mardi 21 janvier 2014

Swap cocooning: le paquet que j'ai reçu


Bien entendu, le facteur est passé vendredi dernier pendant que j'étais à la salle de sport, et bien entendu, le paquet n'était pas indiqué disponible au bureau de poste à partir du samedi, mais du lundi. J'ai donc pris mon mal en patience pendant tout le week-end. Et hier, Chouchou ce héros a bravé le mauvais temps pour se traîner jusqu'à la porte de Namur pendant que je terminais un truc de boulot en urgence - vive lui!




La première chose que j'ai découverte en déballant le colis envoyé par Kleo, c'est un livre de cuisine "Mes pâtes à tartiner sucrées & salées". J'ai poussé un cri de ravissement: je suis fan des recettes de l'auteure Clea, dont je possède déjà "Veggie : Je sais cuisiner végétarien", qui est une vraie mine. Et justement, l'hiver, notre dîner des soirs de flemme prend généralement la forme d'une soupe de légumes et de tartines de pain aux céréales sur lesquelles nous alternons hoummous et dip de betterave. Cet ouvrage nous permettra de varier. Sans compter qu'il contient trois recettes de faux-mage (fromage vegan) que je suis très curieuse d'essayer. Quant au beurre de speculoos, je vais faire mine d'ignorer son existence, ce sera mieux pour tout le monde!

Le paquet de Kleo contenait également une crème nourrissante pour les pieds de la marque Senev. Sur le côté de la boîte, on m'informe que les pieds sont naturellement secs, tout comme les lèvres, et on me demande: laisseriez-vous vos lèvres sans protection? Ce à quoi je suis bien forcée de répondre: euh, oui, toujours, vu qu'elles ne se fendillent pas spécialement, et c'est d'ailleurs la même chose pour mes pieds. Cela dit, ce n'est pas parce que je n'en ai pas besoin dans l'absolu que je ne prendrai pas plaisir à la tester. Se poupougner, c'est encore plus agréable quand on passe beaucoup de temps à l'intérieur. Ou dans une piscine chlorée. Je dis ça, je dis rien. 

Venaient enfin deux objets complémentaires: un mug marqué "Enjoy the little things" - ce qui est assez drôle, parce que je suis en train de bosser sur une création perso en point de croix basée sur ce "slogan" exact - et une tisane Egyptian Nights à la menthe et à la camomille provenant d'un magasin londonien: Yumchaa, "curators of immodest tea". Pourtant, on cherche en vain les boobs à l'air sur le paquet. C'est quoi cette publicité mensongère? J'ai testé les deux le soir même, après un dîner à base de gratin d'épinards (ce n'était pas un soir de flemme) et un épisode de "House of lies" (dont la saison 3 s'annonce aussi décevante que la 2). La tisane est légère mais parfumée, et probablement très bénéfique pour la digestion. Merci Kleo pour ce joli paquet sur-mesure!




Quelqu'un d'autre a reçu son colis? Vous nous racontez? Ou mieux encore, vous nous montrez? 

lundi 20 janvier 2014

"Divergent"


Dans un monde post-apocalyptique où les gens sont divisés en cinq factions - les Altruistes, les Audacieux, les Erudits, les Sincères et les Fraternels -, l'heure du choix est arrivée pour Beatrice Prior, 16 ans. Mais le test qui doit lui révéler ses aptitudes profondes se révèle non-concluant. Beatrice est Divergente, un secret dangereux qu'on lui enjoint de dissimuler à tout prix. Ne se sentant pas prête à mener jusqu'à la fin de ses jours la même vie que ses parents Altruistes, elle choisit d'intégrer la faction des Audacieux et se rebaptise Tris. Mais l'initiation se révèle plus brutale et plus sélective que prévu... 

Premier tome d'une trilogie écrite par une jeune femme de 22 ans à peine, "Divergent" est une dystopie que beaucoup ont comparée à "The hunger games": même type de société ultra-compartimentée aux règles injustes, même type d'héroïne qui n'a pas froid aux yeux et qui va défier l'autorité en place, même succès de librairie foudroyant aussitôt suivi par une adaptation au cinéma. Pourtant, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne brille ni par la richesse ni par la beauté de son style. A la fin du premier chapitre, je me demandais comment j'allais tenir 400 pages de phrases sujet/verbe/complément.

Mais plus j'avançais dans ma lecture, plus j'avais du mal à lâcher le bouquin. D'abord, parce que l'histoire est drôlement bien menée avec son lot de révélations choquantes mais crédibles, savamment distillées de manière à maintenir l'intérêt tout du long. Ensuite, parce que je trouvais assez culotté de prendre une héroïne gentille et élevée dans le respect d'autrui pour en faire une casse-cou calculatrice. Tris affirme son individualité en perdant toutes les qualités avec lesquelles elle est arrivée chez les Audacieux, pour développer d'autres traits de caractère d'une moralité parfois douteuse. Ce n'est pas forcément un personnage attachant, mais on ne peut en aucun cas lui reprocher d'être manichéenne ou d'avoir des réactions attendues. Résultat: j'ai déjà commandé les tomes 2 et 3 pour voir comment elle va mener sa révolution.

J'ai lu ce roman en VO et ne peux donc rien dire sur la qualité de sa traduction française

dimanche 19 janvier 2014

Légère




Pour l'instant, je le vis très bien, cet hiver. 
J'ai énormément de travail jusqu'à fin février, et je pensais n'avoir rien le temps de faire d'autre à côté. Je m'inquiétais même de ne pas pouvoir me tenir à mon planning de sport. 
En fait, c'est tout le contraire qui est en train de se passer. Plus j'ai de boulot, plus je me force à me discipliner, plus la satisfaction de ce que j'ai accompli me donne l'envie et l'énergie nécessaires pour accomplir d'autres tâches sur ma lancée. 
Bien sûr j'imagine que cette courbe a une limite, que si je ne dormais plus que 3h par nuit et tentais de pondre 80 000 signes par jour, je m'écroulerais rapidement. Mais là, j'ai l'impression d'approcher ma productivité optimale. Et je reste zen face aux petites contrariétés, un peu parce que j'ai décidé de me taire ce mois-ci, un peu parce que j'ai autre chose à foutre que ruminer bêtement. Occupée, je me sens légère. 
L'action, meilleur anxiolytique du monde. 
Les facteurs extérieurs jouent en ma faveur. Ma dernière visite chez la gynéco, que j'appréhendais beaucoup, s'est soldée par un bilan positif qui m'a délivrée d'un énorme poids. Et la météo est plutôt clémente pour la saison: on tourne autour de 8-10° en journée à Bruxelles en ce moment, ce qui est assez inespéré. 
Je pense aussi que mon alimentation super-saine contribue à ma forme générale. Le combo "pas de viande-pas de gluten-beaucoup de légumes" me booste physiquement. Sans parler des effets secondaires de l'activité physique: pendant mon dernier séjour à Monpatelin, je me suis surprise plusieurs fois à regretter de ne pas pouvoir aller à la salle de sport. 
De la même façon qu'il existe une spirale infernale de la dépression, je pense qu'il existe un cercle vertueux de la positivité, de l'action et de l'énergie. Plus je coche de choses sur ma To-Do List, plus je me sens d'attaque pour en éliminer d'autres dans la bonne humeur, et plus le calme se fait dans ma tête.
Sur ce, je vous laisse: j'ai piscine. Pour de vrai.

vendredi 17 janvier 2014

"Sherlock" saison 3




Rarement j'aurai attendu quelque chose avec autant d'impatience que cette saison 3 de la fabuleuse adaptation moderne du Sherlock Holmes de Conan Doyle, réalisée par la BBC avec le very yummy Benedict Cumberbatch dans le rôle-titre et l'excellent Martin "Bilbo" Freeman dans celui du sidekick. 3 nouveaux épisodes d'une heure et demie chacun ont été diffusés à la télé anglaise entre le 1er et le 12 janvier - et seront disponibles en DVD à partir de lundi.

Et rarement une saison de n'importe quelle série télé m'aura laissée aussi perplexe et frustrée à la fin.

(ATTENTION: SPOILERS!)

Dans "The empty hearse", Sherlock revient parmi les siens après une absence de deux ans. Traumatisé par la mort de son sociopathe préféré, John a néanmoins fini par se consoler dans les bras de son âme-soeur, Mary, qu'il compte épouser. D'entrée de jeu, le spectateur est étonné par la compréhension dont Mary fait preuve vis-à-vis de leur relation un peu particulière, et par ses réactions pleine de sang-froid en cas d'urgence. Clairement, il ne s'agit pas d'une femme ordinaire. Pour ce qui est de savoir comment Sherlock a mis en scène sa propre mort, on a droit non pas à une, mais à trois explications alternatives, toutes plus délirantes les unes que les autres, et on ne connaîtra sans doute jamais la vérité - même si on peut aisément en reconstituer une approximation. Mais l'important n'est pas là. Ce premier épisode contient plusieurs face-à-face excellents, notamment celui de Sherlock et Mycroft qui éclaire un peu la relation entre les deux frères et fournit cette réplique immortelle de Holmes Senior: "I live in a world of goldfish" (j'envisage de la broder et d'en faire ma devise). Outre le fait qu'il introduit un nouveau "grand méchant" aux motivations mystérieuses, il donne le ton de la saison entière: il va y avoir des dialogues brillants, de superbes performances d'acteurs, des scènes fabuleuses si on les prend isolément... mais l'enquête au sens traditionnel du terme sera maigre et reléguée au second plan, cédant la place au développement des personnages.

"The sign of three" tourne entièrement autour du mariage de John et Mary, pour lequel Sherlock a été désigné garçon d'honneur et sommé d'écrire un discours. S'il se montrait atrocement tête-à-claques dans l'épisode précédent, ici, notre héros devient presque trop sentimental. Et bien qu'il donne lieu à des scènes tantôt émouvantes et tantôt hilarantes, ce grand écart au niveau de son caractère m'a vraiment gênée. Pour le reste, l'impression précédemment laissée par Mary se confirme; il devient évident que son personnage cache quelque chose, mais quoi? Un moment, on pense que les enquêtes évoquées par Sherlock ne vont servir que d'anecdotes amusantes servant à pimenter son discours, et en fin de compte, elles se rassemblent pour former un cas à résoudre durant la réception - pas le plus passionnant de l'histoire de la série, mais un cas quand même. C'est bien construit, mais je suis restée sur ma faim, avec le sentiment que les deux premiers épisodes n'auraient probablement servi qu'à préparer le troisième. Réplique de la semaine: "I'm a highly functioning sociopath. With your number."

J'ai dû attendre quatre jours après sa diffusion initiale pour voir "His last vow". Et d'après les réactions de mes contacts Facebook, je savais que ça allait être du lourd. De fait, comme tout le monde, j'ai passé l'épisode à ramasser ma mâchoire qui tombait régulièrement à intervalles de dix minutes. Sherlock dans une relation de couple, sérieusement? Mary, un assassin anciennement au service de la CIA? La scène de la chute de Sherlock, qui vient de se faire tirer dessus et analyse toute les données dans son "palais mental" avant de tomber, puis plus tard alors qu'il oscille entre la vie et la mort à l'hôpital, est absolument incroyable, un vrai morceau de bravoure. Mais honnêtement, c'est le personnage de John qui m'a le plus touchée pendant cet épisode. Son regard quand il découvre la duplicité de Mary m'a brisé le coeur. Le discours qu'il lui fait pendant les vacances de Noël m'a arraché un "Awwwwwwwwwwwww", pire que n'importe quelle photo de chaton mignon. L'émotion et l'humour sont dosés habilement: juste après cette scène, les deux frères Holmes se font surprendre par leur mère une clope à la main et réagissent comme s'ils avaient encore 15 ans. La mise en scène d'un Sherlock enfant est d'ailleurs très intéressante pour aider à comprendre comment il est devenu cet adulte si particulier.

J'avoue cependant que le "grand méchant" m'a déçue. Oui, il est répugnant et froid comme un serpent, mais au fond, il ne menace personne; il n'a pas de plan diabolique qui fera des milliers de victimes. Du coup, j'ai eu du mal à comprendre pourquoi il inspirait tant de dégoût à Sherlock, et pourquoi celui-ci se sentait obligé de l'abattre de sang-froid. La scène des adieux à John sur le tarmac, quand Sherlock pense qu'il ne reverra jamais son meilleur ami, ne m'a pas bouleversée autant qu'elle l'aurait dû parce que... je ne comprenais absolument pas que John, qui avait passé deux ans au bord de la dépression après la fausse mort de Sherlock, se montre aussi indifférent. Sérieusement: sa soeur alcoolique est dans ses "points de pression", mais pas Sherlock? GET. OUT. Quant au pseudo-retour de Moriarty qui clôture la saison, j'espère que les scénaristes ont une très, très bonne explication à nous fournir, parce que ça sent méchamment le réchauffé. Serait-il possible de finir une seule saison sans que le cliffhanger porte sur lui?

A la lecture de ce billet, on pourrait croire que je n'ai pas aimé cette saison 3 de "Sherlock". Ce qui serait inexact. Simplement, elle m'a beaucoup désarçonnée. J'ai eu l'impression d'une saison construite pour épater les fans et prouver le génie des scénaristes, une saison "on va vous en mettre plein la vue, et tant pis si c'est au détriment des enquêtes". Elle marque un changement de direction assez net auquel je ne m'attendais pas et qui peine à me convaincre de sa pertinence. Pourtant j'ai ri, j'ai été émue et choquée, et j'ai envie de connaître la suite. Espérons qu'elle ne tardera pas trop cette fois!

jeudi 16 janvier 2014

Opération "Envoyez une carte de voeux, recevez une carte de voeux"


Vous avez été 36 (en plus de moi) à participer à ce swap de cartes de voeux, depuis la France et la Belgique mais aussi l'Allemagne, l'Italie ou le Canada, et je vous remercie toutes pour votre enthousiasme! La date limite d'envoi était avant-hier; si vous n'avez pas encore reçu votre carte, un peu de patience - en revanche, si votre boîte à lettres reste désespérément vide d'ici la fin de la semaine prochaine, n'hésitez pas à me contacter pour que je me renseigne auprès de votre correspondante.

Cela étant, le choix a été très dur parmi les cartes dont les expéditrices m'ont envoyé la photo. Et j'ai finalement décidé d'en primer 2: une dans la catégorie DIY, et une dans la catégorie toute faite. Voici la première, envoyée par Zéphine:




Sa destinataire nous dira peut-être ce qu'il y avait sous la pastille à gratter?

Et voici la seconde carte, dont j'aime le design sobre et le poème d'accompagnement rédigé par Dola:





Zéphine, n'oublie pas de m'envoyer ta nouvelle adresse pour que je puisse t'expédier ton petit cadeau. Dola, sauf avis contraire de ta part j'utiliserai celle que tu m'as fournie pour la ronde. (Par contre, soyez patientes, je suis un peu débordée en ce moment! Mais je ne vous oublierai pas, c'est promis.)

Exercice de psychologie positive appliquée: la gestion de la brebis galeuse


(Quel rapport avec le titre de l'article? Pas énorme, je vous le concède. 
Mais une vraie brebis galeuse aurait été beaucoup moins mignonne.)

Dégoûtée par le comportement de certaines participantes, j'avais suspendu les swaps pendant quelques mois, à l'automne 2012, avant de les reprendre avec des règles plus restrictives: désormais, ils ne seraient ouverts qu'aux "anciennes", les filles que je connaissais un minimum. Je pensais ainsi diminuer voire supprimer le risque d'incident. 

Je sais que beaucoup de "nouvelles" en ont été déçues. Mais le pire, c'est que ça n'a pas servi à grand-chose: durant le swap bio, une blogueuse avec qui j'avais eu des échanges très personnels par mail, et que je tenais pour quelqu'un de vraiment correct, a réceptionné le paquet de sa binôme sans jamais la remercier ni lui envoyer quoi que ce soit en retour. Un instant, je me suis même demandé s'il ne lui était pas arrivé quelque chose... mais il faut croire que non, puisqu'elle continue à alimenter son blog (bien qu'elle ne daigne visiblement pas répondre aux mails qui la dérangent). 

A ce stade-là, ma première réaction a été: y'en a marre, on ne peut vraiment faire confiance à personne, j'arrête tout. 

Et puis j'ai réfléchi. Arrêter les swaps que je prends du plaisir à organiser, qui ont permis de belles rencontres virtuelles mais aussi IRL, et qui de manière générale suscitent l'enthousiasme des participantes, à cause de quelques personnes qui ne jouent pas le jeu? En gros, me punir et punir 9 swapeuses (ou aspirantes swapeuses) sur 10 à cause d'1 brebis galeuse? Laisser un individu au comportement méprisable gâcher de jolis échanges pour la majorité de gens qui, eux, sont réglos? 

J'avais dit qu'en 2014, je n'agirais plus en réaction, que je déciderais moi-même du cours de ma vie au lieu de laisser les événements extérieurs le faire à ma place. Je refuse de donner aux choses négatives le pouvoir d'affecter mon comportement ou même mon humeur. C'est moi le chef de moi. Accessoirement, je n'ai pas envie de perdre mon temps à fulminer contre les brebis galeuses mais plutôt de me focaliser sur les gens de bonne volonté qui, Dieu merci, sont beaucoup plus nombreux. C'est meilleur pour mon moral et ma vision du monde. 

Donc, les swaps vont continuer, et je vais même progressivement les rouvrir aux nouvelles (si elles sont motivées) parce qu'un peu de sang neuf ne nous fera pas de mal, et aussi parce que je suis sûre qu'il y a de belles personnes à découvrir parmi elles. Un "petit" swap sera lancé le 1er février pour leur permettre de se faire connaître et, si tout se passe bien, de participer ensuite à des échanges plus importants. 

En contrepartie, chaque swapeuse, ancienne ou nouvelle, devra en s'inscrivant accepter la possibilité que sa binôme fasse défaut. Le risque est faible (3 occurrences sur une douzaine de swaps de 25 participantes en moyenne) mais néanmoins existant, et malgré tout le soin apporté à l'organisation, je n'ai aucun moyen de le prévenir. C'est la solution la plus juste que j'ai trouvée pour contenter un maximum de gens, moi y compris!

mercredi 15 janvier 2014

"Comment être heureux et le rester: augmentez votre bonheur de 40%"


Pourquoi "de 40%"? Parce que des études très sérieuses ont démontré que notre capacité au bonheur se décomposait ainsi: 
- Circonstances extérieures (nos conditions de vie matérielles, professionnelles, affectives...): 10%
- Capital de départ (nos prédispositions individuelles):50%
- Investissement personnel (la part sur laquelle nous pouvons influer): 40%

D'entrée de jeu, le ton est donné. C'est une approche scientifique que propose Sonja Lyubomirsky, fruit de ses recherches à l'université de Californie dont elle dirige le laboratoire de psychologie positive. A partir des multiples travaux réalisés dans ce domaine, elle a mis au point une méthode très "carrée", parfaite pour ceux qui tendent à se méfier du blabla New Age.

Elle commence par démonter un certain nombre de mythes au sujet du bonheur, expliquant les erreurs que commettent la plupart des gens et le passionnant phénomène d'adaptation hédonique. En gros: on s'habitue à tout, y compris à être heureux; voilà pourquoi il importe de rester conscient de sa chance, mais aussi de rechercher souvent de nouveaux stimuli.

Puis vient le moment des travaux pratiques. Le lecteur est invité à remplir un questionnaire qui, en un quart d'heure ou vingt minutes, lui permet d'identifier ses dispositions pour telle ou telle chose susceptible d'améliorer son niveau de bonheur. En fonction des résultats, il est invité à piocher dans une liste les activités qui seront les plus profitables pour lui. Douze d'entre elles sont détaillées à grands renforts d'exemples concrets, d'explications limpides et d'arguments qui donnent très envie de s'y mettre:

- exprimer sa gratitude
- cultiver l'optimisme
- éviter de trop réfléchir et de se comparer à autrui
- faire preuve de génériosité
- approfondir les liens sociaux
- s'entraîner à tenir le coup
- apprendre à pardonner
- capter le "flux" au quotidien
- goûter les plaisirs de la vie
- poursuivre des objectifs
- avoir une pratique spirituelle
- prendre soin de son corps

La dernière partie du livre explique comment prolonger les effets positifs de ces activités pour les transformer en bonheur durable.

Je m'intéresse au sujet du bonheur depuis des années. J'ai lu des tas d'ouvrages là-dessus; "Comment être heureux et le rester" est de très loin le plus clair et le plus complet qui me soit passé entre les mains. Extrêmement dense, bien écrit et argumenté, mais néanmoins accessible, il propose des stratégies faciles à mettre en oeuvre par n'importe qui. Pour moins de 7€, un investissement des plus rentables!

mardi 14 janvier 2014

Swap cocooning: le paquet que j'ai envoyé




Voici le contenu du paquet que Kleo a reçu ce matin:
- Quelque chose à lire: "Shä et Salomé: Jours de pluie", parce que c'est un petit bijou d'humour, de tendresse et de bienveillance qui donne envie de se blottir au coin du feu avec une tasse de thé ou de chocolat chaud. Comme il est épuisé chez l'éditeur, j'ai dû en traquer un exemplaire d'occasion en bon état! 
- Quelque chose qui se mange ou se boit: Plutôt que de choisir, j'ai pris les deux. Un pot de pâte à tartiner au chocolat noir New Tree, marque belge qui pratique le commerce équitable. Un sachet de Mo Li Yin Zhen Wang, le fabuleux thé blanc au jasmin du Nong Cha, et un échantillon de Nai Xiang Oolong à la surprenante texture "beurrée". 
- Quelque chose qui se met sur la peau: Un pot de crème nourrissante à la rose indienne et au miel de l'Himalaya de chez la marque néerlandaise Rituals pour ma swapée très enceinte qui ne cesse de se tartiner de crème hydratante. 
- Quelque chose qui se porte: Une écharpe crochetée main avec un fil mauve moucheté de rose, de blanc et de bleu, de la gamme Donegal Luxury Tweed Aran de chez Debbie Bliss. J'ai galéré assez longtemps pour trouver un modèle qui me plaisait et qui était approprié à ce fil. 
- Une carte illustrée de théières provenant de la boutique Etsy d'ahurie alias Anne Montel, la dessinatrice de "Shä et Salomé", histoire de boucler la boucle!

Et voici la réaction de Kleo:

Un grand merci pour ce magnifique colis que mon voisin vient de me remettre. Que dire, sinon que j'adore et que tu as mis la barre très haut ?
Je me souviens avoir lu ta critique de la BD et je suis très heureuse de la découvrir. Le thé me fait très envie, et je suis moi aussi l'heureuse propriétaire d'une théière en verre qui me permettra de découvrir ce thé façonné. La pâte à tartiner est un appel au crime, je ne dirai que ça (et j'aime beaucoup la marque Newtree). La crème sent divinement bon. Enfin, l'écharpe est super jolie, et ira bien avec l'un de mes manteaux... violet !

Maintenant, j'ai hâte de recevoir le mien!

"Les vies parallèles de Greta Wells"


New York, automne 1985. Greta Wells ne va vraiment pas fort. Son frère jumeau Felix vient de mourir du Sida, et son compagnon de dix ans, Nathan, l'a quittée dans la foulée. Pour la sortir de sa dépression, son docteur propose de tenter un traitement par électrochocs.
Le lendemain, Greta se réveille dans une autre époque. En novembre 1918, elle est mariée à Nathan parti combattre en Europe et fréquente un homme plus jeune qu'elle appelé Leo, tandis que Felix toujours bien vivant tient son homosexualité secrète et s'apprête à épouser une fille de sénateur.
Lors de la séance suivante, Greta est projetée en 1941, juste avant que n'éclate le Deuxième Guerre Mondiale. A cette époque, elle a un enfant avec Nathan et mène l'existence confortable d'une épouse de médecin, mais ne se remet pas de l'accident de voiture qui a coûté la vie à sa bien-aimée tante Ruth.
La fois d'après, elle revient en 1985. 
Au gré des séances d'électrochocs, Greta va ainsi voyager entre trois époques chacune frappées par un mal redoutable, trois vies dans lesquelles elle a systématiquement perdu une des personnes qui comptent le plus pour elle. Dans celles qui ne sont pas les siennes, elle se met en tête d'arranger les choses: réparer sa relation avec Nathan qui lui a été infidèle le premier, et permettre à Felix d'assumer sa nature profonde. 
Mais pendant ce temps, les deux autres Greta soumises à la même ronde commencent elles aussi à se mêler de la vie de leurs doubles... 

Dans quelle mesure sommes-nous le produit des circonstances? Dans quelle mesure pouvons-nous au contraire choisir notre destin? Et existe-t-il réellement un bon choix? Telles sont les questions que pose "Les vies parallèles de Greta Wells". Grande amatrice d'histoires de voyage dans le temps, j'ai adoré l'angle intime, presque philosophique, par lequel Andrew Sean Greer a choisi d'aborder le sujet. Je trouve par contre que celui-ci aurait mérité d'être davantage approfondi. A partir de son excellente idée de base, il y avait matière à produire un roman deux fois plus long et plus dense, au lieu de rester en surface de trop nombreux aspects. Les relations avec les personnages secondaires auraient mérité d'être plus développées, tout comme les descriptions de lieux et d'atmosphères propres à chaque période historique. En outre, il me semble incompréhensible que jamais les trois Greta ne tentent de communiquer entre elles pour se concerter sur leurs désirs et la marche à suivre dans chaque époque. Malgré ces petites réserves, j'ai adoré ce roman original à la fin poignante, dramatique dans le meilleur sens du terme.

lundi 13 janvier 2014

"Lâcher prise"


Croyez-le ou non: ce n'est pas le titre de ce roman graphique qui a attiré mon regard au rayon bédé de la Fnac, mais bien les dessins aux crayons de couleur qui ornaient sa couverture.

Miriam Katin, l'auteur, a fui la Hongrie dans les bras de sa mère juive quand elle était toute petite. Plus tard, elle s'est installée aux Etats-Unis où elle s'est mariée et bâti une belle carrière d'illustratrice. Un jour, son fils lui rend visite à New York. Il lui présente sa fiancée et lui annonce qu'il compte s'installer à Berlin où réside cette dernière. Pour cela, il a besoin que Miriam remplisse un dossier afin qu'il puisse obtenir la nationalité hongroise et devenir citoyen de l'union européenne. Cette demande anodine en apparence bouleverse Miriam, qui éprouve encore une répulsion viscérale vis-à-vis de la nation allemande. Une bataille intime et furieuse s'engage alors contre ses préjugés à l'égard de l'Allemagne d'aujourd'hui...

"Lâcher prise" est un récit sincère et entier qui, bien que s'appuyant sur une histoire fort différente de la mienne, m'a apporté un éclairage intéressant sur les combats qu'on livre contre soi-même. 


"Quatre soeurs, T2: Hortense"


Après plus de trois ans d'attente, le tome 2 de l'adaptation en bande dessinée de la merveilleuse série "Quatre soeurs" est enfin disponible en librarie. Stupeur: l'éditeur a changé, et le format aussi. Ca va faire beau dans la bibliothèque, tiens. Déjà choquée par cette découverte, la psychorigide que je suis a eu beaucoup de mal à accepter le lettrage moche, avec une police qui ne colle pas du tout au ton de l'histoire, et le papier glacé qui convient aussi mal que possible pour mettre en valeur les ravissantes aquarelles de Cati Baur. Car cela, au moins, n'a pas changé: les illustrations sont toujours aussi pleines de fantaisie et de chaleur, à l'image des romans dont elles s'inspirent. Je déplore d'autant plus le sabotage éditorial dont elles sont victimes. 

Sinon, ce tome 2 voit l'apparition de Muguette, gamine atteinte d'une leucémie qui devient l'amie d'Hortense et la pousse à suivre des cours de théâtre - lesquels seront, pour cette grande timide, une révélation comme la boxe l'avait déjà été pour la douce Geneviève dans le tome 1. Pendant ce temps, Bettina craque inexplicablement pour un livreur de surgelés à oreilles en feuille de chou qui va lui apprendre que les apparences ne font pas toujours tout. Les trois autres soeurs Verdelaine, bien que présentes, demeurent un peu en retrait cette fois. Bizarrement, malgré son amour des livres et son caractère solitaire, Hortense était celle qui m'avait fait la moins forte impression à la lecture des romans de Malika Ferdjoukh. Les pinceaux de Cati Baur ont su remédier à cette injustice. Ai-je mentionné que je déplorais d'autant plus le sabotage éditorial dont ce tome 2 était victime?

dimanche 12 janvier 2014

Où je vaincs la malédiction du Light Masham




En lisant le numéro 12 du magazine Simply Crochet, j'ai craqué pour un plaid gris qui avait l'air terriblement douillet. Pas découragée par les 7 ou 8 mois de travail que m'avait demandé ma couverture à vaguelettes, j'ai foncé chez mon fournisseur habituel qui vend justement la marque Rowan utilisée par la créatrice du patron. Là, j'ai déchanté assez vite. 11,50€ la pelote de British Sheep Breeds Chunky Undyed, sachant qu'il en fallait 16, ça faisait quand même un sacré budget. Et puis je ne la trouvais pas très agréable au toucher, cette laine brute. J'ai dit: "Je vais réfléchir" et je suis rentrée chez moi. J'ai cherché des avis sur internet: toutes les crocheteuses disaient qu'il ne fallait pas s'arrêter à l'aspect initial parce qu'au fur et à mesure qu'on manipulait le fil, la lanoline pénétrait dans la fibre et la rendait plus souple. Apparemment, après le premier lavage, ça devenait l'extase, et l'investissement était tout à fait justifié. Bon. 

Je suis retournée chez mon fournisseur habituel. Dans cette gamme, il n'avait pas la couleur gris clair qui m'avait tant plu sur la photo du magazine. Ni le gris foncé qui aurait pu constituer une alternative satisfaisante. Comme je n'aime pas le marron, que je n'avais pas envie de crocheter un plaid noir et que l'écru me semblait un peu salissant, par élimination, j'ai choisi une teinte ficelle appelée Light Masham (du nom de l'espèce de mouton qui la fournit). Nouveau problème: il n'y avait que 9 pelotes en stock. Mais la vendeuse m'a dit: "Pas de problème, on vous commande les 7 qui manquent et vous les aurez d'ici 2 ou 3 semaines". Ah ouais, quand même. Mais je voulais me lancer tout de suite; alors, j'ai acheté les 9 premières pelotes et commandé les 7 qui manquaient. 

Au début, comme je crochète serré, j'ai opté pour un n°10 au lieu du 8 recommandé pour le corps de l'ouvrage. Mais ça faisait des trous vraiment trop gros, et au final, j'ai tout repris à zéro avec un 8. Le plaid est monté très vite: pas plus d'une heure et quart par pelote. Du coup, j'ai épuisé mon stock en une semaine. Nous étions alors début décembre. J'ai pris mon mal en patience, et 3 semaines après mon achat initial, je suis retournée au magasin voir si ma laine était arrivée. La vendeuse a consulté son écran: "Ah ben la commande a été annulée". Hein? Pourquoi? "Aucune idée. Mais je peux relancer une commande." 

A force d'insister, j'ai obtenu qu'on appelle le fournisseur pour être fixée. Réponse: le Light Masham était en rupture de stock. Je me retrouvais donc avec une moitié de plaid très chère sur les bras, et pas de moyen de la finir. Grosse tentation de piquer une crise de nerfs. Ma prof de crochet est venue à mon secours. Elle a demandé à son contact chez le fournisseur de rappeler les pelotes de Light Masham qui pourraient traîner dans d'autres magasins en Belgique pour les rediriger vers Schleiper - sans garantie que ça fonctionnerait. C'était juste avant les vacances de Noël. Je lui ai téléphoné de Toulouse pour savoir où ça en était. Il ne restait plus une seule pelote de Light Masham dans tout le pays. Mais son contact était en train de chercher en Allemagne. 

Cette histoire commençait à sentir le roussi. J'ai cherché sur eBay et sur un tas de sites anglais. Ceux qui stockaient la British Sheep Breeds Chunky Undyed étaient tous en rupture de Light Masham. Alors que je transpirais à grosses gouttes, j'ai pourtant fini par trouver un magasin inconnu de moi qui semblait en avoir 7 pelotes. J'ai tenté d'appeler pour avoir une confirmation (et vérifier qu'il ne s'agissait pas d'une arnaque à la Visa - oui, je suis parano): on était le 23 décembre, et même si le magasin était censé être ouvert, personne n'a décroché. J'ai validé ma commande dans un suspens insoutenable. 

Je m'attendais à recevoir un mail du genre: "Désolé, il y a eu erreur, en fait nous n'avons plus cette teinte en stock". Au lieu de ça trois jours plus tard, j'ai reçu une confirmation d'envoi de mes 7 pelotes de Light Masham. La partie n'était pas encore gagnée: et si ce n'était pas la bonne couleur? Ou pas la bonne épaisseur, parce que je m'étais trompée de gamme? A notre retour de Toulouse, le 30 décembre, un avis de passage m'attendait dans la boîte aux lettres. J'ai foncé à la Poste dès le lendemain matin et éventré le plastique d'emballage avant même d'en être ressortie. Oui, oui, ouiiiiiiii! C'était bien mon Light Masham. 

En fin d'après-midi, j'ai voulu reprendre mon ouvrage abandonné depuis des semaines... et là, le retour de la malédiction: impossible de remettre la main sur mon crochet n°8. Alors que mes affaires sont toujours très bien rangées et que je ne perds jamais rien. Le lutin voleur de chaussettes, dépité par le soin que je mets à apparier les miennes, aurait-il décidé d'élargir son activité aux instruments de DIY? Mystère. Quoi qu'il en soit, j'ai dû attendre le 2 janvier pour retourner chez Schleiper acheter un crochet n°8 et pouvoir enfin me remettre au travail. J'ai retrouvé avec bonheur la sensation de la laine rugueuse qui s'assouplissait entre mes doigts, et surtout l'odeur fantastique de mouton qui s'en échappait (chacun ses perversions). Quelques soirées en solo à Monpatelin m'ont permis de venir à bout de la bête - avec moins d'un quart de pelote de rabe.




Ce modèle figure également dans le livre d'Erika Knight "Crochet Workshop". Le point est très facile, et au total, la confection ne m'aura réclamé qu'une grosse vingtaine d'heures. Le plaid terminé est carré et mesure environ 152 cm de côté. 


samedi 11 janvier 2014

"Le temps des Mitaines"


Je n'irais pas jusqu'à dire que je comptais les jours depuis ma lecture de "Shä et Salomé" jusqu'à la sortie du prochain ouvrage co-signé par Loïc Clément et Anne Montel, mais presque. Cette fois, les deux compères nous racontent l'histoire d'Arthur, un ourson qui vient de s'installer avec sa maman dans un petit bourg à la campagne. Arthur appréhende la rentrée dans sa nouvelle école, car contrairement aux enfants de son âge, il n'a pas encore découvert son pouvoir, et il craint que les autres ne se moquent de lui à cause de ça. Pourtant, dès le premier jour, il sympathise avec Gonzague l'escargot érudit, Willo la luciole trouillarde, Pélagie la souris azimutée et Kitsu l'énigmatique renarde. Ensemble, les cinq amis vont tenter de résoudre le mystère qui entoure la disparition de plusieurs de leurs camarades sur le chemin du retour chez eux... 

Si l'univers du "Temps des Mitaines" est tout à fait différent de celui de "Shä et Salomé", et si on a ici clairement affaire à une histoire orientée jeunesse, j'ai retrouvée avec plaisir la tendresse, la drôlerie et la bienveillance qui caractérisaient déjà la première collaboration des deux auteurs. Leurs albums sont de ceux qu'on savoure au chaud sous un plaid douillet avec une tasse de thé à portée de main, et qu'on referme avec un sourire enchanté. Le lecteur attentif s'amusera à repérer des petits clins d'oeil à "Shä et Salomé",  comme "Mais... c'est quoi que t'appelles prédateur? Genre, un gros poney?", ou la présence de la mouche Gencive dans la galerie de personnages à la fin. Il constatera aussi que Pélagie a toute une collection de figurines Totoro sur le bord de sa fenêtre (en bas de la page 54), que Kitsu a composé la chanson qu'elle joue au ukulélé sur l'air du "Paradis blanc" de Michel Berger ou qu'un escargot peut très bien se déplacer sur la pointe des pieds qu'il n'a pas si nécessaire. Est-il besoin de préciser que je suis fan? 

Thé Box "Noël au Pôle Nord"





Commençons par nous extasier sur la beauté de la boîte elle-même (avant de nous demander ce que nous allons bien pouvoir faire d'elle et de sa quinzaine de grandes soeurs qui commencent à sérieusement encombrer notre bibliothèque). L'ilustration des 3 cartes postales désormais traditionnelles est signée par la talentueuse Griottes




Le thé:
- Dans un pochon en organza blanc comme ceux que j'utilise pour ranger mes bijoux quand je voyage, une jolie petite cuillère et une petite boîte ronde contenant une création Thé Box: l'Igloo, mélange de thés blanc et vert parfumé à l'orange, à la mandarine, à la bergamote, à la rose, à la crème de fraise, au litchi et à la vanille. L'odeur est à tomber et l'infusion juste sublime. Une magnifique initiative. 
- Un sachet d'infusion Réveillon en Douceur (camomille, poire, cannelle, pomme, gingembre, réglisse, fleur de souci) de la marque La Grange, en vrac. 
- 4 sachets individuels de la marque Coffea: 2 de thé noir aux épices (gingembre-cardamome-cannelle), 2 d'Esprit de Fête (thé vert aromatisé vanille, amande, fleur d'oranger, pomme, clou de girofle, cannelle).
- 6 sachets individuels de la marque Dammann Frères: 2 de Christmas Tea Blanc (amande-cerise-épices-gingembre), 2 de Christmas Tea Vert (orange-pomme-vanille-épices), 2 de Christmas Tea Noir (orange-caramel-marasquin).
- 4 sachets individuels de la marque Les Jardins de Gaïa: 2 de Joyeux Noël (thé noir bio à la cannelle et aux épices), 2 d'oolong bio parfumé (lotus, litchi, pêche-abricot).
- 4 sachets individuels d'infusion de la marque Pukka: Citron-Gingembre-Miel, Fenouil-Chicorée-Cardamome, Trois Cannelles et Cannelle-Cardamome-Gingembre. (Merci, fallait pas. Non vraiment: fallait pas.)




Les gourmandises: 
- Un sachet contenant deux massepains de la marque Specul'House (!)
- 2 pièces en chocolat de la marque Coffea

Je rouspèterais bien contre l'omniprésence de la cannelle en période de Noël, mais je sens que ce serait un combat perdu d'avance. Et puis je suis trop sous le charme du thé Igloo, qui sera je l'espère disponible à l'achat seul sur le site de la Thé Box.

vendredi 10 janvier 2014

"Sherlock: The casebook"


Déjà plus qu'un épisode de la saison 3 avant de repartir pour une attente d'un an au moins! Afin de tromper leur frustration, je conseille ce merveilleux companion book à tous les fans de Sherlock. Les affaires des deux premières saisons y sont reprises une par une, racontées par Watson dans le style de son blog, illustrées de coupures de journaux, de photos, de captures d'écran de portables et autres documents tirés de la série, et surtout commentées par Sherlock lui-même au moyen de Post-It jaunes. Watson se défend avec des Post-It verts; parfois, Mycroft ou Mme Hudson viennent mettre leur grain de sel avec des Post-It respectivement oranges et roses. 

SHERLOCK: Oh God - a scrapbook with pictures of dead people in it. I'm sure your counsellor would approve. You realize what this says about you? 
WATSON: This from the man who keeps an alphabetized collection of dog hair in the bathroom. 

En annotation d'un rapport d'autopsie:
SHERLOCK: Stolen police paperwork? There's hope for you yet. Though anything written by Anderson is questionable. He is the prose equivalent of white noise. 
WATSON: He speaks highly of you too. Apparently, you're the only person he'd perform a post mortem on in his own time. 

A côté d'une photo d'une pile de gros livres poussiéreux.
WATSON: Sherlock is alarmingly well read.
SHERLOCK: Nothing alarming about it. 
WATSON: "The stray animal cookbook" by Alfred Bligh; "An illustrated guide to human decomposition" by Warren Court; "How to kill a man with cutlery" by Shelley von Trampp. I stick by the word "alarminlgly".

A eux seuls, ces échanges hilarants justifieraient l'achat du "Sherlock: The casebook". Mais les amateurs trouveront également quelques articles "sérieux" sur Conan Doyle et les différentes adaptations cinématographiques de son oeuvre, ainsi qu'une comparaison de chaque épisode avec le roman ou la nouvelle dont il s'inspire. J'ajoute que l'ouvrage est très beau avec sa couverture rigide pourvue d'une jaquette, son papier épais et sa mise en page soignée. Les fans adoreront.




jeudi 9 janvier 2014

En pèlerinage au musée de la photographie de Charleroi




C'est l'un des premiers endroits où Chouchou m'a emmenée quand on s'est connus, il y a un peu plus de 7 ans. A l'époque, j'y avais découvert l'oeuvre d'Araki dont la mosaïque de Polaroïd (concept que j'ai amplement repris à mon compte par la suite...) m'avait enchantée et dont les photos de l'épouse mourante, puis morte, avaient tiré une larme à Chouchou. 

Cette fois, nous sommes venus voir une expo temporaire de Kodachrome dont nous avons appris l'existence la veille sur internet, et qui se termine prochainement. Nous comptions aller à Bruges pour le dernier week-end de l'expo de statues de glace, mais tant pis: nous avons déjà vu celles de Bruxelles récemment! 

Comme nous sortons de la gare de Charleroi, le bus que nous devions prendre nous file juste sous le nez. Le prochain n'est que dans une demi-heure. J'ai une idée géniale: et si on faisait du geocaching en attendant? Chouchou a une idée encore plus géniale: louons une voiture à la station Cambio adjacente et rendons-nous au musée immédiatement. La réservation faite en un clin d'oeil sur son iPhone, nous nous installons dans une Polo que, en l'absence de carte idoine, nous ne parviendrons jamais à faire sortir du parking payant. Le temps de tout retourner deux fois en quête de la carte-mystère, de contacter le service clientèle qui ne peut rien pour nous et de reverrouiller la Polo avec une grimace de dépit, le bus arrive justement. 

Dix minutes plus tard, nous en descendons devant le musée de la photographie et décidons de chercher la géocache qui lui est dédiée. Elle ne se trouve ni à droite de l'entrée comme l'indiquent les coordonnées, ni dans le parc de derrière comme l'indique la fiche, mais à gauche de l'entrée. Et ce n'est pas une taille 2, mais une taille 1. Vraiment, les gens pourraient être un peu plus soigneux, me dis-je le soir même en loguant notre découverte. Cinq minutes plus tard, le propriétaire de la cache m'envoie un mail: celle que nous avons trouvée n'est pas la sienne (une vraie taille 2 effectivement située dans le parc), mais une autre dont il m'indique le nom afin que je modifie mon log. Oups. 






Bonne nouvelle: comme nous sommes le premier dimanche du mois, l'entrée du musée est gratuite. Mauvaise nouvelle: à partir de février, faute de subventions, seule la collection permanente demeurera accessible sans payer à cette occasion. Je trouve ça vraiment dommage. Sans accès à la culture, comment veut-on que les gens pauvres puissent sortir un jour de leur condition? (C'était la minute gauchiste, vous pouvez reprendre une activité normale.)

Cette fois, la "grosse" expo temporaire est consacrée à Marcel Mariën, une sorte de cousin pornographe de Magritte. Je ne peux pas dire que le surréalisme me parle beaucoup; pourtant, j'apprécie la poésie décalée de certaines de ses oeuvres et l'inventivité provocante de ses collages. 






Nous passons très vite devant la collection de vieux appareils photos dans la promenade qui entoure le cloître. L'expo temporaire Kodachrome est décevante: à peine une vingtaine de tirages en assez mauvais état. Pendant que nous nous disons que plus, ça aurait été mieux, un vieux monsieur nous interpelle pour nous informer que ces photos n'ont pas du tout leur place dans un musée. Je bredouille vaguement que la valeur de l'art est un concept subjectif. Il insiste: "Mais quand même, les sujets sont totalement inintéressants!". J'essaie de faire valoir qu'elles sont plutôt là pour témoigner d'une époque révolue et d'un procédé photographique dépassé. Puis je me sauve lâchement. 

Plus loin, je suis séduite par les dessins conceptuels de Benoît Grimalt: la série des "photos de people qu'il n'a pas prises", et celle où il tente de reconstituer de mémoire le dernier cliché pris avec un rouleau de pellicule avant de le développer - le tirage correspondant étant affiché juste à côté. 

Nous montons à l'étage voir la collection permanente. Quelques thèmes se dégagent, notamment celui de la photo humaniste que j'aime beaucoup. Pour le reste, c'est un fouillis d'oeuvres hétéroclites qui me touchent plus ou moins. Je reste un moment en arrêt devant celle qui montre une jeune fille tête droite et bras écartés face à une ligne de policiers pendant les manifestations anti-guerre du Vietnam aux USA dans les années 70. J'aime la résolution tranquille qui émane du sujet. 

Après ça, il y a encore une partie technique qui explique de façon assez claire les différentes composantes d'une prise de vue, ainsi que les manières dont on peut trafiquer une image. Ce musée de la photographie est le plus grand d'Europe, et bien que situé dans un lieu pas franchement riant, il vaut vraiment le détour. Alors que nous redescendons par un escalier un peu dérobé, Chouchou ouvre la bouche pour me demander: "Tu te...?" Je souris. "Oui, je me souviens". Plus de 7 ans ont passé depuis, et beaucoup de choses ont changé autour de nous comme entre nous. Mais il reste ma personne préférée au monde, avec qui la moindre sortie se transforme en aventure. 

mercredi 8 janvier 2014

"Le temps qui va, le temps qui vient"


"C'est non pas une coupe de saké mais un poisson à la main que l'on pénètre dans ce petit quartier commerçant de Tokyo. Car c'est surtout dans la boutique du poissonnier amateur de Cocteau que se rencontre la chaleueuse communauté de gens qui l'habitent. Chacun à son tour prend la parole dans une manière de fugue à la composition surprenante, à la fois très structurée et d'apparence aussi aléatoire que le hasard qui enchevêtre ces vies les unes aux autres. Il est question de solitude et de rencontres, de passions secrètes, de joies modestes mais délectables, et l'écriture ne se fait jamais plus légère que lorsqu'il s'ait d'évoquer les choses graves."

Avec Hiromi Kawakami, c'est un peu la loterie. "Les années douces" m'a enchantée, d'abord en roman puis dessiné par Jiro Taniguchi. J'ai beaucoup aimé "La brocante Nakano". En revanche, je n'ai pas dépassé les 30 premières pages de "Cette lumière qui vient de la mer", et j'ai abandonné "Manazuru" aux deux tiers. "Le temps qui va, le temps qui vient" se situe quelque part dans le ventre mou du classement. Si je l'ai lu très vite et sans déplaisir, j'en ai oublié la plupart des protagonistes sitôt que je l'ai refermé. Aucun d'eux n'a su m'intéresser avec son histoire, et je n'ai pas trouvé de pertinence aux rapports purement géographiques qui les unissent. Le quartier de Tokyo où l'action se déroule n'a pas d'atmosphère particulière, ni rien de franchement pittoresque ou attachant. Ca aurait pu être bien, et c'est juste très dispensable. 

mardi 7 janvier 2014

Kaizen, le magazine des initiatives positives


"Kaizen est un mot japonais qui signifie littéralement "changement bon". Mais c'est également une méthode: celle du changement par les petits pas. La perspective de changer brutalement, de passer du tout au tout, réveille nos peurs et attise nos résistances. Commencer par un petit pas, prendre courage, en faire un second puis une multitude, chaque jour, avec régularité, peut nous conduire aux plus grandes transformations. Cela s'est déjà vu dans l'histoire et c'est ce que nous espérons, à nouveau." 

Après avoir lu à la fin de l'édito cette petite explication qui faisait si bien écho à l'une de mes constatations récentes, je me suis sentie un peu obligée d'acheter le #12 de Kaizen, le magazine des initiatives positives

A l'intérieur de ce numéro de janvier-février 2014:
- Des reportages sur un poulailler collectif, sur les maisons de la semence qui tentent de contrer l'hégémonie de Monsanto et Cie, sur un supermarché collaboratif de Brooklyn qui devrait bientôt faire des petits en France, sur le travail du photographe naturaliste Vincent Munier, sur les "AMAP de la culture"
- Des questions de société: est-il plus écolo de vivre en ville ou à la campagne?, faut-il suivre le modèle suédois?, combien d'humains la Terre peut-elle supporter?
- Des articles sur  les bienfaits de l'amande, des graines germées ou des shiitake, tous trois assortis de plusieurs recettes
- Et une chronique de l'incontournable Pierre Rabhi. 

Sujets intéressants et variés, maquette sérieuse mais pas barbante, articles bien écrits et informatifs mais assez courts pour ne pas perdre le lecteur en route: Kaizen est un magazine formidable qui touche de très près mes préoccupations actuelles. Je me demande bien comment il avait échappé à mon attention jusqu'ici. 

lundi 6 janvier 2014

Idée de dernière minute




Dites, les gens de la région de Toulon, ça vous dirait de faire connaissance en vrai? Je me doute que vous n'êtes pas méga-nombreux, mais ça pourrait être sympa quand même. Un goûter samedi après-midi dans le centre-ville (à l'Aparté ou à la Théière, par exemple), ça tente quelqu'un?

"La vie rêvée de Walter Mitty"


Walter Mitty, employé au traitement des négatifs du magazine "Life", est un type parfaitement banal qui n'a jamais été nulle part ni accompli quoi que ce soit sortant de l'ordinaire. Ses exploits, il se contente de les rêver les yeux ouverts. Jusqu'au jour où "Life" est racheté et où un gestionnaire odieux commence à licencier à tour de bras. Pour sauver la couverture du dernier numéro papier - et son emploi du même coup -, Walter se lance à la poursuite de l'insaisissable photographe Sean O'Connell. Du Groenland au Yémen, il va vivre des aventures plus folles que tout ce qu'il a jamais imaginé...

Personne ne peut m'accuser d'être fan de Ben Stiller. Pourtant, la bande-annonce de ce film m'avait donné très envie de le voir. Deuxième ciné de l'année, deuxième excellente pioche. J'ai adoré "La vie rêvée de Walter Mitty" d'un bout à l'autre. Oui, le traitement du sujet est assez hollywoodien et quelque peu prévisible, mais pour une fois, ça n'a pas du tout entamé mon plaisir. L'histoire du mec timoré qui finit par se lancer malgré sa trouille, par sillonner la planète et faire des trucs complètement dingues, c'est un scénario qui fonctionne à mort avec moi - surtout quand il est traité de façon aussi jubilatoire. Deux scènes m'ont particulièrement transportée: la descente de la route islandaise déserte en skateboard et la partie de foot improvisée dans l'Himalaya, mais l'ensemble ne faiblit jamais. Touchant, drôle et inspirant, "La vie rêvée de Walter Mitty" donne envie de vaincre ses peurs, d'envoyer promener ce qui nous éteint, de prendre des risques pour vivre intensément. Deux heures et dix euros bien dépensés.

dimanche 5 janvier 2014

"Le rose et le noir" dans Wolvendael




Fin novembre, j'ai été contactée par une journaliste du magazine bruxellois Wolvendael qui avait aimé l'idée du challenge anti-morosité d'octobre. Son encart sur mon blog figure dans le numéro de janvier, visible en totalité ici

Merci à Stella de m'avoir signalé la parution, et à Leyciaan pour le lien. 

Où je m'épate toute seule




Hier après-midi, au lieu de faire les soldes qui avaient commencé l'avant-veille en Belgique, je suis allée nager au club de gym. 

Pour bien mesurer l'incongruité de cette phrase, il faut connaître mon historique d'accro du shopping (amplement documenté ici en son temps) et ma haine sidérale de l'eau. Il m'arrive de déclarer que je vais me doucher à 9h du matin, et de ne me résoudre à passer à l'action que vers 18h. Je rêve du jour où on inventera le lavage par ultrasons ou autre procédé encore sciencefictionnesque et où je n'aurai plus jamais, jamais à me mouiller pour le restant de ma vie.

Mais j'avais vraiment besoin de me bouger après les fêtes, et la raclette belle-familiale encore mal digérée de la veille m'avait fait louper le cours de Pilates de 11h. Donc, je pouvais aller jouer la sardine dans les magasins, et dépenser trop de sous pour des trucs dont je n'avais pas réellement besoin. Ou bien, je pouvais prendre mon courage à deux mains, enfiler mon maillot une pièce de l'autre et partir jouer le thon brûler quelques calories. 

J'ai jeté un coup d'oeil à l'horloge murale. Une demi-heure les 40 longueurs de piscine pas franchement olympique (en plus du quart d'heure d'exos d'aquagym). Laure Manaudou peut dormir sur ses deux oreilles: ses records sont en sécurité. Je nage un peu comme une grenouille désossée - rien de particulièrement gracieux ou efficace. Mais l'avantage, c'est que ça fait travailler tous mes embryons de muscles sans aucun risque de bobo. Et puis l'eau était chaude. Au lieu de ruminer par ennui, comme je le craignais, je me suis laissée absorber par le côté répétitif de la brasse qui m'a plongée dans un état quasi méditatif similaire à celui que j'expérimente en faisant du crochet. 

Je suis sortie de là très en forme, hyper fière de moi, le compte en banque intact et le contenu de mes placards stationnaire. Et je ne suis même pas passée à la boulangerie m'offrir un chausson aux pommes pour fêter ça (OK, essentiellement parce que je n'avais pas emporté mon porte-monnaie, mais c'est le résultat qui compte). Que du bénef'. 

La boîte d'Hortense de décembre


Avec un certain retard - voire un retard certain -, je viens vous présenter le contenu de la boîte d'Hortense de décembre, reçue juste avant mon départ en vacances:




Nous avons là:
- une boîte d'Earl Grey du Sri Lanka, bio et équitable, en sachets
- un paquet de thé de Noël bio en vrac: "La route des anges" de l'Heure Bleue (magasin bruxellois que je ne connais pas, sans doute parce qu'il se trouve dans un quartier où je ne vais jamais!), qui allie rooibos, bergamote, pêche, abricot, gingembre, cannelle, fenouil, réglisse, cardamome, vanille et écorce d'orange. 
- un paquet de tisane de Francis où se mélangent pomme, hibiscus, orange, papayer et fleur d'oranger, en vrac
- un sachet de speculoos Dandoy, les vrais de vrais
- un petit bol artisanal en céramique produit par l'atelier Ose la Terre, qui organise régulièrement des journées d'initiation à la poterie (mmmmh...)

Autant le dire tout de suite: à part le bol, je ne garderai rien de cette boîte. J'avais tout aimé des deux précédentes, mais là, entre le thé noir, le rooibos, la cannelle, le fenouil, la réglisse, l'hibiscus et le speculoos, c'est un festival de trucs que je déteste. Mais bon, je m'y attendais un peu en cette période de Noël. Les speculoos ont déjà fini dans un estomac ami, et le thé sera recueilli par une autre famille à qui je fais confiance pour ne pas le gaspiller. Pour janvier, j'espère très fort le retour du thé vert dans la boîte d'Hortense!

samedi 4 janvier 2014

Nouveaut(h)é: Blooming Tea "Honey peach" de Tea Trends


Depuis que je me suis offert une petite théière en verre, j'ai éclusé toutes les fleurs de thé blanc reçues dans des box. J'ai voulu en racheter, parce que je raffole du spectacle des "pétales" qui s'ouvrent dans l'eau chaude, et je me suis aperçue que c'était assez cher: dans les 5€ l'unité en moyenne. Pas anormal si l'on considère que les feuilles de thé sont assemblées à la main, mais tout de même un peu hors budget. Puis lors d'une visite chez Nature & Découvertes, j'ai découvert tout une gamme de fleurs de thé bio parfumées, vendues par 10 pour 24,95€. Ni la fraise, ni la vanille, ni le litchee, ni la mangue ne me tentaient beaucoup; par élimination, j'ai donc opté pour la pêche. 




Si la fleur fait son petit effet en s'ouvrant et présente un aspect très satisfaisant, la dégustation, en revanche, se révèle un peu décevante. Le goût manque décidément de subtilité - aussi bien côté thé que côté fruit. La morale de cette histoire, c'est qu'en matière de thé comme de fringues, mieux vaut mettre le prix une fois de temps en temps plutôt que de multiplier les ersatz!




vendredi 3 janvier 2014

Le surf de la bonne humeur #8




(Photos) La dose hebdomadaire d'animaux mignons - dont un mini Georges-Arthur

(Article) Quand les elfes s'opposent avec succès à la construction d'une autoroute en Islande

(Article + vidéo) L'altruiste mystérieux

(Vidéo) Les différentes façons de danser observées en boîte de nuit à Singapour

L'arbre qui n'aura pas froid cet hiver




Le groupe Yarn Bombing Bruxelles, dont je vous avais déjà montré l'installation réalisée devant la gare du Luxembourg, a également sévi sur la place Henri Conscience, à deux pas de notre ancien appartement de la rue Maes. Le tronc et une partie des branches de l'arbre central ont été enveloppés de carrés multicolores (dont un code QR que nous n'avons pas réussi à faire fonctionner), tout comme les poteaux des panneaux de signalisation alentour et même les barreaux de certaines fenêtres en sous-sol. 








Pour les géocacheurs qui aimeraient faire d'une pierre deux coups, il existe une très chouette cache sur les lieux: la Yarn Bombing near Museum of Ixelles. 

jeudi 2 janvier 2014

"The lunchbox"


Ila est femme au foyer à Mumbai. Chaque matin, elle cuisine pour son époux un déjeuner qu'un livreur lui apporte sur son lieu de travail. Elle met tout son amour dans ses plats, espérant ainsi reconquérir l'attention de cet homme qui la délaisse. Mais un jour, la boîte métallique à étages atterrit par erreur sur le bureau de Saajan. Consciencieux employé d'un service de réclamations, celui-ci est veuf et sur le point de partir à la retraite. Ila et lui entament une correspondance pleine des désillusions de la première et des conseils que le second lui prodigue de plus en plus volontiers...

Contrairement à l'une des citations qui figurent sur l'affiche, je n'aurais pas qualifié "The lunchbox" de comédie romantique tant il est à mille lieues des clichés hollywoodiens en la matière - et pas seulement à cause de l'exotisme de la culture indienne pour une Occidentale comme moi. C'est l'histoire de deux solitudes qui se rencontrent par hasard, se soutiennent mutuellement et se redonnent du courage. Ici, pas de décors qui en jettent, pas de musique kitsch, pas d'esbrouffe visuelle, pas de dialogues grandiloquents: juste les anecdotes d'un quotidien banal, quelques souvenirs tendres ou douloureux, des rêves à peine formulés, et surtout les émotions subtiles qui passent sur le visage des comédiens filmés en plans serrés. Le cinéma comme je l'aime, et comme j'en vois trop peu souvent.

Où je décide de me taire pendant un mois




Dans mes objectifs de cette année, il y a "apprendre à lâcher-prise". Quand j'ai écrit ça, je pensais à un type de situation bien particulier: celui où les gens n'agissent pas comme j'estime qu'ils devraient. Exemples: l'éditeur qui a encore oublié de me payer ce mois-ci et qui m'informe que du coup je vais devoir attendre le mois prochain (il est bien connu que je peux aisément suspendre le paiement de mes propres factures et cesser de manger pendant 4 semaines et demie), l'électricien qui ne vient pas au rendez-vous sans prévenir alors que j'ai organisé ma journée pour le recevoir, ma mère qui me tanne au sujet de mon alimentation pourtant dix fois plus saine que la sienne, mais aussi mes contacts Facebook qui parlent sans réfléchir et racontent des âneries plus grosses qu'eux. 

Dans ces cas-là, une répartie cinglante à souhait surgit immédiatement dans ma tête, et je dois lutter très fort pour la contenir. J'ai vécu assez longtemps pour comprendre que même lorsque j'ai raison, le faire remarquer d'une manière agressive ou humiliante ne me servira pas à long terme. N'empêche que ce qui m'apparaît comme de l'incompétence, du manque d'organisation, du je-m'en foutisme ou de la bêtise pure et simple continue trop souvent à me faire grimper aux murs. Combien de fois m'arrive-t-il encore de composer des mails incendiaires que je finis par effacer la rage au coeur? Combien de fois par jour me retiens-je de renvoyer dans leurs buts les auteurs de stupidités cosmiques? 

J'ai renoncé à agir sous le coup de la colère; désormais, je prends le temps nécessaire pour me calmer avant de composer une réponse ferme mais uniquement factuelle si nécessaire - et de laisser tomber dans le cas contraire. Néanmoins, la tentation subsiste. Pendant des heures, je remâche les arguments imparables qui me permettraient d'écrabouiller moralement l'impudent. Et ça ne sert à rien. C'est du pur gaspillage de temps et d'énergie. Comme me l'a fait remarquer Chouchou, souvent, les dysfonctionnements qui m'affectent ne résultent pas de la mauvaise volonté d'une personne, mais de la défaillance d'un système. Quant aux conneries que les gens profèrent parfois... il serait très étonnant que je n'en raconte pas aussi à l'occasion, sans m'en rendre compte. (On est toujours l'abruti ou le "les gens" de quelqu'un d'autre!)

Bref, si le problème du lâcher-prise semble vaste et complexe, et si en venir à bout est certainement un travail de longue haleine, j'ai décidé de l'attaquer par un exercice pratique tout simple. Pendant un mois, chaque fois que quelqu'un me causera du tort de manière non-intentionnelle, chaque fois que quelqu'un me gratifiera d'une opinion que je n'ai pas sollicitée ou se fourvoiera avec une assurance bruyante en ma présence, je me tairai. Sauf nécessité absolue, je ne m'autoriserai pas à réagir de quelque façon que ce soit. Et j'espère que cette obligation de silence me délivrera de la tentation des ruminations à n'en plus finir. Puisque je ne peux rien dire, à quoi bon peaufiner la répartie la plus assassine et me la réciter en boucle sur tous les tons pendant des heures? 

Je n'ai pas dit que ça marcherait. Mais il me semble que l'expérience vaut la peine d'être tentée... et documentée. 

mercredi 1 janvier 2014

Objectifs 2014


Illustration: Rik Verdru pour Plaizier


En 2014, mes gros chantiers personnels seront:
- Apprendre à lâcher-prise
- Développer une activité complémentaire
- Redécorer l'appartement de Monpatelin

Et j'ai l'intention de continuer à:
- Consolider mes finances
- Faire du sport régulièrement
- Diminuer la quantité de mes possessions

Côté voyages, j'aimerais:
- Retourner à Copenhague
- Aller passer quelques jours en Suisse
- Découvrir un endroit que je ne connais pas

En vrac sur ma to-do list: 
- Tenir un journal "Une phrase par jour"
- Prendre un cours de broderie
- Acheter un nouveau MacBook
- Organiser un challenge "Ménage de printemps"
- Tenter le récit dessiné en vignettes
- Changer de gynéco
- Participer à une activité du groupe de yarn bombing bruxellois
- Tester l'impression de Blurb books
- Faire établir un devis pour le changement de mes volets
- Récupérer les droits de mes anciennes traductions
- Assister à la Renegade Craft Fair de Londres
- Partir ailleurs pour Noël

Hop hop hop, au travail!

A nice, low-key New Year's Eve




Plus jeune, j'ai vécu quelques réveillons du Nouvel An exceptionnels, le genre d'événement dont on se souvient toute une vie. Le plus mémorable restera sans doute cette murder party dans un domaine viticole avec ma bande de potes rôlistes. Chaque participant s'incarnait lui-même 5 ans plus tard. A minuit, on s'apercevait qu'il n'y avait pas assez de place dans la chapelle millénaire pour tracer le pentacle nécessaire, et on se résignait à le faire dehors, chacun se cramant les mains afin de protéger la flamme de sa bougie et l'empêcher de s'éteindre. Good times. C'était au tout début des années 90, et les photos argentiques que j'ai prises ce soir-là sont toutes voilées de violet comme par l'intervention d'un esprit malin. 

Depuis, j'ai vieilli et subi quelques réveillons moins agréables. Une fois, à l'école d'aïkido du sensei de l'Homme-ce-chacal-jaune, minuit m'a trouvée barricadée dans les toilettes en train de lire loin de tous ces gens qui ne m'intéressaient pas le moins du monde (et de me faire engueuler à travers la porte pour ma sociopathie). J'ai fini par renoncer à fêter le Nouvel An. Un petit dîner en amoureux, une coupe de champ' et au lit de bonne heure pour attaquer janvier fraîche et dispose, me suis-je mise à prôner. Et même ces soirées intimes avec Chouchou se sont parfois soldées par des drames. Deux ou trois fois, nous avons commencé la nouvelle année fâchés à mort. Pas génial. 

Mais hier soir, nous avons commandé des plats thaï au Tom Yam: un assortiment d'entrées que nous nous sommes partagé, un canard aux crêpes pour moi et des crevettes à l'ail pour lui. A 18h45, nous commencions à manger devant "Gremlins", en hurlant de rire devant les déprédations perpétrées par les infernales bestioles et en grondant en choeur: "Gizmo, caca!". Bien sûr, j'ai eu une pensée pour mon père qui faisait une imitation de gremlin assez hilarante en son temps. Après une pause d'une heure, nous avons débouché l'excellente bouteille de champagne offerte par les ex-collègues de Chouchou, sorti du four deux tartes Tatin Picard individuelles, collé une boule de glace à la vanille dessus, et nous nous sommes de nouveau affalés sur le canapé, cette fois devant "Ramen Girl" dont Funambuline nous avait parlé dix jours plus tôt. C'était une comédie étrangement touchante, et nous l'avons beaucoup aimée tous les deux.

A 23h, nous étions de retour devant nos écrans. Je regardais défiler les messages sur la page Facebook d'Amanda Palmer pour qui 2013 a été particulièrement rude et qui déprimait toute seule à Boston. A moitié soûl après les deux tiers d'une flûte de blanc de blanc, Chouchou gloussait dans son coin: "Je suis plein de sucre et de bulles!". A minuit, on s'est fait des bisous en se disant: "Tu es ma personne préférée au monde". Et puis on a été gentiment se coucher, lui avec son iPad et moi avec mon bouquin en cours, pour n'émerger qu'à dix heures ce matin sous un ciel gris assez peu engageant. 2013 est morte, vive 2014!

Et vous, vous avez fait quoi pour le réveillon?