mercredi 16 avril 2014

Ma routine beauté minimaliste




J'ai toujours eu une peau de merde à problèmes. Arrivée à la quarantaine, ça devenait vraiment critique: reste d'acné persistante + premières rides + mélasma profond causé par mon traitement progestatif contre l'endométriose... J'avais beau dépenser des fortunes chez Sephora, essayer toutes les crèmes soi-disant miraculeuses vantées par les blogueuses beauté, me tartiner matin et soir selon la désormais célèbre méthode du mille-feuille - le seul résultat, c'est que j'étais plus pauvre à la fin du mois. Alors, comme à cette époque je commençais à m'intéresser à la déconsommation, j'ai eu envie de tenter une expérience folle: au lieu d'utiliser toujours plus de produits pour remédier à tel ou tel défaut, réduire ma routine au strict minimum. Deux ans plus tard, je pense avoir assez de recul pour faire un bilan significatif. 

Ce que j'utilise encore
- Un produit nettoyant (le matin uniquement, sauf si par extraordinaire je me suis maquillée, que j'ai beaucoup transpiré ou que je séjourne dans un endroit très pollué).
J'alterne entre la Washing Cream Tsukika de Menard, dont je suis fan depuis 5 ou 6 ans, et la Mousse Nettoyante Pureté de Thémis, une découverte récente. De tous les nettoyants que j'ai testés, ce sont les deux seuls qui ne me provoquent aucune réaction cutanée. Quand je suis pressée ou que j'ai besoin de me rafraîchir en journée, je passe juste un coup d'eau micellaire. J'aime bien la Créaline de Bioderma pour son petit prix et son flacon trapu qui rentre bien sur mon étagère de salle de bain. 
- Un gommage visage (deux fois par semaine)
Pas de chouchou particulier, j'ai tendance à taper dans les marques bios et à changer chaque fois, en privilégiant les exfoliants mécaniques aux exfoliants chimiques. Je continuerai sans doute jusqu'à ce que j'aie un coup de coeur. 
- Une crème hydratante (le matin): 
Là aussi, j'alterne entre un classique qui a fait ses preuves, la Crème pour Peaux Intolérantes d'Avène, et une petite nouvelle, la Crème Tolérance Riche de Thémis. Les deux nourrissent bien sans laisser de film gras sur ma peau, et n'ont pratiquement aucune odeur. 
- Une crème solaire (quand la météo l'exige)
N'importe quelle marque fait l'affaire pourvu qu'elle ne sente pas trop fort et que l'indice de protection soit supérieur à 30. J'aime bien la Réflexe Solaire SPF50+ d'Avène, super pratique à glisser dans le sac pour faire des retouches toutes les deux heures. 

Ce que je n'utilise plus:
- Des crèmes blanchissantes censées venir à bout des taches brunes. Aucune ne fonctionne sur un mélasma aussi profondément installé et entretenu que le mien. 
- Une crème de nuit. Je n'ai pas la peau du visage particulièrement sèche, donc je n'en ai pas réellement besoin. 
- Une crème anti-rides. J'ai de bonnes joues rondes, je ne fume pas et ne me mets pratiquement jamais au soleil; je suis donc relativement épargnée par le problème. 
- Un contour des yeux. La plupart d'entre eux me faisaient larmoyer, et je ne leur ai jamais constaté quelque efficacité que ce soit. 
- Des sérums anti-ceci et des masques pro-cela, sans autre bénéfice que me donner l'impression de prendre soin de moi. 

Résultat? Je n'ai toujours pas une belle peau, parce que je ne rajeunis pas et que mon mélasma est de plus en plus incrusté. Mais si je devais comparer, je dirais sans hésitation qu'elle est en meilleur état aujourd'hui qu'il y a deux ans. Les seuls boutons que je chope encore (généralement le long de la mâchoire) sont ceux liés à mon traitement progestatif. Je n'ai pas mis les pieds chez Sephora depuis un an et demi. Je n'achète plus que des produits bios ou de parapharmacie. J'économise un fric fou. Je n'enrichis plus les actionnaires de Loréal et Cie. Je dois bien gagner une ou deux heures par semaine sur le temps que je passais autrefois dans ma salle de bain. Mes envies de poupougnage et de cosmétiques "doudou", je les cristallise désormais sur une crème pour le corps de type chantilly au parfum délicieux, notamment la Gloomaway d'Origins (malheureusement difficile à trouver en France et en Belgique) ou les crèmes de chez Rituals

Bref, c'est un domaine dans lequel j'estime ma démarche de déconsommation 100% réussie. Pour un peu, je penserais que les grandes marques nous vendent sciemment des produits inefficaces, voire mauvais pour notre peau, dans le seul but de nous en faire acheter toujours plus... mais c'est peut-être mon anticapitalisme primaire qui s'exprime là. Si certaines d'entre vous ont aussi fait l'expérience de réduire leur routine beauté au strict minimum, et/ou de boycotter les produits de parfumerie et de grande surface depuis un laps de temps significatif, je suis très intéressée par leur retour! 

Happy feet (2): from high summer to deep winter and back to spring



mardi 15 avril 2014

"Moi, jardinier citadin"


Min-ho Choi vient de se marier et de quitter son emploi salarié pour devenir mangaka. Se sentant prisonnier de l'agitation de la ville et de ses paysages bétonnés, il décide de se mettre à cultiver ses propres légumes bios - alors qu'il ne connaît absolument rien au jardinage. Heureusement, la gardienne du terrain et les vieux qui s'occupent des parcelles voisines sont là pour faire son éducation. Au fil des saisons, Min-ho Choi transpire et apprend en égale mesure...

Dans cette bédé en deux gros volumes, l'auteur raconte ses petites déconvenues, ses grands triomphes et la sensation de liberté inouïe que lui procure ce retour à la terre. De nombreuses doubles pages "éducatives" expliquent les bases du jardinage, présentent les légumes les plus susceptibles de résister à l'hiver ou ceux qui sont capables de purifier la terre. Quant au dessin, c'est de l'aquarelle dans les tons verts, bleus, gris et bruns - un peu terne à mon goût bien que tout à fait appropriée au sujet. Une bédé intéressante sur un mouvement qui prend de plus  en plus d'ampleur. 

lundi 14 avril 2014

Quand Joël Robuchon crée un divin assortiment de sushi




J'adore la cuisine japonaise, mais très franchement, le poisson cru n'est pas l'ingrédient que je préfère - contrairement à Chouchou, qui pourrait se nourrir exclusivement de thon rouge jusqu'à ce que mort s'en suive. Au fil du temps, nous avons testé différents fournisseurs de sushi/maki/California rolls, et un vainqueur s'est détaché très nettement: Sushi Shop, qui a l'avantage de posséder un point de vente aussi bien à Bruxelles qu'à Toulon, et de livrer à domicile dans des délais ultra-rapides. Si elle ferait sans doute dresser les cheveux sur la tête des puristes, sa carte est de loin la plus variée et la plus inventive que j'aie vue, avec beaucoup d'accords sucrés-salés ou de recettes gentiment piquantes en plus des classiques habituels. De quoi satisfaire tous les goûts. Du coup, quand j'ai été invitée à participer au lunch de présentation de la box imaginée par Joël Robuchon pour Sushi Shop, j'ai sauté de joie et immédiatement répondu présente...




Jeudi dernier à midi et demie, je me suis donc rendue au domicile bruxellois de l'un des fondateurs de la chaîne Sushi Shop, qui compte désormais 105 restaurants à travers le monde (le dernier venant d'ouvrir à Abu Dhabi). J'ai tenté de ne pas me laisser impressionner par l'appartement aux volumes sublimes ou les tirages originaux de Massimo Vitali qui ornaient les murs, mais n'ai pu m'empêcher de complimenter le maître des lieux pour son goût très sûr. Quand il nous a vues, moi et plusieurs autres jeunes femmes armées d'appareils photos, il a immédiatement lancé: "Blogueuses?". Euh, oui. Et c'est vrai que nous étions les seules à mitrailler la table de travail/buffet où officiaient un chef et deux cuisiniers aux gestes habiles. Tous les gens qui buvaient du champagne sur la magnifique terrasse en bavardant d'un air décontracté? Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'ils faisaient dans la vie. Je sais juste qu'ils étaient tous habillés sobre et de bon goût tandis que j'arborais mon pull rouge chat à lunettes, une jupette à carreaux et des collants vert gazon. Du coup, je me sentais assez peu dans mon élément et n'avais guère envie de me mélanger à eux. Ca tombe bien: observer la confection des sushi et Cie en bombardant le chef de questions était tout à fait passionnant! Je vous montre les merveilles que j'ai dégustées? 




Ceci est un HAWAIAN ROLL: crevette basilic, avocat, saumon, kiwi, pomme verte, sauce yuzu mangue. Une véritable explosion en bouche, la douceur du kiwi et de la mangue le disputant à l'acidité du yuzu et de la pomme verte. 




Ceci est un CRISPY LOBSTER ROLL: homard, banane, concombre, sauce yuzu mangue, feuille de soja. Un crustacé noble travaillé avec fraîcheur et originalité. 




Ceci est un SPICY EBI ROLL: crevette tempura, thon épicé, concombre, chips de vitelotte, sauce yuzu. Aussi bon que beau. 

A cela il faut ajouter un sushi de St. Jacques snackée tout à fait étonnant, la St. Jacques étant nappée de sauce de miso blanc passée quelques secondes au chalumeau (comme une crème brûlée!); un tartare de thon et une salade de concombre épicé.

Toutes ces créations de Joël Robuchon sont proposées séparément ou sous forme d'une sushi box contenant l'assortiment suivant:




Je suis soufflée par l'originalité et la qualité gustative des compositions, et commanderai sûrement une box dans les jours qui viennent pour la faire découvrir à Chouchou. Un seul regret: quand je me suis enquise de l'origine des ingrédients, en demandant si Sushi Shop attachait une importance particulière au local ou au bio (par exemple), on m'a répondu qu'ils "faisaient au mieux pour choisir des produits de qualité optimale par rapport à leur cahier des charges, afin de rester dans une fourchette de prix abordable". J'imagine donc que c'est un non. Néanmoins, la box Joël Robuchon mérite vraiment d'être découverte. Elle devrait être disponible jusqu'à fin 2014, avant de céder la place en début d'année prochaine à une autre collaboration avec un grand chef. 

Pour vérifier s'il y a un Sushi Shop près de chez vous, voir les tarifs et commander, c'est ici pour la France et ici pour la Belgique! 

"Mangeons!"


D'elle, on ne connaît rien ou presque. Cette superbe jeune femme surgit sans crier gare dans la vie de gens ordinaires qui ont pour point commun d'être agacés, écrasés parfois, par les tracas du quotidien. Le temps d'un repas auquel elle les convie silencieusement, celle qui pourrait être la déesse de la bonne chère leur redonne le sourire, l'espoir ou cette légèreté qu'ils ont perdue. Ses armes: une gourmandise ô combien communicative et une sensualité où se rejoignent désir et plaisir du palais, qui feront vite oublier l'incongruité de ses apparitions toujours plus hilarante. 

C'est très alléchée par la présentation de ce manga signé Sanko Takada que je me suis emparée du tome 1 chez Filigranes. Au premier coup d'oeil à l'intérieur, j'ai déchanté: les dessins sont moches - rien à voir avec la couverture qui semblait promettre un graphisme potable à défaut d'original. J'ai quand même voulu voir si les historiettes tenaient la route: non plus. L'idée de base est excellente, mais le schéma ne varie jamais et on finit très vite par se lasser. Il faut le talent de Jirô Taniguchi dans "Le gourmet solitaire" ou l'humour de Masayuki Kusumi dans "Mes petits plats faciles by Hana" pour réussir à passionner le lecteur avec une trame aussi mince et répétitive. Les interludes qui analysent la valeur nutritionnelle des repas (toujours très riches en viande et très pauvres en légumes) ingurgités par la mystérieuse jeune femme sont les bienvenus. Le reste manque désespérément de saveur: un comble pour un manga culinaire! 

dimanche 13 avril 2014

"Le dernier vide-grenier de Faith Bass Darling"


31 décembre 1999. Faith Bass Darling, descendante des fondateurs d'une petite ville texane et héritière de la banque familiale, entreprend de déménager l'intégralité de ses antiquités chéries sur la pelouse de la somptueuse demeure où elle vit en recluse depuis des années. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle a reçu un message: ceci est sa dernière journée sur Terre, et elle doit se défaire des possessions qu'elle a trop longtemps préférées aux gens. Chacun de ces objets a une histoire désormais tombée dans l'oubli, et Faith est prête à s'en défaire pour quelques dollars. Tandis que les clients se succèdent dans son jardin, les moments-clés de son existence s'imposent à la vieille dame sans qu'elle parvienne à démêler ses souvenirs de la réalité présente...

Bien que n'ayant a priori guère de points communs avec son héroïne, j'ai été très touchée par le thème principal de ce roman: la façon dont une femme laisse son attachement aux objets lui gâcher la vie en occultant que l'essentiel est ailleurs. Dans sa jeunesse, Faith Bass Darling se croit bénie de Dieu et s'imagine que son existence sera toujours un chemin pavé de roses, jusqu'au jour où elle se rend compte que son mari ne l'a épousée que pour son argent. Puis survient une tragédie qui achèvera de lui faire perdre la foi et qu'elle ne saura pas surmonter, détruisant ainsi ce qui restait de beau et de bon dans sa vie. Cette chute de si haut, cette prise de conscience brutale ont beaucoup résonné en moi. Tout comme la lutte intérieure de Claudia Darling, fille de Faith qui a fui sa mère et s'est tournée un temps vers le bouddhisme, mais trouve impensable (presque sacrilège!) qu'on liquide les antiquités familiales dont elle ne veut pourtant pas. Difficile de faire la part entre l'éducation qu'on a reçue et la voie qu'on s'est choisie...

La journée est vue à travers les yeux de Faith, de Claudia, d'une de ses anciennes camarades de classe tiraillée entre son sens de ce qui est bien et l'envie de profiter de l'aubaine du vide-grenier, et d'un ami de son frère devenu shérif adjoint - chacun d'eux ayant une relation toute personnelle à la demeure des Bass -, mais aussi à travers les yeux de tous les gens aux moyens modestes qui se retrouvent subitement en possession de trésors dont ils ne mesurent pas la valeur et ignorent l'histoire. Des interludes judicieusement parsemés entre les chapitres racontent d'ailleurs les origines souvent romanesques des objets qui tiennent un rôle important dans le livre, comme l'alliance responsable de la brouille entre Faith et sa fille, ou la pendule éléphant qui est la seule chose que Claudia aimerait récupérer de l'héritage familial. En contrepoint à l'agitation ambiante, le silence dans la tête de la vieille dame, sa désorientation due au syndrome crépusculaire induit par la maladie d'Alzheimer m'ont serré le coeur. L'auteur décrit la sénilité vue de l'intérieur d'une manière absolument saisissante. Bref, "Le dernier vide-grenier de Faith Bass Darling" est un roman douloureux à bien des égards, mais qui m'a confortée dans ma vision de la vie et la voie que je me suis choisie. Au final, sa lecture m'a donc fait beaucoup de bien.

samedi 12 avril 2014

Sarenza.be: un printemps-été 2014 en rouge et vert!


Saviez-vous qu'il existe désormais une branche belge de Sarenza, où l'on trouve exactement les mêmes modèles que sur le site français et où l'on bénéficie des mêmes conditions avantageuses telles que la livraison gratuite, les 100 jours de délai de réflexion et le retour gratuit prépayé en cas de besoin? Personnellement, je viens juste de le découvrir, et comme j'ai toujours été très satisfaite de mes (nombreux) achats sur Sarenza.fr, je n'ai pas résisté à l'envie de faire une petite sélection printemps-été 2014. On connaissait depuis belle lurette ma passion pour les chaussures rouges; voilà que depuis quelque temps, je fais également une fixation sur le vert. Résultat en images. 


Sarenza printemps-été 2014


1. Escarpins Mathieu d'Annabel Winship: Je craque complètement sur les escarpins colorés et hyper féminins de cette marque, surtout lorsqu'ils ont cette hauteur de talon à la fois jolie et praticable. Hélas, ils taillent grand et commencent au 36, alors que je chausse du 35 1/2... 

2. Escarpins Mandelala de Patricia Blanchet: Même souci que précédemment. Et pourtant, Dieu sait si je trouve ravissante cette association de vert menthe et de doré...

3. Baskets Solene de Dockers: Je ne porte jamais de baskets, sauf en voyage, mais j'associerais volontiers celles-ci à un short court en jean pour un look décontracté. 

4. Sandales Beetle Ada 21730 de Camper: Le confort absolu des Camper, et une semelle légèrement compensée pour rehausser mon petit 1,54 m. De quoi trotter des heures sans avoir mal aux pieds.  

5. Sabots rouges Swedish Hasbeens: Je les ai déjà en cognac, et ils continuent quand même à me faire de l'oeil en rouge. Je suis atrocement prévisible. 

6. Babies Lonna Mary Jane de Hush Puppies: Pareil, j'ai déjà une paire de babies rouges à triple bride de cette marque (également une valeur sûre en termes de confort et de rapport qualité-prix), mais ça ne m'empêche pas d'avoir envie de celles-là. 

7. Nu-pieds Formentera 7350N de Pikolinos: Le genre de sandales avec lesquelles on a réellement l'impression de marcher pieds nus. Bizarrement, je me verrais plutôt les porter à Monpatelin qu'à Bruxelles! Je les aime en vert, mais elles sont également disponibles en 7 autres couleurs. 

8. Bottines Luthea de Chie Mihara: Un pur caprice. Chères, mais sublimes. Mes mollets dodus ne rentreraient pas dedans, ce qui neutralise la tentation. 

9. Bottines de pluie Drench de Dr Martens: Je ne peux pas porter de Dr Martens en cuir, parce que je n'ai pas de creux derrière la cheville et que même "cassée", la tige continue de me blesser jusqu'au sang. Mais ce modèle de pluie en caoutchouc, avec les pois blancs sur fond rouge qui sont un de mes motifs de prédilection? Il me le faut! 

Et vous, vous avez repéré des modèles qui vous font envie pour les beaux jours?

Article sponsorisé

vendredi 11 avril 2014

Les semaines de détox se suivent et ne se ressemblent pas




L'an dernier, pour la première fois de ma vie, j'ai tenté une semaine de détox début avril. A cette occasion, je me suis aperçue que supprimer le gluten et diminuer le lactose faisait miraculeusement disparaître mes problèmes chroniques de digestion - et j'ai donc continué à ne pas en consommer, ou très peu, par la suite. Cela m'a permis de découvrir tout un tas de céréales alternatives au blé qui, au final, ont rendu mon alimentation bien plus variée qu'auparavant. Une vraie réussie, donc.

Cette année, également un peu fatiguée au sortir de l'hiver, j'ai eu envie de remettre ça. Une chose est apparue très vite: désormais, le programme détox ne diffère plus beaucoup de mon hygiène alimentaire usuelle. Je n'achète jamais de plats préparés. Je consomme essentiellement des produits bios, dont beaucoup de légumes (surtout verts) et de céréales (complètes si possible). Assez peu de sucre. Pas de café, que je déteste. En moyenne une demi-douzaine d'unités d'alcool par mois; de la volaille, du poisson ou des coquillages très exceptionnellement. Des produits laitiers, oui, mais sans lactose. Du coup, les seules choses supplémentaires auxquelles j'ai dû renoncer, c'était les oeufs et le thé. Ce qui aurait dû me rendre les choses bien plus faciles.

Et en fait, c'est tout le contraire qui s'est produit. Ne pas boire de thé, en particulier, m'a assommée chaque jour après le déjeuner et envoyée faire une semi-sieste jusque vers 15h. Globalement, mon niveau d'énergie déjà pas terrible a stagné voire baissé, et je n'ai ressenti aucun autre bénéfice immédiat à cette semaine de détox. Je n'ai donc pas l'intention de la reconduire l'an prochain. Pour combattre la fatigue du changement de saison, je m'en remettrai à des compléments alimentaires ciblés (ampoules de magnésium, notamment), et j'attendrai que ça passe. Je me nourris déjà assez sainement tout au long de l'année sans devoir m'infliger ce boot camp printanier en sus.

jeudi 10 avril 2014

"L'exception"


Maria est ce genre de femme sur laquelle tous les hommes se retournent dans la rue. Elle travaille dans l'humanitaire et vit heureuse avec son époux et leurs jumeaux de deux ans et demi. Jusqu'à ce soir de réveillon de jour de l'an où l'époux en question lui annonce qu'il la quitte pour un de ses collègues également spécialiste de la théorie du chaos et également prénommé Folki. Malgré son départ immédiat, Maria pense qu'il s'agit d'une crise passagère, que son mari va bientôt revenir à la raison et à la maison. "On travaille à notre affaire", répond-elle à tous les gens qui lui demandent s'ils vont divorcer. En attendant, elle se rapproche de sa voisine Perla, une naine psychothérapeute le jour et nègre d'un auteur de polars la nuit...

Très emballée par les deux premiers romans d'Audur Ava Olafsdottir déjà publiés chez Zulma, je ne pouvais que me jeter sur "L'exception" malgré sa couverture qui fait saigner les yeux et le terminer en 48h. Maria se maintient dans le déni en se remémorant des souvenirs de son mariage dans lesquels le lecteur voit très facilement apparaître en filigrane ce qu'elle se refuse à admettre: son mari la trompait avec d'autres hommes depuis des années. Cette incrédulité, cette hébétude de la femme qui peine à accepter qu'elle ne connaît pas réellement celui avec qui elle pensait finir ses jours, sont rendues avec beaucoup de finesse et d'humour distancié, sans misérabilisme ni débordement émotionnel d'aucune sorte, d'une façon que je qualifierai de très scandinave. Le personnage de Perla, dont le sans-gêne m'irritait au premier abord, a fini par me conquérir avec son bon sens un peu brutal mais rassurant dans le fond. J'ai aimé retrouver l'atmosphère si particulière de l'Islande en hiver, ce froid glacial et cette nuit quasi perpétuelle qui semblent au diapason du coeur de Maria, gelé par le choc. Une fois de plus, je me suis laissée emporter par l'écriture simple et subtile à la fois d'Audur Ava Olafsdottir, décidément un de mes auteurs préférés parmi mes découvertes de ces dernières années.

mercredi 9 avril 2014

Expo Yarn Bombing Bruxelles au Rayon Vert


Hier soir avait lieu le vernissage de l'exposition organisée à Jette par le collectif Yarn Bombing Bruxelles, à l'origine des merveilleuses installations de la gare du Luxembourg et de la place Henri Conscience. L'occasion de découvrir d'autres créations pleines d'humour...













Le Rayon Vert, que je découvrais à cette occasion, organise un marché bio tous les dimanche matins, ainsi que des stages de cuisine pour enfants, des concerts, des soirées quizz musical ou jeux de société. Dommage: Jette, ça fait un peu loin pour moi, mais c'est certainement un lieu très recommandable pour les habitants du quartier! 

Expo Yarn Bombing Bruxelles, jusqu'au 27 avril
Visites sur RV, le dimanche matin et durant le week-end du 26-27 avril
Rue Gustave van Huynegem 32
1090 Bruxelles
Entrée gratuite

mardi 8 avril 2014

52 weeks of art journaling: #4-5


J'ai profité de mon temps libre ce week-end pour avancer dans l'atelier en ligne "52 weeks of art journaling" en réalisant deux pages. 




Pour celle-ci, la consigne était de faire simple si on avait l'habitude de faire compliqué, et inversément. Il se trouve que j'alterne les deux; donc, j'avais l'embarras du choix. J'ai opté pour une page un peu "chargée" évoquant le printemps qui commence, avec des couleurs vitaminées: vert rehaussé d'orange, ainsi que de quelques pointes de rouge et de jaune. J'aurais bien utilisé un Instax au lieu d'imprimer un Instagram de mes sandales neuves, mais c'est le dernier élément que j'ai ajouté et il ne me restait plus que très peu de place! 




Ici, il s'agissait d'utiliser des ton neutres. Première difficulté: comme ce n'est pas "moi" du tout, je n'avais pratiquement pas de fournitures de ce type. Deuxième difficulté: comme ce n'est pas "moi" du tout, je n'avais rien à dire... Rien sur moi, du moins. Parce qu'il y a quelqu'un à qui je pense beaucoup en ce moment, quelqu'un qui traverse une épreuve difficile et totalement injuste. Du coup, des tons neutres semblaient appropriés pour évoquer mon souhait qu'il s'en sorte. 

Jusqu'ici, j'ai procédé dans l'ordre des "leçons" et de manière systématique. Mais en jetant un coup d'oeil au programme dans son ensemble, je me suis aperçue qu'il y avait des consignes que je ne suivrais jamais: une page en liège ou en balsa, par exemple, beurk! Et tous les trucs à base de paillettes - horreur. Du coup, je me suis donné la permission d'en ignorer jusqu'à un tiers. J'aurai de toute façon déjà du mal à faire tenir 36 pages dans mon carnet, et si je veux bien sortir de ma zone de confort pour apprendre, je n'ai pas non plus envie de me forcer à faire quelque chose que je déteste. 

lundi 7 avril 2014

Confession d'une végétarienne qui souffre


Y'a des jours où j'en ai MARRE de devoir faire mes courses dans trois endroits différents et de rentrer quand même à la maison sans deux des ingrédients cruciaux à mon menu de la semaine. 

Y'a des jours où la souffrance animale me paraît une réalité très lointaine, où je me souviens que n'ayant pas d'enfants je peux me permettre de me foutre du sort de la planète, et où je me demande s'il existe une seule étude sérieuse sur les bénéfices du végétarisme pour la santé. 

Y'a des jours où au lieu d'avoir envie de traiter les carnivores d'égoïstes et d'inconscients, je me demande s'ils n'ont pas bien raison de manger ce qui leur fait plaisir et advienne que pourra. 

Y'a des jours où je me dis que me conformer à mes valeurs morales et à ma vision de ce que devrait être le monde, c'est quand même super chiant. 

Y'a des jours où je pense à l'énergie et au temps que ça me pompe, cette hygiène de vie, et où le doute m'assaille: est-ce que ça en vaut vraiment la peine?

Y'a des jours où j'imagine que le bio est juste une mode lancée pour extorquer plus de pognon aux gens crédules et bien intentionnés dans mon genre, vu que c'est bien beau de ne pas pulvériser de pesticides sur les cultures, mais si l'air, les nappes phréatiques et la terre en sont déjà gorgés, hein... 

Y'a des jours où je me dis que si je meurs renversée par un camion demain, ou que si mes artères de nouveau-né et moi-même passons quinze ans à traîner notre misère en maison de retraite avec les autres Alzheimer, je vais l'avoir franchement mauvaise.

Y'a des jours où j'ai beau me répéter en boucle que c'est du cadavre, j'ai quand même terriblement envie d'une entrecôte saignante, le genre qui meugle encore quand tu plantes ta fourchette dedans. 

Vendredi dernier était un de ces jours-là. Je suis allée à l'Amour Fou, et au lieu d'un burger végétarien, j'ai commandé un New York. 




Je me suis régalée.

Après, je suis rentrée chez moi et j'ai préparé les menus de ma semaine de détox. 

dimanche 6 avril 2014

Vroom Vroom Coffee: le premier espresso bar ambulant de Bruxelles




Si les food trucks sont légion à New York et cartonnent depuis peu à Paris, à Bruxelles, les gens pressés et désireux d'attraper une collation au passage devaient pour l'instant se contenter des sempiternelles gaufres liégeoises ou glaces artisanales. Mais depuis 3 semaines, un espresso bar ambulant arpente les rues de la capitale belge. 







Tenu par la charmante Elfya, le Vroom Vroom Coffee propose des gâteaux maison faits du jour, des douceurs bio, sans gluten ou sans lactose, ainsi qu'un choix de café équitable, de thé Yogi Tea et de chocolat chaud dans des gobelets à emporter. L'accent est mis d'une part sur des produits à la provenance éthique, de l'autre sur des prix nettement plus démocratiques que ceux de Starbucks.





Le Vroom Vroom Coffee était hier après-midi au bord des étangs d'Ixelles. Les matins de semaine, il se poste souvent aux abords de l'ULB. Pour être informé de ses déplacements, deux possibilités:
- consulter sa page Facebook
- téléphoner ou envoyer un texto au 04 83 49 49 20
Le menu complet est consultable sur son site internet.  
Amis cafféinophiles ou drogués du chocolat, n'hésitez pas à passer voir Elfya. Son brownie est une telle tuerie qu'elle l'a baptisé "R.I.P. diet"! 

samedi 5 avril 2014

"De toutes les nuits, les amants"


Fuyuko a trente-quatre ans; correctrice, elle travaille en free-lance pour l'édition, vit seule et ne s'imagine aucune relation affective. Elle ne se nourrit pas de ses lectures: elle décortique les mots, cherche la faute cachée, l'erreur embusquée. Elle n'écrit pas, ne connaît pas la musique, s'habille sans la moindre recherche. 
Mais Fuyuko aime la lumière. Elle ne sort la nuit qu'au soir de ses anniversaires en hiver, seule, pour voir et pour compter les lumières dans ce froid qu'on peut presque entendre si l'on tend l'oreille, dans cet air sec et aride mais quelque part fertile. 
Timide, introvertie, Fuyuko va néanmoins laisser entrer deux personnes aux abords de sa vie: Hijiri, son interlocutrice professionnelle, et M. Mitsutsuka, un professeur de physique qui lui offre un accès d'une autre dimension vers la lumière: le bleu a une longueur d'onde très courte, elle se diffuse facilement, c'est pourquoi le ciel apparaît si vaste. 

Ce titre poétique. Cette quatrième de couverture alléchante. Cette héroïne au métier si proche du mien. La garantie de qualité offerte par le label Actes Sud. Ce roman allait beaucoup me plaire, j'en étais certaine.

Erreur. Ce roman est le pire que j'aie lu depuis le début de l'année, au minimum. Pour surmonter son incapacité à avoir des rapports sociaux normaux, Fuyuko boit. Et son alcoolisme tranquille est à peu près la seule chose qui la définit. Pour le reste, le personnage est sans saveur et sans intérêt. Sa collègue Hijiri, censée (j'imagine) représenter la femme japonaise moderne et libérée, se livre à des monologues si insupportables de certitude et de bêtise qu'on a envie de lui taper sur la tête pour la faire taire. M. Mitsutsuka reste parfaitement transparent tout au long du livre, et on ne comprend même pas ce qui peut bien attirer Fuyuko chez cet homme terne de vingt ans son aîné. Et l'histoire? Bah, il n'y en a pas vraiment. Fuyuko biberonne du saké, Fuyuko écoute parler Hijiri, Fuyuko travaille méthodiquement mais sans passion, Fuyuko bien bourrée retrouve M. Mitsutsuka au café et ne trouve rien à lui dire pendant des mois. J'ai pourtant l'habitude de la littérature japonaise, de son rythme souvent lent, de la pudeur de ses personnages qui contraste si fort avec les débordements amoureux occidentaux. Mais là, il n'est même plus question de pudeur pour moi: juste d'un vide abyssal.

vendredi 4 avril 2014

Où je décide de recharger mes batteries pendant un mois




L'hiver a été bref et clément. Il a aussi été marqué, pour moi, par beaucoup de boulot et peu de détente. Et puis nous venons juste de passer à l'heure d'été, qui est une bénédiction pour le moral mais dont j'ai physiquement de plus en plus de mal à me remettre. Résultat: comme chaque année depuis les abords de ma quarantaine, j'aborde le printemps avec les batteries à plat. Je vais donc consacrer mon mois d'avril à les recharger. Une semaine de détox sur le modèle de celle qui m'avait fait tant de bien l'an dernier, un maximum de sport, la prolongation de ma cure de magnésium et de vitamine D, quelques minutes de yoga et de méditation chaque jour, des sorties aussi nombreuses que possible pour profiter du soleil... Tel est mon plan. Bilan en fin de mois!

jeudi 3 avril 2014

"How I Met Your Mother": la fin qui fait hurler les fans (SPOILERS!)




Après 9 ans de bons et loyaux services, How I met your mother vient de s'achever. Excellente les 4 premières saisons, la série n'aura par la suite cessé de décliner pour devenir souvent d'une nullité abyssale avec ses situations redondantes, sa façon de tirer l'intrigue principale en longueur et un humour de moins en moins drôle. Ca faisait au moins 3 ans que comme beaucoup de gens de mon entourage, je ne la suivais plus que pour une seule raison: savoir enfin qui était la mère et comment Ted allait la rencontrer. 

Pour cette dernière saison, donc, les scénaristes ont choisi de se concentrer sur le mariage de Barney et de Robin. Ainsi, les 22 premiers épisodes se déroulent tous en l'espace d'un long week-end dans un hôtel de Farhampton. On évite l'écueil d'un trop grand ennui grâce aux nombreux flashbacks et flashforwards qui sont la marque de fabrique de la série, et l'une des choses qui a contribué à la rendre légendaire mémorable. Néanmoins, le principal atout de cette saison, c'est l'apparition (enfin!) de la mère. Avec au fond assez peu de temps d'antenne, Cristin Milioti parvient à camper une jeune femme éprouvée par la vie et néanmoins pleine de fraîcheur, un personnage hyper attachant et une âme-soeur parfaite pour Ted. L'épisode "How your mother met me", entièrement présenté de son point de vue, est à mon avis le plus réussi de la saison et un des plus émouvants de toute la série - avec celui de la mort du père de Marshall et celui où Robin apprend qu'elle ne pourra pas avoir d'enfants. 

On se prépare donc à dire adieu à toute la bande avec un certain soulagement: il était plus que temps de conclure, mais malgré tout, on regrettera ces cinq amis qui étaient un peu devenus les nôtres. Neuf ans d'une vie de téléspectateur, ce n'est pas rien. Et comme HIMYM est depuis le début une comédie romantique au sentimentalisme parfois éhonté, on s'attend à une fin heureuse.

Sauf que pas vraiment. 

En 40 mn, le dernier (et double) épisode nous montre ce qui va advenir de chacun des personnages au cours des 20 années suivantes. Et les choses ne se passent pas réellement comme prévu. Après avoir renoncé au premier poste de juge qu'on lui offrait pour suivre Lily en Italie, Marshall redevient un avocat corporatiste dont le job le tue moralement. Mais Lily et lui ont 3 enfants et sont toujours aussi amoureux, et un jour, une seconde offre finit enfin par tomber. Robin voit sa carrière décoller et se met à sillonner le monde, traînant à sa suite un Barney frustré de ne pas toujours pouvoir alimenter son blog lifestyle faute de wifi. Au bout de 3 ans seulement, ils finissent par divorcer d'un commun accord et sans trop d'acrimonie, déclarant que ce n'est pas un mariage raté mais un mariage réussi qui aura seulement duré 3 ans. Mais à la suite de ça, Robin disparaît quasiment de la vie de la bande. Barney reprend ses habitudes de tombeur, et au terme d'un mois parfait (31 filles en 31 jours), il découvre qu'il a mis une de ses partenaires enceinte. C'est la naissance d'Elie - la véritable femme de sa vie, comprend-il dès la première fois qu'une infirmière la lui met dans les bras - qui finira par en faire un autre homme. Quant à Ted et Tracy (tel est le nom de la mère), ils mettent leurs plans de mariage de côté quand se pointe leur premier enfant non prévu mais accueilli avec une immense joie. Ils en ont un autre dans la foulée, et ne se passent la bague au doigt que 7 ans plus tard. Et même si leur vie n'est pas parfaite, on voit combien ces deux-là sont faits l'un pour l'autre. Quelques scènes très courtes suffisant à établir l'amour et la complicité qu'il y a entre eux. 

Bref, comme depuis le tout début de la série, rien ne se passe comme prévu pour Ted et les autres. Ce que je trouve très bien, parce que c'est exactement la même chose dans la vie, et que ça donne à HIMYM un petit côté doux-amer qui nous évite l'overdose de saccharine. Du moment que les choses s'arrangent au final...

Sauf que lorsque Ted conclut enfin "And this, kids, is how I met your mother", au lieu d'enchaîner sur le générique de fin et de donner aux fans la conclusion qu'ils voulaient, les scénaristes lâchent une bombe. Trac est morte assez jeune d'une maladie qui ne sera pas nommée. Au moment où il raconte l'histoire de leur rencontre à ses enfants, Ted est veuf depuis six ans. Et sa fille s'empresse de lui faire remarquer que pendant toute l'histoire en question, il ne parle en réalité que de Robin ou presque. Pourquoi ne se décide-t-il pas à sortir avec elle, bon sang? Et donc, la dernière image de la série voit Ted planté sous les fenêtres de Robin avec le fameux cor bleu de la première saison. 

Parce qu'apparemment, 9 ans de série + 20 ans d'extrapolation n'ont toujours pas suffi à faire comprendre à Ted que cette femme n'est pas faite pour lui. Parce que maintenant que Tracy a eu le bon goût de lui donner les enfants que Robin ne pouvait ni ne voulait avoir, puis de dégager la scène obligeamment, boucler la boucle juste pour le principe, c'est si satisfaisant!

Ou pas. 

Personnellement, je choisis de nier les cinq dernières minutes de cet épisode final pour n'en conserver que les choses qui récompensent ma patience de spectatrice. Le fil de la vie qui se déroule d'une manière parfois jubilatoire et parfois cruelle, mais toujours surprenante. Lily enceinte jusqu'aux yeux, en costume de baleine blanche, pleurant au milieu de l'appartement vide parce que Robin vient de lui expliquer de manière cinglante pourquoi elle ne peut plus faire partie de la bande. L'émerveillement de Barney devant sa fille à peine née, et la façon dont il s'endort de fatigue la tête posée sur la table chez MacLaren. Les images de la vie ordinaire et heureuse de Ted et Tracy. 

Pour moi, le reste n'existe pas. 

Lectures 1er trimestre 2014


ROMANS/RECITS
- "Moi, la fille qui plongeait dans le coeur du monde" (Sabina Berman) 
"Divergent" (Veronica Roth) 
- "Kiki Strike: the Darkness Dwellers" (Kirsten Miller) 
- "Insurgent" (Veronica Roth) 
- "Allegiant" (Veronica Roth) 
- "L'ultime question" (Juli Zeh) 
- "Mon grand-père" (Valérie Mréjen) 
- "Astrid et Veronika" (Linda Olsson) 
- "The little book" (Selden Edwards) 
- "N'aie pas peur si je t'enlace" (Fulvio Ervas) 
- "La petite communiste qui ne souriait jamais" (Lola Lafon) 
- "Digging to America" (Anne Tyler)
- "Anno Dracula" (Kim Newman)
- "L'année des secrets" (Anjana Appachana) 
- "The extraordinary and unusual adventures of Horatio Lyle" (Catherine Webb)
- "The museum of extraordinary things" (Alice Hoffman) 
- "Les curieuses rencontres du facteur de Skogli" (Levi Henriksen) 
- "Y" (Marjorie Celona) 
- "A défaut d'Amérique" (Carole Zalberg) 
- "Among others" (Jo Walton) 
- "De toutes les nuits, les amants" (Mieko Kawakami) 
- "Aux anges" (Francis Dannemark) 

BEDE
- "J'ai deux amours, mon sac et Paris" (Fabienne Legrand) 
- "Soufflevent T1" (Andoryss/Xavier Collette) 
- "La Mondaine T1" (Jordi Lafebre/Zidrou) 
- "Sugar: Ma vie de chat" (Serge Baeken) 
- "Comment nourrir un régiment" (Etienne Gendrin) 
- "Happy science T1" (Miyuki Yorita) 
- "Le sablier T10" (Hinako Ashihara) 
- "Gisèle Alain T4" (Sui Kasai) 

AUTRES
- "L'art du calme intérieur" (Eckhart Tolle)

mercredi 2 avril 2014

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (3)



1. MarcAntonio, Bruxelles 2 et 8. L'Amour Fou, Bruxelles 3. TGV Bruxelles-Toulon 4 et 15. La Théière, Toulon 5. Comptoir Florian, Bruxelles 6. Cha Yuan, Bruxelles 7. Filigranes, Bruxelles 9 et 13. Kosmos, Bruxelles 10. Charlottes, ses tartines, Bruxelles 11. Taihon, Bruxelles 12. IIème Elément, Bruxelles 14. Thé Mandarine, Aix-en-Provence

mardi 1 avril 2014

Trucs pour réussir vos mugcakes


Les mugcakes, ce sont ces gâteaux qu'on prépare dans une chope, qu'on fait cuire au micro-ondes et qui sont prêts en moins de cinq minutes chrono, tout compris. Lorsqu'ils ont fait leur apparition sur internet, il était essentiellement question de mugcakes sucrés, petites douceurs à bricoler rapidement en cas de moral raplapla ou de brusque accès de gourmandise. Je ne m'y suis pas beaucoup intéressée: je n'aime pas tellement le sucre, et pour quelqu'un qui essaie de manger plus sainement/de perdre du poids, ça me semblait vraiment très dispensable. Puis les éditions Marabout ont publié un livre de recettes salées, et j'ai craqué! 




Mes deux premières tentatives ont été un mugcake gruyère-moutarde et un mugcake fromage de chèvre-pignons-zeste de citron. Les recettes ne m'appartenant pas, je ne les reproduirai pas ici: je me contenterai de vous faire part de mes observations:

- La préparation et la cuisson sont aussi rapides qu'annoncé et ne nécessitent, outre les ingrédients, qu'un mug (la taille idéale est 250 ml; je n'avais que des 330 ml et n'ai donc jamais réussi à obtenir le joli effet visuel du gâteau qui déborde de la chope), une cuillère à soupe et une cuillère à café pour doser les ingrédients, et une fourchette pour les touiller. 

- Sur une quantité aussi petite, le dosage des éléments de base (notamment farine et levure) ne supporte pas d'approximation. Par contre, celui de la garniture peut être modifié en fonction de votre goût. Par exemple, dans la recette gruyère-moutarde, je rajoute pratiquement 50% de gruyère et de moutarde, mais dans la fromage de brebis-pignons-zeste de citron, je divise par deux la quantité d'huile d'olive. 

- Un résultat savoureux, correctement cuit mais pas trop sec, peut nécessiter quelques tâtonnements au niveau de la cuisson. Le livre indique généralement 1mn20 à 800 watts. Mais si votre micro-ondes ne possède pas ce réglage-là, il faudra ajuster la durée. Par exemple, le micro-ondes de Monpatelin me propose 650 ou 850 watts. J'ai pris la deuxième option, mais en réduisant le temps de cuisson à 1mn10 pour compenser la hausse de puissance, et c'état nickel. 

Je trouve ces petits mugcakes bien pratiques pour dépanner un soir de flemme. Accompagnés d'une salade verte ou d'un bol de soupe de légumes, ils font un dîner gourmand et équilibré. 





Comment repeindre votre cuisine en moins de 5 secondes chrono




1. Constater que le Carrefour Market de Votrepatelin ne vend que du chocolat en poudre Poulain, que vous trouvez beaucoup trop sucré. 
2. Vous jeter sur le premier sachet de chocolat à l'ancienne Quai Sud aperçu dans une épicerie spécialisée. 
3. Goûter le chocolat à l'ancienne et le trouver atrocement amer, même après avoir rajouté beaucoup de sucre. 
4. Avoir une idée géniale.
5. Verser le chocolat à l'ancienne dans la boîte en métal aux deux tiers vide qui contient le Poulain. 
6. Secouer vigoureusement pour bien mélanger les deux. 
7. Une fois intégralement recouverte de chocolat en poudre bi-goût (lunettes incluses), réaliser que la boîte en métal n'était absolument pas étanche. 

lundi 31 mars 2014

Mars 2014




March victory log




Administratif:
- Compta pro de février
- Inscription à titre professionnel sur le site internet du Trésor Public, pour pouvoir notamment payer ma TVA en ligne

Blog: 
- Troc party 7.0
- 10 articles en petite Une d'HelloCoton

Boulot:
- "Pretty little liars" tome 12 + début de "Hit list" (Anita Blake tome 20): en tout, un peu moins de 490 000 signes en seulement 3 semaines d'activité
- Mise en service de mon nouveau MacBook Pro

Culture:
- 12 livres lus: 10 romans, 2 mangas
- 8 films vus: au cinéma, "The Grand Budapest Hotel", "Tante Hilda!", "Le vent se lève"; à la maison, "Veronica Mars", "Frozen", "Hunger Games 2: Catching fire", "The fifth estate", "Penelope"
- 2 expos visitées: Creativa + Made in Asia

Geocaching:
- 1 cache trouvée (sans GPS) à Aix-en-Provence

Loisirs créatifs:
- Art journaling: pages #1 à 3 de l'atelier en ligne "52 weeks of..."
- Broderie: stage d'initiation chez Schleiper Be Creative
- Broderie: "Running with scissors"

Maison:
- Acheté 2 grands tapis chez Ikea pour mon salon et mon bureau
- Continué à renouveler la déco murale avec notamment 2 tableaux de chez Carré d'Artistes et 2 peintures sur bois dénichées sur Etsy

Santé:
- 5 séances de HeartMath (meilleure moyenne: 6,2)

Sport:
- 3 séances de piscine, 1 cours de body & mind, 2 cours de Pilates, 1 cours de yoga

Divers:
- Recommencé les colorations maison (Garnier Nutrisse 660)
- 1 massage personnalisé au Serendip Spa
- 2 jours à Aix-en-Provence pour mon anniversaire

J'envisageais de supprimer les féculents le soir: je ne suis parvenue à m'y tenir qu'un soir sur deux environ. Les soupes sans base de pomme de terre ne sont pas légion, et ce n'était pas encore tout à fait la saison des salades de crudités. Néanmoins, même quand j'ai mangé des féculents au dîner, je l'ai fait en petite quantité. Résultat: moins deux kilos sur le mois, et ce, alors que je n'ai presque pas pu faire de sport entre mon boulot et la fermeture de la piscine pour travaux à partir du 15. Au début, j'avais faim tout le temps, mais petit à petit, je me suis plus ou moins habituée. Disons que ça reste difficile le vendredi et le samedi soir, parce que ces jours-là j'ai envie d'un bon repas devant un film ou une chouette série télé, et que pour moi le "bon repas" sera sans doute toujours synonyme de pâtes, de riz, ou de pizzas. Dans l'ensemble, néanmoins, la stratégie me semble suffisamment payante pour que je poursuivre mes efforts et que j'intègre le concept du dîner léger à mon hygiène de vie.

Un mois marqué par un printemps précoce, consacré aux deux tiers à la fin du marathon boulot entamé en novembre dernier et pour un tiers à des vacances bien méritées!

dimanche 30 mars 2014

Ma première broderie classique: "Running with scissors"




J'ai décidé de me mettre à la broderie classique en octobre dernier. Sur Etsy, j'ai déniché un joli motif rétro que j'ai aussitôt commandé aux Zuess. La vendeuse a mis pas moins de trois semaines à me l'expédier. Quand il est arrivé, j'ai eu la mauvaise surprise de constater que s'il était accompagné d'une petite carte expliquant quatre points de base, aucun schéma en revanche n'indiquait lesquels il convenait d'utiliser à quels endroits pour ce motif en particulier. Quant à la charte de couleurs systématiquement fournie avec les patrons de points de croix, il n'y en avait pas non plus... 

Ensuite, j'ai cherché à prendre un cours d'initiation. Schleiper Be Creative en proposait, mais à des dates qui tombaient toujours mal pour moi. Jusqu'en janvier où j'ai enfin pu réserver... et où le cours a été annulé à la dernière minute faute d'autres inscrites. J'ai reporté au 18 mars, soit deux jours avant la date de rendu du tome 12 de Pretty Little Liars, et bien cru que c'était moi qui allais devoir annuler cette fois. Mais l'envie a été la plus forte. J'ai donc été initiée par Nathalie, qui m'avait déjà enseigné les bases du crochet il y a deux ans et demi. Pour continuer à découvrir de nouveaux points par la suite, j'ai investi dans cet ouvrage qu'elle m'avait recommandé, et dont les explications sont exceptionnellement claires. 

Puis je me suis lancée. Les couleurs, je les ai choisies en me fiant à l'exemple montré sur Etsy. Les points, je les ai devinés: point arrière pour les contours, point de noeud pour le motif de la robe et les boutons des chaussures, impro à la va-comme-je-te-pousse pour les cils et la bouche. Pour une première tentative, il aurait été plus judicieux d'utiliser de la toile de lin à la trame bien visible, mais la seule que Schleiper vendait aux 10cm était une DMC hyper rêche, et je me voyais mal acheter 1m sur 1,40m de toile pour réaliser un motif de moins de 20 cm sur 20. Donc, j'ai opté pour un coupon de coton blanc tout simple. Résultat, mes points arrière ne sont pas hyper réguliers, mais je trouve qu'ils rendent quand même pas mal. 

Deux observations:
- En temps normal, comme je suis une feignasse, je n'utilise pas de tambour: je veux pouvoir piquer et ressortir mon aiguille du même côté dans un seul mouvement. Mais pour les points de noeud (qui sont une plaie à réaliser de façon régulière, et dont j'aurais dû choisir la version simplifiée avec un seul tour de fil autour de l'aiguille, car visiblement, 2 c'est trop), le tambour est quasi indispensable. 
- Ma prof m'avait prévenue que le fil métallisé était très difficile à utiliser. J'ai voulu faire ma mariole, et j'ai quand même pris de l'argenté pour les lames des ciseaux. Il est juste IMPOSSIBLE à tendre correctement. Ca m'apprendra à ne pas écouter les gens qui savent.

Au final, le résultat arracherait sûrement une grimace peinée à ma prof. Mais j'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cet ouvrage, et je me dis que j'ai bien le temps de m'améliorer!