vendredi 6 décembre 2013

Le surf de la bonne humeur #4




(Liste) Le top 10 des SMS de chats branleurs

(Photos) Les amitiés animales improbables (avec un renard et un Georges-Arthur!)

(Photos) Le sauvetage d'un adorable bébé écureuil

(Article) Des petits Chaperon Rouge réintroduits dans les Pyrénées pour nourrir les loups

(Article - en anglais) Des motards pour protéger les enfants victimes d'abus

(Vidéo) Le joli Noël d'Anthropologie (avec un autre renard!)

(Vidéo - en anglais) Les bébés, ça fait peur. Comment se battre contre eux? 

DEFI DE L'AVENT


S'il y a dans votre vie une personne qui ne va pas très bien en ce moment, mais qui habite trop loin pour que vous puissiez la voir pendant les fêtes, confectionnez-lui un petit colis surprise.
Pas la peine de vous ruiner: un livre de poche bien choisi, un peu de thé ou de chocolat, une babiole porte-bonheur, un bonnet tricoté main en une soirée, une jolie carte pour lui dire que vous pensez à elle lui réchaufferont sûrement le coeur. 

jeudi 5 décembre 2013

L'Aparté, casse-croûterie & salon de thé




Vendredi dernier, alors que je faisais ma traditionnelle balade en centre-ville, j'ai voulu déjeuner dans mon resto d'hiver habituel... où on a refusé de me servir parce qu'il était 13h30. Du coup, j'ai décidé de tester un endroit devant lequel je n'étais arrêtée plusieurs fois en me disant qu'il avait l'air fort sympathique. 




L'Aparté, qui fêtera bientôt son premier anniversaire, est une "casse-croûterie" sans prétention mais chaleureuse, avec des tables et des chaises de récupération toutes dépareillées, des toiles cirées multicolores et une collection de théières ravissantes. Au moment où je suis arrivée, on m'a prévenue qu'il ne restait plus que l'assiette du marché: ça tombait bien, c'était ce que j'avais l'intention de prendre!




Sur mon ardoise apportée très rapidement: une tartelette aux chanterelles avec sa pâte sablée maison, une salade endives-noix-fromage au vinaigre balsamique, et un velouté de lentilles à mourir de bonheur. Gilles, jeune chef plein d'enthousiasme, a gentiment accepté de me livrer son secret: après avoir fait cuire ses lentilles, il les déglace dans du Porto. Si simple et si délicieux à la fois... Et végétarien, de surcroît. Vraiment, je me suis régalée. En dessert, j'étais très tentée par la religieuse aux marrons glacés, mais je n'avais plus vraiment faim et j'ai préféré faire l'impasse. 

Montant de l'addition: 14,40€ pour mon assiette du marché et mon jus d'abricot, servis avec le sourire et une généreuse rasade de bonne humeur. J'étais conquise, bien décidée à revenir à l'heure du goûter pour tester le chocolat chaud de la machine qui trône sur le comptoir et les pâtisseries qui mettent l'eau à la bouche.




Je suis donc repassée mardi en fin d'après-midi. J'hésitais entre un chocolat chaud + rien ou un thé + une pâtisserie. Le choix s'est fait tout seul, puisque la machine à chocolat chaud était vide (même si Maki, ex-traductrice reconvertie dans la cuisine et associée de Gilles, a proposé de m'en préparer un à la casserole). J'ai donc pris un Sencha Mariage Frères et une religieuse chocolat/fleur de sel/crème de marrons maison. Mes aïeux, c'était une vraie tuerie - le truc original, savoureux et même pas lourd qui vous fait oublier combien de cours de Pilates vous devrez enchaîner pour brûler les calories ingurgitées en quelques minutes.

Bref, vous l'aurez compris, l'Aparté est ma nouvelle adresse chouchou à Toulon!

11 rue Paul Lendrin
83000 TOULON
Ouvert du mardi au samedi, 9h30-17h30 ou 18h selon les jours

DEFI DE L'AVENT



Embauchez votre amoureux/vos copines/vos enfants et amusez-vous à créer ensemble vos décorations de Noël. Plein d'idées faciles et peu coûteuses à réaliser sur ce blog, mais aussi ici et . N'oubliez pas les flocons en papier pour orner vos fenêtres!

mercredi 4 décembre 2013

"Lady Hunt"


"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace: se peut-il qu'il soit le premier symbole du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas?"

Le grand roman gothique anglais réinventé entre Paris, un village breton et la lande galloise - voilà qui semblait prometteur. Et pendant la première centaine de pages, j'ai nourri de grands espoirs pour "Lady Hunt". Bien écrit, il dégageait un charme envoûtant qui donnait envie de percer ses mystères. Hélas! Il n'a pas tardé à s'enliser. Entre les descriptions répétitives de grandes demeures bourgeoises toutes vivantes et atteintes d'un mal surnaturel, les rêves de Laura qui se ressemblent tous et ne font pas tellement avancer l'intrigue, le très beau poème de Tennyson martelé toutes les 3 ou 4 pages (en VO sauf à la fin, merci pour les lecteurs non anglophones...), et une héroïne que seuls définissent ses souvenirs et sa peur de tomber malade, j'ai vite commencé à m'ennuyer. Les chapitres courts, pas toujours très explicites et sautant souvent du coq à l'âne, donnent à l'ensemble un côté destructuré que je n'ai pas apprécié, moi qui aime sentir où un auteur m'emmène. L'envie de savoir de quoi il retournait m'a quand même poussée à continuer jusqu'à une fin insatisfaisante - trop abrupte et qui laisse beaucoup de questions en suspens. Bref, une lecture frustrante qui ne tient pas ses promesses initiales.

Note: 12/20

Roman lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire Price Minister

"Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?"


Après le magnifique "Lydie", Zidrou nous revient avec une deuxième histoire d'enfant adulte "pas comme les autres" sur lequel un parent seul veille avec courage, abnégation et le soutien d'un entourage bienveillant. Ici, c'est Mme Hubeau, une retraitée à cheveux blancs qui s'occupe de son fils handicapé mental depuis un accident de voiture.

Michel adore jouer au Puissance 4, surtout contre son gentil cousin Philippe - tellement distrait qu'il se fait battre à chaque fois; il pique une crise quand son T-shirt "Hippie Papy", à l'effigie de son héros de télévision préféré, n'est pas propre et bien plié sur sa chaise le matin; comme il déteste le vent, il refuse d'aller au bord de la mer et noue toujours sa capuche un peu trop serré. C'est un enfant, mais un enfant de 40 ans qui pèse plus de 100 kilos et ne deviendra jamais autonome.

Quant à sa mère... Le jour où elle croise l'ancienne petite amie de Michel, qui lui demande des nouvelles, elle lui répond: "Michel vit sa vie, avec ses petites joies et ses grandes peines". "Et vous?" s'enquiert l'ex-petite amie. "Moi aussi, je vis sa vie", lâche Mme Hubeau très simplement et très dignement. La vieille dame n'est pas une martyre; elle aime sincèrement son "gros bonhomme en chocolat", et quand elle tente de partir en vacances sans lui, elle ne peut s'empêcher de rentrer plus tôt que prévu pour le retrouver. Mais elle ne rajeunit pas, et la question de l'avenir de Michel commence à se poser...

Dans de petites séquences courtes, les auteurs de "Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?" montrent les moments émouvants ou difficiles du quotidien de Michel et de sa mère. C'est bourré d'humanité, ni naïf ni misérabiliste, et ça réchauffe le coeur en même temps que ça le serre.

DEFI DE L'AVENT


C'est le moment ou jamais de faire un don à une association qui oeuvre en faveur des plus démunis: l'Armée du Salut, la Croix-Rouge, les Restos du Coeur... En France, les sommes ainsi versées à des organismes d'aide aux personnes en difficulté sont déductibles du revenu imposable à 75% - ce qui signifie par exemple que sur un don de 20€, vous bénéficierez d'un abattement de 15€ sur vos impôts de l'année prochaine. Une raison supplémentaire de se montrer généreux. 

mardi 3 décembre 2013

The crossing




La semaine dernière, un éditeur pour lequel je venais de boucler un boulot m'en a proposé un autre en urgence. Mon emploi du temps surchargé jusqu'à fin avril me commandait de refuser. J'ai quand même demandé à voir de quoi il s'agissait. Une bédé d'un auteur d'origine japonaise, avec une héroïne expatriée à Londres - et des dessins qui m'ont immédiatement plu. Il n'y avait pas beaucoup de texte. J'ai pensé que c'était toujours utile de rendre service à un client, que je pouvais bien sacrifier quelques heures supplémentaires à mon boulot avant la pause des fêtes de fin d'année, que ça me changerait un peu des séries sur lesquelles je travaille habituellement... Mais la vérité, c'est qu'une petite voix sortie de je ne sais où me disait que je DEVAIS faire cette traduction. La petite voix sortie de je ne sais où a généralement raison; toutes les fois où j'ai fait la sourde oreille, je m'en suis mordu les doigts. Donc, j'ai accepté. 

Bien entendu, ce n'est qu'en me mettant au travail que j'ai découvert l'histoire de la fameuse bédé: l'héroïne rentre au Japon pour les obsèques de son père. Hier après-midi, j'ai dû traduire une scène où elle palpe le front glacé du défunt dans son cercueil, juste avant la crémation. Et bien, je crois que je préférais encore les descriptions de bébés démembrés dans Anita Blake. J'ai juste eu envie de me rouler en boule dans un coin pour chialer. Comme je chiale à peu près tous les soirs dans mon lit depuis plus d'un an, d'ailleurs. Parfois, je me dis que je me fais du mal pour rien, que quand l'image de mon père me vient à l'esprit, je devrais juste penser à autre chose. Mais puisqu'il n'est plus vivant que dans mon souvenir et celui des gens qui l'aimaient, me forcer à ne plus penser à lui reviendrait à le tuer une seconde fois. 

Un jour, peut-être, j'arriverai à y penser sans tristesse, à ne me remémorer que les bons moments ou les trucs marrants, à le revoir imitant le gremlin plutôt que le corps émacié et le visage creusé par la maladie. Un jour, peut-être. Et cette bédé douce-amère, intelligente et très émouvante, aura peut-être été l'une des 1001 étapes minuscules sur la voie de l'acceptation et de l'apaisement. Je ne fais pas partie des gens qui voient des signes partout. Mais petit à petit, j'apprends à me fier à mon instinct, et j'apprends aussi qu'on ne peut pas se soustraire à la douleur: il faut la traverser et réussir à atteindre l'autre rive. 

DEFI DE L'AVENT


Avant le passage du Père Noël, et si on faisait un peu de place dans la chambre des enfants? De nombreuses associations récupèrent et redistribuent les jouets en bon état; renseignez-vous auprès de votre antenne locale du Secours Populaire, des Restos du Coeur, d'Emmaüs ou de la Croix-Rouge. Vous pouvez aussi les apporter au service pédiatrie de l'hôpital le plus proche de chez vous; les petits malades vous en seront reconnaissants!

lundi 2 décembre 2013

Un mot pour 2014




Chaque mois de décembre, la scrapbookeuse Ali Edwards propose à ses lectrices un petit exercice que je trouve particulièrement intéressant: choisir un mot qui les guidera pendant toute l'année à venir, un mot qui résume ce à quoi elles aspirent et la direction qu'elles veulent faire prendre à leur vie - une déclaration d'intention réduite à sa plus simple et sa plus mémorable expression. 

Mon mot de 2011 était SERENITE, pour lutter contre les angoisses qui me bouffent la vie depuis certain jour de mars 2008. 
Mon mot de 2012 était MODERATION, pour lutter contre mes tendances à l'excès dans un certain nombre de domaines. 
Mon mot de 2013 était PERSPECTIVE, pour lutter encore et toujours - mais d'une façon différente - contre les angoisses qui, etc.

En 2014, je ne veux plus être dans la réaction mais dans l'action. Plus me contenter de faire barrage aux choses négatives, mais partir à la recherche de choses positives. Plus camper sur mes positions défensives, mais aller de l'avant. Cesser de me dire que ma vie est un bateau qui prend l'eau et dont je dois colmater les brèches, pour plutôt me fixer un cap et m'occuper à le tenir vaille que vaille. Echafauder des plans qui m'enthousiasment plutôt que des stratégies pour affronter le pire. Il sera toujours temps de s'atteler à résoudre les problèmes quand ils surviendront. Je ne vais pas passer le reste de ma vie à les attendre en flippant. 

En 2014, je veux accueillir les perspectives de changement non pas avec appréhension, mais avec excitation. Je veux partager des expériences au lieu de me replier sur moi-même. Je veux employer mon énergie, non pas à faire désespérément du sur-place en essayant de ne pas me noyer, mais à nager vers de nouveaux rivages en espérant que ça m'emportera loin de mes propres ruminations nocives. (Je viens de passer plusieurs jours à traduire des scènes de navigation en mer, ça se sent?) Pour toutes ces raisons, en 2014, mon mot sera AVANCER. 

Et vous, si vous deviez choisir un mot pour vous guider durant cette année à venir, quel serait-il?

DEFI DE L'AVENT



Vous devez offrir un cadeau à quelqu'un qui ne manque de rien? Aidez de sa part quelqu'un qui manque de beaucoup. Par exemple, faites avec Kiva un prêt de $25 à un micro-entrepreneur du tiers-monde (cliquez sur le tag à la fin du billet pour en apprendre davantage sur cet organisme). Ou bien, fournissez une chèvre ou de l'eau potable à des gens qui en ont vraiment besoin. En plus, ça n'encombrera pas les placards de vos proches!

dimanche 1 décembre 2013

Mes 7 objectifs de décembre




1. Poser mes intentions pour 2014
2. Alimenter le défi de l'avent
3. Faire ma compta pro de novembre
4. Purger mon étagère à thé
5. Me débarrasser de tous mes échantillons de produits de beauté
6. Réaliser une broderie classique
7. ...et une écharpe légère au tricotin pour Chouchou

DEFI DE L'AVENT



Pour vos achats de Noël (cadeaux, mais aussi nourriture et boisson), au lieu d'engraisser les multinationales qui n'en ont vraiment pas besoin, fournissez-vous chez un petit producteur local ou auprès d'un artisan. On trouve des merveilles d'originalité à prix tout doux chez les vendeurs Etsy, Dawanda ou A Little Market

samedi 30 novembre 2013

Mes 7 objectifs de novembre: bilan




1. Instaurer le rituel "massage du vendredi soir"
L'idée, c'était quelque chose comme: après le dîner devant un épisode de série télé, on éteint les écrans et on va se mettre au lit. On se masse mutuellement, on discute ou on se fait des bisous histoire de reconnecter, et on s'endort de bonne heure pour récupérer de la semaine de boulot écoulée. Les deux premiers vendredi, on s'est massés mutuellement, on s'est dit "Mmmh, c'est vachement bien", et on s'est jetés sur nos écrans pour les rallumer. Le troisième vendredi, on était crevés, et Chouchou a réclamé un rain check. Le quatrième vendredi, plus personne n'en a reparlé. Bon, ben j'aurai essayé.
Taux de réussite: bof bof bof

2. Observer un mois de no buy
Dès la première semaine, j'ai dû investir dans des affaires de sport pour profiter mon abonnement à la salle de gym. Puis dans la foulée du concert d'Amanda Palmer, j'ai eu très envie de découvrir ses albums, et il était hors de question que je ne les paye pas même s'ils sont en téléchargement gratuit sur son site. Puis je me suis décidée à acheter l'iPhone dont je parlais depuis des mois. Puis tout un tas de bouquins ont crié mon nom si fort qu'il aurait été cruel de les abandonner là. Puis j'ai eu besoin d'un maxi-tricotin pour mon projet DIY suivant. Puis... Bref, un énorme fail. Clairement, la formule "no buy" ne me correspond pas. 
Taux de réussite: ça existe, les pourcentages négatifs? 

3. Faire ma compta pro d'octobre
C'est fait. Un peu à l'arrache sur la fin du mois, mais c'est fait.
Taux de réussite: 100%

4. Encadrer mes ouvrages au point de croix terminés
C'est fait, comme on a pu le voir ici
Taux de réussite: 100%

5. Tenter soit un ouvrage en broderie "classique", soit un ouvrage au tricotin
C'est fait aussi, comme on a pu le voir .
Taux de réussite: 100%

6. Relâcher le travel bug dragon trouvé à Venise
Nous n'avons eu l'occasion de faire du geocaching que lors de notre week-end à Paris, et sur les 3 caches découvertes, aucune n'était assez grande pour accueillir un travel bug. Le mois prochain à Toulouse, j'espère.
Taux de réussite: 0%

7. Trier/faire raccourcir mes pantalons de yoga
Comme je m'en sers de tenue d'intérieur, j'en possède tout un tas accumulé depuis des années. Au début, je les faisais raccourcir par ma couturière, puis j'ai arrêté par flemme. Résultat: 40 cm de tissu en trop qui balaie le sol à chacun de mes pas. Un peu cracra. Les plus vieux étaient tellement usés qu'on voyait au travers du tissu, ou avaient des trous et des ourlets effilochés. Bref, j'ai jeté les ancêtres, fait quelques reprises super moches aux "âge mûr" et un voyage chez la couturière pour arranger les jeunots.
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements:
- La reprise du sport avec un rythme de 3 cours collectifs par semaine pour le moment.
- L'organisation d'un swap cocooning à envoyer d'ici fin janvier.

Novembre 2013



jeudi 28 novembre 2013

Thé Box "Un thé à Saint-Pétersbourg"


Quand j'ai vu l'intitulé de la Thé Box de novembre, je me suis doutée qu'elle n'allait pas me convenir, étant donné que je n'aime pas les thés russes (qui sont généralement noirs). Mais sait-on jamais...




Une fois de plus, l'illustration à l'intérieur de la boîte est magnifique. Par contre, j'ai trouvé les deux cartes géantes aussi moches que peu pratiques. La boule à thé ornée d'une mini poupée russe est bien dans le thème, mais quand on est amateur de thé au point de s'abonner à une box sur ce thème, on est déjà équipé niveau matos, non?




Pour les thés:
- 1 grand sachet de mélange Baikail (oolong + noir) de George Cannon: son sort était scellé d'avance, je le ferais circuler à des gens qui l'apprécieront plus que moi. 
- 1 grand sachet de Noël à Moscou de lAutre Thé(vert aux épices, aux agrumes, à l'amande, à la pomme, à la vanille, à la cannelle, aux clous de girofle et à la rose): ah, tiens, un thé vert... qui réussit à rassembler à peu près tous les trucs que je déteste hormis le fenouil et la réglisse. 
- 1 grand sachet de thé vert bio fraise rhubarbe de Terre d'Oc: la bonne surprise de cette box, sans doute parce qu'elle n'est absolument pas dans le thème! Sauf qu'après l'avoir testé, je trouve ce thé assez fade et quelconque. 
- 4 sachets individuels de thé Angelina, 2 de oolong aux fruits exotiques et 2 de noir au cacao
- 6 sachets individuels de thé Damman Frères, 2 de Tourbillon (noir au marron glacé, au caramel, à la fleur d'oranger et à l'abricot confit, que je goûterai sans doute), 2 de Goût Russe (noir aux huiles essentielles d'agrumes) et 2 de Noël à Saint-Pétersbourg (noir à la pomme, à la poire, à la mirabelle, à la pêche et aux pétales de rose).
- 4 sachets individuels de thé Coffea, 1 noir vanille, 1 noir amande, 2 noir fruité




Pour les gourmandises:
- 4 carrés individuels de chocolat Coffea (2 lait-marshmallow, 2 noir-cannelle)
- 1 boîte de biscuits à tremper Goulibeur, pas mauvais du tout!

Une box qui me semble moins généreuse que les précédentes, et dont le contenu sera presque entièrement redistribué. 

Le défi de l'avent




Je n'aime pas Noël. 

Je me réjouis de toute occasion de passer du temps avec ma famille; en revanche, chaque année, je suis un peu plus indignée par l'orgie de consommation que cette fête engendre. Des kilomètres de papier cadeau qui finissent à la poubelle, des dizaines de jouets auxquels les enfants jettent à peine un coup d'oeil, des Prix Goncourt sans saveur destinés à prendre la poussière sur une étagère, des coffrets de DVD que le destinataire aurait très bien pu télécharger (légalement) pour ne pas encombrer ses étagères, sans oublier toute la panoplie des cadeaux faits par obligation et reçus sans plaisir parce qu'à côté de la plaque... Les excès de bouffe et d'alcool que l'on paiera par une silhouette empâtée et une énergie défaillante en janvier. L'obscène débauche d'achats inutiles à l'époque où les gens qui n'ont rien souffrent le plus cruellement. 

Je me doute bien que cette déclaration me range dans la catégorie des rabat-joie, des "qui ne savent pas s'amuser", voire des donneuses de leçon. Alors qu'en réalité, je déplore juste qu'une fête initialement placée sous le signe du partage soit devenu le symbole du consumérisme triomphant. Je pourrais me contenter de la snober comme je snobe (au hasard) la Saint-Valentin. Au lieu de ça, j'ai décidé de tenter d'y remettre un peu de sens. Je me demandais si ça vous intéresserait que, chaque matin entre le 1er et le 24 décembre, je publie une suggestion visant à célébrer Noël autrement: idées de cadeaux alternatifs, initiatives de partage, expressions de gratitude... Vous commencez à me connaître: je suis terre-à-terre; j'aime les actions rapides et gratifiantes. Donc, je ne proposerai rien de religieux ni de très compliqué - seulement des choses qui me paraissent dans l'esprit de Noël tel que je le conçois. Comme pendant le challenge anti-morosité, vous pourrez piocher dedans à votre gré et, si vous décidez de mettre en oeuvre telle ou telle idée, venir ensuite en parler dans les commentaires. 

Ca vous tente? 

mercredi 27 novembre 2013

"Esprit d'hiver"


Le matin de Noël, Holly se réveille avec le sentiment d'avoir eu une révélation très perturbante dans son sommeil. Elle aimerait prendre le temps de la coucher sur papier pour ne pas l'oublier, mais voilà: il est déjà tard, et ses invités vont bientôt arriver pour le déjeuner. Son mari Eric file à l'aéroport chercher ses parents. Mais le blizzard se lève; la neige bloque la voiture contenant sa belle-famille et pousse les autres convives à se décommander. Holly se retrouve seule chez elle avec Tatiana dite "Tatty", superbe adolescente de 15 ans qu'elle a adoptée en Sibérie. La mère ressasse des pensées confuses; la fille a un comportement étrange. Quelque chose cloche profondément dans cette maison, mais quoi?

Laura Kasischke fait partie des écrivains que j'apprécie au point de me dire régulièrement que je devrais explorer l'ensemble de leur bibliographie. Les matchs de la rentrée littéraire Price Minister m'ont permis de lire sa dernière parution en français. Comme tous les autres romans de l'auteur, "Esprit d'hiver" décortique la psyché de sa protagoniste de façon très intime - mais aussi biaisée, ménageant une grosse surprise pour la fin. Malgré la poésie du style, une inquiétude diffuse ne tarde pas à sourdre de chaque page. Les scènes du quotidien suscitent un trouble difficile à expliquer, qui joue avec les nerfs du lecteur. Ici, cette impression est encore renforcée par la neige qui isole Holly et Tatiana un jour où les réjouissances familiales sont habituellement de mise. Petit à petit, on découvre le passé douloureux de Holly et les circonstances particulières qui ont présidé à l'adoption de sa fille. Le malaise croît et se précise jusqu'à une conclusion qui coupe le souffle. Mon seul bémol - et ce n'est pas la première fois que je me fais cette réflexion -, c'est que l'écriture particulière de Laura Kasischke est très difficile à transposer en français, notamment pour les dialogues qui sonnent faux dans notre langue. Mais c'est peut-être mon métier qui me rend difficile!

Note: 17/20

lundi 25 novembre 2013

Instantanés parisiens




Nous n'avons guère fait de shopping, mais Chouchou qui a perdu 8 kilos récemment avait besoin de nouveaux jeans, alors nous sommes passés chez Uniqlo. Où, dans la cohue, il a perdu le bonnet que je lui avais amoureusement crocheté l'hiver dernier. J'étais super triste. En repassant devant le magasin quelques heures plus tard, j'ai eu l'idée de demander au vigile s'ils avaient un service des objets trouvés. Pas exactement, mais ils avaient bel et bien ramassé le bonnet de Chouchou, qu'ils nous ont promptement restitué. Pour un peu, je leur aurais sauté au cou et je leur aurais claqué une bise. A part ça, les sous-pulls Heattech se déclinant désormais dans plein de motifs sympas (notamment Orla Kiely, mais pas que), j'en ai acheté trois pour survivre à la rigueur de l'hiver bruxellois. Ce sera toujours plus glamour qu'un Damart. 




Puisque le géocaching a désormais remplacé le shopping dans la liste de nos activités de "voyage", nous nous sommes rendus dans la cour du Louvre pour y chercher le conteneur planqué dans la rainure de la mini-pyramide - et nous en avons profité pour faire une petite séance photo dont l'un des clichés illustrera sans doute bientôt une publication dans un magazine belge (mais chut!).




Sur l'Ile de la Cité, nous avons été tenus en échec par deux premières caches et par le froid glacial qui ne nous donnait guère envie de traîner dehors. Nous avons eu plus de chance sur le pont de l'Archevêché: alors que nous cherchions un conteneur noir au milieu des milliers de cadenas, Chouchou a repéré un cycliste qui tripotait quelque chose par-dessus la balustrade. Dès qu'il s'est éloigné, nous sommes allés voir... la cache était là, avec un logbook tout neuf dedans. Sans doute avions-nous croisé son propriétaire en pleine opération de maintenance. 




Les vitrines des grands magasins... Dans celle des Galeries Lafayette, une poupée rousse qui s'amuse avec des animaux en peluche dans différentes saynettes plus ou moins inspirées. Dans celles du Printemps, des nounours qui brandissent des lettres géantes épelant le mot PRADA, et des fringues à 3000€. Juste à côté, un vieil infirme qui fait la manche dans l'indifférence générale. J'en ai chialé de dégoût, de rage et d'envie de poser une bombe. "Mais enfin, c'est toi qui as voulu venir les voir, ces vitrines!" a protesté Chouchou. J'ai pas dit que j'avais toujours QUE des idées brillantes. 




A côté de ça, le Virgin des Champs-Elysées, où j'ai passé tant d'heures à fureter dans les rayons et à grignoter des choses délicieuses en bouquinant, n'existe plus désormais. Le Brentano's de l'avenue de l'Opéra, lieu autrefois mythique rempli jusqu'à la gueule d'ouvrages en anglais, ne propose plus que deux misérables présentoirs avec les dernières nouveautés dans la pièce du devant. Tout le reste du magasin est désormais envahi de cucuteries touristiques à paillettes. "De toute façon, vu comment l'édition va mal, ces endroits sont appelés à disparaître", m'assène Chouchou. Euh, merci pour les paroles réconfortantes. Par contre, Sephora marche toujours du feu de Dieu - mais pas grâce à moi, qui n'y mets plus les pieds. 




A ce stade-là, entre le froid glacial, le naufrage de la culture, la multiplication des sans-abris et la débauche de surconsommation qui me donne la nausée, j'étais assez tentée de me la jouer Thomas Dutronc et de me lancer dans un petit "J'aime plus Paris". Heureusement, Paris, c'est aussi les copains, retrouvés au Sir Winston pour un buffet brunch d'anthologie. La lumière était pourrie, et j'ai raté toutes les photos prises avec mon iPhone flambant neuf (que je ne suis pas encore certaine de garder...), mais c'était un moment aussi délicieux que le contenu de nos assiettes, plein de papotages et de grosses marrades. 




Et puis après ça, j'avais rendez-vous au Thé des Ecrivains pour une rencontre avec mes lectrices parisiennes. Là encore, l'éclairage du lieu et la disposition des tables auxquelles nous avions pris place se prêtaient mal à la prise de photos décentes. Mais j'ai adoré l'endroit, ses fleurs de thé blanc servies dans de petites théières en verre, sa belle sélection de livres et d'articles de papeterie maison, la gentillesse du personnel qui au lieu de nous pousser à la consommation nous a rapporté de l'eau chaude pour qu'on puisse faire infuser notre thé une seconde fois. Et c'était très sympa de mettre un visage sur certains pseudos, même s'il a été difficile de bavarder vraiment avec tout le monde. En plus, Crying Wall, la lectrice qui s'était occupée de la réservation, m'a offert un des tote bags renards d'Anne Montel, qui n'a pas quitté mon sac à main depuis. 

Ce que j'ai aimé de ce week-end à Paris: les magasins? Pas du tout. Le géocaching? Un peu. La bouffe? Beaucoup. Les gens? Passionnément.