samedi 19 mai 2012

"Une nuit à Rome" T1


A l'aube de la quarantaine, Raphaël vient enfin de se caser avec Sophia. Renonçant à ses aspirations artistiques, il a accepté un boulot dans l'agence immobilière du père de la jeune femme, et il vient d'adopter un chaton avec elle - pas encore de faire un bébé, mais ça pourrait venir. Bref, la vie de Raphaël semble enfin lancée sur des rails... jusqu'au moment où il reçoit une vieille cassette VHS. Vingt ans plus tôt, il s'est filmé avec son amour de l'époque, Marie. Tous deux nés un 15 août, ils se sont promis, quoi qu'il advienne, de passer ensemble la nuit de leurs 40 ans - à Rome. 

Comment ces retrouvailles vont-elles aboutir au drame annoncé dès l'introduction? On ne le saura que dans le deuxième et dernier tome de cette histoire étonnamment prenante. Avec un trait d'un classicisme très expressif, le scénariste et dessinateur Jim évoque les premières amours qui laissent dans le coeur un regret pareil à un poison, les rêves de jeunesse enfuis et les inévitables compromis(sions) de l'âge adulte. Il pose la question de la fidélité et du désir sans porter de jugement ni chercher à fournir de réponse. J'ai adoré cette bédé à la sensibilité frémissante et au goût de vérité difficile à regarder en face. Pour prendre mon mal en patience en attendant la parution du tome 2, je m'en vais suivre le travail de l'auteur sur son blog

Swap littéraire "Bédé, comics, manga": les paquets reçus (15)


Voici le paquet de Sparke pour Mimou:




Après une longue attente, j’ai reçu le colis du swap qui m’était destiné. Quand je suis entrée chez moi après avoir récupéré ce gros colissimo, je me suis d’abord souhaité un joyeux non-anniversaire avant de me jeter littéralement dessus !

Il contenait plusieurs petits paquets, tous annotés (cinq pour être exacte, mon swapé ayant voulu se faire pardonner pour ce retard qui n’était pas de sa faute), et une lettre. J’ai suivi les indications de la lettre, en ouvrant tout d’abord « Les deux petits plus » : un thé Oolong, et une boule à thé avec son support. Ça tombait bien, je n’avais plus de thé en vrac à la maison, et je ne connaissais pas cette variété ! Il fait maintenant mon bonheur au petit-déjeuner, ainsi que la boule à thé (surtout son support en forme de petite tasse !).

J’ai ensuite ouvert le paquet contenant la BD. Il s’agit du premier tome de la série Urban, « Les Règles du jeu ». Je n’ai pas encore commencé à le lire, seulement feuilleté rapidement. J’aime beaucoup les graphismes que j’ai pu y voir, et l’histoire devrait me plaire. En voici d’ailleurs le résumé, pour celles qui seraient intéressées : « Zacchary Buzz quitte sa famille de fermiers pour se rendre à Monplaisir, une immense cité dédiée aux loisirs, aux jeux, aux plaisirs... Avec pour modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, il rêve d'intégrer la meilleure police du monde : les Urban Interceptor. Monplaisir est une société hyper contrôlée, dirigée par l'omniprésent Springy Fool. A grands renforts de caméras et d'écrans géants, toute la ville peut suivre en direct les moindres faits et gestes de ses habitants. Monplaisir est également sous le contrôle d A.L.I.C.E., un système automatisé composé de robots nettoyeurs qui font la chasse aux voleurs, avec des méthodes plutôt musclées... Ce système permet aux policiers de s'occuper des vrais crimes, car derrière la fête et l'amusement, on retrouve les corps mutilés de plusieurs jeunes filles. Devenant trop gênant, l'enquêteur principal est lui même assassiné par Antiochus Ebrahimi. On met alors sur le coup le meilleur Urban Interceptor : Isham El Ghellab. Cette traque est mise en scène en direct sous forme de jeu télévisé, où les spectateurs peuvent parier sur la mise à mort d'un des deux protagonistes. Zach, qui rêvait de justice, découvre que tout n'est que violence et cynisme et que le monde magique de Monplaisir est bien cruel…».

J’ai ensuite ouvert les deux derniers petits paquets, qui contenaient chacun un petit lapin, un joli lapin doudou rose, avec de grandes oreilles, qui trône depuis sur mon chevet, et un lapin crétin clef USB (j’avais dit que j’adorais les lapins crétins??), que je vais remplir de musiques diverses et variées et qui deviendra incessamment sous peu le meilleur compagnon de mes trajets en voiture.

Merci beaucoup Sparke pour ce colis qui m’a beaucoup plu ! Le petit lapin doudou m’a bien consolée, et le thé est excellent ! Il ne me reste que la lecture de la BD… Merci encore à Armalite pour ce premier swap, qui m’a réconciliée avec ma boîte aux lettres…
BWAAAAAA à toutes et à tous!   

Mimou

"The Big Bang theory" saison 5


(Attention: spoilers!)

La saison 5, qui vient de s'achever, n'est certes pas la meilleure de la série. Après une injection de nouveauté bienvenue dans la saison 4 en la personne de l'hilarante Amy Farrah Fowler, les relations entre les personnages tournent un peu en rond. D'accord, Howard et Bernadette se marient; d'accord, Sheldon est - leeeeeeeentement - en train de se faire à l'idée d'avoir une petite amie. Mais le pauvre Raj est toujours honteusement sous-exploité, réduit à une caricature d'Indien, et surtout, il devient très difficile de s'intéresser à la énième resucée de la relation Leonard/Penny. 

Oui: non seulement, cette saison 5 n'est pas la meilleure de la série, mais c'est même la moins bonne. Et elle reste néanmoins mieux ficelée et dix fois plus drôle que tout ce que j'ai pu voir par ailleurs ces derniers temps. Elle se maintient, par exemple, beaucoup mieux que "How I met your mother" dont le concept de base est pourtant moins étriqué. J'aime la façon dont évolue Howard que je trouvais si horripilant au début; j'aime les horreurs outrancières que Sheldon débite au rythme d'une demi-douzaine par minute; j'aime les pulsions sexuelles mal contenues d'Amy, surtout quand elles débordent sur Penny, et Leonard reste le genre de geek pour lequel j'ai toujours eu un faible inavoué. Après un final drôle et émouvant à la fois, c'est donc avec un enthousiasme très peu diminué que je me lancerai dans le visionnage de la saison 6 à la rentrée. 

vendredi 18 mai 2012

Message de service: un petit point sur les swaps et concours


- Swap bédé d'avril: il me manque le compte-rendu de Marie-Sandrine (qui ne devrait pas tarder à arriver), celui de Theobaldus (qui a reçu un paquet incomplet, quelqu'un ayant dérobé les deux objets dedans, et qui est en train de s'arranger avec sa swapeuse pour leur remplacement), celui de Noémie B (dont le paquet n'est apparemment pas encore arrivé, et dont la swapeuse est actuellement en vacances à Cuba hors d'atteinte internet!) et celui de Mimou (qui pour des raisons techniques indépendantes de la volonté de son swapeur est parti avec pas mal de retard). 

- Swap de cartes postales humoristiques de mai: en cours; les participantes ont jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour faire leur envoi. 

- Swap cosmétiques de juin: j'ai l'intention d'ouvrir les inscriptions dimanche, mais pas de panique, les places ne seront pas limitées (j'aurai juste besoin d'un nombre pair de participantes, donc je peux être amenée à refuser la toute dernière personne qui demandera à s'inscrire).

- Concours "7 ans de rose et de noir": je vous rappelle que vous avez jusqu'à vendredi 25 inclus pour me faire parvenir vos clichés sur le thème "anniversaire" et gagner peut-être un paquet-surprise girly/japonais. 

"How I met your mother" saison 7: il est temps que ça se termine...


(Attention: spoilers!)

Je ne me souviens plus à quel moment exact j'ai commencé à penser que les scénaristes de HYMIM faisaient traîner en longueur et que ça serait bien de boucler la série maintenant, mais ça dure déjà depuis plusieurs saisons. Celle qui vient de s'achever n'aura réussi qu'à me conforter dans mon opinion. Malgré deux ou trois épisodes vraiment drôles ou émouvants (comme celui où Robin apprend qu'elle ne pourra pas avoir d'enfants), dans l'ensemble, ça a été du grand n'importe quoi: Ted TOUJOURS amoureux de Robin au bout de sept ans et deux ou trois tentatives ratées pour former un couple avec elle, sérieusement? 

Mais le pire de tout, c'était ce double épisode final qui empestait le remplissage ("Racontez-moi encore une histoire") et qui, juste après l'annonce des fiançailles de Barney et sa petite amie strip-teaseuse, se terminait par la révélation que la femme qu'il épousait quelques années plus tard était... Robin. Laquelle avait refusé de se remettre avec lui une demi-douzaine d'épisodes auparavant. Les gars, faut arrêter, là. Je vous jure qu'il y a d'autres femmes au monde que Robin Scherbatsky. Par exemple, la future mère des enfants de Ted qui est désormais la seule raison pour laquelle beaucoup d'entre nous continuent à suivre la série. La bonne nouvelle, c'est que si on en croit l'épisode "Trilogy time", d'ici trois ans, la fille de Ted sera née. La mauvaise nouvelle, c'est que du coup, on risque d'attendre encore deux ans la rencontre avec sa mère. 

"Indian palace"


Une veuve ruinée qui ne veut pas finir sa vie chez ses enfants; un couple de retraités qui ont investi tout leur argent dans la start-up de leur fille; un juge hanté par sa jeunesse en Inde et désireux de retrouver la personne dont il pense avoir détruit la vie autrefois; une vieille dame raciste qui a besoin de se faire opérer de la hanche rapidement et à moindres frais; un homme et une femme âgés respectivement en quête d'une partenaire sexuelle et d'un riche époux. Tous vont atterrir au Best Exotic Marigold Hotel de Jaipur et découvrir bien davantage que ce qu'ils étaient venus chercher...

Je ne suis pas certaine que ce film mérite les critiques stellaires que j'ai lues ça et là. De mon point de vue, c'est un honnête divertissement plein de bonnes intentions, dans lequel d'excellents acteurs cabotinent un peu, et dont émanent parfois de légers effluves de colonialisme. Mais l'Inde grouille de vie et de couleurs devant la caméra de John Madden, tandis que l'hôtel exsude une parfaite décrépitude romantique. Et puis qui ne serait pas sensible au message final: à tout âge, un échec n'est jamais que l'opportunité d'un nouveau départ? Moi, en tout cas, j'ai marché à fond et passé deux heures très agréables. 

jeudi 17 mai 2012

Le manoir de la Baronnie


Pour nous loger les deux nuits que nous avons passées à Saint-Malo, nous avions choisi le manoir de la Baronnie, qui propose 5 chambres d'hôtes et 2 roulottes avec des tarifs variables selon la saison (entre 50 et 120€ la nuit, petit déjeuner inclus). On y trouve également un espace spa/relaxation dont nous n'avons pas profité, préférant squatter la connexion internet des propriétaires à nos moments libres!



L'entrée située au fond de la propriété.
Attention, les propriétaires sont généralement absents l'après-midi jusqu'à 16h30.



Beaucoup de bébêtes empaillées aux murs,
ambiance pavillon de chasse. 






La chambre des Anges, dans laquelle nous avons dormi. 
La salle de bains est équipée d'une douche moderne et puissante, ainsi que d'un sèche-cheveux.
Côté produits, par contre, seulement deux minuscules fioles de gel douche:
pensez à emporter votre shampoing!





La salle à manger où on prend le petit déjeuner le matin:
kouign amann, far aux pruneaux, galettes au beurre, quatre-quarts, croissants...
Que du léger! 



Le salon, seule pièce où les invités peuvent capter le wifi. 
La moyenne d'âge de la clientèle étant d'environ 60 ans, nous n'y avons pas été beaucoup dérangés!

Nous avons apprécié notre séjour dans cet endroit pourtant bien plus traditionnel que les hôtels design où nous descendons d'habitude. Il devrait particulièrement plaire aux amateurs de brocante. 

Le manoir de la Baronnie
Avenue du général Patton
35400 SAINT-MALO
Tel: 02 99 81 95 40


Retour de vacances


Nous avons quitté la Bretagne sous un ciel moutonnant, en mangeant des chips violettes au léger goût de brûlé et des salades garnies de tomates cerise dans lesquelles la fourchette en plastique refusait de piquer. Dans le coffre de notre voiture, nous emportions des tonnes de bouquins et de petits cadeaux, des montagnes de palets et de galettes au beurre, une rivière de caramel au beurre salé, une bouteille de merveilleux cidre Val de Rance, une nuée de jolies cartes postales, une demi-douzaine des magnets les plus touristiques que nous avions pu trouver et un nouveau record de geocaching.

Nous nous sommes relayés au volant, et c'est ENCORE moi qui me suis tapé le contournement merdique de Rouen. Pendant que Chouchou conduisait, j'ai lu un roman pas terrible acheté sur un coup de tête à la Fnac de Nantes. Nous n'avons pas écouté le dernier double album d'Etienne Daho que j'avais encore oublié de télécharger sur Amazon. Au lieu de ça, nous avons passé notre temps à contredire Catherine-notre-GPS, cette folle qui voulait nous faire passer par Paris, et à la singer en ânonnant "Recalcul" chaque fois que nous ignorions ses instructions. Tout le long du trajet, nous avons prié pour que la météo se maintienne jusqu'à Bruxelles, et nous avons été exaucés. 

J'aime les retours de vacances presque autant que les départs. Répéter en boucle: "C'était drôlement bien, hein?". Evoquer les meilleurs moments des derniers jours. Commencer mentalement à défaire les valises et chercher une place pour chaque nouveau trésor. Se dire qu'il faudra faire une lessive le lendemain, et puis des courses pour remplir le frigo. Essayer de ne pas penser qu'il faudra aussi faire les comptes et que ça risque d'être douloureux vu que - ô surprise - on a une nouvelle fois explosé le budget prévisionnel. Ne pas détester l'idée de reprendre la routine des semaines de boulot... et de commencer à préparer les prochaines vacances. 

mercredi 16 mai 2012

Collectif France Tricot: le livre!


Chez Bientôt, j'ai déniché un chouette petit bouquin consacré au Collectif France Tricot, un trio de tricoteuses urbaines dont j'utilise cette année l'agenda. Au fil d'une soixantaine de pages, Ema Tricopathe, Poupe & Soso et Cépourtoi Factory expliquent leur démarche "politique, revendicatrice mais toujours légère" et présentent un florilège de leurs créations conçues pour attirer le regard du passant sur des éléments bien précis du décor urbain. J'adore notamment leur façon de déguiser heurtoirs et boîtes à lettres, ou de déposer au pied des murs de ravissantes  souricettes. Leur travail m'a donné des fourmis au bout des doigts et l'envie de m'y mettre très vite avec mon crochet.

"Bientôt", boutique artistique et culturelle à Nantes




C'est dans un quartier où je n'aurais jamais songé à aller faire du shopping qu'O&L m'a fait découvrir samedi dernier cette boutique géniale. A peine la porte poussée, un léger sentiment de déjà-vu m'assaille. Tiens, du Plonk&Replonk - chouette, ils ont le dernier bouquin que je n'ai pas encore acheté. Oh, et un tout petit livre consacré au Collectif Français du Tricot. Tiens, ils ont aussi les cartes postales Plaizir, une marque belge très présente à Bruxelles dont les créations collent très bien avec le ton mi-rétro mi-ironique du reste des objets exposés. Et... euh, mais comment se fait-il qu'ils vendent les cartes que la propriétaire de chez Zao fait fabriquer à partir de ses photos de voyage? Je croyais qu'on ne les trouvait que dans sa propre boutique. Approchons-nous donc du jeune homme qui trône derrière la caisse et interrogeons-le...




Surprise! Mehdi, qui a ouvert Bientôt il y a deux ans, est un grand fan de Bruxelles où il se rend régulièrement pour renouveler son stock. Tout s'explique. Du coup, il est le seul en France à vendre les cartes Plaizier et celles d'Isabelle Mertens. Venir en vacances à Nantes et être poursuivie par la Belgique jusqu'ici, quand même, il n'y a qu'à moi que ça arrive! Mais je suis bien obligée d'approuver le choix de Mehdi et de concéder que, oui, Bruxelles, c'est vachement sympa comme ville à part la météo







Beaucoup de choses me font envie dans sa boutique, notamment les jolis coussins rangés au-dessus du comptoir qui me font penser à ceux de la Cerise sur le Gâteau (à ceci près qu'ils coûtent deux fois moins cher!). Mais budget limité oblige, je me contente, en plus des deux bouquins suscités, d'une pochette de stickers carrés multicolores permettant de recréer des aliens sur les murs. Si j'habitais à Nantes, c'est sûr, je viendrais souvent ici pour mes petits cadeaux... 

Boutique Bientôt
77 rue Maréchal Joffre
44000 NANTES
Ouvert du mardi au samedi, de 11h à 20h

mardi 15 mai 2012

Swap littéraire "Bédé, comics, manga": les paquets reçus (14)


- Vous pouvez voir ici le paquet envoyé par Londoncam à Funambuline.

- Et voici le paquet envoyé par Laurie à Anne-Lise:


"Après une attente de quelques jours faute d'avoir été chez moi pour réceptionner le Précieux au moment du passage du facteur, je l'ai enfin entre les mains...mais il va me falloir attendre quelques heures encore, j'ai d'abord rendez-vous "pour de vrai" avec l'instigatrice du swap et la Princesse au Petit Pied, pour un thé ou un pas-thé, d'ailleurs. Joli moment. Un cours de dentelle et une course vers chez moi plus tard, et me voilà telle une gamine à déballer tout ce petit monde choisi pour moi. 

OOOOOH, des petits pois roses très 50's et du léopard, qui, je le découvrirai ensuite, sont déjà très raccord avec le thème rock'n roll. Première big surprise : le tout est emballé dans un adorable petit sac dont les anses sont les oreilles d'un BUNNY. Touchée, coulée! 

Premier paquet de taille : la BD, c'est "La BO de mes jours" une oeuvre de David Scrima que je suivais avec plaisir sur le site de l'Employé du moi, j'avais connaissance de ce livre mais il ne trônait pas encore sur mes étagères, et oooooh, c'est magnifique, ce monsieur-là met JOANNA NEWSOM en couverture. Laurie, tu peux être rassurée, lui et moi (et un peu toi, du coup, j'imagine) sommes sur la même longueur d'ondes question musique : l'Américaine à la harpe est une des interprètes préférées EVER. J'aurai un plaisir fou à parcourir et reparcourir ces esquisses et ces notes impressionnistes, tu peux me croire. 

J'ouvre le second paquet, et à nouveau, je suis tout à fait en phase avec ton choix : un cahier "Music Listography" pour moi qui adore Nick Hornby et son "High Fidelity", ça ne pourrait pas mieux tomber. 

Dernier paquet et le clin d'oeil est parfait : des sous-verres façon vinyls avec comme paquet un clin d'oeil au mythique passage pour piétons du "Abbey Road" des Beatles, j'adore. Les signets sont un rappel de l'endroit où tu as découvert David Scrima, les cartes (une de Cha BD que je lisais beaucoup il y a quelques temps et une d'un lapin en peluche avec le titre "Sweet Dreams are made of this") finissent de me convaincre du fait que tu as su me cerner à merveille, je suis vraiment vraiment extrêmement touchée. J'ajouterais que tu as une écriture pleine de personnalité et que je suis certaine qu'on aurait plein de choses à se raconter. MERCI 1000000 FOIS à toi, et merci à Armalite pour son sens hors-pair de go-between :) "


Anne-Lise

PS : Laurie, d'ailleurs, je profite de ce mail pour te demander ton adresse postale, autant de flair et de recherche attentionnée méritent un agréable retour de boomerang sous forme de paquet."

A la recherche des trésors cachés dans les vieilles pierres de Pornic




Pornic n'est pas seulement un très joli petit port breton; c'est aussi l'un des endroits où mon passé et mon présent se télescopent avec le plus de force. Un moi de 17 ans qui vient de passer deux semaines en mer avec un mal au coeur épouvantable et un insaisissable blond crollé, un moi de 35 ans qui tente de reconstruire sa vie amoureuse en réchauffant une histoire déjà foirée la première fois errent encore le long de la jetée de pierre; leur spectre ondule doucement dans les effluves d'iode, le vent capricieux et le soleil pâle de ce mois de mai. Laissons-nous une invisible empreinte dans les lieux où notre coeur a battu le plus fort? C'est une idée qui m'accompagne depuis toujours. Si j'étais écrivain, j'en ferais un roman, ou au moins une nouvelle. Comme je ne le suis pas, je me contente de vous la jeter en pâture au détour d'un billet de blog.

(Fin de la minute pseudo-littéraire.)

Hier, donc, je voulais faire découvrir Pornic à Chouchou, et en profiter pour geocacher sur place. Arrivés un peu après midi, nous avons commencé par chercher un restaurant. Notre choix s'est porté sur une crêperie située face au port et curieusement baptisée Le P'tit Nice, dont toutes les galettes portaient des noms de caps. J'ai choisi la Cap Henry: Saint-Jacques, embeurrée de chou, poitrine fumée.  Fantastique. Chouchou a pris la Cap Farwell: pommes de terre, reblochon, crème fraîche - un métissage bretonno-alsaciensavoyard très goûtu à défaut d'être léger. Par contre, la crêpe pommes cuites/caramel au beurre salé qui m'a été servie en dessert ne valait pas celle que j'avais mangée à la Licorne de Saint-Malo quelques jours auparavant. On ne peut pas gagner à tous les coups!



Le P'tit Nice, 60 quai Leray, 44210 Pornic

En guise de promenade digestive, nous nous sommes lancés dans la recherche d'une geocache à 9 étapes - oui, 9. Les 6 premiers nous ont conduits à des endroits notables de Pornic, comme les halles ou la Notre-Dame qui veille face au port du haut d'une éminence. Nous y avons relevé des chiffres qui nous ont permis d'obtenir les coordonnées de 2 autres sites où se trouvaient, sur des étiquettes bien cachées, les coordonnées Nord et Ouest de la cache finale. Nous avons tourné un bon moment autour d'une maison de retraite en essayant de ne pas avoir l'air trop louches, et nous étions sur le point d'abandonner quand une suite de 5 chiffres nous est enfin apparue. Très fiers, nous avons filé (enfin, Chouchou a filé et j'ai claudiqué derrière lui car je commençais à avoir des ampoules - ça m'apprendra à oublier de mettre de la crème Nok quand je suis pieds nus dans mes chaussures!) jusqu'à l'emplacement final: un mur plein de trous dans lequel devait se trouver la cache. Et là, grosse déception. En guise de butin, nous avons trouvé des dizaines de toiles d'araignées, une maxi-boîte de Kiri, deux sacs en plastique noir vides et un goulot de bouteille cassée. Les gens sont vraiment dégueus.  Surtout, la cache semblait avoir disparu.

C'est en faisant une tête de six pieds de long et en grommelant un maximum que je suis redescendue vers le port. Un petit remontant s'imposait. Justement, j'avais repéré chez Rêve de Glace (2 quai Leray 44210 Pornic) toute une rangée de machines pour faire les glaces à l'italienne, dont une avec le parfum caramel beurre salé (non, je ne suis pas DU TOUT obsédée). Chouchou a préféré une glace classique rhum-raisins, et nous sommes allés déguster notre goûter sur un banc face à l'eau. Un peu requinquée, j'ai accepté de traîner mes ampoules jusqu'au parking de la gare où nous avons récupéré la voiture pour partir à la recherche des deux autres caches qui figuraient sur ma liste du jour. La première se trouvait tout au bout de la jetée, à l'endroit précis où j'ai le plus de souvenirs (comme quoi, l'assassin revient toujours sur les lieux de son crime!). La seconde nous a conduits vers un site très intéressant: celui du tumulus des Mousseaux, une tombe mégalithique transeptée vieille d'environ 3500 ans.




Au final, nous ne sommes donc pas rentrés bredouilles! Et j'ai envoyé un mail au créateur de la première cache pour lui demander de vérifier si elle était toujours en place; dans le cas contraire, j'espère qu'il nous autorisera quand même à la loguer comme trouvée. 

lundi 14 mai 2012

Les brunchs du dimanche (16): Le Select à Nantes


O&L n'avait jamais brunché de sa vie. Justement, lors de notre balade de samedi, nous avions repéré un café-restaurant à la déco "brocante" des plus sympathiques, non loin du château des ducs de Bretagne. Dimanche matin midi, nous sommes donc allés tester le brunch du Select. 









Les trophées de chasse déguisés et les bondieuseries rassemblées sur une étagère 
m'ont fait irrésistiblement penser à La Princesse


Mais même si le cadre était aussi joli que photogénique, la véritable question, c'était de savoir si le brunch serait à la hauteur. L'ardoise annonçait: "boisson chaude à volonté, jus de fruit (pomme), pain, beurre salé, confitures, Nutella, croissant, oeufs brouillés avec jambon cru ou saumon, risotto (crevettes-artichaut), fromages, fromage blanc avec coulis de fruits (abricot), salade de fruits", 22€. De prime abord, le prix me semblait un peu élevé. Puis j'ai vu arriver les assiettes. 




Et je vous garantis que tout était délicieux, servi rapidement et avec le sourire. Bref, pour son baptême de brunch, O&L a eu beaucoup de chance. Si vous habitez Nantes ou êtes de passage dans la région, je vous recommande chaudement le Select un dimanche matin. 

14 rue du Château
44000 NANTES

dimanche 13 mai 2012

Le bonheur, c'est simple comme un ciel BLEU




Il faisait un temps magnifique à Nantes hier. Un temps idéal pour descendre au centre-ville à pied depuis chez notre amie O&L. Un temps idéal pour, au passage, découvrir une adorable boutique vintage qui mérite bien que je lui consacre tout un billet un peu plus tard. Un temps idéal pour s'arrêter boire un Breizh Cola à la terrasse de la Maison Café, établissement à la déco intérieure 70's assez hallucinante. 






Un temps idéal pour repérer dans les petites rues du Bouffay un café rétro qui sert des brunchs et où on reviendrait bien le dimanche matin. Un temps idéal pour descendre dans les douves du château des ducs de Bretagne où les gens se prélassent sur la pelouse semée de pâquerettes ou se battent avec des épées en mousse; un temps idéal pour profiter de leur distraction afin de trouver une géocache dans la paroi ruisselante d'une alcôve. Un temps idéal pour acheter des mangas dans deux magasins différents ("Je ne me rappelle plus du titre, mais c'est une histoire de fin du monde annoncée par des gens qui viennent du futur." "Ca ne m'aide pas beaucoup; des séries sur ce thème, il doit en exister cinquante."). Un temps idéal pour photographier les nouveaux aliens en mosaïque apparus au coin des rues depuis mon précédent passage, il y a six mois. 




Un temps idéal pour faire une provision de jolies cartes chez Les P'tits Papiers. Un temps idéal pour faire découvrir à Chouchou le magnifique passage Pommeraye, encore plus beau à mon goût que les galeries royales de Bruxelles. Un temps idéal pour craquer sur les kouignettes de la maison Larnicol - framboise pour Chouchou, pomme pour O&L, ananas pour moi - et prendre en photo leurs sublimes réalisations en chocolat. 





Un temps idéal pour s'apercevoir que la géocache de la place de la petite Hollande qui n'est pas la fille de François et Ségolène a disparu et ne pas le prendre mal. Un temps idéal pour répéter dix-sept fois: "Putain, mais comme ça fait du bien de voir un ciel BLEU". Un temps idéal pour traîner au hasard dans des boutiques où l'on achètera rien en attendant l'heure d'aller dîner. Un temps idéal pour qu'O&L nous fasse découvrir la crêperie où elle allait manger avec ses parents quand elle était petite; un temps idéal pour y savourer une galette du chevalier garnie de saucisses au Muscadet, de fromage de Sainte-Croix et d'oeuf tout en sirotant un cidre doux Val de Rance sublimement fruité; un temps idéal pour décider que non, on n'a pas la place de prendre une crêpe sucrée en dessert. 

Un temps idéal pour s'engouffrer dans la Fnac dix minutes avant la fermeture afin d'y tuer un peu de temps avant le début de la séance de cinéma; un temps idéal pour en ressortir avec une bédé inconnue jusque là mais à la couverture très attirante. Un temps idéal pour se marrer comme des baleines devant "Le prénom". Un temps idéal pour arriver à l'arrêt du bus de nuit qui ne passe qu'une fois par heure et s'apercevoir que le prochain est dans 7 minutes. Un temps idéal pour rentrer chez O&L et se faire un petit Formose avant de se coucher heureux, le coeur gonflé de soleil, d'amitié, de rire et de douceur de vivre. 

La Maison Café, 4 rue Lebrun, 44000 Nantes
Les P'tits Papiers, 2 place Félix Fournier, 44000 Nantes
Maison Larnicol, 22 rue de la Fosse (passage Pommeraye), 44000 Nantes
Crêperie Ste-Croix, 11 rue Ste-Croix, 44000 Nantes

"Le prénom": la bonne surprise cinéma du mois de mai


Je ne suis pas bonne cliente pour les films comiques, dont l'humour ne réussit généralement qu'à me navrer. Mais les critiques exceptionnelles de celui-ci, couplées au fait que mon amie O&L avait récupéré des coupons distribués par certains commerçants nantais et permettant d'acheter les places de cinéma à 5,80€, ont eu raison de ma résistance. 

Adapté de la pièce de théâtre du même nom, interprétée par les mêmes comédiens, "Le prénom" tourne autour d'un dîner qui réunit cinq convives: Elizabeth et Pierre, un couple de profs bobos; Claude, un musicien éternellement calme et souriant qui est accessoirement l'ami d'enfance d'Elizabeth; Vincent, le frère d'Elizabeth, un agent immobilier plein aux as qui roule en 4x4 et n'ouvre jamais le moindre livre; et enfin Anna, la femme de Vincent, qui est enceinte de cinq mois et qui va comme à son habitude arriver très en retard. Pendant que les autres l'attendent, Vincent leur annonce le prénom qu'ils ont choisi pour leur fils à naître, et la nouvelle plonge la famille dans le chaos. 

Qu'est-ce que j'ai ri! Pratiquement à m'en faire pipi dessus. La satire sociale est super réussie et les dialogues, couplés au jeu d'acteurs très expressifs, font mouche à tous les coups. Oubliez The Avengers et leurs KA-BOUM sans intérêt; oubliez le dernier Burton dans lequel Johnny Depp ne cesse apparemment de s'autocaricaturer et au lieu de ces grosses productions pleines de fric mais sans âme, allez voir un vrai bon film français dont vous ressortirez en disant: "Non mais quand même, heil Pépito!" et en vous marrant comme une baleine. 

samedi 12 mai 2012

Les jours de vacances se suivent et ne se ressemblent pas




Jeudi, nous avions rendez-vous porte Saint-Vincent à 10h avec ma copine Isa et son homme. Bien entendu, il pleuvait des cordes et le premier achat de la journée a été un parapluie aux couleurs de la Bretagne pour Isa, qui avait oublié le sien. La météo de la région étant ce qu'elle est, le temps a néanmoins été en s'améliorant tout au long de la journée, et en début d'après-midi nous avons même eu droit à quelques rayons de soleil. Nous avons initié Isa et son homme au geocaching: 1 découverte pour 2 échecs, pffff. Mais ce n'est pas si évident de repérer des trous dans les remparts de Saint-Malo! Nous avons également fait un peu de shopping - bon OK, surtout moi, mais je ne pouvais pas laisser passer cet adorable collier d'une "petite" créatrice israëlienne, et encore moins ces cartes postales d'humour breton parfaites pour mon swap. Pour le midi, j'avais repéré une crêperie située face à la mer, mais à midi, elle était déjà pleine. Nous nous sommes rabattus au hasard sur un restaurant japonais, le Kanazawa, où nous avons très bien mangé pour un prix raisonnable. 



Kanazawa, 11 rue du Boyer, 35400 Saint-Malo

Bref, le temps a filé très vite jusqu'à 15h, lorsque nous avons dû laisser repartir nos amis qui devaient récupérer leurs enfants à la sortie de l'école. Mais avant ça, Isa et moi avons procédé à un petit trafic international. Pour elle, les produits de mes box beauté que je n'utilise pas, du thé au jasmin du Nong Cha auquel je l'ai rendue accro, un bracelet chouette qui m'avait fait penser à elle lorsque je l'avais vu chez Sacha. Pour moi, les produits de ses box beauté qu'elle n'utilise pas, une "Breizh box" contenant des spécialités de la région, le colis Sephora que j'avais fait livrer chez elle afin de profiter de l'offre "Sephora box" qui courait du 1er au 6 mai (mais qui est tombé een rupture dès le 3!). Cette journée avait un goût de trop peu, mais Chouchou et moi ne désespérons pas d'attirer Isa et son homme à Bruxelles un de ces jours!

Après ça, nous sommes rentrés au Manoir de la Baronnie pour profiter de la connexion internet. Un peu avant 19h, nous sommes ressortis pour faire la cache "L'île aux trésors" dont je vous parlais hier, et nous avons fini la journée à la crêperie Solidor située près de la tour du même nom. Par contraste avec les crêperies de l'intra-muros, aucune crêpe ne coûtait plus de 10€, et les Saint-Jacques qui garnissaient la mienne avaient dû être élevées au Banania. Nous avons très bien mangé, pour pas très cher, et la serveuse était agréablement souriante. Une bonne petite adresse. 



Crêperie Solidor, 7 esplanade du Commandant Menguy, 35400 Saint-Malo


Vendredi, nous avions prévu de passer la journée au Mont Saint-Michel, que Chouchou avait adoré lors de deux visites précédentes et où je n'étais jamais allée. Les nouveaux aménagements (sûrement très nécessaires à la préservation du site) nous ont obligés à nous garer très loin et à marcher longtemps pour trouver une des navettes gratuites. Il faisait venteux mais surtout froid, alors que la météo avait promis du soleil. 




Notre arrêt à la Mère Poulard a pas mal entamé la bonne humeur que je tentais désespérément de préserver. En sortant de là, nous avons remonté l'étroite et unique rue commerçante du mont. Il y avait peu de monde ce jour-là, et je trouvais déjà que ça grouillait un peu trop à mon goût. J'ai frissonné en imaginant ce que ça devait être en pleine saison, un jour de beau temps. Neuf boutiques sur dix vendaient de vilains souvenirs à touristes, genre hippocampes en coquillage ou fausses épées de pirates.  Le tourisme de masse à son pire. Et n'étant pas amatrice d'histoire, de vieilles pierres ou d'églises, je n'avais aucune intention de visiter l'abbaye surnommée "la Merveille" qui couronne l'île. 





A 14h, nous étions donc de retour en bas. Nous avons fait une des deux géocaches locales et renoncé à chercher l'autre, pourtant fort tentante, car nous aurions dû contourner à pied le bas du mont qui était alors entouré d'une épaisse gadoue grise. Puis, comme je me gelais et que je commençais vraiment à faire la tête, nous avons rebroussé chemin. Il était trop tôt pour partir à Nantes où mon amie O&L ne nous attendait qu'à partir de 20h30. Nous avons voulu tenter une troisième géocache qui se trouvait dans les parages, mais Catherine-notre-GPS a commencé par nous paumer avant de nous conduire vers un chemin non carrossable. Nous sommes donc rentrés à Saint-Malo, où nous avons récupéré nos bagages au Manoir de la Baronnie avant de nous réfugier dans un McDo pour manger quelque chose de consistant et profiter du wifi gratuit. Heureusement, pour terminer cette journée décevante, il y avait le bonheur de revoir O&L six mois après mon dernier séjour chez elle, et de la trouver plutôt en forme. 

Aujourd'hui, le soleil brille sur Nantes; nous avons fait une bonne grasse matinée et nous nourrissons de grands espoirs pour cet après-midi!


vendredi 11 mai 2012

La Mère Poulard: incontournable ou surfait?




Fondé en 1888, le restaurant de la Mère Poulard est devenu une adresse mythique au Mont Saint-Michel. Célébrités et simples touristes s'y bousculent pour goûter sa célèbre omelette à 25€. J'avoue, j'étais curieuse de ce qu'on pouvait bien rajouter à des oeufs pour les vendre un prix pareil. Aussi, dès notre arrivée sur les lieux un peu avant midi, j'ai traîné un Chouchou modérément convaincu à l'intérieur, "histoire de choper une table avant que tout soit plein". Etre Exquis m'avait dit qu'il fallait absolument demander à être placés dans la salle du premier étage, bien plus belle que l'autre: manque de chance, à cette heure-ci, seul le rez-de chaussée est ouvert. Tant pis, je viens un peu pour le cadre mais surtout pour la cuisine!




En entrant, on peut voir - et surtout entendre - quatre marmitons battre des oeufs en cadence dans la cuisine ouverte. Le spectacle est assez impressionnant et met aussitôt en appétit. 




Dès qu'un serveur nous a installés, nous ouvrons les menus. La formule la moins chère est à 35€, ce qui me semble un peu beaucoup, surtout que je ne suis pas certaine d'avoir faim pour une entrée, un plat et un dessert. Renseignements pris, les omelettes seules ne sont servies qu'à partir de 14h30. C'est ballot, parce que je suis certaine d'avoir trop faim pour attendre presque trois heures avant de déjeuner. Après avoir hésité à partir (mais je crains que tout soit très cher sur le mont de toute façon), nous finissons par opter pour la formule à 45€. 




En entrée, nous avons le choix entre trois trios: poisson, campagne ou végétarien. J'opte pour ce dernier. C'est joliment présenté, mais il n'y a rien à manger et tout (émincé de tomates, mousse d'avocat, terrine de petits légumes) est assez quelconque.





Arrive la fameuse omelette. Elle est énorme... mais pleine d'air et de rien d'autre. Oui, pour 25€, le client de la Mère Poulard a droit à une omelette à la texture certes d'un mousseux inédit, au fumet certes délicieux de feu de bois, mais totalement nature. Je n'ose même pas calculer la marge pratiquée par l'établissement sur le prix de l'oeuf. Oh, il y a bien, avec ça, une minuscule cocotte de pommes de terre à la crème, mais en quantité à peine suffisante pour boucher une dent creuse. Je suis déception et amertume. 




Pour le dessert comme pour l'entrée, trois trios sont proposés: chocolat, sorbet ou pomme. Rien à redire à cette dernière, à part qu'une fois de plus, il n'y a pas de quoi attraper une indigestion. Pour 45€, plus 7€ le verre de cidre, j'avoue que l'addition me fait grincer des dents. Oui, la salle est jolie (et décorée des portraits de clients célèbres: j'ai mangé sous un détonnant triptyque Sarkozy-Trotsky-Mitterrand/Thatcher); oui, le service est irréprochable. Mais payer un repas ce prix-là et finir devant une salade McDo à 17h pour cause d'estomac qui crie famine, désolée, ça ne passe pas. Du tout.