samedi 3 août 2013

Un swap bio, ça vous dit?




J'ai longtemps hésité sur l'intitulé de ce swap, qui a failli être nommé "swap développement durable" (trop rébarbatif!) ou "swap monde meilleur" (trop pompeux!). Au final, même si le terme "bio" n'englobe pas tout ce que j'avais en tête, il me semple plus accrocheur. L'idée, donc, c'est d'échanger des produits axés "développement durable", qu'ils soient bio, fabriqués par un artisan local ou issus du commerce équitable - des produits qui dénotent une volonté de consommer différemment pour préserver à la fois notre santé et notre environnement. Si ce thème vous intéresse, lisez les instructions...

- Peuvent participer les personnes que je connais un minimum, soit IRL, soit parce qu'elles ont déjà fait un des swaps précédents, soit parce qu'elles commentent ici ou sur la page Facebook du blog. Les filles que je ne connais pas mais qui ont un blog alimenté régulièrement sont aussi les bienvenues. Le but est d'éviter que la personne se volatilise d'internet après avoir reçu le colis de sa swapeuse, mais avant d'avoir envoyé celui de sa swapée, comme c'est hélas arrivé l'été dernier. 

- Les inscriptions se font par mail jusqu'au samedi 10 août minuit. Répondez au mini-questionnaire ci-dessous et faites-moi un copié-collé dans le texte de votre message: 
1/ Présentez-vous rapidement (sauf si on se connaît IRL).
2/ Où habitez-vous (pays + ville; je n'ai pas besoin de votre adresse exacte)? Etes-vous prête à envoyer un colis à l'étranger? 
3/ Le développement durable, c'est quelque chose qui commence juste à vous intéresser, ou vous êtes déjà une écolo hardcore depuis des années? Si oui, de quelle façon cela se traduit-il dans votre mode de vie? 
4/ Citez une dizaine de choses que vous aimez (ex: le thé, le Japon, les histoires de zombies, le vernis à ongles, la bouffe libanaise...), ceci pour me permettre de vous attribuer une binôme avec qui vous aurez quelques goûts communs.
5/ Si vous avez déjà participé à d'autres swaps sur mon blog, merci de me rappeler qui vous avez swapé et par qui vous avez été swapée. Si vous ne souhaitez pas être associée à une personne en particulier, merci de me le préciser aussi. 

- Une fois les inscriptions clôturées, je formerai des binômes et mettrai chacune en contact par mail avec sa correspondante. Vous pourrez ainsi dialoguer et vous poser des questions pour mieux cerner vos goûts mutuels. Le système de boucle, que j'employais pour les swaps de l'an dernier, était beaucoup plus lourd à gérer pour moi et exempt de réciprocité. Celui des binômes a permis quelques jolies rencontres pendant les swaps gourmand, créatif et bonne humeur; c'est pourquoi j'ai décidé de le conserver cette fois encore. 

- Le paquet que vous préparerez devra contenir au moins 4 objets et une carte pour votre correspondante. Quelques suggestions non obligatoires: 
*gourmandises bio, locales et de saison ou issues du commerce équitable (attention à éviter les biscuits ou les pots en verre mal emballés qui risquent de se casser durant le transport, ainsi que les denrées trop périssables au cas où votre correspondante tarderait à récupérer son paquet)
*livres de recettes bio, végétariennes ou véganes; romans ou essais ayant pour thème une forme de développement durable
*cosmétiques bio (l'offre de produits de beauté a explosé depuis peu et on trouve des choses vraiment fabuleuses)
Mais toutes vos trouvailles seront les bienvenues pourvu qu'elles collent avec le thème du swap!

- Sauf arrangement individuel avec votre correspondante, ce paquet devra être expédié au plus tard le vendredi 20 septembre.

- Il n'y aura pas de compte-rendus ici à part les deux qui me concerneront directement (le paquet que j'aurai envoyé et celui que j'aurai reçu); pour les autres, des liens seront postés sur la page Facebook du blog.

J'attends vos inscriptions. Vous avez le temps de vous manifester, mais comme il faut un nombre pair de participantes, si vous êtes la dernière, je risque de devoir vous dire non pour cette fois. Donc, pensez à me mailer dès que vous êtes décidée!

vendredi 2 août 2013

Swap bonne humeur: les colis que j'ai envoyé et reçu


J'ai rencontré Hélène il y a quelques années, par l'intermédiaire d'une amie commune. Elle vivait alors à Bruxelles où elle finissait ses études. Nous avons eu l'occasion de nous voir deux fois, et nous avons bien sympathisé. Puis Hélène s'est mariée et elle est partie vivre à Montréal. Alors, quand elle a exprimé son intention de participer au swap bonne humeur depuis son lointain Canada, j'ai sauté sur cette occasion de prolonger le dialogue tout en épargnant à une autre participante les frais de port vers l'Amérique du Nord!

Bien entendu, j'ai oublié de prendre une photo du colis que j'ai envoyé à Hélène le mois dernier. Pour le livre, j'avais d'abord pensé à un des Jeeves de PG Wodehouse, mais ils n'étaient plus disponibles qu'en omnibus en VF, et je me disais que ça allait fort alourdir mon colis... donc, avec cette magnifique logique dont j'ai le secret, à la place, j'ai choisi l'intégrale de "Quatre soeurs" de Malika Ferdjoukh qui pesait à peu près le double. Non, inutile de faire de commentaire. 

Pour aller avec, et en tenant compte des goûts qu'Hélène avait exprimés par mail, j'ai glissé dans mon paquet: 
- un thé noir aux fruits rouges Moomin rapporté de Finlande, et un thé noir à la fleur d'oranger L'Autre Thé
- un collier rouge féminin mais discret de la marque Saoya, avec un fermoir-pendentif qui se met sur le devant
- un petit tableau représentant la cime d'un arbre aux branches dénudées, avec une grappe de ballons rouge échappée, que j'avais déniché à Brighton
- une pochette en tissu La Marelle, peinte de pois rouges sur fond blanc et de cerises sur fond turquoise

Hélène a paru enchantée de ce colis (mais peut-être est-elle juste très polie!). Je n'ai récupéré le sien que mercredi soir en arrivant à Monpatelin, mais une fois de plus ça valait le coup d'attendre!


J'avais failli acheter "Nââândé!?" quand il est sorti; il fera une excellente lecture de train. La jolie couverture de "Major's Pettigrew's last stand" m'a poussée à le commencer tout de suite; pour l'instant, j'en suis à la page 100 et j'adore! Je n'ai pas encore goûté le thé vert de Chine, qui provient de la boutique de thé préférée d'Hélène à Montréal, parce qu'il fait vraiment trop chaud en ce moment. En revanche, le gommage bio Végétalis à l'argile, qui embaume le romarin et la menthe poivrée, a déjà été testé et approuvé; c'est une merveille. Le porte-monnaie m'incite à la surconsommation de chaussures, c'est mal! La petite boîte à thé, dans des couleurs que j'aime beaucoup, sera utile pour emporter du thé en vrac lors de mes nombreux déplacements. La carte artisanale La bourgeoise est composée "d'un amalgame de surimpressions qui font de chaque pièce une oeuvre unique". 

Bref, je suis aussi ravie de ce swap bonne humeur que je l'étais du swap créatif fin juin. Du coup, je vous propose dès demain matin de remettre ça avec un nouveau thème...

jeudi 1 août 2013

"C'est moi qui éteins les lumières"


Paisible femme au foyer, Clarisse habite la ville iranienne d'Abadan, probablement vers le début des années 70. Son mari Artush est ingénieur à la compagnie des pétroles; passionné de politique et d'échecs, il est avare de paroles comme de gestes affectueux, et même s'il pourrait du fait de son grade prétendre à un logement dans un quartier plus prestigieux, il part du principe que sa famille a déjà plus que le nécessaire pour vivre confortablement. 

Les journées de Clarisse sont bien remplies: quand elle ne s'occupe pas de son fils aîné Armen, 15 ans, et de ses malicieuses jumelles Armineh et Arsineh, elle doit supporter l'envahissante présence de sa propre mère, qui critique toujours tout, et de sa soeur Alice, une vieille fille qui désespère de se marier. Mais cette routine semble convenir à Clarisse, qui met constamment en oeuvre le principe inculqué par son père défunt: être d'accord avec tout le monde, ne jamais faire de vagues. Jusqu'au jour où de nouveaux voisins s'installent dans la maison d'en face...

Ce roman de Zoyâ Pirzâd, c'est un peu "Desperate Housewife en Iran". Avec drôlerie et pudeur, il relate les émois réprimés d'une femme bien sous tous rapports, bonne épouse et bonne mère plutôt gâtée par la vie qui voit soudain son confortable train-train bouleversé à tous les niveaux. Il nous offre aussi un aperçu du fonctionnement de la communauté arménienne - une communauté en apparence patriarcale, mais où les femmes régissent tout. Je l'ai dévoré avec un grand plaisir.

Les éditions Zulma, dont j'apprécie les sublimes couvertures graphiques et l'excellente sélection de littérature étrangère, publient avec "C'est moi qui éteins les lumières" le 4ème ouvrage de leur nouvelle collection de poche. Je me permets quand même de déplorer les fautes de grammaire atroces que contient la traduction du persan, et qui n'ont pas été rectifiées à cette occasion: "J'ouvrai" (à la place de "J'ouvris", et même pas de "J'ouvrais"!), "pendant que Nina me poussa presque sur un siège" ou encore "tandis que la princesse attendit leur retour" - et il y en a beaucoup d'autres. Je trouve vraiment dommage que de plus en plus d'éditeurs estiment pouvoir se passer d'une correction réalisée par un professionnel. Croient-ils vraiment que ça ne se verra pas? (Spoiler: ils se trompent!)

Mes 7 objectifs d'août




1. Rester calme avec ma mère
2. Manger correctement pendant le séjour à Toulouse
3. Trier la garde-robe de Monpatelin
4. Tester un cours de yoga vinyasa
5. Crocheter un col(lier)
6. Organiser un swap "bio"
7. Remplacer la toile cirée rouge à pois blancs

mercredi 31 juillet 2013

Mes 7 objectifs de juillet: bilan




1. Eliminer (au moins) un objet chaque jour 
2. ...et tenir une liste entrants/sortants 
En tout, ce sont 269 objets que j'ai éliminés (en les donnant ou en les jetant) au cours de ce mois. Ca a l'air énorme; pourtant mes placards me semblent toujours presque aussi pleins. Je compte donc poursuivre sur cette lancée en août.
Taux de réussite: 860%!

3. Faire ma compta pro du 1er semestre
Je sais que c'est mal, mais en principe, j'attaque ma compta pro de l'année N-1 en janvier ou en février N. Du coup, j'y passe souvent plusieurs dimanche d'affilée à une période déjà pas particulièrement enthousiasmante. Cette fois, j'ai décidé de prendre un peu d'avance - histoire, aussi, d'anticiper le montant de mes futurs impôts sur le revenu et de déterminer s'il est opportun ou pas de faire plus de dépenses pro. Mais comme le site internet d'Orange refuse de me laisser accéder à mes factures à partir du mois de mars, j'ai été bloquée dans la "recopie au propre" des 4 derniers mois. J'espère résoudre le problème dans les jours à venir et boucler ce premier semestre de compta d'ici fin août.
Taux de réussite: 66%

4. Sortir tous les jours où il fait soleil
Entre Monpatelin et Bruxelles, j'ai eu droit à 29 jours de beau temps en juillet, sur lesquels je suis sortie 24 fois. Parfois je me suis contentée d'apporter des vêtements à donner au container, ou de faire une course à l'épicerie bio. Mais ça m'a forcée à m'habiller, à prendre l'air et à me dégourdir un peu les jambes, ce qui était le but. Je pense que depuis presque 20 ans que je bosse à domicile, ça doit être un taux de sortie record pour moi!
Taux de réussite: 80%

5. Porter seulement des robes ou des jupes
Même si je les trouve plus pratiques, non seulement les pantalons ne m'avantagent pas, mais ils me donnent la sensation d'être serrée de partout. Je suis plus jolie et je me sens mieux en robe ou en jupe. Evidemment, ça m'oblige à être plus rigoureuse dans ma chasse aux poils de mollet. Mais comme, en retour, des gambettes nettes augmentent ma sexytude, j'y gagne un peu sur tous les plans. Au point que j'envisage sérieusement de poursuivre cette politique quand le mauvais temps reviendra: ça me fera d'autant plus d'occasions de porter les collants multicolores ou à motifs que j'affectionne.
Taux de réussite: 100%

6. Revenir au roux
Je suis bien allée chez le coiffeur, mais... j'avais des restes de colo ton sur ton sur les longueurs - ce que je n'ai pas pensé à lui dire. Résultat: le roux a pris très bien sur mes pointes décolorées, assez bien sur les 5 cm de racines qui étaient complètement naturels, et quasiment pas entre les deux. J'ai donc des cheveux "tranche napolitaine", avec trois teintes différentes dans le désordre, et une quatrième qui commence à s'ajouter au niveau de la repousse. Hum. Rendez-vous pris à mon retour de Toulouse pour rectifier ça.
Taux de réussite: 50%

7. Prévoir mon prochain passage à Paris
Les dates sont choisies (le week-end du 16-17 novembre), le logement réservé sur airbnb (un studio à deux pas du Bon Marché). Reste à prendre les billets de Thalys, qui ne sont pas encore disponibles pour le moment, et à finaliser la rencontre de lectrices en cours d'organisation.
Taux de réussite: 80%

Juillet 2013



mardi 30 juillet 2013

Tiny Thief



A la base, je ne suis pas une grande fan de jeux vidéo. Les jeux de combat et d'action ne m'intéressent pas du tout; je me lasse des jeux de plateforme ou d'aventure dès que je bloque sur un mouvement/une action, et pour couronner le tout, je ne peux pas fixer un écran de télé plus de quelques minutes sans me mettre à larmoyer et à développer une horrible migraine oculaire. Exit donc les consoles. Par contre, je m'amuse beaucoup avec les jeux dits "à combinaisons" sur Facebook (Candy Crush, Farm Heroes...) et je raffole des jeux de type "puzzle", genre le bon vieux Tétris, qui présentent en outre l'avantage - pour moi - d'avoir un graphisme relativement simple et en 2D. 


Récemment, Chouchou a téléchargé sur son iPad un jeu pour lequel j'ai eu le coup de foudre. Depuis quelques jours, nous passons de chouettes fins de soirée avec Tiny Thief de 5 Ants (les créateurs d'Angry Bird, auquel on trouve d'ailleurs un clin d'oeil dans ce nouveau jeu). Le principe? Un petit voleur doit remplir des missions dans différents univers: palais royal avec princesse à délivrer, antre de magicien maléfique, bateau rempli de pirates crétins, île peuplée de cannibales et de singes farceurs... 

Pour chaque tableau, on lui propose trois buts à remplir: récupérer un objet principal, délivrer la fouine qui lui sert d'animal familier, collecter trois ou quatre petits trésors. Il suffit d'avoir trouvé l'objet principal pour pouvoir passer au tableau suivant - mais bien entendu, c'est plus drôle de tenter de faire carton plein. La réalisation de chaque objectif suppose un enchaînement logique d'actions qui ressemble un peu à la résolution d'une énigme, et qui doit être accompli en évitant de se faire pincer par les PNJ personnages ennemis. Ca demande parfois un tout petit peu de coordination, mais surtout de la jugeotte. Donc, forcément, j'adore!


Les graphismes en 2D un peu naïfs me plaisent énormément, et si on y regarde de près, le jeu n'est pas dénué d'un certain humour. Les énigmes sont juste assez compliquées pour qu'on se creuse la tête dessus un moment, mais qu'on finisse par trouver quand même. Et dans le cas contraire, une fonction "indice" permet de consulter la soluce en images d'un tableau toutes les 4 heures. Chouchou et moi sommes presque arrivés au bout des niveaux existants, et nous espérons très fort que, comme dans le cas d'Angry Birds, 5 Ants nous en proposera bientôt d'autres!


Tiny Thief est disponible pour iPhone, iPad et Android. Il coûte $2.99.

"Le magicien de Brooklyn"


Enfants d'immigrés russes, Vaclav et Lena se rencontrent à Brooklyn alors qu'ils n'ont que cinq ans et deviennent très vite inséparable. La fillette, dont les parents ont disparu, vit avec une tante prostituée qui la néglige gravement. Chez Vaclav, elle trouve un refuge, de quoi manger à sa faim et un peu de la chaleur maternelle qui lui manque tant. Le petit garçon rêve de devenir le plus grand magicien du monde, et il lui semble évident que Lena sera sa ravissante assistante. Ensemble, ils passent leur temps à échafauder des plans, dresser des listes et répéter leur futur numéro. Puis, l'année de leurs dix ans, Lena est emmenée par les services sociaux. Pendant sept longues années, Vaclav, qui ignore ce qu'elle est devenue, continue à lui souhaiter bonne nuit chaque soir pour la protéger où qu'elle se trouve. Jusqu'à ce que son téléphone sonne, le jour des 17 ans de Lena...

"Le magicien de Brooklyn" conte une histoire d'amour qui, pour le bien ou pour le mal, semble marquée du sceau de la destinée - une histoire d'amour qui s'impose à ses protagonistes comme une irréfutable évidence, mais dans les roues de laquelle une réalité parfois sordide va venir mettre des bâtons. J'ai particulièrement aimé le style de l'auteur. Son choix d'une narration au présent colle très bien avec le ressenti et les horizons des deux jeunes héros. Couplée à sa naïveté, la foi inébranlable de Vaclav en fait un personnage très touchant, tandis que face à lui, Lena aux yeux noirs insondables demeure un mystère pour tous, y compris pour elle-même. Et la fin a un charme fou. Pour les âmes romantiques qu'un peu de noirceur ne rebute pas.

J'ai lu ce roman en anglais et ne peux donc garantir la qualité de sa traduction.

lundi 29 juillet 2013

DIY: Mandala-fleur




Quand je suis tombée sur ce patron de mandala dans le n°7 du magazine anglais Simply Crochet (dont j'achète la version numérique), j'ai aussitôt su que je tenais une idée cadeau idéale pour quelqu'un de mon entourage à qui j'avais envie d'offrir un petit témoignage d'affection.

J'ai utilisé un fil différent de celui indiqué: mes fameux restes de Rowan Handknit Cotton. Sauf que comme j'ai dû racheter une pelote d'écru, au final, je crains que le volume total de mon panier à laine n'ait pas baissé du tout! J'ai également un peu changé les couleurs du modèle, car je n'aimais pas l'association jaune-vert-rose.

Le résultat final, crocheté avec un n°5, mesure 23 cm de diamètre et m'a pris 3 ou 4 heures de travail erreurs comprises. Il pourrait servir de napperon, mais j'envisage plutôt de le présenter de façon à ce qu'il puisse être accroché à un mur. Je cherche une idée plus sympa que simplement l'épingler dans un cadre - si vous avez des suggestions, n'hésitez pas!

Ce patron est une création de la blogueuse Wink

dimanche 28 juillet 2013

Umamido, le bar à nouilles de la place Flagey




Chouchou avait repéré depuis un petit moment ce concurrent potentiel du Yamato situé en bas de la chaussée de Vleurgat. J'ai fait un tour sur Yelp et CityPlug: les critiques semblaient excellentes. J'ai appelé pour savoir s'ils étaient ouverts samedi soir: "Oui, mais à partir de demain on ferme pour 3 semaines". C'était donc une occasion parfaite, d'autant que j'avais repéré une nouvelle géocache à proximité.




Nous sommes arrivés à 19h. Les quatre petites tables sur le trottoir (pompeusement qualifié de "terrasse") étaient déjà prises; nous nous sommes donc assis à l'intérieur près de la vitrine. La déco de l'Umamido n'a rien de japonais, c'est du plus pur style "cantine occidentale". La carte propose, en plat principal, une demi-douzaine de déclinaisons de ramen au porc, plus une version végétarienne. A 13€ le bol, je trouve ça un poil cher pour des nouilles. Les entrées autour de 4 ou 5€ permettent de compléter et de varier un peu le repas: kimchi, gyozas, brioche au porc, légumes au vinaigre...




Nous avons été servis rapidement. Chouchou avait pris la version tonkatsu (avec supplément de gars de porc!) et moi la version shoyu (à la sauce soja). Niveau quantité, rien à redire: c'était tout à fait copieux. En plus des ramen et du porc, des épinards frais, des oignons nouveaux émincés, des pousses de soja et une moitié d'oeuf plus dur que mollet (hérésie!) nageaient dans le bouillon. Personnellement, j'ai été déçue par le peu d'assaisonnement de ce dernier, qui rendait l'ensemble assez fade. J'aime que mes ramen soient bien salés et/ou bien aillés, comme je les mange au Japon (ou au Yamato). Là... pour moi, ça n'avait pas de goût. Cela dit, je conçois très bien que d'autres gens trouvent ça délicieux.




Umamido
Chaussée de Vleurgat 1
1050 Bruxelles
Tel: 02 640 40 57
Pas de possibilité de réservation

samedi 27 juillet 2013

Il a bouché la source et il en est fier




Mon beau-frère, qui fait partie de la famille depuis plus de 20 ans, était très proche de mon père. Et il faut croire que le sens de l'humour de ce dernier a fini par lui déteindre dessus. J'en veux pour preuve cet échange de mails datés d'aujourd'hui.

From: Armalite
To: Maman, David et Soeur Cadette

Coucou les gens, 

J'ai vu qu'il y avait eu de très gros orages hier soir dans le sud-ouest de la France, 
avec inondations, coupures d'électricité etc.
Tout va bien chez vous? 

Bisous,

Armalite

From: David
To: Armalite

Coucou,

Ici, pas une goutte d'eau. 

Bisous, 

Ugolin

vendredi 26 juillet 2013

La fille la plus chanceuse du monde (ou presque)




Hier en fin d'après-midi, je remontais de chez Schleiper avec, dans mon sac, la pelote de laine écrue dont j'avais besoin pour mon prochain ouvrage et, à la main, un petit pot contenant une boule de la sublime glace à la pêche de chez Capoue. La chaleur était légèrement retombée après l'averse de la veille; un souffle d'air caressait mes mollets et gonflait ma jupe de coton blanc brodé. 

Et je me suis dit
que j'avais bien de la chance
de vivre dans un pays en paix où les bombes ne pleuvent pas sur ma tête et où on ne se fusille pas à tous les coins de rue
un pays où je peux me promener seule avec les jambes et les bras nus sans qu'on me jette des pierres
un pays où personne n'a le pouvoir de me dicter ma conduite (et où je peux envoyer promener ceux qui essaient)

Bien de la chance d'être née à une époque où j'ai pu choisir d'être autre chose qu'une épouse et une mère

Bien de la chance, en ces temps difficiles, 
d'avoir un métier que j'aime, 
qui me permet de gagner ma vie correctement, 
de rencontrer plein de gens intéressants 
et de garder assez de temps libre pour faire autre chose

Bien de la chance d'être en relativement bonne santé et de pouvoir me faire soigner si cela venait à changer

Bien de la chance d'avoir une famille certes amputée mais sur laquelle je peux compter

Bien de la chance d'avoir trouvé ma moitié d'orange même si j'ai toujours peur qu'elle m'explose à la figure

Bien de la chance d'avoir non pas un mais deux toits sur la tête, et sous ces toits, tant de jolies choses et de beaux souvenirs

Bien de la chance de pouvoir assouvir mes envies d'ailleurs deux ou trois fois par an

Bien de la chance d'être là, en train de flâner dans cette avenue un peu moche avec mes mains poisseuses de glace à la pêche et, pour le moment, pas de souci plus grave que chercher quoi faire de ces deux choux-fleurs dans mon frigo, ou ce que je pourrais regarder comme nouvelle série en mangeant ce soir.

Et j'espère ne jamais devenir blasée au point de ne plus m'en rendre compte. 

Illustration Tim Jarosz

jeudi 25 juillet 2013

"Le sablier"


"Un jour, quelle que soit la blessure, elle fera partie du passé."

Suite au divorce de ses parents, An Uekusa quitte Tokyo pour aller vivre à la campagne chez ses grands-parents. Elle commence tout juste à se faire des amis et à s'habituer à sa nouvelle existence quand sa mère se suicide. Brisée par le chagrin, An ne trouve de réconfort qu'auprès de son jeune voisin Daigo, qui lui fait la promesse d'être toujours là pour elle...

"Le sablier", manga en 10 volumes, nous fait suivre son héroïne depuis l'âge de 12 ans jusqu'à l'approche de la trentaine. A travers le parcours d'An, l'auteur aborde des sujets graves tels que le deuil, la dépendance amoureuse et la difficulté à vivre. Elle évoque tous les émois du premier amour, y compris le vide béant laissé par la rupture, avec une justesse sidérante - la fin du tome 5 m'a poignardée en plein coeur, et je me considère comme quelqu'un de très peu sentimental.

An, infiniment fragile sous son dynamisme apparent, doit grandir et apprendre à tenir debout seule. Et alors que je ne partage pas son histoire, je me suis reconnue dans nombre de ses émotions qui, elles, sont universelles. Hinako Ashihara dessine avec autant de délicatesse qu'elle parle du passage du temps à travers le symbole du sablier, titre et fil rouge de la série. (Attention: spoiler!) Je regrette seulement la fin précipitée qui, en quelques pages, semble contredire toute l'évolution des personnages pour proposer le happy end qu'attendaient sans doute les lectrices japonaises. Un bémol qui ne parvient pas à ternir le plaisir énorme que j'ai pris à dévorer ce manga, ni l'enthousiasme avec lequel j'en recommande la lecture aux amateurs de shojo intelligent.

"Même quand on s'aime depuis des années, il y a toujours chez l'autre une partie inaccessible. Finalement, on ne peut sauver que soi-même."

mercredi 24 juillet 2013

Les brunchs du dimanche (26): Le Clan des Belges



Depuis la fin des travaux qui l'avaient rendu quasi infréquentable pendant un an, le parvis Saint-Boniface est redevenu un de mes endroits préférés à Bruxelles, tout particulièrement aux beaux jours quand on peut profiter de la terrasse de ses restaurants. Dimanche, c'est donc au Clan des Belges (situé à l'ancien emplacement du Belgo-Belge) que nous avons choisi de bruncher avec l'amie qui nous rendait visite. 


Arrivés à midi pile, juste avant le rush, nous avons tous les trois opté pour une formule salée à 20€ comprenant orange pressée ou smoothie, boisson chaude (possibilité de thé à la menthe fraîche ou de vrai chocolat chaud avec des pastilles à faire fondre dans du lait mousseux), 3 mini viennoiseries, 1 tartine de pain brun avec au choix Nutella, beurre, miel ou confiture, le tout suivi d'un plat chaud au nom de gangster et d'un dessert. 


Hélie a pris l'Al Capone, classique cheeseburger accompagné de frites et de coleslaw. Chouchou a testé le Lucky Luciano (qui m'aurait fait envie si j'aimais le saumon fumé). Je lui ai piqué un demi onion ring pour goûter: ils étaient parfaits. 


Pour ma part, j'ai préféré le Clyde Barrow. Je craignais que ma salade soit inondée d'une sauce bleue épaisse et bourrée d'additifs; en réalité, il n'y en avait pas trop et sa consistance était idéale. 


En dessert, le tartare de fruits de Chouchou était présenté dans un petit bocal. La moelleux au Kinder pour lequel j'avais craqué s'est révélé plutôt quelconque. 


Mais globalement, nous avons beaucoup apprécié ce brunch servi rapidement, dans un cadre agréable, et qui nous a permis de nous lever de table calés juste comme il fallait. La salle aperçue rapidement a l'air très cosy pour la mauvaise saison; le Clan des Belges a donc de fortes chances de nous revoir!


Le Clan des Belges
Rue de la Paix 20
1050 Bruxelles
Tel: 02 511 11 21

mardi 23 juillet 2013

DIY: Coussin arlequin



Je cherchais ce que je pourrais bien faire de tous les restes de Rowan Handknit Cotton qui traînaient dans mon panier à laine depuis la fin de ma couverture à vagues. Et puis un jour, au hasard de mes pérégrinations internettesques, je suis tombée sur cette photo. Coup de foudre immédiat. En trois ou quatre jours, j'avais bricolé à l'aide de mon fidèle crochet n°5 assez de triangles et de losanges en maille serrée pour faire l'avant d'une housse de coussin. L'assemblage m'a donné un peu de fil à retordre, mais rien de dramatique. 


Par contre, l'arrière, que j'avais décidé de faire tout en noir, m'a tellement gonflée que je suis restée un mois entier sans y toucher. D'autant que j'avais réalisé que ma housse ne correspondait pas du tout aux dimensions des garnitures existant dans le commerce et que je me demandais avec quoi j'allais la remplir! Au final, je me suis remotivée début juillet pour reprendre mon ouvrage, et j'ai dégoté sur le site des 3 Suisses un coussin en 45x60 dont je me suis dit qu'il suffirait de le tasser un peu pour le rentrer dans mon 30x60. Et effectivement, le résultat final est très agréablement rebondi.



lundi 22 juillet 2013

Snapshots of the week-end



La grande roue de la Foire du Midi, prise au vol vendredi soir en allant chercher Hélie à la gare. Le beau temps a persisté tout le week-end, avec une pointe à 32° dimanche après-midi. Pour un peu, je me serais crue à Monpatelin!


Dîner en terrasse au Ricotta & Parmesan du parvis Saint-Boniface. Grand choix de plats italiens, dont des assiettes de pâtes à composer soi-même avec option complètes ou sans gluten. En dessert, l'assiette de fromages ne se moque pas du client. Dommage qu'un hurluberlu bourré ait cru bon d'escalader la statue au centre de la place et de faire des acrobaties à plusieurs mètres de hauteur: nous avons passé une bonne partie du repas à craindre l'accident. 


Samedi, j'ai étrenné la robe Kling dégotée en soldes à 20€ avec une grosse ceinture vernie de chez Veritas. Flatteuse et confortable, elle sera sûrement un de mes basiques de l'été 2013.


Après avoir fait quelques courses dans le centre et montré à notre invitée la Grand-Place et les Galeries Royales, nous avons goûté dans la très agréable cour intérieure du Pain Quotidien du Sablon. 


Mini-séance de geocaching dans le coin, avec une taille 2 trouvée au Petit Sablon et un échec dans le Parc d'Egmont, où de nombreuses citations et extraits de poèmes sont gravés sur le sol ou les murets. 


Le soir, barbecue chez La Princesse. Rillettes maison en entrée et mini-chorizos  grillés: bon, ben on va oublier les bonnes résolutions alimentaires pendant une heure ou deux, hein? Surtout que le vin d'Afrique du Sud était bien bon. Et qu'entre la salade de tomates-cerise et le baba ganoush klaffi d'ail, on a eu au moins trois de nos cinq légumes quotidiens. (Comment ça, non?)


Une fois repus, on s'est écroulés devant la télé pour regarder les vidéos YouTube les plus nazes qu'on a pu trouver, et fini par mater à la suggestion d'Hélie les 3 premiers épisodes des Chevaliers du Zodiaque Abrégés. Fou-rire garanti si, comme moi, vous avez passé quelques années de votre jeunesse à traiter mentalement Seiya de gros boulet et Athéna de gourdasse de compète.


Dimanche matin, brunch au Clan des Belges (more about that later). Puis promenade et chasse au trésor infructueuse dans le parc de Woluwé avant de reprendre le chemin de la gare. Je sais que mon week-end a été bon quand je le termine plus fatiguée que je ne l'étais à la fin de ma semaine de travail! Du coup, cette année encore et malgré mes bonnes résolutions, nous avons séché le feu d'artifice qui terminait cette journée de festivités nationales. 

dimanche 21 juillet 2013

"Where'd you go, Bernadette"


Architecte de génie et pionnière du mouvement écolo, Bernadette Fox s'est retirée du monde.  Elle vit désormais à Seattle, dans une ancienne école dont le toit fuit de partout et où des ronces jaillissent du plancher. Bien que pourvue d'un mari travaillant chez Microsoft et d'une fille de quinze ans qui est une élève modèle, Bernadette déploie une énergie folle pour fuir les contacts sociaux. Elle a même engagé une assistante indienne qui gère sa vie par internet depuis l'autre bout du monde. Mais à quelques jours de partir en croisière dans l'Antarctique avec sa famille, Bernadette disparaît sans explication. Sa fille Bee (diminutif de Balakrishna) tente de reconstituer les événements qui l'ont poussée à fuir pour, peut-être, la retrouver... 

Roman essentiellement épistolaire, composé d'emails échangés par les différents protagonistes mais aussi des souvenirs et des réflexions de Bee, "Where'd yo go Bernadette" a été la bonne surprise de ce début d'été - drôle et inattendu à la fois. J'ai adoré son héroïne, génie névrosée, misanthrope et farfelue, incomprise par son mari comme par les autres parents d'élèves qu'elle surnomme "les blattes". Ses stratégies d'évitement sont tout à fait hilarantes. La voix de Bee, qui raconte l'histoire, offre un contrepoint agréablement stable et mature aux excentricités de sa mère adorée. "Where'd You Go, Bernadette?" n'est pas encore disponible en français - mais si un éditeur passe par là et envisage d'en acheter les droits, je serai ravie de le traduire pour lui!

vendredi 19 juillet 2013

Limbo




Ca doit être la première fois en neuf ans de blogging que je n'ai pas envie d'écrire. Non que je n'aie rien à dire; c'est juste que je me suis juré de ne jamais régler mes comptes ici. Donc je préfère me taire. Il y a d'autres choses dont je pourrais vous parler: ma récente consultation avec un docteur ayurvédique venu d'Inde, mes négociations avec un éditeur qui me propose un boulot super mais outrageusement sous-payé, le parfait bouquin d'été que je viens de dévorer en deux jours, les belles trouvailles de ces soldes pendant lesquelles je pensais ne rien acheter. Mais la motivation manque. Cette semaine, je suis juste bonne à résister à ma tendance naturelle à m'amputer des choses qui me font mal. Et à profiter du beau temps. 

mercredi 17 juillet 2013

Supprimer le gluten et le lactose de son alimentation quotidienne



Récemment, j'ai consulté mon généraliste, un type adorable et plutôt ouvert d'esprit. Comme je lui expliquais que je ne mangeais plus que très peu de viande et que j'avais quasiment supprimé le gluten et le lactose de mon alimentation quotidienne, il s'est écrié: "Mais qu'est-ce qu'il vous reste, alors?" Un simple coup d'oeil à ma silhouette dodue aurait pourtant dû le rassurer sur le fait que je ne me laissais pas mourir de faim!

Il est vrai que le gluten et le lactose sont présents dans la plupart des aliments basiques de notre alimentation européenne, puisque nous consommons essentiellement des produits à base de blé raffiné  - pain, pâtes - et de lait de vache - yaourts, fromage, crème... Mais en réalité, la plupart des gens y sont intolérants à des degrés variables, et ça risque de ne pas s'arranger dans les années à venir. N'étant ni médecin ni statisticienne, je me contenterai d'évoquer mon propre cas. 

J'ai complètement arrêté le gluten et le lactose pendant une semaine, début avril, dans le cadre d'une détox printanière. Les résultats ont été immédiats et spectaculaires: finis les ballonnements après les repas, envolés mes maux de ventre et mes soucis de transit intestinal chroniques! J'avais également moins de migraines et bien davantage d'énergie tout au long de la journée. Et dès que je me suis remise à manger normalement, tous ces problèmes sont réapparus dès le lendemain. Il y avait de quoi réfléchir à des alternatives plus saines pour moi. 

Je ne vais pas vous mentir: remplacer les produits qui contiennent du gluten et du lactose, ça prend du temps, de l'énergie, et ça coûte plus cher que de se nourrir comme on en avait l'habitude jusque là. Même si on commence à trouver des substituts potables en magasins bios et dans certains hypermarchés, l'offre reste encore assez réduite, surtout hors des grandes villes. Mais elle est en bonne voie de développement. 

Alors, par quoi peut-on remplacer la farine de blé, ou d'autres céréales contenant du gluten? Par de la farine de riz, de maïs, de quinoa, de sarrasin ou d'amarante - la première étant la plus neutre au niveau du goût. Pour les pâtes, on obtient des produits que je trouve très satisfaisants. Pour le pain, par contre, j'avoue que ce n'est pas trop ça. Pour le lactose: le lait de riz se substitue très bien au lait de vache dans la plupart des circonstances (en pâtisserie ou dans les céréales, par exemple), et la crème de soja, d'avoine ou de riz s'utilise comme la crème fraîche (bien qu'en introduisant une différence de goût assez sensible). Les yaourts nature au lait de vache contiennent de bons probiotiques; aussi je continue à en consommer. Pour le fromage, les rares fois où j'en mange encore, je prends du fromage de chèvre qui est beaucoup plus digeste. 

Une fois ces équivalences établies, il devient assez facile de cuisiner "comme avant". Par exemple, quand j'ai voulu tester la recette de clafoutis vantée par Caro, je me suis contentée de remplacer la farine de blé par de la farine de riz, le lait de vache par du lait de riz, la crème liquide par de la crème de riz et, parce que j'essaie aussi de ne pas consommer de produits "blancs" (= raffinés), le sucre normal par du sucre roux. Mes versions cerise et abricot n'avaient sans doute pas tout à fait le goût de l'original, mais je peux vous assurer qu'elles ont été dévorées très rapidement et avec plaisir!



dimanche 14 juillet 2013

"Frances Ha"



Frances, jeune New-Yorkaise de 27 ans, partage un appartement et une relation fusionnelle avec sa meilleure amie Sophie. Pour le reste, elle rêve de devenir chorégraphe mais végète encore en tant qu'apprentie danseuse dans une compagnie de second plan...

Après avoir vu la bande-annonce de "Frances Ha", j'ai trépigné d'impatience en attendant sa sortie sur les écrans, puis fait tout un patakès pour foncer le voir au cinéma. Je m'attendais à un film plein de charme, de fantaisie et de spontanéité, avec une héroïne foutraque mais attachante. J'ai vu un film que malgré quelques bonnes scènes, j'ai trouvé globalement creux et surfait, avec une actrice qui se met en scène pour qu'on la trouve adorable (et qui y réussit beaucoup moins bien que Zoé Kazan dans "Elle s'appelle Ruby") et dont le personnage m'a gonflée par sa mollesse et son immaturité. Le noir et blanc n'apporte rien à mon sens sinon un vernis de prétention artistique. Les images sont souvent jolies mais pas d'une folle originalité. Heureusement qu'il reste la musique de David Bowie pour rattraper un peu tout ce vide existentiel. Un film pas foncièrement désagréable à regarder mais qui s'oubliera très très vite. Frances qui, déjà?