dimanche 18 décembre 2011

Un mot pour 2012


A chaque fin de mois de décembre, la scrapbookeuse Ali Edwards propose à ses lectrices un petit exercice que je trouve particulièrement intéressant: choisir un mot qui les guidera durant toute l'année suivante, un mot qui résume ce à quoi elles aspirent et la direction qu'elles veulent faire prendre à leur vie. Pour 2011, le mot d'Ali était "Lumière". Le mien était "Sérénité". Mon objectif principal, cette année, aura été d'apprendre à maîtriser mes angoisses pour parvenir à un certain calme intérieur. Et même si c'est loin d'être parfait, je trouve que j'ai fait beaucoup de progrès en la matière. Sans laisse tomber cette quête-là, je peux donc me focaliser principalement sur autre chose.

Pour 2012, je choisis le mot "Modération". Oui, je sais, ça n'est ni poétique ni rock'n'roll. Ca évoque une vie étriquée aux entournures, une certaine avarice de soi. Mon idée n'est pourtant pas d'économiser mon énergie ou mes sentiments. Mais 2011 a vu survenir une catastrophe nucléaire qui me paraît symboliser toutes les dérives de notre société capitaliste, notamment la surconsommation et l'incapacité à remettre en cause notre mode de vie. Aussi, j'aimerais apprendre à être moins attachée aux objets, toujours capable d'en apprécier la beauté et l'utilité éventuelles, mais sans ce besoin automatique et irrésistible de les posséder. Acheter et stocker moins de choses pour me sentir plus légère, et aussi pour consacrer mes sous à d'autres projets - voyager, surtout.

Le deuxième domaine dans lequel je souhaite apprendre la modération, c'est mon alimentation. Je pèse aujourd'hui 69 kilos pour 1m54; c'est le poids le plus élevé que j'aie jamais atteint, et il ne me satisfait pas. Pour des raisons de santé, et aussi parce que je commence à ne plus reconnaître mon visage, à détester qu'on me prenne en photo, à fuir les miroirs qui me renvoient une image désagréable de mon corps. Et puis, même si c'est futile, parce que je ne peux plus m'habiller comme j'aimerais, que je n'ai plus le coeur de m'amuser avec mon look et que ça me pèse. Je ne mange pas spécialement mal; je mange juste trop pour quelqu'un de ma taille qui n'a presque aucune activité physique. L'idée est donc, non pas de m'interdire certains aliments ou d'éviter à toute force le gras et le sucre, mais simplement de continuer à m'alimenter de la même façon en moindre quantité. J'ai quelques idées sur la manière de procéder, et je vous en reparle dès que j'ai réussi à perdre 5 kilos sur les 10 dont je voudrais me délester.

Troisième et dernier domaine concerné par la modération: mes réactions aux comportement qui me choquent ou qui me blessent. Je suis la reine des longs mails indignés et cinglants que je regrette d'avoir envoyés environ 30 secondes après avoir appuyé, à chaud, sur la touche "envoi". Et à chaque dispute cataclysmique avec Chouchou, mon premier réflexe pour limiter les dégâts, c'est de dire: "Bon, ben puisque c'est comme ça, on se sépare, je rentre en France, salut". Ces réactions épidermiques sont rarement bien inspirées ou très productives, et c'est pourquoi je veux apprendre l'art de tourner sept fois ma langue dans ma bouche: prendre le temps de me calmer, de considérer les choses avec un minimum de recul et d'objectivité avant de décider de ma réponse.

Et vous, ça vous dit de vous choisir un mot pour 2012?

La photo qui illustre ce post vient d'ici.

samedi 17 décembre 2011

"La colère des aubergines"


Bien que je sois pas pas fan de nouvelles et évite généralement d'en acheter, un article de Funambuline m'a poussée à faire une exception pour ce recueil de Bulbul Sharma.

Ici, une grand-mère tyrannique veille jalousement sur ses bocaux de pickles; là, une parente pauvre exploitée par sa famille refuse pourtant l'émancipation; une fiancée voit ses parents rivaliser avec sa future belle-famille pour produire le festin de mariage le plus ahurissant; une femme quittée par son mari continue à le recevoir tous les dimanches midi pour déjeuner; une veuve est torturée par le jeûne religieux que lui impose sa belle-mère; une adolescente assiste à un étonnant pique-nique nocturne... Chacun des récits qui composent "La colère des aubergines" tourne autour de la nourriture et de la condition féminine. La première apparaît comme un élément central de la culture indienne, qui tantôt rapproche les gens et tantôt sème la discorde entre eux. La seconde semble produire deux types de femmes: des harpies qui régentent leur famille avec une poigne de fer, ou de pauvres créatures timides et soumises, écrasées par le poids des traditions.

Quant aux hommes, lorsque l'auteur les met - rarement - en avant, c'est pour les ridiculiser. L'un d'eux est l'objet de la guerre que se livrent sa mère et sa femme par petits plats interposés et se laisse gaver docilement pour avoir la paix; un autre est persuadé que tous les voyageurs mâles du train dans lequel il a pris place avec sa mère, son épouse et sa fille convoitent les appas de ces dernières; un autre encore est contraint de battre la campagne à la recherche des mets inédits qui sauront contenter son ogresse de femme. Et chaque nouvelle se conclut par la recette d'un ou plusieurs des plats qui y ont été mentionnés. C'est drôle; c'est très instructif pour qui s'intéresse à la société indienne et ça met l'eau à la bouche du début jusqu'à la fin. Mon premier Bulbul Sharma ne sera certainement pas le dernier.

vendredi 16 décembre 2011

Qui m'a volé ma coquille?


Au moment où j'écris ce message, je sens poindre un début d'auto-apitoiement. J'ai super mal au ventre et je suis charrette comme un pov' poney, obligée de bosser dimanche pendant que Chouchou promènera une gourgandine suisse dans Bruxelles. D'un autre côté, je ne peux m'en prendre qu'à moi. Quand le toubib m'a proposé des calmants pour apaiser les maux d'estomac provoqués par le Biprofénid, j'aurais pu accepter au lieu de faire ma mariole hippie et de répondre: "Non c'est bon, je préfère prendre le moins de médocs possible". Et puis le mois dernier, j'avais qu'à bosser au lieu d'écrire trois posts par jour et de passer mes après-midi à me balader pour profiter du beau soleil automnal. Maintenant, faut passer à la caisse. Ka-ching!

N'empêche, grmbl, quoi.

Et puis c'est la tempête, et puis il ne me reste pas de bon thé, et puis j'ai plus rien à lire pour me distraire et pas de bouillotte pour mettre sur mon ventre, et puis le plombier ne m'a pas rappelée donc j'ose pas utiliser mon reste d'eau chaude pour prendre un bain tant que mon chauffe-eau n'est pas réparé, et puis y'a un putain de chat qui hurle à la mort devant chez moi, et puis le pizzaiolo veut pas me livrer une tartiflette au prétexte foireux que c'est dangereux de rouler en mobylette avec autant de vent.

Les gens sont d'un égoïsme, je vous jure.

Vite, une petite liste remonte-moral des trucs supers que je vais pouvoir faire à partir de mercredi:
- Corriger les 130 dernières pages de ma trad dans le Téoz Monpatelin-Toulouse, au milieu des gamins hurlants, des joueurs de guitare mexicaine pas accordée et des fumeurs compulsifs qui remontent en empestant la clope après chaque arrêt.

...Non, non. Je suis pas du tout dans le spirit, là. On recommence.

LISTE REMONTE-MORAL DES TRUCS SUPERS
QUE JE VAIS POUVOIR FAIRE A PARTIR DE JEUDI PROCHAIN

- Dormir 8 heures d'affilée sans chat qui hurle à la mort et sans épaule qui lance, mais avec un Chouchou tounu et touchô. Miam.
- Essayer de continuer le petit Totoro blanc commencé en cours de crochet. Ou sinon, passer à la Droguerie acheter des fournitures et attaquer un des modèles de "Le crochet, c'est branché", dont un exemplaire dédicacé m'attend chez mes parents.
- Pleurer des larmes de sang M'émerveiller à la vue du "pack spécial" en édition super-limitée d'Anne Montel, conquis de haute lutte (= j'ai menacé de me suicider par overdose de crème de marron si j'en avais pas un).
- Faire la boucle du swap littéraire de janvier.
- Trouver un créneau pour déjeuner ou goûter avec Nekkonezumi, et un autre pour passer voir JCD alias "Le poutouneur" dans son repaire de Blagnac.
- Me goinfrer Manger raisonnablement du foie gras artisanal sublime commandé par Soeur Cadette à son petit boucher. Me soûler Boire avec modération du champagne brut, mon préféré. Tenter d'extorquer l'organisation d'un repas-fromage. Mourir le foie explosé mais l'estomac heureux.
- Distribuer des chocolats Wittamer, des speculoos Dandoy (je me suis fait violence pour entrer dans la boutique et leur donner des sous en échange de leurs infâmes biscuits), et des cadeaux dont j'ai hâte de pouvoir parler par la suite une fois que je n'aurai plus besoin de préserver le secret.
- Lire, plein, beaucoup. Prendre des photos, plein, beaucoup. Bloguer alors qu'il ne restera personne sur internet pour me lire, plein, beaucoup.
- Aller voir "Hugo Cabret", même si je redoute la migraine carabinée avec laquelle je vais sortir d'un film en 3D.
- Piller le placard à confitures et le carré de potirons (ou de citrouilles, ou de courges, aucune idée... le truc avec lequel je fais de la soupe orange, quoi) de mes parents.
- Aller faire du shopping avec Soeur Cadette; le soir du réveillon, quand les enfants seront couchés et mes parents rentrés chez eux, regarder des émissions nulles en se moquant.
- Chercher plein de géocaches sur les bords de Garonne.
- Finir et envoyer un colis-surprise... chuuuuuut!

Swap littéraire: paquets envoyés et reçus (12)


C'est le petit dernier, envoyé par Mélusine à Myriam qui n'est plus une elfe fée:



(J'espère que c'est lisible pour tout le monde, Blogger ET Hotmail merdouillent depuis deux jours; pas moyen de faire un copié-collé, donc j'ai dû utiliser une capture d'écran du mail envoyé par Myriam...)

Je vous rappelle qu'on se retrouve mardi matin pour le début des inscriptions au swap littéraire de janvier, sur le thème "Mondes imaginaires"!

Quand il faut y aller...


Rendez-vous chez mon Gentil Généraliste. J'ai rédigé une liste de questions à lui poser, pour être sûre de n'en oublier aucune. Je lui montre mes dernières analyses de sang. "J'ai un paramètre qui sort des clous, je ne sais pas si c'est grave", dis-je en m'efforçant de maîtriser une pointe d'angoisse. Il jette un coup d'oeil aux résultats. "Mais non, tout a l'air parfait." Je me penche pour lui montrer le haut de la page 2. "Si, regardez, ma vitesse de sédimentation est trop élevée." Bien entendu, je n'ai pas la moindre idée de ce que ça signifie. GG sourit gentiment. "Ah, ça. Ce n'est rien, vous deviez avoir une petite inflammation le jour où vous avez fait la prise de sang." Et de m'expliquer la différence entre inflammation et infection (que je connaissais, par contre).

"Quoi d'autre?" "Ma gynéco m'a prescrit une mammographie; j'ai pris rendez-vous mais je ne sais pas si j'ai bien fait." Son téléphone sonne. A ma grande surprise, GG décroche. Je ne prête pas spécialement attention à la conversation, mais j'entends quand même qu'il donne à son correspondant des conseils de médicaments à prescrire, puis qu'il le remercie encore pour la soirée d'hier et lui dit "Je t'embrasse" avant de raccrocher. Avec un sourire gêné et ravi à la fois, il s'excuse d'avoir pris la communication. "Mais c'était mon fils; il a soutenu sa thèse hier à Marseille. Ca y est, après dix ans d'études, il est médecin. On a bien fêté ça." Ses yeux brillent de fierté. Il semble émerveillé par l'exploit que vient d'accomplir la chair de sa chair, au point d'en oublier presque qu'il a accompli le même en son temps... Nous repartons sur le sujet de la mammographie. Je sais, pour en avoir discuté avec lui il y a quelques années, qu'il est plutôt opposé aux contrôles systématiques avant 50 ans en l'absence de facteurs de risques avérés. Pourtant, il m'encourage à y aller. Il connaît ma phobie du cancer; du coup, j'en déduis que le traitement que je prends pour mon endométriose augmente mes "chances" de développer un cancer du sein, et qu'il ne veut pas me le dire pour ne pas me paniquer. Je ne pose pas de question. J'irai au rendez-vous que j'ai pris, et on verra bien.

"Autre chose?" "Ben, j'ai un truc coincé dans l'épaule gauche depuis septembre de l'année dernière. Ca fait mal et j'en ai un peu marre, alors comme vous êtes aussi ostéo, je me disais que vous pourriez peut-être faire quelque chose pour moi..." Il me fait enlever mon pull et m'asseoir sur la table d'examen, puis il manipule mon bras en me demandant: "Et là, ça fait mal?" La réponse est systématiquement non, jusqu'à ce qu'il appuie sur un point précis, sous l'articulation de mon épaule et à l'extérieur de mon bras. "Aïïïïïïeuuuuuh." "Bon, ben vous avez une belle tendinite. Je vais vous prescrire 10 jours d'anti-inflammatoires et ça devrait aller. Mais vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez attendu 15 mois avant de m'en parler?" Euh, parce que je pars du principe que les petits bobos finissent toujours par guérir tout seuls et que les endurer forge le caractère? Apparemment, ça ne marche pas à tous les coups.

Je repars donc avec une ordonnance pour du Biprofénid, et une nouvelle rasade de Vitamine D histoire de compenser les carences induites par mon style de vie vampirique. (Bien que je sois toujours en train de me plaindre de la grisaille bruxelloise, je fuis le soleil comme si j'allais exploser en flammes à son contact. Oui, car si je devais vivre dans un roman fantastique, ça ne serait certainement pas dans un tome de "Twilight".) Lundi après-midi, j'irai me faire aplatir les nichons comme des crêpes. Je pressens que ce sera une bien belle expérience - qui, à défaut d'autre chose, me fournira toujours un sujet de post. (C'est ce que je me dis chaque fois qu'il m'arrive des trucs moyennement riants: "Au moins, ça me fera un sujet de post". On ne parle pas assez des vertus thérapeutiques du blogging.) Mardi, je bouclerai ma trad en cours; et mercredi, je prendrai le train pour Toulouse afin de profiter de dix jours de vacances bien mérités. ...Enfin, j'ai déjà une liste de trucs à faire longue comme le bras, donc je ne garantis pas que ce sera très reposant. Mais au moins, en l'absence de cantatrice féline chez mes parents, Chouchou et moi allons pouvoir dormir. 8 heures de sommeil par nuit et une épaule qui ne fait plus mal. Rhaaaaaaaaa. Le paradis.

jeudi 15 décembre 2011

De la féminité


Il y a quelques jour, plusieurs de mes contacts Facebook ont relié cet article. Pour les non-anglophones, ça raconte l'histoire d'un enfant né avec un corps de garçon mais qui s'est toujours fortement identifié comme fille. Grâce à des parents compréhensifs et des médecins spécialisés dans le traitement des transgenres, sa puberté a pu être arrêtée, ce qui devrait par la suite rendre moins compliquées et moins lourdes les opérations chirurgicales qui permettront de rendre son physique raccord avec son mental.

Comme chaque fois que je suis confrontée à un article ou une émission qui parle d'individus transgenre, je suis perplexe. Je vois bien à quel point ces personnes souffrent de se sentir nées du mauvais sexe; je peux qu'imaginer ce que leur parcours nécessite de courage pour affronter le regard d'autrui, la douleur de la transformation, les tracasseries administratives et autres joyeusetés; je me réjouis que la science et l'évolution sociale leur permettent de devenir ce qu'elles sont au lieu de passer toute leur vie dans la peau d'un(e) autre. Mais je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'on puisse se sentir d'un genre plutôt que d'un autre, et a fortiori que cela devienne insupportable au point de se lancer dans une quête aussi longue et éprouvante qu'un changement de sexe.

Des années que je réfléchis à cette question: c'est quoi, être une femme? Pour moi, très franchement, ça se résume à avoir un utérus plutôt qu'un pénis. J'ai la chance de vivre dans une partie du monde où j'ai grosso modo les mêmes droits et les mêmes possibilités qu'un homme. Je peux voter pour qui je veux, me marier sans y être forcée par mes parents, divorcer si ça ne me convient plus, exercer le métier qui me chante dans la limite de mes compétences, avoir un compte en banque et disposer de mes sous comme je l'entends.

Sur un plan sexuel, je peux être attirée indifféremment par une femme ou par un homme. De toute façon, la sexualité n'est pas un indicateur de genre: on n'est pas plus ou moins femme parce qu'on est lesbienne, pas plus ou moins homme parce qu'on est pédé. Surtout que certains transgenres F2M préfèrent les hommes, et que certaines M2F préfèrent les femmes. Donc, il me semble qu'on ne peut pas utiliser l'inclinaison sexuelle comme facteur identitaire déterminant.

D'un point de vue social, bien que certains comportements fassent encore tiquer les conservateurs, je peux porter des Docs et les cheveux rasés, jurer comme un charretier si j'en ai envie, être plus douée pour monter des meubles Ikea que pour faire des cupcakes, ne pas du tout fondre d'attendrissement à la vue d'un bébé (et refuser d'ailleurs d'en faire un), détester les comédies romantiques, avoir de l'ambition et me montrer dure plutôt qu'hystérique en négociations.

Oui, j'aime le vernis à ongles pailleté et les chaussures à talons hauts qui, pour l'essentiel, restent l'apanage des femmes. Mais c'est juste du déguisement, ça. Ce n'est pas ma nature profonde. Ca ne me définit pas en tant qu'individu. Il y a tant d'autres choses plus intéressantes et plus révélatrices de qui je suis! Etre une femme, pour moi, c'est juste un fait biologique. Dans ma tête, je n'ai pas de sexe. Je suis Armalite, un mélange unique de qualités et de défauts, certains traditionnellement assimilés à la féminité mais autant d'autres traditionnellement assimilés à la virilité. Si j'étais née dans le corps d'un homme, je serais pour l'essentiel la même personne. J'aurais moins d'escarpins et de rouges à lèvres, sans doute, mais une tendance à l'achat compulsif me pousserait quand même à entasser trop de trucs dans mes placards.

Donc, au-delà de la réalité génétique, j'ignore ce que ça signifie, être une femme (ou un homme, d'ailleurs). Et je suis curieuse de savoir: pour vous, c'est quoi? Qu'est-ce qui fait que vous vous sentez raccord - ou pas - avec le genre que la nature vous a attribué? Pourquoi serait-il, le cas échéant, inconcevable pour vous de vivre dans la peau d'un membre du sexe opposé?

(En finissant ce texte, j'ai soudain une impression de déjà-vu. Si ça se trouve, j'ai déjà écrit sur le même sujet et posé la même question il y a quelques mois ou quelques années. Mais je ne retrouve rien dans les tags les plus plausibles. Ou bien je commence à radoter, ou bien la vie est un jeu vidéo et je viens juste d'être ramenée à mon dernier point de sauvegarde après avoir crevé piétinée par un champignon géant.)

mercredi 14 décembre 2011

And then there was a scarf, a blue-grey scarf


J'espérais avoir terminé l'écharpe au crochet pour ma mère avant de descendre à Monpatelin, mais la panne d'oreiller d'hier a un peu compressé ma dernière journée de l'année à Bruxelles. Du coup, j'ai pris mon ouvrage non terminé avec moi dans le TGV ce matin, et sitôt ingurgitée ma dose de magazines féminins de plus en plus consternants, je l'ai sorti de ma petite mallette pour finir mon dernier rang - cet immense dernier rang dont je ne voyais pas le bout. Pourtant, il a fini par arriver. Je ne savais pas comment j'étais censée terminer, alors j'ai improvisé en "faufilant" le bout d'angora qui restait dans les mailles du dessus pour le faire disparaître. J'avoue que je suis assez contente du résultat. Evidemment, si on l'examine de près, ce n'est pas régulier, d'autant que la laine employée est loin d'être lisse et forme des sortes de noeuds naturels par endroits. Mais quand même, une fois portée, ça ne donne pas trop mal.

Pour celles que ça intéresse, j'ai utilisé de l'angora coton de la marque Rowan et un crochet n°6. Cette écharpe est très simple à réaliser: il suffit de monter une chaînette de 120 cm de long, puis de tourner autour en faisant une première rangée de brides simples, une seconde rangée de 2 brides doubles dans chaque maille du premier rang, et une troisième rangée de 2 brides doubles dans chaque maille du deuxième rang. Le doublement des mailles aux rangs 2 et 3 est ce qui produit cet aspect volanté du plus bel effet (c'est mon avis, et je le partage). En tout, il m'aura fallu environ 20h pour finir cette écharpe, mais je sais que ma prof n'en met que 6, donc pour une crocheteuse expérimentée, ça doit aller assez vite.

Je suis fan de la couleur, et ravie d'avoir terminé ce premier ouvrage au crochet. J'ai éprouvé une vraie satisfaction à manier la laine et à sentir l'écharpe grandir entre mes mains; c'était comme une sorte de méditation manuelle. J'étais obligée de rester concentrée sur ce que je faisais, et en même temps, la nature mécanique de mon travail me permettait de me vider la tête. En plus, je me suis rendu compte que c'était vraiment un parfait moyen d'occuper toutes ces heures que je passe chaque mois dans le train, vu que je suis incapable de bosser ou de lire de "vrais" livres avec du monde autour de moi. Crocheter sera beaucoup plus sympa que somnoler, et ça me décalera moins niveau horaires pendant mes séjours à Monpatelin. Que du bonheur, donc. Reste juste à espérer que l'écharpe plaise à ma mère!

mardi 13 décembre 2011

Christmas wishlist


Tiens, j'ai pas fait de liste au Père Noël cette année. Sans doute parce que les seules choses que je veux vraiment (un père débarrassé de ses métastases, un boulot moins stressant pour Chouchou, une chère amie avec un coeur recollé à la Super Glu) ne peuvent pas être emballées dans une boîte avec un joli noeud en ruban.

Et puis croyez-le ou non, je commence à être écoeurée d'entasser tant de choses autour de moi. Je n'ai pas bavé devant une paire de chaussures depuis plusieurs semaines. Ca fait au moins un an que j'ai cessé d'acheter des fringues sauf quand j'avais un besoin précis. J'ai atteint ma limite de stockage en matière de vernis à ongles - bon, le School of Hard Rocks d'Essie me fait quand même de l'oeil, j'avoue.

Comme je le disais à Chouchou l'autre jour, la seule chose dont je n'arrive jamais à me lasser, ce sont les bouquins. Voici un petit aperçu des titres actuellement en attente dans mon panier Amazon:

- Le fameux "Stoner" de John Williams, en VF, parce que je suis curieuse à la fois de découvrir un classique américain réputé excellent et le travail qu'Anna Gavalda a fait dessus.

- "Le dîner" de Herman Koch. "Alliance détonante d'une comédie de moeurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable". Miam, non?

- "Intuitions" de Dominique Dyens. Une histoire de secrets de famille mis à jour dans un milieu bien bourgeois et bien lisse en apparence, mais gangrené par la folie.

- "Les heures lointaines " de Kate Morton. Une autre histoire de secrets de famille, qui se passe cette fois dans un château et débute par la réception d'une lettre postée un demi-siècle auparavant.

- "Nation Pigalle" d'Anne Plantagenet. "Entre sex-shops et poubelles de supermarché, crèches familiales et anciens bordels, salles d'attente et commerces ruineux, "Nation Pigalle (...) est la radiographie brutale d'une société de consommation malade, d'une France en quête d'identité dont la vérité peut-être ne se trouve plus sur les passeports mais dans le chant débridé qui s'élève de ses rues." Moi, ça me fait envie. Très.

- "La carte du temps" de Félix J. Palma, parce que je suis archi fan des histoires de voyage dans le temps, sans doute un de mes thèmes préférés en littérature.

- "Les 7 roses de Tokyo" d'Inoue Hisashi. Durant les derniers mois de la seconde guerre mondiale et le début de l'occupation américaine, un fabricant d'éventails d'un vieux quartier de Tokyo tient son journal...

- "Literary life" de Posy Simmonds, parce que j'adore son humour pince-sans-rire et qu'un épinglage en règle du milieu de l'édition ne peut être que savoureux si c'est elle qui le dessine.

- Pour finir, un beau livre de photos urbaines, "Villes de l'extrême".

(Oui, Soeur Cadette, tu peux piocher là-dedans si tu es en panne d'inspiration pour mon cadeau.)

Et vous, des envies particulières pour Noël? "La paix dans le monde" n'est une réponse acceptable que pour les candidates à l'élection de Miss France, merci.

lundi 12 décembre 2011

"Sunset Park"


De mon point de vue, on peut classer les romans de Paul Auster en deux catégories: les grandes fresques américaines (comme "Brooklyn Follies", "La nuit de l'oracle", "Moon Palace" ou"Léviathan") et les expérimentations littéraires, généralement doublées d'une réflexion sur la condition d'écrivain ("La Trilogie New-Yorkaise" ou "Dans le Scriptorium"). Autant j'adore les premières, autant les secondes m'ennuient à mourir.

Ca tombe bien: "Sunset Park" se classe résolument parmi les oeuvres les plus "classiques" de l'auteur. Rongé par le souvenir de la mort de son demi-frère, dont il se sent responsable, Miles Heller a fui sa famille et New-York où il avait grandi pour se réfugier en Floride. Au moment où sa liaison avec une mineure va l'obliger à disparaître une nouvelle fois, son vieil ami Bing lui propose de rejoindre la petite communauté de squatteurs qu'il a fondée à Brooklyn...

Comme "Invisible", le précédent opus de Paul Auster, "Sunset Park" est un roman assez court, caractérisé par la multiplicité des points de vue. Outre Miles, on suit ses trois colocataires - Bing, le grand nounours barbu qui tient un Hôpital des Objets Cassés; Ellen, une artiste refoulée que ses pulsions sexuelles inassouvies sont en train de rendre dingue; Alice, l'archétype de la fille formidable et de la thésarde studieuse - ainsi que ses parents séparés depuis belle lurette - Morris l'éditeur respecté mais menacé par la crise, Mary-Lee l'actrice vieillissante qui s'apprête à aborder un rôle difficile au théâtre. L'auteur réussit à faire de chacun d'eux une personne vivante et complexe, hautement imparfaite mais à la trajectoire parfaitement compréhensible. Plus encore que son style dont j'apprécie la fluidité, c'est cette belle empathie envers la nature humaine qui me fait apprécier Paul Auster. Je regrette un peu qu'il se contente d'effleurer l'angle social qui aurait pu être très intéressant à explorer, mais son propos n'a jamais été politique.

Par contre, la fin... Cette fin en queue de poisson qui laisse Miles à un tournant crucial, confronté à un choix qui modèlera peut-être toute la suite de sa vie, m'a remplie d'une profonde frustration. C'était bien la peine de suivre, pendant 300 pages, son cheminement vers une forme de rédemption pour l'abandonner alors même que tout ce qu'il a accompli est remis en cause! J'imagine que, de la part d'un auteur aussi chevronné que Paul Auster, il s'agit d'une décision mûrement réfléchie. Mais franchement, du point de vue du lecteur, ça ressemble surtout à une façon désinvolte de terminer un bouquin pour lequel on n'imaginait pas de conclusion satisfaisante.

Lettre à Bastet


Chère Bastet,

16 ans et 4 mois, c'est un âge respectable, pour une de tes administrées - tu n'es pas d'accord avec moi? Un âge où il ne serait pas déraisonnable de s'envoler tout doucement et sans faire de bruit pour le paradis des chats.
...Emphase sur le "tout doucement et sans faire de bruit".
...Genre, en cessant de rejouer La Traviata toute la nuit d'une voix de crécelle éraillée parce qu'on n'aime pas que les deux humains de la maison tentent de dormir au lieu au lieu de distribuer boulettes de thon, attention et câlins.
Six mois que ça dure, depuis le décès de ton autre administrée Copernique qui a plongé Scarlett - notre cantatrice, donc - dans une angoisse incontrôlable. Six mois que nous n'avons pas fait une nuit de sommeil complète. Or, il se trouve que l'humain mâle délicieux qui partage ma vie doit prendre sa voiture tous les matins de bonne heure pour se rendre à un travail über stressant. Et qu'il traîne désormais une telle fatigue chronique que tous les matins en lui disant au revoir, j'ai peur de ne pas le revoir le soir parce qu'il se sera endormi au volant et encastré dans un poteau.
Tu me diras que je n'ai qu'à isoler Scarlett la nuit. Hélas, nous vivons dans un petit appartement de 50m carrés, dépourvu de porte à l'exception de celle de la salle de bain qui se trouve à 30 cm de notre lit. Tu me diras que le mieux serait peut-être de prendre un autre chat pour lui tenir compagnie; ce à quoi je te répondrai: "Plus jamais ça. Plus jamais." Tu me diras que les anxiolytiques pour animaux, ça existe; je te répliquerai que nous avons déjà essayé et qu'ils sont restés sans effet. Depuis trois jours, nous tentons le Zylkène. La secrétaire du véto nous a dit que ça mettrait deux mois à faire vraiment effet. Mais d'ici deux mois, je risque, une nuit où mes nerfs seront particulièrement à vif, d'aider un peu la nature en essayant d'apprendre à Scarlett à s'envoler par elle-même.
Vois-tu, Scarlett, c'était la prunelle de mes yeux, et c'est en train de devenir mon cauchemar vivant. Alors, ce serait vraiment sympa de la rappeler à toi avant que je devienne un assassin de chat.
Merci, bisous.

Armalite

PS: Par contre, je crains qu'il y ait une grave méprise. Scarlett est bien un vrai chat pourvu de moustaches, d'une queue poilue et de coussinets roses. Ce n'est PAS celle de mes amies humaines qui se targue d'en être à sa troisième vie et qui a frôlé la mort samedi soir. Celle-là, elle ne miaule pas la nuit et je préfèrerais qu'elle vive encore très longtemps.

dimanche 11 décembre 2011

Les brunchs du dimanche (12): Ellis Gourmet Burger


Depuis début octobre, il ne se passe pas trois jours sans que j'entende quelqu'un parler du Ellis Gourmet Burger ou que je lise un article dithyrambique à son sujet sur internet. A force, ça m'a agacée d'être la seule Bruxelloise hors du coup, et j'ai décidé d'aller moi aussi tester ce fameux burger joint.

Samedi soir, donc, j'appelle afin de réserver une table pour deux. "Ah non, on ne prend les réservations que pour les grandes tables, me répond une demoiselle au téléphone. Sinon, vous vous rendez compte, on serait complets avant même d'ouvrir." Une salle pleine, en effet, doit être le cauchemar numéro un de tout restaurateur. Mais bon, OK. Nous irons assez tôt pour ne pas devoir attendre, et puis voilà.

Dimanche matin, j'ai mon mal de ventre traditionnel du dimanche matin, donc nous partons en retard et nous galérons pour nous garer aux abords de la place Sainte-Catherine. Du coup, nous arrivons sur place à 12h30 alors que le resto ouvre à midi, et toutes les tables sont déjà prises. Le chef de salle (ou le patron?) nous informe sans le moindre sourire qu'il va y avoir de l'attente, et que si on pouvait parquer nos derrières sur ces chaises au lieu de rester plantés près de l'escalier, ce serait bien aimable.

La 5 se libère sous une dizaine de minutes. Juste à côté de la porte dont, en l'absence de l'épais rideau de velours qui garnit l'entrée de tous les restaurants bruxellois soucieux du bien-être de leur clientèle, émane un courant d'air glacial chaque fois que quelqu'un entre ou sort, c'est-à-dire environ toutes les 30 secondes vu la proximité du marché de Noël. Chouchou gardera donc son blouson pendant tout le repas.

A peine avons-nous posé nos fesses sur les sièges qu'une demoiselle se jette sur nous pour demander ce que nous voulons boire. Elle semble étonnée quand je lui réponds que je préfèrerais regarder la carte avant de commander. La carte, donc, est une pauvre photocopie sur du papier 80g ordinaire déjà bien déchiré dans les pliures. On note des amuse-bouches en grosses verrines qui ont l'air sympa (mais pas forcément indispensables avant de s'enfiler un burger). Les sandwichs sont à des prix plutôt démocratiques, même si ce prix s'entend "nu" et qu'il faut débourser 3,50€ de plus pour avoir droit à une portion de frites, et un peu moins pour une patate au four, du coleslaw ou un demi-épi de maïs. Par contre, excepté celui au faisan et celui au pigeon, je ne les trouve pas d'une grande originalité. Idem pour les trois salades proposées par ailleurs et pour la poignée de dessert archi-classiques, même si je note que les muffins ont l'air succulent (mais once again, pas forcément indispensables après s'être enfilé un burger).

Nous venons de passer commande à la demoiselle du début quand un jeune homme s'approche pour nous demander ce que nous voulons. La minute d'après, il installe à la table voisine de la nôtre, déjà pas très grande pour deux personnes, un couple avec un jeune enfant. Pour ce faire, il doit rapprocher ladite table de la nôtre au point que je me retrouve coincée contre le mur. Et si je veux aller aux toilettes? Ben, tant pis pour moi. Et si je veux avoir une conversation vaguement privée avec Chouchou? Tant pis pour moi aussi. De toute façon, le volume sonore ne se prête guère aux badinages amoureux, et la froideur du décor très "new-yorkais moderne", non plus. Par contre, je pourrais être tentée d'aboyer sur le serveur qui repasse toutes les cinq minutes nous poser des questions ou nous proposer des choses dont sa collègue s'est déjà chargée.




Nos burgers arrivent dans un délai raisonnable. J'ai pris un Rossini, avec de petites escalopes de foie gras et du confit d'oignon, en précisant bien que je voulais un steak saignant. Bonne surprise: la viande est cuite comme je la voulais, mais ressemble tout de même fort à du Charal décongelé - rien à voir avec l'épais et succulent steak du P.H.A.T, ou le steak ultra-mince mais confectionné sur place avec de la viande bio de l'Amour Fou. Chouchou se déclare très satisfait de son soy cheese végétarien dont le bun, je l'avoue, a l'air délicieux. Les frites servies dans un haut bol en porcelaine doublé d'un sachet papier sont excellentes, tout comme la mayonnaise au poivre fournie en bonne quantité. Globalement, donc, pas grand-chose à redire au niveau de la nourriture elle-même, et les prix sont en effet corrects.

Mais sérieusement... Avec le nombre de burger joints bobos qui fleurissent un peu partout à Bruxelles en ce moment, de la bouffe honnête, ça ne me suffit pas. J'attends aussi un minimum du côté de l'ambiance et du service, et ce minimum n'était pas du tout, du tout atteint. Je n'avais qu'une hâte: finir de manger pour décamper. J'ai du mal à comprendre le buzz qui entoure le Ellis Gourmet Burger. Pour ma part, c'est certain, je n'y remettrai pas les pieds et ne le recommanderai pas.

Ellis Gourmet Burger
Place Sainte-Catherine 4
1000 Bruxelles

Nowell Nowell tu vas venir bientôt


Se dépêcher de boucler le ménage du samedi matin; avaler ses Croustibats et ses légumes vapeur en quatrième vitesse; se précipiter au cours de yoga où on n'a pas réussi à mettre les pieds depuis plus d'un mois pour s'entendre dire d'un air navré qu'il a été annulé parce que la prof a une intoxication alimentaire.
Pour se venger, entrer chez Senteurs d'Ailleurs et s'offrir un shampoing Bumble&Bumble aux algues marines. Puis filer à la papeterie Nias; faire une provision d'enveloppes à bulles, de Post-It rigolos et de cartes à bisous.
Prendre le métro jusqu'à City 2. Chez Rituals, embarquer un petit cadeau pour Soeur Cadette au cas où les *** prévues ne seraient pas livrées à temps pour Noël. Chez Art Shop, trouver une bordure parfaite pour la sérigraphie destinée à mon père; demander un devis pour un cadre sur mesure et m'entendre répondre que le délai de fabrication est de deux semaines pleines. Geindre: "Mais j'en ai besoin pour le mercredi 21 au plus tard". Repartir en traînant les pieds et en pestant, sans bon de commande.
En attendant le tram dans le froid, grommeler: "Yénultompéi". Puis avoir une illumination: j'utiliserai une des merveilleuses cartes Plonk&Replonk sur la chasse pour confectionner un "bon pour un encadrement chez Midica", et j'emmènerai mon père le choisir après Noël s'il est en état de se balader en ville.
Descendre au Sablon. Faire un tour au Comics Café qui enchante Chouchou, et moi un peu moins. Chez Wittamer, se faire confectionner deux Carrés 30. "Dans le premier, mettez ce que vous voulez, ça se mangera toujours. Le deuxième, il est pour des gens difficiles, enfin surtout une, je vais choisir les chocolats un par un. Comment ça, vous ne faites plus les épis de maïs au lait? Révolution!" Jeter un coup d'oeil chez Taschen; hésiter devant un gros bouquin consacré à Hundertawsser, mais les photos ne sont pas terribles - le reposer, donc. S'arrêter chez Godiva et, pour 3,75€, acheter un Chocolixir viennois qui aurait de quoi tuer un bataille entier de diabétiques.
Prendre le bus 95 pour remonter vers Trône. Se faire détourner du trajet habituel par des barricades barbelées et des cars de flics: les émeutes se poursuivent suite au résultat des élections présidentielles au Congo (pas sûre de comprendre ce que tout casser à Bruxelles y changera, mais bon). Débarquer chez Filigranes et se galérer pour faire entrer tous les sacs de shopping dans les petits casiers de l'entrée. Claquer une bise à Shalf. En jetant un coup d'oeil au rayon bédé, croiser l'amie de Chouchou qui garde Scarlett quand on s'absente. Lui conseiller, pour ses nièces ados fan de manga, l'intégrale de "Paradise Kiss" ou les deux premiers tomes d'"Afterschool Charisma" comme cadeau de Noël. Puis s'installer à une table du café indoors, commander deux oranges pressées et bouquiner un petit moment avant de prendre le chemin du retour en grommelant: "Yéfroitompéi".
En poussant la porte de l'appart, trouver Scarlett en émoi: sa gamelle est vide. Lui servir des boulettes au thon; les arroser avec le contenu d'une gélule de Zylkène en priant pour que les anti-dépresseurs agissent plus vite sur les chats que sur les humains, PARCE QU'ON VOUDRAIT DORMIR LA NUIT BORDEL. Décider de bruncher le lendemain à l'Ellis Gourmet Burger, nouvelle coqueluche des branchés bruxellois en matière de burgers. Puis préparer une quiche au thon et aux oignons confits; la manger avec une soupe de légumes d'hiver devant un épisode de "How I met your mother". Débarrasser la vaisselle; se faire un sublime thé au jasmin. Ressortir l'écharpe en angora bleu-gris-vert que je suis en train de confectionner pour ma mère. Enchaîner les doubles brides en s'interrompant de temps en temps pour continuer une passionnante conversation privée sur Facebook. Aimer découvrir quelqu'un en entrant, tout de suite, dans le vif du sujet. Envisager de préparer des mini-cakes citron-pavot et remettre ça au lendemain. Echanger des mails avec Soeur Cadette sur les préparatifs du réveillon: le foie gras artisanal est commandé, hourra!
Vacances en famille: J-11.

samedi 10 décembre 2011

"Whiskey & New York"


Julia Wertz, pas encore 25 ans au compteur, quitte San Francisco où elle a toujours vécu et part s'installer à New York. Entre deux boulots minables dont elle finit toujours par se faire virer très rapidement, elle dessine sa vie de galère: les appartements miteux à Brooklyn, les clochards qui l'agressent verbalement dans la rue, les cuites qu'elle se prend avec une régularité alarmante, les séances de cinéma qui occupent ses après-midi... Julia porte des fringues pourries qu'elle n'a aucune intention de changer; elle se nourrit de junk food, est incapable de se trouver un petit ami et culpabilise de ne pas être restée auprès de son frère toxico pour le soutenir. Bref, son histoire est légèrement déprimante, mais aussi assez réaliste pour qui s'imagine New York comme une Terre Promise. J'aime beaucoup quand Julia dessine les rues de la ville, ses façades ou l'intérieur des appartements dans lesquels elle habite; ses personnages, par contre, me font penser à de vieux comic strips ringards. "Whiskey & New York": une lecture pas nécessairement indispensable, mais qui ne m'a pas donné l'impression de perdre mon temps.

Au programme des réjouissances pour 2012


Vu le plaisir que j'ai eu à organiser ou simplement à participer à des swaps et à des challenges photo en 2011, j'ai décidé de vous proposer un programme à l'année pour 2012, en alternant les "animations" selon le calendrier suivant:

Janvier:
Swap littéraire sur le thème "Mondes imaginaires". Paquet à envoyer pour le 31/01. 20 participantes maxi.
Février:
Swap postal de "Cartes insolites". A boucler pour le 29/02. Pas de nombre limite de participantes.
Mars:
Challenge photo à thème "Alphabet", avec publication sur 4 dimanches consécutifs.
Avril:
Swap littéraire sur le thème "Bédé, comics, manga". Paquet à envoyer pour le 25/04. 20 participantes maxi.
Mai:
Swap postal de "Cartes humoristiques". A boucler pour le 31/05. Pas de nombre limite de participantes.
Juin:
Challenge photo à thème "Matières", avec publication sur 4 dimanches consécutifs.
Swap cosmétiques. Paquet à envoyer pour le 25/06. Nombre pair de participantes.
Juillet:
Swap littéraire sur le thème "Voyage voyage". Paquet à envoyer pour le 25/07. 20 participantes maxi.
Août:
Swap postal sur le thème "Exotisme". A boucler pour le 31/08. Pas de nombre limite de participantes.
Septembre:
Challenge photo à thème "Couleurs 2.0", avec publication sur 4 dimanches consécutifs.
Octobre:
Swap littéraire sur le thème "Gourmandise". Paquet à envoyer pour le 25/10. 20 participantes maxi.
Novembre:
Swap postal sur le thème "Hiver". A boucler pour le 30/11. Pas de nombre limite de participantes.
Décembre:
Vacances pour tout le monde!

Les swaps littéraires consisteront à envoyer un livre plus quelques menus objets à une seule personne désignée par avance, et à recevoir un paquet similaire d'une autre personne selon un principe de chaîne.
Le swap cosmétique consistera à envoyer 2 ou 3 produits de soin ou de maquillage plus une surprise à une personne désignée par avance, et à recevoir un paquet similaire de cette même personne selon un principe de binômes.
Pour les swaps postaux, en revanche, chaque participante enverra une carte à toutes les autres membres de sa ronde (8 à 10 personnes).
Dans les trois cas, j'ouvrirai les inscriptions la dernière semaine du mois précédent le début du swap, et je les clôturerai soit dès que le nombre maximum de participantes sera atteint, soit la veille du début du swap. Premières arrivées, premières servies.
Le challenges photo, en revanche, sera ouvert sans inscription ni obligation de résultat à toute personne possédant un espace de publication sur internet: blog, Tumblr, Flickr...

Voilà, j'espère que ce programme vous inspirera et donnera à celles qui n'ont encore jamais participé à un swap ou un challenge photo l'envie de se lancer. A très vite?

vendredi 9 décembre 2011

Swap littéraire: le bilan



Ce swap littéraire est maintenant terminé (même si un des paquets n'a pas encore été découvert par sa destinataire; je vous le montrerai plus tard). Je suis ravie de la façon dont il s'est déroulé: boucle intéressante, participantes agréables, colis élaborés avec soin et envoyés dans les temps... Merci à toutes pour l'enthousiasme et le coeur avec lequel vous avez joué le jeu. Vos paquets faisaient tous très envie!

Par contre, certaines, dans l'intention louable de faire plaisir, ont envoyé plus d'objets que demandé... Du coup, les filles qui ont respecté les consignes ont l'impression de n'en avoir pas fait assez. Je me permets de signaler ce phénomène de "surenchère", car c'est ce qui m'a personnellement découragée des swaps saisonniers auxquels je participais avec un autre groupe. Une prochaine fois, j'insisterai bien sur le fait que chacune doit s'en tenir au nombre d'objets indiqué. Ce n'était sans doute pas assez clair cette fois, et je m'en excuse auprès de toutes.

Ce minuscule détail mis à part, c'était une première expérience très réussie! Et que, du coup, j'ai hâte de renouveler. Dès demain, je publierai un programme des réjouissances 2012, avec des swaps littéraires à thème mais aussi des swaps postaux et des challenges photos pour celles que ça branche. J'espère que vous serez nombreuses à avoir envie de tenter ou de retenter l'expérience. A très vite!

Je hais l'hiver


Je hais l'hiver.
Je dois avoir du sang de marmotte dans les veines, parce que dès que les températures descendent en-dessous de 10 degrés, je n'ai plus qu'une envie: me rouler en boule sous la couette et n'en émerger qu'au printemps.
Hier, après une Nième mauvaise nuit (réveillée à 3h, puis à 4h30 par Scarlett...), je n'ai pas réussi à me sortir du lit avant 9h. J'avais super mal à la tête, et il ne restait pas un seul Doliprane dans l'armoire à pharmacie. Heureusement, deux cachets égarés traînaient au fond de la trousse à maquillage dans mon sac. Mais j'ai su tout de suite que je n'arriverais pas à faire quoi que ce soit de productif de cette journée. J'ai réorganisé mon emploi du temps jusqu'au 22, date officielle du début de mes vacances de Noël. Il me reste 150 pages à traduire en deux semaines, sachant que sur ce laps de temps, je vais paumer deux jours ouvrés dans le train.

(J'ouvre ici une parenthèse pour cracher ma haine violente de la SNCF. A partir du 11, les deux tiers des horaires de train actuels changent. Je n'aurai - tenez-vous bien - plus de ligne directe pour faire Monpatelin-Toulouse en 5h. A la place, les deux tiers des trajets que me propose le site internet ont une correspondance à... Lyon, pour une durée de voyage totale d'environ 8h alors que la distance à vol d'oiseau et en ligne droite est de moins de 500 km. Je crois que quelqu'un, quelque part, a mal compris la notion de service public, et je m'offre pour la lui enseigner à coups de massue cloutée, à moins que le consort de La Princesse me laisse lui emprunter une hallebarde de collection rouillée.)

Je disais donc: va falloir bourrer sur les deux dernières semaines de boulot de l'année, mais soit.
J'ai pensé qu'à défaut de bosser, j'allais au moins employer ma journée de façon productive, même productive non-rémunérée. J'avais huit pulls en cachemire et un poncho en bébé angora qui se languissaient au fond de mon panier depuis l'hiver dernier. J'ai voulu laver les pulls: pas de bol, il y avait plus urgent à passer en machine. Chouchou, qui devait descendre à la pharmacie et chez le cordonnier, a proposé de déposer le poncho au pressing: re-pas de bol, j'avais froid et je voulais le mettre tout de suite, même sale. De toute façon, je vois pas pourquoi je serais forcée de laver ce truc à sec. Les chèvres, ça vit bien dehors et ça rétrécit pas à chaque averse, que je sache?

Donc: pas de boulot, pas de lessive. Quoi d'autre? J'ai préparé un ou deux posts d'avance, sans grande conviction. J'ai envoyé quelques tweets en pestant que je ne trouvais pas les fonctions dont j'aurais voulu me servir. (Oui, j'ai fini par céder aux sirènes de Twitter - et une fois de plus, c'est la faute de l'autre rhino volant.) Après Bénabar à Forest en mars, j'ai réservé deux places pour le spectacle de Vincent Delerm au Wolubilis, en avril prochain. (Mais à part ça, Chouchou adore Marilyn Manson et j'ai du Manowar et du Korn dans mon iTunes, hein.) J'ai annulé mon thé de 16h30 au comptoir Florian, et renoncé à me traîner à la soirée magique du Serendip Spa où j'aurais pu faire le plein de cours de yoga et de massages à -15%. (Ca tombe bien, je suis fauchée.) J'ai voulu faire une sieste et passé une heure sur mon lit sans réussir à m'endormir. Quand tu en es au stade où tu foires même une simple sieste, il faut te résigner: tu es en train de vivre une authentique journée de merde, une de celles que tu peux foutre à la poubelle avant même de l'avoir finie.

Plus que 103 à tirer jusqu'au printemps.


jeudi 8 décembre 2011

Swap littéraire: paquets reçus et envoyés (11)


- Le paquet de Myriam qui n'est plus une elfe fée pour Nelly:


"Le facteur est passé le vendredi alors que je n'étais évidemment pas là. J'ai donc dû attendre jusqu'au lundi suivant pour aller récupérer mon précieux paquet.
J'étais tellement pressée que je n'ai même pas pris en photo l'emballage du livre. Un beau papier turquoise (important pour la suite). En voyant le nom de l'auteur "Ange", je n'ai pu m'empêcher de sourire. Je collectionne les anges et c'est un détail que j'avais oublié de mettre dans ma description, mais comme quoi ils me rattrapent. Je ne connaissais pas cette trilogie et lisant très peu de romans français, c'est un excellent choix !
Le paquet était placé sous le signe de la couleur turquoise par rapport au titre du livre. J'ai donc découvert un petit sachet avec une belle écharpe en soie, ainsi qu'un sachet de thé. J'adore le thé et les écharpes ! C'est un swap qui a fait mouche à 100% ! Merci beaucoup pour ce très joli paquet ! Je me plonge dès que possible dans la lecture de cet ouvrage !
(Désolée pour la photo, faite avec mon ipod, elle est pas la plus claire...)"

Nelly

Hiiiiiii! Ange, c'est mes copaiiiiiiins! D'ailleurs, j'ai l'intégrale dédicacée d'"Ayesha" dans ma PAL depuis des lustres (honte à moi de ne pas encore l'avoir lue, d'autant qu'il paraît que ça déchire!). J'aime beaucoup beaucoup leurs romans comme les bédés dont ils sont scénaristes.

- Le paquet de Nelly pour Sybille:

Fait amusant, Sybille aura été la première à envoyer le paquet pour sa swapée et la dernière à recevoir le paquet de sa swapeuse. Et comme elle était en position n°1 dans la chaîne (vous le verrez demain, quand je publierai la photo de cette dernière en même temps qu'un bilan global du swap), on peut dire que la boucle est vraiment bouclée!

"Ma swappeuse, Nelly, m'écrit qu'elle a choisi pour moi "ce livre parce qu'il parle d'écriture et d'un auteur prêt à tout pour réussir dans ce domaine" Cool
En effet, sur le 4ème de couv' de Saga de Tonino Benacquista, auteur que je ne connaissais même pas de nom, on peut lire : "j'aurais fait n'importe quoi pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais." lol!
Je suis vraiment curieuse et j'imagine que je reviendrai causer de cette lecture Wink


Toujours parce que j'aime l'écriture, Nelly avait donc ajouté un petit carnet vert à glisser dans le sac (le genre qui fait bien sérieux avec le petit élastique pour refermer) et, "en tant que belge" et pour que je puisse savourer un bon chocolat chaud en écrivant/lisant, des blocs de chocolat au bout d'un bâtonnet (je connaissais le concept, mais je trouve ça trop cool/rigolo/tentant).


Voilà un joli prémisse à Noël et un grand merci à Nelly Very Happy

A demain, donc, pour le bilan de ce swap, et à après-demain pour la révélation du programme des réjouissances 2012.

Un mercredi après-midi en demi-teinte


Chouchou ayant un reliquat de congés payés à écouler avant fin décembre, il avait posé son après-midi d'hier. Nous en avons profité pour aller déjeuner chez Oups, un bar à soupes situé du côté de la place Flagey que nous aimons beaucoup mais qui est fermé le soir et le week-end, si bien que nous n'avions pas eu l'occasion d'y manger depuis très longtemps. Les filles qui le tiennent composent leur carte en fonction des trouvailles du jour sur le marché, si bien que la demi-douzaines de soupes, les quelques salades et les focaccia proposées pour les accompagner changent tout le temps. Hier, la soupe au poulet que j'avais choisie était affreusement fade, avec à peine un vague goût de persil et de petits pois: ma toute première déception chez Oups. Le consommé de lentilles jaunes aux épinards, par contre, était à la hauteur de mes souvenirs, tout comme le pain bio maison.

Après ça, Chouchou et moi avons pris le tram puis le métro pour nous rendre dans le centre. Bien qu'il fasse encore assez beau à Bruxelles, la température a chuté brutalement en fin de semaine dernière, et j'ai amèrement regretté de n'avoir pas emporté de gants. Les deux manèges steampunk installés sur la place Sainte-Catherine ne m'ont pas emballée: j'en avais déjà vu de beaucoup plus beaux. Evidemment, comparés à celui des Machines de l'Ile, j'imagine que tous les autres vont me paraître minables maintenant! En nous dirigeant vers la Bourse, nous avons traversé l'un de ces marchés de Noël que j'abhorre avec leurs petits chalets en bois faussement authentiques, leurs écoeurantes odeurs de bouffe - friture, charcutaille et vin chaud mélangés - et leurs produits tous plus kitsch et improbables les uns que les autres. Des souvenirs de Russie en plein Bruxelles, sérieusement?

Un petit passage chez Brüsel pour nous ravitailler en BD, et nous sommes allés nous réfugier aux Gens Que J'Aime. Tout en sirotant un bon chocolat chaud, j'ai lu les 90 premières pages de la bédé underground "Whiskey et New York". Mais un courant d'air glacial m'empêchait d'ôter mon manteau, et j'en ai vite eu assez. En attendant la tombée de la nuit, Chouchou et moi avons donc rassemblé les indices nécessaires pour trouver la géocache à tiroirs "Grute Met".

D'abord, compter les fenêtres sous les toits de l'hôtel de ville. Obtenir les coordonnées du Manneken Pis, et aller compter les barreaux de la partie inférieure de la grille qui l'entoure. (Au passage, ne pas manquer d'admirer les statues en chocolat qui trônent dans les vitrines voisines.) Obtenir les coordonnées de la Jeanneke Pis. Revenir vers la Grand'Place pour prendre des photos du sapin géant désormais illuminé. Regretter que le superbe spectacle offert par Electrabel ne commence pas avant 20h. Longer la rue des Bouchers en se faisant interpeler par les serveurs des restaurants à touristes. Trouver la date d'inauguration de la statue, et obtenir les coordonnées d'un point situé près du Nova. Traverser les galeries royales en achetant au passage quelques cartes postales dans une petite librairie ancienne. Arrivés à destination, examiner une gouttière pas trop propre et... ne rien trouver. Argh. Tant pis, nous repasserons de jour, quand on y verra mieux.

De retour à la maison, j'ai trouvé ma boîte mail pleine. Un message du syndic de Monpatelin m'informait que la pente des gouttières de la résidence n'est plus respectée, d'où les débordements constatés sur la façade; il va falloir faire quelques travaux. J'ai le choix entre les ordonner tout de suite et m'attirer les foudres du reste de la copropriété, ou attendre 9 mois la prochaine assemblée générale pour mettre le financement au vote (et prendre le risque qu'il soit refusé). Pendant ce temps, la dégradation de la façade continuera... Un autre message de mon père m'annonçait les résultats de son dernier scanner. Ses métastases aux poumons sont toujours là, mais elles ont un peu diminué de taille et les autres organes ne sont pas atteints. Il attaque lundi prochain un second round de chimio, par cachets cette fois et avec une dose doublée. Ce n'est pas une excellente nouvelle, mais ce n'est pas non plus une atrocement mauvaise nouvelle, et il faudra s'en contenter.

L'hiver a commencé.

Swap littéraire: paquets reçus et envoyés (10)


- Le paquet de Sylvie pour Coco:





J'ai reçu aujourd'hui le colis Sylvie!!
Bien sûr je l'ai inspecté et première chose qui m'a ravie, ce colis venait de Belgique!!
Les différents paquets étaient bien emballés dans du papier bulle et heureusement car la boîte semblait avoir quelque peu souffert du voyage!!
A l'intérieur je découvre trois paquets et une carte (à ne lire qu'après avoir ouvert les paquets!!) J'ai adoré les petites inscriptions sur chaque paquet!!
Et en ouvrant le tout, je découvre "L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet"
"T.S.Spivet est un jeune prodige de douze ans, passionné par la cartographie& et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l'appelle : il a obtenu le très prestigieux prix Baird et il est invité à venir faire un discours. A l'insu de tous, il décide alors de traverser les Etats-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas, personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant."
J'ai juste feuilleté le livre et ce que j'ai adoré d'emblée c'est qu'il y a plein d'annotations et de dessins dans la marge, un peu comme s'il s'agissait d'un journal de bord. Sylvie a relevé le fait que j'aimais particulièrement la littérature jeunesse et ce me semble être tout à fait le genre d'ouvrage que j'affectionne!!
Accompagnant ce livre, j'ai trouvé un très chouette album photo et c'est vrai qu'avec le numérique je n'ai plus l'occasion de ranger les photos dans un album, ce qui perd un peu de son charme!!!
Enfin, "une invitation à me balader dans Bruxelles" qui m'a d'autant plus touchée que Sylvie se propose volontiers pour me faire visiter la ville à l'occasion!!
Comme elle l'a relevé dans sa carte, il semble que nous ayons un certain nombre de points communs alors un très grand merci à elle pour cet avant goût de Noël et à Armalite d'avoir si bien su assembler swapées et swapeuses!!!!

Coco

Encore un livre dont j'avais parlé et que j'avais vivement recommandé sur le blog, un livre que j'aurais pu envoyer moi-même si les goûts de ma swapée s'y étaient prêtés. Je suis ravie!

Il ne reste plus que trois paquets à découvrir. Le premier est bien arrivé mais n'a pas encore été récupéré par Myriam; le second est bien arrivé aussi et j'attend le compte-rendu de Nelly; le troisième a été posté il y a une dizaine de jour pour Sybille, et je commence à craindre que la Poste ne l'ait égaré...

mercredi 7 décembre 2011

D'où vient votre pseudo de blogueuse?


Déjà, je voudrais rectifier une erreur quasi-systématique: Armalite ne se prononce pas à la française, mais à l'anglaise, comme Armalight, soit Armalaïte. C'est, à la base, le nom d'un fabricant d'armes automatiques. Et je l'ai choisi comme pseudo parce que c'est le premier mot de "Forgotten sons", une de mes chansons préférées de mon groupe préféré:

Armalite, street lights, nightsights
Searching the roofs for a sniper, a viper, a fighter
Death in the shadows he'll maim you, he'll wound you, he'll kill you
For a long forgotten cause,
On not so foreign shores,
Boys baptised in war, boys baptised in war

Morphine, chill scream, bad dream
Serving as numbers on dogtags, flakrags, sandbags
Your friend has married your best friend, love's end, poison pen
Your flesh will always creep,
Tossing, turning, sleep
The wounds that burn so deep, burn so deep

Your mother sits on the edge of the world
When the cameras start to roll
Panoramic viewpoints resurrect the killing fold
Your father drains another beer, he's one of the few that cares
Crawling behind a Saracen's hull
From the safety of his living room chair
Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons

And so I patrol the valley of the shadow of the Tricolor
I must fear evil for I am but mortal and mortals can only die
Asking questions, pleading answers from the nameless
Faceless watchers that parade the carpeted corridors of Whitehall
Who orders desecration, mutilation, verbal masturbation
In their guarded bureaucratic wombs
Minister, Minister care for your children, order them not
Into damnation to eliminate those who would trespass against you,
For whose is the kingdom, the power, the glory
Forever and ever, Amen,
Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen
- Halt who goes there?
Death.
Approach... friend

You're just another coffin on its way down the emerald aisle
Where the children's stoney glances mourn your death in a terrorist's smile
The bomber's arm placing fiery gifts on the supermarket shelves,
Alleys sing with shrapnel detonate in a temporary hell
Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons

From the dolequeue to the regiment a profession in a flash,
But remember Monday's signings when from door to door you dash,
On the news a nation mourns you unknown soldier count the cost,
For a second you'll be famous but labelled posthumous
Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons
They're still forgotten, they're still, still, forgotten
Peace on Earth and mercy mild
Mother Brown has lost her child
Just another Forgotten Son







Bon, évidemment, il faut aimer le prog (rock progressif) et les chanteurs maquillés. Moi qui ne suis pas très branchée musique, Marillion est LE groupe que je retiendrais si je devais n'en garder qu'un, celui qui a le plus marqué mon adolescence, et mon pseudo reflète cette influence.

Et le vôtre, d'où vient-il? Pourquoi l'avez-vous choisi?