lundi 20 août 2012

10 raisons de se réjouir de la canicule




1. A peine sorti de la machine à laver, le linge propre est déjà presque sec. Ca tombe bien, vu qu'on transpire tellement qu'on est obligé de se changer 3 fois par jour.

2. On a remonté le ventilateur de la cave, où il dormait depuis l'été 2010. C'est triste, un appareil ménager dans l'incapacité d'accomplir son destin.

3. On a passé juillet à se plaindre du gris, du froid et de la pluie; on peut maintenant se plaindre de la chaleur étouffante. C'est important, de varier les plaisirs. 

4. Par une chaleur pareille, on est OBLIGE de manger des glaces. Du coup, on se félicite de préserver des emplois chez Häagen-Dazs et Ben & Jerry's. 

5. Au lieu de se laisser tenter par les ruineuses collections automne-hiver qui font leur apparition dans les magasins, on dégote une parfaite petite robe d'été à trois kopeks en fin de soldes.

6. Le matin, les vêtements sont vite choisis et encore plus vite enfilés.

7. Dans la rue, on peut admirer les biceps des garçons et les mollets des filles. Ou l'inverse, d'ailleurs. 

8. On s'enduit forcément d'écran total avant de sortir. On sent le monoï toute la journée. Et alors qu'on bosse en ville, on a un peu l'impression d'être à la plage. 

9. L'appétit chutant d'environ 10% par degré au-dessus de 30, on se dit que si le thermomètre pousse jusqu'à 40, on pourra vivre d'amour et de thé glacé jusqu'à fin septembre.

10. On tient une excuse parfaite pour se réfugier dans les lieux climatisés - par exemple, au cinéma ou au centre commercial. Puisque c'est une question de survie. 

Photo empruntée ici.

Swap littéraire "Voyage, voyage": les paquets reçus (8)


Voici le paquet de Pillapon pour Camille M:





Le 4 août dernier, j'étais en direction du Luxembourg avec un groupe de personnes handicapées que j'accompagnais lors de leurs vacances.Quelques heures plus tard Maman m'appelle " Ton colis inconnu vient d'arriver!!!"  Zut pour quelques heures  me voilà obligée d'attendre deux longues semaines...
En rentrant donc cet aprés-midi je me jette sur mon colis dont l'expeditrice n'est autre qu'une certaine Camille ( Merci Armalite pour le clin d'oeil ). 
J'ai donc découvert une charmante petite carte postale où ma swapeuse s'excuse de son retard, se présente à moi et m'invite gentiment à continuer d'échanger via FB ( je suis comblée pour le moment).
& la suite n'est que bonheur: dans le petit paquet violet  un petit bracelet " Made in Camille" qui a tout de suite adopté mon poignet, ensuite un grand sachet de thé qui respire les senteurs orientales et plus particulièrement celle de Turquie, ce dernier se boit chaud comme froid ce qui est idéal  étant donné les chaleurs caniculaires du moment. Concernant le livre ma swappée est tombée juste en m'offrant un livre de Marc Levy (dont je suis fan depuis toujours!) " L'étrange voyage de Monsieur Daldry" ; je l'ai lu à sa sortie mais c'est avec plaisir que je vais me replonger dans l'univers d' Istanbul (nb: Une jeune créatrice de parfum va de ville en ville,de pays en pays pour découvrir que...)  accompagné d'un marque-page en forme de bouteille de parfum .
 Alors non seulement, ce swap m'a comblée mais j'ai vraiment aimé la cohérence des objets qui sont tous liés par l'univers du parfum ou de la Turquie, alors un grand merci à Mlle Camille alias Pillapon pour avoir pris le temps et le plaisir de me concocter un si beau colis et merci à Armalite de m'avoir associer à une Camille et de m'avoir accepter à ce premier swap qui ne m'a pas deçue !
A trés vite les filles,

Camille M

dimanche 19 août 2012

Etoiles & rayures




Samedi en début d'après-midi, j'ai bravé la "canicule" belge (ici, ils appellent ça comme ça à partir  de 30°!) pour aller faire, sur l'esplanade du Luxembourg, quelques photos de la petite robe à étoiles que j'étais si contente d'avoir dénichée en soldes. Globalement, la marque Caroll est un chouïa trop classique pour moi, mais j'ai quand même acheté plusieurs de leurs pulls l'hiver dernier et je trouve le rapport qualité-prix très convenable. 




Oui, pour une fille du Sud, j'ai une étonnante ressemblance chromatique avec un lavabo. Mais je m'enduis systématiquement d'écran total avant de sortir; moyennant quoi, les installateurs de fenêtres neuves me donnent dix ans de moins que mon âge réel (enfin, l'un d'eux au moins). Il faut choisir ses batailles cosmétiques.




La ceinture était fournie avec la robe; la bague a été achetée à Istanbul l'an dernier; les lunettes de soleil viennent (probablement) de chez Claire's, et la barrette à fleur de chez H&M. Oh, et le gilet que j'ai enlevé entre la deuxième et la troisième photos est un super petit basique Mango. 




Ce vernis à ongles, c'est le Red Tango d'Estée Lauder. Je dois l'avoir dans mes placards depuis dix ou douze ans. Sa texture n'a pratiquement pas bougé depuis le premier jour, et il est tellement opaque qu'une seule couche suffit même pour une maniaque de la bicouche comme moi. Sans compter que sa tenue est top. J'ai plusieurs vernis Estée Lauder, et je trouve que leur qualité en fait une des seules marques de luxe dont les prix sont justifiés. 




Et ça, ce sont mes dernières Chie Mihara en date, trouvées soldées à - 50% chez Les Anonymes. Ce ne sont pas du tout les chaussures qui m'avaient tapé dans l'oeil au premier regard; pourtant elles sont parfaites, à la fois originales et pas très difficiles à assortir. Je n'ai qu'un regret: que leur rouge ne soit pas un peu plus vif (on dirait plutôt du orange foncé, en fait). 

samedi 18 août 2012

"The night circus"




Le cirque arrive sans prévenir. Aucune annonce ne le précède, aucune publicité en ville ou dans les journaux. Ses tentes rayées noires et blanches apparaissent simplement là où la veille, il n'y avait rien. Au-dessus de l'entrée, une pancarte indique qu'il ouvre au crépuscule et ferme à l'aube... 

Bienvenue dans le monde enchanteur où deux magiciens se livrent un duel dont eux-mêmes ignorent les règles. Celia, la fille naturelle du grand Prospero, est l'illusionniste du Cirque des Rêves. A l'aide de ses dons innés, elle influence les attractions de l'intérieur. Marco, le fils adoptif du mystérieux Mr A.H___ toujours vêtu de gris, assiste le propriétaire du cirque depuis l'extérieur; ses enchantements reposent sur son érudition et passent par des formules soigneusement rédigées. Représentants de deux écoles diamétralement opposées, leurs pères les ont élevés dans le seul but de faire triompher leur propre vision de la magie. Peu importe ce qu'il en coûtera aux jeunes gens, aux artistes qui les entourent, ou aux amoureux du cirque qui se sont baptisés les Rêveurs et se reconnaissent entre eux grâce à leur écharpe rouge...

"The night circus" est ce genre de livre qu'on adore ou qu'on déteste. Ses détracteurs avanceront que les personnages secondaires sont plus intéressants que les héros; que le duel promis, loin d'une compétition acharnée et explosive, s'étire sur seize ans et finit plutôt par prendre la forme d'une collaboration; que l'histoire d'amour ultra-prévisible entre Celia et Marco repose sur trop peu de choses pour être crédible; que l'intrigue avance avec une affreuse lenteur, et que l'atmosphère semble plus importante que l'histoire. Ils auront tout à fait raison. 

Mais l'atmosphère, justement, est de celles qui vous happent et vous font basculer dans une dimension parallèle jusqu'au mot "fin". Le cirque, dont les attractions sont décrites par un observateur émerveillé, forme une bulle fantasmagorique et ensorcelante, un univers noir et blanc où ne s'applique aucune des règles du monde extérieur. Et malgré sa lenteur, la narration est très bien menée, selon deux lignes chronologiques qui s'entremêlent et finissent par se rejoindre pour un dénouement des plus satisfaisants. Les chapitres courts, rédigés au présent, sont entrecoupés d'apostrophes au lecteur/spectateur qui contribuent à tisser une toile enchanteresse autour de lui. J'ai apprécié que l'auteur montre aussi ce qui se passe au dehors, la façon dont le cirque perturbe la vie de tous ceux qui furent impliqués dans sa création sans bien en comprendre la portée. Vous l'aurez compris: je fais partie des Rêveurs qui ont adoré "The Night Circus" malgré ses failles.

Ce roman sera disponible en français à partir du mois d'octobre. 

Sur la photo, les sandales Lola Ramone dénichées à -70% chez Look 50, hier à l'occasion du début de leur braderie. Oui, je commence à assortir mes chaussures à mes lectures. Et alors? Je ne suis pas folle, vous savez. 

vendredi 17 août 2012

Troc party 4.0


Initialement prévue cet été, mais annulée par manque de participantes, la prochaine troc party serait reportée au dimanche 16 septembre dans l'après-midi. Comme d'habitude, ce sera l'occasion de papoter entre filles en grignotant des bonnes choses, en vidant ses fonds de placards et en récupérant de nouveaux trésors. Toutes vos erreurs d'achats sont les bienvenues: vêtements, chaussures, accessoires, bijoux, cosmétiques, brols déco... Les objets doivent juste être neufs ou quasiment. Ceux qui n'auront pas trouvé preneuse seront donnés aux Petits Riens, à moins que leur propriétaire souhaite les récupérer. 

Si vous êtes intéressée, envoyez-moi un mail à: leroseetlenoir@hotmail.com Je ne prendrai AUCUNE inscription faite par un autre biais, sinon je suis certaine d'oublier quelqu'un au moment d'envoyer les instructions pour le jour même (pour l'instant, je ne sais pas encore où ça aura lieu). J'ai déjà noté que Mademoiselle Mars et Ann-Sophie voulaient participer. Un nombre entre 8 et 10 serait idéal: moins, on a un souci de correspondance de tailles; plus, ça devient difficile de trouver quelqu'un pour nous accueillir! A vos placards, prêtes? Triez!

Tourner la page




Bien sûr, la tristesse ne s'est pas envolée comme par magie. Plusieurs fois par jour, je me surprends à chercher Scarlett du regard. Quand je rentre à la maison et qu'elle n'est pas roulée en boule sur le canapé, quand je me couche le soir et qu'elle n'accourt pas en miaulant à tue-tête, ça me fait tout drôle.

Oui, sans elle, cet appartement n'a plus d'âme. Mais il n'a pas non plus d'odeur musquée et tenace, impossible à évacuer faute de pouvoir ouvrir les fenêtres en grand. Le sol n'est plus jonché de touffes de longs poils blancs, ni de traces de vomi ou de déjections diverses. Nous passons moins de temps à faire le ménage. L'alèse qui nous servait de couvre-lit enlevée, nous revoyons la couleur de nos draps. Et nous faisons des nuits complètes pour la première fois depuis quatorze mois. La cohabitation était devenue vraiment difficile les derniers temps, dans nos 50 mètres carrés sans portes ni balcon si mal adaptés à un animal. Du coup, je ne peux pas nier qu'un certain soulagement se mêle à mon chagrin.

Je n'ai plus peur d'écraser une petite patte chaque fois que je repousse mon fauteuil de bureau à roulettes ni que je descends d'une chaise sur laquelle j'étais montée pour attraper quelque chose. Je peux laisser les placards ouverts sans crainte d'y enfermer Scarlett par mégarde. Je fais des plans pour changer le canapé, évacuer le bac à litière et l'arbre à chat et les remplacer par une bibliothèque supplémentaire dont nous avons cruellement besoin. Hier, je me suis offert un joli bouquet orange pour orner ma table de salle à manger, sans crainte que Scarlett s'intoxique en mâchouillant les feuilles ou renverse le vase sur nos ordinateurs. Elle me manque, mais je suis prête à tourner la page. 

jeudi 16 août 2012

J'ai trouvé pour vous: le plus mauvais film du monde (alors que je ne cherchais même pas)


Chouchou est toujours d'accord pour m'accompagner au cinéma. Il dit que quel que soit le film, il trouvera forcément quelque chose à apprécier. Je l'ai vu sortir de plusieurs navets auquel je l'avais entraîné, rigolant et défendant certains aspects des navets en question quand je n'étais que dégoût d'avoir gâché dix euros et deux heures de ma vie. 

Mais hier, même l'immense bonne volonté cinéphile de Chouchou a été tenue en échec. 

Hier, Chouchou s'est endormi dans la salle 14 de l'UGC Toison d'Or pendant que j'alternais entre rire nerveusement et me frapper la tête contre le dossier du fauteuil de devant afin de m'assommer et de mettre un terme à mes souffrances. 

J'avoue: je suis allée voir "Cornouaille" uniquement pour Vanessa Paradis. Mais le pitch avait quand même un certain potentiel. Une jeune femme dure et insensible retourne dans la maison de Bretagne où elle passait ses vacances enfant, et où elle n'a plus mis les pieds depuis la mort de son père. Confrontée à ses fantômes, elle s'ouvre peu à peu à la vie. Pourquoi pas? Correctement traité, ça aurait pu donner un film sympa. 

Hélas! Tout est consternant dans "Cornouaille". Les dialogues pseudo-profonds ("Si tu ne sais pas vivre avec tes morts, comment saurais-tu vivre avec les vivants?"). Le jeu des acteurs, vraiment pas gâtés avec des textes pareils. La réalisation d'une platitude abominable, qui ne parvient pas une seule seconde à créer une atmosphère un peu surnaturelle ou onirique. Le propos finalement archi-convenu. Même les paysages bretons, cadre idéal pour raconter une histoire mélancolico-tourmentée, sont réduits à de simples images sans relief, d'aspect presque métallique. J'aurais déjà trouvé ça faible pour un téléfilm du jeudi soir sur TF1. Félicitations à Anne Le Ny, qui loin d'un "Sixième sens" français signe là la daube la plus intersidérale de mon palmarès personnel. 

mercredi 15 août 2012

"Bunheads" saison 1


(Attention: spoilers sur le pilote)

Sur un coup de tête, Michelle Simms, une showgirl de Las Vegas dont la carrière piétine, épouse un de ses admirateurs. Hubbell Flowers la ramène dans la ravissante et très ennuyeuse petite ville de Paradise, en Californie. A son arrivée, Michelle découvre que Hubbell vit  avec sa mère Fanny, et que celle-ci dirige un studio de danse classique attenant à leur maison. Après un premier contact difficile, les deux femmes commencent tout juste à sympathiser quand Hubbell se tue dans un accident de voiture...

Une nouvelle série d'Amy Sherman-Palladino, la créatrice de "Gilmore Girls"? Qui se passe dans une école de danse? Avec Kelly Bishop dans un des rôles principaux? J'étais OBLIGEE de regarder. Et franchement, ça n'a pas été le coup de foudre. Les ressemblances avec "Gilmore Girls" sont trop flagrantes pour qu'on ne remarque pas tout ce qui manque de "Gilmore Girls" dans "Bunheads". Bien que toujours débités à une allure de mitrailleuse et bourrés de références à la pop culture américaine (avec notamment plusieurs allusions à "Game of Thrones"!), les dialogues sont moins percutants. L'héroïne a moins de chien et, quand elle se risque à une remarque sarcastique ou une pitrerie, semble juste être une pâle copie de Lorelai. Idem pour Fanny, version moins mordante et moins outrancière - donc moins drôle - d'Emily. Quant aux quatre jeunes ballerines que Michelle prend sous son aile, je les trouve tout à fait inintéressantes à l'exception peut-être de Boo, une gentille fille complexée par sa solide charpente.

Malgré tout, la série reste assez agréable pour donner envie de la continuer. Et au fil du temps, on s'attache aux personnages. On finit par apprécier le vrai talent comique de Sutton Foster, l'évolution de l'héroïne foutraque peu à peu contrainte de devenir une adulte responsable, et surtout la dynamique Michelle-Fanny: deux femmes que tout oppose, que les circonstances obligent à cohabiter, et qui n'ont ni l'une ni l'autre la langue dans leur poche. Leurs scènes ensemble sont souvent hilarantes. "Bunheads" a un peu de mal à se mettre en place et souffre clairement de la comparaison avec son aînée. Pour autant,  elle n'est pas dénuée d'intérêt. Celles qui, comme moi, ont passé leur adolescence à se torturer les pieds dans des Repetto saumon devraient apprécier ce joli trip nostalgique. 

mardi 14 août 2012

Scarlett, la fin du voyage


J'ai toujours détesté les chats. Probablement parce que, enfant, je n'ai connu que la chatte noire et blanche de mes cousines, une sauvageonne de la campagne prompte à envoyer les griffes quand on tentait de la caresser. Du coup, je les voyais tous comme des êtres fourbes et incompréhensibles.

Puis, au début des années 90, je me suis mariée avec un amoureux des chats et nous avons emménagé dans un rez-de-jardin où chacun de nous avait son bureau séparé. Je n'ai pas tardé à m'apercevoir que dès que j'avais le dos tourné, il ouvrait sa fenêtre pour laisser entrer un gros matou rayé gris et blanc qu'il avait pris en affection. J'ai d'abord râlé. Puis j'ai dit d'accord, mais il ne sort pas de ton bureau. Puis j'ai vu que le gros matou, qui aimait se draper sur ses épaules, bavait bizarrement. En grommelant, je l'ai emmené chez le véto - qui a dit que c'était juste une manifestation normale de bien-être chez certains félins. Je l'ai baptisé Pépito. Je lui ai acheté une gamelle et du Whiskas. Deux semaines plus tard, j'ai remarqué dans le jardin de la résidence une petite femelle gris bleuté magnifique. J'ai acheté une deuxième gamelle pour Fumée. J'étais déjà à moitié foutue. 

Le 12 novembre 1995, mon mari m'a entraînée à une expo féline, ma toute première. Je ne connaissais rien aux chats de race, et je suis passée d'une cage à l'autre en m'extasiant devant la beauté des chatons à adopter. Nous avons fait tout le tour du hangar. Et juste avant la sortie, je me suis arrêtée net, comme frappée par la foudre. Dans la dernière cage, une minuscule peluche blanche était roulée en boule autour de la main de son éleveuse qui lui grattait le ventre. Ses poils longs formaient un halo soyeux; elle avait de grands yeux d'un bleu très vif, le museau, les oreilles, la queue et la pattes couleur chocolat, et les orteils tout blancs comme si elle avait marché dans de la farine. En moins d'une seconde, j'ai su qu'elle était à moi. Ou moi à elle. Je n'avais pas la moindre idée du prix d'un Sacré de Birmanie, mais j'étais prête à manger des pâtes pendant six mois pour repartir avec la créature qui venait de me voler mon coeur. 


Eté 1996; Scarlett n'avait pas encore un an...

Puis j'ai divorcé; je suis partie aux Etats-Unis; je suis rentrée à Monpatelin; je me suis pacsée avec l'Homme; j'ai acheté un appartement; je me suis dépacsée; j'ai rencontré Chouchou et émigré à mi-temps en Belgique. D'autres chats sont entrés et sortis de ma vie pendant toutes ces années. Scarlett était la dernière, la plus maladroite, la plus jolie, la plus câline. Elle est toujours restée ma préférée. Plusieurs fois j'ai cru la perdre: quand le Somali acheté à un élevage belge s'est révélé porteur du FIV et qu'elle a été testée positive dans la foulée; quand elle a fait une occlusion intestinale en 1997 et qu'il a fallu l'opérer en urgence; quand elle a été maltraitée par le voisin à qui Chouchou et moi l'avions confiée quelques jours, en 2008, et qu'elle avait perdu le tiers de son poids à notre retour; quand suite à une cystite elle a cessé de s'alimenter il y a deux ans, et failli se laisser mourir de faim sous mes yeux. Ces accidents de parcours mis à part, je crois qu'elle a eu une vie plutôt sympa, surtout que Chouchou l'adorait lui aussi et s'en occupait énormément. J'aime penser que nous lui avons offert la fin douce qu'elle méritait.

Je l'ai trouvée à 3 mois moins 3 jours, frétillante de vie dans une cage d'exposition à Nantes; je l'ai laissée à 17 ans moins 2 jours, inerte sur la table chromée d'un vétérinaire de Bruxelles, après que son dernier battement de coeur a résonné contre ma paume. Aujourd'hui, il ne reste d'elle qu'un corps froid qui attend d'être brûlé dans un tiroir, une absence cruelle au creux de ma main et de l'amour qui n'a plus nulle part où aller.





lundi 13 août 2012

"Thanx for all little one"




Une photo un peu prophétique prise samedi après-midi à côté de Sterling Books. 
Merci à toutes les copines et les lectrices, parfois complètement inconnues jusque là, 
qui m'ont envoyé un mail de soutien aujourd'hui. 
Vos pensées comptent. 

Soie corail, taupe et crème




Voici donc la fameuse robe en soie Caroll achetée pendant les soldes. Elle se froisse vite, et la coupe droite du haut donne l'impression que j'ai un buste carré et pas vraiment de taille. Mais j'aime ses couleurs, et je la trouve très agréable à porter. Au moindre souffle de vent, la jupe danse joliment autour de mes jambes sans jamais se soulever de manière embarrassante. 




Mon sac (qu'on ne voit pas vraiment sur les photos, je sais) est le Noémie de Nat & Nin en coloris  Orage, et mon collier chat (qu'on ne voit pas bien non plus) est une création de La Princesse au Petit Pied pour mon anniversaire.  Note à moi-même: penser à mettre les détails plus en évidence lors d'un prochain shooting, même improvisé comme celui-là!




Je n'y ai pas spécialement pensé quand je les ai achetées, mais mes ballerines Texto également achetées pendant les soldes d'été complètent cette robe à la perfection. Et elles sont d'un confort merveilleux, parfaites pour trotter tout un samedi après-midi sans attraper mal aux pieds. 




dimanche 12 août 2012

Swap littéraire "Voyage, voyage": les paquets reçus (7)


- Vous pouvez voir ici le paquet qu'AnneEli a envoyé à ElanorLaBelle.

- Et voici celui que Véronique a envoyé à Nathalie B:



Mon facteur m'ayant laissé un avis de passage jeudi dernier, j'ai
attendu avec impatience le lendemain pour aller chercher mon colis
swap tant espéré.

Je me suis donc rendue à la poste , après ma première séance psy .. J'avais bien besoin d'un réconfort et je n'ai pas été déçue.
Apparemment mon petit colis jaune vient de Suisse. Cela gigote un peu quand je le secoue ;-)
J'attends d'être arrivée chez ma maman pour en découvrir le contenu (je lui ai expliqué le principe du swap, et elle était aussi curieuse que moi ...).
Je déballe les différents petits paquets et découvre avec bonheur que ma swapeuse (qui s'appelle Véronique) a choisi l'Inde comme destination (très bien vu : j'espère y retourner d'ici quelques mois) :
- elle a choisi de me faire découvrir un de ses coups de coeur, un livre de Salman Rushdie, "Les enfants de Mininuit ". Je ne l'ai pas encore lu, et je suis heureuse qu'elle me le recommande car c'est un auteur qui m'intrigue. Mais je ne savais pas par lequel de ses romans romans commencer ...
- pour laisser une trace au fil de ma lecture : un joli marque page représentant une Indienne en sari
- qui a inspiré les couleurs du bracelet que Véronique a confectionné elle-même (et dont j'adore les couleurs si typiquement indiennes; il s'harmonisera avec quelques une de mes tenues)
- et comme elle bien noté que j'aime particulièrement découvrir de nouvelles saveurs, elle a joint de quoi me faire un petit apéro sympa ...
La carte qui accompagne le colis a été choisie avec soin et me rappelle certains trains que l'on peut recontrer encore en Inde (et qui circulent encore dans la région de ma swapeuse).
Merci beaucoup Véronique pour ton invitation au voyage...

Nathalie B.

Hard Rock Café Bruxelles: peut mieux faire




Début août, le Hard Rock Café a ouvert ses portes à Bruxelles, à l'angle de la Grand-Place et dans les locaux d'un ancien café traditionnel. Malgré la file d'attente qui - nouveauté et vacances obligent - s'étire devant la porte, je me suis empressée d'aller y faire un tour dès que possible. 




Si la déco du rez-de-chaussée est rock à souhait, elle le devient de moins en moins au fur et à mesure qu'on monte dans les étages. Fidèle à l'architecture belge, chacun de ceux-ci ne possède qu'une surface limitée, de sorte que vu d'en bas, le restaurant ressemble à une sorte de puits. Je n'ai pas envié le boulot de l'hôtesse qui doit se taper les escaliers des dizaines de fois par heure. Elle nous a emmenés jusqu'au 3ème, où il ne restait pas grand-chose de l'ambiance HRC: juste de la musique rock et quelques dessins de célébrités encadrés sur les murs. Loin de la pénombre habituelle, la salle était inondée de lumière et bénéficiait d'une très jolie vue sur la Grand Place. Très jolie, oui, mais ce n'est pas du tout ce que j'attendais en venant au HRC.




Premier couac: nous sommes servis par une jeune femme espagnole certes charmante, mais qui ne parle pas un mot de français (ni de flamand, je présume). Nous pouvons nous exprimer en anglais, mais est-ce nécessairement le cas de tous les Bruxellois? La carte qu'elle nous présente est sans surprise; on y trouve à peu près la même chose que dans tous les HRC du monde. Comme nous avons envie de manger léger, nous ne demandons pas ce que contient le burger "local". En l'absence de ma bien-aimé Cobb salad, je commande une salade au poulet fumé, et Chouchou un Californian club sandwich.




Je suis assez surprise lorsqu'arrive mon assiette - et pas en bien. Sur un monticule de laitue déchiquetée, quatre fines tranches d'avocat pas mûr, à la limite du comestible; quelques morceaux de poulet et de bacon microscopiques; des brisures de noix de cajou. La vinaigrette aux agrumes est très bonne, mais 13,95€ pour ça, SERIEUSEMENT? J'ai toujours trouvé les plats du HRC un peu chers pour ce qu'on avait dans l'assiette, mais j'accepte dans une certaine mesure de payer le décor et l'ambiance des restaurants où je mange. Là, la mesure est largement dépassée. Je ne suis pas contente du tout. 

Chouchou semble satisfait de son sandwich. Je goûte ses frites: elles sont correctes, mais dix fois moins bonnes que celles de n'importe quel boui-boui belge. En dessert, refusant le cheesecake certes pas au speculoos, mais servi dans une verrine (= environ une bouchée et demie de gâteau pour 4,95€...), je commande un apple cobbler que je partage avec Chouchou et qui m'évite d'exploser de frustration. Nous tentons un petit tour à la boutique avant de sortir, mais elle est minuscule, mal foutue, grouille de monde et ne contient rien d'intéressant. Une autre fois peut-être? Non, je ne crois pas. 

Grand-Place 12a
1000 Bruxelles

samedi 11 août 2012

"L'amour est une île"


Avignon, été 2003. La grève des intermittents paralyse le festival, et la colère gronde à tous les coins de rue. Odon, directeur d'un théâtre local, tente de préserver les représentations de "Nuit rouge". Cette pièce est l'oeuvre de Paul Selliès, un jeune inconnu tragiquement décédé quelques années plus tôt. Mathilde, le grand amour d'Odon qu'elle a quitté pour devenir une célèbre actrice, revient dans sa ville natale écrasée par la chaleur pour y interpréter "Sur la route de Madison". De son côté, la fragile Marie débarque dans la cité des Papes avec un seul souhait: entendre sur scène les mots de son frère défunt. L'espace de quelques semaines, leurs trois destins vont s'entremêler, et Marie mettra à jour un terrible secret... 

Après "Seule Venise" qui m'avait donné une furieuse envie de retourner dans cette ville et "Les déferlantes" qui m'avait littéralement happée, "L'amour est une île" est le troisième roman de Claudie Gallay que je dévore. Je suis bien incapable d'expliquer à quoi tient la magie de son style ultra dépouillé, de ses phrases toujours très courtes qui, parfois, ne comportent même pas de verbe. Avec une remarquable économie de fioritures, elle arrive à me captiver chaque fois - un exploit d'autant plus remarquable que d'habitude, j'aime qu'on m'explique ce qui se passe dans la tête des personnages. Claudie Gallay, elle, se contente de le laisser deviner en décrivant minutieusement leurs gestes les plus anodins. Sa façon de laisser la lumière entrer en eux par leurs fêlures les plus intimes me touche toujours en plein coeur. Je comprendrais parfaitement qu'on n'accroche pas à ses romans, qu'on soit insensible à leur grâce subtile et imperméable à leur profonde humanité. Mais moi, voilà, je suis fan. Beaucoup beaucoup. 

vendredi 10 août 2012

"Azimut T1: Les aventuriers du temps perdu"


Pour les bédés comme pour les romans, je suis devenue très difficile en matière de fantasy: j'ai l'impression de lire toujours la même histoire... Il faut vraiment un univers très original, un scénario très prenant et une plume ou un dessin remarquable pour que je me décide à investir mes sous et mon temps. 

Après des années d'errance en mer, le comte de la Pérue touche enfin terre. Hélas, il est revenu à son point de départ: le royaume de Ponduche. Probablement parce que le Nord a été perdu depuis des mois. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres, puisque ces problèmes de navigation ont permis l'arrivé de l'envoûtante princesse Aïcha, à laquelle le roi est désormais fiancé. Le seul problème, c'est que le peintre de l'expédition maritime reconnaît en elle Manie Ganza, une criminelle internationale qui dérobe des collections de vieille monnaie sans valeur apparente. Ailleurs, à bord de son navire-laboratoire le Laps, le professeur Aristide Breloquinte étudie les chronoptères, ces créatures qui détiennent au fond d'elles le secret du temps... 

Le rôliste de longue date Wilfrid Lupano propose dans "Azimut" un univers très riche, régi par des règles souvent poétiques ("Mais enfin, ça ne peut pas se perdre, le Nord!" "Bof, on arrive bien à perdre du temps, alors pourquoi pas le Nord?") et peuplé de créatures qui ne le sont pas moins, telles la mouche gobe-temps ou la belle lurette. Bien sûr, ce premier tome de mise en place soulève plus de questions qu'il n'apporte de réponses, mais on sent que tous les éléments disparates à première vue finiront par s'emboîter les uns aux autres. Et puis côté action, on est déjà très bien servi avec l'extravagante évasion d'Aïcha alias Manie Ganza, héroïne intrigante à souhait. 

Je suis un peu plus réservée sur les dessins de Jean-Baptiste Andréae. J'aime beaucoup son trait fin et les expressions très travaillées de ses personnages. Par contre, ses décors pourraient être plus détaillés, et ses couleurs me laissent perplexe. Je n'apprécie pas du tout le sous-ton jaune ou bleuté que l'on retrouve dans quasiment toutes ses planches. Il me semble que l'univers bigarré créé par Wilfrid Lupano méritait soit des teintes éclatantes soit, si on voulait partir dans quelque chose de plus subtil, des nuances douces mais variées à la Florence Magnin. Cela ne m'empêchera pas d'attendre avec impatience la suite de ce qui est annoncé comme une trilogie. 

jeudi 9 août 2012

Cette semaine, j'ai...




...déballé mon swap voyage (chouette) et ma Little Travel Box (bof); changé mes fenêtres et grappillé des points de karma auprès de l'installateur; fait établir et approuvé un devis pour la pose d'un nouveau tableau électrique en octobre; choisi un bouquet de tournesols pour orner le comptoir de ma cuisine américaine; tenté en vain de boire un verre avec Sparke et de manger un bout avec Kiki; avancé mon couvre-lit d'une bande par jour; bien profité de ma terrasse chaque soir à la fraîche; lu trois mangas, une bédé et 1,33 récits de voyage; vu et aimé "Le Lorax" mais failli attraper une pneumonie à cause de la clim du cinéma; déjeuné seule sur une de mes terrasses préférées et résolu de tenter le velouté glacé petits pois/menthe à la maison; savouré en quatre fois un demi-litre de glace au caramel beurre salé de chez Picard, mon péché mignon; bu des litres et des litres de thé glacé à l'ananas de Martinique; découvert les délices de la salade aux trois tomates grâce aux conseils avisés de mon primeur; déniché d'idéales ballerines corail ajourées en soldes, ainsi qu'un slim rouge pas soldé mais pas cher qui manquait à ma collection; investi dans ZE ultime produit anti-taches brunes (paraît-il); beaucoup pleuré la mort de Roland Wagner et l'euthanasie programmée de Scarlett; sursauté quand une jolie petite mésage s'est suicidée en se jetant violemment sur une de mes fenêtres toutes neuves; compulsivement feuilleté le catalogue Maisons du Monde en imaginant un projet de redécoration totale de l'appart'; fini de regarder la saison 5 de Gossip Girl qui rivalise assez bien avec True Blood en matière de WTF?; maté "Paris je t'aime" qui m'a moins plu que "New York je t'aime" malgré deux ou trois scènes vraiment remarquables; bazardé tout ce qui me restait de matos à chat à la maison, ainsi que le rideau en dentelle anglaise de ma chambre et le pochon en toile à Demak'Up qui n'allaient plus avec les nouvelles fenêtres; viré trois paires de baskets de ville pratiquement jamais portées pour faire de la place dans mon meuble à chaussures; utilisé à fond le petit ventilo vertical acheté pour une bouchée de pain chez Carrefour il y a déjà plusieurs étés; pas songé une seule fois à me plaindre de la chaleur. 

mercredi 8 août 2012

Swap littéraire "Voyage, voyage": les paquets reçus (6)


Voici le paquet que Working Mum a envoyé à Pillapon:




Le postier m'a apporté mon paquet un jour où je ne m'y attendais pas et j'étais tout impatiente de découvrir son contenu : ma swapée, Julie, est strasbourgeoise et me propose de me faire découvrir " Cantique pour la fin du voyage " d' Erik Fosnes Hansen que j'ai hâte de commencer. Elle a également rassemblé deux objets pour le moins curieux mais qui vont apparemment accompagner ma lecture : un thermomètre de congélateur et une boîte de filets de saumon. Un joli marque-pages décoré en l'honneur de Strasbourg ( que je connais bien vu que j'ai passé une grande partie de mon enfance en Alsace, près d'Erstein :) ) figurait également dans le fond du colis, que je me suis empressée de glisser à l'intérieur du livre. Je remercie donc Julie pour ce colis un peu étrange, mais qui a aiguisé ma curiosité ! ;)

Pillapon

"Le Lorax"


La mort dans l'âme, j'ai fini par renoncer à ma VO chérie pour pouvoir quand même aller voir "Le Lorax" au cinéma.  Depuis l'année que j'ai passée aux USA, je suis une fan absolue du Dr Seuss. Il fallait me voir courir dans tous les sens quand j'ai découvert qu'une section entière du parc Universal Studios d'Orlando lui était consacrée! Si on m'avait laissée faire, je me serai installée là POUR TOUJOURS (après avoir viré les touristes) et j'aurais obligé Chouchou à se coiffer d'une perruque bleue en pétard afin d'incarner Thing 1 et Thing 2 avec moi. Bref, je me disais qu'un dessin animé adapté d'un des bouquins de cet auteur jeunesse merveilleusement fantasque ne pouvait être qu'une réussite. 

A Thneedville, tout est en plastique, y compris les pelouses et les fleurs. La population semble très heureuse de vivre dans cet environnement clos et contrôlé par Aloysius O'Hare, un homme d'affaires qui fait le commerce de l'air respirable. Mais la jolie Audrey rêve de voir un vrai arbre pousser dans la cour de sa maison. Pour lui faire plaisir, son ami Ted décide de braver les grands espaces dévastés du dehors. Il y rencontre le Gash-Pilleur, un vieil ermite acariâtre qui s'accuse d'être responsable de la destruction de la nature. Autrefois, raconte-t-il à Ted, il n'était qu'un jeune homme ambitieux rêvant de conquérir le monde grâce à un produit révolutionnaire. Il voyagea longtemps avant d'arriver dans une vallée remplie de truffalas, dont le feuillage évoquait une barbe à papa acidulée. Décidant que cela ferait un matériau de base idéal, il abattit l'un des arbres sans tenir compte de l'opposition des myriades de petites créatures qui vivaient là. C'est alors que surgit le Lorax, protecteur moustachu de la nature...




Première grosse satisfaction dès le début du film: cette adaptation est graphiquement superbe. Sans doute moins spectaculaire sur le plan technique que "Brave" ("Rebelle"), elle réussit néanmoins à donner un effet de 3D dans certaines scènes de la version numérique. Et surtout, elle rend à la perfection le côté légèrement psychédélique de l'oeuvre du Dr. Seuss. Même la ville en plastique est tellement jolie qu'on aurait envie d'y habiter quand même. Deuxième grosse satisfaction: le propos férocement écologiste est illustré d'une façon habile, ludique et tout à fait digeste pour les plus jeunes spectateurs. "Le Lorax" est une fable résolument anti-capitaliste qui  a le bon goût de ne jamais sombrer dans la moralisation. Quand le Gash-Pilleur cède à sa cupidité, se pare d'un habit vert et d'un haut-de-forme parfaitement burtoniens et entonne "C'est mal mais tant pis, c'est bon pour l'économie", j'ai failli me lever de mon siège pour lui jeter des tomates pourries. Troisième grosse satisfaction: le quota de mignonnitude et d'humour est largement rempli. Bref, le Lorax est beau, drôle et intelligent. Si vous ne devez voir qu'un seul dessin animé cet été, je vous conseille vivement celui-là. 

mardi 7 août 2012

"Salaam London"


Après dix ans passés à exercer son métier de journaliste depuis l'étranger, Tarquin Hall rentre à Londres. Sans travail ni argent, il est contraint de loger dans Brick Lane, au coeur du quartier misérable de l'East End où se mélangent Bengalis, Irakiens, Kurdes et prolétaires cockneys. Il passera un peu plus d'un an dans son taudis, d'abord seul, puis avec sa fiancée Anu, une indo-américaine qui trouvera l'adaptation bien difficile...

"Salaam London" est, pour reprendre l'expression de la quatrième de couverture, un "récit de voyage à l'envers". L'auteur y raconte son expérience personnelle en l'enrichissant de données historiques et culturelles, de sorte que j'ai eu l'impression de m'instruire en le lisant. Il fait une description sans fard de la pauvreté qui règne à Brick Lane, du racisme de beaucoup de ses habitants, de la violence parfois explosive qui guette au coin des rues, mais aussi de la solidarité remarquable au sein des différentes communautés d'immigrés, de la débrouillardise de certains d'entre eux et de leur volonté de se construire une vie meilleure. 

Il dresse de ses connaissances une galerie de portraits hauts en couleur, parfois très émouvants: Mr Ali, son propriétaire radin et roublard, tyrannisé par une minuscule épouse; Sadie, sa vieille voisine juive qui croit cuisiner le meilleur bouillon de poulet du monde; Naziz, l'ex-délinquant qui passe sa vie à la bibliothèque parce qu'il veut obtenir un diplôme pour sauver sa mère des maltraitances de son père; l'entreprenant Chalky qui connaît tout le monde mais que personne ne connaît officiellement; Gul Muhammad le réfugié afghan qui a fui les talibans, et ses deux acolytes kosovars, le Petit et le Grand Sasa; Aktar l'érudit bengali et néanmoins anglophile... J'ai été fascinée par l'histoire de tous ces gens, si loin de ma propre expérience de la vie. En arrivant à la fin du livre, j'étais presque triste de les quitter.

lundi 6 août 2012

Ce sera un triste lundi




Bien qu'elle se soit correctement remise de son opération de début mai, Scarlett n'a cessé de décliner depuis lors. Elle ne s'alimente presque plus, a constamment la diarrhée, commence à éprouver des difficultés pour se mouvoir et pousse des miaulements atroces. Le vétérinaire nous avait prévenus qu'elle avait un début de diabète, que ses reins étaient déjà bien endommagés et qu'elle allait "s'éteindre tout doucement", sans nous donner d'échéance approximative.

Avant mon départ de Bruxelles, j'ai eu une discussion avec Chouchou. Nous avons convenu que, même si Scarlett ne souffrait pas physiquement, ça ne tarderait sans doute plus, et qu'il valait mieux lui retirer quelques semaines de vie encore tolérable plutôt que de la laisser souffrir inutilement une seule journée. J'hésitais à prendre la décision de l'euthanasie parce que je ne voulais pas avoir l'impression de le faire pour mon propre confort (la vie dans nos 50 mètres carrés est difficile depuis un an, et plus encore depuis deux ou trois mois), mais Chouchou m'a fait comprendre qu'il serait idiot de m'entêter au détriment de celui de Scarlett.

Le rendez-vous chez le vétérinaire est pris pour lundi prochain, deux jours avant le 17ème anniversaire de Scarlett. Et j'ai beau savoir que c'est la meilleure chose à faire pour elle, j'en chiale d'avance en écrivant ce billet. 

La crème à l'abricot et le syndrome Levis




A l'occasion d'une Vente Privée, il y a quelques mois, j'avais acheté à prix cassé deux crèmes pour le corps L'Occitane. La Crème Réjouissante Miel & Citron ne m'a pas séduite malgré son joli pot et sa texture légère: je trouve l'odeur de miel beaucoup trop forte et celle du citron complètement absente, alors que j'aurais préféré l'inverse. Par contre, la Crème Ultra-Riche à la fleur d'abricot est officiellement mon produit chouchou de l'été 2012. C'est simple: entre son parfum et sa texture, j'ai l'impression de me tartiner de Petit Gervais à l'abricot. Très riche avec ses 25% de beurre de karité, elle hydrate à merveille à condition de masser un peu pour la faire pénétrer. 

J'ai rarement utilisé produit plus gourmand. Je suis partagée entre mon envie de lécher le pot l'utiliser et mon désir de l'économiser - car bien entendu, la Vente Privée visait à écouler la fin de stock d'un produit que la marque a décidé d'arrêter. J'appelle ça le "syndrome Levis": chaque fois que je trouve un jean parfait et que, ayant usé le premier jusqu'à la trame, je me pointe au magasin pour racheter le même, on me répond que ce modèle n'existe plus. Je trouve le dieu du shopping bien cruel avec moi étant données les sommes abracadabrantesques que je sacrifie tous les mois sur son autel!

dimanche 5 août 2012

Où je manque de peu le sans-faute karmique


Samedi matin, encore toute auréolée du bon karma de mes efforts de sociabilité de la veille, je prends le TER pour me rendre à Grandeville. Je profite des 13mn de trajet au frais pour descendre quelques pages de "Salaam London" qui est décidément un excellent bouquin. Lorsque j'arrive, il est à peine 11h, trop tôt pour aller manger. Je me dis que je vais jeter un coup d'oeil aux fins de soldes pour tuer le temps jusqu'à midi.

La vive lumière du jour délave le bleu du ciel sans nuages et blanchit uniformément les rues. En passant coup sur coup sur les deux seuls cinémas restants de la ville, je constate avec tristesse qu'ils ne passent aucun des films que j'aurais aimé voir: plus de "Starbuck", pas de "Je me suis fait tout petit" ni de "Cinq ans de réflexion", et "Le Lorax" seulement en VF et en 3D, argh. Devant un vieil immeuble pseudo-haussmannien, un homme à l'air perdu m'aborde. "Excusez-moi, je suis mal voyant, je dois déposer un courrier dans la boîte aux lettres de ma dermato qui se trouve à l'intérieur du hall, mais je n'arrive pas à trouver le bon interphone." Le nom de la dermato ne figure sur aucun bouton. Je sonne aux deux qui ne portent pas de nom: pas de réponse. Tant pis, je sonne à tous les autres jusqu'à ce que quelqu'un m'ouvre la porte, et puis j'aide le monsieur à repérer la bonne boîte. Il me remercie chaleureusement et, comme le remercier en retour de m'avoir fourni l'occasion d'une BA à peu de frais me semble manquer de tact, je me contente de lui souhaiter une bonne journée. 

Chez Cache-Cache, un petit sac-cartable en synthétique me fait de l'oeil. Normalement, je n'achète que du cuir, mais à ce prix-là, on va dire qu'aujourd'hui j'ai décidé d'épargner une vache. A la caisse, je compatis au malheur de la vendeuse: la clim du magasin est cassée alors qu'il fait plus de trente degrés dehors. Elle me signale qu'il me manque cinq euros d'achats pour avoir droit à... une réduction de cinq euros, donc j'embarque une parure collier et boucles d'oreille en triangle. Comme je n'ai pas les oreilles percées, je propose de lui donner les boucles. Craignant d'être accusée de vol par son patron, elle préfère refuser. Bon, ça ira dans le sac pour la prochaine troc party, le 16 septembre. Encore un quart d'heure à tuer; je rentre chez Texto où je n'achète jamais rien non plus sous prétexte de cheapitude. La paire de compensées qui me plaît n'est plus disponible dans ma taille. "Mais allez donc regarder à l'étage, vous trouverez peut-être quelque chose qui vous plaît", suggère la vendeuse, dont le bronzage terracotta et le maquillage prononcé m'empêchent d'estimer son âge dans une fourchette de 25 à 45 ans. Je monte sans conviction, pour passer le temps... et là, je tombe sur une ravissante paire de ballerines en cuir corail ouvertes au bout et découpées de partout. Il reste ma pointure. Je les essaie en me disant qu'elles doivent être raides comme tout et faire mal aux pieds: elles sont méga souples et confortables. Bon. Ben ça sera ma paire du mois (et tant pis pour la vache de tout à l'heure).




Déjeuner au restaurant Sur la place, où je suis la première cliente. J'adore cet endroit à l'écart de l'agitation des rues commerçantes, sa fontaine glougloutante, ses arbres grouillants de cigales qui fournissent une ombre bienvenue, ses petites tables gaiement colorées, sa carte avec des plats chaque jour renouvelés, tous au même prix et systématiquement délicieux. Je prends une ardoise fraîcheur avec velouté de petits pois à la menthe, brousse au concombre, brochettes de melon, salade italienne haricots verts-tomates-oignons rouges-coppa-copeaux de parmesan-pignons. C'est un régal. Je bouquine un peu le temps de digérer en attendant mon dessert: une Tatin abricot-romarin servie avec une boule de glace à l'abricot dont la douceur contraste agréablement avec l'acidité du fruit cuit. Miam. Le vin rouge servi au verre n'est vraiment pas terrible, mais tant pis: je complimente la patronne pour sa cuisine du marché si fraîche et son service toujours nickel avant de repartir ravie.



Sur la place
Place dame Sibille
83000 Toulon

L'après-midi, je passe voir Kiki au magasin où elle bosse, puis je descends sans me presser vers le centre commercial. De grosses machines sont en train de nettoyer la chaussée après que les commerçants du marché ont remballé leurs étals; une betterave pleine de terre gît abandonnée dans un caniveau, et je ralentis encore le pas pour ne pas m'éclabousser toute seule avec l'eau accumulée dans les rainures du sol. Je m'arrête chez le torréfacteur pour racheter du thé à préparer glacé, car mes stocks monpatelinois sont au plus bas. Je reprends deux grands classiques, le thé du Hammam et le thé des Alizés du Palais des Thés et, sur le conseil du propriétaire, je teste aussi le thé de la Martinique, mélange à l'ananas dont il est infoutu de me citer la provenance mais qui sent délicieusement bon. 

Le rideau de fer de la grande parapharmacie pas chère qui se trouve dans la galerie commerçante est cassé. Il faut faire le tour par l'extérieur et traverser la réserve pour accéder au magasin, dont la clientèle est du coup plutôt rare en ce samedi. Une vendeuse pas franchement débordée m'aide à trouver le Photo-Reverse dont on m'a vanté les propriétés miraculeuses contre les taches d'hyper-pigmentation. Je manque m'évanouir à la vue du prix. "En ce moment, il est en promo, le deuxième à moitié prix." Euh, à 64€ le tube, je vais commencer par le tester avant de faire des stocks. Comme j'achète aussi deux produits Avène dont un solaire, j'ai droit à un coffret-cadeau avec un mini-brumisateur d'eau thermale, un tube de crème après-soleil, un sac à maillot et un immense cabas de plage qui tombe à pic pour que j'y regroupe tout mon shopping. Chouette! A la Fnac, on m'informe que j'ai cumulé assez de points pour avoir droit à un chèque cadeau de 10€; en l'absence du tome 5 des "Gouttes de Dieu" au rayon manga, j'en profite pour me faire un petit plaisir régressif et m'offrir le tome 1 de "Hikari no densetsu", plus connu des Françaises de ma génération sous le nom "Cynthia ou le rythme de la vie". Comme je me dirige vers les caisses, je passe près d'une minuscule fillette de trois ans maxi qui feuillette un énorme roman d'un air fasciné. "Tu ne trouves pas qu'il y a un peu trop de choses à lire pour toi?" demande sa maman, amusée. Je lui fais les gros yeux et souffle: "Chut, ne la découragez pas!". Nous échangeons un sourire. 

Quand je ressors de la Fnac, il est à peine 15h30. Je n'ai pas d'autres courses à faire, mais pas non plus envie de rentrer déjà chez moi alors qu'il fait si beau. Je troque les compensées qui commencent à me faire mal aux pieds contre mes nouvelles ballerines corail et rebrousse chemin jusqu'à la place de l'Opéra. Confortablement installée dans un fauteuil en osier, je parcours le Biba de septembre et le dernier Marie-Claire avec Vanessa Paradis en couverture. Mon portable sonne; c'est un faux numéro (sauf si on m'a rebaptisée Yvonne à l'insu de mon plein gré). Le monsieur à l'autre bout du fil s'excuse; je lui dis que ce n'est pas grave et je lui souhaite une bonne journée. En partant, je propose à une dame également seule qui vient de s'installer à la table d'en face de lui laisser mes magazines, puisque je les ai terminés. Surprise, elle accepte volontiers. Et je remonte vers l'avenue pour prendre mon bus. 

Il arrive après dix minutes d'attente. Je monte et demande joyeusement un ticket au chauffeur. Le type qui était en train de discuter avec ce dernier singe ma voix haut perchée et chantante avec un sourire goguenard: "Un ticket s'il vous plaît!". Je le fixe d'un regard mauvais. "Oh ben quoi, je plaisante, faut savoir rigoler dans la vie." Ma réponse tombe, glaciale: "Je rigole seulement quand c'est drôle."

Si près. Je suis passée si près de la parfaite journée Zénitude & Amour de mon prochain.

samedi 4 août 2012

Où un Sicilien change mes fenêtres et découvre le thé glacé


Quelques raisins secs gisent dédaignés au bord d'un bol, parmi de vagues traces de fromage blanc, et les pétales du bouquet de tournesols posé sur le comptoir commencent juste à s'ouvrir quand on sonne à l'interphone dix minutes avant l'heure prévue. Aujourd'hui, je fais changer les fenêtres de mon appart'. C'est une décision qui m'a coûté, et pas juste financièrement, parce que la perspective  d'inconnus qui piétinent chez moi, cognent les meubles et font des saletés partout me provoque limite une attaque de panique. Mais j'ai décidé d'utiliser systématiquement une partie de mes droits d'auteur excédentaires pour faire des travaux "utiles". Cette année, les fenêtres et un tableau électrique aux normes; l'an prochain, une clim réversible et peut-être des volets en PVC. 

Le menuisier monte. Il est souriant mais seul; j'ai une porte-fenêtre dans le salon et j'habite au deuxième étage sans ascenseur. "Euh, vous êtes sûr que ça va aller?" "Oui oui, ne vous en faites pas, je suis costaud." Je guette ses premières manoeuvres. Bim le mur quand il évacue le premier battant vitré. Je grince des dents mais ne dis rien. Le MacBook posé sur la table basse que, d'ailleurs, il faudrait remplacer aussi, j'essuie un tir nourri de remarques et de questions. Misère, je suis tombée sur un bavard. Je me réfugie dans mon bureau; il hausse simplement la voix pour se faire entendre et continue à jacasser de plus belle. Ce garçon a envie de parler, et moi, j'ai envie qu'il me fasse du bon boulot. Je me résigne et retourne au salon.

Je lui offre à boire. Non, désolée, je n'ai pas de café. Un jus d'orange? "Oui, mais coupé à l'eau parce que je suis au régime." Au final, je lui fais découvrir le thé glacé et il est conquis. Je me détends. De toute façon, j'avais prévu de prendre la journée parce que je me doutais que je n'arriverais pas à bosser. Je m'installe dans le canapé avec mon ouvrage et je crochète en discutant. A défaut de ma traduction, mon couvre-lit avancera aujourd'hui! 

Le menuisier jure un peu parce que le battant gauche de remplacement peine à entrer dans les gonds. Je propose un coup de main; il me rit au nez, mais gentiment. Soit. Il me dit qu'il est d'origine sicilienne, super-macho et ancien boxeur professionnel. En fait, nous nous découvrons des connaissances communes dans le (tout petit) milieu local de la muay thai que j'ai moi aussi pratiquée il y a fort longtemps. Encouragé, il me montre des photos de ses enfants - deux petites filles à joues rebondies et un bébé-garçon de trois mois avec un énorme sourire -, me demande si moi j'en ai? Je prends une grande inspiration; ne t'énerve pas, c'est juste une question comme ça. Je réponds que non. Il me dit plus tard peut-être; je réplique qu'à mon âge ça ne va plus être possible. Il s'extasie: je vous aurais à peine donné trente ans. En voilà un qui sait brosser la cliente dans le sens du poil. 

Une fois que j'ai accepté l'idée de tenir le crachoir à un gars avec qui je n'ai absolument rien en commun hormis le fait de savoir frapper un sac sans me retourner les poignets, je me surprends à savourer le côté détendu et légèrement surréaliste de ce moment. La chaleur lourde n'incite de toute façon guère à s'agiter; d'ailleurs le polo jaune du menuisier est vite trempé de sueur. Il décline ma proposition maladroite d'utiliser la salle de bain pour se rafraîchir s'il le souhaite, mais me remercie vivement chaque fois que je remplis son verre de thé glacé et, quand il n'en reste plus, d'eau sortie du frigo. Il me demande comment je suis devenue traductrice; je mentionne que j'ai passé un an aux USA. "Où ça, aux USA?" En Pennsylvanie. "C'est de là qu'il vient Dracula, non?" ...Euh, non. On se raconte pas mal de choses finalement - enfin, lui plus que moi, mais au bout d'un moment je cesse d'être sur la défensive. Ca ne m'arrive pas souvent.

Vers 17h, les nouvelles fenêtres sont posées et habillées. En nettoyant les saletés dans mon bureau, le menuisier fait tomber ma statuette collector d'Anita Bomba, qui se brise en plusieurs morceaux - foutue. La consternation se lit sur son visage. Je lui dis qu'elle n'était pas très stable, que ça devait finir par arriver un jour ou l'autre et que ce n'est pas bien grave. Mais le plus beau, c'est que je le pense. Je ramasse calmement les morceaux et je les mets dans la poubelle au-dessus des longues échardes de bois. Quand le menuisier finit par remballer ses affaires, je note sur sa fiche d'évaluation qu'il a fait un boulot propre et très consciencieux, et il m'adresse un sourire rayonnant. J'ai l'impression qu'il traîne un peu au moment de s'en aller. Il me remercie chaleureusement pour mon accueil et pour la bonne journée qu'il a passée avec moi; puis il s'en va comme à regret après m'avoir fait répéter la "recette" du thé glacé et dit au revoir plusieurs fois. 

Ca fait déjà une personne au monde qui ne me trouve pas sarcastique, intransigeante et asociale. Par contre, je ne sais pas trop où je vais en trouver une deuxième. La reconquête de mes points de karma perdus risque d'être lente. 

vendredi 3 août 2012

Swap littéraire "Voyage, voyage": les paquets reçus (5)


Voici le paquet que j'ai déballé hier en arrivant chez moi (je ne sais pas depuis quand il attendait dans ma boîte à lettres). Il m'a été envoyé par Ma voisine millionnaire.




D'abord, "Journal des canyons" d'Arnaud Devillard, un récit de voyage dans les parcs nationaux de l'Ouest américain. Non seulement je ne connaissais pas ce livre, mais il va me rappeler beaucoup de souvenirs! Je l'ai commencé le soir même, en pensant à Autre Moi à peu près trois fois par page. 

Ensuite, un carnet ligné à la couverture gris clair et rose fluo (une combinaison de couleurs que j'adore). Une petite pochette à maquillage ou à bijoux en tissu jaune, avec trois "volets" qui se referment pour tenir moins de place et, à l'intérieur, des pochettes plastique pour abriter fards ou colliers; commandée sur cette chouette boutique Etsy. Une carte postale-recette rigolote (de cette collection, j'ai déjà envoyé le "Canard à l'orange" que je trouve très sympa!). Enfin, un grand marque-page Georges-Arthur confectionné par ma swapée à l'aide de masking tape mauve. 

Merci beaucoup Céline pour ton choix excellent et pour le soin mis à la confection de ce paquet!

jeudi 2 août 2012

Les swaps, c'est fini


Le swap "Voyage, voyage" en cours sera le dernier, au moins pendant un certain temps. En effet, sur les trois derniers swaps, j'ai eu affaire de la part de plusieurs personnes à des comportements que j'estime irrespectueux, soit de mon travail d'organisatrice, soit (et c'est pire à mes yeux) des attentes de leur swapé(e). Vous me direz que c'est très dommage qu'une petite minorité gâche le plaisir d'une grosse majorité qui a toujours joué le jeu avec enthousiasme. En effet. Mais les swaps sont et doivent rester un plaisir pour tout le monde, sinon ça ne vaut pas la peine. 

C'est dommage, j'avais tout plein d'idées de thèmes autres que littéraires. Mais si je n'accepte désormais plus que les "ancien(ne)s" dont je connais la fiabilité, on va vite tourner en rond. Plus tard, peut-être, quand la colère m'aura passé, je réfléchirai à un moyen de limiter les problèmes potentiels. Pour l'instant, la personne sarcastique et intransigeante que je suis préfère se taire, histoire de ne pas perdre son calme et ruiner ses efforts personnels pour tendre vers la Zénitude et l'Amour. Je continuerai à publier les compte-rendus qui me seront adressés pour les deux swaps pas encore bouclés, et après ça, je prendrai des vacances à durée indéterminée. Merci à tou(te)s pour votre confiance. 

My Little Travel Box: il était temps que ça change...


Bien sûr, je connaissais déjà le contenu de cette box de juillet à thème "Voyage" pour l'avoir vu sur le net. Et même les combinaisons de produits les plus intéressantes selon moi n'avaient rien de très excitant. Par contre, la boîte et les goodies avaient l'air vraiment sympa.




Verdict au déballage? Une grosse déception. Entre le paréo, l'oreiller de plage et le crochet de sac, j'avais vraiment envie de ce dernier, parce que ça fait un petit moment que je me dis que je devrais m'en acheter un. A la place, j'ai eu un paréo en tissu rêche dont l'imprimé m'a fait saigner les yeux. Le protège-passeport est mimi, mais j'en ai déjà un. Alors oui, OK, le Travel Book est chouette, mais... les cosmétiques, cette fois, sont à la limite de rejoindre la Jolie Box catégorie foutage de gueule.




J'étais habituée à recevoir un, voire plusieurs full size par box, et ce n'est pas le cas là: seulement des formats voyage, donc niveau quantité, une baisse énorme par rapport aux mois précédents. Quant à la qualité, euh! Un lait de douche Rogé Cavaillès et une eau de Cologne des Minimes: vous m'avez prise pour ma mémé, ou quoi? Le stick anti-cernes ne risque pas de me servir, vu que j'ai acheté un anti-cernes Bobbi Brown parfaitement adapté à ma carnation il y a un an et que je ne m'en suis toujours pas servie une seule fois. Un mini-mascara et 4 mini-rouges à lèvres Agnès b: ah là, cette fois, vous m'avez prise pour mon moi de 15 ans qui ne trouvait de cosmétiques budget-friendly que sur le catalogue des Créateurs de Beauté. Le Rénergie Multi-Lift de Lancôme, je l'essaierai sûrement, mais je l'ai mauvaise de recevoir un échantillon de 15 ml quand d'autres abonnées ont eu des produits full size de la même marque.




Je trouve que le concept des box beauté a très sérieusement décliné ces derniers mois. Les organisateurs peinent à obtenir des produits de marques intéressantes (peu connues, très spécifiques ou de luxe). Les disparités entre ce que reçoivent les différentes abonnées ont franchement de quoi faire enrager. Bref, je résilierais mon abonnement à My Little Box si celle-ci n'avait pas annoncé un changement de formule à partir de la rentrée (le mois d'août étant off). Dès septembre, les abonnées ne recevront plus que 2 produits cosmétiques et des accessoires mode ou design, des mini livres en édition limitée et des objets surprise illustrés par Kanako. Comme pas mal de filles, je suis assez curieuse pour conserver mon abonnement jusqu'à la réception de cette box-là, mais ce sera quitte ou double. Je pense que les organisateurs de My Little Box ont intérêt à ne pas louper cette reconversion s'ils ne veulent pas voir leurs clientes déserter en masse!

mercredi 1 août 2012

Swap littéraire "Voyage, voyage": les paquets reçus (4)


- Vous pouvez voir ici le paquet qu'Elanor la Belle a envoyé à Etcetera.


- Voici celui de Marion pour Working Mum:




Merci Marion pour ce beau voyage auquel tu m'invites. J'avais déjà lu ce livre, mais je pense qu'on peut le lire et le relire, l'histoire nous entraîne toujours autant! Et je penserai à toi tout 2013 avec l'agenda. Enfin si la petite main sur la photo ne veut pas tout me piquer... Un grand merci et gros bisoux!


Working Mum


- Et celui de Mélusine pour Ioionette:




J'ai reçu samedi matin le paquet en provenance de Mélusine, 
Emballé dans le même papier cadeau kraft que celui que j'avais acheté la veille pour emballer mes propres présents a envoyer... comme quoi les grands esprits se rencontrent !
Avide et curieuse que je suis, je n'ai pas mis longtemps a faire un carnage dans ce joli papier et à envoyer valser aux quatre coins de l'appartement des bouts de scotchs décorés de bubulles colorées. Le swap que Mélusine m’envoie porte sur le thème du Japon, bonne pioche car si j'aime ce pays et que j'y suis allée faire un modeste tour, ce n'est pas celui qui est le plus représenté dans ma bibliothèque.

Mon colis se compose donc:
1) d'un livre de photo-dessin (superbe) de Laure et Magali intitulé "empreinte japonaise"
2) du premier tome du manga Mushishi de Yuki Urushibara (que je ne connais pas et que je découvrirai avec plaisir, je suis une grande fana de BD de qualité)
3) une serviette pour s'essuyer la nuque quand il fait chaud et qu'on transpire (genre comme la semaine dernière) avec un lucky cat tout mignon !
4) des marques-pages en papier plié japonais trop adorables pour être utilisés et risquer qu'on les abîme...

Bref c'est un bon choix de pays et un bon choix d'objet, 
Je suis toute contente avec mon colis !
Merci a Mélusine pour l'envoi et à Armalite pour l'organisation de ce super swap !

Ioionette

Le colis de non-swap de Mélusine


Il y a quelques semaines, j'ai reçu un paquet envoyé par Mélusine. Il contenait un roman de Lois Lowry, "Le Passeur", ainsi que deux objets et une carte enveloppés dans du papier kraft avec la mention: "Ouvre-moi page XX", plus un petit mot m'expliquant que même si je ne l'avais pas choisie comme swapeuse durant le swap des mondes imaginaires, Mélusine avait une idée de colis pour moi, et donc voilà. 

Inutile de vous dire que résister à ma curiosité a été plus que difficile: je venais d'entamer la lecture de "Shades of Grey" de Jasper Fforde, et je voulais le finir avant d'attaquer autre chose. Il se trouve que j'ai beaucoup peiné sur ce roman qui décrit une société utopique sans doute située dans un futur lointain, et où une mystérieuse autorité a édicté des règles qui régissent la vie de tous les citoyens dans leur moindres aspects. La société est organisée selon une hiérarchie très stricte qui dépend de la perception des couleurs de chaque citoyen. Les anti-conformistes sont purement et simplement envoyés au reboot, dont on découvre (attention: spoiler!) qu'il ne s'agit pas d'un programme de réhabilitation mais d'une condamnation à mort. 

Un mois s'est écoulé avant que je vienne à bout de "Shades of grey". Un mois pendant lequel j'ai maté les petits paquets de Mélusine du coin de l'oeil en me retenant de les déballer sauvagement. Dimanche matin, enfin, j'ai attaqué "Le Passeur", roman qui décrit une société utopique sans doute située dans un futur lointain, et où une mystérieuse autorité a édicté des règles qui régissent la vie de tous les citoyens dans leur moindres aspects. Tous les citoyens sont absolument égaux et ne doivent rien faire pour se distinguer les uns des autres. Ils ont depuis longtemps cessé de percevoir les couleurs et la moindre émotion. Ceux qui posent problème sont purement et simplement "élargis", processus dont on découvre (attention: spoiler!) qu'il ne s'agit pas d'un transfert vers un Ailleurs de rêve mais d'une condamnation à mort. 

Ah ah ah. 

Blague à part, j'ai beaucoup aimé "Le Passeur". D'abord parce que c'est un roman court et digeste, que j'ai terminé dans la journée. Ensuite parce qu'il pose une question très intéressante: vaut-il mieux que les gens disposent de leur libre arbitre, quitte à faire de mauvais choix, ou que tout soit décidé à leur place par la communauté (jusqu'à la personne qu'ils épousent ou le métier qu'ils exercent) pour une vie sans souffrance mais sans saveur? Qu'est-ce qui est plus important: l'individualité ou la cohésion sociale? Jonas, le jeune héros âgé de douze ans, est petit à petit amené à ouvrir les yeux sur les failles de la société dans laquelle il a grandi - et à trouver ses propres réponses. Le propos est intelligent et traité avec une simplicité de bon aloi, susceptible de plaire aux pré-ados comme aux adultes. La fin, par contre, m'a laissée un peu perplexe - je ne suis pas certaine de l'avoir comprise. Mais "Le Passeur" était une jolie découverte et un roman que je recommanderai volontiers. 

Au fur et à mesure de ma lecture, j'ai en outre déballé deux trousses gigogne ornées d'hippopotames, une carte avec un petit personnage déguisé en soleil et une broche hirondelle dont j'avais admiré la jumelle sur Mélusine pendant les Imaginales, toutes ces choses étant liées à certains passages du roman. Petit coup d'oeil sur l'ensemble du colis:



Remarquez au passage l'avancement de mon couvre-lit au crochet...

Merci Mélusine pour cette adorable surprise!