lundi 23 décembre 2013

DEFI DE L'AVENT




Pour traîner agréablement sur le canapé après avoir ingéré 17 milliards de calories, téléchargez procurez-vous les DVD d'une poignée de films ayant Noël pour thème: vous en trouverez toute une liste ici

dimanche 22 décembre 2013

2013 dans le rétro: What I did





Blog
Plus de 450 billets, 2 troc parties, 6 swaps (gourmand, créatif, bonne humeur, bio, cocooning, cartes de voeux), une rencontre de lectrices à Paris, un challenge anti-morosité et un défi de l'Avent. Une activité intense et une fréquentation record (près de 53.000 visites en octobre, le meilleur mois).
J'envoie des contributions à The Burning House et Post Secret. La première ne sera jamais publiée; la seconde, si. 
A la fin de l'été, après avoir tergiversé et procrastiné très longtemps, je refais complètement le layout du blog. Le nouveau, plus dépouillé et plus lisible, avec une mosaïque de photos pour en-tête, me correspond parfaitement.
Pour la première fois, je reçois des propositions de partenariat intéressantes. Je ne vais pas encore pouvoir abandonner mon boulot pour vivre de ça, mais après bientôt 10 ans de blogging, ça fait toujours plaisir! 

Boulot
9 romans 1/2 + 2 bédés traduits cette année.
Depuis 3 ans, le secteur de l'édition connaît une inquiétante perte de vitesse. Pour l'instant, j'ai toujours du boulot, mais les reliquats de droits d'auteur que je touche en juin sur les ventes de l'année précédente diminuent de moitié en 2013.
Je fais ma comptabilité mois par mois pour être moins embêtée en février prochain.
Côté conventions: Trolls & Légendes bourré de monde me fait fuir très vite; en revanche, malgré la pluie et l'absence de contacts pros, je m'amuse beaucoup aux Imaginales (auxquelles Gasparde assiste pour la première fois). 

Cinéma
Seul film marquant de l'année: "The perks of being a wallflower".
Les salles obscures m'attirent de moins en moins.

Cosmétiques
J'abandonne les cosmétiques de grandes marques pour ne plus utiliser que du bio et de la parapharmacie.
Quand je veux me faire un petit plaisir, je vais chez Rituals.

Couple
Beaucoup de disputes au printemps, et quelques autres ensuite. Mais nous les gérons mieux qu'avant.
Sur la fin de l'année, le changement de statut de Chouchou (qui passe de salarié à indépendant) suscite de légères tensions tout en laissant présager une évolution positive à terme.
Globalement, nous sommes heureux et continuons à nous booster l'un l'autre. Je trouve que notre relation ne fait que s'améliorer au fil du temps.

Gadgets
En 2012, j'ai testé et détesté la liseuse.
Cette année, je me décide à utiliser mon iPad pour lire des magazines étrangers (Real Simple, Mollie Makes, Simply Crochet...) et surtout surfer pendant les vacances.
En novembre, je cède à la pression et investis dans un iPhone. Ce n'est pas le coup de foudre. Je le garde moins d'un mois avant de le refiler à Chouchou.

Geocaching
Seulement une grosse cinquantaine de caches découvertes, mais 2 nouveaux pays à notre compteur (Finlande et Italie).

Internet
Deux choses m'auront marquée cette année: le Kickstarter Veronica Mars - auquel je participe, bien évidemment - et la conférence TED d'Amanda Palmer qui est une vraie révélation pour moi.

Lecture
En tout, je lis 170 bouquins hors boulot.
Coup de coeur pour le bouleversant "La théorie du chien perché", le très bienveillant "Major Pettigrew's last stand", le touchant "Love saves the day", ainsi que les romans de Stewart O'Nan. En bédé, je retiens "Portugal", "Mine", "La patience du tigre" et le manga humoristico-gourmand "Mes petits plats faciles by Hana".
En septembre, je prends l'habitude de recopier systématiquement mes critiques sur le site d'Amazon.

Loisirs créatifs
Je tente un projet 52 DIY (un par semaine pendant toute l'année), mais abandonne un peu avant la moitié. Mon préféré? Des tableaux jumeaux qui nous représentent, Chouchou et moi, sous forme de personnages de bédé "silhouettés". 
Je continue le crochet. Mes grandes réalisations de l'année: la couverture à vagues entamée l'été 2012, une couverture de bébé pour la naissance du fils de Sophie, un plaid dont j'ignore toujours en fin d'année si j'aurai la laine nécessaire pour le finir.
Je tente le tricotin avec plus ou moins de succès, et me prends de passion pour la broderie.

Look
Je tente le ombré hair rose, puis violet. J'adore, mais c'est trop d'entretien pour être maintenu à long terme. Après presque trois ans d'abstinence, je reviens donc au roux qui ne m'a presque pas quittée depuis mes 16 ans.

Maison
A Bruxelles, nous investissons début janvier dans un nouveau canapé convertible et en profitons pour réorganiser notre coin salon qui devient un endroit beaucoup plus agréable où passer nos soirées.
Petits soucis: la porte de notre cavé est défoncée à coups de pieds, et la propriétaire rechigne à faire jouer son assurance; un souci de chasse d'eau nous contraint à appeler en urgence un plombier dont la facture se révèle astronomique.
A Monpatelin, je fais changer mon tableau électrique pendant l'hiver et, au début de l'été, poser une climatisation réversible qui se révèle très efficace.
Pour la deuxième année consécutive, les fourmis ne réapparaissent pas - hourra!

Mode
Comme en 2012, Louche est ma marque préférée.
L'été, je prends l'habitude de porter uniquement des robes ou des jupes. Même au retour de la mauvaise saison, je ne recours plus au pantalon que très exceptionnellement, et ça me va bien.
Mes achats de fringues et de chaussures sont nettement en baisse.

Musique
Deux concerts fabuleux dans des genres très différents: Sigur Ros à Forest en février et Amanda Palmer à l'Orangerie du Botanique en novembre.

Santé
Gros coup de mou au printemps, qui disparaît lorsque je supprime le gluten de mon alimentation.
Deux alertes qui se révèleront finalement sans gravité: non, je n'ai pas de double glaucome, et ce vilain mal de gorge que je traîne depuis plusieurs mois est dû à un bête problème de reflux gastrique.
Par contre, ma gynéco à qui je me plains que mes problèmes ne cessent d'empirer n'a aucune explication à me proposer (encore moins de solution) et conclut: "C'est probablement dans votre tête". Je décide donc d'en changer en 2014.

Séries télé
Les bonnes découvertes viennent du Nord, avec "Borgen" (3 saisons, terminée) et "Bron/broen" (2 saisons, en cours). Egalement beaucoup aimé  "Les revenants" et "Orphan Black" (1 saison chacun).

Sport
Début novembre, je m'inscris à la salle de Chouchou, où je vais le midi prendre des cours collectifs de Pilates et d'aquagym pour tenter d'éliminer une petite dizaine de kilos.

Thé 
A côté de mes sempiternels You Zi Hua Cha et Roi du Thé au Jasmin, je craque pour le Temple Céleste, le Brise Séductrice, le Bons Baisers de Paris, le Sables Emouvants et les fleurs de thé blanc - car j'ai enfin acheté une théière en verre pour les faire infuser.
Je poursuis mon abonnement à la Thé Box et en prends un autre à la Boîte d'Hortense, une petite nouvelle belge. 

Voyages
Un week-end à Londres pour voir le musée Harry Potter, un autre très ensoleillé à Brighton, une petite semaine à Helsinki et une autre à Venise.
Nous découvrons airbnb, et malgré de légères déconvenues, nous adorons le principe.


DEFI DE L'AVENT



Si vous avez un(e) amoureux/se, rédigez de votre plus belle écriture une liste (non-exhaustive) de 10 raisons pour lesquelles vous l'aimez. N'énumérez pas ses qualités, ou pas seulement: évoquez vos meilleurs moments partagés, les choses qui vous touchent le plus chez lui/elle, les petites bêtises spécifiques à votre couple. Et offrez-lui pour Noël quelque chose qui vient vraiment du coeur!

samedi 21 décembre 2013

2013 dans le rétro: Who I was




2013 commence avec une lourde tâche: m'aider à tourner la page après la mort de mon père. Redonner, non pas un sens, mais une direction à ma vie placée en suspens depuis plus de deux ans. Pour remettre de l'ordre dans mes idées, je m'accorde un mois sabbatique en février. J'en émerge un peu apaisée, mais surtout convaincue que je dois mener une vie plus intentionnelle et mettre mon quotidien davantage en accord avec mes valeurs.

Début avril, suite à une semaine de détox initiée par Claudia, j'entreprends de modifier en profondeur la façon dont je mange. Je ne consommais déjà presque plus de viande, de féculents blancs ou de produits tout prêts; désormais, je supprime aussi quasiment le gluten et le lactose. Cela nécessite une phase d'adaptation au niveau des courses et de la cuisine, mais le gain de bien-être en vaut largement la peine. Par contre, les réactions d'une grande partie de mon entourage ne sont guère positives: "Tu vas avoir des carences" (faux, un bilan sanguin à 6 mois le prouvera), "Ah oui, c'est la mode en ce moment, tout le monde est soi-disant intolérant au gluten", j'en passe et des meilleures. Cela m'étonne d'autant plus que je n'ai pas le sentiment de tenter de convaincre qui que ce soit de m'imiter...

Fin mai, je fais une belle retraite de yoga qui, en plus d'être une parenthèse merveilleuse, me révèle de façon surprenante ce que je devrais faire de ma vie. Je rumine là-dessus pendant plusieurs mois ("Oui enfin c'est bien beau, mais comment?") avant qu'un plan commence à se former presque de lui-même. C'est sans doute ce à quoi je me consacrerai en 2014. Même si ça me fout un peu la trouille. 

Début novembre, préoccupée par mon poids qui malgré une alimentation saine frôle une barre psychologique que je ne souhaite pas dépasser, je prends un abonnement de 3 mois dans la salle de sport de Chouchou, et je me force à y aller le midi plusieurs fois par semaine (essentiellement pour faire du Pilates et de l'aquagym). Les résultats sont plus longs à venir que je ne l'espérais, mais je compte persévérer dans cette voie. Je profite d'ailleurs d'une promo de Noël pour renouveler mon abonnement pour une année entière.

Côté matériel, je poursuis mon entreprise de déconsommation/désencombrement. C'est laborieux, mais je progresse un peu chaque jour. Je finis par bazarder mes cartes de crédit de grands magasins et jeter ma carte de fidélité Sephora, chez qui je n'ai rien acheté depuis le début de l'année. Je trie mes affaires, en revends une partie sur eBay et donne ou jette le reste. Je lis des récits ou des blogs de gens qui ont opéré un changement radical dans ce domaine, et je tente de m'en inspirer au maximum.

En décembre, un certain nombre d'incidents professionnels, mais surtout de licenciements, de maladies graves et de décès dans mon entourage plombent mon moral tout en confirmant qu'un de mes objectifs de 2014 devrait être de travailler sur le lâcher-prise: garder une certaine distance avec les choses négatives, ne pas les laisser m'affecter plus que strictement nécessaire, accepter avec grâce que la vie est une pute parfois injuste.

(A suivre...)

DEFI DE L'AVENT


Au lieu de vous ruiner en papier cadeau, amusez-vous à recycler des matériaux que vous avez déjà sous la main pour emballer vos paquets: journaux, pages de magazines, chutes de tissu... Un gros rouleau de kraft décoré à l'aide de tampons, de masking tape ou de motifs de perforatrices peut également faire des merveilles. Des idées supplémentaires ici et . Enrôlez votre partenaire et/ou vos enfants pour changer cette corvée en moment de partage créatif!

jeudi 19 décembre 2013

Si vous n'avez pas encore votre agenda 2014...


En bon dinosaure, je continue à utiliser des agendas papier. Oui, "des", c'est-à-dire deux par an. Le premier me sert à noter les choses à faire: le nombre de pages à traduire chaque jour, les rendez-vous chez le docteur, les cours de sport auxquels je dois me traîner... J'y colle des Post-It avec des listes de courses; j'y glisse des courriers en attente et je le gribouille sans vergogne.

Afin de ne pas m'ennuyer, je change de modèle chaque année. C'est ainsi que j'avais repéré sur Etsy ce superbe modèle fait main en édition limitée, avec une authentique carte de Londres en guise de couverture: 






Mais en le recevant, mauvaise surprise! Si la qualité était excellente, le format en revanche ne me convenait pas du tout. 13,5 x 10,5 cm, c'est un petit agenda de sac, et moi, il me faut au minimum du A5. (Je tiens à préciser que les dimensions étaient indiquées dans l'annonce et que cette erreur d'achat m'est entièrement imputable!)

Bref, au final, j'ai commandé cet autre agenda comme Premier, et pour la troisième année consécutive, un grand Moleskine une-journée-par-page comme Second (celui où je note ce qui est réellement arrivé, commentaires persos inclus, et où je colle divers petits souvenirs - un carnet de bord, en quelque sorte).

Du coup, je me retrouve avec ce très bel agenda dont je ne sais pas quoi faire et qu'il me semblerait vraiment dommage de gaspiller. Je l'offre à celui ou celle d'entre vous qui, dans les commentaires, saura me convaincre qu'il est fait pour lui ou elle! Vous avez jusqu'à dimanche soir. J'expédie la semaine prochaine, en Europe uniquement. 

EDIT DU LUNDI 23: Et la gagnante est Songlin, dont l'anecdote m'a beaucoup fait rire. Qu'elle m'envoie son adresse postale à: leroseetlenoir@hormail.com. Merci aux autres pour leur participation!

DEFI DE L'AVENT



Simplifiez-vous les fêtes. Sur la liste de toutes les choses restant à faire d'ici le 24 au soir, barrez-en une qui vous fatigue d'avance, une que vous considérez comme une corvée. Même si quelqu'un s'aperçoit que les petits fours viennent de chez Picard au lieu d'avoir été faits maison, ça m'étonnerait qu'on vous en tienne rigueur. 

mercredi 18 décembre 2013

La porte




En ce moment je pense à
celle qui vient d'apprendre que son compagnon a un cancer du pancréas
celui dont l'opération du coeur a raté et qui doit repasser bientôt sur le billard
celle pourtant coriace que sa fibromyalgie fait chialer de douleur
celui dont le coeur trop gros le contraint à une inactivité qu'il supporte mal;
et je me souviens comme autrefois, je me moquais des adultes
quand en début d'année, ils s'échangeaient leurs voeux:
"Et surtout, la santé, hein!".
Je me disais que c'était bien un truc de vieux
qui avaient oublié leurs rêves
et les choses vraiment importantes dans la vie.

Souvent on ne mesure sa chance
qu'au bruit qu'elle fait en claquant la porte
ou quand on commence à voir souffrir les gens autour de soi
et qu'on comprend que ça ne s'arrêtera jamais plus.
Alors cette année, moi aussi,
je vais souhaiter aux gens que j'aime d'être en bonne santé
et les laisser décider eux-mêmes
des choses qu'ils trouvent vraiment importantes dans leur vie.
Puis je me lancerai à la poursuite de mes propres rêves
avant qu'une satanée porte ne leur claque dessus.

DEFI DE L'AVENT



Ecrivez une lettre de gratitude à une personne qui compte beaucoup (ou qui a beaucoup compté) pour vous. Dites-lui ce que vous avez appris d'elle, et de quelle façon elle a influencé le cours de votre vie. Remerciez-la pour ce qu'elle vous a apporté. Envoyez la lettre par la Poste, afin que sa destinataire puisse la conserver précieusement. 

mardi 17 décembre 2013

"Bron/broen" saison 2


(ATTENTION: SPOILERS SUR LA FIN DE LA SAISON 1)
Un bateau abandonné par son équipage vient s'encastrer sur un des piliers du pont de l'Oresund. Dans la cale, on retrouve cinq jeunes gens en fort mauvais état, incapables de raconter ce qui leur est arrivé. Chargée de l'enquête du côté suédois, Saga Norén se rend à Copenhague pour proposer à Martin Rhode de collaborer de nouveau avec elle. Treize mois se sont écoulés depuis les événements tragiques qui ont mené à l'arrestation de Jens. Brisé par la mort de son fils aîné, Martin vit séparé de Mette et de leurs cinq enfants. De son côté, Saga vient d'emménager avec son petit ami et fait de gros efforts pour que leur relation se passe au mieux, mais supporte mal qu'on envahisse son territoire. A l'affaire du bateau succède rapidement toute une série d'actions meurtrières menée par un mystérieux groupe d'éco-terroristes planqués derrière des masques d'animaux...

Après une première saison époustouflante, j'ai d'abord eu du mal à accrocher à la deuxième. Martin laisse sa colère lui pourrir la vie, s'obstine à commettre les mêmes erreurs relationnelles et ne sert absolument à rien du point de vue de l'enquête. Contempler sa déchéance est presque douloureux. Les personnages secondaires, ceux qui apparaissent sans qu'on connaisse d'abord leur lien avec l'histoire, puis disparaissent brusquement après avoir servi le dessein des scénaristes, sont moins intrigants, moins intéressants que dans l'affaire du "Terroriste de la Vérité". La trame de l'enquête a un goût de déjà vu: des actions spectaculaires qui semblent destinées à ouvrir les yeux du public sur une réalité socio-politique dans la saison 1, environnementale dans la 2, mais qui au final sont orchestrées pour des raisons plus personnelles... Ajoutons à ça que nous avons regardé les 5 premiers épisodes avec des sous-titres lamentables, mélange d'anglais et de martien dans lequel il manquait des tas de mots, si bien que beaucoup de connexions m'ont échappé et que j'avais l'impression que l'histoire partait dans tous les sens. Bref, malgré quelques conversations hilarantes entre Saga et Martin (la première s'obstinant à parler de sexe au second à sa manière archi-directe et, pour le coup, archi-gênante), j'étais assez déçue.

Puis nous avons basculé sur des sous-titres français très corrects, et tout s'est éclairé. Au final, l'histoire de cette saison 2 est plus complexe, moins linéaire que celle de la saison 1, mais pas moins bonne malgré l'immense frustration que l'on ressent durant le dernier épisode en comprenant qu'il reste encore quelqu'un au-dessus des coupables identifiés, et qu'au fond rien n'a été résolu. L'atmosphère est toujours glauque, plombée aussi bien visuellement qu'émotionnellement. Deux nouveaux personnages font leur apparition au sein de l'équipe de recherche de la police; chacun exerce une influence particulière sur l'enquête et pousse un des deux héros du côté où il a déjà tendance à pencher naturellement. Mais le pompon, c'est le dernier épisode, avec une fin à double détente qui, exploitant à fond le ressort relationnel, m'a encore plus choquée que celle pourtant magistrale de la première saison. Et l'avantage des questions laissées en suspens, c'est qu'elles laissent présager une saison 3 de cette décidément très grande série.

DEFI DE L'AVENT



Entre le froid et la fatigue, vos batteries sont à plat? Rechargez-les en mettant dans un mug un demi-citron bio coupé en tranches et quelques rondelles de gingembre frais. Versez de l'eau très chaude sur le tout; laissez infuser 5 minutes, puis retirez les fruits. Ajoutez une cuillère à soupe de miel et remuez bien pour faire fondre avant de boire. 

lundi 16 décembre 2013

"Little fish"


Ramsey Beyer a grandi au sein d'une famille nombreuse dans la minuscule ville de Paw Paw, au coeur du Midwest américain. Elle connaît ses meilleures amies depuis toujours et adore la vie à la campagne. D'un autre côté, elle aspire à devenir artiste, rencontrer d'autres amateurs de punk et sortir de sa zone de confort pour mener une existence plus excitante. Alors, son diplôme d'études secondaires en poche, elle part étudier dans une école prestigieuse de Baltimore - où de gros poisson dans une petite mare, elle devient un petit poisson dans une grande mare.

A l'aide d'un mélange de listes, de collages et de dessins, elle évoque dans ce mémoire l'année charnière de ses 18 ans - le début de sa vie d'adulte. J'ai été particulièrement sensible à son impression d'être partagée entre deux endroits, chez elle dans son bled comme à la fac, à la fois toujours ravie de retrouver l'un ou l'autre après une absence, et toujours en train de soupirer après l'autre ou l'un quand elle n'y est pas. Si je ne suis pas fan de son graphisme naïf (le genre qui donne envie de dire "Non mais un gosse aurait pu faire ça!"), j'ai beaucoup apprécié son enthousiasme et son côté profondément sain. Ramsey est consciente de sa chance, toujours prête à se remettre en question pour évoluer, très fonceuse et amitié mais très hésitante en amour, et elle raconte tout ça avec une grande sincérité. Et puis en tant que maniaque des listes, je suis toujours très curieuse de voir celles que rédigent les gens atteints du même mal que moi: c'est toujours une excellente source d'inspiration!

DEFI DE L'AVENT



Afin de garder en tête les objectifs définis hier, trouvez quelque chose qui vous les rappellera chaque jour: un mot pour vous accompagner, une citation à noter en couverture de votre agenda, un dessin à afficher au-dessus de votre bureau, un collage à aimanter sur la porte de votre frigidaire...

dimanche 15 décembre 2013

"Deeply Odd"


Quand je pense que cette série avait si bien commencé! Le tome 1, absolument palpitant, nous présentait un des héros les plus attachants de la littérature moderne tous genres confondus. Hélas, la série a rapidement périclité par la suite, et cet avant-dernier tome (Dean Koontz avait annoncé qu'il y en aurait 7) est sans doute le pire de tous.

Plus vraiment d'intrigue ou d'enquête: Odd Thomas se laisse guider par son pouvoir qui lui indique une menace abominable et le conduit à la source de celle-ci. Systématiquement, il rencontre des gens beaucoup mieux informés que lui qui semblent n'avoir rien d'autre à faire que lui fournir argent, armes ou moyen de transport tout en demeurant mystérieux à souhait. 

Mais le pire, c'est la façon dont l'auteur assène ses opinions socio-politiques par la bouche d'un jeune cuisinier de 22 ans, garçon un peu naïf et profondément bienveillant dont on peine à croire qu'il puisse, par ailleurs, être aussi réac et commencer la plupart de ses réflexions par "De nos jours...". Certains dialogues restent des bijoux d'humour décalé; beaucoup trop d'autres sont de la pure propagande raciste, homophobe, anti-écologiste et anti-gouvernementale. Quant aux interminables et platissimes descriptions, j'en ai sauté une grande partie tant je m'ennuyais. 

J'achèterai sans doute le tome 7 quand même, pour voir où Dean Koontz tentait de nous mener, en espérant que ça en vaille la peine - et aussi parce que l'histoire devrait se dérouler à Pico Mundo, où j'espère retrouver les personnages que j'avais tant aimés dans le tome 1. Mais ce sera la dernière fois que je lirai quelque chose de cet auteur. 

DEFI DE L'AVENT



A partir du bilan d'hier, dressez une liste d'intentions pour l'année prochaine. Visualisez qui vous avez envie d'être et ce que vous avez envie de faire. Demandez-vous quelles actions concrètes vous pouvez entreprendre pour y parvenir. 
(A suivre demain...)

samedi 14 décembre 2013

Les brunchs du dimanche (28): Oma




Toujours en quête de nouvelles adresses sympas où bruncher, nous avons testé le week-end dernier un petit restaurant du côté du parvis de Saint-Gilles. Oma possède une salle jolie et chaleureuse mais minuscule, où les tables sont un peu les unes sur les autres. Heureusement, les patrons acceptent les réservations - c'est devenu assez rare pour être mentionné. 




La formule brunch, comprenant un accès au buffet sucré-salé et une boisson chaude, est à 17€. Un bon point pour le thé tonique, acidulé et étonnant. A l'occasion de la Saint-Nicolas, bonbons, speculoos et pavé chocolat-petit beurre étaient exceptionnellement à l'honneur, complétant une salade de fruits et un gâteau assez fantastique que je ne suis pas parvenue à identifier, ainsi que l'assortiment habituel de pains, de cramique au sucre, de mini-viennoiseries, de céréales et de confitures. 

Pour le reste, les mets proposés étaient plutôt classiques: salade de pâtes froides (insuffisamment cuites à mon goût, et je n'y ai pas trouvé la moindre rondelle des courgettes annoncées), salade de lentilles chaude et de potiron (pareil, j'ai un peu cherché le potiron...), soupe carottes-orange, cake olives-jambon-gruyère (délicieusement moelleux), poulet aux légumes grillés... Correct, mais pas bouleversant, et servi pour changer un peu dans de la vaisselle de brocante dépareillée. Au début, je trouvais ça chou, maintenant, cette mode devient un poil lassante.




Par ailleurs, l'endroit étant bondé et le personnel fort occupé, nos boissons ne sont arrivées qu'en fin de repas. Et moi, le chocolat chaud après deux (petites) assiettes de salé, euh... Enfin, au moment de passer à la caisse, j'ai poussé mon soupir habituel en constatant qu'on ne pouvait payer qu'en liquide ou en Bancontact. Bref, les propriétaires sont sympas et l'endroit a du potentiel, mais de mon point de vue, la prestation reste perfectible. 

Oma
Rue Jourdan 129
1060 Bruxelles
Tel: 02 539 29 04
Réservation conseillée

DEFI DE L'AVENT



Faites le point de cette année qui se termine. Quels ont été ses événements marquants? Les choses qui vous ont plu ou pas? Qu'avez-vous le sentiment d'avoir accompli? N'hésitez pas à rédiger une ou plusieurs listes.
(...A suivre demain!)

jeudi 12 décembre 2013

A long time ago we used to be friends


En 2013, j'ai perdu deux de mes proches. 
Non, ils ne sont pas morts. Simplement, l'un s'est volatilisé du jour au lendemain au moment où j'aurais eu le plus besoin de lui, et l'autre a décidé qu'entretenir une relation avec moi avait recédé dans les tréfonds de sa longue liste de priorités. 
Je n'ai rien dit. Pas appelé, pas réclamé d'explications, pas exprimé la peine que cela me causait. Pas tenté d'arranger les choses non plus, car je n'avais rien fait pour qu'on me tourne le dos et je deviens extrêmement rancunière en vieillissant. 
Au lieu de ça, j'ai ruminé mon chagrin et mon amertume pendant des mois. J'ai laissé l'éloignement de ces deux personnes très chères plomber un moral déjà bien entamé par le décès de mon père. 

Puis la goutte d'eau proverbiale a fini par faire déborder le vase de mon ressentiment. 
Et comme la fois où j'avais eu un déclic concernant ma colère chronique, tout à coup, j'ai su. J'ai compris qu'il fallait être deux pour faire fonctionner une relation, et que si l'autre avait décidé de se désinvestir pour des raisons pas nécessairement en rapport avec moi, je n'y pouvais rien. 
Que nos proches sont comme les étoiles d'une constellation en mouvement perpétuel. Certains vont rester longtemps tandis que d'autres s'éloigneront sans qu'on comprenne pourquoi, et il n'y a rien d'autre à faire que l'accepter. Se dire qu'ils ont joué leur rôle dans notre existence, et que d'autres personnes apparaîtront, non pas pour les remplacer, mais pour dessiner une constellation nouvelle. 
Que ce flux constant c'est celui de la vie, tout simplement, et qu'en tentant d'y résister on ne réussirait qu'à se rendre malheureux. 
Que la perte, fût-elle amicale, amoureuse, professionnelle ou matérielle, est un des éléments de la dynamique du changement - douloureuse mais indispensable pour faire place à autre chose. 
Et qu'il appartient à nous seuls de faire en sorte que cet "autre chose" soit beau. 

Come on now suga', bring it on bring it on yeah...

DEFI DE L'AVENT



Moyennement envie de tuer un arbre pour décorer votre maison pendant les fêtes? Pas la place de caser un vrai sapin, même replantable, dans votre mini-salon?J'avais proposé un DIY écolo ici; ce blog, mais aussi celui-ci ou celui-là contiennent plein d'autres suggestions. 

mercredi 11 décembre 2013

Opération "Envoyez une carte de voeux, recevez une carte de voeux"




Nous sommes pas mal à déplorer la disparition des bonnes vieilles cartes de voeux au profit des mails, des SMS ou des souhaits à la cantonade sur Facebook. Aussi, je vous propose un truc tout bête: 
- Envoyez-moi au plus tard le vendredi 20 décembre à midi votre adresse postale à leroseetlenoir@hotmail.com, et UNIQUEMENT là. Précisez, si vous en avez un, le pseudo sous lequel vous commentez habituellement. Et pour me faciliter la vie, indiquez "Opération carte de voeux" en sujet de votre message. 
- Tout le monde peut participer cette fois. Par contre, j'ignorerai impitoyablement les demandes d'inscription qui ne tiendront pas compte des consignes. 
- Je transmettrai mon adresse à la première inscrite, l'adresse de la première inscrite à la deuxième, et ainsi de suite jusqu'à la dernière inscrite dont je garderai l'adresse pour moi. 
- Chaque participante s'engage à envoyer une carte de voeux (achetée ou faite maison, peu importe) à la personne dont elle a reçu l'adresse, et ce, au plus tard le 15 janvier prochain. 
- Avant de poster leur carte, celles qui le souhaitent peuvent m'en envoyer une photo. Le 16 janvier, je choisirai la plus jolie, et son expéditrice remportera un petit cadeau. 
A vos claviers :-)

DEFI DE L'AVENT



Avant que vous ne partiez pour les fêtes ou que toute la famille ne débarque chez vous, proposez à vos copines de partager un dernier goûter. Donnez-leur rendez-vous dans votre salon de thé préféré, ou invitez-les à la maison et préparez-leur un vrai chocolat chaud accompagné de quelques douceurs. 

mardi 10 décembre 2013

Où je réalise que je vais devoir prendre mon mal en patience




J'ai commencé à fumer régulièrement vers l'âge de 17 ans et arrêté définitivement l'année de mes 35. Entre les deux, il y a eu deux ou trois périodes de 6 mois où je ne fumais pas et où je pensais en avoir fini avec la clope, et puis non. La première année après avoir arrêté pour de bon, je taxais encore des clopes à mes potes fumeurs quand on était ensemble. La deuxième année, un peu moins. La troisième année, j'ai tiré deux taffes d'une clope, j'ai trouvé ça dégueu, je l'ai écrasée tout de suite, et depuis, je suis devenue une Nazie de l'anti-tabagisme, la personne qui foudroie du regard et souhaite mentalement mille morts atroces aux fumeurs qui ont l'outrecuidance de s'en griller une à moins de cinq mètres d'elle. 

Pour des raisons à l'époque purement éthiques, j'ai fait une première tentative de végétarisme en l'an 2000. J'ai trouvé ça super dur, parce que je vivais avec quelqu'un qui était capable de s'allumer le barbecue pour faire griller une côte de porc à 23h en rentrant du sport. Aucun soutien moral, et dans les magasins comme dans les restos, pas vraiment d'alternatives satisfaisantes dans ma petite ville de province. J'ai tenu un peu moins d'un an et j'ai capitulé. Il y a deux ans environ, ayant pris conscience de l'impact écologique de l'élevage et des effets nocifs de la consommation de viande sur l'organisme, je me suis mise à en manger de moins en moins, pour arriver à un stade où je n'en consomme plus à la maison - mais encore un peu dehors, quand je n'ai pas choisi le resto ni le menu. J'ai aussi diminué significativement ma consommation de produits laitiers. Je n'envisage pas, à l'heure actuelle, de devenir végane, mais je vais sans doute tendre vers ça au fil du temps. 

Et ce n'est pas quelque chose qui me vient "naturellement", parce que voyez-vous, tout comme j'ai adoré fumer pendant des années, je raffole de la viande, surtout quand elle est rouge et bien saignante, et je vénère le fromage dans toutes ses incarnations. Ne pas en manger, ou très peu, c'est un vrai renoncement pour moi, mais c'est un renoncement que je fais parce que je refuse d'être esclave de mes pulsions primaires, parce que je préfère me priver d'un plaisir éphémère pour être en accord avec mes valeurs et me donner une chance de vivre plus longtemps en meilleure santé. Ca ne marche pas à tous les coups, mais ça devient plus facile avec le temps. Quand je vois comment je me sens ballonnée après un repas fromage, comment j'ai du mal à m'endormir la nuit suivante, je suis chaque fois un peu plus motivée pour miser sur mon bien-être à long terme plutôt que ma satisfaction immédiate. 

Depuis assez longtemps maintenant, je m'intéresse au mouvement que les Américains nomment "Simplify your life" et qu'on pourrait qualifier en français de "déconsommation". Posséder moins de choses pour être plus libre. Ne pas bosser juste pour se payer une grande maison remplie d'objets inutiles, une belle bagnole histoire de frimer devant les voisins, des fringues et des accessoires de marque parce qu'on le vaut bien (et que sans, on peine un peu à se sentir belle). S'extraire volontairement de la course au matérialisme pour se recentrer sur les rapports humains ou l'accomplissement personnel. Et malgré tous les progrès que j'ai pu faire en la matière, je suis encore très loin d'avoir le style de vie ultra-dépouillé auquel j'aspire. Je m'en rapproche, mais trop lentement à mon goût. Or je ne suis pas quelqu'un de patient; j'aime avoir des résultats rapides, sans quoi je tends à me désintéresser de mon objectif. 

Pourtant, chaque fois que je lis le récit de gens qui y sont parvenus, je constate que pour eux non plus, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Que la transformation a été progressive, et qu'ils estiment que c'est aussi bien, car cela leur a permis de s'habituer petit à petit et d'être vraiment en phase avec leurs choix. Moi, je voudrais me réveiller demain dans un appart' presque vide, où l'essentiel de mes possessions personnelles non remplaçables tiendrait dans une grosse valise; savoir que je n'ai plus besoin de travailler que très peu pour vivre; pouvoir me déplacer au gré de mes envies sans me sentir attachée à un lieu en particulier. Bref, je voudrais me réveiller libre sans me taper le travail épuisant de limer mes chaînes millimètre par millimètre. Mais comme pour l'arrêt de la clope ou de la viande (voire pour les foutus kilos que j'espérais perdre quand je me suis remise au sport...), je sens qu'il n'y aura pas de raccourci facile et qu'il va falloir transpirer à chaque pas du chemin. 

DEFI DE L'AVENT



Faites vos voeux. Pas par mail et encore moins par SMS. Achetez ou fabriquez de vos blanches mains de jolies cartes que vous enverrez, non pas à tout votre carnet d'adresses comme on le faisait autrefois, mais aux gens que vous ne verrez pas pendant les fêtes et qui comptent vraiment pour vous. Donnez-leur envie d'exposer votre carte pour en avoir le coeur réchauffé chaque fois que leur regard tombera dessus. 

lundi 9 décembre 2013

Fin d'une licorne




La photo était accrochée chez moi depuis 20 ans: un agrandissement d'un cliché pris du côté de Nottingham pendant le Gathering 1993. Dessus, nous sommes 7 potes venus exprès du sud de la France. Je porte une longue robe mauve ourlée d'argent, une dague en latex à la ceinture et une cape noire fermée par une broche licorne, parce que c'était l'emblème de notre faction. Plus tard, je me suis fait tatouer le motif sur l'omoplate gauche en souvenir de ce week-end extraordinaire. 

Les 6 autres personnes présentes avec moi sur la photo, je les ai pour la plupart perdues de vue depuis belle lurette, quand je ne suis pas carrément brouillée avec. La dernière fois que j'ai eu des nouvelles de JP - interminable queue de cheval blond filasse, teint encore plus blafard que le mien, oreilles d'elfe, silhouette longiline vêtue de vert et de marron, connaissances encyclopédiques en matière de géographie -, il bossait au service de la redevance télé et se battait contre une dépression tenace. C'était il y a... 12 ans? 15?

La semaine dernière, j'ai décroché de mon couloir cette photo qui appartenait à un passé trop lointain, trop révolu, et je l'ai remplacée par deux cadres au point de croix. 

Ce matin, un ami commun m'a annoncé sur Facebook que JP venait de se suicider. 

Je ne le fréquentais plus depuis trop longtemps pour prétendre être bouleversée. Mais malgré ses difficultés, la vie est si belle que je trouve affreusement triste d'y renoncer de façon volontaire. D'un côté, des gens qui voudraient bien rester encore un peu et qui sont emportés par le crabe; de l'autre, des gens qui auraient "tout pour être heureux", selon la formule consacrée, et qui choisissent de s'en aller parce qu'une saleté d'un genre différent leur supprime le goût de tout.

La vie est si belle, oui. Parfois, elle est aussi singulièrement mal faite.

DEFI DE L'AVENT



Partagez votre savoir. Vos copines admirent toujours vos manucures sublimes? Elles vendraient leur mère pour un de vos muffins maison? Elles rêveraient de savoir tricoter d'aussi jolies choses? Invitez deux ou trois d'entre elles à un atelier DIY pendant lequel vous leur révèlerez les bases de votre art. 

dimanche 8 décembre 2013

DEFI DE L'AVENT



Si vous souhaitez offrir un petit quelque chose à des personnes qui ne font pas partie du cercle de proches passant les fêtes avec vous, pourquoi ne pas leur préparer de délicieux biscuits maison? Les lemon crumble, les zimtsterne et les sablés à la cardamome ont été testés par ma copine Mélusine et approuvés par tous les gourmands de son entourage! 

samedi 7 décembre 2013

"The ocean at the end of the lane"


Revenant pour assister à des obsèques dans la petite ville où il a passé son enfance, un homme se sent attiré vers la ferme où vivait autrefois son amie Lettie Hempstock. Derrière la bâtisse s'étend une mare que la fillette nommait "océan". Alors qu'il la contemple, l'homme se souvient tout à coup de l'aventure incroyable et terrifiante qui lui est arrivée l'année de ses sept ans... 

"The ocean at the end of the lane" avait a priori tout pour me plaire. Je suis depuis plus de vingt ans fan de l'imaginaire et de l'écriture de Neil Gaiman. Je considère "Neverwhere" et "American Gods" comme de véritables chefs-d'oeuvre de la littérature - pas de la fantasy, mais de la littérature tout court. Et puis, la dissociation entre enfance et âge adulte, c'est un thème qui me parle très fort, tout comme l'impuissance des enfants face à la cruauté des adultes et du monde en général. 

Pourtant, j'ai eu l'impression de survoler "The ocean at the end of the lane" sans jamais m'y immerger vraiment (ha ha). Peut-être à cause de sa brièveté et de la simplicité de son intrigue. Peut-être à cause de son décor champêtre: j'ai bien plus d'affinités avec les histoires urbaines. Peut-être parce que pour m'inspirer de l'effroi, une créature doit se rattacher à une mythologie bien définie et non pas être une entité sortie d'on ne sait où, on ne sait quand, on ne sait pas trop pourquoi. Seule la fin surprenante, magnifique de maîtrise narrative, a réellement su me toucher. 

DEFI DE L'AVENT


Amie des animaux? Si vous en offrez un à vos enfants pour Noël, ne l'achetez pas en animalerie: allez le chercher dans un refuge. Sinon, la SPA a cruellement besoin de dons, tout comme les associations locales d'aide aux animaux domestiques abandonnés. Au niveau mondial, le WWF se mobilise pour la protection des espèces menacées. Dans les deux cas, les sommes sont déductibles à 66% de votre revenu imposable, ce qui signifie qu'un don de 25€ (par exemple) ne vous coûte en réalité que 8€ environ. 

vendredi 6 décembre 2013

Le surf de la bonne humeur #4




(Liste) Le top 10 des SMS de chats branleurs

(Photos) Les amitiés animales improbables (avec un renard et un Georges-Arthur!)

(Photos) Le sauvetage d'un adorable bébé écureuil

(Article) Des petits Chaperon Rouge réintroduits dans les Pyrénées pour nourrir les loups

(Article - en anglais) Des motards pour protéger les enfants victimes d'abus

(Vidéo) Le joli Noël d'Anthropologie (avec un autre renard!)

(Vidéo - en anglais) Les bébés, ça fait peur. Comment se battre contre eux? 

DEFI DE L'AVENT


S'il y a dans votre vie une personne qui ne va pas très bien en ce moment, mais qui habite trop loin pour que vous puissiez la voir pendant les fêtes, confectionnez-lui un petit colis surprise.
Pas la peine de vous ruiner: un livre de poche bien choisi, un peu de thé ou de chocolat, une babiole porte-bonheur, un bonnet tricoté main en une soirée, une jolie carte pour lui dire que vous pensez à elle lui réchaufferont sûrement le coeur. 

jeudi 5 décembre 2013

L'Aparté, casse-croûterie & salon de thé




Vendredi dernier, alors que je faisais ma traditionnelle balade en centre-ville, j'ai voulu déjeuner dans mon resto d'hiver habituel... où on a refusé de me servir parce qu'il était 13h30. Du coup, j'ai décidé de tester un endroit devant lequel je n'étais arrêtée plusieurs fois en me disant qu'il avait l'air fort sympathique. 




L'Aparté, qui fêtera bientôt son premier anniversaire, est une "casse-croûterie" sans prétention mais chaleureuse, avec des tables et des chaises de récupération toutes dépareillées, des toiles cirées multicolores et une collection de théières ravissantes. Au moment où je suis arrivée, on m'a prévenue qu'il ne restait plus que l'assiette du marché: ça tombait bien, c'était ce que j'avais l'intention de prendre!




Sur mon ardoise apportée très rapidement: une tartelette aux chanterelles avec sa pâte sablée maison, une salade endives-noix-fromage au vinaigre balsamique, et un velouté de lentilles à mourir de bonheur. Gilles, jeune chef plein d'enthousiasme, a gentiment accepté de me livrer son secret: après avoir fait cuire ses lentilles, il les déglace dans du Porto. Si simple et si délicieux à la fois... Et végétarien, de surcroît. Vraiment, je me suis régalée. En dessert, j'étais très tentée par la religieuse aux marrons glacés, mais je n'avais plus vraiment faim et j'ai préféré faire l'impasse. 

Montant de l'addition: 14,40€ pour mon assiette du marché et mon jus d'abricot, servis avec le sourire et une généreuse rasade de bonne humeur. J'étais conquise, bien décidée à revenir à l'heure du goûter pour tester le chocolat chaud de la machine qui trône sur le comptoir et les pâtisseries qui mettent l'eau à la bouche.




Je suis donc repassée mardi en fin d'après-midi. J'hésitais entre un chocolat chaud + rien ou un thé + une pâtisserie. Le choix s'est fait tout seul, puisque la machine à chocolat chaud était vide (même si Maki, ex-traductrice reconvertie dans la cuisine et associée de Gilles, a proposé de m'en préparer un à la casserole). J'ai donc pris un Sencha Mariage Frères et une religieuse chocolat/fleur de sel/crème de marrons maison. Mes aïeux, c'était une vraie tuerie - le truc original, savoureux et même pas lourd qui vous fait oublier combien de cours de Pilates vous devrez enchaîner pour brûler les calories ingurgitées en quelques minutes.

Bref, vous l'aurez compris, l'Aparté est ma nouvelle adresse chouchou à Toulon!

11 rue Paul Lendrin
83000 TOULON
Ouvert du mardi au samedi, 9h30-17h30 ou 18h selon les jours

DEFI DE L'AVENT



Embauchez votre amoureux/vos copines/vos enfants et amusez-vous à créer ensemble vos décorations de Noël. Plein d'idées faciles et peu coûteuses à réaliser sur ce blog, mais aussi ici et . N'oubliez pas les flocons en papier pour orner vos fenêtres!

mercredi 4 décembre 2013

"Lady Hunt"


"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace: se peut-il qu'il soit le premier symbole du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas?"

Le grand roman gothique anglais réinventé entre Paris, un village breton et la lande galloise - voilà qui semblait prometteur. Et pendant la première centaine de pages, j'ai nourri de grands espoirs pour "Lady Hunt". Bien écrit, il dégageait un charme envoûtant qui donnait envie de percer ses mystères. Hélas! Il n'a pas tardé à s'enliser. Entre les descriptions répétitives de grandes demeures bourgeoises toutes vivantes et atteintes d'un mal surnaturel, les rêves de Laura qui se ressemblent tous et ne font pas tellement avancer l'intrigue, le très beau poème de Tennyson martelé toutes les 3 ou 4 pages (en VO sauf à la fin, merci pour les lecteurs non anglophones...), et une héroïne que seuls définissent ses souvenirs et sa peur de tomber malade, j'ai vite commencé à m'ennuyer. Les chapitres courts, pas toujours très explicites et sautant souvent du coq à l'âne, donnent à l'ensemble un côté destructuré que je n'ai pas apprécié, moi qui aime sentir où un auteur m'emmène. L'envie de savoir de quoi il retournait m'a quand même poussée à continuer jusqu'à une fin insatisfaisante - trop abrupte et qui laisse beaucoup de questions en suspens. Bref, une lecture frustrante qui ne tient pas ses promesses initiales.

Note: 12/20

Roman lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire Price Minister

"Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?"


Après le magnifique "Lydie", Zidrou nous revient avec une deuxième histoire d'enfant adulte "pas comme les autres" sur lequel un parent seul veille avec courage, abnégation et le soutien d'un entourage bienveillant. Ici, c'est Mme Hubeau, une retraitée à cheveux blancs qui s'occupe de son fils handicapé mental depuis un accident de voiture.

Michel adore jouer au Puissance 4, surtout contre son gentil cousin Philippe - tellement distrait qu'il se fait battre à chaque fois; il pique une crise quand son T-shirt "Hippie Papy", à l'effigie de son héros de télévision préféré, n'est pas propre et bien plié sur sa chaise le matin; comme il déteste le vent, il refuse d'aller au bord de la mer et noue toujours sa capuche un peu trop serré. C'est un enfant, mais un enfant de 40 ans qui pèse plus de 100 kilos et ne deviendra jamais autonome.

Quant à sa mère... Le jour où elle croise l'ancienne petite amie de Michel, qui lui demande des nouvelles, elle lui répond: "Michel vit sa vie, avec ses petites joies et ses grandes peines". "Et vous?" s'enquiert l'ex-petite amie. "Moi aussi, je vis sa vie", lâche Mme Hubeau très simplement et très dignement. La vieille dame n'est pas une martyre; elle aime sincèrement son "gros bonhomme en chocolat", et quand elle tente de partir en vacances sans lui, elle ne peut s'empêcher de rentrer plus tôt que prévu pour le retrouver. Mais elle ne rajeunit pas, et la question de l'avenir de Michel commence à se poser...

Dans de petites séquences courtes, les auteurs de "Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?" montrent les moments émouvants ou difficiles du quotidien de Michel et de sa mère. C'est bourré d'humanité, ni naïf ni misérabiliste, et ça réchauffe le coeur en même temps que ça le serre.

DEFI DE L'AVENT


C'est le moment ou jamais de faire un don à une association qui oeuvre en faveur des plus démunis: l'Armée du Salut, la Croix-Rouge, les Restos du Coeur... En France, les sommes ainsi versées à des organismes d'aide aux personnes en difficulté sont déductibles du revenu imposable à 75% - ce qui signifie par exemple que sur un don de 20€, vous bénéficierez d'un abattement de 15€ sur vos impôts de l'année prochaine. Une raison supplémentaire de se montrer généreux. 

mardi 3 décembre 2013

The crossing




La semaine dernière, un éditeur pour lequel je venais de boucler un boulot m'en a proposé un autre en urgence. Mon emploi du temps surchargé jusqu'à fin avril me commandait de refuser. J'ai quand même demandé à voir de quoi il s'agissait. Une bédé d'un auteur d'origine japonaise, avec une héroïne expatriée à Londres - et des dessins qui m'ont immédiatement plu. Il n'y avait pas beaucoup de texte. J'ai pensé que c'était toujours utile de rendre service à un client, que je pouvais bien sacrifier quelques heures supplémentaires à mon boulot avant la pause des fêtes de fin d'année, que ça me changerait un peu des séries sur lesquelles je travaille habituellement... Mais la vérité, c'est qu'une petite voix sortie de je ne sais où me disait que je DEVAIS faire cette traduction. La petite voix sortie de je ne sais où a généralement raison; toutes les fois où j'ai fait la sourde oreille, je m'en suis mordu les doigts. Donc, j'ai accepté. 

Bien entendu, ce n'est qu'en me mettant au travail que j'ai découvert l'histoire de la fameuse bédé: l'héroïne rentre au Japon pour les obsèques de son père. Hier après-midi, j'ai dû traduire une scène où elle palpe le front glacé du défunt dans son cercueil, juste avant la crémation. Et bien, je crois que je préférais encore les descriptions de bébés démembrés dans Anita Blake. J'ai juste eu envie de me rouler en boule dans un coin pour chialer. Comme je chiale à peu près tous les soirs dans mon lit depuis plus d'un an, d'ailleurs. Parfois, je me dis que je me fais du mal pour rien, que quand l'image de mon père me vient à l'esprit, je devrais juste penser à autre chose. Mais puisqu'il n'est plus vivant que dans mon souvenir et celui des gens qui l'aimaient, me forcer à ne plus penser à lui reviendrait à le tuer une seconde fois. 

Un jour, peut-être, j'arriverai à y penser sans tristesse, à ne me remémorer que les bons moments ou les trucs marrants, à le revoir imitant le gremlin plutôt que le corps émacié et le visage creusé par la maladie. Un jour, peut-être. Et cette bédé douce-amère, intelligente et très émouvante, aura peut-être été l'une des 1001 étapes minuscules sur la voie de l'acceptation et de l'apaisement. Je ne fais pas partie des gens qui voient des signes partout. Mais petit à petit, j'apprends à me fier à mon instinct, et j'apprends aussi qu'on ne peut pas se soustraire à la douleur: il faut la traverser et réussir à atteindre l'autre rive. 

DEFI DE L'AVENT


Avant le passage du Père Noël, et si on faisait un peu de place dans la chambre des enfants? De nombreuses associations récupèrent et redistribuent les jouets en bon état; renseignez-vous auprès de votre antenne locale du Secours Populaire, des Restos du Coeur, d'Emmaüs ou de la Croix-Rouge. Vous pouvez aussi les apporter au service pédiatrie de l'hôpital le plus proche de chez vous; les petits malades vous en seront reconnaissants!

lundi 2 décembre 2013

Un mot pour 2014




Chaque mois de décembre, la scrapbookeuse Ali Edwards propose à ses lectrices un petit exercice que je trouve particulièrement intéressant: choisir un mot qui les guidera pendant toute l'année à venir, un mot qui résume ce à quoi elles aspirent et la direction qu'elles veulent faire prendre à leur vie - une déclaration d'intention réduite à sa plus simple et sa plus mémorable expression. 

Mon mot de 2011 était SERENITE, pour lutter contre les angoisses qui me bouffent la vie depuis certain jour de mars 2008. 
Mon mot de 2012 était MODERATION, pour lutter contre mes tendances à l'excès dans un certain nombre de domaines. 
Mon mot de 2013 était PERSPECTIVE, pour lutter encore et toujours - mais d'une façon différente - contre les angoisses qui, etc.

En 2014, je ne veux plus être dans la réaction mais dans l'action. Plus me contenter de faire barrage aux choses négatives, mais partir à la recherche de choses positives. Plus camper sur mes positions défensives, mais aller de l'avant. Cesser de me dire que ma vie est un bateau qui prend l'eau et dont je dois colmater les brèches, pour plutôt me fixer un cap et m'occuper à le tenir vaille que vaille. Echafauder des plans qui m'enthousiasment plutôt que des stratégies pour affronter le pire. Il sera toujours temps de s'atteler à résoudre les problèmes quand ils surviendront. Je ne vais pas passer le reste de ma vie à les attendre en flippant. 

En 2014, je veux accueillir les perspectives de changement non pas avec appréhension, mais avec excitation. Je veux partager des expériences au lieu de me replier sur moi-même. Je veux employer mon énergie, non pas à faire désespérément du sur-place en essayant de ne pas me noyer, mais à nager vers de nouveaux rivages en espérant que ça m'emportera loin de mes propres ruminations nocives. (Je viens de passer plusieurs jours à traduire des scènes de navigation en mer, ça se sent?) Pour toutes ces raisons, en 2014, mon mot sera AVANCER. 

Et vous, si vous deviez choisir un mot pour vous guider durant cette année à venir, quel serait-il?

DEFI DE L'AVENT



Vous devez offrir un cadeau à quelqu'un qui ne manque de rien? Aidez de sa part quelqu'un qui manque de beaucoup. Par exemple, faites avec Kiva un prêt de $25 à un micro-entrepreneur du tiers-monde (cliquez sur le tag à la fin du billet pour en apprendre davantage sur cet organisme). Ou bien, fournissez une chèvre ou de l'eau potable à des gens qui en ont vraiment besoin. En plus, ça n'encombrera pas les placards de vos proches!