mardi 15 janvier 2013

Ces objets dont il est si difficile de se débarrasser


Hier, je me suis attelée à l'objectif n°5 de janvier: réduire ma PAL de 25%. J'avais commencé l'année avec 40 livres sur mon étagère plus 4 en cours de lecture; je devais donc en éliminer au moins 11 avant le 31, sachant très bien que je n'en lirais pas autant dans le mois. Certains de ces livres attendaient là depuis deux, trois, voire quatre ans. Si je n'avais pas eu envie de les commencer dans ce laps de temps, il semblait peu probable que ça me prenne tout à coup. La logique me commandait donc d'éliminer ceux dont le sujet ne m'intéressait plus ou que j'estimais trop anxiogènes (le récit vécu sur la catastrophe de Fukushima, les deux romans dont l'héroïne a un cancer du sein...), ainsi que ceux que j'avais achetés en salons ou en conventions parce que l'auteur était là et que je trouvais ça sympa de les faire dédicacer. 

Pourtant, si je ne m'étais pas fixé cet objectif, j'aurais eu vraiment du mal à m'y résoudre. Tout comme j'ai beaucoup de mal à me résoudre à éliminer certaines vêtements dans lesquels je n'ai plus aucun espoir de rentrer un jour (bonjour, la demi-douzaine de Levis achetés du temps où je faisais un 38 et portés une fois dans le meilleur des cas). Pourquoi? Parce que les livres comme les fringues m'ont coûté de l'argent, et que m'en débarrasser en les donnant ou en les revendant trois kopeks chez un bouquiniste/sur eBay m'apparaît comme un gaspillage - même si je sais qu'au final, ils ont plus de chances ainsi de servir à quelqu'un. A bien y réfléchir, c'est un processus identique à celui qui pousse à finir son assiette au resto, y compris quand on n'a plus faim: on a payé, bordel; alors, on va manger. 

Sauf que... au moment où les livres dorment sur une étagère ne serait-ce que depuis un mois; au moment où on n'a plus espoir de maigrir suffisamment pour porter de nouveau telle ou telle fringue; au moment où on sent qu'on a l'estomac plein, l'argent est déjà dépensé. Il n'y a plus moyen de revenir là-dessus. On peut, tout au plus, retenir la leçon pour montrer davantage de discernement une prochaine fois, en évitant d'acheter trop de choses ou de commander une formule entrée-plat-dessert. Mais pour cette fois-ci, le mal est fait. En conservant ces objets dont on n'a pas et n'aura probablement jamais l'usage, on ne fait qu'ajouter au gaspillage d'argent un gaspillage de place et d'énergie. On les autorise à envahir notre espace vital et à nous culpabiliser par leur simple présence. En finissant ce plat alors qu'on n'a plus faim, on ne fait qu'ajouter au gaspillage d'argent un surplus de calories inutiles et des troubles digestifs (et les petits Ethiopiens ne sont pas mieux nourris pour autant). 

Ce n'est pas une leçon évidente à intégrer, mais je la trouve salutaire. Hier, ma PAL est descendue sans gros problème à 28 ouvrages + 3 lectures en cours, et je pense la dégraisser de nouveau avant la fin du mois. Puis je m'attaquerai une bonne fois pour toutes à ma garde-robe. Et vous, y a-t-il d'autres freins qui vous empêchent de vous débarrasser de ce qui vous encombre?

lundi 14 janvier 2013

DIY 2/52: Habillage de vase




Inspiration: un article du numéro de décembre de PRIMA feuilleté chez ma mère
Matériel: un vase cylindrique (celui-ci a coûté 4,99€ chez Casa); environ une demi-pelote de fil Zpagetti (entre 10 et 12€ selon les magasins, vendue en France chez Cultura et en Belgique chez Veritas); un crochet n°10; ruban ou autres décorations
Temps de réalisation: une heure environ si vous savez déjà crocheter, sans doute davantage dans le cas contraire...




Rang 1: monter une chaînette assez large pour faire le tour de votre vase en tirant légèrement sur les mailles (la chaînette est toujours un peu peu serrée que la suite de l'ouvrage, et si vous faites lâche à ce stade, le reste de votre manchon n'épousera pas le vase correctement); fermer par une maille coulée
Rang 2: faire une maille en l'air pour tourner; puis autant de mailles serrées qu'il y avait de mailles chaînettes au rang précédent (en comptant, pour ne pas faire d'augmentation ou de diminution accidentelle); fermer par une maille coulée
Rang 3 et suivants: répéter le rang 2 jusqu'à ce que vous atteigniez pile la hauteur du vase; arrêter l'ouvrage et rentrer les fils de début et de fin sur la face interne. 

Facultatif: décorer le manchon (ici, avec un ruban enfilé entre les mailles et une jolie broche hirondelle offerte par Mélusine). 




Cet ouvrage très simple et très rapide est parfait pour aborder soit le crochet en général, soit le travail du fil Zpagetti. Vous trouverez ici un tuto très clair sur le montage de chaînette, et ici un autre sur la réalisation de la maille serrée. Gardez juste à l'esprit que pour crocheter en rond, il n'est pas besoin de retourner l'ouvrage à la fin de chaque rang: on "monte" juste avec la maille en l'air, et en continue dans le même sens. 

dimanche 13 janvier 2013

Stars & stripes




Il m'a fallu beaucoup de courage ce matin pour enfiler autre chose qu'une combinaison de ski et des moon boots avant de sortir bruncher. Surtout que ce petit pull Desigual n'est pas bien épais. Je ne vous parle même pas de l'héroïsme dont j'ai dû faire preuve pour enlever mon manteau en pleine rue. Le shooting a été vite expédié! J'implore votre indulgence, mais je tenais vraiment à avoir des photos potables de mes NOUVEAUX CHEVEUX ROSES, HIIIIIII! (Cinq jours après mon passage chez le coiffeur, je suis de plus en plus ravie.)






Le titre de ce post m'a été inspirée par mes nouveaux collants. Figurez-vous que dans l'emballage, ils étaient pliés de sorte qu'on ne voyait que les étoiles. J'ai donc été surprise et un peu inquiète en voyant que l'autre jambe s'ornait de grosses rayures qui, bien que verticales, ne présageaient rien de bon pour l'aspect de mes mollets. Cela dit entre les collants asymétriques et la couleur de mes cheveux, je me sens  über-cool et un peu punk à la fois, c'est vraiment merveilleux. 




Manteau: Naf-Naf (old)
Top: Desigual
Jupe: H&M (old)
Collants: Happy Socks
Chaussures: Chie Mihara (old)
Echarpe: Accessorize (old)
Sac: Brontibay

samedi 12 janvier 2013

Un swap gourmand, ça vous dit?


Illustration empruntée au merveilleux blog de Griottes

La déception du dernier swap a été digérée; je suis prête à me lancer dans l'organisation d'une nouvelle aventure (avec quelques réserves). Suite à consultation sur la page Facebook du blog, où j'offrais le choix entre un swap littéraire, un swap beauté ou un swap gourmand, il est apparu que dans le sillage des fêtes de fin d'année, tous mes lecteurs préféraient continuer à manger plutôt que se mettre au régime. Vous êtes formidables. 

Pour alléger l'organisation et éviter les déconvenues, je vous propose cette fois un swap en binôme: c'est-à-dire que vous enverrez un paquet à une personne qui vous en enverra un en retour. Dès le départ, vous connaîtrez donc son identité, et vous pourrez échanger par mail avec elle sur vos goûts respectifs pour être certain de lui offrir des choses qui lui plairont. En cas de paquet égaré par la Poste, vous vous arrangerez également en direct entre vous. Mon rôle se bornera à former les binômes les plus pertinents au départ; ensuite, à vous de jouer, d'accord? 

Votre paquet devra contenir les éléments suivants: 
- un ouvrage gourmand (soit un livre de recettes, soit un roman ou une bédé culinaire, c'est-à-dire ayant la cuisine et/ou la nourriture comme sujet principal)
- deux choses qui se mangent ou qui se boivent (une spécialité de votre région, par exemple; un aliment lié à l'ouvrage choisi; du thé, du chocolat, des bonbons, des épices... les possibilités sont infinies, évitez seulement ce qui pourrait se casser ou se gâter pendant le transport)
- un gadget de cuisine
- une de vos recettes préférées (pas forcément une que vous avez inventée, mais une que vous aimez servir à vos proches)
- une carte avec un thème culinaire (pour écrire un petit mot à votre correspondant)

Les inscriptions sont ouvertes dès à présent et jusqu'à mardi soir minuit, par mail à leroseetlenoir@hotmail.com. Elles ne seront pas limitées en nombre grâce au système de binômes; simplement, je devrai les arrêter à un nombre pair, donc si vous êtes la dernière personne à vous manifester, il se peut que je doive vous dire non. Dans votre mail, dressez-moi un profil rapide genre prénom, âge, situation familiale, secteur d'activité, passions et hobbies, goûts culinaires; indiquez-moi également dans quel pays vous habitez (je n'ai pas besoin de votre adresse complète, vous la donnerez directement à votre binôme) et si vous êtes prêt à envoyer un colis à l'étranger ou pas.

Attention! En raison des problèmes causés dans les swaps précédents par des personnes qui n'ont pas joué le jeu, ont reçu leur paquet sans remercier l'expéditeur et jamais envoyé le leur ni répondu à mes messages de relance, je me vois dans l'obligation d'accepter uniquement les participants des anciens swaps avec qui tout s'est bien passé, ainsi que les personnes que je connais IRL ou avec qui j'ai des échanges virtuels depuis assez longtemps pour qu'un début de relation se soit instauré. Je m'excuse d'avance si cela déçoit des timides qui ne se sont jamais manifestés avant et qui auraient bien voulu participer quand même, et j'espère qu'ils comprendront mes raisons. 

Je formerai les binômes dans la journée de mercredi et vous communiquerai aussitôt l'adresse mail du vôtre. Les paquets seront à envoyer pour le 28 février; cependant si vous vous mettez d'accord avec votre partenaire pour repousser cette date, pas de problème de mon côté. Je ne publierai pas de compte-rendus, mais si vous avez un blog et que vous en postez un, n'hésitez pas à m'envoyer le lien et je ferai un billet récapitulatif à la fin. 

J'attends donc vos inscriptions!

"Mine: une vie de chat"


Le gros Léon vit seul dans un appartement sous les toits de Paris. De lui, on ne sait pas grand-chose. Il n'a pas l'air d'occuper un emploi; il a une tignasse épique et un ami nommé Gaspard. C'est à peu près tout. Un jour, un petit chat noir fait irruption dans sa vie et décide d'adopter Léon, qui n'est pas mécontent d'avoir un peu de compagnie. Jusqu'à ce qu'il se réveille une nuit à côté d'une très jolie femme aux yeux étranges, sans savoir comment elle est arrivée dans son lit...

Cette année 2013 commence décidément très fort sur le plan des belles découvertes. Pioché un peu au hasard dans les rayons de Brüsel, "Mine : Une vie de chat" est un enchantement de bout en bout, une  émouvante histoire pleine de magie, de poésie et d'humanité, le genre de lecture qui fait chaud au coeur et donne envie de se blottir contre une personne aimée en écoutant tomber la pluie. J'ai dévoré ses 174 pages d'une traite avec un sourire idiot.





vendredi 11 janvier 2013

Pretty in pink


Si j'ai tendance à détester les clichés de genre ("les hommes ne savent pas écouter", "les femmes sont incapables de lire une carte routière"), il en est un auquel je dois bien admettre avoir toujours souscrit. Chaque fois qu'il se produit un évènement majeur dans ma vie, je fonce chez le coiffeur. Quand je suis partie à Toulouse pour mes études, je me suis ainsi retrouvé avec une splendide permanente de caniche sur cheveux roux mi-longs. Quand j'ai divorcé et filé aux Zuess sur un coup de tête, j'ai réclamé les cheveux de Roxy du comics Gen13, roses devant et violets derrière. La coiffeuse n'a pas voulu que je garde ma longueur et me les a coupés au carré; puis, comme elle n'avait pas les bonnes couleurs, elle m'a fait du rouge devant et du mauve derrière. Le résultat n'était pas très heureux. Quand j'ai appris la maladie de mon père, je suis revenue à ma couleur naturelle que je n'avais pas vue depuis plus de 20 ans - un acte de sobriété capillaire que me semblait exiger la gravité de la situation. Maintenant qu'il est décédé et que je m'efforce de sortir de ma période de grand chagrin, j'avais envie de quelque chose de VRAIMENT fun.   

Au début de l'été dernier, j'avais flashé sur le principe du ombré hair, sauf que je ne voulais pas une teinte naturelle dans le bas, mais plutôt du rose... ou du turquoise... ou du violet... enfin, un truc qui pète. J'ai demandé à mes copines bruxelloises si elles connaissaient un coiffeur capable de faire du super boulot en coloration. La Princesse et Sara m'ont répondu qu'elles allaient toutes les deux chez Wakko, et qu'elles en étaient très contentes. Je suis passée au salon début octobre; ma dernière couleur datait de juillet et Fabian m'a conseillé d'attendre encore quelques mois pour qu'elle soit estompée au maximum. Au final, c'est donc pour hier à 15h que j'avais pris rendez-vous avec Fred. J'avais apporté une photo de ce que je voulais, histoire d'être certaine qu'on soit bien sur la même longueur d'ondes. Fred a pris le temps de m'interroger sur mes desiderata exacts, et de m'expliquer les contraintes avec lesquelles il fallait composer. 

J'ai eu droit à deux applications successives de produit décolorant de la marque Joico, pour 45mn de temps de pose à chaque fois. Autant dire que j'ai un peu regretté de n'avoir emporté davantage de lecture (pas que je déteste regarder des jolis garçons torsepoil, mais GQ et Têtu, ça ne m'intéresse pas plus que ça). En plus, je ne devais pas tourner la tête; je suis donc restée pas loin de deux heures avec le port gracieux de Robbie le Robot. Mais le produit utilisé est beaucoup moins violent que les produits qu'on trouvait sur le marché il y a quelques années: il contient une huile qui préserve le cheveu et évite de se retrouver avec une botte de foin sur la tête. Ca valait donc bien le coup de se montrer un peu patiente - et raide, très raide. Après ça, passage au bac; pas moins de trois shampoings suivis d'un soin pour refermer les écailles et d'un autre soin reconstituant à la kératine. Enfin, on est passé à la pose de la colo rose elle-même. 20 mn d'attente, re-shampoing, re-double soin. Séchage naturel et, pour parfaire le résultat, raccourcissement de ma frange qui commençait à me donner l'allure d'un Yorkshire. Quand je suis sortie de là, il était 19h30, et j'étais plus pauvre de 130€ (140, même, avec le pourboire), mais ravie. 



Evidemment les photos sont moches à cause du manque de lumière à l'heure où elles ont été prises, 
mais je tâche d'en faire d'autres ce week-end!

La colo rose commence plus haut que je ne le voulais, et la transition n'est pas aussi subtile que je l'espérais. Ce n'est pas très grave, car la couleur ressort vraiment bien, et du coup, la décolo durera plus longtemps au fur et à mesure que mes cheveux pousseront et que j'en couperai les pointes. Mes longueurs sont très peu abîmées; au toucher, je ne sens pour ainsi dire aucune différence avec mes racines. Pour que le rose ne s'estompe pas trop vite, je dois faire le moins de shampoings possible. Jusqu'ici, je me lavais les cheveux tous les 2 ou 3 jours; je vais tenter d'augmenter cet intervalle d'une journée en recourant à du shampoing sec sur les racines entre deux. Fred m'a prévenue que la couleur se fixerait mieux la deuxième fois, et encore mieux la troisième. A la base, je ne pensais pas garder ça très longtemps, mais je suis tellement contente du résultat et tellement emballée par l'accueil reçu chez Wakko que j'envisage maintenant de renouveler la couleur jusqu'à élimination de la décolo, ce qui devrait prendre un certain temps vu que je coupe seulement 5 cm de pointes tous les 6 mois. Quand j'en aurai marre du rose, j'essaierai sans doute le violet, qui devrait facilement pouvoir s'appliquer par-dessus un rose délavé sans nouvelle décolo. 

Voilà, j'ai bientôt 42 ans et les cheveux roses, mais je m'en fous, j'adore ça!

De Wakko Kapper
Place de Dinant 1
1000 Bruxelles
Tel: 02 503 05 97

jeudi 10 janvier 2013

Je prends la pilule et j'en ai ras-le-bol de vos discours alarmistes


Depuis qu'une jeune femme de 25 ans a récemment attaqué le laboratoire qui fabrique sa pilule, l'accusant d'être responsable de l'AVC qui l'a laissée lourdement handicapée, je ne cesse de lire sur internet des attaques virulentes contre toutes les pilules - pas seulement celles de 3ème ou de 4ème génération qui semblent présenter le plus de risques. Mort aux hormones, on est considérée comme une pintade absolue si on n'opte pas plutôt pour le stérilet, tellement plus naturel (et moins cher). 

Après vingt ans sous contraceptif oral, par ras-le-bol de gober mon petit comprimé tous les soirs (et de l'oublier de temps en temps...), je suis fait poser un stérilet dès que les modèles pour nullipares ont été disponibles. Il a rendu mes règles atrocement longues et douloureuses. Au bout de deux ans, j'ai décidé de le faire retirer. Comme je souffre d'endométriose et qu'une opération n'avait pas réussi à m'en débarrasser, ma gynéco m'a ensuite prescrit un progestatif pour juguler le développement des lésions. 

Est-ce que c'est idéal? Non. Le Lutényl m'a filé du mélasma, a tué ma libido, et a eu d'autres effets secondaires plus intimes dont je ne parlerai pas ici, mais qui ne relèvent franchement pas du pique-nique dans le parc. Mais je ne souffre plus continuellement; je ne suis plus terrassée sans crier gare par des douleurs si horribles que je m'effondrais sur place. Mes organes internes ne sont plus collés entre eux, immobilisés dans une mauvaise position qui les empêche de fonctionner correctement. Entre deux maux, j'ai choisi le moindre. 

On me dira que je suis un cas très particulier. Pas tant que ça: souvent non détectée par des gynécos qui trouvent leurs patientes douillettes ou pensent qu'elles font juste du cinéma, l'endométriose touche 10% de la population féminine. Et je suis certaine qu'il existe des tas d'autres raisons inconnues de moi, mais néanmoins parfaitement valables, de préférer un contraceptif hormonal à un DIU malgré les risques qui accompagnent sa prise. C'est une question de bilan comptable: est-ce que les avantages perçus surpassent les inconvénients avérés ou potentiels? 

A cette question, chaque femme doit apporter sa propre réponse, qui ne peut pas être la même pour toutes.  Elle doit faire son choix en fonction de ses prédispositions génétiques, de son histoire médicale, de son style de vie, de ses préférences personnelles et des réactions de son corps, qui varient d'un individu à l'autre. La bombarder de généralisations anxiogènes, lui assener des jugements à l'emporte-pièce ne l'aidera jamais à prendre la meilleure décision pour elle. 

mercredi 9 janvier 2013

"Carnet intime"


De Zep, jusqu'ici, je ne savais que trois choses: 
- c'est le dessinateur de Titeuf, une bédé au public-cible de laquelle je n'appartiens pas franchement;
- il vit dans une belle et grande maison du côté de Genève;
C'est donc un peu dubitative que, dimanche dernier, j'ai attrapé sur ce "Carnet intime" sur une étagère de chez Brüsel pour le feuilleter. Moins de dix secondes plus tard, je l'emportais à la caisse. 
Oubliez le zizi sexuel. Ici, il est surtout question d'arbres et d'églises. "Petit, je préférais le monde dessiné au vrai. Les maisons étaient plus belles, les voitures plus rondes, les ciels plus doux. J'ai compris plus tard que ce que j'aimais, c'était le regard des artistes qui transformait le réel. Alors j'ai aiguisé le mien; je suis sorti à la rencontre de ce monde et je l'ai trouvé beau", écrit Zep en octobre 2009 à North Island.
Ce "Carnet intime" rassemble vingt ans d'aquarelles contemplatives réalisées un peu partout à travers le monde, de l'Italie au Japon en passant par la Tanzanie, le Népal, le Canada, mais aussi la France, la Suisse et la Belgique. Si je ne comprends pas l'ordre apparemment aléatoire dans lequel Gallimard a choisi de les publier, j'ai été touchée à la fois par leur beauté et par les notes qui les accompagnent. Brèves et pudiques, mais pleines de sincérité, elles évoquent en filigrane le parcours de l'artiste, du père, de l'homme quitté et qui retrouve un nouvel amour. Je suis ravie d'ajouter cet album à ma collection sans cesse grandissante de carnets de voyage.





Les brunchs du dimanche (22): Houtsiplou, belgitude & burgers


Le Houtsiplou figurait sur ma liste de restos à tester le dimanche midi depuis un bon moment. Mais j'en avais lu des critiques très partagées: certaines hyper enthousiastes, d'autres déplorant un service lamentable ou le voisinage de gamins nombreux et bruyants. Aussi, pour le tester enfin, j'avais choisi de réserver en tout début de service afin d'éviter une salle bondée et un personnel débordé. Stratégie payante puisqu'à notre arrivée, la salle du haut était vide, ce qui nous a permis de prendre tranquillement. toutes les photos que nous voulions.




La déco de style récup' bon enfant est dominée ici par une grande fresque dédiée à la belgitude dans toutes ses incarnations. Chouchou m'en a décortiqué tous les détails afin de parfaire ma culture. Il est vrai qu'en tant que Française, je n'avais jamais entendu parler de Sandra Kim et de la chanson qui lui a permis de remporter l'Eurovision en 1986, ni de la marionnette cracheuse Malvira, et encore moins de l'enlèvement au cours duquel le politicien Paul Vanden Boeynants se vit confisquer son pantalon. 




Côté carte, pas de formule brunch, mais des petits-déjeuners, des burgers, des tartines, des moules-frites, des plats à la carte et de nombreuses propositions du jour plutôt alléchantes (ce jour-là, un steak de thon rouge à la sauce piquante ou un osso bucco, ainsi qu'une soupe tomate-carottes-coriandre). Chouchou a pris le burger Cocotte au poulet pané, et moi le Joséphine au canard et foie gras. 




Verdict? Pas le meilleur burger que j'aie jamais mangé, mais pas le pire non plus. Dans l'honnête moyenne, disons. Le pain n'est pas trop sucré et ne se désagrège pas entre les mains; le steak de canard a le mérite de l'originalité. En revanche, la sauce au poivre mériterait d'avoir un goût un peu plus soutenu (comme la D&L vendue en flacon plutôt que comme celle dont on garnit les entrecôtes), et le trio tomate/feuille de salade/cornichon ne m'a pas semblé être un accompagnement pertinent. Les frites sont correctes bien qu'un poil sèches. 

Côté service, tout s'est très bien déroulé, avec le sourire et dans un délai raisonnable. Malgré des burgers pas inoubliables, je recommanderai le Houtsiplou à tous ceux qui recherchent une immersion en belgitude ou une atmosphère branchouille mais décontractée. Et pensez à réserver: c'est très souvent plein le week-end!

9 place Rouppe
1000 Bruxelles
Tel: 02 511 38 16
Ouvert TLJ de midi à 22h30

mardi 8 janvier 2013

"Les revenants" saison 1




Dans une petite ville de montagne sise autour d'un barrage, plusieurs personnes mortes depuis des années refont leur apparition. Elles viennent juste de se réveiller, présentent la même apparence que de leur vivant et ne se souviennent de rien, pas même des circonstances de leur disparition. Pourtant, toutes sont décédées de manière violente, avant le terme naturel de leur existence. Elles n'ont qu'un désir: reprendre la place qui était la leur autrefois. Mais même quand il peine encore à faire son deuil, leur entourage a reconstruit sa vie en leur absence. Leur retour suscite donc moins de joie qu'il ne déclenche de problèmes - d'autant qu'il s'accompagne de phénomènes troublants: pannes d'électricité, grouillements d'insectes, baisse inexplicable du niveau d'eau dans le réservoir, animaux morts noyés en masse... 

Malgré des critiques dithyrambiques, j'ai hésité un petit moment avant de me lancer dans cette série française dont la 1ère saison, produite par Canal+, compte huit épisodes d'une heure environ. Je n'ai jamais aimé les films d'horreur, et je n'étais pas du tout d'humeur à me vautrer dans le macabre. Ca tombe bien: "Les revenants" est d'une sobriété exemplaire. Pour instaurer une atmosphère fantastique et distiller l'angoisse, la série ne s'appuie ni sur des effets spéciaux tape-à-l'oeil, ni sur l'imagerie populaire des spectres et des zombies, ni sur un excès de sang et de tripaille, mais sur une bande-son extrêmement subtile, un ciel constamment couvert et un décor urbain presque uniformément gris, les silences voir le mutisme de certains personnages et surtout un scénario en béton qui chatouille nos peurs les plus primaires. 

Les morts ne sont pas menaçants, mais leur réapparition suscite un profond malaise chez les vivants qui voient leur train-train bouleversé et leurs certitudes remises en cause. Certains réagissent de façon très violente. Tous ou presque sont liés entre eux, et tous ou presque possèdent un secret. Au fil des épisodes, les connexions se dévoilent, les pièces du puzzle s'assemblent pour former un tableau de plus en plus intrigant. Aucun personnage n'est tout à fait ce qu'il semble au premier abord, et aucun personnage n'est tout blanc ou tout noir. La plupart d'entre eux m'ont paru admirablement nuancés, avec une histoire et une personnalité fascinantes. 

Si la première moitié de la saison est trèèèès lente et intimiste, essentiellement axée sur l'aspect métaphysique du retour de Camille, Simon, Victor et Serge, la seconde moitié vire assez nettement vers le fantastique et l'action. J'ai trouvé la construction vraiment superbe; bien que l'ambiance rappelle parfois "Twin peaks" ou "Lost", ici, on a la très nette impression que les scénaristes savent exactement où ils vont. Par contre, le dernier épisode m'a laissée un sentiment mitigé avec son basculement de ton radical. Il aurait pu faire une excellente conclusion à la série pour peu que quelques questions en suspens aient été élucidées au passage. En l'état, il boucle cette première saison d'une manière qui ne laisse que peu de marge aux scénaristes pour enchaîner sur une deuxième. 

lundi 7 janvier 2013

DIY 1/52: Mugs d'amoureux


Parmi mes résolutions de début d'année, en plus des 7 objectifs mensuels et d'une autre chose dont je vous parlerai sans doute plus tard, il y avait: mener à bien un projet DIY par semaine, et le présenter sur le blog chaque lundi matin. Voici donc le premier d'entre eux.



Matériel: deux mugs en céramique blanche (ceux-ci coûtaient 1,50€ pièce chez Ikea), un stylo Pébéo Porcelaine 150 "Anthracite black" (environ 5€ dans les magasins de fournitures de beaux-arts ou de loisirs créatifs), un chiffon et/ou des coton-tiges, de l'alcool à 90°, un four
Temps de réalisation: environ 1h hors séchage et cuisson si vous avez déjà choisi un motif et que votre main ne tremble pas trop

Bon, j'avais envie de faire des mugs "Il & Elle", mais bien entendu, vous pouvez vous contenter de customiser une seule tasse avec un motif plus simple. A vrai dire, je vous déconseille les personnages ou les animaux. Pourquoi? Il est très difficile d'obtenir un débit d'encre régulier avec le stylo Pébéo. Du coup, les traits n'ont ni la même intensité, ni la même épaisseur partout. On est souvent obligé de repasser deux fois, ce qui nuit à la précision. Si c'était à refaire, je dessinerais plutôt quelque chose de graphique, comme ce pissenlit soufflé mis de côté pour un projet futur, ou bien je me contenterais d'un mot ou d'une courte phrase en grosses lettres. 

Là, j'ai beaucoup galéré, d'abord pour trouver les personnages sur papier en tentant de reproduire le style qu'utilise Chouchou pour ses bédés, puis pour les reproduire correctement sur une surface pas franchement plane à main levée. J'avais fait exprès de choisir des mugs légèrement "facettés" dans la partie basse, et calé la poignée avec des bédés pour pouvoir travailler sans qu'ils bougent trop. Quand même, ça n'a pas été une partie de plaisir. L'encre doit partir facilement avec de l'alcool à 90° tant qu'elle n'est pas sèche, hélas! Chouchou venait juste de jeter notre flacon périmé pour le remplacer par... de l'isobétadine. J'ai donc dû me contenter d'un chiffon trempé dans de l'eau pour corriger mes ratés, ce qui était beaucoup moins efficace.





Les motifs finis, il a fallu attendre 24h que l'encre sèche à coeur; puis je l'ai fixée en faisant cuire les mugs 35mn dans un four préchauffé à 150°. Ainsi, elle devrait résister même à un passage en lave-vaisselle - en tout cas, telle est la promesse faite par Pébéo. Le stylo Porcelaine 50 existe en pleins de couleurs miscibles entre elles et aussi en version peinture, que Des Filles à Retordre utilisent ici avec un pochoir. Quant à "Moody & Cookie" ("Grincheuse & Goinfre"), ce sont de vieux surnoms qui datent du début de notre relation et dont nous avions même fait le titre d'un blog photo de type "projet 365" il y a quelques années. 

dimanche 6 janvier 2013

Nier l'hiver


Dans l'absolu, on va dire qu'on ne peut pas se plaindre: 7° à Bruxelles en ce début janvier, c'est environ 20 de mieux qu'il y a deux ans à la même époque, quand j'avais cru mourir d'hypothermie.  Mais ce week-end, nous n'avons pas aperçu le moindre rayon de soleil, ni pu éteindre les lumières électriques chez nous à quelque moment que ce soit. Alors, pour lutter contre la grisaille, je suis allée piocher mes vêtements les plus colorés dans ma penderie...





J'adore cette robe Naf-Naf qui, grâce à ses petites touches de violet, de turquoise, d'aqua, de moutarde et de fuchsia, peut être assortie avec un grand nombre d'autres couleurs vives. Dans l'absolu, elle me semble plutôt être une fringue d'été, même si je l'ai achetée en septembre dans la collection Automne-Hiver de cette année. Mais avec un T-shirt à manches longues et des collants, je la trouve tout à fait portable en cette saison. Le T-shirt que vous voyez sur cette photo fait partie de la collection Heattech d'Uniqlo; presque aussi chaud qu'un Damart, moins cher, beaucoup plus fin et agréable sur la peau, il existe en une multitude de couleurs et c'est rapidement devenu un basique de ma garde-robe hivernale. 





Le sac, je l'ai shopé récemment dans une Vente Privée; je ne suis pas fan du système de réglage de la bandoulière (j'ai toujours peur que les noeuds lâchent), mais au moins il ne me bat pas les genoux. Les babies hautes dormaient dans mon placard depuis deux ans; j'ai même failli m'en débarrasser faute de les mettre. Je ne porte jamais de marron: c'est le genre de couleur soi-disant passe-partout dont je trouve qu'elle ne va, en fait, avec rien. Mais la bande argentée casse le côté un peu trop strict. 



Robe: Naf-Naf A/W 2012/13
T-shirt: Heattech d'Uniqlo
Collants: Le Bourget
Manteau: Naf-Naf (old)
Echarpe: Accessorize (old)
Sac: Brontibay
Chaussures: Chie Mihara (old)
Vernis: A Oui Bit of Red d'OPI
Collier: ? (acheté chez Rose il y a longtemps)

samedi 5 janvier 2013

"La boutique de la seconde chance"


La brocante, pour Richard, c'est plus qu'un métier: c'est la passion qui occupe entièrement sa vie. Célibataire sans enfants, il court les vide-greniers, les boutiques de l'Armée du Salut et les ventes de succession pour y dénicher des trésors de seconde main. Jusqu'au jour où sa mère décède, laissant derrière elle une maison remplie de souvenirs. En triant ceux-ci, Richard va découvrir des pans de la vie de ses parents dont il ne soupçonnait même pas l'existence... 

Etant donné que je viens de passer une partie de mes vacances de Noël à farfouiller dans les affaires laissées par mon père, la lecture de ce roman de Michael Zadoorian pourrait sembler un choix étrange de ma part. D'autant que le héros, un type mou et dépressif, rencontre une fille un peu azimutée dont le métier est d'euthanasier les animaux à la chaîne. Rien de très joyeux, donc. Pourtant, "La boutique de la seconde chance" n'est pas un livre déprimant. Moi qui me débats constamment avec mon matérialisme, j'ai aimé la réflexion de l'auteur sur le choix des objets dont nous nous entourons, la place que nous leur accordons et la charge émotionnelle qu'ils en arrivent à porter. J'ai compati à la façon dont le héros réagit suite au décès du dernier de ses deux parents, compati à sa douleur de ne pas savoir faire fonctionner sa première véritable relation amoureuse, mais comme il m'était tout à fait impossible de m'identifier à lui, j'ai pu conserver une saine distance émotionnelle pendant ma lecture. Les derniers chapitres du roman, qui se déroulent au Mexique pendant le Jour des Morts, baignent dans une atmosphère plus magique que macabre qui a produit sur moi le même effet apaisant que sur Richard et Theresa. Au final, je suis si contente de cette lecture que je n'ai pas hésité à acheter chez Pêle-Mêle le précédent roman de l'auteur: "Le cherche-bonheur". 

vendredi 4 janvier 2013

"Downton Abbey" saison 3




Je dois avoir des goûts bizarres. Autant j'avais aimé la saison 2 de "Downton Abbey", universellement décriée, autant je me suis ennuyée pendant cette saison 3 dont beaucoup considèrent qu'elle a parfaitement redressé la barre. 

(Attention, spoilers majeurs!) Matthew et Mary étant désormais mariés, il fallait trouver d'autres ressorts dramatiques. Mais les ennuis financiers de Robert ne m'ont arraché qu'un bâillement, tandis que le séjour en prison de Bates m'irritait au plus haut point. Alors, oui, j'ai été dûment choquée par la mort en couches de Sybil, et je me demande bien ce que la série va devenir sans Matthew qui décède dans un accident pendant la dernière minute de l'épisode de Noël. Mais je trouve dommage - et peu crédible - qu'après avoir étiré la saison 2 sur plusieurs années, les scénaristes choisissent de faire se succéder autant de bouleversements en l'espace de six mois. Les nouveaux personnages, notamment Albert, James et Ivy, censés apporter un peu de sang neuf dans les relations entre domestiques, ne m'ont pas emballée, et je me serais volontiers passée de la chipie de cousine Rose. 

Quelques bons éléments surnagent toutefois: l'inimitié qui oppose désormais O'Brien et Thomas, ce dernier parvenant même à susciter la sympathie à deux ou trois reprises (ce qui n'était vraiment pas gagné d'avance); la bataille entre Robert et Matthew pour la modernisation du domaine; le job d'éditorialiste d'Edith et ses sentiments naissants pour son rédacteur en chef marié; les réparties toujours savoureuses de Lady Violet; les échanges merveilleux entre Carson, le domestique plus royaliste que le roi, et Mrs Hughes qui trouve toujours le meilleur compromis entre conservatisme et bienveillance. C'est assez pour que je sois au rendez-vous devant la saison 4 à l'automne prochain. 

jeudi 3 janvier 2013

"Le monde de Charlie" ("The perks of being a wallflower")




Je pourrais vous dire que je brûle de voir ce film depuis des mois; que j'ai poussé un gémissement de désespoir quand sa sortie en France et en Belgique a été reportée du 19 décembre au 2 janvier; que j'avais parlé d'aller le voir avec Chouchou hier soir ou le week-end prochain mais qu'en passant devant un cinéma qui le diffusait pile à l'heure de la première séance, je me suis dirigée vers la caisse et ai acheté une place sans réfléchir. 
Je pourrais vous dire combien je craignais d'être déçue, parce que j'en attendais tellement qu'au fond, il n'avait presque aucune chance d'être à la hauteur de mes espérances. 
Je pourrais vous dire que pourtant, j'ai regardé le générique de fin le visage baigné de larmes et le coeur prêt à exploser. 
Mais vous expliquer pourquoi, ça par contre, je n'y arriverais pas. Rien à voir avec de la pudeur: c'est juste que je ne suis pas assez bon écrivain pour décortiquer une émotion aussi vive sans la vider de toute sa substance. 
Je ne me risquerai pas non plus à prétendre que "Le monde de Charlie" est le meilleur film du monde, parce que ce type de superlatif suppose que l'oeuvre concernée possède un certain caractère universel. Ce qui n'est probablement pas le cas. Les raisons pour lesquelles il m'a tant touchée seront sans doute les raisons pour lesquelles d'autres spectateurs n'y verront qu'un high school movie un peu moins tarte que la moyenne. 
Alors, je vais juste vous dire que, personnellement, c'est la chose la plus juste que j'ai vue sur la solitude de l'adolescence et sur les portes qu'ouvre l'amitié. Que ça parle de différences assumées et changées en une forme de coolitude, mais aussi de trucs pas forcément très drôles comme la maladie mentale ou les abus sexuels, et de la façon dont on peut surmonter son passé pour faire place à l'avenir.
C'est simple: aucun film ne m'avait remuée de façon aussi intime depuis vingt, peut-être vingt-cinq ans. Après la séance, je suis rentrée chez moi en pilotage automatique et je n'ai pas réussi à émerger de toute la soirée. 
Nous sommes le 3 janvier et je crois que je peux arrêter d'aller au cinéma jusqu'à la fin de l'année, voire de la décennie. 

"And in that moment I swear we were infinite."

mercredi 2 janvier 2013

De l'indulgence envers autrui




J'aimerais dire quelques mots au sujet du premier et du moins concret de mes objectifs pour ce mois de janvier. On me reproche souvent d'avoir un jugement assez dur sur les gens qui m'entourent, et c'est la stricte vérité. L'incompétence, le manque de volonté, la geignardise sont des choses qui m'irritent très rapidement et très fort. Je me mets vite en colère contre les interlocuteurs professionnels qui ne font pas correctement leur boulot; je me détache systématiquement de ceux de mes amis dont le comportement me déçoit. 

Au début de l'été, ma soeur m'a engueulée parce qu'elle me trouvait infecte avec notre mère, et je me suis accrochée avec Chouchou pendant les vacances de Noël pour la même raison. Mais j'ai beau compatir, ô combien, à son chagrin, sa litanie d'éternelle victime me fait grimper aux murs. Dans un tout autre registre, Etre Exquis, prévenu par texto du décès de mon père, ne s'est pas manifesté depuis mi-octobre. Pas un mot de condoléances, rien - alors que j'ai reçu tant de messages adorables de parfaits inconnus. On pourrait penser que ça n'est qu'un incident mineur au regard d'une amitié qui dure maintenant depuis 15 ans. Mais je ne l'ai jamais rappelé pour qu'on se voie, et je lui en veux tellement que je ne suis pas près de le faire. 

A ma décharge, si je suis sévère avec mon entourage, la personne vis-à-vis de laquelle je me montre la plus exigeante, c'est moi-même. Je ne demande à autrui rien de plus que ce que j'attends de moi: une volonté constante de faire au mieux de mes capacités, d'avancer sans m'apitoyer trop longtemps sur mon sort, de m'améliorer chaque fois que ça m'est possible et quand bien même ça me réclame beaucoup de travail. Sauf que... cette exigence, je choisis de me l'imposer, alors que les autres n'ont rien demandé. Ils ne désirent pas forcément que je mesure leur valeur à l'aune de mes critères délirants. 

Ma promptitude à critiquer n'est pas un trait de caractère que je trouve très productif ou très sympathique. Quand je m'énerve contre eux, je n'incite pas mes interlocuteurs professionnels à faire preuve de plus de bonne volonté pour résoudre le problème qui m'amène. Quand je me braque contre une personne de mon entourage, je ne l'encourage pas à modifier son attitude: je pourris juste notre relation. Evidemment, rien ne m'oblige à continuer de fréquenter des gens que j'estime toxiques pour une raison ou pour une autre. Mais je pourrais aussi mettre de la distance entre nous  sans ruminer et récriminer contre eux comme je le fais actuellement. Ou, soyons fous, faire preuve d'un peu de compassion et tenter, dans une certaine limite, de les accepter tels qu'ils sont, en me focalisant sur leurs qualités plutôt que sur ce que je considère comme de graves défauts.

Voilà donc ce à quoi j'ai décidé d'employer consciemment une partie de mon énergie en janvier - non pas comme une expérience limitée dans le temps, et qui m'autoriserait à redevenir infecte au 1er février, mais à titre d'essai, pour voir si cela modifie de manière positive mes relations avec mon entourage. 

En janvier, je choisis de...




Inauguration d'un nouvelle rubrique où vous découvrirez chaque début de mois les 7 objectifs que je me suis fixés pour les 30 jours à venir. Chaque fin de mois, je ferai un petit débriefing pour expliquer où j'ai réussi, où j'ai échoué et pourquoi. 

Si vous avez décidé d'adopter une démarche similaire, je suis très intéressée par un retour sur votre propre expérience; n'hésitez pas à me laisser un lien vers votre blog ou un message dans les commentaires. 

mardi 1 janvier 2013

Nouvelle année...


Nouveau fond d'écran:
Parce que ça n'était plus possible de pleurer douze fois par jour devant la photo de mon père, j'ai choisi ici une photo de saison assortie d'un message positif:



Nouveau système de comptabilité personnelle:
Adieu Quicken, bonjour feuille de calcul Excel. Je vais enfin pouvoir me débarrasser de mon vieil eee-PC, seule machine de la maison sur laquelle fonctionnait mon logiciel antédiluvien et dont je n'ai plus d'autre usage depuis l'achat de mon iPad.

Nouvel abonnement Google: 
Aux conférences Ted, intéressantes, variées et toujours digestes. Aujourd'hui, j'ai regardé celle-ci.

Nouvel appareil électro-ménager:
Toujours motivés pour nous alimenter plus sainement, nous avons décidé d'investir dans une petite centrifugeuse qui, contrairement à notre blender, nous permettra de préparer aussi des jus de légumes et de fruits "durs" comme les carottes ou les pommes. Le choix est en cours sur Amazon. 

Nouveaux carnets:
Le Moleskine Star Wars grand format/une page par jour comme agenda des choses faites, un carnet de La Mucca à mettre dans mon sac pour la prise de notes itinérantes, et le Margaux Motin 2013 (vraiment ravissant à l'intérieur) comme agenda des choses à faire. 



Nouvelle résolution:
En plus de mes 7 objectifs mensuels (je dévoilerai demain ceux de janvier), j'ai décidé de réaliser un projet DIY par semaine. Comme je ne suis pas quelqu'un de très persévérant, et qu'il s'agit surtout de m'occuper en stimulant ma créativité à peu de frais, j'opterai pour des choses simples, ne nécessitant qu'un minimum de savoir-faire et de matériel. J'ai déjà compilé une liste d'une vingtaine d'idées dont l'exécution me semble à ma portée, et j'ai particulièrement hâte de m'y mettre! 

J'espère que l'année 2013 apportera aussi un nouvel élan à tous ceux d'entre vous qui en ont besoin. 

Décembre 2012 (XXL)



lundi 31 décembre 2012

2012 dans le rétro


Illustration empruntée ici

- Voyages: pas de vacances à l'autre bout de la planète, mais un éblouissant séjour en Islande, la découverte de Barcelone, un sympathique mariage en Suisse, une belle semaine en Bretagne, un chouette week-end à Epinal, quelques sauts de puce à Paris et des journées à Gand ou Bruges. 
- Boulot: 8 romans traduits et un débat houleux sur les droits d'auteur des versions numériques. 
- Lecture: 91 romans (hors boulot)/recueils de nouvelles/récits biographiques/bouquins de développement personnel, et 101 bédés/mangas/beaux bouquins avec plus d'images que de texte. 
- Rencontres littéraires: Mary Janice Davidson et Mercedes Lackey aux Imaginales, Nancy Peña en dédicace chez Contrebandes. 
- Loisirs créatifs: pas mal d'ouvrages au crochet, dont un immense couvre-lit pas encore terminé, et un atelier de laine cardée sur lequel je n'ai pas embrayé. 
- Géocaching: petite année avec seulement 61 découvertes. Mais nous commençons à avoir fait le tour des caches disponibles à Bruxelles, et puis nous avons malheureusement eu d'autres préoccupations en fin d'année. 
- Séries télé: au rayon "chouettes découvertes", "Brothers & sisters", "Bunheads", les deux premières saisons de "Misfits", "Downton Abbey", "House of lies"; au rayon "énorme coup de coeur", le "Sherlock" de la BBC. 
- Jeux vidéo: après deux ans et demi d'addiction, j'ai enfin arrêté Farmville et reporté ma procrastination d'abord sur Bubble Witch, puis sur Candy Crush. 
- Santé: deux grosses frayeurs en fin d'année chez la gynéco et l'ophtalmo.
- Sous: j'ai pris l'habitude de mettre systématiquement de côté 10% de tout ce que je gagne, pour le fameux kazou, et je m'en félicite. Plus de tranquillité d'esprit, moins de fric claqué en conneries.
- Mode: j'ai gravement craqué pour les pantalons slims et les collants aux couleurs ou aux motifs délirants, ainsi que pour trois robes rétro et deux jolis pulls "chats à lunettes" de la marque britannique Louche. 13 nouvelles paires de chaussures sont venues rejoindre mon dressing. 
- Beaucoup de box surprise dans ma boîte aux lettres: 10 Little Box, 2 Jolie Box, 2 Deauty Box, 3 Thé Box. Le principe est sympa, mais je suis un peu trop difficile pour réellement profiter du contenu. 
- Différentes activités autour de la manifestation Brusselicious, dont une mémorable invitation à un apéritif dans le ciel au-dessus du parc Royal. 
- L'adhésion à une coopérative agricole et le début des courses spécifiques en épicerie bio pour une alimentation plus saine. 
- De nouvelles lunettes avec une monture Prada qui ne me satisfaisait pas au premier abord, mais que j'adore maintenant. 
- ...Et aussi de nouvelles fenêtres dans l'appartement de Monpatelin. 
- Un anniversaire de blog qui a donné naissance à un groupe de couture et plein de nouvelles amitiés. 
- Un troisième atelier avec Catherine Shainberg, sur le thème de la généalogie cette fois.
- Avec Chouchou, trois gros accrochages que nous avons réussi à ne pas faire dégénérer en dispute apocalyptique: vive nous. 
- Ratages splendides: mon anniversaire, ma tentative d'adoption d'un Kindle, l'impossibilité de voter par procuration pour les présidentielles. 
- Chagrins immenses: le 13 août, nous avons dû euthanasier Scarlett dont la santé déclinait à vue d'oeil, et le 17 octobre, mon père a cessé de respirer la main dans celle de ma mère.

Malgré quelques beaux moments, 2012 fut une année très difficile. J'ai hâte de tourner symboliquement la page ce soir.