mercredi 2 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #3: Adoptez une série marrante




Je connais trois solutions rapides pour remonter un moral dans les chaussettes. La première nécessite d'avoir un partenaire consentant sous la main. La deuxième implique d'ingurgiter un nombre de calories indécent, ce qui peut s'assortir d'un désagréable effet boomerang plus tard. La troisième, en revanche, est accessible à n'importe qui quel que soit son statut amoureux, ne fait pas prendre de poids et n'implique même pas forcément d'ouvrir son porte-monnaie. 

Lancez-vous dans la lecture d'une série réputée pour sa drôlerie. Prenez-la en poche pour pouvoir la trimballer dans votre sac et en lire quelques pages chaque fois que vous serez tentée de ruminer vos idées noires. Si l'achat de plusieurs romans ne rentre pas dans votre budget, n'hésitez pas à piocher dans les rayons de votre bibliothèque locale ou sur les étagères de vos amis compatissants. 

Quelques suggestions de séries que je trouve personnellement tordantes: 
- Stephanie Plum de Janet Evanovich: une chasseuse de primes calamiteuse du New Jersey qui attrape des méchants presque malgré elle, est incapable de cuisiner autre chose que des sandwichs au beurre de cacahouète et fait régulièrement exploser ses bagnoles. 
- Les Spellman de Lisa Lutz: une famille de détectives privés dont les membres exercent souvent leur talent les uns au détriment des autres. 
- Jeeves de P.G. Woodehouse: les mésaventures d'un noble anglais exceptionnellement crétin dont le valet plein de ressources parvient toujours à lui sauver la mise.
- Les annales du Disque-Monde, Tome 1 : La huitième co: heroic fantasy satirique et burlesque
- Le Protectorat de l'Ombrelle de Gail Carriger: un univers steampunk où vampires et loups-garous mettent de l'animation dans l'existence d'une vieille fille de la noblesse anglaise. 
- Queen Betsy de Mary-Janice Davidson: une secrétaire blonde écervelée et obsédée par les chaussures devient la nouvelle reine des vampires et accumule les gaffes. 

En bédé (comic strips):
Calvin et Hobbes de Bill Watterson: un chef-d'oeuvre d'humour, et aussi une jolie réflexion sur l'enfance et l'imaginaire.
- Nemi de Lisa Myhre: une goth sarcastique qui remet les cons à leur place de façon très jouissive. 

Et puis si vraiment vous êtes réfractaire à la lecture, il reste toujours les séries télé. Celles que je ne me lasse pas de revoir:
The Big Bang Theory: un must pour les geeks.
- Friends: oldie but goodie.
- Kaamelott: un roi Arthur dépressif et des chevaliers de la Table Ronde tous plus empotés les uns que les autres.
- Black Adder: quatre saisons situées à des périodes historiques différentes, et réservées aux amateurs d'humour anglais (avec Hugh Laurie bien avant Dr. House).

A quoi ça sert?
Le rire est le meilleur remède à tout, ou presque. En choisissant une série, vous vous assurez de ne pas tomber en panne d'ordonnance pour un loooong moment.

Quelles sont les séries vraiment drôles que vous conseilleriez?

Lectures 3ème trimestre 2013


ROMANS/RECITS EN FRANCAIS
- La vie parfaite de William Sidis (Morten Brask) ♥♥
- Touriste (Julien Blanc-Gras)
- Le film de Jacky Cukier (Emilie Frèche) ♥♥
C'est moi qui éteins les lumières (Zoyâd Pirzâd) ♥♥♥
- Nââândé!? (Eriko Nakamura) 
Emily (Stewart O'Nan) ♥♥♥
- Le mystère Sherlock (J.M. Erre) 
Les débutantes (J. Courtney Sullivan) ♥♥♥
Grand-mère déballe tout (Irene Dische) ♥♥♥
Une part de ciel (Claudie Gallay) ♥♥♥
Nos plus beaux souvenirs (Stewart O'Nan) ♥♥♥
La nostalgie heureuse (Amélie Nothomb) ♥♥
- Lucia Antonia, funambule (Daniel Morvan) 
Le restaurant de l'amour retrouvé (Ito Ogawa) ♥♥♥
Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage (L-C. Tyler) ♥♥♥
- Les liaisons ferroviaires (Jean-Pierre Martin)

ROMANS EN ANGLAIS
- Under the Tuscan sun (Frances Mayes)
- Glaciers (Alexis M. Smith) ♥♥♥
Where'd you go, Bernadette (Maria Semple) ♥♥♥
- We are not eaten by yaks (C. Alexander London)
The adventures of Vaclav the magnificent and his lovely assistant Lena (Haley Tanner) ♥♥♥
Major Pettigrew's last stand (Helen Simonson) ♥♥♥
- The teleportation accident (Ned Beauman)
- Ten little herrings (L-C. Tyler) ♥♥
- 44 Scotland Street (Alexander McCall Smith) 
Venetian stories (Jane Turner Rylands) ♥♥♥

BEDE EUROPEENNE
- Une semaine sur deux T2 "Je suis ton père" (Pacco) ♥♥
Les quatre soeurs: Quatre saisons (Malika Ferdjoukh/Lucie Durbiano) ♥♥♥
- Légendes de la Garde T1 "Automne 1152" (David Petersen) ♥♥♥
- Légendes de la Garde T2 "Hiver 1152" (David Petersen) ♥♥♥
- Le Cercle T3 "Hybridation" (Andoryss/Nesskain) 
Snaps, instantanés volés (Rebecca Kraatz) ♥♥♥
La rue des autres (Violaine Leroy) ♥♥♥♥
Chroniques de la vigne (Fred Bernard) ♥♥♥
- Francis blaireau farceur T6 "Francis est malade" (Claire et Jake) 
Stars of the stars T1 (Joann Sfar/Pénélope Bagieu) 
- Eve sur la balançoire: contre cruel de Manhattan (Nathalie Ferlut)

COMICS
- Rachel rising T2 "Fear no Malus" (Terry Moore) ♥♥

MANGA
Le sablier T1 à 9 (Hinako Ashihara) ♥♥♥♥
- Pieces T1 (Hinako Ashihara) 
- Princess jellyfish T1 (Akiko Highashimura) 
- It's your world T1 (Junko Kawakami) 

DIVERS
- The Gilmore Girls companion (A.S. Berman) ♥♥
- A beautiful mess photo idea book (Elsia Larson/Emma Chapman) ♥♥
- You can buy happiness (and it's cheap) (Tammy Strobel) ♥♥


Une totale absence de ♥ signifie que je n'ai même pas terminé le livre en question.
Je n'inclus pas dans cette liste les livres sur lesquels je travaille. 

mardi 1 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #2: Changez un détail de votre apparence




La routine peut parfois se révéler déprimante; c'est pourquoi je vous proposerai au cours de ce mois différentes idées pour la briser en douceur. Commençons par quelque chose de facile: changer un détail de votre apparence.
- Si vous ne portez que des pantalons, mettez-vous en robe ou en jupe.
- Si vous attachez toujours vos cheveux, portez-les lâches pour une fois. 
- Si vous êtes adepte du maquillage discret, osez un vrai rouge carmin. 
- Si vous ne portez que des vernis beige ou rose, tentez une couleur un peu folle, voire des motifs. 
- Si vous êtes adepte des ballerines pour leur confort, perchez-vous sur 5 cm de talons. 
- Si vous n'êtes pas très bijoux, parez-vous d'une bague et d'un collier.
- Si vous vous habillez uniquement en noir et autres couleurs sobres, faites péter un top fuchsia. 

Il ne s'agit pas de vous pousser à faire quelque chose qui vous met mal à l'aise, mais plutôt quelque chose qui vous tente et que vous n'aviez pas osé essayer jusque là, par flemme ou par timidité. 

A quoi ça sert? 
A vous amuser avec votre look; à oser des choses différentes et à vous apercevoir peut-être qu'elles vous vont bien. Se trouver jolie, c'est toujours un excellent remonte-moral!

A la fin de la journée, venez nous raconter ce que vous avez modifié dans votre apparence habituelle, et quelles ont  éventuellement été les réactions de votre entourage. 

Mes 7 objectifs d'octobre




1. Tester le cours de tai chi près de chez moi
2. ...et la salle de sport de Chouchou
3. Réaliser mon premier ouvrage au point de croix
4. ...et un cadeau d'anniversaire un peu spécial
5. Distribuer 20 cartes "Si vous attendiez un signe..."
6. Trier le bazar sous mon lit
7. Essayer de me faire un chignon avec un beignet

lundi 30 septembre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #1: Dressez la liste de vos qualités





Commençons notre mois de lutte contre la morosité en établissant à quel point nous sommes formidables :-)

Dans votre petit carnet, notez 10 de vos qualités. Oui, 10. Si, à moins de vous appeler Nadine Morano, vous en avez forcément au moins 10. Non, ce n'est pas prétentieux: c'est thérapeutique.
Notez aussi le temps que ça vous prend. 

A quoi ça sert? 
La plupart des femmes que je connais ont un gros déficit d'estime de soi. Cet exercice vous forcera à prendre conscience de vos atouts. Par la suite, chaque fois que vous vous trouverez nulle, vous pourrez vous référer à cette liste pour retrouver une vision plus juste et plus positive de vous-même.
(S'il y a des messieurs parmi vous, ils peuvent quand même faire l'exercice; ce sera très intéressant de voir combien de temps ils mettent comparé à ces dames!)

Optionnel, mais fortement conseillé: Demandez à quelqu'un de votre entourage proche (conjoint, frère/soeur, meilleure amie...) d'énumérer 10 de vos qualités. 

A quoi ça sert?
S'il donne les mêmes que vous, ça renforcera votre conviction de posséder ces qualités-là. S'il en cite d'autres, ça vous révèlera des qualités que vous ne vous soupçonniez peut-être pas, ou dont vous sous-estimiez l'importance.

Histoire de donner l'exemple, je commence.
Je suis honnête
Je suis organisée
Je suis sincère
Je suis loyale
Je suis créative
J'ai bon coeur
J'ai le sens de la répartie
J'ai confiance en moi
Je tiens parole
J'essaie toujours de m'améliorer

Et il m'a fallu 4 ou 5 minutes pour établir cette liste. Je vous rassure, il ne m'en faut pas davantage pour citer 10 de mes défauts, mais ce n'est pas le sujet de l'exercice d'aujourd'hui!

Et vous, il y a quoi dans votre liste? Vous avez mis combien de temps à l'établir? 

dimanche 29 septembre 2013

Mes 7 objectifs de septembre: bilan





1. Faire un bilan sanguin
Je voulais vérifier que le nouveau mode d'alimentation adopté depuis début avril n'avait pas provoqué de carences. La réponse est non. On peut donc très bien vivre en supprimant à 90% la viande, le gluten et le lactose, et je suis ravie d'en détenir la preuve.
Taux de réussite: 100%

2. Fabriquer mon propre muesli bio et sans gluten
J'ai acheté des tas de délicieux ingrédients à mélanger, et... je me suis aperçue que je n'avais aucun récipient assez grand pour stocker le résultat. Ou même juste un récipient libre, de quelque taille qu'il soit. Donc, c'est partie remise jusqu'à ce que je m'en procure un.
Taux de réussite: 20%

3. Décider si je prends un smartphone, et si oui, lequel
Mon Lumix est trop encombrant et ne me permet pas de prendre des Instagram. Après mûre réflexion (tellement mûre qu'elle a failli pourrir avant d'arriver à son terme) et avec l'aide de Chouchou, j'ai décidé d'investir le mois prochain dans un iPhone 4S. Je trouve ça complètement absurde d'acheter un téléphone alors que la seule chose que je veux, c'est faire des photos, mais apparemment j'aurai un meilleur rapport qualité/encombrement ainsi. Et je suis sûre qu'à l'usage, j'apprécierai de pouvoir surfer un peu dans le train. 
Taux de réussite: 100%

4. Préparer une série d'annonces eBay pour revendre chaussures/vêtements d'automne
Suite au grand tri de mes deux penderies, j'ai passé une première série d'une dizaine d'annonces ce mois-ci et revendu plusieurs paires de chaussures, ainsi qu'une jupe et un pull. La deuxième salve est prête à être postée le mois prochain. Les articles n'ayant pas trouvé preneur iront dans le sac de la prochaine troc party (que j'aimerais organiser cet automne). 
Taux de réussite: 100%

5. Faire ma compta pro du 3ème trimestre
Comme d'habitude, il m'a manqué quelques papiers pour mener ma tâche complètement à bien, mais ils ne tarderont pas à arriver. Ca me gonfle vraiment de faire ça, mais je suis sûre que l'Armalite de février 2014 m'en remerciera. 
Taux de réussite: 80%

6. Trouver un système de rangement pour mes collants
C'est fait, comme vous pouvez le voir ici.
Taux de réussite: 100%

7. Envoyer une carte à PostSecret
C'est fait - mais bien sûr, je ne peux pas vous en dévoiler davantage, sinon ça ne serait plus un secret. Maintenant, je vais guetter pour voir si elle est publiée un dimanche...
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements:
Trop prise par le boulot, je n'ai pas eu le temps de faire grand-chose à part organiser un Challenge anti-morosité pour le mois prochain. J'ai passé à peu près une heure sur chaque billet tout compris, ce qui m'a bouffé la plupart de mes soirées. Et maintenant, bien sûr, je traque à mort en me disant que tout le monde va trouver ça nul!

samedi 28 septembre 2013

Gratin de blettes au quinoa


eFarmz vend de sublimes blettes bio multicolores avec lesquelles j'ai improvisé l'autre soir cette petite recette...

Pour 6 personnes:
- 500g de blettes
- une grande tasse de quinoa
- 2 oeufs
- 20 cl de crème légère
- 100g de fromage râpé
- noix de muscade
- sel, poivre

Hacher les blettes. Les faire cuire à l'eau bouillante ou dans une sauteuse avec un peu de matière grasse, jusqu'à ce que les morceaux de tige soient bien tendres. Les égoutter.
Pendant ce temps, faire cuire le quinoa séparément dans deux fois son volume d'eau bouillante salée.
Dans un plat à four, battez les oeufs avec la crème et la moitié du fromage râpé. Ajoutez le quinoa et les blettes, puis un peu de noix de muscade, du sel et du poivre. Mélangez le tout. Recouvrez avec le reste du fromage râpé.
Enfournez à 200° pendant 10 minutes, puis laissez encore 5 minutes sous le grill pour gratiner. 
Bon appétit!

vendredi 27 septembre 2013

Annonce d'absence


Photo empruntée ici en attendant de prendre les miennes!

Cet après-midi, je m'envole pour Venise. Je n'ai presque pas eu le temps de préparer ce voyage; la météo annonce pluie et orage pendant toute la durée de notre séjour et je suis rendu compte avant-hier que ce dont j'avais vraiment envie, c'était de retourner à Copenhague.

Parfois, avec quelques mois de recul, je reste perplexe devant mes propres décisions. J'ai l'âme la moins romantique du monde. Je déteste les vieilles pierres en général et les églises en particulier, or à Venise, il n'y a que ça. Et j'ai gardé un assez mauvais souvenir de mon premier séjour là-bas à l'âge de onze ans. Alors, pourquoi avoir fait le forcing pour y revenir, quand pour le même budget j'aurais pu aller dans un endroit qui me correspond dix fois mieux?

Je blâme entièrement le "Seule Venise" de Claudie Gallay, les Salauds Gentilshommes de Scott Lynch et aussi les jolies photos de ma copine Mélanie. C'est ça, ou admettre qu'il m'arrive d'être remplacée de façon aléatoire et temporaire par un extra-terrestre de la planète Zorglub qui prend un malin plaisir à jeter des chausse-trapes sur mon chemin.

Cela dit, je ne vais pas faire l'enfant gâtée. Des vacances, c'est toujours bon à prendre. La ville sera sans doute photogénique même sous un ciel gris. Au pire, on traînera nos guêtres à la Biennale avant de réfugier dans un café pour boire des chocolats chauds, dessiner et se faire des bisous. Ce sera une aventure d'un autre genre, et puis voilà. 

Nous n'aurons pas de connexion internet dans notre location airbnb. Pour autant, le blog ne restera pas en sommeil pendant mon absence. J'ai programmé des billets qui paraîtront tous les jours (notamment le début du challenge anti-morosité). Simplement, je risque de ne pas être très présente dans les commentaires. Je compte sur vous pour rester raisonnablement sages :-) A bientôt avec, je l'espère, beaucoup de choses à vous montrer et vous raconter!

jeudi 26 septembre 2013

La boîte d'Hortense: la Belgique a enfin sa box thé!




Mardi dans la journée, je reçois un mail de Marine, une lectrice qui, en collaboration avec son amie Bérénice, vient de lancer une box belge en deux versions: thé et bien-être. Me sachant grande amatrice de thé, elle me propose gentiment de tester la première. Je vais faire un tour sur le site de La boîte d'Hortense, que je trouve gai et bien foutu, déjà très pro. Je réponds que oui, bien sûr, je serai ravie, et je lui donne mon adresse. Mercredi dans l'après-midi, Marine passe en personne me déposer la boîte. Elle ne trouve malheureusement que Chouchou, car je suis partie chez le coiffeur. En rentrant, j'ai donc le plaisir de déballer ma première box thé belge! 





La boîte elle-même, ronde et féminine, tranche résolument sur les boîtes carrées et un peu plus unisexes de l'Envoûthé ou de la Thé Box. J'aime autant sa forme que ses dimensions, et je suis sûre de trouver rapidement un moyen de la recycler. 

Côté thés, nous avons:
- 3 sachets individuels de Tea Pigs, petite marque anglaise aux visuels ludiques et aux produits de qualité que j'ai déjà eu l'occasion de découvrir mais que je ne suis pas fâchée de retrouver. Les variétés proposées sont le Mao Feng (un thé vert plein de caractère), le Chai (un Assam aux épices) et l'Everyday Brew qui a remporté un prix "Great Taste Gold" en 2011.
- Un sachet de 50g de thé à la menthe bio de Tea Tower. Encore une marque que je connais, mais je suis fan de thé à la menthe surtout s'il est bio et c'est bien volontiers que je boirai celui-là. 
- Un sachet de 50g de thé d'Hélène, que je suppose être un mélange maison à base de maté vert, de rooibos vert, de oolong, de canneberge, de groseille et de ginseng. 
- Un sachet de 20g d'une tisane grecque bio appelée "Thé de la montagne". La malotira, plante dont j'ignorais l'existence la veille encore, prévient les maladies cardiovasculaires, les troubles urinaires et les problèmes capillaires. Poussée par la curiosité, je l'ai goûtée le soir même et j'ai eu un gros coup de coeur pour cette infusion délicatement parfumée au goût très rond en bouche. J'en rachèterai, c'est certain!





Un coup de coeur, ça aurait déjà été très bien, mais la boîte d'Hortense m'en réservait un second: les gourmandises de chez Tidane, une biscuiterie fine bruxelloise. En effet, Marine et Bérénice souhaitent mettre en avant au moins un artisan/producteur local par mois, ce qui me semble une excellente idée pour se démarquer des box françaises et se créer une identité. J'ai goûté les tendresses matcha/framboise avec ma tisane, et j'en aurais pleuré de bonheur tellement elles étaient bonnes, subtiles et sucrées juste ce qu'il faut. Un coup d'oeil au livret d'accompagnement m'a appris que Tidane fabrique également des croustis salés, toute une gamme de macarons et même des douceurs sans gluten nommées amourette de Tidane, croque chataîgne ou nuage d'Ispahan. Je crois bien que je vais être obligée de tester (trop dure la vie). 

Vous l'aurez compris, je suis absolument enchantée par la qualité de cette boîte qui m'a fait faire deux très belles découvertes. J'aime l'accent mis sur le local et le bio, et j'aime aussi qu'un euro par box vendue soit reversé à une oeuvre caritative - chapeau les filles! La boîte d'Hortense version thé coûte 19€ par mois frais de port inclus, mais son tarif est dégressif si l'on s'abonne pour 2, 3, 6 ou 10 mois. Et comme les Belges ne sont pas sectaires, elle est disponible également pour la France, le Luxembourg et les Pays-Bas moyennant un supplément. Vous trouverez tous les détails ici, avec la composition de la boîte bien-être pour celles d'entre vous qui seraient plus intéressés par les cosmétiques que par le thé. 

mercredi 25 septembre 2013

Concours: "Flirt" (Anita Blake T18)



Alors que je sue sang et eau pour finir la traduction du tome 19 avant de m'envoler pour Venise vendredi après-midi, je reçois à l'instant mes exemplaires de traducteur du tome 18 d'Anita Blake, "Flirt", qui ne sortira en librairie qu'après-demain. Comme d'habitude, je vais donner à l'un(e) de vous la possibilité d'en remporter un. 

Laissez-moi, au plus tard mardi 1er octobre à 23h59, un commentaire pour me dire de quoi parlerait votre premier roman si vous aviez l'inspiration et le talent pour en écrire un. 

Résultat du tirage au sort jeudi 3 octobre. Envoi uniquement en Belgique (dans la foulée du tirage au sort) ou en France métropolitaine (vers le 15 octobre). Bonne chance!




mardi 24 septembre 2013

Challenge anti-morosité: comment ça va se passer


Du 30 septembre au 30 octobre, chaque soir vers 18h30, je publierai un exercice suggéré pour le lendemain.

Certains de ces exercices vous feront faire un "état des lieux" positif, d'autres vous aideront à apprécier davantage votre quotidien, et d'autres encore vous pousseront à briser votre routine. Ceux qui prennent du temps seront réservés aux week-ends. 

Vous n'êtes absolument pas obligées de les faire tous, bien au contraire. Piochez ceux qui vous tentent, oubliez les autres. Le but est de se faire du bien, pas de s'imposer des obligations supplémentaires! 

Si le coeur vous en dit, venez ensuite partager votre expérience dans les commentaires du billet concerné.

Si le temps (ou l'opportunité) vous manque pour effectuer un exercice le lendemain de sa publication, vous pouvez toujours le garder sous le coude pour un moment qui vous conviendra mieux, et revenir sur le billet concerné pour en parler après coup. 

Il y aura parfois des choses à écrire, aussi je vous suggère de vous procurer un joli carnet, solide et pas trop encombrant de manière à pouvoir le trimballer partout. Mais si vous préférez prendre des notes sur votre iPhone ou que sais-je d'autre, ça marche aussi.

A la fin du mois, je procèderai à un tirage au sort parmi toutes les participantes qui auront commenté ne serait-ce qu'une fois, et la gagnante recevra un petit cadeau spécial "pensée positive".

A lundi soir pour le premier exercice!

lundi 23 septembre 2013

fricote, l'épicurien urbain


Alors que je cherchais désespérément le Biomood de septembre/octobre parmi les rayons de mon dealer de presse habituel, mon regard s'est posé sur cette superbe couverture. "Food, design, photo, graphisme et bons plans", était-il indiqué en bas. J'ai pensé que ça valait le coup d'essayer. Tout plutôt que me rabattre sur un magazine féminin débile! 

fricote est en déjà à son numéro 12, ce qui lui fait quatre années d'existence au compteur puisqu'il s'agit d'un trimestriel, et je me demande comment ce réjouissant OVNI a échappé à mon attention jusqu'ici. Il est grand, c'est vrai, donc peu pratique à trimballer dans un sac. Mais qu'est-ce qu'il est beau et drôle! Et original. Et culotté. Et bilingue anglais, de surcroît. 

Au sommaire de ce numéro, en vrac:
- des pages shopping "Pastécothèque" et "Passion bacon"
- un best of de la bouffe à rapporter du Cameroun
- une mosaïque de kiosques à saucisses viennois
- une rubrique "librairie gourmande" consacrée aux frites
- une interview miam de Charlotte Le Bon, et une autre consacrée à la ligne de sucreries lancée par la joueuse de tennis Maria Sharapova
- un décorticage du film "Gremlins"
- quatre portraits de gloutons dans les séries TV
- une interview d'une jeune femme qui crée des fashion cakes délirants, et une autre d'un collectionneur de vignettes Malabar
- un article ironique sur le (faux) régime "Fat fast"
- une rubrique Typografood montrant des inscriptions réalisées avec de la nourriture
- des photos de bento contes de fées
- un shooting de mode enfants où les jeunes mannequins sont attaqués par des bonbons géants
- un article à la gloire du Tokyo banana, fleuron de la junk food japonaise
- et des recettes, des bonnes adresses, des bédés rigolotes...

Bref, fricote est un joyeux bordel coloré et cosmopolite, mi-hype mi-régressif, pas franchement axé diététique mais qui se dévore volontiers des yeux. Il coûte 5€; on peut s'y abonner depuis le monde entier, et le numéro 14 paraîtra mi-novembre. Bonus: son site internet est vraiment chouette aussi. 

samedi 21 septembre 2013

Le sens des priorités


MOI: Oh, regarde le magasin en face! "Pieds du monde". Trop ringard. Franchement, qui achète ses chaussures dans un magasin appelé...?
CHOUCHOU, imperturbable: Toi, en 2007.
MOI: Pardon? 
CHOUCHOU: En 2007, j'ai acheté une paire de chaussures dans ce magasin, et toi aussi. 
MOI: C'est une blague? Je ne m'en souviens pas du tout. 
CHOUCHOU: Je te jure que si. 
MOI, soupçonneuse: Mouais, et c'était quoi comme chaussures?
CHOUCHOU: Aucune idée. 
MOI: Attends, tu te rappelles que j'ai acheté des chaussures dans ce magasin ringard en 2007, mais tu ne sais plus lesquelles c'était? 
CHOUCHOU: Des chaussures, tu en as des milliards, je ne tiens pas l'inventaire de ta collection. Et puis à l'époque, c'était surtout ton cul qui m'intéressait. 
MOI, partagée entre l'indignation et le fou-rire: ...
CHOUCHOU: D'ailleurs, aujourd'hui encore, je sais très bien à quoi il ressemble et à quel endroit exact il se trouve. 

Astuce de rangement pour vos collants




Dans mes objectifs de septembre, il y avait "Trouver un nouveau moyen de ranger mes collants". En effet, prise d'une subite passion pour les collants colorés l'hiver dernier, j'en avais accumulé bien davantage que ma boîte dédiée ne pouvait en contenir, et ils commençaient à envahir tout le bas de ma penderie. Une lectrice a mentionné qu'une de ses amies suspendait les siens sur cintre, et j'y ai aussitôt vu l'occasion d'utiliser le second cintre multiple du lot de 2 acheté pour ranger mes masking tapes.





Après avoir enlevé les petites protections en plastique rouge, j'ai mis chaque collant à cheval sur une barre, glissé les jambes dans l'ouverture formée par le gousset de l'autre côté de la barre et tiré pour obtenir une sorte de "noeud" super facile à défaire. Je vous concède que visuellement, ce n'est pas d'une grande esthétique. Mais je m'y retrouve beaucoup plus facilement dans mes collants fantaisie, et mes collants utilitaires (noirs opaques, chair transparents) ont pu reprendre leur aise dans leur boîte!

vendredi 20 septembre 2013

"Le restaurant de l'amour retrouvé"


Un soir, alors qu'elle rentre du restaurant turc où elle travaille comme cuisinière, Rinco trouve son appartement complètement vide. Son petit ami indien, avec qui elle vivait depuis 3 ans, est parti en emportant toutes leurs affaires et sans même laisser un mot d'explication. Par chance, la saumure que Rinco a héritée de sa grand-mère - son bien le plus précieux - était cachée dans le compteur électrique.

Sa jarre sous le bras, la jeune femme que le choc a rendu muette rentre dans le village de montagne où elle a grandi et qu'elle n'avait pas revu depuis dix ans. Elle y retrouve sa mère, personnage fantasque qui a adopté un cochon en guise d'animal domestique, papy hibou qui hulule toujours à minuit précise, et son vieil ami Kuma qui était autrefois le concierge de son lycée. Et parce qu'il faut bien qu'elle gagne sa vie, Rinco décide de réaliser son rêve: ouvrir un restaurant. Mais un restaurant très particulier, qui ne servira qu'une seule table par jour et dont le menu sera composé en fonction des convives...

Sympathique découverte que ce premier roman d'Ito Ogawa. Le thème de la cuisine thérapeutique, à la fois pour celui qui la prépare et celui qui la mange, ne pouvait que me séduire. Devant ses fourneaux, Rinco trouve un sens à sa vie et exauce les voeux de ses clients. Son retour à la maison va également lui permettre d'éclaircir le mystère de ses origines, de comprendre l'histoire sous-jacente de sa famille de femmes et de construire un pont entre elle et sa mère. Dommage que l'écriture de l'auteur, bien que marquée par la pudeur qui caractérise beaucoup d'écrivains japonais, manque de la subtilité et de la poésie qu'on retrouve chez sa célèbre homonyme Yoko. J'ai trouvé son style un peu pauvre et malheureusement pas à la hauteur d'une histoire qui, mieux racontée, aurait pu devenir vraiment magique.

jeudi 19 septembre 2013

La nostalgie frileuse




Ce matin vers 7h à Monpatelin, le soleil se levait dans un ciel couleur de barbapapa. Une douzaine de personnes attendaient sur le quai de la gare, mais j'étais la seule avec une valise. Les autres sont descendues à la grande ville voisine pour commencer leur journée de travail, tandis que d'un regard ensommeillé je regardais défiler toutes les gares minuscules jusqu'à Marseille. 

Ce matin vers 8h30 à Marseille Saint-Charles, il y avait des pins bien alignés à l'intérieur du hall, un cygne noir et blanc à petits pois, un jeune homme en survêtement qui jouait du piano, une affiche pour l'adaptation ciné de "L'extraordinaire voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet" qui m'a mis le coeur en joie. 

Et puis il y avait moi, assise au comptoir du Monop'Daily face à la vitrine, qui regardais passer les gens en trempant un croissant dans un mauvais chocolat chaud de distributeur. L'esprit encore un peu embrumé, pas mécontente au fond de me trouver là en transit avec l'essentiel de ma vie sur roulettes et le soleil qui brillait sur l'esplanade. 

Ce matin vers 11h, à Lyon Part-Dieu, une jeune fille aux cheveux châtains frisés est montée dans le TGV 9860 et s'est assise à la place 21 de la voiture 5, juste à côté de moi. Elle a ouvert un livre de développement personnel appelé "Trouvez un sens à votre vie avec la Bible". Avec application, elle s'est mise à en surligner des passages au Stabilo Boss orange en s'aidant d'une règle. 

J'ai mangé une salade de rigatoni aux coeurs d'artichaut et un petit pot de graines de grenade rouge translucide. J'ai lu deux nouveaux magazines, un très chouette et un complètement rasoir, puis j'ai sorti mon livre du nouveau sac en cuir gris aviateur déniché sur eBay et que je ne me lasse pas d'admirer. Je me suis plongée dans l'histoire de cette fille devenue muette suite à un choc amoureux, et qui décide d'ouvrir un restaurant très particulier dans son village natal. Chaque fois que je levais la tête, le ciel était un peu plus gris. 

Quand le train est arrivé à son terminus, le soleil avait tiré sa révérence. Il était 14h25, le thermomètre affichait 16°, et je grelottais presque dans mon T-shirt Totoro et ma jupe courte. Bienvenue à Bruxelles. Pour me consoler, je suis passée à l'Espace Café de la gare du Midi, où je bois toujours un thé délicieux avant de descendre à Monpatelin, et j'ai acheté 100 grammes de Sables Emouvants. J'en finis ma deuxième tasse en rédigeant ce billet. La menthe, les dattes et la fleur d'oranger ramènent au moins mes papilles dans ce Sud qui me manque tant lorsque je n'y suis pas.

mercredi 18 septembre 2013

"Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage"


"On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Lorsque son ex-femme Geraldine disparaît, Ethelred décide de mettre à profit ses talents de détective pour la retrouver. Petit problème: les connaissances en criminalité d'Ethelred, écrivain professionnel, proviennent de romans policiers tout droit sortis de son imagination qui, depuis un moment, s'est elle aussi volatilisée. Quoi de mieux, pour retrouver l'inspiration, qu'une enquête grandeur nature? De fausses pistes en révélations renversantes, la réalité dépasse de loin la fiction..." 

Ce petit bouquin à la couverture rétro et au titre à rallonge m'a immédiatement inspiré un mélange de curiosité et de méfiance. Il m'a suffi de parcourir ses trois premières pages pour savoir que j'allais beaucoup l'aimer. L'histoire est narrée tour à tour par Ethelred Tressider, personnage un peu fallot sauvé par son humour typiquement anglais, et Elsie Thirkettle, son agent littéraire aux tenues extravagantes et au franc-parler réjouissant. 

"Elle est aussi très honnête dans ses critiques.
- C'est de la merde.
- Tu pourrais être un peu plus précise? 
- C'est de la merde de chien. 
- Je vois, répondis-je en tripotant le manuscrit posé sur la table entre nous. 
C'était seulement le premier jet de quelques chapitres, mais j'avais espéré qu'ils seraient universellement salués comme un chef-d'oeuvre. 
- Laisse le polar littéraire à Barbara Vine, nom d'une pipe. Ce n'est pas ton truc. Ou, si tu préfères, elle sait y faire, pas toi. C'est suffisamment précis à ton goût, ou tu veux que je te le brode au point de croix sur un cache-théière?"

Accro au chocolat et épouvantablement sans-gêne, Elsie m'a fait hurler de rire d'un bout à l'autre de cette enquête dans laquelle elle s'incruste sans qu'Ethelred parvienne à la déloger. Il n'y a qu'une seule personne au monde qu'elle aime moins que les auteurs, et c'est justement Geraldine, qu'elle surnomme "la Salope". Si j'avais la place et si je ne craignais pas de vous spoiler, je vous citerais l'intégralité de ses répliques tant je les trouve savoureuses.

Quant à l'enquête à proprement parler... La grosse ficelle m'est apparue dès les premiers chapitres, sans doute parce qu'à cause de mon métier, j'ai l'habitude de faire très attention au choix des mots employés (ou pas) par un auteur. Il me semble que tous les amateurs de romans policiers devineront rapidement de quoi il retourne. Mais même privée de suspens, j'ai pris un énorme plaisir à dévorer cet "Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage" quasiment d'une traite: il est drôle, bien traduit, et égratigne la profession littéraire d'une façon que j'ai trouvée tout à fait jubilatoire.

Les aventures d'Ethelred se poursuivent dès demain dans "Homicides multiples dans une auberge miteuse des bords de Loire". Pourvu qu'Elsie soit toujours de la partie!

mardi 17 septembre 2013

Où je brûle ma carte d'électeur


Illustration empruntée ici

La réforme des retraites et les dernières âneries d'Aurélie Filipetti ont été la goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres. 

Au terme d'une longue et douloureuse réflexion, hier matin, je me suis rendue à la mairie de Monpatelin pour me faire radier des listes électorales. 

Quand François Hollande a été élu, je ne plaçais pas d'énormes espoirs en lui; je me disais juste que son gouvernement ne pourrait pas faire pire que celui qui l'avait précédé. 

Visiblement, il se donne beaucoup de mal pour me prouver le contraire. 

J'ai toujours entendu dire que le vote était le premier geste citoyen, le meilleur moyen de se prononcer en faveur des valeurs qu'on défend. 

Mais les valeurs que défendent tous les politiciens d'aujourd'hui - y compris ceux qui sont soi-disant de gauche -, les intérêts qu'ils servent, ce ne sont pas les miens ni ceux du peuple en général: ce sont ceux des actionnaires et des banquiers.

Et moi, j'en ai assez de participer à cette mascarade comme si le bulletin que je glisse dans l'urne comptait ne fût-ce qu'un peu. Assez de voter non pas pour un programme qui m'enthousiasme, mais contre un autre qui me fout la trouille, pour me retrouver au final avec un gouvernement qui prend des décisions aussi absurdes qu'injustes, voire carrément ignominieuses. 

Puisque même les chefs d'état de très bonne volonté n'ont plus aucun pouvoir face aux grandes entreprises, puisque c'est la finance plutôt que la politique qui gouverne le monde, désormais, je voterai avec le seul moyen qui reste à ma disposition: mon argent. 

En résistant aux sirènes de la pub qui veulent me faire acheter n'importe quoi, en boycottant les produits Monsanto, en privilégiant des aliments bios et locaux, en me fournissant chez des artisans ou dans de petites boutiques plutôt qu'en grande surface, je servirai ma vision du monde bien plus sûrement qu'en soutenant le pantin rouge ou le pantin bleu que les électeurs auront désigné comme interlocuteur des véritables dirigeants du monde.

Pratiquer la solidarité au quotidien, lutter activement contre les préjugés sexistes ou raciaux, oeuvrer à la protection de l'environnement: tels seront désormais les seuls actes politiques que je poserai. Et même à mon échelle minuscule, je veux croire qu'ils seront plus efficaces qu'un rectangle de papier marqué Truc ou Machin. 

J'ai fini de remettre à d'autres le soin de défendre mes idéaux. A partir de maintenant, je ne compterai pour cela plus que sur moi-même. 


Vous pouvez lire ici un article très intéressant qui liste 100 raisons de ne pas voter (même si je crois comprendre que son auteur parle d'abstentionnisme plutôt que de radiation des listes électorales).

Et je veux bien discuter dans les commentaires, y compris avec les personnes qui ne sont pas d'accord avec moi, pourvu que le débat reste courtois. 

lundi 16 septembre 2013

Fred Bernard en dédicace chez Contrebandes




Cette semaine, le Dieu des amateurs de bédé était de mon côté: Fred Bernard, auteur des aventures de Jeanne Picquigny et des récentes "Chroniques de la Vigne", dédicaçait samedi après-midi dans ma librairie monpatelinoise préférée. Théoriquement, il était là pour les livres jeunesse qu'il co-signe avec François Roca, mais il a gentiment accepté mon exemplaire de "La patience du tigre" pour l'orner d'une très belle aquarelle représentant son héroïne. 




C'est toujours un plaisir de rencontrer un auteur dont on aime le travail, dans des circonstances où on a vraiment la possibilité de discuter avec lui. Contrebandes offre un cadre idéal pour ça avec son espace "salon" meublé de fauteuils en velours, et Fred Bernard est du genre à bavarder volontiers en dessinant. Son éditeur venait de le forcer à ouvrir sur Facebook une page d'auteur qu'il ne savait absolument pas comment gérer; en vieille routarde, je me suis donc fendue de quelques conseils avisés avant de le laisser à ses fans suivants. Et je suis repartie ravie de cette sympathique rencontre.




dimanche 15 septembre 2013

Les rivages de Jacques Henri Lartigue




Je me plains toujours de l'absence de vie culturelle digne de ce nom à Monpatelin. Pour une fois qu'il y avait une expo d'un photographe que j'aime, je ne pouvais pas rater ça (même si j'ai failli, pour la seule raison que je ne connaissais pas son existence avant qu'un ami qui en revenait justement la signale à mon attention). 

"Rivages" rassemble près d'une centaine de photos en noir et blanc dont les plus anciennes datent de la fin du XIXème siècle et les plus récentes du début des années 1950. Toutes ont en commun d'avoir été prises au bord de l'eau: à Hyères, à Cannes ou à Nice, à Biarritz, à Trouville ou à Etretat. Il est d'ailleurs amusant de constater combien l'ambiance diffère selon qu'on se trouve sur les plages de Méditerranée ou de l'océan Atlantique. Jacques Henri Lartigue photographie la mer étale ou les flots déchaînés, tire le portrait à ses amis ou aux femmes de sa vie. Certains de ses clichés, comme cette baigneuse assise de dos près d'une cabane de plage en toile rayée, auraient pu être pris aujourd'hui; d'autres sont fermement ancrés dans leur époque. Au fil du temps, on voit les maillots de bain éclaircir et diminuer, jusqu'à finir par dévoiler un sein coquin. Les voitures font leur apparition en nombre sur les accotements. Et on est frappé par la qualité technique que l'artiste parvenait à obtenir avec un matériel qui ferait pleurer de rire n'importe quel propriétaire d'iPhone.

Pour la petite histoire, comme je m'approchais de l'accueil pour demander si j'avais le droit de prendre des photos (réponse: non, car l'oeuvre de Lartigue est entrée dans le patrimoine national), j'ai entendu un homme d'un certain âge s'exclamer sur un ton furieux qu'il ne supportait pas l'artiste, parce que c'était honteux de s'être cantonné à photographier la classe bourgeoise en villégiature au bord de l'eau pendant que des soldats mouraient au front et qu'il aurait pu descendre dans les tranchées pour témoigner de leur sort. Aurait pu? Peut-être. Aurait dû: pourquoi? Heureusement que les artistes étaient et sont encore libres de choisir le sujet qui les inspire... En tout cas, si vous êtes dans les parages et que vous supportez qu'un photographe ne soit pas forcément taillé dans le bois dont on fait les grands reporters de guerre, allez donc goûter le charme suranné de ces "Rivages". 

Jusqu'au 29 septembre à la
Maison de la photographie
Rue Nicolas Laugier
(face à la place du Globe)
83000 Toulon
Entrée libre
Fermé le dimanche et le lundi