mercredi 18 janvier 2012

A bout de soufre


Ce bar à vin-restaurant est à Bruxelles le lieu préféré de Funambuline, qui m'y avait donné rendez-vous pour déjeuner lundi dernier.



Bravo:
- Les vins nature (sans adjonction de soufre, donc): un peu surprenants au début, mais intéressants à découvrir pour qui se soucie de ne pas consommer trop d'additifs.
- Les rillettes maison préparées devant le client et servie avec de fines tranches d'un très bon pain. Miam.
- Le plat du jour à 10€ (que je n'ai pas pris parce que ça faisait déjà deux jours que je mangeais du poulet à tous les repas).
- La qualité du Charolais que j'ai commandé: la viande fondait littéralement dans la bouche, et elle était bel et bien saignante comme je l'avais réclamée. *insérer ici le titre d'une chanson très connue de Leonard Cohen*



Dommage:
- L'adresse, dans une rue perpendiculaire à la chaussée de Charleroi non loin de Schleiper. Autrement dit, un coin pas sexy.
- Un seul dessert ce jour-là, un fondant au chocolat qui ne me tentait pas.
- Les prix un peu élevés pour une cuisine qui, bien qu'utilisant des produits d'excellente qualité, reste quand même assez simple. 23€ pour une pièce de boeuf et une poêlée de légumes, si délicieuses soient-elles, je trouve ça cher.

11 rue Tasson Snel
1060 Bruxelles

mardi 17 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (2)


Le deuxième paquet reçu pour ce swap est celui que j'ai envoyé à Anne-Lise:




Au début, en fait, j'avais quatre thèmes de recherche pour mes objets: New York, les miroirs, les chats noirs et les années 30. J'avais d'abord pensé à prendre un des jolis carnets illustrés "villes" de TeNeues, plus un miroir de poche La Marelle avec une illustration style années 30 et un marque-page avec un chat noir.

Puis, lors d'une visite chez Rose, j'ai craqué pour les magnets et la broche (j'ai passé presqu'un quart d'heure à la caisse à hésiter entre la version noire et la version miroir, heureusement que la propriétaire est adorable et patiente!). Pour le marque-page, ne trouvant rien qui correspondait, j'ai fini par ressortir mes affaires de scrap et le confectionner moi-même.

"The Guardian of Time" est un bouquin que j'ai adoré et dont je ne comprends pas qu'un éditeur jeunesse français ne l'ait pas encore traduit. J'espère qu'il plaira à Anne-Lise!

Sinon, j'ai cru comprendre que pas mal d'autres paquets partiraient aujourd'hui ou demain, ce qui nous promet un début de semaine prochaine riche en découvertes!


"Rien n'est trop beau"


"Rien n'est trop beau" (en VO: "The Best of Everything") suit l'évolution sur plusieurs années de cinq secrétaires qui travaillent pour le même groupe de presse, dans le New York des années 50. Avec un style soigné mais très digeste, Rona Jaffe dresse de beaux portraits de jeunes femmes à une époque et en un lieu où le monde s'offre soudain à elles. Aucun aspect de leur vie n'est négligé: rapports avec des parents plus conservateurs qui aspirent juste à les voir bien mariées; ambition professionnelle naissante, pas toujours comprise ou bien accueillie; déboires amoureux avec des hommes émotionnellement indisponibles; premiers rapports sexuels hors mariage et soucis de contraception; galères financières et nécessité de se montrer inventives pour rester chic... Du divorce à l'avortement en passant par le fameux plafond de verre, toutes les problématiques féminines actuelles sont évoquées avec beaucoup de modernité (alors que le roman a été écrit en 1958). Les trajectoires des héroïnes sont réalistes et passionnantes chacune à sa façon. On a l'impression de se trouver dans les rues de la Grosse Pomme avec elles; on se sent poussé par le même élan vital qui les anime; on désespère face aux mêmes obstacles, et les 500 pages défilent à toute allure. Pour les fans de "Mad men" ou de "Sex & the city", "Rien n'est trop beau" est un roman juste indispensable.

lundi 16 janvier 2012

Où je me rends compte qu'il n'est pas si simple de suivre un diagramme


Or donc, jeudi midi, je reçois la laine commandée chez Dolce Lana. L'après-midi même, abandonnant mes orcs en pleine bataille contre un méchant sorcier gobelin et ses cohortes, je tente de commencer ma fameuse écharpe au point de petites noisettes. Je n'ai encore jamais travaillé d'après diagramme, mais franchement, ça n'a pas l'air très difficile.



Trois mailles en l'air, cinq brides, et hop! une petite noisette. Sauf que du coup, au rang d'après, je me retrouve avec beaucoup plus de mailles que les 50 de ma chaînette initiale, donc pour compenser, je "saute" tous les dessus de brides pour continuer mes mailles serrées après. Résultat: des espèces de pompons qui font penser au point de noisettes tout court, mais pas du tout aux jolies ondulations très peu en relief de la photo dans mon livre. Damned.



Du coup, je me penche d'un peu plus près sur les symboles. Le petit trait à la fin des cinq brides, ça voudrait pas dire un truc, des fois? Si: que les brides doivent être reliées ensemble, ce qui permet de n'avoir qu'une seule maille à reprendre au rang d'après. On progresse. Je défais et je recommence. Cette fois, je me retrouve quand même avec 58 mailles au lieu de 50 après le premier rang de petites noisettes... qui sont justement au nombre de 8. Mmmh. Et si j'essayais de supprimer une maille en l'air à chaque fois? Je re-défais et je re-recommence.



Victoire, je tiens le point! Saud que le bébé mérinos n'est pas du tout adapté pour ce modèle. Trop épais et trop raide une fois travaillé de la sorte, il ne donne absolument pas envie de s'enrouler dedans avec volupté (je fais l'amour à mes écharpes si je veux). Me voilà repartie chez Schleiper, le magasin de laine le plus proche de chez moi auquel je n'avais même pas pris la peine de passer, pensant qu'ils n'auraient pas ce dont j'avais besoin parce que c'était une grande surface non-spécialisée.

Erreur: pour 7,95€ la pelote, je trouve du Rowan "Fine Lace" vieux rose, 80% bébé alpaga et 20% mérinos. 400m de fil par pelote, donc 4 suffiront, ouf! Je retiens quand même un peu retenu mon souffle en passant à la caisse, parce que j'en suis à pas loin de 70€ de laine en tout pour une écharpe encore non-existante, et que mon budget ne résisterait pas à une seconde erreur. Mais au final, l'essai semble satisfaisant, bien que 1/le Fine Lace soit très fin et très mou, donc pas évident à travailler 2/ le rendu ne soit toujours pas vraiment celui de la photo.



Les vaguelettes ne sont pas assez prononcées, et je trouve que le modèle de la photo n'a pas du tout l'air essentiellement composé de mailles serrées. Mais bon, tant pis, je vais continuer comme ça. 7 pauvres centimètres de hauteur en une soirée; je dois en faire 135 au total. A cette allure, je pense que mon écharpe sera prête juste au début de l'été prochain. L'avantage, c'est que s'il est aussi pourri que l'été dernier, je serai parée pour l'affronter.

Brèves du week-end


Deuxième fois que je sors de mon cours de yoga avec la hanche droite à moitié bloquée (alors que je ne force pas du tout dans les postures) et l'impression d'avoir 92 ans. Il faut vraiment que je me décide à prendre rendez-vous chez l'ostéopathe de Chouchou, mais j'ai tellement de boulot ce mois-ci...

J'ai dit que je n'achetais rien pendant les soldes cette année. Je ne me suis jamais engagée à ne pas pousser les autres au crime. En même temps, ça fait des mois que Chouchou veut une nouvelle tenue de sport mais qu'il trouve trop chères les seules qui lui plaisent, chez Rituals. Alors, à -50%, ça aurait été bête qu'il passe à côté, non? Surtout que ce bleu lui va très bien et que le bas lui moule l'entrejambe d'une façon, euh, intéressante.

Impossible de trouver, chez Art Shop, des cadres pour les 3 dessins que je voudrais accrocher au mur de notre pièce à vivre: une sérigraphie représentant des poulpes steampunk amoureux, le bonhomme de neige Georges-Arthur offert par Chouchou et un minuscule original d'Anne Montel. Je n'ai aucune envie de devoir les faire fabriquer sur mesure. Ce sera donc ma nouvelle quête de l'hiver.




Le P.H.A.T. ayant définitivement été validé comme un bon endroit où bruncher à Bruxelles, notre mission consistera à tester dans les mois à venir les restos suivants: Houtsiplou, Delecta, Le Salon, Les Fils à Maman, ainsi que L'Amour Fou et Portrait de Famille où il nous arrive parfois de dîner, mais où nous ne sommes jamais allés un dimanche matin.

Hier, nous avons cherché et découvert notre première géocache de l'année: taille 2, difficulté 3, terrain 2. Située au fond d'un trou peu engageant dans le Bois de la Cambre, elle nous aura donné un peu de fil à retordre car le sol boueux et couvert de feuilles mortes était assez glissant pour faire craindre une mauvaise chute. Mais nous avons été récompensés par une boîte contenant quelques menus trésors, ce qui est toujours plus agréable que les micros où il y a juste assez de place pour un logbook. Prochain arrêt géocaching: Gand samedi avec Philou!

Nos vacances islandaises sont réservées. Nous partons la deuxième semaine de juin, avec des vols directs Bruxelles-Reykjavik sur Scandinavian Airlines pour un peu moins de 250€ par personne l'aller-retour. Les hôtels design étant super chers, nous avons réservé au Kex Hostel, une sorte d'auberge de jeunesse améliorée et pleine de caractère (mais nous avons pris une chambre; pas question pour moi de loger en dortoir!). Pour le guide, j'ai mis ça dans mon panier Amazon. Coïncidence amusante: nous serons là-bas en même temps que la Princesse et son Consort. Nous avons déjà rendez-vous dans un burger joint local pour dîner un soir. Pourquoi se voir à Bruxelles alors que Reykjavik est tellement plus exotique?

Moins fun, un débit frauduleux (sur le site Lovefilm.com dont je n'avais même jamais entendu parler jusqu'ici) est apparu sur mes en-cours de carte Visa du mois. J'avais eu un souci avec un paiement sécurisé sur le site de la Fnac en décembre, mais je ne m'attendais pas à ce que ça ressorte aussi longtemps après. Bref, je ne suis pas inquiète sur le fait que je récupèrerai mes sous: j'ai déjà testé mon assurance il y a une dizaine d'années suite à une agression devant un DAB, et elle fonctionne bien. Par contre, faire annuler ma carte actuelle alors que j'ai des achats en cours dessus, et attendre la nouvelle pendant peut-être plusieurs semaines, ça m'emmerde pas mal. Je vais voir si je peux, au moins, attendre que les billets d'avion aient été encaissés, et me faire livrer dans une agence lilloise accessible en une heure de voiture. La bonne nouvelle dans tout ça (technique du verre à moitié plein), c'est que je stresse très très peu alors que l'an dernier à la même époque, cette histoire m'aurait mise dans tous mes états. Yay me!

dimanche 15 janvier 2012

Les brunchs du dimanche (11 bis): P.H.A.T., le retour de la vengeance


Je vous avais déjà parlé du P.H.A.T., testé le mois dernier avec Funambuline et Shalf. Chouchou avait très envie d'y retourner pour goûter leur English Breakfast; quant à moi, j'étais curieuse de voir si les nouveaux buns importés spécialement des Zuess tenaient toutes leurs promesses.






Nous sommes arrivés à l'ouverture, alors que le resto était encore vide, ce qui m'a permis de faire des photos tranquillement. Nous avions réservé, et heureusement: après un mois de décembre "assez calme", selon la propriétaire, le P.H.A.T. était complet ce midi. Cette fois, j'ai hésité entre un burger teriyaki (j'avais envie de viande) et un Portobello végétarien (dont le mélange de saveurs me tentait particulièrement).






Bilan: service une fois encore très agréable, même si nous avons reçu nos plats dix bonnes minutes après un couple pourtant arrivé plus tard que nous. Frites et mayo toujours divines; cole slaw toujours agréablement plus léger que la moyenne. J'ai adoré le nouveau bun, bien qu'il soit peu "compressible" et complique la tâche aux mal élevés dans mon genre qui préfèrent manger avec les mains. L'association champignon-fromage de chèvre-pignons-roquette (identique à celle d'un des burgers de l'Amour Fou...) a mis de la joie dans mon estomac, notamment grâce à un fromage assez sublime. Je suis sortie de là calée mais pas au bord de l'overdose calorique - juste bien pour aller me geler les fesses en géocachant avec Chouchou près du trou du diable, au bois de la Cambre.

Où Catherine tente de saboter notre soirée


Hier soir, nous devions aller dîner à Braine-L'Alleud chez notre amie Sophie Farfeluix et faire la connaissance de son copain.
18h30: Chouchou: "C'est quoi l'adresse, que je la rentre dans le GPS?" Moi: "47 rue Machin." Chouchou: "De mémoire, comme ça? Tu es sûre?" Moi: "Oui, j'envoie souvent des trucs à Sophie et elle a participé à plein de swaps. Je suis sûre."
18h35: Moi: "On a rendez-vous pour dîner à 19h30, on part vers 19h?" Chouchou: "Oh, un peu avant, même."
19h00: Chouchou: "Euh, je ne me souviens plus où j'ai garé la voiture. Je vais la chercher et je passe te prendre en bas de l'immeuble."
19h10: Pendant que je boucle ma ceinture de sécurité, Chouchou s'énerve sur son smartphone. "L'application GPS refuse de parler; je remonte chercher le Garmin."
19h15: Nous nous mettons en route et sortons de Bruxelles sans encombre.
19h36: Guidés par Catherine-notre-GPS, nous nous garons rue Machin et, dans la nuit glaciale, cherchons le 47. Je me tords les chevilles sur les graviers dans mes talons de 12, mais quand on aime, qu'est-ce qu'une petite entorse?
19h38: Le 47 rue Machin est une immense maison 4 façades située un peu en hauteur, et à laquelle on accède par un escalier courbe.
19h39: Moi, impressionnée: "La vache, ça gagne bien sa vie un pompier. Mais je ne comprends pas, Sophie m'avait dit qu'il y avait une cour à traverser et je n'en vois aucune."
19h40: Chouchou: "Sur la boîte à lettres, y'a marqué Papadopoulos-Zubrowska."
19h41: Moi: "Essayons d'appeler Sophie pour vérifier." Je sors mon GSM, compose le numéro. Une voix de femme m'informe en flamoutchi qu'il n'est plus attribué, merci-bisous.
19h42: Chouchou sort son GSM. Il a un autre numéro pour Sophie. Il le compose. Une voix de femme l'informe en français (pourquoi cette ségrégation?) qu'il n'est plus attribué, merci-bisous.
19h43: Bien embêtés et transis, nous nous replions dans la voiture.
19h44: Moi: "Ecoute, si tu arrives à te connecter sur ma boîte Hotmail, Sophie m'a rappelé son adresse récemment, il suffit d'aller voir dans mon dossier Messages Effacés."
19h47: La 3G rame à mort, nous devons nous y reprendre à 4 fois pour accéder à mon dossier Message Effacés. Dans lequel il n'y a pas trace de l'adresse de Sophie. Et je viens juste d'entamer un nouveau carnet; la page sur laquelle elle m'avait noté son adresse à la main l'an dernier était dans l'ancien.
19h48: En désespoir de cause, nous allons sonner à la porte du 47 rue Machin.
19h49: Un chien aboie à l'intérieur. Sophie n'a qu'un chat, et je doute qu'il soit imitateur animalier.
19h50: A travers la porte de sa forteresse, une voix d'homme âgé lance sur un ton soupçonneux: "Qu'est-ce que c'est?"
19h51: Je prends ma voix la plus suave pour expliquer que nous cherchons Sophie Farfeluix. La porte s'entrouvre. Le monsieur me confirme qu'il n'y a personne ici répondant à ce nom. Moi: "Je ne comprends pas, elle habite pourtant au 47 rue Machin." Le monsieur: "A Waterloo?" Moi: "Ben non, à Braine-L'Alleud." Le monsieur: "Ici, vous êtes à Waterloo."
19h52: Tout s'explique.
19h53: Dûment rabrouée, Catherine se vexe et refuse de nous indiquer où se trouve le 47 rue Machin à Braine-L'Alleud.
19h54: Chouchou ruse et lui demande le 69 de la même rue. Cette fois, ça passe.
20h: Nous nous garons dans la cour de Sophie Farfeluix avec une bonne demi-heure de retard et nous répandons en excuses. Tout ça, c'est la faute de Catherine. Mais on a apporté du champagne et des gâteaux, on peut entrer quand même?
20h01: On peut, ouf.
20h02: Leçon du jour: ne jamais se reposer entièrement sur Catherine, cette machine fourbe.

vendredi 13 janvier 2012

"Misfits" saison 1


Suite à une étrange tempête, cinq jeunes adultes qui effectuaient des travaux d'intérêt général se retrouvent dotés de pouvoirs surnaturels. Kelly, une fille agressive à l'accent si épais qu'il rend ses propos quasi incompréhensibles, peut désormais lire dans les pensées d'autrui, y compris celles des bébés et des animaux. Curtis, un espoir de l'athlétisme britannique dont l'arrestation pour possession de drogue a brisé la carrière, est capable de faire revenir le temps en arrière sous l'effet du stress. Alisha, aussi ravissante que superficielle, inspire un désir incontrôlable à toute personne qui la touche. Simon, un garçon timide et méticuleux qui ne parvient pas à se faire des amis, devient invisible quand il se sent rejeté. Nathan, le type le plus tête-à-claques du monde, vient d'être mis à la porte par sa mère et va mettre un peu de temps avant de découvrir quel est son pouvoir.

Durant cette première saison, diffusée pour la première fois à l'automne 2009, les Misfits s'efforcent de dissimuler qu'ils ont, en état de légitime défense, tué leur travailleur social pris d'une rage meurtrière suite à la tempête. A côté de cet arc principal, chaque personnage a droit à sa propre sous-intrigue et à un épisode plus particulièrement centré sur lui ou elle. Celui de Nathan est étonnamment poignant; celui de Curtis, drôlement bien foutu; tandis que celui de Simon porte à réfléchir sur l'accumulation de brimades qui fait qu'un type potentiellement adorable devient un psychopathe. Le sixième et dernier épisode confronte l'ensemble du groupe à un culte d'extrémistes religieux et prépare habilement le terrain pour la saison suivante dont l'intrigue (d'après les spoilers que je n'ai pu m'empêcher de lire!) semble très prometteuse.

Entre le côté mi-"Skins" mi-"Heroes", la façon de parler de Kelly, le décor déprimant et les effets spéciaux bidon du pilote, j'ai d'abord eu du mal à accrocher à "Misfits". Mais beaucoup de gens autour de moi en disaient du bien; alors, j'ai insisté. Et j'ai bien fait. Dès le deuxième épisode, j'étais conquise. Dès le quatrième, j'attendais le lendemain soir avec impatience pour découvrir la suite. Les personnages horripilants de prime abord deviennent tous assez vite attachants (à l'exception d'Alisha que je trouve juste creuse et inutile), et on a hâte de savoir quels rebondissements les scénaristes vont encore inventer. "Misfits" n'est pas une série conventionnelle, et elle n'est pas très gaie non plus. Mais prenante, oui, définitivement.

Les choses importantes


A 10 ans:
- Les mythologies grecque et romaine. J'étais tellement fascinée par ces histoires de famille rocambolesques que j'avais dressé un arbre généalogique chiadé comme tout sur une immense feuille de papier à petits carreaux. Ca a dû être mon Grand Oeuvre de l'année 1981.
- Le passage du bibliobus dans mon quartier, un vendredi sur deux. On n'avait le droit d'emprunter que deux livres à la fois, une vraie misère. Généralement, je les avais terminés à la fin du premier week-end, et ensuite je ne savais plus quoi lire pendant dix jours.
- Rêver de devenir écrivain, alchimiste ou justicière masquée (comme Fantômette).

A 20 ans:
- La musique goth ou grunge. Aller m'agiter dessus dans les caves d'Aix-enProvence pendant la moitié de la nuit, avant de me lever hagarde quelques heures plus tard pour aller faire un boulot que je détestais.
- Le jeu de rôles. En faire plein de parties au club de Monpatelin ou dans les caves d'Aix-en-Provence. Passer des nuits blanches le samedi et émerger hagarde mais ravie le dimanche matin quand le ciel commençait à pâlir.
- Des garçons improbables mais sexy, généralement amoureux d'une blonde mystérieuse ou de Soeur Cadette.

A 30 ans:
- Convaincre l'Homme de quitter sa femme.
- Faire plusieurs heures de sport par jour et remplacer tous mes repas du soir par un shake de Milical, pour perdre plein de kilos et que l'Homme soit davantage tenté de quitter sa femme.
- Bosser beaucoup pour combler le vide pendant que l'Homme ne quittait pas sa femme.

A 40 ans:
- Passer du temps avec les gens que j'aime.
- Voyager.
- Créer.

jeudi 12 janvier 2012

Où mon ressort du shopping à outrance semble cassé


Pendant des années, je me suis dit: "Ca serait bien que tu t'arrêtes de fumer". Mais je n'étais pas vraiment convaincue. Et puis il y a six ans tout juste, ça m'a pris brusquement. Un vendredi soir, j'ai fini mon paquet de Peter menthol, et je n'en ai jamais racheté.

Pendant la première année et demie, j'ai continué à avoir envie de fumer sporadiquement, et taxé une clope par-ci par-là. Jusqu'au jour où, juste avant un concert de Bon Jovi, je n'ai pas réussi à tirer plus de cinq taffes avant d'être écoeurée. J'ai écrasé cette cigarette à peine entamée, et depuis, je suis devenue plus anti-tabac que la plupart des gens qui n'ont jamais fumé de leur vie. La simple odeur d'une clope me dégoûte profondément.

Je crois qu'il est en train de m'arriver un peu la même chose pour le shopping, mais en accéléré. Les premiers jours de janvier, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les chaussures sur internet et de soupirer un peu. Pour les soldes de vêtements dans les magasins bruxellois, c'était plus facile de résister: j'ai pris tellement de poids ces dernières années que rien ne me va, et comme je compte larguer une ou deux tailles dans les mois à venir, je me disais que ce serait idiot d'investir dans des fringues qui seraient bientôt trop grandes. Peut-être que je me fourre le doigt dans l'oeil et que je ne redescendrai plus jamais au-dessous d'un bon 40, mais au minimum, ça m'empêchait d'acheter une 117ème petite robe que je ne porterais pas.

Et puis depuis quelques jours, avec l'approche des soldes françaises qui ont commencé hier matin, j'assiste à un étrange phénomène intérieur, une sorte de nausée qui s'empare de moi à la vue de tous les mails dont me bombardent les marques chez qui je suis cliente. Ecoeurée, je suis juste écoeurée par toutes ces incitations à consommer, à dépenser mes sous durement gagnés pour entasser des chiffons inutiles dans des placards déjà beaucoup trop pleins. Je me sens stupide d'avoir si longtemps cru qu'une jupe parfaitement coupée changerait ma vie, que je ne survivrais pas sans un fard à paupières vert anis, qu'une crème miracle effacerait autre chose que des euros de mon compte en banque, que la vision d'un coussin sérigraphié dissiperait tous mes soucis et que ce serait une honte intersidérale de passer à côté de ces fantastiques "affaires" qui attendaient juste d'être repérées par mon oeil de lynx.

Je ne dis pas que je vais bannir le shopping de ma vie à tout jamais. Je dis juste que l'accumulation de biens matériels à laquelle je me livre depuis 20 ans a fini, semble-t-il, par atteindre un point de rupture, par entraîner une sorte de saturation qui est à son tour en train de provoquer un rejet violent. La tête me tourne quand je pense à tout le fric que j'ai claqué en conneries au fil du temps, à tous les voyages que j'aurais pu me payer avec cet argent au lieu d'entretenir un système que j'en suis venue à mépriser.

Je n'ai pas pris de résolutions particulières cette année, juste choisi un mot pour donner le ton à 2012. Mais je crois que je suis bien partie pour me diriger vers une consommation plus mesurée et plus sélective. Des expériences plutôt que des objets. Des produits fabriqués en petite quantité par des artisans locaux plutôt qu'à des milliards d'exemplaires par des enfants payés trois centimes de l'heure à l'autre bout du monde. Des choses dont je vais réellement profiter au lieu de les ranger dans un coin et de les oublier à jamais.

mercredi 11 janvier 2012

SNCF: oui, arnaquer le client, c'est possible (et même incontournable désormais)


L'aller simple Bruxelles-Monpatelin en tarif Prem's (billet non-échangeable et non-remboursable), qui coûtait jusqu'à présent 25€ la majeure partie de l'année et 59€ pendant les vacances, coûte désormais... 91€ quelle que soit la période, pour les voyages effectués à partir du 1er avril.

Mon budget de train annuel, juste sur ces trajets-là, passerait donc de 872 à 2184€. Ce que je ne peux pas me permettre, à moins de renoncer à tout autre déplacement (partir en vacances, assister à des conventions de boulot ou même juste aller voir mes parents). C'est toute mon organisation, mon mode de vie actuel qui sont remis en cause par ce quasi triplement de prix arbitraire.

Et prendre l'avion comme je le faisais quand j'ai rencontré Chouchou n'est plus une possibilité, parce que même si les tarifs sont équivalents à ceux du train, la liaison ne part plus désormais de Zaventem mais de Charleroi, et je dois encore rajouter 80€ de taxi pour l'aller-retour entre l'aéroport de Monpatelin et mon appartement.

J'en pleure de rage et d'impuissance.

Oh, je vais chercher la moins mauvaise solution possible, quitte à me taper deux correspondances et à passer 14 heures dans le train au lieu de 6. Mais je n'arrive pas à croire que la SNCF ait pu faire ça... et je ne parle même pas des suppressions de lignes aberrantes. C'est quoi, la justification pour faire payer un billet de train aussi cher qu'un billet d'avion sur le même trajet?

Et encore, je ne fais pas partie des gens qui doivent le plus compter leurs sous. C'est comme ça qu'on espère relancer la consommation ou pousser les gens à favoriser les transports en commun? Mais à 728€ l'aller-retour vers le sud de la France (dans le meilleur des cas!), pourquoi une famille de quatre personnes ne préfèrerait-elle pas prendre sa voiture pour partir en vacances? Vraiment, il y a là une démarche qui m'échappe. Et qui va considérablement me compliquer la vie.

Concours Intégrale Anita Blake: la gagnante


C'est donc la 23ème participation, à savoir celle de Florile, qui remporte cette intégrale.

Miss, tu m'envoies ton adresse postale à: leroseetlenoir@hotmail.com?

Les autres, merci d'avoir joué, et à une prochaine fois pour un autre concours!

"La comtesse et les ombres"


C'est la très belle couverture française de ce roman américain qui a attiré mon attention au début de l'été chez Cook&Book. Parce que c'était un grand format à presque 20€, j'ai préféré commander sur Amazon la VO qui coûtait moitié moins cher. Puis, pour une raison que j'ignore, je n'ai pas cessé de recevoir des mails comme quoi l'envoi de mon livre était reporté à une date ultérieure. Quand j'ai fini par le recevoir durant les vacances de Noël, j'avais presque oublié son existence.

Carolina est une jeune noble italienne un peu sauvage, dont le passe-temps préféré consiste à observer le lac que son père lui a offert pour un de ses anniversaires. Bientôt, elle épousera Pietro, le célibataire le plus convoité de la région. Son bonheur devrait être parfait. Hélas, Carolina est en train de devenir aveugle, et personne dans son entourage ne veut la croire hormis son ami d'enfance - un inventeur méprisé de tous répondant au nom de Turri. Lorsque sa vue l'abandonne tout à fait, celui-ci conçoit une étrange machine pour permettre à Carolina de communiquer par écrit avec son entourage. Naît entre eux une histoire d'amour qui va bouleverser leur vie...

Librement inspiré de l'invention de la première machine à écrire, "La comtesse et les ombres" (en VO: "The Blind Contessa's New Machine") est une fable poétique et sensuelle que j'ai adorée, me retenant pour ne pas engloutir ses 200 petites pages en une seule soirée. Ses scènes courtes, dans lesquelles se mélangent la réalité et le rêve, s'enfilent comme les perles d'un collier. Cependant, je me dois de préciser que j'ai lu sur Amazon et sur quelques blogs francophones de très mauvaises critiques de la VF, accusée d'avoir un style plat et des tournures de phrase à la limite du ridicule. Je crains donc que la traduction ne soit pas à la hauteur de l'original, et recommande à ceux d'entre vous qui seraient tentés par cet ouvrage de l'acheter plutôt en anglais - d'autant que le vocabulaire n'est pas compliqué et que ça leur fera un très bon exercice de lecture!

mardi 10 janvier 2012

Les 3 sorties très attendues de fin janvier


- Le 18 paraîtra "La Page blanche", un roman graphique avec Boulet au scénario et Pénélope Bagieu au dessin. Sans même savoir de quoi ça va causer, j'ai hâte de découvrir cette collaboration entre deux artistes que j'adore.

- Le 23, rendez-vous au cinéma pour voir "Café de Flore", un film de Jean-Marc Vallée (le réalisateur québécois à qui on doit déjà "C.R.A.Z.Y.") avec Vanessa Paradis brune et paraît-il presque méconnaissable dans le rôle d'une mère célibataire qui peine pour élever son fils autiste à la fin des années 60. La bande-annonce n'est pas follement gaie, mais depuis que je me suis tapé le débile "Atomik Circus" et le sordide "La clef" pour Vanessa, plus rien ne m'effraie.






- Le 31, enfin, mon héros Leonard Cohen sortira un nouvel album studio, "Old Ideas", le premier depuis 8 ans. J'en suis toute chamboulée d'avance, au point que j'ai terriblement peur d'être déçue. Et que je ne sais pas si je dois le commander sur Amazon, au risque de ne pas le recevoir avant le 5 février, ou me ruer à la Fnac City 2 que je déteste le jour même de sa sortie. Il faut aussi que je prévoie des bougies pour la première écoute - oui, oui, tout un cérémonial à la limite du religieux.

Bref, avec ces trois sorties très attendues, janvier 2012 ne peut fondamentalement pas être un mauvais mois!

L'anti-VDM


Grâce à ma copine Garulfo, je viens de découvrir un site anglophone updaté plusieurs fois par jour, et qui rassemble des témoignages courts sur le thème "Makes me think" ("Ca me fait réfléchir"). Toutes les petites histoires sont du genre qui réchauffent le coeur, à l'exact opposé des jérémiades - certes très drôles - de Vie de Merde. Archi-positif, et donc indispensable en ce début d'année morose!

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (1)


Le premier paquet du swap est arrivé avant-hier, envoyé par Laure à Siobann. Je vous laisse le découvrir:




En ce qui me concerne, mon paquet est prêt depuis ce week-end et attend juste que je trouve le temps de me rendre à la Poste pour l'expédier. Mais si vous en êtes encore au stade de la réflexion, pas d'affolement: vous avez jusqu'à la fin du mois.

lundi 9 janvier 2012

Concours Intégrale Anita Blake (bis)


Bon, étant donné d'une part le succès remporté par le concours-flash de la semaine dernière, et d'autre part les doléances de certaines qui n'ont pas pu participer car elles n'ont pas accès à Facebook depuis leur lieu de travail, la seconde intégrale Anita Blake mise en jeu aujourd'hui sera à remporter selon un mode plus traditionnel.

Laissez-moi un commentaire pour me dire, par exemple, ce que vous lisez en ce moment. Vous avez jusqu'à demain soir minuit, et je tirerai le gagnant au sort mercredi matin. Envoi en Europe seulement. Ca va, tout le monde est content cette fois? :-)

"Les heures lointaines"


Parce que la Poste vient d'apporter avec cinquante ans de retard une lettre dont la lecture a bouleversé sa mère, Edie Burchill découvre tout un pan du passé de celle-ci qu'elle ne soupçonnait absolument pas. Adolescente, la jeune Meredith avait été envoyée à la campagne dans le cadre du programme d'évacuation des enfants londoniens pendant la guerre. Le hasard avait voulu qu'elle soit hébergée par les soeurs Blythe, filles d'un très célèbre écrivain qui vivait reclus en haut de la plus haute tour du château de Milderhurst. Fascinée par son roman "La véridique histoire de l'homme de boue", dont la source d'inspiration demeure un mystère plus d'un demi-siècle après sa publication, Edie va aller à la rencontre de la fantasque Juniper et des jumelles Perséphone et Seraphina. Celles-ci, désormais très âgées, sont restées vieilles filles et n'ont jamais quitté le château de leur enfance. Elles ont consacré leur vie à veiller sur leur cadette, devenue folle après que son fiancé l'ait abandonnée... Mais qu'est réellement devenu Thomas Cavill? Pourquoi Percy a-t-elle tout fait pour retenir ses soeurs au château? A force d'obstination, Edie va mettre à jour les nombreux secrets que recèle Milderhurst et résoudre enfin l'énigme de l'homme de boue.

Ce roman de l'australienne Kate Morton, déjà auteur de deux best-sellers, bénéficie d'une construction très habile, à base de nombreux flashbacks pas nécessairement présentés dans l'ordre chronologique et centrés tour à tour sur chacun des personnages principaux: les trois soeurs Blythe, Meredith et Thomas. Les indices, généralement repérables à 3 kilomètres dans ce genre de roman, se fondent dans la trame de l'histoire sans éveiller l'attention du lecteur jusqu'au moment des révélations. La psychologie des personnages est assez fouillée - à l'exception, curieusement, de celle de la narratrice que j'ai trouvée plutôt transparente tout au long de sa quête. La seule chose qu'on retient d'elle, c'est son amour des livres, qui fournit d'ailleurs le prétexte à quelques très jolies considérations sur l'écriture et la lecture.

Mais misère.... que c'est long! Que ça se traîne! 630 pages de descriptions interminables avant de découvrir de quoi il retourne réellement. Parfois, ces descriptions sont intéressantes, notamment quand elles portent sur l'état d'esprit des Anglais durant la seconde Guerre Mondiale et exposent leur quotidien entre deux bombardements par l'armée allemande. Et puis parfois, quand Edie se perd dans la contemplation bucolique du Kent ou s'essaie à décrire la décrépitude de Milderhurst, ou encore quand l'auteur nous décrit en détail tout ce qui passe par la tête d'un de ses personnages à un moment donné, on a juste envie de sauter des chapitres entiers jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose. L'action progresse avec une lenteur d'escargot neurasthénique, et je me suis souvent ennuyée ferme pendant ma lecture. J'ai toutefois été récompensée par une conclusion satisfaisante dans le genre romanesque à l'anglaise. En conclusion, un bouquin pas dénué d'intérêt mais dans lequel, si j'étais éditrice, j'aurais sabré environ 200 pages pour maintenir l'intérêt du lecteur en éveil.

dimanche 8 janvier 2012

Tortilla au thon qui pique (un peu)


Pour 4 personnes:
- 6 oeufs
- 2 grosses boîtes de miettes de thon nature égouttées (= 300g environ)
- 700g de pommes de terre émincées
- 2 oignons rouges émincés
- 1 dl d'huile d'olive
- du piment d'Espelette ou du pili concassé
- du sel

Dans une sauteuse, faire chauffer l'huile. Rajouter les pommes de terre et, quand elles sont presque cuites, les oignons. Saler. Laisser cuire jusqu'à ce que tout soit cuit mais encore ferme. Egoutter pour enlever toute l'huile qui n'a pas été absorbée par les légumes. Verser dans un plat à four.
Dans un grand saladier, fouetter les oeufs. Ajouter les miettes de thon, le piment et du sel. Verser dans le plat à four par-dessus les légumes. Mélanger un peu. Faire cuire 20 mn environ dans un four préchauffée à 200°. Manger avec une salade de pousses d'épinard, pour l'alibi verdure.

Après la PAL: la PAB



Comme je me plaignais il y a quelque temps de ce que mes boîtes à thé semblaient se reproduire toutes seules dans le placard, presque pire que les bouquins dans la bibliothèque dis donc, Chouchou m'a répliqué: "Absolument, c'est ta PAB". Et devant mon air interloqué, il a précisé: "Ta pile à boire".

Je dois admettre qu'il y a de ça.

Etat des lieux: ma PAB compte actuellement 28 boîtes à thé métalliques (je ne tiens pas compte de celles que je garde à Monpatelin, ni de celles qui squattent la cuisine de mes parents).
Au départ, je collectionnais plus ou moins les jolies boîtes colorées de chez Mariage Frères et le Palais des Thés. Puis j'ai découvert celles du Cha Yuan, qui sont encore plus belles avec leurs couleurs pétantes et leur kanji contrasté. Puis je me suis mise à en rapporter "en souvenir" chaque fois que je découvrais une nouvelle marque ou une nouvelle boutique. Du coup, The O Dor, le Comptoir Florian, la Septième Tasse, Het Brugs Theehuis, le Tea Center de Stockholm, la maison Akabi de Nantes sont venues agrandir la famille. Heureusement, deux ou trois d'entre elles commencent un peu à rouiller - sinon, comment assurer le renouvellement de l'espèce?

A l'intérieur, il y a des valeurs sûres et des tests ratés.
Les indispensables du quotidien:
- Le You Zi Hua Cha, thé vert façonné à la fleur de pamplemousse qui est depuis plus d'un an mon fidèle compagnon du réveil. Je n'envisage plus la vie sans lui - oui, même si cueillir les fleurs pour le fabriquer empêche la pousse des fruits. Le matin, mesdames et messieurs, je bois de l'IVG de pamplemousse, et j'en suis fière.
- Le Roi du Thé Au Jasmin (c'est juste son surnom; en vrai, il a un patronyme chinois impossible à prononcer pour ma langue d'européenne). A siroter le soir après le dîner. Comme son petit camarade ci-dessus, il vient du Nong Cha; comme son petit camarade du dessus, il est sublime de subtilité; comme son petit camarade du dessus, si on m'en prive, je ne réponds plus de rien.
Ceux qui n'ont rien de spécial mais se boivent toujours agréablement:
- Le Zhe Jiang Xiang, toujours du Nong Cha chez qui je ferais bien de virer automatiquement une partie de mes droits d'auteur tellement je dépense de pognon chez eux chaque mois.
- Le Kabuze Kukicha du Comptoir Florian, très fin mais justement peut-être un peu trop pour moi qui aime des goûts plus amers en journée.
- Du thé à la menthe de n'importe où: ils ont tous le même goût d'Hollywood chewing-gum, mais une fois de temps en temps, je ne déteste pas.
Ceux qui donnent de délicieuses infusions à froid l'été:
- Le Thé des Alizés et le Thé du Hammam, du Palais des Thés
- Le En Attendant La Pluie, du Cha Yuan
- Le Pêche de Vigne/Menthe Glaciale de Quai du Sud
Les anciennes valeurs sûres dont je me suis lassée, et qui se dessèchent tristement au fond de leur boîte:
- Le FujiYama (japonais vert nature), le Thé Sur Le Nil (vert aux agrumes), le Thé à l'Opéra (vert vanillé aux fruits rouges) et le Marco Polo (noir aux fruits rouges) de Mariage Frères
- Le Genmaicha de n'importe où, que je ne peux refiler à personne car je suis une des seules Européennes de ma connaissance à apprécier son léger goût de popcorn. Ah non, l'Homme l'aimait bien aussi. Mais lui, si je dois lui donner quelque chose, ce sera plutôt un coup de pied dans le tibia.
Ceux qui ne satisfont pas à mes critères de qualité:
- L'Emeraude Sanguine de l'Univers du Thé, au goût vraiment trop brut.
- Le WuLong à la fleur d'oranger du Palais des Thés, pour la même raison.
Ceux que je n'arrive pas à aimer malgré toute ma bonne volonté:
- Le Soderblandning aux fleurs et aux fruits tropicaux.
- Le Bancha Hojicha avec son goût de châtaigne grillée.
- Le Ba Xian et le oolong à la pêche du Nong Cha, parce que décidément, les thés semi-fermentés, ça ne passe pas chez moi.
- Le noir aux agrumes de chez Betjeman & Barton, parce que le thé noir, ça passe encore moins.
Celui avec lequel j'ai une relation amour-haine:
- Le Thé Au Sahara de l'Univers du Thé. Parce que je déteste le goût de la rose, et qu'il y en a plein dedans. Pourtant, il passe très bien quand je le bois chez Filigranes, et pas du tout quand je l'essaye chez moi. Pourquoi?
Celui que je n'ose pas entamer:
- Le Tamayura que j'ai payé une fortune et qui a des instructions de préparation tellement précises que je vais le gâcher avec ma méthode d'infusion pifométrique, c'est sûr.

Je vais vous épargner la liste des tisanes et infusions associées que je ne me résous pas à boire parce que j'aime pas tellement ça, les tisanes et les infusions.

Bilan: 28 boîtes, dont 4 thés que je bois en hiver, 4 autres que je bois en été, et 20 qui ne servent à rien. Je pense que la proportion est supérieure à celles des chaussures de mon dressing que je porte réellement, mais inférieure à celle des bouquins de ma PAL que je vais lire au final. En clair, y'a une sacrée marge de progression.

samedi 7 janvier 2012

Où je deviens une martyre de la gastronomie


Dans la famille de Chouchou, il y a une tradition: le goûter du Nouvel An, qui a lieu le premier week-end de janvier. D'habitude, c'est le dimanche vers 16h chez sa soeur; cette fois, pour je ne sais quelle raison, ça avait été déplacé au samedi 18h chez sa mère et transformé en apéro dînatoire. Du coup, nous avons eu droit à une bouteille de Crémant, du boudin au speculoos avec des olives noires*, un assortiment varié de sandwichs mous** dont certains fourrés de munster au gerwürztraminer***, et en dessert, Mellow Cakes, biscuits Delacre et Mon Chéri. Notez que ça aurait pu être pire: il aurait pu y avoir des moules au café et à l'anis planquées dans les sandwichs.

Mais bon, l'ambiance était bonne; la maman de Chouchou semblait en forme après ses soucis de santé des derniers mois, sa soeur était d'humeur charmante, et j'ai toujours trouvé ses nièces très chouettes et son beau-père marrant. Et l'avantage indéniable, c'est que j'ai évité le Lipton jaune en sachet des années précédentes. Comme je le disais quelques heures plus tôt au propriétaire du Nong Cha: le problème quand on s'habitue à boire (ou à manger...) de très bonnes choses, c'est qu'on devient drôlement difficile. En même temps, je me voyais mal débarquer dans la famille de Chouchou avec mon propre casse-croûte; il me semble que ç'eût été peu convivial. Bref, le goûter de Nouvel An, c'est fait.

*que je déteste autant que j'adore les vertes
**pour mes lecteurs français, ce sont de petits pains sucrés, le genre que personnellement je tartine de confiture et trempe dans du chocolat chaud
***je suis sortie de là avec une haleine qui selon les critères de la Convention de Genève tombait probablement dans la catégorie des armes biologiques

Où je résiste héroïquement à l'appel des soldes


Le moins qu'on puisse dire, c'est que la semaine de reprise a été un peu laborieuse.

- Chouchou récupère très lentement; ses sinus restent bouchés et c'est concert de ronflements toute les nuits. Vu que Scarlett, après deux-trois nuits de calme, a également repris les vocalises nocturnes, les boules Quiès sont en train de devenir mes meilleures amies!

- J'ai attaqué une nouvelle trad relativement courte que je dois rendre en fin de mois. J'ai un peu ramé au début, car exceptionnellement ce n'était pas moi qui avais fait le tome précédent de cette série, donc j'ai dû vérifier tout un tas de choses pour préserver la continuité. Mais cette fois, je suis lancée et entrée dans la partie où il y a beaucoup de dialogues et de retours à la ligne, donc ça devrait aller.

- Nous avons testé plusieurs nouvelles séries télé dont aucune ne nous a vraiment emballés: One Upon A Time (trop disneyen pour moi), The Big C (je me demande encore si je suis maso ou si j'essaie d'exorciser) et Misfits (grande perplexité face au premier épisode). Je pense quand même que nous insisterons au moins sur la seconde et la troisième, pour voir.

- Je suis sortie mercredi pour aller chercher un paquet à la Poste, jeudi pour me procurer les objets du swap et boire un verre avec Miss Sunalee chez Filigranes. Je suis fière de vous annoncer que je suis ressortie de chez Kusje, Mango et les Anonymes les mains vides, et que je ne suis même pas rentrée chez Look 50's ou Caroll, me contentant d'acheter ce dont j'avais besoin (pas de vêtements ni de chaussures, donc)... et, d'accord, le School of Hard Rock d'Essie, parce que je le guigne depuis novembre. Mais je n'ai pas utilisé les -30% envoyés par Sarenza, ni les -40% de Naf-Naf, et j'ai résisté au chant de sirène de cette fantastique paire de Shellys sur amazon.co.uk. So far, so good.




- Vendredi, au lieu de bosser ou d'aller faire les soldes, j'ai entièrement réorganisé la bibliothèque de notre pièce à vivre. J'ai mangé de la poussière et usé mes petits doigts sur les vis des Billy dont je voulais changer certaines étagères de hauteur, mais je suis contente du résultat. Maintenant, j'attends que Chouchou mette de l'ordre dans les classeurs d'archives perchés en haut de sa penderie, et qui nous sont déjà tombés sur la tête une fois chacun. Je refuse de mourir le crâne défoncé par des factures d'électricité de 1998.

Ce week-end ne s'annonce pas beaucoup plus excitant, avec un cours de yoga, un goûter de Nouvel An dans la famille de Chouchou et le ménage obligatoire. Et je n'ai même pas de laine pour entamer un nouvel ouvrage, snif. Et vous, cette première semaine de 2012, c'était comment?

vendredi 6 janvier 2012

Les petits bonheurs à croquer de Sophie M.


Vous aimez les oursons en guimauve et les petits-beurre nature, au chocolat ou à la fraise? Vous collectionnez les boîtes en métal joliment illustrées? Vous avez un cadeau à faire à un(e) gourmand(e)? Vous êtes fan des univers colorés et délicieusement régressifs? Alors, vous devez absolument aller faire un tour sur le site de Sophie M.

Je vous ai déjà dit que j'étais fan des petites entreprises françaises qui fabriquent leurs produits de manière locale et artisanale, et qui savent en plus développer une chouette communication? Oui? Ma mémoire défaille; ce doit être l'âge.

Or donc, c'est chez Mmmmh, un peu avant Noël, que j'ai découvert les petits bonheurs à croquer de Sophie M. J'ai embarqué une ravissante boîte de petits-beurre en me disant que si je devais faire un cadeau de manière impromptue, ça conviendrait parfaitement. Et puis comme je suis une fille organisée, je n'avais oublié personne, ce qui m'a valu de boulotter moi-même le contenu de la boîte (enfin, un quart: n'oublions pas que le mort d'ordre en vigueur est MODERATION) tout à l'heure pour le goûter. Trempés dans un yaourt bulgare, ils étaient divins, bien qu'assez éloignés de la recette de Lu, je crois. Maintenant, je lorgne sur la sublime boîte d'oursons en guimauve alors que je déteste ce genre de sucreries, que Chouchou a le foie fragile et que je ne reçois jamais de visites d'enfants à qui j'aurais pu les fourguer en douce dans le dos de leurs parents. Zut alors.

Où je me laisse un peu emporter dans ma quête de laine peignée


Etant donné que j'ai bientôt fini mon coussin/poste de télévision (il ne me manque plus qu'à réaliser quelques détails, puis coudre les pièces ensemble, mais j'attendrai peut-être un prochain cours avec ma prof pour qu'elle me montre comment faire), j'ai cherché un autre ouvrage à entamer. Dans "Mon cours de crochet", dont j'adore la mise en page épurée qui me fait penser aux bouquins de déco scandinaves ou japonais, j'ai trouvé une grande et chouette écharpe à crocheter au point de petite noisette, une sorte de dentelle à base de brides dont j'aime particulièrement le rendu.

Hier, donc, je note "8 pelotes de laine peignée, 50g/180m" sur ma liste de courses et, bravant la tempête qui fait rage à Bruxelles, je me dirige vers la rue du Bailli où se trouve la boutique Art & Fil dont j'ai lu beaucoup de bien sur un forum. J'explique à la vendeuse ce dont j'ai besoin. "C'est pour utiliser avec un crochet de quel numéro?" "Essentiellement du 5." Elle me montre une colonne de présentoirs. "Vous pouvez choisir ce que vous voulez là-dedans." D'accord, mais les seules pelotes qui me plaisent sont en alpaga-soie et coûtent 8,50€ pièce pour seulement 65m, de sorte qu'il m'en faudrait grosso modo 24 pour arriver à la longueur préconisée. Ce qui mettrait l'écharpe crochetée maison (et sur laquelle je vais probablement passer 50 heures à m'escrimer) au prix d'une paire de Chie Mihara même pas soldée. Je fuis.

Le soir, je demande conseil à Lady Pops, ma gouroute crochet (la Gruyérie est décidément un pays à sectes). Elle me dirige vers le site de la marque Drops, qui vend de la laine vierge superwash dans tout un tas de très belles couleurs pour 2,40€ les pelotes de 50g/100m. J'effectue un rapide calcul et, afin d'obtenir la bonne longueur totale, commande 14 pelotes de rose poudré clair. 14,90€ de frais de port depuis la France, ça fait un peu râler, mais je n'ai pas envie d'attendre la fin du mois pour récupérer le colis à Monpatelin. Un petit tour sur Paypal, et zou, c'est parti!

8 fois dodo avant de recevoir ma commande. Pffff, ça va être long. En attendant, j'étudie le modèle. Euh, comment ça, "travailler avec 2 brins"? La laine que je viens d'acheter est assez épaisse pour que je travaille avec un seul. Donc en gros, j'ai pris deux fois trop de pelotes. Misère. Qu'est-ce que je vais foutre de 700m surnuméraires de laine rose poudré? Vite, un mail à la boutique Kalidou qui distribue Drops en France. "Gnagnagna, trompée dans mon calcul, gnagnagna, besoin de seulement 7 pelotes, gnagnagna, possibilité de rectifier?, gnagnagna, plates excuses." Secouant la tête face à ma propre bêtise, j'entreprends de rédiger un post sur cette aventure. Et en voulant retourner sur la boutique en ligne pour créer un lien html, je m'aperçois que... depuis le site de la marque, en fait, on pouvait aller sur la boutique d'un distributeur belge où les frais de port m'auraient coûté deux fois moins cher.

Ca m'apprendra à me précipiter. Nouveau mail: "Gnagnagna, encore moi, gnagnagna, vous allez rire, gnagnagna, possibilité d'annuler?, gnagnagna, excuses platissimes". Si ce n'est pas possible, ben je me retrouverai avec de doubles frais de port pour une double quantité de laine et un double prix de revient. L'année de la modération commence drôlement bien. Je vous laisse, je vais aller me pendre avec le reste d'alpaga-coton qui m'a servi à crocheter l'écharpe pour ma mère le mois dernier, histoire de pas gâcher.

EDIT 9h14: La dame de Kalidou a très gentiment annulé ma commande, vive elle; je file de ce pas sur la boutique internet du distributeur belge.

EDIT 9h23: Le distributeur belge n'a plus que 5 pelotes de la couleur que j'aime alors qu'il m'en faut 7 ou 8. La quête continue...

EDIT 10h02: Lady Pops me signale que si je dois crocheter en 2 fils, ce n'est pas de la Karisma qu'il faut prendre. J'ai donc failli me retrouver avec 2 fois trop de pelotes de la mauvaise laine. On a frôlé l'epic fail.

EDIT 10h24: Lady Pops me recommande la Baby Merino. Un poil plus chère que l'autre, mais le vieux rose clair est assez proche de la couleur que j'avais choisie à la base. Et il en reste pile 8 pelotes en stock, c'est un signe! Par contre, la boutique n'accepte que les paiements par virement bancaire, pffff...

jeudi 5 janvier 2012

Concours-flash: on a les gagnantes!


C'est Aurélie qui a remporté l'intégrale Anita Blake, et Nelly qui pourra découvrir le tome 1 de la nouvelle série de Sara Shepard. Merci à toutes pour votre enthousiasme, j'ai été stupéfaite par votre rapidité! Du coup, je referai dans le courant de la semaine prochaine un autre concours-flash pour gagner un second exemplaire de l'intégrale Anita Blake. Faire plaisir à quelqu'un en faisant de la place chez moi, j'adore! A très vite.

mercredi 4 janvier 2012

Concours-flash: Intégrale Anita Blake et "Tu es moi"


Bon, je suis envahie par les services de presse. Il est temps de faire un peu de place chez moi et, pourquoi pas, de gâter quelques-uns d'entre vous au passage. Je vous propose donc de gagner:

- Un exemplaire du tome 1 de l'intégrale d'Anita Blake, rassemblant les trois premiers volumes de la série ("Plaisirs coupables", "Le cadavre rieur" et "Le cirque des damnés") sous une nouvelle et somptueuse couverture dans les tons violets. Paru chez Bragelonne en décembre 2011. Des créatures surnaturelles, de la violence mais pas encore de sexe, donc quasiment tous publics.

- Un exemplaire du tome 1 de "The lying game - Le jeu du mensonge"", la nouvelle série de Sara Shepard à qui on devait déjà "Pretty little liars - Les menteuses" (adapté pour la télévision mais passé relativement inaperçu en France, je crois ou en tout cas ça n'a eu aucun effet sur mes royalties!). Paraîtra demain dans la collection Territoires du Fleuve Noir. Je dirais que c'est un thriller pour ados, mais même en tant qu'adulte je me suis bien laissée prendre à l'histoire.

Si vous habitez en Europe et que vous êtes intéressé, rendez-vous sur la page Facebook du blog (cliquez sur le lien dans la colonne de gauche et devenez fan!):
- ce soir pour l'intégrale d'Anita Blake
- demain dans la journée pour "Tu es moi"
La première personne qui laissera un commentaire sur l'annonce du concours, au moment où je la publierai, remportera le livre correspondant. Bonne chance à tous!

Salade de pois chiches à l'orange et au chèvre


Par personne, en plat unique:
- une petite boîte de pois chiches égouttés (soit 240g)
- une demi-orange pelée à vif et découpée en tiers de quartiers
- la moitié d'un petit chèvre frais
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- du cumin
- de la coriandre (fraîche c'est mieux, mais là je n'avais que de la surgelée sous la main)
- de la fleur de sel

C'est frais, c'est parfumé, et c'est rapide à préparer. (Du moins, quand la languette d'ouverture facile des boîtes de pois chiches ne vous reste pas dans la main.) (Ou à défaut, que vous possédez un ouvre-boîte capable d'ouvrir les boîtes.) (Ne rigolez pas: ce n'est pas le cas du nôtre, dont la seule fonction sur cette Terre semble être de squatter un maximum de place dans un des tiroirs de la cuisine.) (Oui, maintenant, j'arrête de me prendre pour Philippe Jaenada et je referme ces putains de parenthèses.)

"Les bénéfices du doute"


Je suis fan de Bénabar depuis ses débuts, comme je suis fan de Vincent Delerm. Je sais: ça fait bien de leur cracher dessus en disant qu'ils ne savent pas chanter et qu'ils font de la variété consensuelle molle. Mais moi, je m'en fous qu'ils n'aient pas une très grande voix. J'aime leurs petites tranches de vie souvent très bien vues, généralement drôles et parfois juste émouvantes. D'ailleurs, j'ai pris des places pour aller les voir tous les deux lors de leur prochain passage à Bruxelles, respectivement en mars et en avril. Et du coup, je me suis dit que j'allais acheter leurs dernières productions, histoire de me mettre à niveau.

"Les bénéfices du doute" est donc le plus récent opus de Bénabar. J'avoue avoir eu un mouvement de recul à la vue de la pochette: c'est quoi, cette expression diabolique? On dirait qu'il essaie de faire peur aux petits enfants. A l'intérieur, par contre, c'est sans surprise. Des mélodies plutôt entraînantes, et des textes bien dans la lignée des précédents albums même si on sent que les préoccupations de l'auteur évoluent au fil du temps. A ses débuts, Bénabar chantait les virées entre potes, la difficulté de grandir et de s'installer dans une relation de couple; plus tard, il composait une hilarante "Berceuse" pour un bébé qui refusait de dormir; là, il parle des copains disparus trop tôt ou de son affolement à la vue de ses enfants qui grandissent trop vite. On retrouve l'habituel mélange de textes rigolos, d'épinglage de travers sociaux et de morceaux mélancoliques tirant sur le grave. Mais j'avoue n'avoir pas eu de vrai coup de coeur. Si j'ai aimé la façon tranquille dont Bénabar répond à ses détracteurs dans "Politiquement correct", aucune chanson ne m'a fait mourir de rire comme, par exemple, "Les épices du souk du Caire", ou serré le coeur comme "Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise". En résumé, ces "Bénéfices du doute" sont de mon point de vue une cuvée honnête mais pas exceptionnelle.

mardi 3 janvier 2012

Mes carnets 2012


Parmi les (rares) plaisirs de janvier, il y a celui d'entamer un nouvel agenda. Je devrais plutôt dire: de nouveaux agendas, car j'en utilise deux chaque année. Dans le premier, je dresse un planning de boulot prévisionnel; je note les rendez-vous pris, les horaires de mes trajets en train ou en avion; je rédige des" to do lists". Dans le second, je note au contraire ce qui a été fait - le nombre de pages traduites chaque jour, les séries télé ou les films regardés, les bouquins lus, les expos visitées... Je colle les cartes des restos où j'ai mangé, les tickets des spectacles que j'ai vus, des articles découpés dans des magazines et autres menus souvenirs. Sur un des rabats de couverture, je fixe une grande enveloppe dans laquelle je glisse les cartes reçues de mes amis par la Poste, ainsi que les petits mots et les dessins de Chouchou.

Le premier agenda part à la poubelle en fin d'année, tandis que le second est précieusement archivé dans la bibliothèque de Monpatelin - et ce, depuis... 1991 ou 1992, je crois. C'est une forme primitive de scrapbooking que pratiquait déjà assidûment mon grand-père maternel, moins contraignant qu'un album photo décoré ou qu'un véritable journal intime, et néanmoins très évocateur quand on le regarde des années plus tard.



En 2011, j'ai utilisé:
- Un agenda rechargeable L'Agenda Moderne, avec une couverture en cuir rose vif, toujours le même depuis 7 ou 8 ans, dont je ne trouvais plus les recharges que dans une seule papeterie parisienne.
- L'agenda Margaux Motin, avec une présentation de type "une semaine sur deux pages, avec les jours à l'horizontale"; c'est l'agenda a posteriori que je vais conserver.
- Un carnet à pages jaune clair lignées que je trimballais tout le temps dans mon sac et dans lequel je notais des références administratives, des adresses ou des numéros de téléphone de copains, des détails sur certaines géocaches, des idées de swaps, des titres de bouquins aperçus en librairie et à acheter plus tard...



En 2012, j'utiliserai:
- L'Agenda du CFT (Collectif France Tricot), souple et plein de couleurs, pour remplacer mon vieil agenda rechargeable que j'ai assez vu. Tout plein de choses figurent déjà dans ses pages: la boucle du swap littéraire en cours, deux concerts, un spectacle du Cirque du Soleil, un séjour à Monpatelin avec Chouchou, trois jours en amoureux à Paris, les prochaines Imaginales... et un Post-It jaune fluo "Commencer compta pro 2010", début février. Et oui, la vie ne peut pas être toujours un champ de roses.
- L'agenda Moleskine en édition limitée Pacman, avec carrément une page par jour, ce qui me permettra d'en faire un véritable art journal dans lequel j'ai l'ambition de dessiner un peu et de réaliser quelques collages.
- Un carnet Pantone rose, dont les pages jaune fluo me font saigner les yeux mais qui a le bon format et l'indispensable élastique de fermeture (et qui me rappelle, en outre, le chouette moment passé à l'hôtel de la marque en février dernier).

Voilà, c'est finiiiiii


Les vacances terminées, il a fallu songer à rentrer. Même si Chouchou ne reprenait le boulot qu'aujourd'hui, je préférais disposer d'une journée complète pour remettre la maison en marche: vider les valises, ranger les nouveaux Georges-Arthur,, remplir le frigo, aller chercher Scarlett chez sa gardienne... Nous avons donc pris la route dimanche matin à 10h30, un peu plus tard que prévu car nous n'avions pas entendu le réveil réglé pour sonner à 8h30. En nous relayant toutes les deux heures pour conduire, le voyage n'a pas été trop pénible malgré la pluie et la nuit tombée dès 17h30, pendant que nous contournions Paris au ralenti pour cause de périph encombré. Bien sûr, je n'ai pas pu lire comme je l'aurais fait dans le train; je me suis contentée de crocheter un peu. Pour le reste, nous avons écouté de la musique (des vieux Muse et deux nouveaux albums dont je vous parlerai très bientôt) et tenté de déchiffrer les messages cryptiques de notre GPS Catherine ("Mais pourquoi veut-elle nous faire aller vers Blois plutôt que vers Paris?").

Nous sommes arrivés à Bruxelles vers 20h30, et avec à peine une pomme et un sandwich dans l'estomac depuis le matin, nous nous réjouissions d'avance de nous faire le premier Mamma Roma de l'année. Las! Probablement soudoyés par Gianluca, nos Italiens préférés avaient fermé jusqu'au 4. Notre frigo étant encore plus vide que mon compte en banque, j'ai dû improviser un consommé avec les lentilles corail rapportées de Toulouse et quelques tomates séchées qui traînaient dans un placard. Pour la température polaire qui régnait dans l'appartement, en revanche, je n'ai pu que m'armer de patience et attendre que les radiateurs la ramènent à un niveau vivable. Dans un élan d'extrême bonne volonté, j'ai même vidé immédiatement les valises. Voilà, nous étions prêts à attaquer la rentrée... avec une grosse grippe virale pour Chouchou, et modération comme convenu pour votre serviteuse.

lundi 2 janvier 2012

Vacances de Noël 2011, jour 10: le roi est de retour, et le manque de sommeil avec lui


Samedi 31, il faisait aussi gris et pluvieux que la veille sur Toulouse. Nous sommes donc restés à la maison, et nous avons regardé "Le retour du roi" avec mon père qui ne l'avait pas encore vu, mais qui avait adoré les deux premiers films de la trilogie du "Seigneur des anneaux". Au début, j'avoue, je me contentais d'écouter et n'avais d'yeux que pour le devant de mon coussin/poste de télévision. C'est que pour la première fois, je devais gérer trois pelotes en même temps, et deux changements de couleur par rang. J'ai vite pris le pli, mais ce n'est qu'après avoir atrocement emmêlé mes fils que je me suis rendu compte que je devais inverser la disposition des pelotes à chaque changement de rang. Un poil galère, mais on s'y fait.

J'étais donc concentrée sur mon alternance Eléphant/Banane quand la bataille de Minas Tirith a commencé. Et là, je n'ai pas pu faire autrement que d'oublier mon ouvrage sur mes genoux pendant un bon quart d'heure. Je ne suis pas fan de grosses batailles, ni dans les bouquins, ni au cinéma, mais franchement, celle-là poutre sévère. Le discours du roi Théoden pour galvaniser ses troupes, la peur qui passe sur le visage de sa nièce Eowyn dissimulée dans une armure d'homme, le galop de Théoden qui fait tinter son épée contre les lances de son avant-garde, et puis le signal de la charge: "A mort!". Et les troupes du Rohan qui s'élancent en reprenant le cri de leur souverain, et la férocité qui transfigure brusquement Eowyn, et les fantassins du Mordor qui écarquillent les yeux avant de prendre leurs jambes à leur cou devant cette marée humaine...

Après, bien sûr, il y a l'apparition des mûmakil qui piétinent les Rohirrim, celle des Nazgûl qui sèment la peur dans le coeur de leurs adversaires, l'intervention héroïque d'Eowyn qui se dresse face au roi-sorcier d'Angmar pour protéger son oncle, mais pour moi, le vrai morceau de bravoure, celui qui me serre le coeur chaque fois, c'est cette charge apparemment désespérée, cette femme qui crève de trouille et qui - alors qu'on ne lui demande rien d'autre que de rester sagement à la maison comme toute créature pourvue de deux ovaires - va quand même se battre pour les siens et pour ce qu'elle croit juste. Tu entends, Chouchou? La véritable héroïne du Seigneur des Anneaux, c'est Eowyn, point. Que Galadriel remballe ses couronnes de fleurs et ses robes à paillettes.

Hum. Mais je m'emporte. Le soir, le repas de réveillon a eu lieu chez mes parents avec Soeur Cadette, David et leurs enfants. Pas de foie gras cette fois; juste un merveilleux jambon de Parme et de délicieux raviolis aux cèpes de la Casa de Italia, arrosés de Bandol rouge pour moi et de rosé pour ces gens que j'hésite à qualifier comme ma famille dans la mesure où ils prennent ça pour du vin. Vers 22h, nous avions fini de manger et mes paupières commençaient à se fermer toutes seules tellement j'étais fatiguée. Je suis partie m'écrouler sur mon lit. Soeur Cadette et Cie ont levé le camp vers 23h30, et mon père s'est endormi dans son fauteuil en attendant les douze coups de minuit. Rock'n'roll!

Les chaussettes de l'Archiduchesse sont sèches... et rigolotes


Ce Noël, j'avais décidé, dans la mesure du possible, de faire des cadeaux achetés à des artisans ou à de toutes petites entreprises. Je n'ai pas totalement réussi mon coup, puisque j'ai offert à Soeur Cadette des boucles d'oreilles Les Néréides et une chantilly pour le corps Rituals. Mais pour le reste, je ne m'en suis pas trop mal sortie. Ma mère a donc eu droit à la fameuse écharpe Frivole crochetée par mes soins, mon père à une sérigraphie de martins-pêcheurs commandée sur Etsy, Chouchou à un beau livre de photos publié par un petit éditeur, et mon beau-frère à un assortiment de chaussettes de l'Archiduchesse.

Comme Michel& Augustin dont je vous parlais il y a quelques mois, Archiduchesse est une petite entreprise française qui mise sur le combo "produit de qualité fabriqué localement" et "communication rigolote". Ses chaussettes pour homme, pour femme ou pour enfant existent en 3 types (hautes, épaisses, socquettes) et pas moins de 48 couleurs aux noms inspirés. Je suis particulièrement fan du Rouge Arlette & Olivier, du Gris Cons de Pigeons, du Bleu Gitanes, du Vodka Pomme, du Rose Permis de Conduire, du Rouge Eosine, du Bleu Ligne 13 ou encore du Rouge Maison Close. Et je ne vous parle même pas des instructions qui figurent sur chaque paire:




Je trouve leur site très bien fait, et la livraison est gratuite à partir de 36€ d'achats. Si vous avez besoin de renouveler votre stock de chaussettes, pensez-y!

Swap littéraire "Mondes imaginaires": déjà des idées?


Je n'étais pas très satisfaite de ma première idée de livre à envoyer. Oh, même s'il ne collait pas tout à fait avec les goûts exprimés par ma swapée, j'étais certaine que "Les mensonges de Locke Lamora" lui plairait, car c'est le genre de roman à l'univers riche et à la narration brillante que j'offrirais à n'importe quel(le) fan de littérature de l'imaginaire. Mais je calais un peu sur les objets associés. Pas facile de trouver de jolies choses dans le thème vénitien quand on habite en Belgique!

Et puis alors que je goûtais avec Chouchou au Petit Magre, pendant nos vacances à Toulouse, j'ai soudain eu une illumination. Ce bouquin super lu il y a une dizaine d'années collerait à la perfection avec le profil de ma swapée; en plus, il me semble peu probable qu'elle le connaisse déjà. Seul problème: je ne me souviens plus ni du titre ni du nom de l'auteur, et je ne me rappelle que quelques bribes de l'histoire. Et bien sûr, mon exemplaire se trouve à Monpatelin, où je ne retournerai pas avant fin janvier - un peu trop tard pour composer un colis car je n'aime pas devoir agir dans la précipitation.

Finalement, à force de me creuser la tête, j'ai retrouvé le nom de l'auteur, et Amazon a fait le reste. Le livre est en commande, et j'ai quatre thèmes possibles pour les objets à joindre. Un passage chez Filigranes me permettra peut-être d'en dénicher deux sur trois; le dernier n'est pas forcément vendu sur Bruxelles et ne peut pas être livré en Belgique, mais si c'est la seule chose que je dois récupérer à Monpatelin, mon colis partira le 26, soit encore dans les temps. Je suis très impatiente de découvrir si j'ai fait mouche ou pas.

Et vous, avez-vous déjà des idées?

PS: Vous avez tous dû recevoir l'adresse de votre swapé(e) ce matin. Si ce n'est pas le cas, ou si ça ne vous paraît pas coller avec les indication que je vous ai déjà fournies, n'hésitez pas à me relancer - l'erreur est humaine. Par ailleurs, de nouvelles questions ont été posées dans le post originel; ce serait sympa de prendre le temps d'y répondre. Pensez notamment à préciser si vous lisez d'autres langues que le français. Merci d'avance pour votre swapeur/se!