mercredi 17 avril 2013

DIY 14/52: Vase customisé à la peinture ardoise




Lors d'une virée chez Cultura la semaine dernière, j'ai vu qu'ils vendaient de la peinture ardoise de plusieurs couleurs, et je me suis immédiatement emparée d'un pot de rouge sans trop savoir ce que j'en ferais. J'ai d'abord pensé décorer une chope de façon à pouvoir y laisser un petit message pour l'utilisateur, mais impossible d'en trouver une en céramique blanche toute simple et parfaitement cylindrique comme je la voulais. 

Finalement, je me suis décidée pour un petit récipient (presque) carré chez Schleiper. S'il avait eu un trou dans le fond pour l'écoulement de l'eau, j'en aurais pris quatre; je les aurais utilisés pour y faire pousser des bulbes ou des herbes aromatiques et j'aurais marqué le nom du contenu à la craie sur chacun. En l'absence de trou, j'ai pensé m'en servir plutôt comme mini-vase. 




Pour appliquer la peinture ardoise, c'est très simple: il faut délimiter la zone à colorer avec du masking tape, la remplir à l'aide d'un pinceau plat et large en synthétique, laisser sécher 4 heures et recommencer autant de fois que nécessaire pour obtenir une opacité et une régularité satisfaisantes (sur le pot, ils disent 2 couches, mais j'en ai mis 3). Quand la peinture est sèche, retirer prudemment le masking tape en tirant un peu vers l'extérieur pour ne pas emporter la peinture qui est un poil "élastique". Attendre encore 24h avant d'écrire dessus à la craie. 




Peinture ardoise Pébéo rouge impérial
environ 7,50€ le pot permettant de traiter une surface d'un mètre carré

mardi 16 avril 2013

Trois jours chez ma mère


Illustration empruntée ici

Succédant à un mois de mars très difficile pour cause de disputes multiples avec Chouchou, de météo pourrie et de fatigue généralisée, ce long week-end chez ma mère a bien failli m'achever. D'abord au sens propre quand, vendredi après-midi, je l'ai emmenée conduire pour voir si elle était prête à se lancer seule. La réponse est non. J'ai failli mourir de frayeur dans le gros rond-point juste avant l'Auchan de Balma: elle s'y est engagée sans tenir compte du fait qu'une voiture prioritaire arrivait déjà dans la file intérieure, puis s'est déportée sur la file extérieure sans mettre son clignotant ni vérifier si la voie était libre. Pour l'autonomie du déplacement, il va encore falloir attendre quelques mois et pas mal d'heures avec son moniteur d'auto-école. 

Ca encore, j'aurais pu m'en remettre puisque nous avons évité l'accident. Par contre, quand elle est devenue hystérique après que ma soeur lui a fait une remarque tout à fait anodine sur l'utilisation du GPS et qu'à onze heures du soir, elle s'est enfermée dans sa chambre pour sangloter et hululer à la mort en parlant aux cendres de mon père, j'ai eu un peu de mal. Quand elle m'a réveillée en sursaut  à quatre heures du matin en hurlant des bordées de jurons, ça n'a pas été évident non plus. Elle nage en plein délire paranoïaque, se croit agressée par tout le monde, prend mal tout ce qu'on lui dit et passe son temps à casser du sucre sur le dos des gens qui lui rendent service, considérant qu'ils n'en font jamais assez pour elle. Personne n'est épargné: ni la famille qui la porte à bout de bras, ni les voisins qui pourraient très bien la laisser se débrouiller seule, ni les amis de mon père qui font pourtant preuve d'une extrême gentillesse envers elle. 

Nous avons suggéré qu'elle voie quelqu'un pour l'aider à passer ce cap difficile. Et alors qu'en temps normal, elle serait plutôt ouverte à l'idée de raconter sa vie à un inconnu payé pour l'écouter se plaindre, maintenant qu'elle en a le plus besoin, elle refuse catégoriquement. Elle veut qu'on la laisse gérer son deuil à sa façon (mal, donc). Son trip du moment, ce sont les fantômes du passé, les secrets de famille, les choses négatives héritées des ancêtres. Parce que bien sûr, c'est plus facile de blâmer ceux qui ne sont plus là que de se remettre en cause soi-même. Et autant je comprends et compatis à son chagrin d'avoir perdu mon père, autant j'ai du mal à supporter la personne fielleuse et histrionique qu'elle est en train de devenir. J'espère que c'est seulement une réaction temporaire due au deuil, et pas sa véritable nature qui vient de se révéler...

lundi 15 avril 2013

BioMood: réinventer son quotidien




L'an dernier, j'avais testé le magazine à vocation écolo Pure Green. Je l'avais trouvé très beau et plutôt vide. Un peu le contraire de BioMood, dont vous trouverez actuellement le numéro 3 en kiosque. Petit et compact, imprimé sur du papier recyclé, il propose une maquette sans chichis pour mieux mettre en valeur un contenu agréablement dense. Les sujets sont variés: documentaire sur la disparition des abeilles, recettes pour fabriquer son shampoing maison et point sur les teintures végétales, suggestions pour diminuer la quantité de déchets produite par un foyer, guide pour choisir un jean bio, mode d'emploi du potager carré, liste des fruits et légumes de saison en avril, gros dossier sur l'économie solidaire... Les articles sont courts, digestes et bourrés d'informations. Une lecture plaisir? Pas vraiment. Mais une lecture utile? Oui, oui, mille fois oui. Un regret, cependant: en l'absence d'incitation aux troubles dysmorphiques de l'image ou de publicité pour des robes qui coûtent un SMIC, pourquoi qualifier BioMood de "féminin éco-pratique"? En 2013, considère-t-on encore que les femmes sont seules responsables de la gestion du foyer, et seules capables de s'intéresser au développement durable? 

vendredi 12 avril 2013

"Le voyage extraordinaire", tomes 1 et 2


1927. La première guerre mondiale fait encore rage en Europe. Tandis que d'étranges robots, représentants d'un mystérieux "3ème axe", sèment le trouble sur les champs de bataille, les cousins Noémie et Emilien coulent des jours paisibles dans le pensionnat anglais où ils ont passé presque toute leur enfance. Jusqu'au jour où, après avoir arpenté le monde 7 années durant, les parents de Noémie rentrent au manoir familial et envoient un domestique chercher les deux adolescents. Le père d'Emilien a disparu alors qu'il travaillait sur un prototype à présenter au concours Jules Verne. Son assistante Amélia, son associé Térence et l'homme à tout faire de ce dernier, Winfrey, vont aider les jeunes cousins à remettre le projet à flot pour tenter de retrouver l'inventeur... 

Je n'avais absolument pas remarqué le tome 1 de cette série lors de sa sortie, l'an dernier à la même époque. Mais en apercevant la couverture du tome 2 à la Fnac mardi matin, j'ai eu un si gros coup de coeur que j'ai aussitôt acheté les deux - et que je les ai dévorés quelques heures plus tard à la terrasse ensoleillée d'un café. Après avoir mis quelques pages à m'habituer à la bouille des personnages, j'ai adoré le graphisme (les décors, en particulier) autant que l'histoire riche en rebondissements et non dénuée d'humour. Une gourmandise pour amateurs de steampunk et de récits d'aventure mouvementés, qui devrait plaire aux adultes comme aux jeunes lecteurs. J'attendrai avec impatience la sortie du tome 3.

jeudi 11 avril 2013

Envoûthé Elixir Fleuri et Thé Box Bollywood


Avec beaucoup de retard, puisque les box d'avril ne vont pas tarder à arriver, je viens vous présenter l'Envoûthé "Elixir Fleuri" et la Thé Box Bollywood qui étaient le cru mars 2013. 




Après la déception de l'Envoûthé de février, je n'ai reçu celle-ci que parce que je ne m'étais pas désabonnée à temps. Et au final, l'"Elixir Fleuri" ne me déplaît pas. D'abord, la boîte est toute jolie. Ensuite, elle contient une quantité raisonnable de thés que je suis susceptible d'apprécier...




- Sencha de Chine à la vanille et à la fleur de cerisier, de la marque Thés de la Pagode
- Darjeeling indien de la marque Teekampagne
- Perles de jasmin de la marque Harley & Sons
- Bons baisers de Paris (mélange de thés vert et blanc à la violette et à la framboise), de la marque L'Autre Thé
- Passion de fleurs (thé blanc à l'abricot, à la rose et aux fruits de la passion), de la marque Dammann Frères
- Fleur de thé de la marque Dammann Frères
- Thé blanc fleuri (lotus, sureau, rose) de la marque Les Jardins de Gaïa




Passons maintenant à la Thé Box. Dès que j'ai su que le thème était Bollywood, je me suis dit "Aïe aïe aïe, il ne va y avoir que du thé noir aux épices façon Chai, que je déteste". Et de fait...





(Je ne recopie pas la liste des thés, les noms sont suffisamment lisibles sur la photo.)

Rien que l'odeur qui s'est échappée de la boîte quand je l'ai ouverte m'a soulevé le coeur. Je n'aime ni le thème, ni les couleurs, ni aucun des produits à part les dosettes de sirop d'agave, mais vu que je venais d'en acheter deux flacons pour ma détox... Même les sablés Michel et Augustin ne m'ont pas plu, c'est le premier produit de cette marque que j'ai goûté et détesté. Et au niveau des goodies, cette box m'a paru beaucoup plus radine que les précédentes: pas de cartes postales, et à moins d'avoir une soirée déguisée, qui va aller se coller cette horreur sur la main? C'est la première Thé Box dans laquelle je ne trouve absolument rien à sauver - pas même la boîte dont les couleurs me font saigner les yeux. Dire que j'avais rétabli mon abonnement pour ça! Mais bon, c'est le jeu avec les box surprise. Il en faut pour tous les goûts...

Nouveaux ateliers de détox printanière et de cosmétiques naturels à Bruxelles


A la demande des gens qui n'avaient pas pu assister aux premiers, Claudia organise deux nouveaux ateliers:

Détox printanière:
Vous trouverez mon récit ici et . L'expérience n'a pas toujours été facile, mais je l'ai trouvée extrêmement bénéfique, et je la recommande à tous les gens intéressés par le lien entre santé et alimentation. 
L'atelier aura lieu le mercredi 1er mai de 11h à 13h. Un lunch léger vous sera servi après. Vous repartirez avec un programme détaillé d'une semaine, ainsi qu'un "starter kit" contenant certains des suppléments préconisés. 
Pour vous inscrire ou prendre de plus amples renseignements, c'est ici

Cosmétiques naturels:
Vous trouverez mon récit ici. J'ai adoré ce pur moment de chouchoutage, et ma peau se porte bien mieux depuis que je n'utilise quasiment plus de produits du commerce. 
L'atelier aura lieu le mercredi 1er mai de 14h à 16h. Un lunch léger vous sera servi avant. Vous repartirez avec les produits que vous aurez fabriqués, en quantité suffisante pour une utilisation quotidienne pendant 2 mois environ, et bien sûr les recettes pour en fabriquer davantage une fois les flacons vides!
Pour vous inscrire ou prendre de plus amples renseignements, c'est ici

Dans les deux cas, la participation (lunch et fournitures incluses) est de 59€. Notez que les ateliers sont donnés en anglais - Claudia parle très bien français, mais ce n'est pas nécessairement le cas de tous les élèves. 

Par ailleurs, un atelier d'Introduction à l'herboristerie aura lieu le samedi 20 avril de 15h à 17h. Renseignements et inscription ici. Je ne peux pas encore vous en parler car il s'agit d'une première, mais je serai au rendez-vous!

mercredi 10 avril 2013

Une semaine de détox


Après avoir vu le programme, je n'étais pas du tout motivée pour la faire, cette semaine de détox. Les restrictions ne me faisaient pas spécialement peur sur une période de 7 jours, d'autant que la plupart des aliments "interdits" étaient de ceux que je consomme peu en temps normal, mais je prévoyais une bonne grosse galère pour trouver des produits bio à Monpatelin; la liste des choses à faire tous les jours me semblait interminable, et honnêtement, PAS DE THE? Ma drogue depuis 13 ans, et encore plus depuis que j'ai arrêté la clope il y a 7 ans? Je ne voyais pas trop pourquoi j'allais m'infliger un truc pareil. Et puis, une détox d'une semaine, c'est un peu comme un mois de no buy: ça peut résoudre un problème ponctuel, me disais-je, mais si on ne change pas ses habitudes à long terme, ça ne sert pas à grand-chose. Bref, j'avais tout un tas de bonnes raisons de ne pas le faire. Mais en même temps, j'étais super curieuse de voir 1/si j'en étais capable 2/quels effets je constaterais. Donc, au final, je me suis lancée... 

LE SUIVI DES RECOMMANDATIONS

- Supprimer la viande rouge, l'alcool et les oeufs ne m'a posé aucun problème. Pour les produits laitiers autres que le yaourt nature, j'avoue que le fromage et le beurre salé m'ont un peu manqué (j'ai d'ailleurs mangé de l'un et de l'autre une fois dans la semaine, en petite quantité). Pour le blé et tous ses dérivés: j'ai découvert les pâtes d'épeautre, qui sont une vraie bénédiction, encore meilleures que les Barilla. En revanche, les pains aux farines alternatives, je trouve ça pas terrible. Ca passe un poil mieux après 2 minutes au grille-pain, mais ça reste très très bof, et ça fait partie des choses qui m'ont pas mal frustrée. Quant au manque de sucre, je ne l'ai pas ressenti très fort, mais je ne suis pas un bec sucré à la base. Le sirop d'agave que je mettais dans mes yaourts me suffisait plus ou moins. 

- Curieusement, je n'ai pas eu de grosses difficultés à me passer de thé (sauf le 3ème ou le 4ème jour). Le goût m'a manqué plus que la caféine, en fait, parce que je n'avais pas un assez grand choix de tisanes sympas sous la main. Du coup, j'ai repensé que je n'avais pas non plus trop ramé pour arrêter de fumer, alors que j'étais en moyenne à un demi-paquet par jour depuis 18 ans. J'en ai déduit que, physiologiquement au moins, je n'avais pas une nature très vulnérable aux addictions, et j'ai trouvé ça très intéressant. 

- J'étais censée me nourrir essentiellement de légumes verts frais et bio, et de ce point de vue-là, ça a été plutôt raté. J'ai d'abord tenté de m'approvisionner au supermarché Casino de Monpatelin: "Ah non, des légumes bio, je n'en fais plus, ça ne se vendait pas du tout", m'a dit le directeur. Deuxième essai chez mon primeur qui a toujours de la marchandise de grande qualité: "Les légumes bio, je n'en fais pas et je n'en ferai jamais", a presque craché la dame d'habitude si avenante. J'étais pressée et il y avait du monde derrière moi; je n'ai donc pas enquêté sur les raisons de son étrange haine. Du coup, j'ai dû me rabattre sur des légumes bio mais congelés. Et je pense qu'au final, ils n'ont composé que la moitié de mes apports alimentaires, l'autre moitié étant constituée de légumes secs ou de féculents sans gluten. 

- J'ai bu sagement mon verre d'eau chaude citronnée tous les matins. En revanche, je n'ai pas réussi à boire 1,5l d'eau plate par jour. Jamais. La plupart du temps, j'arrivais à peine à un demi-litre. Quant au jus de pomme bio dont je devais consommer deux verres - trop sucré, ça ne passait pas. Oh, je buvais plein de tisanes, et au final, j'étais facilement à 1,5l de liquide par jour, voire plus. Mais apparemment, ça n'est pas la même chose: les tisanes s'attardent dans l'organisme le temps que les plantes fassent effet, tandis que l'eau ne fait que le traverser en emportant les toxines avec elle. Sur ce plan-là, j'ai lamentablement échoué. 

- Je devais prendre matin et soir l'équivalent d'un coquetier de graines de lin pilées dans de l'eau chaude. C'est immonde, ça me donne des haut-le-le coeur, je l'ai fait deux fois et j'ai déclaré forfait. Par contre, pas de souci pour toutes les autres graines à ajouter sur la nourriture, j'ai même bien aimé ça. 

- Côté non-alimentaire: je me suis sagement couchée à 23h tous les soirs, comme préconisé. J'ai fait les étirements de yoga le matin, ainsi que les mini-massages des points de shiatsu matin et soir. La méditation, j'ai zappé, ça me gonfle trop. Quant aux bains de pied, je n'étais pas du tout hostile à l'idée, mais... si on ne veut pas me vendre de légumes bio à Monpatelin, je ne vois pas trop où j'aurais trouvé des sels d'Epsom. 

LES RESULTATS OBTENUS

Au final, je n'ai sans doute observé le programme qu'à 50% environ, peut-être 60. On va dire que pour une première tentative et au vu des circonstances contraires, ça n'était déjà pas si mal. Je n'ai pas eu faim, et je ne me suis sentie que modérément frustrée. Je dormais bien la nuit, j'étais en forme le jour - mais j'ignore dans quelle mesure c'était dû au fait que personne ne ronflait à côté de moi. Le changement le plus spectaculaire s'est produit au niveau de ma digestion et de mon transit. D'ordinaire, je me sens souvent lourde, ballonnée ou somnolente après un repas (moins depuis que je suis devenues quasi-végétarienne et que j'évite les féculents blancs, mais quand même). J'ai surtout des problèmes chroniques de transit, un truc vraiment pénible et douloureux. Là... Je me réveillais à 6h30 pour courir aux toilettes, et non, pas pour faire pipi. Et puis j'y retournais souvent deux autres fois dans la journée. Mes toilettes ont menacé de se mettre en grève si je ne leur payais pas leurs heures sup. Je n'ai pas vraiment perdu de poids (peut-être 1/2 kilo sur la semaine, pas plus), mais je me sentais légère et nettoyée de l'intérieur, un truc limite miraculeux pour moi. 

ET ENSUITE?

Le lendemain de la fin de ma détox, je me suis offert un déjeuner dans un petit resto que j'aime beaucoup. Rien d'horrible diététiquement parlant: une salade de chèvre chaud, un filet de canette sauce au citron et un verre de vin rouge. Je n'avais pas encore fini mon repas que je commençais déjà à me sentir lourde. Et ce n'était pas grave du tout, parce que je ne bossais pas ce jour-là et que je n'avais rien d'autre à faire l'après-midi que glander au soleil avec un bouquin. Mais ça a bien enfoncé le clou de la réalisation.

Je ne vais pas devenir un ayatollah de la bouffe saine. Je continuerai à manger ce que mes amis et ma famille me serviront quand j'irai chez eux (sous réserve que ça ne soit pas des moules ou des speculoos), et je n'arrêterai pas les petites bouffes un peu trop riches au resto une fois de temps en temps. Mais pour le quotidien, je suis plus que jamais décidée à consommer un maximum de légumes. Je compte explorer les moyens de réduire significativement mes apports en gluten et en lactose (deux nutriments réputés pour être mal tolérés par les trois quarts des êtres humains), car j'ai pu constater à quel point je me sentais mieux sans. Je vais également voir s'il est possible de substituer le sirop d'agave  - vraiment délicieux - au sucre dans la pâtisserie. Les petites graines sont un excellent complément alimentaire, rigolo et facile d'utilisation; j'en ferai une provision. Les rondelles de pomme séchées, les crackers à l'avoine et les bâtonnets de légumes trempés dans de l'houmous font des snacks parfaits, je les adopte. Les prochaines semaines risquent d'être placées sous le signe du dévalisage de boutique bio et des tests culinaires tous azimuts...

mardi 9 avril 2013

Le Cercle, tome 1: "Your true colors"


Certaines personnes viennent au monde avec des pouvoirs. Certains les assument et s'en servent, d'autres préfèrent les cacher. La plupart veulent juste avoir une vie normale. Ils ne sont pas invulnérables. Ils ne se sentent pas super-héroïques. Ce sont des gens presque ordinaires. Ils se connaissent entre eux; ils s'épaulent; ils se comprennent; ils forment le Cercle. Et quelqu'un a décidé de les tuer. Tous. 

Adam, magnétiseur de son état, est retrouvé mort chez lui - suicidé, apparemment. Son amie Pia a pu lui parler en rêve une dernière fois avant qu'une pluie de magnolias ne l'emporte. Peu convaincue par le verdict de la police, elle demande au chromographe Nicolas et au médium Erik de l'aider à découvrir ce qui s'est réellement passé... 

Dans le plus pur style comics américain, aussi bien au niveau du graphisme que du découpage, la scénariste Andoryss et le dessinateur Nesskain nous offrent un efficace thriller paranormal à l'atmosphère de film noir. Les pouvoirs des protagonistes n'ont rien de flashy ni de glamour; ils tendraient même à leur compliquer désagréablement la vie. Bien que rythmé, ce premier tome distille les révélations au compte-gouttes et soulève maintes interrogations qui ne trouveront de réponses que dans les tomes suivants. Mais comme ceux-ci sont prévus pour juin et septembre 2013, la curieuse que je suis n'aura pas trop longtemps à attendre!

samedi 6 avril 2013

Le pouvoir d'internet


Comme beaucoup d'entre vous sûrement, je ne saurais plus me passer d'internet. Depuis plus de quinze ans, c'est sur la toile que se déroulent la majeure partie de mes échanges sociaux; c'est là que je m'informe à titre personnel ou professionnel, au point de n'avoir plus ni télé, ni dictionnaires ou autres sources de documentation papier; c'est grâce à ça que je peux commander du thé et des robes en Angleterre, des renards et des coupons de tissu aux Zuess, des poupées Blythe à Hong-Kong. Internet m'a ouvert des horizons que je n'imaginais même pas du temps où, adolescente, je tentais de me représenter ma vie d'adulte. J'aime particulièrement la façon dont il permet de regrouper des gens de tous horizons pour accomplir des choses qui n'auraient pas été possibles jusque là. Et au cours du mois écoulé, deux exemples m'ont particulièrement frappée.




"Veronica Mars", c'est une série formidablement intelligente qui n'a hélas duré que trois saisons et s'est terminée en queue de poisson, sur une note extrêmement triste. Trop complexe et trop grinçante pour attirer les foules, elle a néanmoins suscité un engouement passionnel chez une petite communauté de fans. Son créateur Rob Thomas et son actrice principale, Kristen Bell, cherchaient depuis six ans le moyen de produire un film qui donnerait une conclusion satisfaisante à l'histoire ambiance "films noirs" de la jeune détective sarcastique.

Ils ont finalement eu l'idée de récolter les fonds auprès de leurs fans à travers le site Kickstarter, qui permet de financer des initiatives de toutes sortes. En moins de douze heures, ils ont obtenu plus de 2 millions de dollars - un record, et la somme minimale qui devait leur permettre de réaliser le film tant attendu. Aujourd'hui, à 6 jours de la clôture, ils viennent de franchir la barre des 4,7 millions. L'enthousiasme des fans est palpable et réjouissant. Je suis très excitée d'avoir, à ma petite échelle, contribué à ce projet. Et pour fêter ça, je suis en train de me refaire l'intégrale de la série depuis quelques jours.






Infiniment plus triste est le grave accident de longboard à cause duquel le fils de David Farland, un merveilleux auteur que j'ai grand plaisir à traduire, se trouve plongé dans le coma depuis deux jours. Ben, 16 ans, souffre de multiples blessures dont la plus sérieuse est un traumatisme crânien. En admettant qu'il s'en tire (ce que je souhaite de tout coeur car je ne veux même pas imaginer le chagrin d'un parent qui voit mourir son enfant), sa note d'hôpital pourrait se monter à plusieurs millions de dollars... et la famille n'a pas d'assurance-santé.

Dès que Dave a annoncé la nouvelle sur Facebook, les suggestions ont fusé. Une dame qui ne le connaissait pas, mais qui vit près de l'endroit où Ben est traité et qui a des chambres d'amis vides, a spontanément proposé d'héberger Dave et son épouse pendant toute la durée de l'hospitalisation de leur fils. Beaucoup de gens souhaitaient aider les Wolverton (le véritable nom de Dave); aussi un fond de secours a-t-il été mis en place par un des frères aînés de Ben. Pour les donations par Paypal - mon choix, car je n'aime pas communiquer mes coordonnées et mon numéro de carte bancaire si je peux faire autrement -, il est possible de passer par cette page Facebook. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, et même deux ou trois dollars peuvent aider. Au lieu d'aller me coucher, je regarde depuis tout à l'heure le montant qui grimpe grâce à la générosité de parfaits inconnus, et je me dis que si la race humaine doit être sauvée, sa rédemption passera par la solidarité. Et, peut-être, par internet. 

jeudi 4 avril 2013

Concours-flash "Jeux de fauves" (Anita Blake T17)


Je viens de recevoir mes SP du dernier Anita Blake, "Jeux de Fauves", qui est paru la semaine dernière. Comme d'habitude, je vais donner à l'un(e) d'entre vous la possibilité d'en gagner un exemplaire. 

Pour cela, rendez-vous sur la page Facebook du blog - accessible depuis la colonne de droite - ce soir entre 20h et 23h. Le premier commentaire sous mon annonce gagnera. Envoi uniquement en France métropolitaine ou en Belgique. 

Bonne chance!

"Odd apocalypse"


Toujours accompagné de la mystérieuse Annamaria, Odd Thomas séjourne chez un millionnaire vers lequel son pouvoir l'a guidé. La propriété en apparence idyllique de Roseland est le cadre d'étranges phénomènes: inopinément, le ciel y vire au jaune et se remplit de chauve-souris vampires, tandis que les bois sont envahis de créatures porcines agressives. Puis le spectre d'une femme blonde montée sur un étalon noir apparaît à notre héros et le supplie de sauver son jeune fils. Le problème, c'est qu'aucun enfant ne vit à Roseland... 

Comme d'habitude avec cette série, l'histoire en elle-même est d'un intérêt moyen. Intrigante au début, elle lasse vite avec d'épouvantables longueurs, des descriptions probablement censées étoffer l'ambiance mais tout à fait soporifiques de mon point de vue. Mais depuis le tome 2, je suis uniquement intéressée par l'évolution d'Odd Thomas, héros singulièrement attachant qui, malgré sa nature humble et paisible, se résigne peu à peu à devenir un exécuteur au service de la puissance qui lui confère ses dons. Heureusement, sa naïveté concernant les choses de la vie - il ne peut même pas se résoudre à répéter un juron - et son sens de l'humour très particulier subsistent. Odd Thomas marche sur une corde raide entre innocence et noirceur, et le lecteur prie pour qu'il ne tombe pas. Dean Koontz a annoncé qu'il conclurait sa série en deux tomes supplémentaires, et j'avoue que je suis curieuse de voir quel destin forcément pas très joyeux il réservé à son héros.

mercredi 3 avril 2013

DIY 13/52: Mini-carnets à partir de cartes postales ou de voeux




Il y a 2 ou 3 ans, j'avais envisagé de prendre un cours de reliure pour confectionner mes propres carnets (même si l'offre en magasin et sur Etsy suffirait, à elle seule, à engorger mes étagères pendant 1,5 millénaire). Puis j'ai acheté un bouquin en anglais très complet, How to Make Books, et... je ne l'ai jamais ouvert. Mais je continuais quand même à accumuler les papiers sympas en vue du jour où le déclic se produirait. Et ce week-end, comme je cherchais ce que je pourrais bien faire comme DIY sans claquer encore des fortunes en fournitures, je me suis enfin penchée sur mes stocks pour confectionner ceci:





1. 
Carte de voeux renard "The Winter Wonders" de Darling Clementine
Papier rayé bleu tiré d'un carnet acheté chez A vida portuguesa, à Lisbonne (oui, j'ai démonté un carnet pour en fabriquer un autre, et alors?)
Fil de lin
Chatterton noir en 24mm de large 



2. 
Carte postale fille au chevreuil, Limoon pour Correspondances
Papier à carreaux tiré d'un autre carnet acheté chez A vida portuguesa
Fil de lin



3. 
Carte postale noire et blanche Lagerhaus achetée dans un des magasins éponymes, en Suède
Canson blanc (4 doubles pages) et noir (2 doubles pages)
Fil de lin
Chatterton blanc en 16mm de large



4. 
Carte de voeux fleurs jaunes letterpress trouvée sur la boutique Etsy Ilee
Canson blanc (4 doubles pages) et jaune (2 doubles pages)
Fil de lin

Conseils si vous voulez aussi fabriquer vos mini-carnets:
- Utilisez un plioir pour changer une carte postale en couverture double sans la massacrer.
- Pour la couture, préférez le fil de lin au fil de coton: il résiste beaucoup mieux aux frottements.
- Pour les pages intérieures, coupez-les d'une largeur inférieure à celle de la couverture à plat (- 5mm environ), sinon elles dépasseront.

mardi 2 avril 2013

Lectures 1er trimestre 2013



ROMANS/NOUVELLES EN FRANCAIS
- Le jeu de l'ange (Carlos Ruiz Zafon) ♥♥♥♥
- Les oreilles de Buster (Maria Ernestam) ♥♥♥♥
- Les petites voix (Francis Dannemark) ♥♥
- La théorie du chien perché (Marie-Sabine Roger) ♥♥♥♥♥
- La tour d'arsenic (Anne B. Ragde) ♥♥
- Dos à dos (Sophie Bassignac)
- La tête en friche (Marie-Sabine Roger) ♥♥♥
- Les pères et les mères sont des humains comme les autres (Paul Mesa) ♥♥♥♥
- Kilomètres conteurs (Hubert Lauth)
- Le club des incorrigibles optimistes (Jean-Michel Guenassia) ♥♥♥♥

ROMANS/NOUVELLES EN ANGLAIS
- The tiny wife (Andrew Kaufman) ♥♥
- The unlikely pilgrimage of Harold Fry (Rachel Joyce) 
- Etiquette and espionage (Gail Carriger) ♥♥
- Odd interlude (Dean Koontz) ♥♥♥
- The Book of Jonas (Stephen Dau) ♥♥♥♥
- The perks of being a wallflower (Stephen Chbosky) ♥♥♥
- The land of decoration (Grace McCleen) 

BEDE EUROPEENNE
- Carnet intime (Zep) ♥♥♥♥
- Mine (A.C. Pandolfo/T. Risbjerg) ♥♥♥♥♥
- Jeangot T1 (Sfar/C. Oubrerie) ♥♥
- La patience du tigre (Fred Bernard) ♥♥♥♥♥
- Le beau voyage (Springer/Zidrou) ♥♥
- Kiki et Rosalie (Ronan Badel) ♥♥
- Crève saucisse (S. Hureau/P. Rabaté) ♥
- Les enfants d'Evernight T1* et 2 (Andoryss/Marc Yang) ♥♥♥♥
- Polina (Bastien Vivès) ♥♥♥♥
- Quelques jours avec un menteur (Etienne Davodeau) ♥♥
- Dans la forêt (Lionel Richerand) ♥
- Portugal (Cyril Pedrosa) ♥♥♥♥♥
- Ce livre devrait me permettre de résoudre le conflit au Proche-Orient, d'avoir mon diplôme et de trouver une femme T1 (Sylvain Mazas) ♥♥

MANGA
- Hikaru no densetsu T8 (Izumi Aso) ♥♥♥♥
- Le coeur de Thomas (Moto Hagio) ♥♥♥
- Gisèle Alain T1 et 2 (Sui Kasai) ♥♥♥
- Strawberry shortcakes* (Kiriko Nananan) ♥♥♥
- Kylooe T1* et 2 (Little Thunder) ♥♥
- Mes petits plats faciles, by Hana T1 (Masayuki Kusumi/Etsuko Mizusawa) ♥♥♥♥

DIVERS
- Weird things customers say in bookshops (Jen Campbell) ♥♥
- Neko-land (Alexandre et Delphine) ♥
- Prendre la vie du bon côté (Béatrice Millêtre) ♥♥
- Kate Spade New York: things we love ♥♥
- The burning house (Foster Huntington) ♥♥♥
- Portraits de voyage (Stéphanie Ledoux) ♥♥♥
- L'art du croquis urbain (Gabriel Campanario) ♥♥♥♥
- Le mystère de la chaussette orpheline... (Colombe Linotte) ♥♥♥♥

* désigne un livre que j'avais déjà lu précédemment
Une totale absence de signifie que je n'ai même pas terminé le livre en question.
Je n'inclus pas dans cette liste les livres lus pour le boulot.

dimanche 31 mars 2013

Trolls & Légendes 2013: le royaume de l'interminable file d'attente


J'avais beaucoup apprécié les deux précédentes éditions de Trolls & Légendes auxquelles j'avais pris part, en 2009 et en 2011; aussi attendais-je celle-ci avec impatience. Première contrariété: en raison de la météo, impossible d'étrenner ma tenue steampunk beaucoup trop légère. Arrivés au Lotto Mons Expo à 11h15 samedi matin, nous faisons la queue une demi-heure dans un froid glacial avant de pouvoir entrer - et encore resquillons-nous légèrement en rejoignant la Princesse et son consort au milieu de la file d'une longueur proprement hallucinante. Je regrette bien de n'avoir pas acheté nos tickets en avance, mais je n'imaginais pas du tout un monde pareil. Les organisateurs non plus, sans doute, qui font du super boulot mais semblent pour le coup dépassés par le succès de leur manifestation.




Une fois à l'intérieur, ma consternation s'accentue. La foule est si dense qu'il est presque impossible de circuler dans les allées du marché (où manque cruellement la boutique du Chant des Louves, et où je ne trouverai jamais le haut-de-forme en cuir steampunk que je convoitais). Dans ces conditions, la pêche aux photos de jolis costumes devient plus que délicate. Pour pouvoir me faire dédicacer L'épouvantable encyclopédie des fantômes, dont je rêve depuis des mois, je devrais faire une file d'attente qui traverse toute la librairie afin d'en acheter un exemplaire payable uniquement en liquide, et refaire la file l'après-midi devant la dessinatrice Carine M. dans un espace absolument pas prévu pour ça. Du coup, je renonce.







Quant à l'espace restauration, il faut également faire la file pour acheter des jetons, puis de nouveau pour les convertir en boisson ou en nourriture. Nous allons donc manger à la brasserie habituelle du centre commercial voisin avec la Princesse, son consort, notre amie Luvan et une de mes éditrices. Débordés par l'affluence et en possession d'un seul lecteur de cartes, les serveurs font tout un patakès pour encaisser notre table de 6. L'agacement commence à poindre. Lorsque nous regagnons le hall d'exposition, j'ai presque envie de jeter là l'éponge et de rentrer à Bruxelles. Mais je suis surtout venue pour voir des gens que j'aime bien et que j'ai rarement l'occasion de croiser; alors, nous nous mettons en quête d'eux pour ne pas repartir bredouilles.




Et finalement, l'après-midi sera fatigant mais fructueux, plein de jolies rencontres et de bonnes nouvelles. Au marché, en lieu et place de l'introuvable haut-de-forme en cuir, je m'offre deux accessoires steampunk: des goggles et un pistolet dont le prix me paraît très raisonnable. A la librairie, je me fais héler par une charmante lectrice qui m'a reconnue à mes cheveux violets, et je découvre les ravissantes créations en pâte Fimo de la boutique Kiboochan. A la taverne, j'ai l'occasion de tenir sur mon bras un magnifique rapace: Gypsy, buse âgée de 19 ans et beaucoup plus zen que moi face à la foule environnante.




Surtout, je retrouve la petite bande habituelle des conventions - les gens qui bossent pour Brage, publient chez eux ou sont des anciens de leur forum. J'apprends qu'une copine éditrice est enceinte de 3 mois, qu'une copine auteur sort son premier roman jeunesse début 2014 et se marie l'été suivant, et je suis plus que ravie pour elles deux. Dans le sillage du SDL de Paris qui a eu lieu la semaine précédente, tout le monde ou presque a l'air d'avoir dormi moins de 3h depuis Noël dernier; c'est la foire aux valises jusqu'à mi-joues, au teint de lavabo, au regard fixe et légèrement vitreux. Mais on est crevés ensemble, alors c'est cool.

La journée se conclut chez Ces Belges et nous, une brasserie de la Grand-Place de Mons aux plats extrêmement quelconques. Tandis que Garulfo discute avec ses camarades de CoCyclics, nous profitons de la grande lenteur du service pour passer un merveilleux moment à bavarder et à rire avec Hélie et Ando.  Au fond peu importent les circonstances, ce qui compte et ce qui me donne de l'énergie, c'est de passer du temps avec les gens que j'aime. Rendez-vous à Epinal dans deux mois!

Plus de photos dans le post de Chouchou

Mars 2013



samedi 30 mars 2013

Mes 7 objectifs de mars: bilan


Calendrier renard acheté et illustration empruntée chez Gingiber


1. Réduire mes apports alimentaires de 25%
La tactique que j'ai employée consiste à me servir dans des récipients plus petits que d'habitude. Nous utilisons pour nos repas à la maison une série de "bols" carrés que nous possédons en 3 tailles différentes. Au lieu de manger un plat unique (généralement féculents + légumes) dans un grand bol, je me suis efforcée le plus souvent possible de me contenter d'un bol moyen, environ moitié plus petit, auquel j'associais un second bol moyen de salade verte ou de soupe. 
Mais dans certains cas, consommer 25% d'aliments en moins se révèle plus difficile. Si j'achète un chausson aux pommes à la boulangerie, il est clair que je ne vais pas en jeter un quart! Pour les gâteaux faits maison, par contre, je ruse: au lieu de répartir ma pâte dans 8 moules individuels, je la répartis désormais dans 10, ce qui fait des gâteaux plus petits et me permet de continuer à en manger 2 au goûter. 
En journée, je fractionne mon alimentation le plus possible. Petit-déjeuner vers 9h, collation vers 11h30, autre collation vers 14h30-15h, goûter vers 17h30-18h. Pour ces repas-là, j'essaie de manger assise sans rien faire d'autre, afin de me concentrer sur ma nourriture. Mais je n'y arrive pas toujours... Et le soir, Chouchou et moi dînons systématiquement devant un épisode de série télé, un plaisir auquel je n'ai pas envie de renoncer. Par ailleurs, j'ai eu du mal à me restreindre lors de nos nombreuses sorties au restaurant ou chez des amis.
Pour l'instant, je n'ai constaté aucune différence au niveau de mon énergie. C'est la fin de l'hiver et je me sens globalement fatiguée, mais peut-être le serais-je davantage si je mangeais plus et zapais mes séances de yoga. Difficile à dire. On va voir ce que ça donnera au printemps. En tout cas, je ne pense pas avoir maigri. (Mais je vais me peser demain et de nouveau fin avril, pour voir - ce que je n'ai pas pensé à faire ce mois-ci.)
Taux de réussite: 50%

2. Trier/ranger mes fournitures de loisirs créatifs
A Monpatelin où il ne me restait pas grand-chose, j'ai pu dégager une étagère de bibliothèque.
A Bruxelles, j'ai tout passé en revue mais ne me suis finalement débarrassé que de peu de choses, parce que ça me fait mal au coeur de jeter des fournitures neuves et que contrairement aux vêtements ou au maquillage, ce n'est pas le genre de chose qu'on apporte à une troc party.
Taux de réussite: 80%

3. Faire retoucher les vêtements trop longs
Un recensement de mes placards a révélé 5 pantalons, 1 jupe, 1 blouson en cuir et 1 manteau ayant besoin d'être raccourcis. Les pantalons et la jupe ont été faits par une couturière de Monpatelin, le manteau par un couturier de Bruxelles qui pratique des tarifs exorbitants (35€ les deux manches ballon...), et je m'occupe du cas du blouson la semaine prochaine. 
Taux de réussite: 100%

4. Préparer une série d'annonces eBay "de saison"
Une demi-douzaine de ventes sont en cours sur le site, d'autres sont prévues en mai et juin. (Pour l'anecdote, comme j'ai d'abord tenté de me connecter à eBay depuis l'étranger, le site m'a demandé de confirmer mon identité en appelant... un numéro joignable seulement depuis la France. Clap clap clap.)
Taux de réussite: 100%

5. Tester le peeling pieds
Fait et raconté ici.
Taux de réussite: 100%

6. Maintenir ma routine matinale
Je continue à faire du yoga en moyenne 4 fois par semaine, et mes séances matinales durent désormais 20 minutes au lieu du quart d'heure initial. A terme, je pense soit les allonger jusqu'à une demi-heure, soit y ajouter dix minutes de cardio (step, par exemple). Ca me fait beaucoup de bien, et comme je n'ai pas d'autre activité physique régulière, c'est toujours ça de pris pour ma vieille carcasse!
Taux de réussite: 100%

7. Mettre des onglets sur mon blog
Non, rien à faire. J'ai pas envie de m'y coller. 3500 posts d'archives à traiter, ça me fatigue d'avance, et plus ça va aller, moins ça va me dire.
Taux de réussite: 0%

Autres accomplissements:
Histoire de ne pas claquer 100€ de coiffeur tous les mois, j'ai refait moi-même mon violet avec du La Riché Directions. Le pot coûte £4 sur Beeunique, et 12€ chez Hair Color boulevard Anspach, et je n'ai utilisé qu'une petite partie du contenu - un dixième, pas davantage. En une demi-heure (10 mn d'application, 15 mn de pose et 5 mn de rinçage), j'avais une couleur nickel et réputée tenir longtemps. Conclusion: je réserverai désormais le coiffeur aux gros chantiers, notamment les décolos que je préfère ne pas me risquer à faire seule vu que j'ai une base très foncée.
A part ça, que dalle. Entre la reprise du boulot, deux grosses disputes avec Chouchou, une météo neige/froid glacial à Bruxelles et une très petite forme physique (mal de dos + fatigue générale), j'ai assuré le minimum syndical et c'est tout. J'ai même superbement foiré plusieurs DIY d'affilée, ce que j'ai trouvé un poil décourageant - et ruineux. Du coup, je ne suis pas certaine de poursuivre ce projet qui sape à la fois mon moral et mes finances...

Et les objectifs du mois précédent?
- Je fais régulièrement des Instagrams. Je ne me suis pas encore lancée pour écrire sur mes photos; j'attends un sujet qui me motivera. 
- Ma liasse de compta pro 2012 est partie chez mon association de gestion agréée en temps et heure. Je n'ai toujours pas déterminé si je changeais de mode d'imposition l'an prochain, mais j'ai jusqu'en septembre pour faire des comparaisons et me décider. 
- J'ai fini de me renseigner pour le sujet administratif privé dont je parlais en février, et les informations obtenues sont bien plus satisfaisantes que je n'osais l'espérer. Rien ne va se faire cette année, car une condition préalable doit d'abord être remplie, mais en 2014, peut-être...
- Grâce à la découverte de tisanes buvables (bénie soit le Peppermint Tea de Teapigs!), je parviens toujours à me limiter à 2 mugs de thé quotidiens.

Et mon petit mot de 2013?
Pas d'hypothétiques soucis de santé à mettre en perspective ce mois-ci - juste un mal de dos bien réel pour lequel j'ai dû me chercher un nouvel ostéopathe, celui de Monpatelin étant en vacances et celui de Bruxelles ayant disparu du radar. J'ai donc tenté d'appliquer le concept à mes petites contrariétés quotidiennes en me disant que, pour reprendre l'expression du Consort de la Princesse, ce sont vraiment des "First World problems" (en gros, des problèmes d'Occidentale bien nourrie...). Et c'est vrai que ça passe tout de suite mieux... quand j'y arrive, ce qui n'est pas encore systématique.

Conclusion:
Un mois très basse énergie où j'ai eu l'impression de faire du sur-place, mais si le printemps se décide à s'installer, ça devrait s'améliorer en avril!

vendredi 29 mars 2013

Velouté de pourpier


Puisque l'hiver n'en finit plus, voici une petite soupe réconfortante improvisée à partir de pourpier trouvé dans un panier bio (et jusqu'alors parfaitement inconnu de moi) et de la recette de velouté au persil plat que Dola m'a envoyée lors du swap gourmand. 

Pour 3 bols:
- une botte de pourpier
- 3 pommes de terre moyennes
- du beurre
- 1 gousse d'ail
- 1 cube de bouillon de légumes
- 10 ou 15 cl de crème légère

Faire fondre le beurre au fond d'un faitout. Y faire revenir une minute le pourpier lavé et haché grossièrement. Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en petits morceaux, la gousse d'ail émincée et le cube de bouillon. Couvrir avec de l'eau. Laisser cuire 20 mn environ. Mixer en ajoutant la crème.

Bon appétit!

jeudi 28 mars 2013

Le Café des Spores




C'est Guillaume Long qui m'a recommandé ce bistrot spécialisé dans les champignons où il avait dîné durant son séjour à Bruxelles en début de mois. Le concept et sa description des plats semblaient tout à fait alléchants; j'ai donc réservé une table pour quatre le soir de mon anniversaire, durant lequel les époux Shalbuline (eux aussi grands gourmands devant l'éternel) devaient se joindre à nous. 




Le Café des Spores propose des plats à la carte, entre 10 et 18€ chacun, sachant qu'il faut en compter deux par personne pour un vrai repas. Il existe aussi un menu 6 services (avec des portions plus petites) à 30€. Le hic, c'est que dans les deux cas, les plats sont servis pour toute la table. Il n'est donc pas possible de panacher menu et commande à la carte: c'est l'un ou l'autre pour l'ensemble des convives. Même si je brûlais de goûter la crème brûlée aux cèpes et au foie gras qui ne figurait pas dans le menu, la majorité a opté pour ce dernier. Shalf et moi n'aimant pas la joue de cochon, nous avons tout de même demandé à ce qu'elle soit remplacée par autre chose: on nous a proposé de choisir entre la pintade du menu et une bavette sortie de nulle part. Va pour la bavette. 




Terrine de mousserons, pickles de champignons
Entrée en matière goûteuse à souhait, accompagnée de petites figues et d'une corbeille de pains différents mais tous très bons.
Blonds aux herbes au grill
Un genre de champignons de Paris servis dans des assiettes à escargots. Pas mauvais mais assez quelconque. 
Lentins farcis-laqués
Sorte de shiitaké farcis de viande et laqués à la sauce soja, surmontés de "pelures" de poisson comme celles qu'on met sur les okonomiyaki (ça bouge tout seul, c'est très rigolo). Délicieux. C'est le plat que Funambuline a préféré. 




Oeuf cocotte à la tartofata
Un oeuf cocotte pour deux personnes, ce n'est pas le plus agréable à partager quand il faut piocher dans la même verrine. Convives grippés ou pas très intimes les unes avec les autres, s'abstenir. Par contre, j'ai adoré (mais je raffole du goût de la truffe).
Joue de cochon aux chanterelles
Vraiment gras, surtout comparé aux plats précédents. La bavette de remplacement était bien, même si je ne saurais pas identifier les champignons qui l'accompagnaient.
Tiramisu aux cèpes
Surprenant. Même après avoir terminé, j'étais incapable de dire si j'avais aimé ou non. 




Bien que je ne sois pas fan du concept "un même plat pour toute la table", j'ai aimé le fait de déguster plein de choses différentes, chaque fois en petite quantité, et servies les unes à la suite des autres de sorte qu'on a le temps de digérer entre deux. Ca évite la tentation de manger trop et trop vite, et ça laisse le temps de papoter tout le long du repas. 
Les plats du menu m'ont paru d'un intérêt variable, mais il y avait des choses vraiment délicieuses dans le lot, et c'était bien de faire des découvertes. Niveau quantité, personnellement j'ai eu juste assez, mais Chouchou a dû se bourrer de pain. 
Un mot sur la carte des vins, entièrement composée de vins nature: j'aime le principe, pas les prix qui m'ont semblé très excessifs (8€ pour un verre de Fronsac bon mais pas non plus transcendant). 
En résumé, un endroit qui vous ravira si vous avez le palais curieux et n'êtes pas trop fauché, mais qui laissera sans doute les gros appétits sur leur faim. 

Chaussée d'Alsemberg 103
1060 Bruxelles (Saint-Gilles)
Tel: 02 534 13 03
Ouvert tous les soirs du lundi au samedi
Réservation conseillée

mardi 26 mars 2013

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Le soleil est enfin de retour à Bruxelles; j'ai rendez-vous chez un ostéo pour qu'il me remette le dos en place; ce soir je dîne dans un bon resto avec des amis venus de Suisse; Chouchou m'offre la petite pirate sur laquelle j'ai craqué pendant Made In Asia; et pendant un an, je vais avoir l'âge parfait pour une geekette. Que demander de plus?