vendredi 17 octobre 2014

Happy week-end




D'un côté, octobre marque un bien vilain anniversaire, et il est cette année placé sous le signe du boulot intensif. De l'autre, c'est un mois que j'adore, et durant lequel survient un autre anniversaire beaucoup plus gai. Cette année, malgré nos surcharges de travail respectives, Chouchou et moi avons donc décidé de nous offrir un week-end en amoureux à Paris pour fêter 8 ans de bisous et de câlins, de fou-rires et de disputes, de voyages et d'aventures. 

Les hôtels de charme se sont révélés hors budget, et comme nous avons pris goût à l'Airbnb, nous avons loué pour deux nuits un appartement du côté de la gare du Nord. Dans la semaine, la propriétaire nous a appris que son chauffe-eau venait de lâcher et qu'elle ne pourrait pas le faire remplacer avant notre arrivée. Un peu plus tard le même jour, Chouchou s'est aperçu que pour le lundi soir, il avait pris des billets-retour... Bruxelles-Paris. Le Thalys étant un peu hors de prix au dernier moment, et nos billets Prem's Ticketless n'étant ni remboursables ni revendables, nous testerons donc l'IDbus qui fait le trajet en 4h au lieu d'une et demie - mais qui propose du wifi gratuit à bord. 

Chouchou était tout contrit; je suis tellement déterminée à ce que le week-end se passe bien que j'ai décidé que ce serait juste une expérience nouvelle. Les températures samedi et dimanche devraient être quasi estivales (la douche froide sera moins pénible!), et nous avons des tas d'activités géniales au programme: deux beaux spectacles, la Zen Room de Hint Hunt, l'expo Ghibli... Du coup, je ne serai pas très présente pour valider vos commentaires ou répondre à vos mails, et je rattraperai plus tard mes exercices du challenge minimaliste. Mais j'aurai des tas de choses à vous raconter dès mardi! D'ici là, je vous souhaite un excellent week-end et un bon début de semaine prochaine. 

Ceci n'est pas un haiku




Tombent les feuilles d'automne
Le vent les emportera
Deux ans déjà

CHALLENGE MINIMALISTE #17: Triez... vos provisions





Passez en revue le contenu de:
- votre frigo
- votre congélateur
- vos placards à épicerie

Jetez tous les aliments périmés ou dont vous savez que vous ne les consommerez pas (condiments à peine entamés dont vous n'avez pas l'usage, aliments inhabituels que vous n'avez jamais fait l'effort de cuisiner...).

jeudi 16 octobre 2014

"22/11/63"


Prof d'anglais récemment divorcé et sans enfants, Jack Epping n'a plus gère d'attaches lorsque son vieil ami Al, qui se meurt d'un cancer du poumon, lui révèle l'existence d'une faille temporelle située dans la réserve de son fast-food. La faille, qu'Al appelle le "trou de terrier", obéit à des règles précises: elle ramène toujours le voyageur au même endroit et au même moment, un jour de septembre 1958; en outre, chaque fois qu'on l'emprunte, le passé est remis à zéro - les changements qui ont pu y être effectués lors d'un séjour précédent sont annulés. Al, qui n'a plus le temps de s'en occuper lui-même, souhaite que Jack se charge à sa place d'une mission très importante: empêcher l'assassinat du président Kennedy en 1963 et, du même coup, prévenir sans doute le meurtre de Martin Luther King et l'escalade de la guerre du Vietnam. Le seul problème, c'est que le passé ne veut pas être changé, et qu'il se défend en mettant des bâtons dans les roues de l'inconscient qui s'y essaie...

Stephen King est considéré comme l'un des plus grands écrivains de notre époque, et l'un des plus prolifiques aussi. N'appréciant guère l'épouvante, j'avoue avoir lu très peu de ses romans: "Charlie" et "Ca" (que j'avais d'ailleurs beaucoup aimés) lorsque j'avais une vingtaine d'années, point. Mais il m'était tout bonnement impossible de résister à une si prometteuse histoire de voyage dans le temps. Auteur américain oblige, pour une fois, l'événement améliorer l'histoire du monde n'est pas l'assassinat d'Hitler avant son arrivée au pouvoir, mais la survie de JFK. Ca change un peu, et surtout, ça permet de revisiter le début des années 1960 à travers les yeux du héros - une époque qui peut d'abord sembler bénie, parce que les gens s'y montraient plus amicaux et que la nourriture y avait meilleur goût, mais dont King nous rappelle qu'elle avait aussi ses côtés négatifs comme le ségrégationnisme ou une morale pesante qui bridait les rapports amoureux. Car d'amour, il est largement question ici. Alors qu'il tue le temps jusqu'en novembre 1963 en surveillant de loin Lee Harvey Oswald, Jack tombe sous le charme de Sadie Dunhill, ravissante bibliothécaire traumatisée par un mariage calamiteux. La très belle histoire qui naît entre eux va le placer face à un cruel dilemme.

"22/11/63" est, dans son édition de poche, un énorme pavé de plus de mille pages, et je peux sans mentir affirmer que je ne me suis pas ennuyée pendant un seul paragraphe. King est un narrateur hors pair qui, s'appuyant sur des recherches historiques fouillées, parvient à tisser une intrigue extrêmement riche alternant longues plages de tranquillité et rebondissements haletants. Les différents lieux dans lesquels Jack est amené à vivre ont chacun leur atmosphère propre; les personnages secondaires, même ceux qui ne font que passer l'espace d'un chapitre, sont tous incroyablement vivants. Et surtout, dans la façon nuancée mais lucide dont il les présente, King fait preuve de l'humanité profonde qui est la marque des grands écrivains. Il sait aussi bien évoquer le bonheur, la plénitude et la douceur de vivre que dépeindre la violence, le désespoir ou la pire des noirceurs. J'ai en outre beaucoup apprécié l'angle sous lequel il aborde la question maintes fois rebattue du paradoxe temporel. Un roman à lire absolument. 

"Le savons-nous tous secrètement? Le monde est un mécanisme parfaitement équilibré d'appels et d'échos de couleur rouge qui se font passer pour un système d'engrenages et de roues dentées, une horlogerie de rêve carillonnant sous la vitre d'un mystère que nous appelons la vie. Et au-delà de la vitre? Et tout autour d'elle? Du chaos, des tempêtes. Des hommes armés de marteaux, des hommes armés de couteaux, des hommes armés de fusils. Des femmes qui pervertissent ce qu'elle ne peuvent dominer et dénigrent ce qu'elles ne peuvent comprendre. Un univers d'horreur et de perte encerclant cette unique scène illuminée où dansent des mortels, comme un défi à l'obscurité."

CHALLENGE MINIMALISTE #16: Triez... vos DVD




La semaine dernière, je parlais des CD qui prennent de la place et se détériorent chaque jour un peu plus même quand on ne les écoute pas, alors que leur contenu est très facile à stocker sous forme numérique et à retrouver sur internet si nécessaire. La même remarque est valable pour les DVD, surtout avec l'arrivée en France de Netflix dont le catalogue va s'étoffer rapidement... 

L'objectif du jour:
Si vous avez peu de temps ou que vous répugnez vraiment à vous défaire de vos DVD: éliminez-en 6. 
Si vous avez un peu de temps et que vous êtes prêt à faire un grand ménage: éliminez-les tous, à l'exception de ceux pour lesquels vous avez un attachement à l'objet physique - mais fixez-vous une limite, par exemple, de 20 DVD conservés au maximum. 

Que faire de ces DVD?
Revendez-les vite à une boutique d'occasion pendant que vous pouvez encore en tirer quelque chose.

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mercredi 15 octobre 2014

"La passion de Dodin-Bouffant"


Librement adaptée du roman de Marcel Rouffe, "La passion de Dodin-Bouffant" met en scène un gastronome provincial à la table si réputée que même le prince héritier d'Eurasie cherche à l'épater en lui servant un fabuleux festin. Mais Dodin-Bouffant ne plaisante pas avec la nourriture. De tempérament volcanique, il a éconduit un à un les moins connaisseurs de ses invités jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que trois: le notaire Beaubois, le médecin Rabaz et le marchand de bestiaux Magot, qu'il régale avec l'aide de sa cuisinière Eugénie Chatagne. Suite à l'inopportun décès de cette dernière, Dodin-Bouffant terrorise toutes ses remplaçantes potentielles. Il commence à désespérer lorsqu'on lui apporte un plat divin préparé par Adèle Pidou, paysanne accorte et sans grâce dont le génie culinaire va bouleverser son existence...

Toujours à l'affût des nouveautés en matière de littérature culinaire, je me suis jetée sur ce beau roman graphique dont le héros haut en couleurs parle de cuisine avec une éloquence lyrique mais se trouve incapable d'aligner deux mots pour avouer ses sentiments à la femme aimée. Qu'il se mettre en fureur devant un repas trop riche ou qu'il sombre dans une déprime barbue et alcoolisée quand Adèle lui annonce son départ, il reste toujours éminemment sympathique, et on souhaite de tout coeur qu'il l'emporte à la fin. J'ai craqué pour le dessin de Mathieu Burniat, qui n'hésite pas à représenter de dignes notables sexagénaires sous la forme de chérubins ventripotents se vautrant nus dans un sublime pot-au-feu. Une oeuvre gourmande pleine de charme et d'énergie (dont le papier et l'encre sentent en outre merveilleusement bon).



CHALLENGE MINIMALISTE #15: Demandez-vous... quelles corvées vous pourriez éliminer




Au-delà du bien qu'il peut faire à votre portefeuille et à la planète, on a vu que le minimalisme permettait de dégager du temps pour se concentrer sur les objectifs qui importent vraiment (ou juste pour se laisser vivre!). Chaque jour, nous accomplissons en mode automatique des corvées dont nous sommes persuadés qu'elles doivent être faites. Pourtant, à bien y regarder, certaines ne sont vraiment pas indispensables et peuvent être déléguées ou espacées, voire carrément supprimées. Je vous donne deux exemples qui me sont personnels.

Dans ma vie professionnelle: je ne relis pas mes épreuves. C'est-à-dire que je rends la meilleure traduction dont je suis capable, et après ça, les éditeurs pour lesquels je travaille savent que je m'empresserai de répondre à toute question concernant une phrase peu claire ou un choix lexical discutable. Mais je ne demande pas à revoir la version définitive du texte avant qu'elle parte à l'imprimerie (sauf pour les bédés, à cause des risques élevés d'inversion de texte dans les bulles). Je sais que la plupart de mes collègues trouvent ça inconcevable. Moi, c'est un point sur lequel j'ai décidé de lâcher prise. Je fais confiance aux correcteurs qui passent après moi pour bien bosser et ne pas changer indument le sens de ce que j'ai écrit. Après, s'ils préfèrent employer une tournure de phrase plutôt qu'une autre... ça ne me dérange pas vraiment. Ca ne modifiera pas la qualité globale du bouquin, et ne pas ergoter sur la pertinence d'un "se rendre compte" par rapport à un "prendre conscience de" nous fait gagner un temps précieux à tous. (J'ajoute qu'en 20 ans de métier, la seule fois où il s'est produit un vrai problème que j'aurais pu rattraper, c'est parce qu'un correcteur a effectué une modification aussi énorme que débile sans me demander mon avis, sur une traduction dont l'éditeur ne me proposait de toute façon pas de relire mes épreuves.) 

Dans ma vie personnelle: je ne repasse pas. Avant de cohabiter avec Chouchou à temps partiel, je n'avais même jamais possédé de fer à repasser. J'achète des vêtements en matière pas ou peu froissable; je fais bien attention à en ôter les plis quand je les suspends pour qu'ils sèchent, et basta. Est-ce qu'il m'est parfois arrivé de sortir avec une robe pas impeccablement lisse? Oui. Est-ce que les gens que j'ai croisés dans la rue ce jour-là se sont enfuis en hurlant "Aaaaah, mes yeux, mes yeux!" et en courant de toute la vitesse de leurs jambes? Non. Je comprends l'utilité de faire le ménage, même si je déteste ça. Mais le repassage? Pas question. J'ai mieux à faire de mon temps. 

Je ne dis pas que ces exemples seraient valables pour vous. Si votre métier exige que vous portiez une chemise tous les jours, il serait sans doute assez délicat de faire l'impasse sur le repassage. Mais je suis sûre qu'en cherchant bien, vous pourriez trouver des corvées à éliminer de votre agenda. Réfléchissez. Quelles sont les tâches que vous effectuez automatiquement et sans plaisir, alors que les abandonner n'aurait aucune conséquence négative? 

mardi 14 octobre 2014

"Miss Charity"




Fille de bonne famille anglaise, Charity Tiddler grandit au 3ème étage d'une grande demeure entre un père quasi-muet, une mère jalouse qui voudrait la garder rien que pour elle, le fantôme de ses deux grandes soeurs mortes à la naissance, une bonne probablement pyromane et certainement cinglée, et une ménagerie d'animaux sans cesse renouvelés: crapauds, souris, lapins et canards sauvés de la casserole... Sa curiosité scientifique la pousse à réaliser maintes expériences; sa solitude l'incite à apprendre par coeur des pièces entières de Shakespeare; sa créativité s'exprime dans de merveilleuses aquarelles de ses petits compagnons; sa volonté de s'améliorer sans cesse lui fait écrire des lettres pleines d'objectifs à son "moi" de dans 3 ans. Le temps passe. Au lieu de devenir une oie gloussante comme ses cousines et de chercher un beau parti à épouser, Charity cultive son côté sauvage et se donne les moyens de devenir une jeune femme indépendante...

Fabuleuse surprise que ce pavé publié en 2008. Bien que signé d'une auteure française, il imite délicieusement le style d'un roman anglais de la fin du XIXème siècle. Son héroïne, dont on peut croire un instant qu'elle va jouer un remake des "Malheurs de Sophie", révèle vite un caractère fort et bien à elle, une intelligence aiguë mâtinée d'une totale absence de sentimentalisme ou de grâces sociales et assortie d'un humour pince-sans-rire proprement hilarant. Sa réussite professionnelle évoque très fort une figure majeure de la littérature enfantine anglaise: Beatrix Potter. Pour autant, "Miss Charity" ne baigne pas dans une atmosphère sucrée. Bien que menant une existence matériellement confortable, elle souffre de neurasthénie et est confrontée à diverses tragédies dans son entourage proche. J'ai passé quelques heures délectables à suivre sur plus de 20 ans ses aventures enjolivées par les aquarelles de Philippe Dumas. Une pépite de roman jeunesse qui, à mon avis, devrait plaire encore plus aux adultes qu'au public auquel il est destiné. 

CHALLENGE MINIMALISTE #14: Faites du ménage dans... vos répertoires




Parce que les choses immatérielles peuvent elles aussi nous encombrer, éliminez:
- dans votre répertoire téléphonique (alias "liste de contacts" sur la plupart des portables): 6 numéros de gens que vous n'appelez plus
- dans votre boîte mail: 6 adresses de gens avec lesquels vous ne correspondez plus 
Ou bien, si vous avez un peu de courage et de temps devant vous, faites un ménage complet dans les deux!

lundi 13 octobre 2014

Un week-end où la roue tourne




Couchée à 2h du matin après avoir dévoré dans la soirée 150 pages de "22/11/63" (une merveille) et 150 de "Miss Charity" (un délice).  Réveillée à 7h du matin par un énorme orage qui m'empêche de me rendormir. Histoire de ne pas trop flipper, je change mentalement mes plans pour la journée: reporter les courses prévues à lundi matin, annuler mon massage par téléphone, dire à Kiki que je passerai plutôt mardi soir. Merde, l'ordinateur et la box! Je descends en vitesse les débrancher tous les deux, puis je monte me recoucher un peu plus tranquille malgré des éclairs et des coups de tonnerre monstrueux. A 10h30, je rouvre un oeil: il fait un soleil éclatant, et seules quelques gouttes de pluie s'attardant sur mes vitres témoignent que je n'ai pas rêvé. Foncer à la Poste renvoyer les derniers colis Amazon qui ne m'ont pas donné satisfaction (dommage, le shiatsu massager avait l'air d'une si bonne idée!); me dire qu'il fait vraiment trop chaud pour porter des collants. Le contrat pour la bédé dont j'ai fini la traduction depuis dix jours est enfin arrivé, tout comme le courrier de l'IRCEC accusant réception de mon rétrogradage volontaire en classe A (ce sera toujours ça de gagné sur le pognon qu'ils comptent me prendre de force à partir de 2016). Très touchée par ce qui arrive à mon amie Sophie-Grosquick, je regrette de ne pas être à Bruxelles aujourd'hui pour lui prêter une oreille, une épaule ou toute autre partie de mon anatomie susceptible de se rendre vaguement utile. Pourquoi le bus est-il bondé de jeunes? Ils n'ont pas des devoirs à faire? L'inconvénient de revenir dans la ville où on a grandi, c'est qu'on croise des fantômes à tous les coins de rue. Cette jupe Naf-Naf me va vraiment bien, mais j'ai déjà plusieurs autres jupes noires, soyons raisonnable. Je ne parviens pas à trouver la fin de mon paquet de swap chez Charlemagne. Quelle idée d'avoir réservé pour un massage aux pierres chaudes un jour où la température avoisine les 25°! ...J'ai l'impression qu'on m'a plongée dans une cuve de Puget extra vierge 1ère pression à froid. Le sac que je guigne depuis la rentrée est à -50% pendant les 3J des Galeries Lafayette, pile dans la couleur qui me plaît - je ne peux décemment pas ignorer un tel signal de l'univers, et ça fait plus de deux mois que je ne me suis rien acheté qui se porte à part des collants, donc bon. Je dois pratiquement supplier pour qu'on me serve un mojito à l'Oasis, et ce n'est pas le cocktail le mieux présenté du monde, mais la vache, le barman n'a pas lésiné sur le rhum. Je pense au cassis et je pense à mon père, et je me dis que 66 ans c'était pas assez mais qu'en même temps, c'était déjà beaucoup. La (super) bonne nouvelle de la journée, c'est que Christophe va pouvoir reprendre le travail après 3 ans d'arrêt consécutifs à son opération du coeur, et qu'il existe dans la Marine un service photo qui serait parfait pour lui. Décidément, la route tourne. Ce matin, on avait une météo apocalyptique; cet après-midi, l'air est d'une douceur à pleurer. Rentrer à la maison un peu soûle, pleine de tristesse pour les uns et de joie pour les autres, avec plus que jamais l'impression d'avancer en équilibre sur un câble très fin. Dévorer un riz thaï; se demander s'il est humainement possible de déballer un rouleau de printemps sans que le cell-o-frais n'emporte la moitié de la feuille de riz. Faire des bisous à Chouchou sur Skype, et aussi une liste des films qu'il faudra regarder dans les mois à venir, tous les deux blottis sous le plaid à rayures les samedi soirs où je serai à Bruxelles.




Cette journée maussade me hurle: "Tanke-toi sur le canapé avec tes deux excellents bouquins en cours, quelques litres de thé vert bleuet-orange et ton plaid crocheté en laine de mouton"; hélas, l'appel de la deadline imminente est le plus fort. Un personnage mesure 1m72 au début du bouquin et, plus tard, dépasse de quelques centimètres un autre personnage qui fait 1m80. Une femme remariée qui a obtenu une ordonnance restrictive contre son ex violent continue à porter le nom de famille de ce dernier - ben voyons. Si j'avais dix euros par incohérence corrigée, je serais riche et je pourrais prendre ma retraite. Quand même, en me relisant, je trouve que j'ai bien rattrapé les fautes du texte original, et tant pis si c'est péché d'orgueil. Mes muscles sont encore trop endoloris de la séance d'avant-hier pour envisager de se refaire torturer immédiatement par Jessica Smith. Le coup de fil hebdomadaire à ma mère me déprime de plus en plus. La lumière est trop pourrie pour faire des photos et du coup, je ne suis absolument pas motivée pour trier mes collections. A 17h, je me console avec un chocolat chaud et quelques tranches de brioche industrielle. Ma copine Fleur, que je n'ai pas vue depuis 7 ans et qui a récemment repris contact avec moi par mail, me laisse le choix de l'endroit où auront lieu nos retrouvailles cette semaine: je propose le Resto des Artistes en croisant les doigts. And the wheel keeps turning...

CHALLENGE MINIMALISTE #13: Triez... vos chaussures, sacs à main et accessoires





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): éliminez 6 paires de chaussures ou sacs à main en mauvais état ou que vous n'aimez plus tellement.
Si vous avez une grande garde-robe et la possibilité d'y passer un peu de temps: éliminez 6 pièces dans chacune des catégories suivantes:
- chaussures (vous pouvez même séparer en chaussures d'été et chaussures d'hiver, si vous en possédez vraiment beaucoup)
- sacs à main
- accessoires divers (ceintures, foulards, écharpes, bonnets, autres chapeaux...)

Que faire de ces objets s'ils sont encore en bon état?
- pour les chaussures, sacs et accessoires de marque, tenter de les revendre sur eBay ou dans une boutique de seconde main
- les proposer à bas prix lors d'une brocante ou un vide-grenier
- les donner à une association caritative
- organiser une troc party avec vos copines (mais attention à ne pas rentrer avec plus de choses que vous n'en aurez données!)

dimanche 12 octobre 2014

J'ai testé: le massage aux pierres chaudes




Cet été, j'ai découvert que le Boudoir de Jade, pour lequel j'avais eu un coup de coeur, proposait des massages aux pierres chaudes, un des rares types que je n'avais pas encore essayé. Du coup, j'ai mis ça dans ma liste d'objectifs de l'automne (axée "je me fais plaisir"), et pris rendez-vous pour la mi-octobre en me disant que les températures auraient fraîchi d'ici là. Manque de chance, il faisait encore 25° samedi à Toulon, mais comme il était un peu tard pour annuler, j'y suis allée quand même. 

En quoi ça consiste, le massage aux pierres chaudes? La cliente, déshabillée à l'exception de sa culotte, est installée à plat dos sur une table avec un masque chaud sur les yeux. Dans un four spécial, l'esthéticienne fait chauffer de petites pierres volcaniques noires et lisses, venues de Bali. Puis elle enduit la peau de la client d'huile de massage également chaude (pas brûlante, hein) et procède à un modelage "normal", mais en tenant une pierre à plat dans sa paume - ou parfois, en utilisant son côté arrondi pour passer dans des creux tel que celui à la base des orteils. La dureté de la pierre est censée apporter un massage plus profond, particulièrement bénéfique pour les muscles noués (ce que les miens étaient ce jour-là grâce aux séances d'exercices infernales de Jessica Smith), et la chaleur dispensée est absorbée plus ou moins vite par le corps selon qu'il manque ou non d'énergie. Inconvénient: l'esthéticienne est oblige de rompre assez souvent le contact avec la cliente pour aller changer de pierre. On commence donc côté face, par les pieds, puis on remonte pour terminer par un massage du visage et du cuir chevelu; ensuite, on remet ça côté pile. 

Qu'est-ce que j'en ai pensé? D'abord, qu'il faisait trop chaud ce jour-là pour ce type de massage, que j'imagine nettement plus agréable au coeur de l'hiver. La faute à mon impatience! Ensuite, que j'ai passé une heure très délassante entre les mains expertes de la charmante Chloé (sur la fin, je m'assoupissais presque...), mais qu'en termes d'effet et de ressenti, je n'ai pas réellement perçu de différence avec un modelage normal. J'ai l'habitude des massages thérapeutiques, pas toujours plaisants sur le coup mais très énergisants; là, il s'agissait plutôt d'un massage relaxant tout en douceur. J'ai d'ailleurs hyper bien dormi la nuit d'après. Le résultat aurait-il été le même avec un autre type de massage? Je crains de devoir retourner au Boudoir de Jade pour m'en assurer. Trop dure la vie. 

71, avenue Vauban
83000 TOULON

CHALLENGE MINIMALISTE #12: Triez... vos collections





Sans nécessairement faire de collection "formelle", la plupart d'entre nous tendent à entasser certaines catégories d'objets auxquels ils ne peuvent pas résister, même s'ils n'en ont pas besoin et se rendent compte qu'ils ne les utiliseront jamais. 

L'objectif du jour:
- Listez les types d'objets que vous avez tendance à collectionner. Pour moi, ce sera les théières, les mugs, les carnets, le masking tape, les chaussures et les colliers; il y a eu aussi les vernis à ongles, les magnets représentant des aliments et les hippopotames à une époque, mais j'ai arrêté et écrémé ces deux catégories.
- Dans chaque catégorie, éliminez au moins 3 objets.
- Tâchez de vous fixer un nombre de pièces à ne pas dépasser, ou un contenant dont vous ne devez pas déborder (boîte, tiroir, étagère...).

Que faire de ces objets?
- Revendre ceux qui ont une certaine valeur (par exemple sur eBay ou durant un vide-grenier)
- Les proposer à vos copines lors d'une troc party
- Les mettre dans le carton "à donner" dont vous vous débarrasserez en fin de mois

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

samedi 11 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #11: Virez tout ce qui n'a rien à faire dans... votre sac à main




Retournez votre sac. 
Passez son contenu au peigne fin (sans oublier d'ouvrir votre portefeuille). 
Eliminez tout ce qui ne vous est pas indispensable: les emballages vides qui traînent dans le fond, les bons de réduction périmés depuis le mois de mars, les cartes de fidélité que vous n'utilisez jamais, les trucs que vous trimballez "au cas où" et qui ne réussissent qu'à vous encombrer, les lunettes de soleil alors qu'on entre dans l'automne...
Votre épaule vous en sera reconnaissante, et vous mettrez beaucoup moins de temps à trouver ce que vous cherchez.

Pour ce type d'exercice, je posterai sur Instagram une photo "avant" et une photo "après" de l'endroit réorganisé, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

vendredi 10 octobre 2014

Challenge minimaliste: annonce de service


A la vue des photos que je publie sur Instagram et sur la page Facebook du blog, plusieurs personnes ont exprimé le désir de récupérer certains des objets dont je me débarrasse. 

Voici ce que je vous propose: à la fin du mois, je publierai un billet rassemblant toutes mes photos. Si vous repérez quelque chose qui vous plaît, contactez-moi par mail à leroseetlenoir@hotmail.com (vous pouvez le faire dès maintenant si vous souhaitez "réserver" un objet sans attendre le 31). 

Il y a des choses que je compte donner et d'autres revendre; selon l'endroit où vous vous trouvez, je peux vous les expédier, et pour les gens qui vivent à Bruxelles, si cela se justifie, j'organiserai un rendez-vous dans un café courant novembre. A très vite!

CHALLENGE MINIMALISTE #10: Triez... vos cosmétiques




L'objectif du jour:
Si vous en avez peu - éliminez 6 produits de beauté ou de maquillage
Si vous en avez beaucoup - éliminez 2 produits dans chacune des catégories suivantes:
- produits de soin pour le visage
- produits de soin pour le corps
- produits de soin pour les cheveux
- vernis, soins et accessoires pour les ongles
- fards à paupières et autres produits servant à maquiller les yeux
- produits servant à maquiller le teint
- rouges et crayons à lèvres
- accessoires (pinceaux, éponges...)

Les critères de sélection:
- Ce produit est-il encore en-deça de sa date limite d'utilisation?
- L'avez-vous utilisé au cours des 3 derniers mois?
Si la réponse à une de ces deux questions est non, vous pouvez vous en débarrasser sans remords.

Que faire de ces produits?
- S'ils sont encore bons, et neufs ou à peine entamés: proposez-les à vos copines, par exemple dans le cadre d'une troc party
- Dans le cas contraire: poubelle!

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

jeudi 9 octobre 2014

20 ans de traduction en free lance




Le 4 octobre 1994, après avoir décroché un diplôme de Sup de Co Toulouse et passé 3 ans à bosser dans un milieu absolument pas fait pour moi, je sautais dans le vide à pieds joints en me déclarant traductrice littéraire auprès des autorités compétentes. Mes parents avaient financé mon premier ordinateur (un énorme PC gris qui avait coûté 10 000 francs de l'époque); j'avais obtenu une prime de démarrage généreuse au titre de l'ACCRE et un premier contrat auprès d'une société nommée Hexagonal pour traduire le "Brujah clanbook", un supplément du jeu de rôles "Vampire: la Mascarade". Je ne savais pas trop où j'allais, mais j'étais hyper motivée. Tout plutôt que de retourner à la vie corporate qui me donnait envie de me pendre chaque matin au réveil. 

Pendant les vingts années qui se sont écoulées depuis, j'ai eu des prises de tête ubuesques avec l'administration. Au début, l'URSSAF et l'AGESSA me soutenaient chacune que c'était à elle que je devais verser mes cotisations sociales, et aucune ne voulait lâcher le morceau. J'ai dû me renseigner moi-même pour découvrir la différence entre traducteur technique (cotisant à l'URSSAF) et traducteur littéraire (assimilé auteur, donc cotisant à l'AGESSA). Plus tard, il m'a fallu dix-huit mois et six courriers de plus en plus désespérés pour obtenir un simple changement d'adresse auprès du service qui gérait ma TVA. A peu près à la même époque, le Trésor Public a entrepris de me réclamer chaque année la taxe professionnelle dont je n'étais pas redevable, et ce, malgré le fait que je lui avais déjà fourni les années précédentes toutes les attestations d'exemption nécessaires assorties d'un texte de loi surligné en rose. Je passe sur la tentative d'extorsion commise par mon association de gestion agréée il y a 3 ou 4 ans, quand elle a tenté de me facturer 180€ un service jusque là gratuit et qu'elle ne m'avait en outre jamais rendu. La paperasse, c'est définitivement l'aspect le plus pénible du statut de free lance. Ca, avec la difficulté de se faire régler, même si je me sens relativement privilégiée par rapport à d'autres professions: j'ai très, très souvent été victime de retards (août et les fêtes de fin d'année sont deux périodes redoutables pour la trésorerie du travailleur indépendant), mais mes clients ont toujours fini par me payer. 

A côté de ça, ces 20 ans m'ont apporté des satisfactions immenses, que je n'aurais même pas pu soupçonner lorsque je me suis lancée dans cette aventure. J'ai rencontré des gens, collègues mais aussi auteurs ou éditeurs, qui sont devenus de véritables amis ou avec lesquels j'ai eu le privilège de partager des moments inoubliables. J'ai pu bosser chez moi, en pyjama et à mon rythme, sans voir personne de la journée ni être obligée de m'exposer aux éléments hostiles ou de perdre un temps fou dans les transports en commun. J'ai très bien gagné ma vie jusqu'en 2011, et jusqu'ici, malgré une situation assez catastrophique de l'édition, j'ai la chance de n'avoir pas connu de période de chômage technique. J'ai fait des boulots alimentaires sans grand intérêt mais bien rémunérés, d'autres passionnants mais sur lesquels je m'arrachais les cheveux; dans l'ensemble, je me suis rarement ennuyée. J'ai relevé quelques défis un peu fous: traduire une novélisation en l'espace de 8 jours (censés être mon unique semaine de vacances annuelle), en envoyant ma production quotidienne chaque soir par modem à la personne qui me relisait, afin que le livre puisse sortir en même temps que le film dont il était tiré et dont la sortie en France avait été avancée. J'ai servi d'interprète à l'arrache, alors que ce n'est pas mon métier et que je n'avais jamais fait ça de ma vie, devant des caméras ou une salle pleine de centaines de personnes. J'ai eu, surtout, l'immense bonheur de travailler avec des livres, mon premier et mon plus grand amour. 

Je rempilerais bien pour 20 autres années. Je ne suis pas sûre que ce soit possible, mais je vais croiser les doigts très fort. Parce que me lancer dans la traduction en free lance est certainement la meilleure décision que j'ai prise de toute ma vie. 


C'est Mercedes Lackey, une de mes auteures préférées quand j'avais 20 ans, qui m'a offert cette petite poupée japonaise customisée par ses soins. Autant vous dire qu'il s'agit d'un de mes trésors les plus précieux...

"Kokekokkô"


"Kokekokkô" rassemble seize histoires courtes racontées par autant de dessinateurs français qui ont vécu ou passé des vacances au Japon. Lorsqu'il est sorti, j'ai hésité à l'acheter. J'avais peur de tomber sur un énième ouvrage essentiellement axé sur ces différences culturelles flagrantes qui surprennent voire choquent les Occidentaux la première fois qu'ils mettent les pieds à Tokyo ou dans une autre grande ville nippone. Or, quand on s'intéresse à la culture japonaise depuis longtemps, on finit par le savoir, que les fruits et les légumes sont hyper chers et vendus à la pièce, que les Japonais dorment la bouche ouverte dans le métro, qu'on distribue des mouchoirs en papier publicitaires à tous les coins de rue, que la statue de Hachiko est LE point de rendez-vous à la sortie de la gare de Shibuya, qu'on doit se laver avant d'entrer dans la baignoire, qu'on trouve des trucs délirants à bouffer dans les konbini, que les maisons japonaises traditionnelles sont super mal isolées et qu'un bon kotatsu peut sauver des vies en hiver.

Au-delà de ces considérations superficielles, ce que j'aime lire sur le Japon, ce sont des récits qui sortent des sentiers battus (tel le merveilleux "Manabé Shima" de Florent Chavouet), ou la façon intime dont ce pays change les voyageurs. Et à force d'entendre des louanges sur "Kokekokkô", je me suis dit que, peut-être, j'y trouverais ce que je cherchais. Mais non. Cet ouvrage, par ailleurs extrêmement beau, se contente de donner les impressions de surface des auteurs, d'évoquer les sujets touristiques les plus bateaux qui soient, de relater des anecdotes pas forcément drôles, émouvantes ou remarquables. Quelques fictions brèves et manquant de peps se glissent au milieu des passages autobiographiques. J'ai bien aimé les contributions de Rémi Maynègre et d'Ulysse Malassagne, qui s'aventurent dans des temples isolés et en retranscrivent l'atmosphère très particulière, ainsi que le carnet de voyage coloré d'Yllya. Pour le reste, si mes yeux ont pris du plaisir, mon cerveau s'est gentiment ennuyé d'un bout à l'autre. Mais ce serait certainement un joli cadeau à faire à quelqu'un de moins difficile que moi qui commence juste à s'intéresser à la culture japonaise.


Rémi Maynègre 

Yllya

CHALLENGE MINIMALISTE #9: Triez... vos CD





Du point de vue du minimalisme, la dématérialisation de la culture est une chose merveilleuse. Désormais, plus besoin de conserver des centaines de CD: il suffit de charger les vieux sur iTunes et d'acheter les nouveaux sous forme de fichiers MP3.

L'objectif du jour:
Si vous avez peu de temps ou que vous répugnez vraiment à vous défaire de vos CD: éliminez-en 6. 
Si vous avez un peu de temps et que vous êtes prêt à faire un grand ménage: éliminez-les tous, à l'exception de ceux pour lesquels vous avez un attachement à l'objet physique - mais fixez-vous une limite, par exemple, de 20 CD conservés au maximum. 

Que faire de ces CD?
Revendez-les vite à une boutique d'occasion pendant que vous pouvez encore en tirer quelque chose.

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mercredi 8 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #8: Demandez-vous... quelles sont vos priorités dans la vie





Nous consacrons tous une partie de notre existence à des choses qui ne nous enchantent pas mais qui sont nécessaires: entretenir une maison ou travailler pour payer les factures, notamment. A côté de ces corvées plus ou moins incontournables, nous tentons de faire de la place aux choses que nous aimons vraiment, celles qui nous rendent heureux. 

Dans la vie, mes priorités sont les suivantes:
- Voyager
- Créer 
- Passer du temps avec les gens que j'aime

Pour cela, j'ai besoin d'argent, d'énergie et de loisirs. Chaque fois que j'achète un objet superflu, je dépense des sous que je ne peux ensuite pas mettre dans un billet d'avion, et je me condamne à devoir dépoussiérer/ranger/entretenir l'objet en question pendant de précieuses minutes que je pourrais plutôt consacrer à écrire. Sur un objet isolé, évidemment, ni la somme ni la durée ne sont significatives. Mais si j'additionne le gaspillage représenté par l'ensemble des possessions dont je ne me sers pas... Il y a de quoi me donner le tournis.

Depuis plus de 20 ans que je travaille, si je n'avais pas été longtemps accro au shopping, j'aurais pu me payer 2 ou 3 tours du monde. Ou bien, avec le temps que je n'aurais pas consacré à travailler pour payer mes achats inutiles, j'aurais eu le loisir d'écrire une saga plus longue que les Rougon-Macquart. Rien ne dit qu'elle aurait été intéressante, mais la question n'est pas là. La question, c'est que pendant trop longtemps, j'ai très mal employé mes ressources au lieu de rester concentrée sur mes véritables objectifs. C'est une erreur que je ne veux plus jamais commettre. 

Et vous, quelles sont vos priorités? Si demain vous gagniez au Loto de quoi vivre sans travailler, à quoi consacreriez-vous votre temps libre? De quelle façon pourriez-vous dégager des ressources pour mettre ces rêves en oeuvre dès maintenant? 

mardi 7 octobre 2014

Les brunchs du dimanche (30): Henri & Agnès




Bruncher chez Henri & Agnès, c'est affaire de gens organisés. D'abord, ce n'est possible que le premier dimanche de chaque mois. Ensuite, c'est uniquement sur réservation, et le restaurant est souvent complet longtemps à l'avance. Exemple: nous nous y sommes pris fin juin pour le brunch de début juillet: trop tard. Début août, nous séjournions à Toulouse, et début septembre, j'étais à Toulon, mais dès mon retour, nous avons appelé pour réserver. Puis nous avons attendu en croisant les doigts pour qu'il fasse beau le premier dimanche d'octobre, car on nous avait beaucoup vanté le charme de la terrasse.

Pas de chance: samedi, il faisait plus de 20° et un soleil radieux à Bruxelles, mais avant-hier matin, le ciel était gris et pluvieux, et la température avait largement chuté. Re-pas de chance: quand nous sommes arrivés au restaurant, les serveuses n'avaient pas de trace de notre réservation, et elles nous ont installés dans le coin le plus sombre du restaurant. J'ai fait la tête insisté gentiment pour qu'on nous déplace dans la partie lumineuse, sous la verrière - à une table de deux, et pas à la grande table commune. Heureusement que nous étions parmi les premiers clients ce jour-là...




Henri & Agnès affiche le label Slow Food. Les produits fabriqués à l'extérieur viennent tous des meilleurs fournisseurs bruxellois (Dandoy ou Laurent Gerbaud dont le nom a été mal orthographié) (et, oui, j'ai aussi repéré la faute à "gaufres"), et les plats préparés sur place l'ont visiblement été avec des ingrédients de qualité. Rien à redire sur la partie sucrée, à part peut-être l'absence de viennoiseries; la partie salée, en revanche, m'a paru manquer un peu de recherche en termes d'ingrédients et de saveurs. Tout était bon, mais aucun plat ne m'a arraché de soupir de bonheur. 





Mais surtout, je n'ai pas apprécié la disposition de la salle. Les murs recouverts de palettes m'ont donné l'impression de manger à l'intérieur d'une cagette; les tables pour deux rectangulaires, hyper longues, n'incitent ni aux conversations à bâtons rompus, ni aux bisous ou aux jeux de pieds, et comme elles sont très proches les unes des autres, je me suis retrouvée coincée dans ma chaise pendant tout le repas par mon voisin de derrière (nous étions dos à dos alors que même en tendant le bras, je pouvais à peine toucher le bout des doigts de Chouchou). 




Heureusement, les gaufres préparées à la demande et surmontées d'une délicieuse Chantilly m'ont quelque peu consolée de ma déception. Après avoir payé (25€ la formule buffet avec jus de fruits pressés mais sans boisson chaude), nous sommes montés sur la terrasse pour voir ce que nous avions raté à 24h près: effectivement, la vue sur les toits est très sympa, et l'endroit doit être agréable par temps ensoleillé. Pour le reste... Henri & Agnès ne m'a pas conquise, surtout après une si longue attente. 



Rue Véronèse 48
1000 Bruxelles
Brunch le premier dimanche du mois
Uniquement sur réservation
Services à 11h30 et 13h30

CHALLENGE MINIMALISTE #7: Faites du ménage dans... vos réseaux sociaux




Parce que le minimalisme, ça ne porte pas seulement sur les choses matérielles, augmentez la visibilité des informations qui vous intéressent sur le web en faisant un peu de ménage dans les autres. 
Si vous êtes sur Facebook: éliminez 6 de vos contacts dont les statuts ne vous passionnent pas (ou masquez leurs publications si vous ne voulez pas les vexer) et un-likez 6 pages/groupes qui ont tendance à flooder. 
Si vous êtes sur Twitter et/ou Instagram: désabonnez-vous de 6 comptes dont les publications sont trop nombreuses ou ont cessé de vous intéresser. 
Si vous êtes sur Pinterest: désabonnez-vous de 6 boards.
Si vous êtes sur Tumblr et/ou que vous utilisez un agrégateur (type Feedly): désabonnez-vous de 6 blogs.
Et ainsi de suite pour chaque réseau sur lequel vous êtes présent. 

lundi 6 octobre 2014

Un week-end de citrouilles albinos, d'yeux sanguinolents et de homards bleus




...Et dans les siècles des siècles, les ménestrels mutants ne chanteront PAS que le vendredi 3 octobre 2014 fut la journée la plus productive de ma carrière; au moins, il paraît que je ne vais pas me réincarner en cloporte; aujourd'hui ce sera promenade plutôt qu'exercices à la maison, parce que ceux d'hier m'ont tué les abdos et l'arrière des cuisses; j'avais oublié un léger détail: marcher sans solliciter l'arrière des cuisses, c'est pas facile-facile; 43 ans, est-ce un âge raisonnable pour raffoler encore des puffy stickers? probablement pas; la pizza à la crème de potiron est moins bonne que l'an dernier; je kiffe les mini citrouilles albinos que mon fleuriste a sorties sur le trottoir; commencer "L'héritière" devant une limonade maison au comptoir du Kosmos; râler après ces foutues huîtres qui se referment si on ne finit pas de les ouvrir tout de suite (les joueurs assez avancés dans Farm Heroes Saga comprendront); j'essaie d'imaginer ce que ça doit faire d'être Blake Lively: 1,75m de jambes immenses, de ventre plat, de chair bronzée, de sourire Pepsodent et de longue crinière blonde - sérieusement, je ne peux même pas concevoir ce que ma vie aurait été avec un physique pareil; "elle me fait penser à Clint Eastwood", m'assène très sérieusement Chouchou; vivent les tarifs week-end de la SNCB; terminer enfin le victory log de septembre avant d'aller me coucher.




Misère, mes abdos et mes jambes tirent encore plus qu'hier; ces oeufs à la coque me font penser que je devrais vérifier si mon taux de cholestérol n'a pas trop augmenté depuis l'année dernière; ma partenaire du swap papeterie et moi échangeons par mail quelques considérations désabusées sur la lâcheté des hommes infidèles; trier le contenu de ma table de nuit et admettre que je ferais mieux de me débarrasser de toutes les bagues qui me boudinent les doigts - et aussi de cette pièce de collection que je n'ai jamais eu le temps de remettre à mon père; le Carrefour Market de la gare du Midi a la plus belle sélection de Dolfin de ma connaissance; "6001 is the new 1060": un peu trop jeune et trop alternatif pour moi;  quand même, je me laisserais bien tenter par une des broches en résine délirantes du Cabinet du Baron; un coeur, une dent? oh, allez, je vais prendre un oeil; l'odeur de hot-dog en train de griller sur le parking, c'est juste un supplice; bigre, un nouveau magazine dédié aux arts du papier - et belge de surcroît!; on va bien trouver un moyen de sauver le soldat Palimpsestes, Mlle Mars; Bruxelles, 4 octobre, 19h, 20° - le bonheur; idée de génie pour que les pâtes aux brocolis soient moins sèches: mixer les légumes très cuits avec de l'ail (plein), des pignons, de l'huile l'olive, de la crème légère et une pincée de piment histoire d'en faire une sorte de pesto; à mon avis, aucune attaque de vampires n'est à redouter dans le quartier cette nuit; "we're never going to get over it, but it's okay", dit le personnage d'Anjelica Houston à ses trois fils au sujet de la mort de leur père, et cette phrase se fiche droit dans mon coeur.




Bien entendu, aujourd'hui, comme on a prévu de longue date d'aller bruncher dans un resto réputé pour sa belle terrasse, il fait froid et il pleut; je vais en profiter pour étrenner mes nouveaux collants Les Queues de Sardines; on a bien fait d'y aller à pied malgré la météo: le marathon de Bruxelles bloque la circulation du côté de Schuman; "comment ça, vous ne retrouvez pas notre réservation? et du coup, vous allez nous placer dans ce coin tout sombre?" ; "quand tu es contrariée, même si tu te retiens de râler et que tu te forces à sourire, tu te tasses de 10 cm et tu irradies le mécontentent", m'annonce Chouchou; j'ai l'impression de manger dans une cagette; le môme de la table d'à côté tente de kidnapper mini-MTLM; les gaufres maison à la chantilly rattrapent un peu le coup; pas une seule géocache verte entre ici et chez nous; compta pro de septembre, ménage de la salle de bain, coup de fil à ma mère - que des trucs fun; "je n'ai plus de farine pour préparer un banana bread" "d'accord, je descends en chercher, il faut autre chose?" "non... ah si, tiens, prends une courgette pour compléter la soupe de ce soir" "farine, courgette, c'est tout?" "oui... zut, on va manquer de beurre aussi" "..." "et il n'y a presque plus de pain" "..." "tu veux que je te fasse une liste?" "je préfère, oui"; et donc, mes DVD de "Gilmore girls", que j'ai regardés royalement UNE fois, sont tous endommagés en moyenne 4 fois par épisode - je suis très contente de les avoir achetés au lieu de télécharger l'intégralité de la série; je n'arrive pas à me défaire de l'idée qu'en même temps que mon père, j'ai perdu tout le reste de ma famille, et c'est une tristesse qui refuse de se dissiper.

CHALLENGE MINIMALISTE #6: Triez... vos sous-vêtements






L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 sous-vêtements
Si vous avez une commode bien remplie et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 6 pièces dans chacune des catégories suivantes:
- culottes et soutien-gorge
- chaussettes
- bas et collants
- caracos et maillots de corps

Les critères de sélection:
- Cet article est-il à votre taille?
- Est-il en bon état?
- Le trouvez-vous confortable?
- Vous montreriez-vous avec sans honte à un médecin ou un amoureux?
Si la réponse à une seule de ces questions est non, vous pouvez éliminer l'article en question sans remords.

Que faire de ces sous-vêtements?
A moins qu'ils n'aient jamais été portés, malheureusement, ils vont finir à la poubelle.

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

dimanche 5 octobre 2014

"Miss Peregrine et les enfants particuliers"


Quand le grand-père de Jacob était petit, toute sa famille a été massacrée par les Nazis. Resté seul, le jeune Abe a trouvé refuge sur une petite île au large des côtes anglaises, au sein d'une communauté d'enfants qui possédaient tous des pouvoirs plus étranges les uns que les autres. Par la suite, il a passé la vie à combattre les monstres qui les menaçaient. Jacob boit les paroles de son grand-père et le considère comme un héros. Mais en grandissant, il se met à douter de la véracité des paroles du vieil homme et finit par croire que celui-ci a tout inventé. Jusqu'au jour où, alors âgé de seize ans, il trouve son grand-père agonisant dans les bois derrière sa maison, le ventre lacéré par une horrible créature qu'il a juste le temps d'apercevoir. Avant de mourir, Abe charge Jacob d'une mission sibylline... 

Premier roman de Ransom Riggs, "Miss Peregrine et les enfants particuliers" intrigue par le processus de création singulier qu'a employé son auteur. L'histoire est bâtie sur une série de vieilles photos en noir et blanc qui parsèment ses pages, et qui possèdent toutes un élément intrigant voire inquiétant. Par moment, le procédé peut sembler un peu artificiel (les personnages sont constamment en train de sortir des photos de nulle part pour illustrer leurs propos), mais dans l'ensemble, il fournit la matière à un roman jeunesse original et dramatique à souhait, avec une composante de voyage dans le temps qui ne pouvait que me séduire et une atmosphère franchement flippante pour le public auquel il s'adresse. D'ailleurs, c'est Tim Burton qui va réaliser l'adaptation au cinéma, prévue pour mars 2016. Mon seul regret, c'est que la fin de l'histoire n'en est pas vraiment une: au contraire, elle marque le début d'un périple qui se poursuit dans "Hollow city". Ce deuxième tome sera-t-il à la hauteur du premier? Réponse quand je l'aurai lu! 

CHALLENGE MINIMALISTE #5: Triez... vos bibelots




L'objectif du jour:
Eliminez 6 bibelots (en les mettant dans les cartons dont vous débarrasserez en fin de mois).
Attention: Ne sont pas comptés comme bibelots les objets ayant une valeur sentimentale, ni ceux qui font partie d'une collection - on s'en occupera plus tard. Ici, il s'agit seulement des choses que vous avez posées sur une table ou une étagère parce que vous les trouviez jolies. 

Les critères de sélection: 
- Cela vous fait-il toujours autant plaisir de voir cet objet?
- Vous manquerait-il vraiment s'il n'était plus là?
Si la réponse est non dans les 2 cas, vous pouvez vous en débarrasser sans remords. 

Que faire de ces bibelots?
- Les donner à une association caritative
- Les déposer dans une Give Box
- Les revendre sur eBay (s'ils ont une valeur particulière), sur Le Bon Coin ou lors d'un vide-grenier

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

samedi 4 octobre 2014

September victory log




Administratif:
- Compta pro d'août

Blog:
- 4 articles en petite Une de HelloCoton

Boulot: 
- Première moitié du tome 21 d'Anita Blake (soit un peu plus de 350 000 signes)

Culture:
- 12 livres lus: 8 romans, 1 récit, 3 bédés 

Geocaching: 
- 21 caches: 1 à Toulon, 2 à Malmö (Suède), 12 à Copenhague, 1 à Roskilde et 5 à Humlebaek (Danemark)

Loisirs créatifs: 
- Fini la broderie rétro commencée au printemps

Santé:
- Passé mon 2ème OCT (le précédent datait de décembre 2012)

Sport:
- 1 cours de yoga

Divers: 
- Testé la fish pedicure

Défi du mois: noter toutes mes dépenses non-essentielles
D'abord, la bonne nouvelle: je n'ai pas dépensé un seul centime en fringues, en chaussures ou en cosmétiques pendant ce mois de septembre. Maintenant, la mauvaise: alors que j'ai considérablement restreint mes achats par rapport à d'habitude (un peu à cause des vacances, un peu parce que je tentais de faire baisser ma PAL), et alors que j'en ai payé une partie avec des bons Amazon Marketplace, j'ai quand même déboursé... environ 120€ en livres ce mois-ci. Ouch. En temps normal, j'imagine que je dois souvent arriver au double, essentiellement à cause des bédés et des romans que je prends en grand format parce que je n'ai pas la patience d'attendre qu'ils sortent en poche - et qu'à 20€ pièce en moyenne, ça va très vite. J'ai toujours dit que l'argent dépensé en livres n'était pas de l'argent gaspillé, mais vu le nombre de bouquins dont je me débarrasse sans les avoir lus, ou après en avoir lu seulement quelques chapitres parce qu'en fin de compte ils ne me plaisent pas, le moment est peut-être venu de faire preuve d'un peu plus de discernement. J'ai donc instauré de nouvelles règles: plus d'achat sans avoir eu le livre en main et vérifié au moins que le style me convient; PAL à 25 ouvrages maximum, et pas plus de 5 livres commencés en même temps.
Pour le reste, la semaine de vacances à Copenhague a faussé l'expérience, car bien sûr elle a entraîné des dépenses exceptionnelles. Reste que si je me concentre sur les trois autres semaines et demie, je suis un peu affolée par l'argent qui part en repas à l'extérieur, en goûters dans des salons de thé et en cocktails dans mes bars préférés. Je n'ai pas très envie de me restreindre sur les deux dernières catégories: souvent, ce sont mes seules occasions de sortir de chez moi en semaine, soit pour bouquiner seule, soit pour passer un moment avec des amies. Par contre, les repas pris au resto le sont plus souvent parce que j'ai la flemme de cuisiner ou parce que le frigo est vide, que parce que j'ai réellement envie de profiter d'une expérience culinaire. En outre, j'ai tendance dans ces cas-là à manger davantage qu'à la maison, et des choses plus riches, ce qui n'est pas très bon pour moi. Je vais donc tâcher de faire attention de ce côté.
Le reste de mes dépenses non-essentielles: sorties culturelles, cours de yoga, participation à des Kickstarter ou dons divers. Quelques bricoles rapportées de Copenhague, mais vraiment rien de déraisonnable (une chauve-souris d'Halloween en Lego, trois sachets de thé, un peu de papeterie, deux ou trois brols pour la maison). Le financement de futures vacances. Bref, rien sur quoi j'ai envie de rogner à moins d'y être obligée. Je note néanmoins que le simple fait de surveiller mes dépenses m'a incité naturellement à les modérer - à me poser davantage de questions devant chaque objet qui me tentait, à être plus honnête avec moi-même sur le réel besoin/envie que j'en avais et sur l'utilisation probable que j'en ferais (ou pas). Depuis deux ans, j'utilise une simple feuille de calcul pour faire mes comptes personnels, et pour me simplifier la vie, je me contente d'agglomérer toutes mes dépenses Visa mensuelles, ce qui ne me permet pas d'analyser où part mon argent ni d'établir et de respecter un quelconque budget. Je pense que début 2015, je vais repasser à un vrai logiciel de comptabilité personnelle pour m'aider à maîtriser mes dépenses.

Un mois ensoleillé et dynamique - vive l'été indien! 

CHALLENGE MINIMALISTE #4: Virez tout ce qui n'a rien à faire dans... votre table de chevet




Il est quelques endroits stratégiques dans une maison où le bordel a tendance à s'accumuler insidieusement. Aujourd'hui, je vous propose de réorganiser votre table de chevet:
- Prenez tout ce qui se trouve sur le dessus, sortez tout ce qui se planque dans les tiroirs et posez-le sur votre lit. 
- Pour chaque objet, demandez-vous s'il a sa place là. Si c'est le cas, remettez-le sur/dans votre table de chevet; si ça ne l'est pas, éliminez-le.

Pour ce type d'exercice, je posterai sur Instagram une photo "avant" et une photo "après" de l'endroit réorganisé, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

vendredi 3 octobre 2014

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (6)





1 et 14. L'Amour Fou, Bruxelles 2. Exki (bd Anspach), Bruxelles 3. Mano a Mano, Bruxelles 4 et 13. Hôtel Le Berger, Bruxelles 5. La Mercerie, Bruxelles 6. Filigranes, Bruxelles 7. La fabbrica di Marco, Toulon 8. Le Chantilly, Toulon 9. Le Chamo, Toulon 10. God save the cream, Bruxelles 11. Folk a rock, Malmö 12. Joe & the Juice (Rundetarn), Copenhague 15. Kosmos, Bruxelles

CHALLENGE MINIMALISTE #3: Triez... votre vaisselle et vos ustensiles de cuisine





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 pièces de vaisselle et/ou ustensiles de cuisine que vous n'utilisez pas ou dont vous pourriez très bien vous passer parce que vous en avez beaucoup de semblables. 
Si vous avez des placards de cuisine qui débordent et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 6 pièces dans chacune des catégories suivantes:
- tasses, mugs, bols et verres
- assiettes, saladiers et plats de service
- casseroles, poêles, plats de cuisson, moules à gâteaux
- accessoires divers (spatules, couverts à salade, carafes, Tupperware, dessous de plat, bacs à glaçons, torchons...)

Que faire de ces objets?
Mettez-les dans le carton "dons" dont vous vous débarrasserez en fin de mois.

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

jeudi 2 octobre 2014

Impro minimaliste: une tarte à la rhubarbe




La semaine dernière, j'ai acheté de la rhubarbe fraîche pour faire un crumble. Et comme il m'en restait encore la moitié, aujourd'hui, afin de me récompenser d'avoir mené à bien une journée de travail particulièrement pénible, j'ai improvisé cette tarte sur une idée fournie par cette grande gourmande de Nekkonezumi.

Au fond d'un moule à tarte, étalez une pâte brisée ou sablée toute prête.
Recouvrez le fond d'une bonne couche de poudre d'amandes (50 à 70g, à vue de nez), 
puis de rhubarbe fraîche découpée en tranches fines et disposées façon "écailles de poisson" pour en caser plus. 
Saupoudrez généreusement de sucre roux.
Etalez de la gelée de groseille sur le dessus.
Enfournez 40 mn dans un four préchauffée à 180°. 
Laissez refroidir et servez éventuellement avec de la crème fouettée.
Régalez-vous!

CHALLENGE MINIMALISTE #2: Triez... vos livres





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu, que vous êtes pressé(e) ou réticent(e): éliminez 6 livres (en les mettant dans les cartons dont vous débarrasserez en fin de mois).
Si vous avez une grande bibliothèque et la possibilité d'y passer un peu de temps: éliminez 6 livres dans chacune des grandes catégories d'ouvrages que vous possédez. (Exemple - pour moi, ce sera 6 romans de littérature générale, 6 romans de SFFF, 6 bédés/mangas, 6 beaux livres et 6 ouvrages qui traînent depuis trop longtemps dans ma PAL.)

Les critères de sélection: 
- Aurez-vous envie de relire, de consulter ou de prêter cet ouvrage?
- A-t-il une valeur sentimentale forte pour vous?
Si la réponse est non dans les 2 cas, vous pouvez l'éliminer sans remords. 

Que faire de ces livres?
- Les revendre à un bouquiniste
- Les donner à une bibliothèque
- Les passer à des amis qui pourraient être intéressés par le sujet, en leur disant que lorsqu'ils les auront terminés, ils pourront soit les conserver, soit les faire circuler à leur tour
- Les lâcher dans la nature via le bookcrossing
- Au pire, les envoyer au recyclage papier

Le petit truc en plus:
Si vous faites partie des gens à tempérament d'archiviste qui gardent tous les livres qu'ils ont lus un jour (même ceux qu'ils n'ont pas particulièrement adorés) parce que leur accumulation constitue une sorte de témoignage, essayez donc de:
- Passer à la liseuse pour que votre bibliothèque prenne moins de place
- Tenir une liste des ouvrages lus; ainsi, à défaut des ouvrages eux-mêmes, vous conserverez un historique de votre vie de lectrice

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mercredi 1 octobre 2014

Où je décide de tenter le sport à la maison avec YouTube pendant un mois




Je n'ai pas mis les pieds à la salle de sport depuis fin juillet. J'ai eu de bonnes excuses pour ça: j'ai été par monts et par vaux pendant toute la fin de l'été, entre Toulon, Toulouse et Copenhague. Mais ces interruptions successives ont achevé mon élan déjà mollissant, et il me semble très clair que je n'y retournerai pas. 

Pourtant, j'ai essayé. Mais les cours collectifs, rien à faire, je ne peux pas. Cette promiscuité, ces odeurs de transpiration - beurk. Quant à la piscine, elle est souvent squattée par des malotrus, et même lorsqu'il y a personne, je m'ennuie comme un rat mort à faire des longueurs. Si encore j'avais obtenu de vagues résultats, peut-être que ça m'aurait motivée... Mais les quelques kilos perdus au début ont été vite récupérés en quasi-totalité. Parce que soyons lucide: deux ou même trois séances hebdomadaires d'exercice d'intensité basse à moyenne, quand on passe le reste de son temps assise devant un ordinateur (et qu'on ne se trouve qu'à mi-temps dans la ville où on a un abonnement dans une salle de sport), ça ne peut pas faire de miracle. 

Du coup, j'ai cherché un moyen de bouger davantage au quotidien, sans nécessairement faire de sport au sens strict du terme. J'ai envisagé l'achat d'un bracelet connecté genre Fitbit, un de ces podomètres améliorés qui compte les pas que vous faites et établit des statistiques. J'en ai entendu dire beaucoup de bien, notamment par ma blogueuse préférée. J'aime bien les objectifs chiffrés, et je surkiffe les courbes de performance; par contre, je déteste les gadgets, et je soupçonne que celui-ci finirait vite relégué dans un coin de tiroir après une gueulante rageuse sur le thème "Putaiiiiiin mais je comprends rieeeeeeen à comment ça marcheuuuuh". 

J'allais me résigner à jeter toutes mes robes en 38 quand je suis tombée tout à fait par hasard sur la formidable chaîne YouTube de Jessica Smith qui propose une myriade d'exercices de tous les types (cardio, barre au sol, Pilates, yoga...), à faire chez soi avec très peu de place et/ou de matériel. Les séances durent 10 à 20 minutes, ce qui est parfait pour moi; elles sont clairement expliqués et assez fun pour ne pas me faire bâiller d'ennui. Voici donc le deal que j'ai passé avec moi-même: chaque jour d'octobre, je devrai faire soit une promenade d'au moins une demi-heure, soit des exercices à la maison pendant au moins 20 mn. Bilan en fin de mois! 

CHALLENGE MINIMALISTE #1: Demandez-vous... pourquoi vous accumulez les choses




Avant de vous proposer de jeter ou de donner quoi que ce soit, je vous suggère de réfléchir aux raisons pour lesquelles vous avez laissé vos affaires s'accumuler jusqu'ici. Les raisons peuvent être multiples:

1. Tendance au shopping compulsif. En voilà une que j'ai beaucoup pratiquée! Sauf que passéel'excitation éphémère de l'achat, je sombrais dans une espèce de déprime coupable, et que mes emplettes (des vêtements, en général) finissaient au fond de ma garde-robe, d'où je les exhumais parfois des années plus tard toujours porteurs de leur étiquette. Quel gaspillage... Et comme ça représentait beaucoup d'argent, j'avais des scrupules à m'en débarrasser. Du coup, je continuais à les "payer" psychologiquement alors que ça aurait été bien plus intelligent de les revendre ou de les donner. J'ai fini par me soigner de cette addiction en la remplaçant par d'autres activités: désormais, si j'ai du temps libre et envie de sortir, je vais lire dans un salon de thé, faire du geocaching ou une balade photo.  

2. Peur de manquer. On peut avoir connu la guerre ou la pauvreté et en être resté traumatisé; j'espère que ça n'est pas le cas de la plupart d'entre vous. De façon moins extrême, il m'est arrivé d'accumuler des choses qui me plaisaient "au cas où". Au cas où quoi? Au cas où le fabricant arrêterait de les produire - ce qui peut arriver, mais vivant dans un endroit civilisé et possédant une connexion internet, j'arriverai toujours à me procurer un équivalent satisfaisant. Au cas où je me retrouverais fauchée du jour au lendemain - alors qu'il serait bien plus malin de mettre des sous de côté dans cette perspective, parce que peu de propriétaires accepteraient douze paires de bottines en paiement d'un loyer. Bref, une raison qui ne résiste pas à un examen logique. 

3. Philosophie du "ça peut toujours servir". Mon grand-père, qui n'était pas fauché et vivait quasiment en auto-suffisance grâce à son jardin, conservait le moindre pot de yaourt et le moindre emballage plastique. Après sa mort, il a fallu en éliminer des centaines. Alors que s'il avait eu besoin d'un pot de yaourt ou d'un emballage plastique, il aurait pu s'en procurer au supermarché le plus proche moyennant une somme ridicule, plutôt que de collectionner des détritus sans valeur. On en revient à ce que je disais précédemment: si un jour, quelque chose vous fait vraiment défaut, vous pourrez toujours vous le procurer. En attendant, dégagez votre espace vital et respirez un grand coup. 

4. Tempérament collectionneur. Beaucoup de gens sont attirés par un type d'objet précis qu'ils tendent à accumuler - pour moi, ce sont les chaussures, les carnets, les théières et les livres. Ne vous laissez pas envahir par vos collections. Soyez exigeant. Ne gardez que les pièces vraiment belles ou vraiment utiles, la crème de la crème, et faites circuler les autres. Ou fixez-vous un nombre limite, et une fois ce nombre atteint, pratiquez la technique du "1 in, 1 out" - si une pièce rentre, une autre doit sortir. 

5. Multiplication d'activités nécessitant beaucoup de fournitures ou du matériel encombrant. Ca aussi, j'ai beaucoup, beaucoup donné, entre mes multiples activités sportives et ma pléthore de loisirs créatifs. La solution? Se débarrasser de tout le matériel dont on ne s'est pas servi depuis un laps de temps donné. A moins d'être rentier, PERSONNE n'a le temps de pratiquer douze activités de loisirs en parallèle, de manière sérieuse et intensive. 

6. Flemme de trier les objets devenus inutiles. Vous n'avez pas le courage de vous attaquer au rangement de vos multiples armoires débordantes d'affaires? Le secret, comme pour tout projet de grande envergure, c'est de procéder petit bout par petit bout. Ne vous dites pas: "Il faudrait que je fasse un grand tri dans toute la maison". Dites-vous: "Aujourd'hui, je passe en revue mon tiroir à sous-vêtements/les placards du haut de la cuisine/l'étagère de la bibliothèque consacrée aux polars". Ou réglez un réveil sur 15 minutes, et contentez-vous d'évacuer tout ce que vous pouvez dans ce court laps de temps. Ou prenez un sac poubelle et décidez que vous ne le fermerez qu'après y avoir fourré 12 objets (n'importe lesquels) qui doivent disparaître. Répétez régulièrement l'opération.

7. Partenaire ou enfants qui veulent tout garder. Vous pouvez éventuellement négocier avec vos enfants (selon des méthodes que je serais bien en peine de vous conseiller, n'ayant aucune expérience en matière d'éducation). Pour votre conjoint, je suppose qu'il s'agit d'un adulte doué d'une volonté propre. Donc... il fera ce qu'il voudra, et uniquement ce qu'il voudra. La seule chose que vous pouvez faire, c'est l'inspirer par votre exemple. Et si ça ne marche pas? Ca ne vous empêche pas de contrôler votre bazar à vous, ainsi que de limiter le bazar commun. 

Quelles sont VOS raisons d'accumuler des choses? Placez-vous dans la peau d'un observateur impartial: quels arguments pourriez-vous utiliser pour "démonter" les raisons en question?