lundi 18 août 2014

Des moustaches aux pieds et au cou!




J'ai de plus en plus de mal à jouer les blogueuses mode: poser m'ennuie, et je suis très rarement satisfaite du résultat. Mais samedi soir, pour l'anniversaire d'une amie, j'avais composé une tenue dont j'étais tellement contente que j'ai demandé à Chouchou de me faire quelques photos avant d'aller au restaurant.






Cette petite robe Zara à la couleur pimpante et à la coupe flatteuse est sans doute une des pièces que je préfère dans ma garde-robe. Les collants à gros pois, même si je regrette de devoir les porter en plein mois d'août, sont un autre basique dont je ne me lasse pas, tout comme le petit perfecto. Les chaussures, je les ai dénichées sur internet pendant les dernières soldes d'hiver; elles sont vraiment mignonnes mais peu confortables malgré la hauteur modérée de leur talon.




Quant au collier, acheté pour une poignée d'euros chez Claire's, j'aurais bien fait l'andouille avec mais la longueur de la chaîne ne le permettait pas!




Robe: Zara (old)
Blouson: Mango
Collants: Emilio Cavallini chez Veritas
Chaussures: T.U.K.
Sac: Abaco (old)
Collier: Claire's 
Vernis à ongles: A oui bit of red d'OPI

samedi 16 août 2014

Un week-end ultra-matelassé




Plus de yu zi hua cha, et impossible d'aller en chercher avant le week-end prochain = grosse grosse lose du matin; après "le vendredi férié de merde où tu as dû annuler la visite d'un couple d'amis pas vus depuis 2 ans pour pouvoir bosser à la place", aujourd'hui, "le samedi après-midi où tu dois te traîner chez Ikea pour acheter un nouveau matelas"; il est pas un peu grand, ce minivan, pour un matelas en 140 roulé, 3 verres et 1 tapis de bain?; Chouchou a insidieusement rapté une carotte et un brocoli en peluche au rayon enfants et se balade avec dans le magasin en chantonnant "les légumes sont nos amis, il faut les aimer aussi"; les tapis de bain ne conviennent pas, le modèle de verre dont on a cassé 3 exemplaires sur 6 n'existe plus, et on n'arrive pas à se mettre d'accord sur le matelas qu'on veut: Chouchou aime le Matrand en latex ultra-ferme, mais celui-ci refuse d'accommoder mon majestueux séant quand je suis allongée sur le dos; finalement, ce sera le Myrbacka en mousse ferme mais moelleux sur le dessus; ah, il y a un rayon papeterie, c'est Gasparde qui va être contente; d'ailleurs, je pourrais prendre un joli carnet à illustration rétro pour compléter le jeu de cartes Tim Burton que je compte offrir à Manue; résister à l'envie d'assassiner sauvagement tous les gens qui glandent dans les allées en bloquant le passage avec leur chariot alors que je veux juste SORTIR D'ICI BORDEL; le Myrbacka en mousse ferme mais moelleux sur le dessus n'est pas présenté roulé mais à plat, et il est trop long pour rentrer dans notre minivan Cambio; vous avez déjà essayé de plier en deux un matelas de 20 cm d'épaisseur pour le faire tenir à l'arrière d'un minivan trop petit? je vous le recommande chaudement si vous souhaitez produire un effet sauna dans les vêtements d'automne que vous avez dû enfiler un 16 août pour cause de météo novembresque; après vingt bonnes minutes d'efforts et les malédictions successives de trois autres clients qui espéraient récupérer notre place de parking, nous quittons enfin Ikea; après ça, la montée de nos deux étages par un escalier abrupt et étroit nous semble presque trop facile; miracle: la première tenue que j'essaie pour aller à l'anniversaire de Manue est la bonne; profitons-en pour faire quelques photos avant de rejoindre le Grenier d'Elvire; la reine de la soirée rayonne dans la robe "Titanic" confectionnée de ses blanches mains, ça fait plaisir à voir; tous ces gens en costume qui dînent sous une maquette de l'USS Entreprise accrochée au plafond, c'est assez rigolo; le mojito du resto est juste passable: pour l'instant, celui du Berger reste le meilleur que j'aie goûté sur Bruxelles, suivi de près par celui de l'Amour Fou; en revanche, mes pâtes fourrées à la ricotta et aux cèpes sont très bonnes; rentrée à la maison, tester la tisane de bambou achetée à Paris le mois dernier: ce n'est pas mauvais, et au moins ça ne m'empêchera pas de dormir.




Un homme nu qui vous prépare des oeufs à la coque et des tartines, c'est quand même le meilleur moyen d'entamer un dimanche d'automne; Allemersch ET Vatel sont fermés en août: clairement, ils n'ont aucune considération pour les besoins pâtissiers de leur clientèle; choisir son vin en fonction de l'étiquette comme on choisit un livre en fonction de sa couverture; oh, les jolis dahlias! à 5€ les 10, ce serait dommage de s'en priver; je n'ai pas eu envie d'aller à la piscine mardi quand je pouvais, et je n'en ai pas envie non plus aujourd'hui: je sens que la seconde moitié de mon abonnement annuel à la salle de gym ne va pas me servir beaucoup; ranger les placards de la cuisine en me trémoussant sur "I love rock'n'roll", alors que je suis perchée sur le bord de l'évier en collants de nylon: vraie bonne idée ou catastrophe en devenir?; 4mn au micro-ondes, c'est beaucoup trop pour réchauffer une part de gratin de courgettes; ah zut: les représentations du Cirque Plume à La Villette sont en placement libre, je déteste ça; le nouveau matelas est en place, je suis très curieuse de voir si ça fera une différence dans la qualité de notre sommeil (et l'âge ressenti au réveil!); nettoyons la housse de l'ancien matelas à 60° avant de le donner; tiens, dans mon nouveau cahier de compta, il y a une colonne spécifique pour la CSG déductible, mais comme j'ai fait la première moitié de l'année sans, je ne vais pas commencer à l'utiliser maintenant sinon ça foutra ma récap' annuelle en l'air; Chouchou a réussi à obtenir de ma mère qu'elle lui fasse suivre un colis à Bruxelles alors que moi, je n'y suis jamais arrivée: clairement, être capable de réparer un ordinateur possède tout un tas d'avantages secondaires; damned, les collants LiliGambettes turquoise ne me vont pas du tout; "attention en arrivant chez nous, il y a une demi-crotte de chien devant l'entrée, et l'autre moitié sur le paillasson intérieur"; La Coquette était une bonne pioche, et les burgers végétariens betterave-feta de Mareike enchantent nos estomacs; "les histoires d'amour, ça me fait cauchemarder pendant des jours", avoue Luvan; ...comment ça, demain il faut se lever tôt pour bosser?


AVIS AUX BRUXELLOIS(ES): Nous donnons notre ancien matelas. Acheté chez Ikea il y a 5 ans (il est garanti 25 ans). Modèle Sultan Engenes, mi-ferme, en 140 x 200 x 18. A venir chercher à Ixelles. Si vous-même ou quelqu'un de votre entourage êtes intéressés, contactez-moi par mail avant la fin de la semaine. 

Pourquoi je n'ai pas d'amis proches




L'autre jour, j'ai mentionné incidemment dans un billet que je n'avais pas d'amis proches par choix, ce qui a paru étonner voire choquer certaines d'entre vous. Considérez ceci comme une réponse générale aux questions qui m'ont été posées dans les commentaires. 

Des amis, j'en ai plein. Parfois, je pense même que j'en ai trop, des gens chouettes auxquels je tiens et dont le bien-être m'importe, des gens avec lesquels je suis toujours contente de passer un moment si l'occasion se présente, des gens à qui je vais envoyer une petite carte ou un paquet remonte-moral quand ils traversent une période difficile. Mais si je ne les vois pas pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, je me passe très bien d'eux. Pourvu que j'aie des nouvelles - généralement par Facebook qui est fort pratique pour ça -, je ne ressens aucun manque. Leur présence physique m'est agréable mais pas nécessaire. Si nos chemins se croisent de nouveau, tant mieux; sinon, je n'en concevrai pas de tristesse particulière. 

Ce que j'appelle un ami proche, c'est un confident, quelqu'un qu'on voit souvent s'il habite dans les parages, quelqu'un qu'on appelle immédiatement si on reçoit une très bonne ou une très mauvaise nouvelle, quelqu'un avec qui on a envie de partager ses plus grandes joies et sur qui on s'appuie en cas de pépin - et à qui on est bien entendu prêt à rendre la pareille. Or, ça, c'est pas mon truc. Si j'estime être assez fiable tant qu'il s'agit d'apporter une aide concrète à un ami en difficulté, je suis parfaitement incapable de ce genre de proximité affective que je considère comme de la dépendance. Vous me direz qu'on est toujours affectivement dépendant d'un certain nombre de personnes, ce qui est tout à fait exact. Mais pour ma part, je tente de réduire le nombre en question au maximum. 

Je ne suis pas hyper sociable. La présence physique de tierces personnes, même très appréciées, vide mes batteries. N'ayant que des réserves d'énergie et d'attention limitées à consacrer à autrui, je préfère me concentrer sur mon compagnon et ma famille nucléaire. Et si quelqu'un au sein de ce cercle de proches vient à me faire défaut, je suis très triste de l'avoir perdu, lui, mais je n'éprouve pas le besoin de le "remplacer". 

L'autre frein à mes yeux, c'est qu'une relation intime suppose d'être capable de se montrer sans fard devant l'autre - d'avouer ses faiblesses, notamment. Et ça? Je ne peux pas. Je n'arrive déjà que très, très rarement à le faire avec mon compagnon et ma famille nucléaire. Il faudrait qu'on me torture pour que je dise à ma soeur combien elle me manque. Ma position officielle, c'est "Je ne vais pas chercher à avoir une relation avec quelqu'un que ça n'intéresse pas d'avoir une relation avec moi". Même quand j'en crève à l'intérieur, je ne bouge pas de là - ce qui m'a permis de partir très dignement quand mon ex m'a annoncé qu'il ne m'aimait plus. Avec mes amis, je peux parler de mes problèmes, mais jamais sur un registre affectif: c'est-à-dire que je mène généralement la conversation sur le ton de l'auto-dérision sans manifester à quel point les choses me touchent (même s'ils doivent s'en douter, car je fréquente peu d'imbéciles). Les débordements émotionnels chez les autres me mettent atrocement mal à l'aise; pas question que je leur inflige ça de mon côté.

Comme 16 millions d'autres internautes, j'ai vu la conférence TED de Brené Brown sur le pouvoir de la vulnérabilité. Et je n'ai pas été convaincue. Parler à coeur ouvert, mettre ses tripes sur la table, pour moi, c'est un truc de hippies. Je ne suis pas particulièrement secrète (Dieu sait que j'étale ma vie privée dans les grandes largeurs sur ce blog), mais j'ai besoin de mettre de la distance entre mes émotions négatives et moi pour rester debout. Raconter mes angoisses par écrit et de façon presque clinique, c'est une chose. Les montrer vraiment à quelqu'un d'autre que mon compagnon - et encore, même là, je me retiens chaque fois que je peux -, c'est hors de question. Mes faiblesses, c'est le bout de moi que je ne suis pas prête à partager. 

Je pourrais invoquer des tas de raisons à ça, des raisons liées à mon enfance et à mon histoire personnelle, mais peu importe. Je pense qu'arrivé vers la quarantaine, n'importe qui traîne des casseroles relationnelles, et tout le monde ne choisit pas de se barricader ainsi pour autant. C'est une réaction qui m'est propre, et que je ne parviens pas à considérer comme un défaut. Montrer mes émotions et mes faiblesses, me laisser affecter par celles des autres, ce serait devenir poreuse au monde, et le monde n'est pas un endroit sûr. Je préfère rester contenue en moi-même. 

vendredi 15 août 2014

La Promenade





A Noël dernier, Nekkonezumi m'avait parlé d'un resto gastronomique que d'anciens collègues à elle avaient ouvert "pas loin de chez ma mère", louant la finesse de la cuisine et les tout petits prix pratiqués le midi. La semaine dernière, elle m'en a reparlé, et comme je cherchais un endroit où inviter ma mère à déjeuner, je me suis dit que c'était l'occasion de tester...






Dans une bâtisse en brique rose typique de la région toulousaine, nous sommes accueillis par Sébastien et servis par Laurence tandis que le chef Nicolas Thomas s'affaire en cuisine. La formule lunch coûte 19€ pour une entrée et un plat ou un plat et un dessert, et 24€ pour entrée + plat + dessert. On commence par deux mignardises salées: cette semaine, une chocolatine à la tapenade et une mousse aux cèpes sur un biscuit légèrement sucré. Le ravissement est immédiat. 




La mise en bouche est une émulsion à base de champignons, légère et délicieuse, servie dans d'épais bols transparents. Vient ensuite, ce jour-là, une entrée à base de pommes de terre et de haddock agrémentée de petites fleurs comestibles dont j'ai oublié le nom (je n'ai pas noté au fur et à mesure, c'était un tort, mais la description de chaque service était kilométrique tant les préparations sont fines et travaillées). 




Le plat principal, qui change en fonction des produits disponibles sur le marché local, était une pièce de volaille fermière accompagnée d'une divine croquette de risotto, d'une crème de tomates légèrement sucrée, d'une purée d'aubergines et d'olives noires hachées. Je précise que dans la formule lunch, entrée, plat et dessert sont uniques et imposés, mais que le chef sait se montrer accommodant si un des convives a une allergie ou tout simplement ne supporte pas certains aliments.




Exemple pour le dessert: normalement, celui-ci est à base de fruits rouges, de biscuit sablé et de panna cotta, mais comme ni ma mère ni moi ne raffolons cette dernière, on nous la remplace par une divine crème d'abricot. 




Nous sommes si contents de notre déjeuner que ma mère décide de revenir le surlendemain - un dimanche - avec toute la famille, dont ma soeur et Attila qui sont hyper difficiles. Le week-end, pas de formule lunch, mais des menus à 4, 5 ou 8 services, avec entrée et dessert imposés et choix, pour le plat, entre une viande et un poisson. En principe, les convives ignorent ce qu'ils vont recevoir dans leur assiette avant l'arrivée de celle-ci (mais si on a très peur, il y a quand même moyen d'extorquer des renseignements à Sébastien et Laurence). 




Après les mêmes mignardises salées que la fois précédente, nous avons droit en entrée à une crème de maïs froide accompagnée d'une crème d'avocat et de miettes de tacos. Miam. 




En entrée, des "rouleaux de printemps" au tourteau et aux agrumes qui frisent le sublime. Ca ne m'empêche pas de jeter un coup d'oeil envieux sur l'assiette de ma soeur qui, détestant toute nourriture d'origine aquatique, a reçu un oeuf mollet sur un nid de nouilles de patates douces avec un accompagnement à base de shiitake. 




Je n'ai pas écouté le nom de la pièce de viande qui nous a été servie en plat principal. J'aurais pour ma part préféré du poisson, mais le choix Terre ou Mer est censé valoir pour toute la table: un peu embêtant quand on est nombreux et qu'on n'a pas forcément tous envie de la même chose, mais soit. La pièce de viande inconnue - un morceau de boeuf, m'a-t-il semblé - était de toute façon délicieuse, accompagnée d'une purée d'aubergines et d'une purée de pommes de terre fumées au bois de hêtre (servie dans un petit pot à part dont non visible sur la photo). 




Après ça, il y a eu encore un pré-dessert (une mousse de quelque chose), puis un macaron à la panna cotta et aux fruits rouges. Je ne suis pas très fan de macarons en principe, mais celui-là était absolument parfait, doté d'une consistance idéale et pas du tout écoeurant. 




Pour finir, la moitié seulement de notre table a commandé des cafés, mais tout le monde a eu droit à deux petites mignardises sucrées - une attention délicate qui a été fort appréciée. Fondant au chocolat au thé à la menthe et euh... un truc à la pomme et à la cannelle que j'ai lâchement refilé à Chouchou. Prix total de ce menu 4 services, hors boissons: 38€. Le chef Nicolas Thomas vise une étoile au Michelin, et honnêtement? Il la mérite. A votre place, je filerais tester "La promenade" avant qu'il la reçoive et que les prix grimpent en flèche! 

2 promenade Jean Jaurès
31590 VERFEIL
Réservation recommandée

jeudi 14 août 2014

Ronde des poches #2: les livres que j'ai envoyé et reçus




A Malena qui aime "les romans sur une base historique et les histoires d'amour", j'ai envoyé  la VO de "Les vies parallèles de Greta Wells".

De Frédérique, qui s'est montrée très généreuse, j'ai reçu (outre une bien jolie carte et une flopée de marque-pages) "Le marin américain", un roman danois tournant autour d'un secret de famille, et "Quinze minutes", une histoire de voyage dans le temps qui vient de prendre la première place dans ma PAL tellement la quatrième de couverture m'a alléchée. Je ne connaissais aucun de ces deux livres, merci infiniment!

J'en profite pour rappeler aux autres participantes qu'elles doivent me communiquer le nom du livre envoyé par leur swapeuse lorsqu'elles l'auront reçu, afin que j'établisse un récapitulatif à publier en septembre, une fois le swap bouclé. 

mercredi 13 août 2014

Et Toulouse ne me reverra pas de sitôt




Je suis rentrée de Toulouse le coeur lourd. 
Mon père n'est plus là. Mes rapports avec ma mère ne se sont pas améliorés depuis qu'elle est devenue ma seule interlocutrice dans la maison parentale. Ma soeur débordée par son boulot n'a plus jamais une minute de libre. Mes neveux ont des emplois du temps de ministres maintenant qu'ils font du hockey. 
Je ne sais même plus pourquoi je continue à aller là-bas. 
J'ai l'impression d'avoir perdu pas juste mon père, mais toute ma famille. 
Ca fait un mal de chien. 
Je n'ai pas d'amis intimes par choix. Mon cercle de proches, jusqu'ici, c'était Chouchou et ma famille. Chouchou peut me quitter du jour au lendemain si ça lui chante, ce que j'ai toujours su et que j'accepte, parce que c'est le jeu quand on ne veut ni se marier ni avoir des enfants. Mais je ne pensais pas que ma famille disparaîtrait de cette façon insidieuse - pas parce qu'on se serait fâchés, juste parce que d'autres priorités prendraient le pas sur notre relation. 
Du coup, je passerai les fêtes de fin d'année sous le soleil de Porto. 
Et Toulouse ne me reverra pas de sitôt.

mardi 12 août 2014

"La Touchkanie"


Carnet de voyage dans un pays imaginaire (bien que fortement inspiré des anciennes républiques soviétiques), ce petit livre joliment illustré raconte les déboires des deux auteurs lors de leur séjour en Touchkanie: détenus 3 jours par des douaniers qui veulent leur extorquer un bakchich, logés dans un hôtel miteux alors qu'ils avaient réservé dans un 3 étoiles, intoxiqués aux abats de yak, détroussés par les autochtones, menacés par le dictateur local... On en frémirait pour eux si on n'était pas aussi occupé à glousser. C'est drôle, bien foutu, et ça donne envie de lire d'autres pseudo-guides aussi loufoques pour se réjouir de passer ses vacances dans un endroit sans histoire!

"Nous sommes un peu surpris par l'impétuosité des mendigots du cru. "Ca problème, consent Tirza. Mieux avant: on pouvait immoler eux à coups de bâton!" En Touchkanie aussi, les traditions se perdent..."

"Les Jorio l'ont fait ériger au XIIIème siècle sur la base du nombre d'or (1,618033988) - comme la pyramide de Kheops et le Pathénon -, mais pour des raisons pratiques, l'architecte Pitkvanlüfz a arrondi à 2... c'est ainsi que depuis sa construction, l'édifice qui était promis à l'éternité menace de s'effondrer."

"Au 14ème étage, les choses s'arrangent enfin. Il y a là un snack-bar (d'Etat), une boutique de souvenirs (d'Etat), et même des toilettes (hors d'état)."






"Avril enchanté"


"A tous ceux qui aiment les glycines et le soleil. Italie. Mois d'avril. Particulier loue petit château médiéval meublé bord Méditerranée." Du moment où elle découvre cette annonce un jour de pluie particulièrement déprimant, Mrs Wilkins, timide Londonienne mariée à un avocat aussi pingre de son argent que de son affection, n'a plus de cesse que de s'organiser des vacances de rêve au nez et à la barbe de son époux. Pour diminuer le coût de la location, elle entraîne trois autres femmes dans son aventure: la très pieuse Rose Arbuthnot, dont le mari écrit sous pseudonyme des bibliographies de courtisanes célèbres, l'acariâtre Mrs Fischer qui vit dans le souvenir des grands intellectuels qu'elle fréquentait autrefois, et la sublime Lady Caroline Dester qui n'aspire qu'à mettre un maximum de distance entre elle et ses innombrables prétendants. La beauté enchanteresse de San Salvatore va transformer les quatre femmes en profondeur...

Ecrit dans les années 20, "Avril enchanté" surprend par sa liberté de ton et son ironie très fine. Elizabeth von Arnim se moque gentiment de ses personnages, avec une belle irrévérence mais aussi beaucoup de tendresse et un style tout à fait savoureux. L'excellente traduction de François Dupuigrenet Desroussilles contient des ratiocinations, des irénismes et une flopée d'imparfaits du subjonctif - de quoi satisfaire tous les amoureux d'un certain langage fleuri. Véritable explosion de couleurs et de parfums, la peinture de la végétation au coeur de laquelle se niche San Salvatore évoque un jardin d'Eden aux vertus miraculeuses. Les tourments et les déboires des quatre vacancières témoignent du carcan des conventions de leur époque avec un humour qui ne fait pas oublier les avancées de la condition féminine au cours du dernier siècle. Bref, une lecture légère et pétillante, mais plus substantielle qu'il n'y paraît au premier abord. 

"Autrefois, ce seul mot était à la fois magique et rassurant. Ses amis de Londres, tous gens de son âge et de sa condition, avaient connu cet univers enchanté, pouvaient le comparer aux légèretés du temps présent, et savaient trouver dans le souvenir des grands hommes une consolation à la médiocrité vulgaire des jeunes gens qui, en dépit de la guerre qui en avait tué beaucoup, occupaient indûment la plus grande partie du monde."

"Mellersh, en dépit de son tempérament froid, se laissait même aller à des gestes de tendresse tout à fait inhabituels (...). Au cours de cette deuxième semaine au château, il lui arriva en effet de lui pincer non pas une oreille mais deux avant d'aller dormir. Très peu préparée à de pareils débordements, Lotty se demandait ce qu'il lui réservait pour la troisième semaine, lorsqu'il ne lui resterait plus de nouvelles oreilles à pincer."

dimanche 10 août 2014

Un week-end orageux




Super mal dormi cette nuit: les séjours à Toulouse me pèsent de plus en plus; aussi, si le petit fond migraineux que je traîne depuis 24h voulait bien se dissiper, ça m'arrangerait #mercibisous; apprenant que ma mère a réservé demain midi dans un resto gastronomique, ma soeur s'inquiète que Cahouète et elle ne trouvent rien à leur goût dans le menu imposé; finir la relecture de la 3ème partie dont je n'ai pas réussi à venir à bout hier; redescendre en ville sans but précis, juste pour ne pas tourner en rond chez ma mère; métro Capitole, rue du Taur, basilique St-Sernin pour y chercher une géocache vite trouvée (mais dont le logbook est détrempé); dire que le tout premier appartement où j'ai habité seule se trouvait à cent mètres de là, dans la rue Gramat...; le salon de thé voisin ne nous inspire pas: allons plutôt au Salon d'Eugénie; le Salon d'Eugénie est fermé, tentons notre chance chez Tata Bidule; Tata Bidule est fermé, rabattons-nous sur O Thé Divin; au bout de trois bouchées de tarte framboises-chocolat blanc, je frôle l'overdose de sucre; j'avais adoré "L'histoire de l'amour" de Nicole Krauss, mais "La grande maison" dont le sujet m'alléchait pourtant beaucoup me tombe des mains au bout d'une soixantaine de pages; la géocache de l'ancienne maison de Claude Nougaro nous tient en haleine un long moment; celle de la Garonnette nous fait découvrir un mini-canal urbain bordé de fleurs qui serpente dans une rue en contrebas; sur le bord, les membres du Club Portugais de Toulouse boivent l'apéro en écoutant de la musique très fort, c'est joyeux comme tout; malgré le ciel couvert, je dégouline littéralement dans ma robe en coton ultra-légère; il me faut un nouveau bouquin: direction Ombres Blanches; pourquoi, mais pourquoi n'avais-je jamais mis les pieds dans cette librairie immense, véritable labyrinthe aux rayons cinquante fois mieux fournis que ceux de la Fnac?; envisager le dernier Stefano Benni sorti chez Actes Sud, mais se contenter sagement d'un poche au titre alléchant; aller à la parapharmacie Lafayette avec une liste d'une demi-douzaine de trucs à acheter, un samedi en fin d'après-midi, c'est prendre le risque de finir son week-end en prison pour meurtre de masse; dans le métro du retour, un vieil Asiatique agite son gros trousseau de clés sous le nez d'un petit garçon hilare; seconde douche de la journée: check! (mais cette fois, j'ai un super déodorant au thé vert et à la menthe, conquis au péril de la virginité de mon casier judiciaire); apparemment, "les radis ont-ils été rincés?" est une question difficile, susceptible de déclencher une crise d'hystérie maternelle; soupir de soulagement: "Avril enchanté" a l'air vraiment très bien; l'odeur de transpiration rance fait un TRES mauvais parfum d'ambiance, surtout au moment du coucher.




Cette nuit j'ai rêvé qu'on avait encore Scarlet et Copernique, plus deux petits que cette dernière avait faits avec un chat gris et qu'on essayait de placer avant les vacances; pendant ce temps, un moustique vicieux m'a piquée sur la tranche du pied droit, et les habitants de la bande de Gaza n'en ont pas fini de morfler; comment un homme seul peut-il, sans l'aide d'aucun matériel lourd, transformer ainsi une salle de bain en piscine?; mon entrée au tourteau est divine, mais celle de ma soeur, qui ne mange aucune bête aquatique, a l'air encore meilleure; sur la liste des résolutions d'automne, il y aura "apprendre à faire les oeufs mollets"; finalement, une bouteille de pinard à 3, ça se descend très bien; les garçons sont fascinés par les porte-serviettes en forme de ressort; Cahouète a un nouveau lit-coffre et une housse de couette avec des ours polaires; je me baigne seule dans la piscine jusqu'à ce que Cahouète me rejoigne et me demande de jouer au ballon avec lui; mes cheveux sont trempés, mes lunettes dégoulinent, et je n'arrive pas à faire plus de 9 passes (alors que le record familial est de 54 - la honte), mais je suis contente d'avoir partagé un moment avec mon neveu; nous sommes juste en train de nous sécher quand la pluie commence à tomber; bon ben je n'aurai pas réussi à passer une seule minute en tête-à-tête avec ma soeur, et Noël, ce sera sans moi; j'ai beau tenter de me raisonner, tout ça me brise un petit peu le coeur. 

samedi 9 août 2014

"Demain est un autre jour"


A la mort de sa mère bien-aimée, Brett Bohlinger s'attend à hériter de l'empire cosmétique familial. Perdu: Elizabeth ne lui a légué qu'une vieille liste d'objectifs que Brett s'était fixés à 14 ans, et qui ne correspondent plus du tout à la femme d'affaires trentenaire qu'elle est devenue. Enseigner alors qu'elle est directrice marketing et n'a aucune autorité sur les enfants? Acheter un cheval alors qu'elle vit en plein Chicago? Faire un bébé alors que son petit ami n'en veut absolument pas? Rétablir une bonne relation avec son père alors qu'il est mort depuis des années?  Pourtant, si elle veut accomplir les dernières volontés maternelles et toucher le pactole, Brett devra atteindre dix de ces objectifs avant le premier anniversaire du décès d'Elizabeth. Et très vite, elle va s'apercevoir à quel point sa mère avait tout prévu pour faire son bonheur fût-ce malgré elle...

Je suis passée plusieurs fois devant ce roman avant de me décider à l'acheter faute de lecture plus inspirante. D'un côté, je pressentais un facteur feel good toujours bienvenu; de l'autre, je craignais un taux de mièvrerie stratosphérique. Au final, le bilan est plutôt bon. Certes, l'histoire est complètement invraisemblable et sans grandes surprises. Il faut la prendre comme un conte de fées moderne dont la princesse serait forcée de se sauver elle-même (bien qu'avec force coups de pied maternels dans le fondement et l'aide attentive d'un charmant avocat). Mais si on veut bien laisser de côté toute aspiration à un quelconque réalisme, on passe un moment très agréable à lire les mésaventures de Brett, et parfois même, on est ému ou inspiré par ce qui lui arrive. "Demain est un autre jour" ne changera pas votre vie, mais si vous cherchez une lecture d'été légère, positive et pas trop cucul, vous pouvez y aller!

jeudi 7 août 2014

Duck Me: le fast-good spécial canard




Ouvert depuis début juillet à Toulouse, Duck Me propose des classiques du fast-food (burger, hot dog, club sandwich, falafel, brochettes et même une salade!) entièrement au canard. Et pas l'équivalent d'un vilain steak McDo version volaille, hein: une viande premier choix en provenance exclusive d'élevages du Sud-Ouest. Utilisation de produits locaux? Check!




Pour 10€ maxi, on peut acheter un menu sandwich/frites/boisson à emporter ou à déguster sur place, dans la salle toute en longueur ou sur les quelques tables en terrasse. Toute la déco a été pensée sur le thème du canard, depuis le jaune de l'ordinateur qui sert à prendre les commandes jusqu'aux tabliers des employés en passant par le nom des plats, les dessins qui ornent les tables et même les appliques faites maison! Concept original et rigolo? Check!






C'est bien beau tout ça, mais l'important dans un resto, c'est quand même le contenu de l'assiette (ou en l'occurrence, du plateau). Dans l'idée de tester un maximum d'options, Chouchou a pris un falafel, jugé délicieux mais insuffisamment copieux; Nekkonezumi a choisi un burger auquel elle n'a rien trouvé à redire, et dont elle m'a assuré que le bun légèrement brioché n'était pas du tout sec ni bourratif (ma principale hantise avec les burgers); quant à moi, j'ai opté pour un club sandwich assez fabuleux et tellement gros que j'en ai cédé sans regret un bout à Chouchou. 





Les frites, cuites dans la graisse de canard, ont été approuvées sans réserve par l'élément belge du groupe, ainsi que par l'élément toulonno-bruxellois qui ne supporte plus les frites en carton servies dans la plupart des restaurants français. Les desserts, dont des coookies maison et des fruits du coin-coin, étaient assez tentants, mais nous pensions à juste titre que nous n'aurions plus faim après notre menu. Estomacs ravis? Check!

Bilan: notre repas au Duck Me n'aura sûrement pas été le plus léger de ces vacances. Mais nous l'avons trouvé savoureux et d'un excellent rapport qualité-prix. Si vous habitez Toulouse ou avez l'occasion d'y passer prochainement, je ne peux que vous recommander de faire un petit tour dans ce fast-good qui sait tirer le meilleur parti d'un produit local trop longtemps cantonné à des préparations traditionnelles.

10 rue de la Pomme
31000 Toulouse
...et bientôt à Bordeaux!

mercredi 6 août 2014

Un mot pour 2014: le projet secret


Robe: DDP, modèle Charleston
Vernis: Revlon Sun Candy 450 "Lava flame"

En vue de la réalisation d'un projet web secret pour l'instant, Ali Edwards, la blogueuse à l'origine de l'initiative "One little word", a demandé si ses lectrices pouvaient lui envoyer une photo d'elles tenant une feuille de papier sur laquelle était écrit le mot qu'elles avaient choisi pour 2014. 

Si vous souhaitez participer, envoyez votre photo non compressée à: katie@aliedwards.com au plus tard vendredi. Ali ne le précise pas, mais j'imagine qu'elle utilisera uniquement les mots en anglais, donc pensez le cas échéant à traduire le vôtre! 

(La photo d'Ali est visible ici, et je parle de mon mot pour 2014 .)

mardi 5 août 2014

Mon premier bibimbap au Boli Café




Si je connais et apprécie la plupart des cuisines asiatiques, je dois avouer que je n'avais encore jamais mangé coréen. Il y a quelques jours sur Twitter, Funambuline s'est vantée de rentrer chez elle avec un bibimbap à emporter. J'ai fait remarquer qu'il faudrait vraiment que je goûte ce plat au nom si rigolo. Funambuline m'a assuré que c'était de la parfaite comfort food. J'ai dit: très bien, je note ça sur ma liste des objectifs de la rentrée. Sur ce, Zorro est arrivé Nekkonezumi, avec qui Chouchou et moi avions prévu de déjeuner durant la semaine, est intervenue pour signaler qu'elle avait justement un bon resto à bibimbap dans son carnet d'adresses, et qu'il suffisait de vérifier que c'était ouvert en ce début de mois d'août. Ca l'était. J'aime quand un plan se conçoit et s'exécute sans le moindre accroc, en deux minutes chrono.




Situé à deux pas de la place du Capitole, à Toulouse, le Boli Café est donc un restaurant coréen qui ne propose que trois plats: le bibimbap, version boeuf, poulet, porc, canard ou tofu; le japchaebap, nouilles de patate douce sautées accompagnées de légumes; et la soupe La-Miyore qui est une sorte de ramen coréen. Cela dit, c'est déjà assez difficile de choisir entre les trois, qui me tentaient tous. Mais j'étais là pour goûter du bibimbap, et je ne me suis pas laissé détourner de mon objectif. Pour les deux autres spécialités, il faudra revenir lors d'un prochain séjour!




Si les thés que nous avons commandés (ginseng rouge pour Chouchou, riz brun pour moi) n'avaient rien de très remarquable, le bibimbap en revanche ne nous a pas déçus. C'est bien le plat goûtu et roboratif qu'on nous avait décrit, tout à fait équilibré avec son riz, ses cinq légumes, son oeuf et sa viande/son tofu à mélanger avec l'une des deux sauces proposées par la maison: la piquante traditionnelle dont j'ai oublié le nom, et une autre à base de soja pour les mauviettes des papilles dans mon genre. En accompagnement ce jour-là, du chou mariné piquant qui se mariait très bien avec le riz. Et pour se rafraîchir à la fin, un petit godet d'une boisson à l'aloé véra aussi surprenante que délicieuse. Tout ça pour la modique somme de 10€ (sans le thé), et avec possibilité de se faire emballer les restes si on n'arrive pas à terminer son assiette. 




Le resto a un petit côté cantine asiatique égayée par des tissus aux gros motifs colorés et rigolos tendus sur un des murs. On peut également y acheter des marque-pages et des breloques coréennes, ainsi que des boissons et des plats à emporter. Nous avons beaucoup apprécié notre repas et nous comptons bien revenir... mais aussi tester ce que Bruxelles peut nous offrir en matière de plats coréens!

Boli Café
31 rue Gambetta
31000 Toulouse
Ouvert de 12h à 14h30

lundi 4 août 2014

"Park Avenue"


"En épousant Merrill par amour, le jeune avocat Paul Ross est entré dans le clan Darling avec tout son cortège de privilèges: un appartement sur Park Avenue, un job en or, des week-ends dans les Hamptons, et des soirées avec le tout-Manhattan. Mais bientôt, Wall Street plonge, et les grandes banques menacent de s'effondrer. Un scandale vient éclabousser la famille Darling, la propulsant sous les feux des médias, et Paul doit choisir son camp. Sauver sa peau en trahissant sa femme et les siens ou les protéger coûte que coûte..."

En l'espace de quelques jours, durant le week-end de Thanksgiving si cher aux Américains, on assiste à la chute d'une famille de la haute société new-yorkaise à travers de nombreux points de vue pas forcément liés a priori, mais qui finissent tous par se recouper. L'histoire est bien construite, savamment rythmée et presque aussi prenante qu'un thriller. Ancienne analyste chez Goldman Sachs, l'auteure maîtrise son sujet à fond mais parvient à ne pas perdre le lecteur dans les méandres techniques de la finance. Si elle traite ses personnages sans complaisance excessive, elle sait malgré tout ne pas tomber dans la caricature, et on se surprend à se demander ce qu'on ferait à la place de Paul Ross, le Candide confronté à un terrible dilemme moral. Un roman qu'on a du mal à lâcher avant la fin, ce qui en fait une parfaite lecture de vacances!

dimanche 3 août 2014

Un week-end de vol planés magnifiquement amortis




Mais il moisit dans le placard de ma mère depuis combien de temps, ce thé qui a perdu tout son goût?; ces stickers Instagram sont vraiment minuscules, je suis un peu déçue; en principe je préfère me laver au savon, mais le gel douche à la menthe poivrée et au romarin de chez Burt's Bees est juste divin; le Bordeaux de Mavala sera peut-être le premier vernis dont je finirai le flacon; ce serait bien que je bosse un peu cet après-midi avant l'arrivée de Chouchou; "on emmène les enfants au bowling, ça t'intéresse?"; bon, ben le travail attendra; les champs de tournesols qui bordent la route vallonnée entre chez ma mère et ma soeur sont sans doute un de mes paysages préférés au monde; apparemment, pour l'Education Nationale, un stylo est un "object scripteur" et un ballon un "référent bondissant": ça va me faire ma journée, ça; un splendide vol plané présente ma culotte (boxer en microfibre taupe Calvin Klein, taille L) à tous les joueurs des pistes voisines, mais me vaut mon premier strike, et une barbe à papa offerte par la direction; quand je pense que l'été de mes 17 ans, j'alignais régulièrement des scores à 200 et plus, et que là je peine pour atteindre la moitié; sur notre droite, un blondinet malingre de 8 ou 9 ans, répondant au prénom d'Antoine et vêtu intégralement de rose framboise, montre une stupéfiante absence de dispositions sportives; OK Cahouète, je vais porter ce bracelet jaune fluo, mais c'est vraiment parce que c'est les vacances; une glace italienne chocolat belge/caramel beurre salé, c'est mal mais qu'est-ce que c'est bon; pourquoi cette méchante averse alors que je suis en sandales plates et que je me suis lavé les cheveux ce matin?; la part des livres chez Cultura est de plus en plus réduite, quelle tristesse; bien contente de récupérer Chouchou après dix jours de séparation; sur TF1, une dame mal coiffée hulule "L'envie" sur le plateau de "The winner is" - je préférais la version des L5; pour la deuxième fois d'affilée, un roman acheté dans un Relay de gare se révèle une bonne pioche: je kiffe "Park Avenue" de Cristina Alger. 




Réveillée à 7h30 par la chaleur; mais comment Chouchou a-t-il su que je pensais précisément à de la Play-Doh?; re-réveillée à 10h: juste le temps de se préparer tranquillement pour aller barbecuter chez ma soeur; la petite robe mandarine DDP achetée en soldes et étrennée aujourd'hui remporte un vif succès auprès de l'élément masculin du couple; premier melon de l'année, tomates du jardin maternel, courgettes grillées (et aussi saucisse de Toulouse, chorizo, chipolatas) mais aïe: on a oublié le pain!; ces trous dans les T-shirts en coton d'Attila, c'est sûrement la faute des X-Mites; Chouchou initie mes neveux à Hitman Go; ma mère pleure devant la retransmission du festival celtique que mon père et elle aimaient regarder chaque année; bouquiner à l'ombre sur un transat pendant que ma soeur taille son olivier et de temps en temps, lancer avec une moue critique: "y'a un bout qui dépasse sur la gauche"; rentrer me mettre en maillot et, en ressortant, faire un magnifique vol plané sur le carrelage trempé, mais m'en tirer avec une pauvre égratignure et un léger bleu - le gras, c'est la vie; braver les 26° de l'eau de la piscine et, le glagla initial surmonté, y passer finalement une bonne heure; avec un mojito, là, on frôlerait la perfection; mon "Park Avenue" resté au bord du bassin est à moitié noyé quand je ressors: il a accompli son destin de Livre de Poche de l'Eté; rendez-vous pris mardi pour notre premier bibimbap en compagnie de la sémillante Nekkonezumi; tiens, un (petit) article sur le geocaching dans le dernier numéro de Flow international; ce soir, ce sera un Lune de Miel; T-shirt Hard Rock Café et tasse en porcelaine blanche rehaussée d'un filet doré: c'est la Chouchou's Touch; motivation: demain, je dois me lever à 8h pour bosser toute la matinée et pouvoir sortir l'après-midi.

samedi 2 août 2014

"The imperfectionists"


Les derniers mois d'un journal international sur le déclin, vus à travers les mésaventures d'une dizaine de ses employés. En panne d'inspiration, le correspondant à Paris se résoud à mettre en danger la carrière de son fils et à inventer des informations pour tenter de faire publier un article. Fils d'un journaliste célèbre qui ne possède pas le talent de son père, le rédacteur des notices nécrologiques voit son existence bouleversée par la mort accidentelle de sa fille. Lasse de la solitude, la responsable de la rubrique financière se met en ménage avec un glandeur qui profite d'elle. Auteur d'une Bible de 1400 pages dont tout le monde se moque dans son dos, le chef correcteur vit dans l'ombre d'un ami d'enfance charismatique et doué, mais qui n'a jamais concrétisé les promesses de sa jeunesse. Vieille fille aigrie, une correctrice remâche à longueur de journée sa rancoeur et ses intentions de démissionner. Ancien étudiant en primatologie, le potentiel correspondant au Caire se fait exploiter par un collègue plus aguerri et sans scrupules. Détestée par tous ses collègues, la chef comptable est inopinément humiliée par un homme qu'elle vient de licencier... Entre les chapitres consacrés chacun à un personnage différent, des interludes narrent l'histoire du journal depuis sa création en 1954, à Rome. A mi-chemin entre le roman et le recueil de nouvelles, "The imperfectionists", le premier roman de Tom Rachman, a connu un très beau succès critique aussi bien que commercial. Je suis au regret de dire que malgré une structure intéressante et un sujet alléchant, il n'a pas su me charmer avec ses protagonistes pathétiques, aux histoires toutes plus déprimantes les unes que les autres. 

vendredi 1 août 2014

July victory log




Administratif:
- Compta pro de juin

Bien-être:

Blog: 
- Un article en grande Une de HelloCoton, et 7 autres en petite Une
- Changement de bannière

Boulot: 
- Fin du tome 2 de la série de Jacqueline Green
- Première (grosse) moitié du nouveau roman de Trudi Canavan
- Au total,  environ 620 000 signes

Culture:
- 15 livres: 8 romans, 6 bédés, 1 récit de voyage, 1 carnet de voyage 
- 3 films: au cinéma, "Boyhood"; à la maison, "It's a wonderful life" et "The Breakfast Club"

Geocaching:
- 1 cache trouvée pendant notre séjour à Paris (+ 2 Travel Bugs)

Sport: 
- 4 séances de piscine, 2 cours de yoga

Divers:
- Racheté un GSM (je n'avais plus de téléphone belge depuis un an environ)

Défi du mois: Passer moins de temps devant un écran
Nous avons passé 3 jours en vadrouille à Paris, et soleil aidant, je suis sortie aussi souvent que possible pour m'adonner à l'alcoolisme mondain. Aucun doute n'est plus permis: les problèmes de mon oeil droit se manifestent uniquement en vision de près, surtout devant un écran et aussi un peu quand je lis. Lâcher mon ordinateur, même sans quitter la maison, est donc très bénéfique ne serait-ce que pour apaiser mes angoisses! J'ai l'intention de continuer à faire des efforts dans ce sens, même si je pense que ce sera plus difficile après la fin de l'été.