consommation de viande

[VIDEO] Un adorable stop motion qui met en scène les petits dessins au cacao sur les tasses de café. 

samedi 3 janvier 2015

[PORTO] Rua das Flores, même les armoires électriques se déguisent!


Magazines suspendus devant l'igreja da Misericordia


La rua das Flores descend en pente douce depuis la gare ferroviaire de Sao Bento, parallèlement à l'avenida Mouzinho de Albuquerque où nous étions logés en appartement airBnB. Elle a été baptisée ainsi en raison des nombreux grainetiers qui la bordaient autrefois, et dont un nombre étonnant a survécu jusqu'à aujourd'hui. Mais s'il est agréable d'y déambuler, c'est surtout parce qu'elle est piétonnière et parce que le street art l'a envahie jusque dans les moindres recoins... 





Les azulejos - ces petits carreaux à motifs répétés, ou dessinant une fresque dans les tons bleus -, on peut en admirer partout dans la ville (et dans le reste du pays, d'ailleurs). Mais ici, des artistes s'en sont donné à coeur joie, profitant des portes, des palissades de chantier et même des bâtiments murés pour laisser libre cours à leur créativité. 







Le plus original, c'est sans doute la façon systématique dont ils ont entrepris d'égayer les armoires électriques présentes tous les vingt mètres. 










Pour finir, même les vitrines des commerces ont droit à de ravissantes illustrations signées Adelia Carvalho (et assez difficiles à photographier, bien entendu!). 







La rua das Flores n'est pas le seul endroit riche où admirer du street art à Porto; plus tard, je vous en présenterai un autre nettement plus inhabituel... 

Intentions en vrac pour 2015




Outre mon mot de l'année, censé donner une direction générale à la façon dont j'aborde les choses, voici quelques objectifs concrets que j'aimerais atteindre en 2015, et dont certains figureront sûrement dans mes prochaines To Do List saisonnières:

1- Bloguer le voyage à Porto et le carnet que j'en ai rapporté 
4 - Manger devant un feu de cheminée
5 - Acheter un moulin à poivre
6 - Confectionner des pompons en forme de coeur
7 - Venir à bout du 30 day shred
9 - Trouver une bonne recette de soupe à la tomate
10 - Faire imprimer des photos plus souvent
(pour mon art journal, mes carnets de voyage ou pour les afficher) 
12 - Décrocher un nouveau client
13 - Publier des listes de bouquins à thème
(voyage dans le temps, bédés culinaires, livres qui parlent de livres et de librairies...)
14 - Ecouter les versions radio de "Good omens" et "Neverwhere"
15 - Récupérer mes ateliers en ligne sur le nouveau site de A Beautiful Mess
16 - Essayer l'aerial yoga
18 - Retourner me faire papouiller par Mr. Oh début avril et fin septembre,
au moment du changement de saison
19 - Fêter mon anniversaire, pour une fois
20 - Déjeuner avec Sophie-Grosquick XX
21 - Dîner avec Fleur XXX
22 - Utiliser vraiment les apps Bokeh et ABM
23 - Toujours faire ma compta professionnelle de mois en mois 
24 - Renouveler mon passeport après 10 ans de bons et loyaux services
25 - Changer de carte SD avant que celle-ci ne me lâche définitivement
26 - Organiser une rencontre à Bruxelles (et peut-être une à Paris) pour les 10 ans du blog
27 - Appeler ma soeur une fois par mois XXXXXXXX
28 - Continuer à progresser à mon rythme dans la voie du minimalisme,
notamment en vidant l'appartement de Monpatelin 
29 - Trouver une belle tasse en porcelaine fine pour boire mon thé à Bruxelles
30 - Retourner en Gruyérie
32 - Rencontrer David Petersen dont j'ai traduit la dernière bédé et revoir Trudi Canavan
dont je traduis les romans depuis plusieurs années à Trolls & Légendes
33 - Faire un maximum d'afterwork drinks au bar de l'hôtel Le Berger
(ou même ailleurs)
34 - Crocheter une autre couverture
35 - Créer mes propres broderies
36 - Investir dans une jolie valise coque format cabine
37 - Empêcher Kettch de sévir une fois de plus aux Imaginales
38 - Apporter mes chaussures au magasin de seconde main de la rue du Page
(ou m'en débarrasser d'une autre façon) 
39 - Réussir à passer plus de temps avec ma famille lors de mon prochain séjour à Toulouse
40 - Réfléchir à un thème de challenge pour octobre
41 - Aller voir Philou à Lille
42 - Gratter un nouveau pays sur notre carte du monde
43- Créer un mini-livre des moments parfaits de l'année
44 - Passer encore Noël en amoureux et le Jour de l'An à l'étranger
45 - Eviter de réagir à chaud
46 - Saler moins
47 - Faire plus souvent le premier pas XXXX
48 - Interagir davantage sur la blogosphère
49 - Donner mon sang
50 - Chaque mois, envoyer une contribution à un projet en crowdfunding,
ou un don à une association d'utilité publique 

Au fil de l'année, je reviendrai sur ce billet mettre en gras les objectifs qui auront été accomplis. 
Si vous souhaitez suivre ma progression au fur et à mesure, 
cliquez sur l'onglet "Objectifs", sous ma bannière.

jeudi 1 janvier 2015

➤➤➤




Un 1er janvier, c'est une ardoise blanche, une chance d'effacer tout ce qui n'a pas été l'année précédente. De repartir à zéro, un peu plus sage des erreurs que l'on a faites, un peu plus fort des épreuves auxquelles on a survécu, la tête pleine de projets et le coeur gonflé d'espoir. Et si l'année précédente a été bonne? Bah, on peut toujours viser mieux! 

Pour 2015, je vous souhaite de l'amour et de la joie, des aventures et de la réussite. Croyez en vous, foncez dans la vie avec enthousiasme, savourez votre chance chaque jour.