lundi 16 juin 2014

Le week-end avant le long voyage en train pendant la grève des cheminots




Damned, les placards sont vides: pas de plantureux petit-déjeuner cette fois; oui, je vais aller me doucher, mais d'abord, je vais récapituler par écrit tous les renseignements administratifs conquis de haute lutte depuis début mai... et écrire quelques mails aux copines... et ranger mon tiroir à bloc-notes et à Post-It...; Voyager 2, s'il faut que je monte 3 sujets jusqu'au niveau 5 dans toutes les catégories, y compris en Sports, je ne vais jamais le décrocher; ces pâtes aux brocolis auraient été meilleures avec un peu de feta; pourquoi, quand je trouve des sandales qui correspondent parfaitement à mon cahier des charges (marron, à bride, avec une semelle compensée de 4 cm à l'arrière), faut-il que le modèle ne me plaise pas du tout?; cette fois, me laisser tenter par 100g de Vive le thé! en allant chercher une recharge de thé à la menthe glaciale; l'Exki de la place Stéphanie n'est vraiment pas mon préféré, et on ne capte pas le wifi dans le jardin de derrière; malgré l'engouement général, le premier chapitre du dernier Ian McEwan ne m'emballe pas plus que ça; Chouchou a 7 minutes de retard à notre rendez-vous: ça fera 7 minutes de bisous en moins; les photos de plage de l'expo "Patience" de Josef Hoflehner me font un peu penser à celles de Massimo Dutti, mais ma préférée, c'est celle des bateaux japonais alignés dans la neige; note to self: une prochaine fois, ne pas tenter d'acheter des billets en avance pour la séance suivante au Vendôme; l'Exki de la porte de Namur: ça, c'est mon préféré à Bruxelles; est-ce un sandwich semi-circulaire, est-ce une pizza pliée en deux? on ne sait pas, mais c'est chaud et plein de mozzarella, donc on s'en fout; l'humour particulier du "Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" passe très bien à l'écran, par contre on sent qu'il n'y a pas eu le budget ou le temps nécessaire pour exploiter pleinement les flashbacks du bouquin; mon TGV de lundi devrait circuler mais s'arrêter à Marseille: après, ce sera l'aventure pour atteindre Monpatelin...




Deuxième fête des pères sans le mien; dans ma hâte à me préparer pour aller au yoga, je n'ai pas vu qu'il y avait une superbe tache jaune sur le devant de ma jupe en coton blanc; après avoir testé la propulsion électrique, le retour au moteur à essence est brutal; qu'est-ce qu'on est esquichés dans ce bureau, pas moyen de s'étirer; "open the top of your head and look at what's inside": y'a que moi qui pense à la scène de la soupe à la cervelle de singe dans Indiana Jones?; et aussi, y'a que moi qui ai le séant assez majestueux pour me passer de coussin dans les exercices en tailleur?; Giorgia est incroyablement bronzée et me donne l'impression d'habiter un autre plan d'existence que le mien; pas mauvais le crumble à la courgette, mais c'est pas avec tout ce beurre et ce parmesan que j'aurai bientôt besoin d'un coussin pour les exercices en tailleur; quand on clique sur #angelcard dans Instagram, on tombe sur 50% de cartes du tarot des anges, et 50% de sacs Victoria's Secret débordant de lingerie multicolore -  curieux mélange; bon, théoriquement, un TER devrait pouvoir me déposer à Toulon avec seulement une demi-heure de retard sur l'horaire prévu, et largement à temps pour choper un bus jusqu'à Monpatelin; grands accomplissements de cet après-midi: je me suis verni les ongles des pieds et j'ai atteint le niveau 5 en Donjons & Dragons sur QuizUp; Alison et Donny sur le congélateur! + big up pour Helena; tous ces bouquins dans ma PAL et aucun qui me hurle: "Lis-moi MAINTENANT!", c'est triste.

dimanche 15 juin 2014

Où je ne sais pas quand ni comment j'arriverai à Monpatelin, et où je le vis plutôt bien




Demain, je dois traverser toute la France en train en pleine grève des cheminots. 
J'ai déjà vérifié sur le site de la SNCF: mon TGV, normalement direct de Bruxelles à Toulon, fera cette fois terminus à Marseille. Après? Je ne sais pas. J'espère trouver un TER, même bondé, qui m'amènera jusqu'à Toulon avant l'heure de départ du dernier bus pour Monpatelin. 
Il fut un temps où cette nouvelle m'aurait mise dans tous mes états. Complètement psychorigide, je grimpe très vite aux rideaux quand les choses ne se passent pas comme prévu. 
Mais là, en fait, je suis assez zen. D'une part, les revendications des cheminots me semblent plus que justifiées, ce qui aide grandement à faire passer la pilule de mon petit inconfort personnel. 
D'autre part, j'arrive assez bien à relativiser. D'une façon ou d'une autre, j'arriverai à destination. Si j'ai quelques heures de retard, tant pis. Personne ne m'attend sur place; je n'ai ni rendez-vous important ni examen à ne surtout pas manquer, que ce soit ce jour-là ou le lendemain. Et j'ai encore un mois entier avant la date de remise de ma traduction en cours (même si j'espère la terminer dans quinze jours).
J'ai prévu plein de lecture pour m'occuper, des trucs sains à grignoter si le voyage se prolonge, une valise pas trop encombrante, une tenue confortable et une petite laine au cas où, un sourire pour le personnel certainement sous pression qui bossera ce jour-là et mon attitude la plus positive: au pire, ça fera une aventure à raconter ici. 
Maintenant, si j'arrivais à appliquer ce genre de lâcher-prise au reste de ma vie...

vendredi 13 juin 2014

Où je décide de réduire drastiquement mes commandes sur Amazon




J'ai passé ma première commande Amazon en 1997, alors que je vivais aux USA. Un de mes colocataires m'avait présenté le site, et j'avais été complètement émerveillée de voir que je pouvais m'y procurer à peu près tous les livres du monde pour un prix souvent inférieur à celui pratiqué en librairie. Très vite, je suis devenue une cliente assidue, et je le suis restée depuis. Mon carnet d'adresses sur le site est un véritable catalogue de ma vie ces 17 dernières années. Je ne veux même pas calculer combien de sous j'ai pu leur laisser au fil du temps: j'ai toujours considéré que l'argent dépensé en livres était de l'argent bien dépensé. 

Mais depuis quelques années, j'éprouve des scrupules grandissants à utiliser Amazon. Je n'aime pas voir disparaître les librairies indépendantes à cause d'eux; je n'aime pas qu'ils se débrouillent pour échapper à la fiscalité française; je n'aime pas les articles que j'ai lus au sujet des conditions de travail de leurs employés, et j'aime encore moins leurs tentatives actuelles de faire pression sur Hachette ou Warner Bros en refusant de proposer leurs produits en pré-commande. Amazon est en train d'évoluer vers une situation monopolistique, et ça, ce n'est jamais bon ni pour l'économie en général, ni pour le consommateur en particulier. 

Samedi dernier, je suis passée chez Sterling Books, une librairie anglaise que j'aime beaucoup mais où, quand je repère quatre bouquins qui me plaisent, j'ai tendance à en acheter un seul sur place puis à commander les trois autres sur Amazon à cause de la différence de prix non négligeable. Il se trouve que Sterling Books était alors en plein déménagement pour un local plus petit, sur un seul étage au lieu de deux et sans le café indoors qui avait ouvert il y a quelques mois. Et là, j'ai eu un déclic de culpabilité. Si je ne voulais pas que disparaissent Sterling Books et toutes les autres librairies de qualité que j'ai plaisir à fréquenter, je devais cesser de considérer Amazon comme mon fournisseur de livres par défaut. 

Je doute fort de pouvoir à moi seule empêcher la révolution qui est en marche. Et il existe d'excellentes raisons pour faire appel aux services d'Amazon: par exemple, c'est une bénédiction pour les gros lecteurs qui vivent hors des zones très urbanisées et n'ont pas de librairie décente à proximité de chez eux. C'est également la solution de facilité pour les ouvrages de langue étrangères ou un peu "anciens" dont les librairies ne renouvellent pas le stock. C'est enfin, à ma connaissance, le seul site qui propose un programme de partenariat rémunéré aux blogueurs: or, les bons d'achat que je reçois grâce aux liens affiliés postés ici me permettent d'acheter plus de livres à chroniquer. Je n'ai pas envie d'y renoncer. 

Mais entre (presque) tout et (presque) rien, il reste une marge de manoeuvre appréciable. Un omnivore n'est pas obligé de basculer du jour au lendemain vers le véganisme pur et dur: s'il diminue de moitié sa consommation de viande et autres produits d'origine animale, c'est déjà 50% de gagné pour les animaux et pour la planète! De la même façon, il me semble que sans boycotter complètement Amazon - ce que je ne me sens pas capable de faire -, je peux réduire significativement les achats effectués chez eux. Toutes les nouveautés (environ les trois quarts de mes lectures) se trouvent facilement en librairie, surtout à Bruxelles. Oui, elles coûtent souvent plus cher que sur Amazon: 5% en France où la loi sur le prix unique du livre ne laisse pas davantage de marge de manoeuvre aux commerçants, bien davantage en Belgique surtout pour ce qui est des ouvrages étrangers (mais on peut se rattraper partiellement avec le système des cartes de fidélité). Cependant, pouvoir feuilleter un livre avant de passer à la caisse permet aussi d'éviter les erreurs d'achat, de sorte que je pense m'y retrouver - et désengorger un peu ma PAL au passage. Quand bien même la facture serait légèrement plus salée au final, j'ai toujours dit que je voulais bien payer davantage pour acheter des aliments produits dans de bonnes conditions; je suis prête à appliquer un principe similaire à mes livres.  

Donc, j'ai décidé de ne plus commander sur Amazon que les livres que je ne pourrai pas me procurer en librairie. Parce que même sans prendre de mesure radicale, je reste persuadée que tous les petits pas qui vont dans le bon sens comptent. 

jeudi 12 juin 2014

"Better off Ted"




Ted est directeur du département Recherche et Développement chez Veridian Dynamics. Père célibataire d'une adorable Rosie de 8 ans, c'est un type bien qui s'efforce de gérer son équipe de manière humaine et juste. Pas toujours facile quand on bosse pour une multinationale sans âme ni scrupules dont le seul credo est le profit à tout prix! Ted est entouré de Veronica, sa patronne qui pourrait donner des cours de sociopathie à Sherlock, des géniaux scientifiques Phil et Lem qui se chamaillent en permanence mais sont incapables de se passer l'un de l'autre, et de Linda la testeuse de produits qui se rebelle contre la machinerie corporatiste en volant toutes les doses de crème de la machine à café. A eux cinq, ils brossent un portrait hyper-caustique mais tristement réaliste de la vie dans une grande entreprise.

Quelqu'un comme moi, qui n'a jamais fait l'expérience de travailler dans ces conditions, est tenté de se dire que les scénaristes exagèrent pour amuser la galerie, mais entre deux crises de fou-rire hoquetant, Chouchou me confirme en permanence que "Hu hu, c'est ça, c'est exactement ça!". Les situations ubuesques s'enchaînent, dénonçant l'absurdité des règlements et l'inhumanité des multinationales. Dans chaque épisode, une fausse publicité pour Veridian Dynamics vient enfoncer le clou de telle manière qu'on ne sait plus trop si on doit en rire jusqu'aux larmes ou commencer à organiser la révolution. Sans doute trop grinçante pour les annonceurs, "Better off Ted" n'a tenu que deux saisons à l'écran, soit 26 fois 22 minutes de pur bonheur pour les sales gauchistes dans mon genre. 



mercredi 11 juin 2014

Zen Car: la conduite urbaine tout en souplesse




Nous habitons en ville; je bosse à la maison et Chouchou est à 10 minutes de bus de son travail. Considérant le coût d'achat et d'entretien d'un véhicule, ainsi que la difficulté pour se garer dans notre quartier et notre tendance écolo qui nous pousse à utiliser au maximum les transports en commun, nous n'avons jamais envisagé de posséder une voiture. Mais il nous arrive tout de même d'en avoir besoin, par exemple pour faire un plein hebdomadaire au supermarché ou rendre visite à des amis qui habitent à l'extérieur de Bruxelles. C'est pour les urbains comme nous qu'a été inventé le principe des voitures partagées, dont nous sommes des utilisateurs ravis depuis plusieurs années. Récemment, nous avons découvert l'existence de Zen Car, réseau bruxellois spécialisé en véhicules électriques, et nous avons eu envie de tester. Ce que nous avons fait le week-end dernier. 

L'inscription en ligne ne prend que quelques minutes; après quoi, on reçoit par courrier une carte magnétique qui permet de déverrouiller les véhicules réservés sur le site ou à l'aide de l'application dédiée. Le processus est assez simple même pour les nouveaux utilisateurs. Une fois à la station choisie, il faut juste débrancher la voiture, vérifier qu'elle est suffisamment chargée, embarquer le câble dans le coffre (pour éviter le vandalisme et, en cas de besoin, recharger la batterie sur n'importe quelle prise électrique). Et hop, on est prêt à rouler! Concernant la tarification, on paie à l'heure et non d'après un savant calcul basé sur le temps d'utilisation et le nombre de kilomètres parcourus; ainsi, pas de mauvaise surprise au moment où l'on reçoit la facture.






Samedi, nous avions plusieurs déplacements à faire en centre-ville. Parmi les modèles disponibles, tous munis d'une boîte automatique, nous avons choisi une Smart que nous n'avions jamais testée ni l'un ni l'autre. Petit moment de perplexité au moment de la prise en main: mais comment donc s'ouvre le coffre? Après avoir cherché en vain quelques minutes, nous avons appelé le service client qui a éclairé notre lanterne, et nous avons pu démarrer sans autre problème. Premier gros changement par rapport à une voiture à essence: l'absence de bruit. C'est très bizarre de rouler dans une voiture qui n'émet qu'un léger chuintement, à l'instar d'une rame de tramway - très bizarre, mais très agréable! Comme par ailleurs, la conduite est extrêmement souple et dénuée d'à-coups, on se sent un peu comme dans un hovercraft de science-fiction qui glisserait sur la route. Et on comprend mieux le nom du réseau: en effet, rouler en voiture électrique, ça rend super zen! Le moteur n'est pas très puissant (ce qui serait de toute façon inutile en ville...), mais il réagit "avec la fluidité d'un écran tactile", estime Chouchou, qui de nous deux est largement le plus branché mécanique. 

Dimanche, pour changer un peu, nous avons testé une 4 places: la Mitsubishi i-MiEV (Chouchou aurait adoré faire un tour avec la BMWi3, mais malheureusement elle n'est pas encore disponible!). Malgré son volume bien supérieur à celui de la Smart, elle s'est également révélée très souple, très silencieuse et très agréable à conduire. Par ailleurs, Zen Car est en cours de négociation pour obtenir un droit de stationnement gratuit dans les zones à parcmètres de Bruxelles; en attendant, la boîte à gants de chaque véhicule contient une carte Interparking qui permet de se garer sans payer dans tous les parkings du réseau (les plus nombreux dans le centre de Bruxelles). Ce qui est somme toute bien plus pratique que de tourner deux heures pour trouver une place dans la rue! Bref, vous l'aurez compris, nous sommes conquis par ce moyen de déplacement. 


Ce week-end de test m'a été offert par Zen Car.

mardi 10 juin 2014

Les brunchs du dimanche (29): La Fabrique




Ca commence à devenir difficile de trouver de bonnes adresses de brunch que nous n'avons pas encore testées à Bruxelles. Dimanche, nous sommes allés faire un tour à La fabrique, qui a ouvert début mai dans l'ancien local du très regretté P.H.A.T. 




La nouvelle déco est sobre mais plaisante: du pin brut, un buffet gris-bleu, de la peinture ardoise sur les murs, un bout de tapisserie Orla Kiely, des petites tables rondes gigogne (mignonnes bien que peu confortables), des chaises colorées en terrasse, un coin enfants à l'intérieur. 





Le brunch se présente sous forme de buffet sucré-salé entièrement fait maison, bien garni et très varié. Malgré la présence de charcuterie, de saumon et d'un plat chaud à base de viande, les végétariens trouveront largement de quoi se sustenter. Tout ce que j'ai mangé était délicieux, surtout les gâteaux: mention spéciale au cake à la banane ultra moelleux, ainsi qu'aux crêpes préparées à la demande par un cuisinier qui se charge aussi des oeufs au plat, brouillés ou en omelette. 





Le service est aimable et souriant. Par contre, j'avoue que 25€ hors boissons... Pour moi qui ne mange pas de viande et qui m'efforce de limiter les quantités, ça fait un peu cher l'assiette de légumes grillés et de taboulé. En revanche, les gros appétits soucieux de qualité autant que de quantité devraient y trouver leur compte. 

La fabrique
Rue américaine 122
1050 Bruxelles
Ouvert du mardi au dimanche, 11-15h
Tel: 02 537 56 36

Opération "carte de vacances"




L'opération "Envoyez une carte de voeux, recevez une carte de voeux" lancée en décembre dernier ayant connu un franc succès, j'ai pensé que ça pourrait être sympa d'organiser un swap postal similaire à l'occasion des vacances d'été. Voici ce que je vous propose: 
- Envoyez-moi au plus tard le samedi 21 juin à midi votre adresse postale à leroseetlenoir@hotmail.com, et UNIQUEMENT là. Précisez, si vous en avez un, le pseudo sous lequel vous commentez habituellement. Et pour me faciliter la vie, indiquez "Opération carte de vacances" en sujet de votre message. 
- Tout le monde peut participer. Par contre, j'ignorerai impitoyablement les demandes d'inscription qui ne tiendront pas compte des consignes. 
- Je transmettrai mon adresse à la première inscrite, l'adresse de la première inscrite à la deuxième, et ainsi de suite jusqu'à la dernière inscrite dont je garderai l'adresse pour moi. 
- Chaque participante s'engage à envoyer une carte postale de son lieu de vacances (ou de sa ville de résidence habituelle, si elle ne part pas) à la personne dont elle a reçu l'adresse, et ce, au plus tard le vendredi 29 août. 
- Avant de poster leur carte, celles qui le souhaitent peuvent m'en mailer une photo. Début septembre, je choisirai la plus jolie, la plus originale ou la plus drôle, et son expéditrice remportera un petit cadeau. Si j'ai reçu assez de photos, j'en publierai également une mosaïque sur le blog. 
A vos claviers :-)

lundi 9 juin 2014

"Il était temps"


Le jour de ses 21 ans, le père de Tim lui apprend que tous les hommes de leur famille ont le pouvoir de voyager dans le temps - mais uniquement dans leur propre passé. Très empoté avec les filles, l'étudiant en droit décide d'utiliser son pouvoir pour se trouver une amoureuse. Mais il ne tarde pas à réaliser que parfois, en tentant d'améliorer la situation, il ne fait que l'aggraver, ou qu'en remédiant à une erreur, il altère sa vie d'une façon qu'il n'avait ni prévue ni souhaitée... 

Les gros succès du réalisateur Richard Curtis - "Love actually", "Notting hill" ou "Quatre mariages et un enterrement" - sont des films que j'ai appréciés sur le coup, mais qui ne m'ont pas spécialement marquée et que je n'ai jamais eu envie de revoir. Globalement, je ne suis pas fan des comédies romantiques, trop gnan-gnan et trop prévisibles pour mon coeur de pierre. Par contre, je suis incapable de résister à une histoire de voyage dans le temps, surtout si on me promet qu'elle est plus surprenante et infiniment plus émouvante qu'elle n'en a l'air au premier abord. 

Alors, j'ai regardé "About time" ("Il était temps" en français) et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, sauf que je ne peux pas vous expliquer pourquoi pour ne pas vous gâcher le film. Si vous avez lu "The time traveler's wife" ("Le temps n'est rien"), sachez que la fin est du même calibre. Si vous ne l'avez pas lu, précipitez-vous chez le librairie le plus proche, c'est un ordre! je suis en mesure de vous promettre un héros maladroit mais hyper attachant, une famille à laquelle on a envie d'appartenir, un couple adorable dont les débuts sont très joliment résumés par une scène "en boucle" dans le métro, une histoire sans antagoniste qui fonctionne entièrement au charme et à l'émotion, une prestation tout en subtilité du grand Bill Nighy, et surtout de très belles considérations sur le temps qui passe et la meilleure façon de vivre sa vie. Je crois que c'est un film qu'il faut voir, vraiment. Avec une boîte de Kleenex à portée de main. 

Le week-end du grand huit émotionnel




Cette nuit, j'ai rêvé que je courais comme une folle pour attraper un train dont la porte se fermait juste sous mon nez, mais je la rouvrais de force alors que le train s'ébranlait, je sautais à l'intérieur avec ma grosse valise et je faisais signe à Chouchou resté sur le quai de me lancer mon autre sac que je rattrapais au vol juste avant que la porte ne me claque de nouveau au nez; avec des nuits aussi agitées, je ne risque pas de me sentir reposée le matin; newsflash: Chouchou est un cramique-garou; la réparation de la chaudière n'aura tenu que 48h, grrrrr; mais comment ouvre-t-on le coffre d'une Smart?; c'est super bizarre cette absence de bruit, on a l'impression d'être dans le tram ou dans un hovercraft futuriste; arrivée au yoga en bon état, j'en repars avec l'épaule droite coincée; j'aurais voulu tester le resto asiatique d'Uccle avec l'horrible tête de bonne femme grimaçante, mais il est fermé le week-end, ce sera donc le Samouraï Ramen; je kiffe ce collage sur le mur, la déco délirante de ce guidon de vélo, et toutes les autres surprises que peut réserver le paysage urbain quand on ouvre l'oeil; le premier jean essayé par Chouchou chez H&M est le bon, ce qui tombe bien, parce que je ne supporte plus ces magasins; Sterling Books déménage dans un local plus petit, du coup, je leur achète trois bouquins; dans mon élan de soutien aux librairies indépendantes, je prends aussi deux guides sur Copenhague à l'Anticyclone des Açores; c'est la première fois que j'apporte chez Pêle-Mêle un sac aussi peu rempli; comment ça, pas de thé glacé le samedi à l'Exki de la place du Luxembourg?; récupération des courses hebdomadaires chez Delhaize: il semble que j'aie commandé des brocolis surgelés à l'insu de mon plein gré; au final, les cotisations sociales des auteurs vont donc atteindre le même niveau que celles des salariés, soit environ 23%, sans que nous ayons pour autant droit à une mutuelle, à une assurance chômage ou à des congés payés: le RAAP entend nous détrousser purement et simplement, et on s'étonne que je sois en colère?; une bonne petite comédie romantique me remontera le moral; euh sauf qu'en fait, "About time" joue plutôt dans la catégorie de "The time traveler's wife", si bien que je termine liquéfiée; je donnerais presque n'importe quoi pour revoir mon père juste une fois; et en plus on va se coucher fâchés, c'est vraiment parfait.




Cette fois, je pense que c'est bon, on va pouvoir ranger la couette; de plus en plus souvent, j'hésite à publier des billets intimes à cause des réactions pas toujours très mesurées ni très bienveillantes qu'ils provoquent; je ne pensais pas que ce serait si difficile de trouver un endroit adéquat pour bruncher aujourd'hui; tiens, je rentre encore dans la robe Naf-Naf en 38 achetée il y a 5 ans, mais pas dans les robes Naf-Naf en 38 achetées il y a 3 ans; "Je suis face à une situation catastrophique", m'annonce Chouchou au téléphone avant de m'expliquer qu'il a un souci pour débrancher le cordon d'alimentation de la voiture électrique que nous avons réservée; j'aimais mieux la déco du temps où c'était le P.H.A.T.; la limonade maison pamplemousse-menthe n'est vraiment pas terrible, par contre les gâteaux et les crêpes, miam!; la formule buffet, plus jamais: on mange toujours trop pour en amortir le prix, et ensuite, on se sent comme deux baleines échouées jusqu'à la fin de la journée; traînons-nous à pied jusqu'à la maison Horta pour tenter de stimuler notre digestion et chercher une géocache au passage; j'ai plein de billets de blog à écrire, mais toute mon énergie, mentale comme physique, est occupée à assimiler la quantité de nourriture pourtant pas démentielle que je viens d'envoyer dans mon estomac; à cette allure, le sachet de thé à la menthe glaciale ne va même pas nous faire la semaine; la propension de ma mère à changer de sujet dès qu'on lui dit quelque chose qu'elle ne veut pas entendre est passablement phénoménale; alléger mon présentoir à colliers de quelques modèles que je ne porte pas; ma motivation pour continuer à faire du sport est en train de partir en fumée, mais Chouchou m'entraîne gentiment avec lui à la salle; monsieur qui crawle sans éclabousser tout le monde autour: je t'aime; les familles avec enfants cohabitant dans un petit bassin avec les gens qui veulent faire des longueurs, c'est frustration assurée pour tout le monde; installer la nouvelle version de NeoOffice et imprimer enfin la liste de mes traductions pour m'inscrire à la Sofia; après un second visionnage, je pense que "Moonrise Kingdom" est mon Wes Anderson préféré; ce livre acheté hier sur un coup de tête m'a complètement happée en moins de 20 pages; demain c'est férié et Chouchou ne bosse pas, mais moi si: c'est nul!

dimanche 8 juin 2014

Psychologie de l'angoisse


Création: SeaChild

Vendredi, j'étais censée aller à mon cours de Pilates entre midi et deux, et traduire une vingtaine de pages du roman sur lequel je bosse en ce moment. J'ai péniblement atteint les 14, puis passé le reste de la journée roulée en boule sur mon lit à lutter contre l'angoisse qui me bouffe depuis plusieurs semaines. Je suis vraisemblablement en train de devenir presbyte, comme la plupart des gens de mon âge, si bien que je n'y vois plus de près avec mes lunettes actuelles. Jusque là, rien de grave: ça devrait pouvoir se régler avec une visite chez l'opticien et une dépense de quelques centaines d'euros presque pas remboursée par la Sécu. Mais c'est pénible. Et à côté de ça, mon oeil droit se comporte super bizarrement: ma paupière fait des crises de tremblements, je larmoie beaucoup et j'ai presque en permanence une myriade de petites taches d'éblouissement dans mon champ de vision. Mon cerveau rationnel me dit qu'il y 90% de chances que ce soit un truc parfaitement bénin, genre une trop grande exposition aux écrans d'ordinateur, un manque de magnésium ou un corps étranger qui finira par être expulsé naturellement; au pire, la plupart des problèmes oculaires autres qu'un défaut de focalisation peuvent désormais être corrigés chirurgicalement.

Tout ça, je le sais. Mais l'angoisse, comme les phobies, échappe à toute tentative de raisonnement. Et malgré les efforts immenses que je déploie depuis six ans pour maîtriser la mienne, je n'en suis toujours pas venue à bout. Je ne fais plus d'attaques de panique, et c'est déjà ça. Les exercices de cohérence cardiaque m'aident pas mal. Mais ce que je voudrais vraiment, c'est un remède miracle, et je sais qu'il n'existe pas. Tout ce que je peux espérer, c'est progresser lentement dans ma gestion des crises. Et je me demande si dans le fond, ce n'est pas une maladie de personne trop heureuse qui n'a plus grand-chose à gagner mais beaucoup à perdre, ou pire: une superstition inconsciente qui me pousse à m'inventer des problèmes parce qu'un bonheur sans tache serait de ces arrogances insupportables qui suscitent obligatoirement les foudres divines. L'esprit humain - ou juste le mien, en l'occurrence - est-il assez pervers pour préférer se saboter plutôt que de provoquer le sort? Je vois mon ophtalmo dans deux semaines; elle me rassurera probablement... jusqu'au prochain gargouillis de travers qui me poussera à imaginer ma vie presque parfaite se crashant en flammes. 

samedi 7 juin 2014

"French milk"


Après la lecture de "Délices", que j'avais beaucoup aimé malgré un dessin quelconque et une colorisation fâcheuse, je me suis jetée sur "French Milk", autre récit autobiographique de Lucy Knisley non traduit en français celui-là. Paru en 2007, il raconte le mois que l'auteure passa à Paris avec sa mère pour célébrer respectivement leur 22ème et leur 50ème anniversaires. Surprise: ici, les dessins sont en noir et blanc, beaucoup plus agréables à l'oeil (de mon point de vue). S'y mêlent des photos également en noir et blanc prises par Lucy Knisley durant son séjour.

En tant que journal de voyage, et vu que je connais bien Paris, j'avoue que "French milk" ne m'a pas spécialement vendu du rêve. Par contre, c'est toujours amusant de voir la réaction des Américains face à certaines différences culturelles, notamment - mais pas que - dans l'alimentation. Lucy Knisley était encore très jeune au moment où elle a rédigé "French milk", et ça se sent: je n'y ai pas trouvé le recul ou la faculté d'analyse dont elle fait preuve dans "Délices". Au lieu de ça, la jeune femme pas encore diplômée de sa prestigieuse école d'art s'inquiète pour son avenir et passe son temps à râler sur tout et rien (un effort d'adaptation réussi à la culture française!). J'ai tout de même lu "French milk" avec un plaisir certain.



vendredi 6 juin 2014

Où je vide mon placard à thé, et où le Palais des Thés se charge aussitôt de recommencer à le remplir


Mercredi matin, je me suis ENFIN décidée à ranger mon placard à thés. J'ai éliminé les variétés que je ne buvais pas; j'en ai sorti deux ou trois autres pour les tester avant de décider de leur sort; j'ai transvasé dans des boîtes le contenu des sachets qui traînaient et collé des étiquettes sous les boîtes qui n'en avaient pas. A la fin, on y voyait nettement plus clair, et j'avais retrouvé au moins une variété que je me lamentais de ne plus avoir en stock (le thé des Gnawa de l'Herboristerie, aussi rafraîchissant chaud que froid). Bref, une excellente opération de tri, d'organisation et de simplification. 



L'étagère du bas de mon placard à thé


L'étiquetage des boîtes en métal dont le contenu ne correspond pas au contenant


Puis je suis partie à un rendez-vous à l'autre bout de la ville. Il tombait un déluge, les bus ne circulaient pas dans mon quartier à cause de la réunion imminente du G7 et je suis arrivée avec plus de vingt minutes de retard. Mais je suis restée zen, et tout s'est super bien passé. 

Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée au Palais des Thés pour racheter des filtres jetables individuels, afin de préparer des infusions à froid dès que le soleil remontrerait le bout de son nez. Je n'avais pas mis les pieds dans le magasin depuis fort longtemps, et j'ai été agréablement surprise de découvrir la nouvelle gamme "Plaisirs purs", associant une note unique à une base de thé Au final, j'ai craqué pour celui à la menthe glaciale et celui à la fleur d'oranger, qui existent en trois formats: boîte en métal de 100g (12€), sachet de 100g (9€ ou mousselines x 20 (8,50€). Le mélange Vive le thé! me faisait de l'oeil lui aussi, mais j'ai tenté d'être vaguement raisonnable: ce sera pour une autre fois.








J'ai testé les deux en infusion à froid (5 ou 6 cuillères à café de thé pour 1 litre d'eau froide, à laisser au frigo pendant toute la nuit). C'est un vrai délice. Celui à la menthe glaciale est particulièrement désaltérant - même si certains pourraient le trouver un peu "raide"- , tandis que celui à la fleur d'oranger enchante par son arôme ensoleillé. Voilà au moins deux variétés qui ne feront pas long feu dans mon placard!

jeudi 5 juin 2014

J'aurais voulu appartenir à la génération de mes parents




Mes parents sont nés juste après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. 
Sans diplôme, ils ont tous deux rapidement trouvé un emploi dans la fonction publique qu'ils ont conservé jusqu'à leur retraite. 
Ma mère a profité du droit de vote, de la pilule. Elle a eu la possibilité de travailler, et si elle avait voulu divorcer, elle aurait pu le faire sans être mise au ban de la société. 
A côté de ça, leurs salaires de petits fonctionnaires suffisaient à faire vivre correctement une famille de quatre personnes. Nous ne partions pas en vacances dans des lieux exotiques, et nous ne faisions pas de sorties coûteuses, mais cinq ans après leur mariage, mes parents étaient propriétaires de leur logement. Ils n'ont jamais eu à souscrire d'autre crédit qu'immobilier ou automobile, et jamais été à découvert non plus. 
Ils n'ont pas vraiment eu besoin de flipper à propos du réchauffement climatique ou des accidents nucléaires de plus en plus nombreux et de plus en plus graves. Ils n'ont pas eu à se méfier du contenu de leur assiette, pas dû se boucher les oreilles pour rester sourds aux sirènes de la consommation à outrance, pas su que l'espérance de vie en bonne santé commençait à diminuer sérieusement. 

Moi, je suis née au début des années 70, et le seul avantage que j'y vois, c'est que j'ai internet. 

mercredi 4 juin 2014

"Délices, ma vie en cuisine"


Lucy Knisley grandit dans une famille de gourmets. Jusque vers 7 ans, elle vit à New York où sa mère travaille successivement chez le célèbre traiteur Dean & Deluca, puis dans les cuisines d'un grand restaurant. Après le divorce de ses parents, elle déménage à la campagne où elle découvre que la nourriture ne pousse pas sur les étagères des magasins. Très vite, sa mère crée un marché local, et la jeune Lucy enchaîne les petits boulots touchant à l'alimentaire: cueillette de fruits, livraison de produits de la ferme, service pendant des réceptions... C'est une gourmande qui cuisine de façon presque boulimique et qui, paradoxalement, adore la junk food au grand désespoir de ses parents. Son rapport à la nourriture est sain et joyeux, entre plaisir solitaire et convivialité. 

Dans "Délices", elle raconte plusieurs épisodes formateurs de sa jeunesse, tous intimement liés à la bonne bouffe - et parfois aussi au voyage, pour mon plus grand plaisir. Si son récit savoureusement intime ne pouvait que me séduire, j'ai en revanche eu beaucoup, beaucoup de mal avec ses dessins au trait atrocement quelconque et aux couleurs moches toujours traitées en à-plats: sur les pages "recettes" ou "trucs de cuisine", ça passe plus ou moins; sur les pages de bédé pure, ça heurte vraiment ma sensibilité esthétique. Malgré ça, j'ai dévoré "Délices" et, sitôt que je l'ai fini, je me suis empressée de commander "French Milk", autre oeuvre autobiographique encore non traduite dans laquelle l'auteure raconte sa découverte de Paris et de la cuisine française. Je vous en reparlerai sûrement après l'avoir lu.




mardi 3 juin 2014

Où je décide d'adopter la technique des petits pas pendant un mois




Je m'étais donné un mois pour abattre une longue liste de choses à faire en vue d'une réorientation professionnelle partielle. Je savais que je n'en viendrais pas à bout, et je m'attendais à buter sur certaines démarches administratives parce que... c'est chiant, souvent pas clair et prise de tête. En réalité, je me suis surtout retrouvée paralysée face à ce dont je pensais que ça ne serait qu'une simple formalité, que tout était déjà prêt dans ma tête et que je n'aurais qu'à le coucher sur papier - sachant qu'écrire est sûrement ce qui me vient le plus naturellement au monde. Bouffée par le doute et les interrogations, j'ai tout juste réussi à accoucher d'un plan détaillé, ce qui n'est jamais qu'un moyen de retarder le moment de se jeter à l'eau tout en se donnant bonne conscience. Tous les prétextes ont été bons pour ne pas m'y mettre réellement: "Il fait beau aujourd'hui, ce serait dommage de ne pas en profiter", "Je dois absolument aller à la piscine", "Je ne sais pas me concentrer quand j'attends le facteur"... Médaille olympique de mauvaise foi. 

Mais pendant ce mois de mai, j'ai lu l'ouvrage de Robert Maurer "Un petit pas peut changer votre vie : La voie du kaizen". J'étais déjà depuis longtemps persuadée que pour manger un éléphant, il faut procéder une bouchée après l'autre, c'est-à-dire décomposer un objectif impressionnant en une multitude de sous-tâches gérables. Ca me semblait relever du simple bon sens, et l'expérience m'a souvent prouvé que ça marchait. En s'appuyant sur le fonctionnement du cerveau humain, Robert Maurer pousse le raisonnement encore plus loin. Afin de ne pas déclencher le réflexe "fuir ou combattre" qui est le nôtre chaque fois qu'un changement important se présente, nous devons procéder par étapes si minuscules que notre amygdale ne réalise pas vraiment ce que nous faisons et ne nous bloque pas dans notre démarche. Les premiers résultats obtenus sans souffrance nous encouragent alors à poursuivre le processus, voire à l'accélérer sans peur. L'inconvénient de cette méthode, c'est qu'elle peut prendre du temps. Mais un résultat qui prend du temps sera toujours mieux que pas de résultat du tout!

Du coup, j'ai décidé d'appliquer la technique des petits pas non seulement dans le domaine professionnel, mais aussi dans le domaine sportif. Ayant passé peu de temps à Bruxelles en mai, je n'ai pas pu aller beaucoup à la salle de sport, et je sens que même si j'aime bien la piscine, je commence déjà à m'en lasser. Récemment, j'ai vu passer sur Facebook un challenge intéressant: 30 jours de planche. C'est un exercice dont j'ai l'habitude, qui prend peu de temps et sollicite la musculature en profondeur. Les objectifs fixés me semblent totalement irréalistes: à l'époque où je le faisais chaque jour, il m'a fallu un bon trimestre pour passer de 30 secondes à 1 minute, donc, atteindre 4 minutes 30 en un mois... J'ai juste l'intention de le faire chaque jour en tenant le plus longtemps possible, et en me chronométrant pour mesurer mes progrès. Bilan, comme d'habitude, en fin de mois!

lundi 2 juin 2014

Le dernier long week-end du mois de mai




Cette nuit, j'ai rêvé que je tombais sur Pénélope Bagieu dans une boutique où elle achetait une broche en plexiglas en forme de radis et moi une mini-machine à coudre en forme de petit pois géant; la première chose qu'on fait dès que Chouchou sera payé, c'est foncer chez Ikea pour changer de matelas; Chouchou accomplit-il les aller-retour chez Allemersch à la vitesse de l'éclair, ou est-ce moi qui perds toute notion du temps quand j'écris?; quelle bonne idée d'avoir lu cet article intitulé "On est dans l'urgence toxique" qui m'apprend que mes craintes sont encore en-dessous de la réalité; le temps de petit-déjeuner et hop il est déjà midi; ces lucioles sont maxi-casse-couilles (à cause de l'anagramme?); voilà, ma page vide-dressing est en ligne; chaque fois qu'il faut faire le ménage, je bénis la petite taille de notre appartement; faire des choux de Bruxelles à Chouchou, c'est olfactivement risqué, mais le frigo est vide, alors...; la quantité d'explosions n'est PAS un critère à mettre en avant pour me convaincre d'aller voir un film; mettons une lessive à tourner avant de partir au cinéma, très en avance car les deux derniers jours fériés où on a tenté d'y aller, la séance était complète quand on est arrivés; bien entendu, aujourd'hui, il n'y a pas un clampin à l'UGC Toison d'Or, et on se fait iech dans la salle pendant vingt minutes avant le début de la séance; ...et aussi un peu après, pour 50% d'entre nous; hein? Bishop c'était OMAR SY?; après m'être fadé cette daube, j'ai bien mérité un burger végétarien à l'Amour Fou, et aussi un mojito pendant qu'on y est; pourquoi, quand je commande un cocktail et Chouchou un soda ou un thé, c'est systématiquement devant lui qu'on pose le truc alcoolisé?; les mains et le menton barbouillés de jus, on se regarde hilares en mangeant avec les doigts; merde, la lessive!; cinq romans entamés, ça fait un peu beaucoup, il faut que je me force à en finir au moins un.




Cette nuit, j'ai rêvé que mon père refusait de me conduire à l'aéroport pour prendre le vol de19h30 vers une destination paradisiaque où je devais rejoindre mes amis d'école le temps d'une journée de folie; comme je soupire après la nécessité hebdomadaire de remplir le frigo, Chouchou me réplique avec le sérieux d'un moine zen qu'il faut "transcender le poireau"; le chariot du Delhaize a tué mes jolis collants à étoiles; oui mais non, je les voulais déjà cuits, moi, les haricots noirs; cette moutarde bio au vinaigre de cidre est vraiment un délice; sur Facebook, Maud Bégon me remercie pour ma critique de "Bouche d'ombre" qui est la première qu'elle reçoit; j'ai tellement pas envie de m'atteler à la rédaction de ce profil LinkedIn; ...où est passé mon après-midi? que le voleur se dénonce!; Ando demande si elle peut mettre sur son blog une de mes photos de la table ronde à laquelle elle a participé pendant les Imaginales; espérons que nos revendications permettront de diminuer ou d'étaler la réforme des cotisations vieillesse IRCEC; puisque j'ai le choix entre récurer la cuisine et préparer un gâteau, ce sera un cake citron/pavot; craquer pour le sublime canapé jaune du blogueur déco Will Taylor dans son livre "Bright bazaar"; tenter une tarte aux asperges et au chèvre frais pendant que Chouchou tout juste rentré de la muscu passe la serpillère dans la chambre et la salle de bain; manger devant "Le prestige" et me rendre compte que je ne me souviens pas trop de la fin du bouquin, à part qu'elle me semblait nettement plus ambiguë; pourquoi Chouchou est-il chaud en hiver et frais en été? mystère...




Si j'ai rêvé cette nuit, je ne m'en souviens pas; préparer un smoothie orange-fraise avec les premières fraises belges achetées cette année; j'aimerais bien que Facebook cesse de changer mes paramètres de publication à l'insu de mon plein gré; tous ces vernis à ongles multicolores dans ma salle de bain, et au final, je porte toujours les deux mêmes: un rouge clair et un rouge foncé; toutes ces chaussures dans mon placard, et au final, pas une seule paire qui aille avec la robe menthe à l'eau que je voulais mettre aujourd'hui; je braquerais bien le joli combi VW rouge garé à l'entrée de Retrorama; je ne connais pas le nom du groupe qui joue en ce moment, mais il me donne furieusement envie de reprendre des cours de rock; les collants imprimés visage d'hommes sur une jambe et visages de femmes sur l'autre: j'ose, j'ose pas? j'ose; j'ai déjà plein de broches renard, par contre, je vais craquer sur ce petit nuage en simili-cuir blanc avec des yeux; Mr Gasparde a fait une affaire avec cette ravissante machine à écrire toute compacte et toute mimi; cette robe imprimée chats m'irait très bien, mais 99€ pour une fringue difficile à porter, ce ne serait pas raisonnable; finir l'après-midi en lisant des bédés chez Filigranes; tester le pilote de "Better off Ted": aaaaaand... we have a winner!




Cette nuit, j'ai fait l'affreux cauchemar récurrent dans lequel je pars pour de longues vacances en oubliant de laisser à manger et à boire à mes animaux - Kû l'adorable chouette, en l'occurrence; le papy de la dernière fois demande à sa petite-fille: "Qui est effrayant mais gentil?" - "Le dragon à moustache!" s'exclame la gosse avec une mine réjouie; l'obligatoire jeune malotru plonge en faisant jaillir la moitié de l'eau du bassin, puis se lance dans un crawl frénétique avec l'objectif évident de vider ce qui reste; y'a des jours où la piscine, c'est sympa, et y'a des jours où je dois me retenir de commettre un meurtre de masse; j'aurais dû rajouter un filet d'huile d'olive sur mes tartines fromage de brebis/radis rose, parce que là c'est un poil sec; pourquoi mon panier à linge est-il toujours plein et mon frigo toujours vide alors que l'inverse serait TELLEMENT plus pratique?; dès que j'ai terminé mon bidon d'eau de Javel, je tente le bicarbonate en nettoyant ménager; une demi-douzaine d'adversaires de nouveaux pays, dont le Botswana et l'Afghanistan, me fait progresser de 6% dans ma conquête du trophée UN Assembly (mais je sens que ça va être hyper-galère d'arriver à 100); super récit et graphisme à chier: ça va être dur de donner une note aux "Délices" de Lucy Knisley; coup de fil à mon beau-frère qui fête ses 40 ans aujourd'hui: comme dit Chouchou, "à partir de maintenant, c'est plus que de la descente!"; oui, je me lève du canapé en plein épisode pour remettre droites des boîtes à chaussures qui sont un peu de travers - mes TOC et moi, on te dit zut; Donnie n'est pas seulement abruti: il est maladroit, aussi; la migration de Hotmail vers Gmail est une vraie purge, même pour un informaticien chevronné; déjà une fringue vendue sur ma page vide-dressing, ça va me motiver pour mettre le reste des articles en ligne; je me ferais bien un thé mais après, je ne vais pas réussir à m'endormir, or je dois être en forme demain matin pour entamer une nouvelle traduction.

dimanche 1 juin 2014

Retrorama, the lovely vintage festival


Bien que j'adopte volontiers un style faussement 50's pour m'habiller, je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler une fan de vintage. Pourtant, les très belles affiches pour le festival Retrorama qui fleurissaient partout dans Bruxelles avaient excité ma curiosité, et le site internet dédié me laissait espérer une organisation des plus professionnelles, ainsi qu'une multitude d'opportunités de photos. 

Première bonne surprise: en ce début de samedi après-midi, malgré une affluence certaine, le traffic est plutôt fluide à l'entrée du palais 10 de Brussels Expo, et l'entrée coûte 14€ pour 2 personnes (ou seulement 4€ par personne en prévente). Les manifestations telles que Made in Asia feraient bien d'en prendre de la graine! 

Devant les marches du bâtiment stationnent quelques très beaux oldtimers, des voitures d'époque restaurées en état impeccable. Ah, ce combi VW dont le rouge si gai ravive mes envies de road trip...





Le palais 10 n'a certes pas le cachet des Halle Saint-Géry où se déroulent habituellement le Brussels Vintage Market, mais il est vaste, lumineux et bénéficie d'une bonne insonorisation, ce qui y rend la circulation et le séjour beaucoup plus agréables! 




A l'intérieur, de nombreuses boutiques vendent des vêtements vintage ou d'inspiration rétro, mais aussi des accessoires tels que bijoux, sacs ou lunettes, des objets de décoration, et même les célèbres cartes postales de chez Plaizier. Le stand "Golden Age studio" propose aux visiteuses de les coiffer et de les maquiller avant de leur tirer le portrait façon studio Harcourt. Un groupe de rock qui balance drôlement bien se produit sur une scène dans le fond. Dans l'espace Lunapark, des jukebox d'époque côtoient de vieux flippers. Un salon de thé installé dans un coin propose des cupcakes au glaçage rose, tandis que plusieurs bars servent de la Vedett ou des cocktails à base de gin. On trouve aussi un coin enfants, un cinéma, un resto façon diner's (qui nous a malheureusement échappé!) et plusieurs ateliers. Il y a vraiment de quoi faire, regarder, photographier et se laisser tenter. 








D'ailleurs, en parlant de tentation... Au premier étage, je craque pour un collant "visages" sur le stand de Marie-Antoilette, petite marque lyonnaise dont la particularité est d'adapter ses motifs à chacune des tailles proposées. Plus loin, chez le Caméléon Coquet, j'admire une broche renard en feutrine, décide que j'ai déjà assez de broches renard de toutes sortes et embarque à la place un petit nuage avec des yeux. 




Nos amis M. et Mme Gasparde, que nous avons retrouvés sur place, ne sont pas en reste: pour elle, un collant orange à motif fleurs de cerisier et une jupe vintage Hanaé Mori bleu marine, sobre mais raffinée; pour lui, deux tampons "facture" (version française et néerlandaise) ainsi qu'une jolie petite machine à écrire qui me rappelle la vieille Olivetti de ma mère...




Mais voyez comme je suis raisonnable: je sais que cette robe turquoise à motif chats m'irait très bien; pourtant, la photo prise, je la raccroche sagement sur son portant! 




Au final, le festival Retrorama, dont je n'attendais pas grand-chose sinon passer agréablement un demi-après-midi de week-end, est une vraie bonne surprise. S'il a de nouveau lieu l'an prochain, non seulement je reviendrai, mais je prévoirai sans doute un petit budget pour y faire quelques emplettes! 

D'autres photos de la manifestation sur mon compte Instagram et celui de Chouchou.