mercredi 12 octobre 2011

"Mes chères voisines"


Ayant entamé « Mes chères voisines » lors d'un précédent voyage en train, je l'avais abandonné au bout d'un chapitre seulement au prétexte que ce pseudo « Desperate Housewives », les crimes improbables et l'humour outrancier en moins, s'annonçait ennuyeux comme la pluie. Je ne saurais dire pourquoi je ne l'ai pas immédiatement fourré dans le sac pour Pêle-Mêle, et encore moins pourquoi j'ai fini par le terminer d'une traite aujourd'hui lors d'un autre voyage en train. Mais au bout du compte, je m'étais trompée du tout au tout sur ce joli roman, que j'ai refermé avec le sourire aux lèvres.

Ennuyeux, « Mes chères voisines » ? Absolument pas. Surprenant par la délicatesse de ses sentiments, plutôt ; par l'habileté avec laquelle l'auteur parvient à entremêler les fils d'existences très disparates pour peindre un tableau d'ensemble plein de vie. Cornelia et Teo forment en apparence un couple idéal mais peinent à concevoir un enfant ; Piper, clone de Martha Stewart au brushing impeccable et à la langue acérée, apprend que son mari la trompe et veut divorcer alors qu'elle assiste sa meilleure amie en train de mourir d'un cancer ; Dev l'enfant prodige et solitaire recherche le père qu'il n'a jamais connu... Leur existence n'est pas exempte de chagrin et de douleur, non plus que de secrets et de révélations surprenantes. Mais ce sont la joie et l'apaisement qui finiront par triompher.

« J'ai découvert que l'amour pouvait être une décision », déclare un des personnages dans l'épilogue de « Mes chères voisines ». J'ajouterais : le bonheur aussi, et Marisa de los Santos l'illustre à la perfection.

mardi 11 octobre 2011

Troc party 3.0


Finalement, comme organiser une nouvelle troc party par l'intermédiaire de mon blog devenait trop compliqué et un poil prise de tête, je me suis contentée de recontacter les anciennes et de leur demander: "Le 9 octobre, vous êtes libres? Ca vous dit?" Et sept d'entre elles ont répondu: "Banco". Avec moi, ça faisait 8, ce qui était un bon chiffre.

Dimanche après-midi, nous avons donc toutes débarqué chez Miss Sunalee avec nos erreurs d'achat des derniers mois et plein de bons trucs à manger: mini-cakes à la courgette et au parmesan, boulettes de boeuf aux olives, madeleines au miel, gâteaux sud-africains avec des vrais morceaux de fée dedans, cookies au chocolat presque pas sucrés et juste moelleux comme il faut, cake au jambon et aux olives, mini-madeleines aux écrevisses et au curry, scones maison avec de la vraie clotted cream, tarte au citron meringuée, et j'en oublie sûrement. Tout en nous goinfrant dégustant ces gourmandises le petit doigt en l'air comme les filles bien élevées que nous sommes, nous avons déballé la première moitié de nos trésors: les cosmétiques, bijoux et petits brols divers. Laissez-moi vous dire qu'on a assisté à un sacré traffic de vernis. J'en ai donné une douzaine, et je suis au regret de dire que j'en ai récupéré moitié autant, dont le OPI Java Mauve-A, le Waikiki Orange de Mavala et le Wild Lilac de Gosh qui vont partir directement à Monpatelin. Heureusement que j'avais pensé à ôter mon DS Mystery inphotographiable avant de venir pour pouvoir procéder à des essais! Sophie, dont le compagnon travaille dans la dernière savonnerie belge, avait apporté un carton entier de savons à l'ancienne dans lequel nous avons toutes pioché allègrement.

Puis nous nous sommes levées pour déployer nos vêtements sur les sièges, et nous avons commencé à fouiller en nous interpelant les unes les autres. "Je suis sûre que cette veste t'irait super bien, et c'est exactement tes couleurs." "La robe, là, elle me serre trop à la poitrine; y'a quelqu'un qui fait moins qu'un bonnet C?" "Tu devrais vraiment les prendre, ces escarpins fuck me; ils te donnent une allure démente." Le salon de Miss Sunalee s'est changé en cabine d'essayage collective, et il y a eu beaucoup d'aller-retour dans le couloir pour aller vérifier dans la glace en pied que telle jupe ne boudinait pas trop ou que tel décolleté ne paraissait pas indécent. Je crois que certaines se sont surprises à emporter des choses qu'elles n'auraient même pas regardées en magasin, et c'est aussi l'intérêt de ces troc party: nous faire découvrir de nouvelles choses en nous encourageant à sortir de notre zone de confort vestimentaire. Les affaires qui n'ont pas trouvé preneuse ont, comme d'habitude, été rassemblées pour être données aux Petits Riens. Les participantes se sont dispersées vers 19h après une après-midi bien remplie. J'adore ces troc party; c'est gai comme tout. Et instructif, avec des sujets de conversation allant de la meilleure manière de préparer des beignets d'aubergine, à la difficulté de réclamer une crème anti-hémorroïdes dans une pharmacie d'un pays dont on ne parle pas la langue (la vie des grands voyageurs n'est pas faite que de moments glamour). On remet ça dans six mois, les filles?

J'veux pas y aller


Demain, je dois descendre à Monpatelin... et je n'ai pas envie. Pas envie de me lever aux aurores, de passer la journée à m'ennuyer dans le TGV (mais quand installeront-ils enfin le wifi sur cette ligne?), de me nourrir de sandwichs et de ne pas pouvoir boire de thé vert, d'attendre ma correspondance plus d'une heure au café de la gare, de manquer me donner un tour de reins en hissant le monstre turquoise dans les escaliers, de découvrir en triant le courrier reçu en mon absence que l'administration me fait encore des misères et que j'ai encore une pluie de fourmis crevées sur mon oreiller.

Et puis surtout, je n'ai pas envie de laisser Chouchou seul pendant presque deux semaines. Il traverse une période très difficile en ce moment, avec beaucoup de soucis de boulot (mais pas seulement), et même si je ne peux pas faire grand-chose pour l'aider, je préfèrerais rester près de lui. Oh, je sais qu'il profite de mes absences pour regarder des tas de séries télé dégoûtantes, manger n'importe quoi et se coucher à pas d'heure, mais justement - je ne suis pas certaine que ça lui soit très profitable.

Dans ce genre de circonstances, ma vie à cheval entre deux pays m'apparaît comme une contrainte plutôt que comme une chance. Je me dis que je pourrais aussi, comme Soeur Cadette, être appelée à voyager régulièrement à l'étranger pour mon travail. Mais je culpabilise quand même. Je culpabilise de ne pas être là pour mon amoureux. Je culpabilise de ne pas passer plus de temps auprès de ma famille. Je culpabilise de laisser mon appart à l'abandon trois semaines par mois. Mon coeur est coupé en trois, et on n'a encore inventé ni l'ubiquité ni la téléportation.

lundi 10 octobre 2011

Comment occuper un looooong trajet en voiture


Pour la seconde année consécutive, la SNCF reconduit la crétinerie du siècle: à savoir, mettre tous les billets pour la période la plus chargée de l'année (mi-décembre à mi-janvier) en vente au même moment - le 13 octobre, à 6h du matin. L'an dernier, j'étais tombée du lit en pleine nuit pour m'occuper de nos réservations Bruxelles-Toulouse; je n'avais réussi à obtenir des billets que sur le coup de 9h, et toutes les tentatives précédentes qu'on m'avait annoncées comme n'ayant pas abouti avaient quand même été suivies de prélèvements sur mon compte bancaire. Je vous raconte pas le bordel, essentiellement parce que je l'ai déjà raconté ici. Et aussi parce que je viens de vous en remettre une couche l'air de mine de rien.

Du coup, cette année, je refuse de piquer une nouvelle crise de nerfs suivie d'un échange de mails furibards. Nous ne descendrons pas à Toulouse en train. Nous ne descendrons pas non plus en avion, échaudés que nous avons été par la transhumance catastrophique de Noël 2009: tempête de neige, les trois quarts de vols au départ de Zaventem annulés, retard monstrueux et arrivée à Toulouse à 2 heures du matin, sans nos bagages qui ne nous avaient été livrés que cinq jours plus tard. Non, cette année, nous profiterons de la voiture de fonction de Chouchou. Il fera l'aller seul, puisque j'arriverai de Monpatelin où j'aurai passé quelques jours auparavant, et nous remonterons ensemble, probablement le samedi 31. Oui, dommage pour le réveillon, mais nous devons bosser tous les deux le lundi, et je tiens à ce que nous conservions une journée de marge pour nous reposer ou gérer d'éventuels aléas sur la route.

D'après mes calculs, financièrement, ça ne reviendra pas plus cher que de prendre le train - voire moins, étant donné que les billets à tarif réduit risquent d'être difficiles à obtenir dans ces dates-là. Nous n'aurons pas le stress de rater notre correspondance à Paris et de devoir passer la nuit sur place un soir de réveillon, et pour une fois, nous pourrons emporter autant de bagages qu'il nous chantera. Je me réjouis déjà à l'idée de ramener d'énormes stocks de confitures maison, et aussi des légumes du jardin de mes parents (quoi qu'en cette saison, ça risque d'être courge, courge et re-courge, point).

Ce sera la première fois que Chouchou et moi passerons plus de deux heures ensemble dans une voiture. Or, il faut savoir que les longs trajets en bagnole me gonflent prodigieusement. Je n'aime pas écouter de la musique, et comme j'ai facilement mal au coeur, je ne peux pas trop lire même sur l'autoroute. Je n'ai pas non plus de lecteur de DVD portable, et aucune intention d'en acheter un pour l'occasion. Notre habitude de massacrer à tue-tête et en choeur le générique de dessins animés de notre enfance risque de ne pas nous occuper plus d'une demi-heure. J'ai envisagé de faire l'emplette d'un ou deux livres audio; nous n'avons pas de lecteur de CD, mais Chouchou pense qu'on doit pouvoir mettre ça sur une carte SD. Si vous avez d'autres idées pour occuper agréablement ce type de trajet, je suis preneuse.

Bientôt 5 ans


Le 19 octobre, ça fera 5 ans que Chouchou et moi sommes ensemble. Je ne suis pas très branchée anniversaires; la dernière fois que j'ai fêté un des miens, c'était pour mes 30 ans - c'est dire si ça remonte. Mais Chouchou est plus attaché que moi aux symboles, et il aimerait bien qu'on marque le coup. Ca ne pourra pas être le jour même, étant donné que je serai à Monpatelin et lui à Bruxelles, ni même le week-end suivant, puisque je serai à Toulouse dans ma famille. Le dernier week-end du mois, donc. Je rêve depuis des années d'une balade en montgolfière ou d'une nuit dans une cabane perchée dans un arbre, mais je crains que la météo de fin octobre se prête assez peu à l'une ou l'autre de ces activités. Du coup, je sèche comme mon parapluie sur le palier. Et il ne reste plus beaucoup de temps pour organiser quelque chose... Au pire, on se rattrapera pour nos 10 ans.

Merci à BBL pour la jolie photo.

dimanche 9 octobre 2011

Croissant vs couque au beurre: le crash test


Mon intégrité bloguesque m'obligeant à vérifier ce que j'avance, ce matin, j'ai envoyé Chouchou me chercher un croissant et une couque au beurre, pour comparer.




Visuellement, on conviendra qu'en effet, la couque au beurre est plus courte et plus dodue; donc, qu'elle a sans doute un ratio de croustillance plus faible (j'invente des mots si je veux), mais une tendreté supérieure.

Je mords dans le croissant, mon fidèle ami et allié boulanger... Et là, c'est le drame. Il est fourré avec une espèce de pâte immonde. "Ah, zut, je me suis trompé, j'ai pris un croissant au chocolat", bredouille Chouchou, mi-contrit mi-mort de rire. Un croissant au chocolat??? Le boulanger belge est fourbe, et le petit ami belge tout autant. Si vous êtes française et que vous sortez avec un boulanger belge, bon courage. Un croissant au chocolat, quelle absurdité! Alors qu'il existe de très bons pains au chocolat, alias chocolatines dans le Sud-Ouest de la France, alias couques au chocolat à Friteland.

Je me dis que je vais me rattraper avec la couque au beurre, puisque même mes compatriotes m'assurent que c'est de la bombe. Et là, c'est le drame (bis): la couque au beurre est trop large pour entrer dans ma tasse à chocolat préféré. Elle bloque à l'entrée, et je dois la déchirer en deux dans le sens de la longueur pour pouvoir lui faire faire trempette. D'où miettes partout et grosse contrarité. Heureusement que je n'avais pas mis de la confiture dedans, ça aurait été un carnage.

Ici s'arrête ce numéro de "Vis ma vie difficile en Belgique". Je vous laisse: il faut que j'aille chercher l'éponge et l'aspirateur de table pour nettoyer les reliefs de mon crash test. L'intégrité bloguesque, c'est drôlement salissant.

Le Vert de Gris


Pour la deuxième année consécutive, nous avons voulu profiter de l'opération RestoDays qui permet de découvrir de bons restos bruxellois pour un prix fixe de 21€ le lunch ou 28€ le dîner, avec un supplément de 15€ en cas d'étoile au Michelin. Et pour la deuxième année consécutive, le temps que nous nous décidions à réserver, La Truffe Noire et son petit frère L'Atelier de la Truffe Noire étaient déjà archi-complets. Nous avons donc choisi parmi les restos où il restait encore de la place sur la base des photos de la salle et du menu spécial proposé pour l'opération, en évitant ceux où l'addition ne doit de toute façon guère dépasser les 30€ le reste de l'année. C'est ainsi que hier soir vers 20h, nous avons poussé la porte du Vert-de-Gris.




Nous avons découvert une salle très agréable: alternance de brique nue et de peinture verte, plancher et tables en bois, lustres de cristal, chandeliers et grands miroirs. Même lorsqu'elle s'est trouvée pleine en milieu de soirée, le volume sonore y est resté supportable et ne nous a pas obligés à hurler pour soutenir une conversation.

Le menu prévu pour ces RestoDays était le suivant:

En entrée, j'ai pris la poêlée de champignons sauvages, servie sur un minuscule carré de pâte feuilletée. Elle était bonne, mais hyper salée. Chouchou de son côté s'est déclaré pleinement satisfait de ses croquettes de crevettes grises à la cuisson et à la consistance parfaites. En plat du milieu, nous avons tous les deux opté pour les raviole de veau, et voici ce qu'on nous a servi:



C'est typiquement ce que j'appelle une fausse bonne idée. Deux raviole géantes au lieu de 6 ou 8 raviole normales: d'abord, c'est moche dans l'assiette, on dirait deux éponges échouées. Ensuite, ça oblige à couper au lieu de déguster juste à la fourchette. Enfin, ça signifie qu'on prend des bouchées où la viande prédomine nettement, et d'autres composées uniquement de pâte. Dommage, la viande était tendre (bien que hachée trop gros), le goût de la sauge bien distinct, la pâte délicieuse et cuite à point. En dessert, n'étant pas fan de mascarpone et n'ayant plus assez faim pour du chocolat, j'ai opté pour la très classique crème brûlée: rien à dire. Et Chouchou a beaucoup apprécié son moelleux.

Un mot de la carte des vins: elle est sympathique et assez variée, mais ne comporte que peu de choix au verre ou à la demi-bouteille. Nous avons pris un Saint-Amour de 2009, un des rares vins que j'adore et qui ne soit pas un Bordeaux.

Le service a été assez erratique. On a mis du temps pour venir prendre notre commande; on nous a apporté le plat alors que les assiettes de l'entrée n'étaient pas débarrassées, et nous avons attendu nos desserts presque trois quarts d'heure. Mais clairement, les filles étaient en sous-effectif (confirmé par l'une d'elles, qui m'a expliqué que deux de ses collègues étaient en congé maladie). Et bien que harassées, elles sont restées souriantes - impossible, donc, de les blâmer.

En conclusion, nous avons passé une très bonne soirée et bien mangé dans un cadre agréable. Je n'ai toutefois pas été séduite par la cuisine au point d'avoir envie de revenir en payant un repas aux tarifs habituels pratiqués par le restaurant.

Vert-de-Gris
Rue des Alexiens 63
1000 Bruxelles
Tel: 02 514 21 68

samedi 8 octobre 2011

De l'incompréhension boulangère entre les peuples


J'ai envie d'un chocolat chaud, et je n'ai pas pensé à acheter des pains au lait lors de notre dernière expédition chez Delhaize. Or, ma religion m'interdit de boire du chocolat chaud sans rien tremper dedans.

MOI: Chouchou, je descends chez Allemersch voir s'ils ont de la brioche aux écorces d'orange confites pour le goûter. S'ils n'en ont pas, tu veux que je te prenne quoi?

CHOUCHOU: Une couque au beurre.

MOI: Un croissant, donc.

CHOUCHOU: Non. Une couque au beurre, c'est fait avec la même pâte qu'un croissant, mais ça a la forme d'une couque aux raisins. Attends, je te montre.

Et il me sort cette photo.



MOI: Euh, oui, donc, c'est un croissant.

CHOUCHOU: Non, c'est une couque au beurre. C'est très différent. Regarde, il n'y a pas de tûts au bout.

MOI: D'accord: c'est un croissant fait par un boulanger qui a eu la flemme de donner un tour de pâte supplémentaire.

CHOUCHOU: Non, c'est une couque au beurre.

MOI: Chouchou, si c'est fait avec de la pâte à croissant et que ça a la forme d'un croissant, c'est...?

CHOUCHOU: Une couque au beurre.

Voilà, voilà...

(Accessoirement, amis français, sachez que la couque aux raisins vendue en Belgique n'est pas ce que nous appelons un pain aux raisins ou une brioche aux raisins: ça, ici, c'est une couque suisse. Probablement parce que la Suisse est mondialement connue pour ses vignobles.)

Les week-ends d'automne à Bruxelles


Les week-ends d'automne à Bruxelles, la première question qu'on se pose en ouvrant un oeil le matin, c'est: va-t-il pleuvoir aujourd'hui? Et généralement, la réponse est oui. Alors, on cherche ce qu'on pourrait bien faire sans trop mettre le museau dehors. On va respirer et s'étirer au cours de yoga en n'oubliant pas ses chaussettes, et on savoure la douce chaleur des couvertures en bébé alpaga que Claudia étend sur chaque élève pendant la période de relaxation finale. On s'engouffre dans un cinéma en secouant son parapluie trempé, et pendant deux heures, on se pelotonne l'un contre l'autre dans le noir. On emporte son livre du moment au Comptoir Florian pour bouquiner devant une théière fumante et, si on a de la chance, une part de succulente apple pie. On laisse le temps suspendre son vol pendant que les gouttes tambourinent doucement aux carreaux. On se demande où on pourrait bien dîner le soir; on réalise qu'on est un peu fauchés là tout de suite et qu'on n'a pas nécessairement envie de rentrer tard, et finalement, on va chercher des pizzas chez Mamma Roma ou on se fait livrer du pad thaï par le Tom Yam. On se goinfre les savoure devant le dernier épisode de "How I Met Your Mother" en se plaignant que la série traîne un peu en longueur, mais en fait, on l'aime toujours bien. On traîne sur Facebook où tous les copains râlent après la météo. On s'arrache à son ordinateur vingt minutes, le temps de préparer des madeleines au chocolat ou des mini-cakes à la confiture pour le petit-déjeuner du lendemain. On va se coucher un peu après minuit, et on pousse un grognement de bonheur en se glissant sous la couette qu'on vient juste de ressortir du placard après six mois de chômage technique. Même s'il est déjà tard, on sacrifie au rituel des deux chapitres de lecture avant d'éteindre la lumière. Puis on fait les cuillères en se demandant à quoi on occupera la journée du lendemain. Idéalement, on ira bruncher seuls ou avec des amis. Si le ciel s'est dégagé, on sortira le GPS pour chercher quelques géocaches; sinon, on passera l'après-midi à dessiner, à écrire, à se peinturlurer les ongles ou à coudre un doudou en feutrine. On se préparera doucement à entrer en hibernation en faisant déjà des projets pour le retour du soleil, au printemps prochain.

vendredi 7 octobre 2011

La roue tourne


Il y a un mois, une de mes plus vieilles amies était en couple depuis plus de 20 ans avec le seul et unique homme de sa vie.
Aujourd'hui, elle finit de s'installer dans son tout premier appart' de célibataire; elle a ses deux enfants en garde alternée et son mari et elle vont engager une procédure de divorce.
Elle n'a toujours pas bien compris ce qui lui était arrivé.

Il y a un mois, une amie beaucoup plus récente et néanmoins très chère traversait une période morose, pleine de soucis matériels et affectivement déserte.
Aujourd'hui, elle cause déménagement international pour s'installer avec son "homme parfait", celui qu'elle vient juste de rencontrer mais dont la place dans sa vie s'est tout de suite imposée comme une évidence.
Elle non plus n'a toujours pas bien compris ce qui lui était arrivé.

En bien comme en mal, la vie peut basculer en un clin d'oeil. J'essaie de ne pas l'oublier pour savourer chaque minute de bonheur sans la considérer comme un dû, et tenir bon dans les périodes difficiles grâce à la certitude qu'elles se termineront un jour - peut-être plus vite que je ne le pense.


L'illustration légèrement décalée provient d'ici. J'ai toujours du mal à parler de sujets "sérieux" sans tenter de dédramatiser...

"Complément affectif" T10


Malgré une couverture assez peu accrocheuse par rapport aux précédentes, ce tome 10 vient conclure en beauté la série "Complément affectif". Les dessins de Mari Okazaki sont toujours aussi beaux, les sentiments exprimés toujours aussi subtils et forts à la fois. Plus que jamais, Fuji va être tiraillée entre son travail monstrueusement prenant dans la pub et son amour pour le photographe Sahara, appelé à l'autre bout du monde par son art. La fin toute en délicatesse ne renie pas les bases posées tout au long de la série, ni les valeurs de son héroïne merveilleusement moderne et sensible à la fois.

Si vous êtes attirée par la culture japonaise mais n'y connaissez pas grand-chose en manga et ne savez pas trop par où commencer votre exploration du genre, "Complément affectif" est une série idéale, qui illustre à la perfection le dilemme auquel sont confrontées les jeunes Japonaises d'aujourd'hui. Bien que très désireuse de trouver le grand amour, Fuji n'est pas prête à sacrifier ses ambitions professionnelles. A l'approche de la trentaine, elle commence à être considérée comme une "vieille fille" par tous ses collègues, et ça ne l'empêche pas de se donner à fond dans un travail ingrat qui occupe ses jours, ses nuits et ses week-ends sans lui valoir beaucoup de reconnaissance. Sous son attitude conciliante et les doutes qui l'assaillent parfois, elle cache une volonté de fer et un coeur d'artichaut - une combinaison qui la rend extrêmement attachante. J'ai pris beaucoup de plaisir à la suivre pendant ces 10 tomes.

jeudi 6 octobre 2011

10 objets du désir (with lots of paillettes inside)



- Pour les vernis comme pour les chaussures, j'avais décidé de m'en tenir à une règle très simple: ne plus acheter que des choses dont je n'avais pas déjà un équivalent dans mes placards, ce qui élimine énormément de possibilités d'entrée de jeu. Oui mais voilà: dans la collection Muppets d'OPI qui va sortir le mois prochain, trois flacons au moins me font de l'oeil. Le Gone Gonzo (bleu à grosses paillettes), le Fresh Frog of Bel Air (vert à grosses paillettes) et le Gettin' Miss Piggy With It! (rouge à grosses paillettes). J'espère que je vais pouvoir les commander sur Nail ETC, parce que ça m'ennuierait un peu d'en voir pour 40€ chez Sephora...

- Ce collier Colibri en émail des Néréides. Ou la bague assortie, que j'aurais quand même peur d'accrocher partout. Non, pas les deux, j'aime pas les parures. Quoi que je pourrais toujours les porter en alternance ^^ Blague à part, je crois qu'après une longue période Réminiscence/Gas, Les Néréides et sa petite soeur N2 sont devenues mes marques de bijoux fantaisie préférées.



- Dans un genre un peu différent, ce collier dents de lait (non, Ickle et Lardee, pas vous!). Ou ce squelette de lapin. Ou à peu près tout ce ce qu'on trouve chez Galibardy. Je ne remercie pas La Princesse - mais je me suis vengée en la branchant sur les derbies Anniel, mouah ah ah. N'empêche, je commence à avoir beaucoup trop de colliers pour un unique cou.




- Ces ballerines à paillettes noires de La Redoute. Plus versatiles que les deux paires argentées que je convoite par ailleurs, et surtout presque quatre fois moins chères avec leur 27,99€. En plus, il paraît qu'elles sont confortables et solides. Ce que j'attends pour les commander? Que le site français de La Redoute ne me renvoie pas systématiquement sur le site belge alors que je veux me faire livrer à Monpatelin. Autrement dit, je les commanderai une fois sur place, hein.



- Un agenda Moleskine Pacman pour 2012. Il est beau, c'est une édition limitée, et il existe en quatre versions: une page par jour grand ou petit (noir), une page par semaine grand ou petit (jaune). Problème: j'ai déjà acheté un agenda 2012 sur le thème de l'urban knitting, qui me plaît beaucoup aussi. Indécise je suis.



- La fameuse jupe Odd Molly que j'ai renoncé à acheter à Stockholm, et qui est maintenant sold out sur leur site dans cette couleur. Le meilleur moyen de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder. Un autre moyen moins connu mais également efficace consiste à attendre qu'elle ne soit plus disponible sur le marché :-)


- Un pot de Time Zone d'Estée Lauder, parce que je me suis laissé dire que c'était une des crèmes anti-rides les plus efficaces. Malheureusement, c'est aussi l'une des plus chères (alors qu'elle ne continent même pas de paillettes!), et il faut déjà que je rachète un flacon de Night Repair ce mois-ci. Pffff.



- Sur ce coup-là, l'objet du désir, ce n'est pas tant cette sublime glace au caramel beurre salé de Picard: j'en ai un bac tout neuf au congélo. Non, le truc, c'est que je voudrais pouvoir en engloutir un litre à chaque repas sans doubler de volume et devoir user la semelle de mes futures ballerines à paillettes sur les pavés bruxellois pour essayer de brûler trois pauvres calories.



- La deuxième édition du guide "Un an de brunchs à Bruxelles". La précédente date de 2009 et nous a permis de découvrir plein de chouettes endroits; mais entre-temps, certains restaurants ont changé de direction et cessé de proposer un brunch, tandis que d'autres qui au contraire ne le faisaient pas avant s'y sont mis avec bonheur. De quoi égayer nos dimanches hivernaux! Comme il n'est pas disponible sur Amazon, je vais devoir aller l'acheter chez Filigranes ce qui me permettra de poursuivre ma mission d'espionnage international. J'en profiterai sans doute pour ajouter ce petit guide dans mon panier, histoire d'être parée aussi pour le soir.




- Un iPhone parce que je suis méga jalouse de toutes ces blogueuses qui publient des Instagram à gogo. Mais je ne craquerai pas. Non, je ne craquerai pas.
Je ne craquerai pas.
Je ne craquerai pas.

Conseils aux aspirants traducteurs littéraires - 2: comment organiser votre travail


Si un éditeur est d'accord pour vous confier une traduction, la première chose à faire consistera à fixer une date de remise en fonction de ses impératifs de publication et de vos capacités de travail, que vous ne mesurez pas forcément bien si vous débutez dans le métier. Pour vous donner une petite idée, un éditeur comme Bragelonne ne fait travailler que des gens capables de traduire au moins 250 000 signes par mois (espaces compris). Au début, vous serez assez lents car il vous faudra vous adapter, non seulement au style de l'auteur dont on vous aura confié un texte, mais aussi aux exigences de l'éditeur. Je parlerai des difficultés du travail en lui-même dans un prochain post; pour aujourd'hui, je voudrais juste vous donner des conseils d'organisation pratique.

- Calculez toujours large quand vous négociez la date de remise de votre traduction. Pensez que vous pouvez tomber malade ou avoir un autre problème qui vous empêchera de travailler pendant plusieurs jours, et gardez-vous une marge pour gérer ces imprévus. Aucun éditeur ne vous en voudra de rendre un texte plus tôt que prévu; par contre, si vous êtes en retard, vous décalez le planning des gens qui doivent intervenir derrière vous: les correcteurs, les gens de la fabrication, l'imprimeur... Vous êtes le premier maillon d'une longue chaîne de production, et votre ponctualité a des conséquences sur le travail de tous les maillons suivants. Un traducteur qui rend son travail à la date prévue est un traducteur à qui l'éditeur sera beaucoup plus enclin à confier un autre bouquin par la suite.

- Certains de mes collègues préfèrent lire un bouquin avant de le traduire; moi, je ne le fais jamais. D'abord parce que s'il est très mauvais, je devrai me le taper deux fois au lieu d'une. Ensuite, parce que j'aime découvrir le texte avec le même oeil que le lecteur: cela me permet de mieux repérer des incohérences ou des maladresses éventuelles, qui risqueraient de ne plus me faire tiquer à la deuxième lecture parce que j'ai compris plus loin de quoi il retournait vraiment. Et si j'ai mal interprété un terme ou un passage donné, je peux toujours rectifier ma traduction lors de la relecture finale. Mais les deux méthodes ont leurs adeptes, leurs avantages et leurs inconvénients.

- Dans la mesure du possible, tentez d'établir un contact avec l'auteur pour lui demander des précisions si certains passages demeurent obscurs ou ambigus, notamment dans le cas d'une série où un détail interprété d'une façon X pourrait se révéler, dans un tome ultérieur, signifier en réalité Y. Avec l'anglais, on a souvent des problèmes de genre: si l'auteur évoque brièvement des personnages appelés The Twins, sans que rien permette de deviner leur sexe sur le coup, on ne peut traduire par Les Jumeaux ou Les Jumelles sans courir le risque que lesdits personnages fassent une apparition en personne, plus tard, et se trouvent être du "mauvais" sexe. Internet nous facilite beaucoup la vie en la matière: la plupart des auteurs ont un profil Facebook ou une page perso par le biais de laquelle il est facile de les contacter - eux-mêmes directement, ou leur assistant(e) qui transmettra. Je ne suis encore jamais tombée sur un auteur qui refusait de clarifier un détail pour me permettre de faire la meilleure VF possible. (Par contre, certains tendent à prendre la mouche quand on leur signale des incohérences... Mais ceci est une autre histoire!)

- Dès réception, découpez votre texte et planifiez votre charge de travail: lundi 3 octobre, pages 1 à 20; mardi 4 octobre, pages 21 à 40; etc. Sauf imprévu, tâchez de vous tenir à ce planning. Si vraiment vous n'avez pas envie de bosser un jour, sachez que c'est possible, mais que vous devrez rattraper plus tard. La régularité et la discipline sont deux qualités indispensables pour réussir dans ce métier. Vous estimez peut-être que vous bossez mieux sous pression, mais croyez-moi, si vous bâclez votre boulot faute de temps, ça se verra. Oh, et prévoyez toujours une semaine (environ, selon la longueur et la difficulté du texte) de relecture à la fin. C'est indispensable pour avoir une vision d'ensemble de l'histoire et laisser le moins possible de fautes, de répétitions et de maladresses de style.

- Petit truc perso pour gagner du temps en tapant: les raccourcis clavier, à programmer en utilisant la fonction "correction automatique" de votre traitement de texte. J'en utilise deux sortes:
1. Les expression usuelles, valables en permanence: lgt = longtemps; bcp = beaucoup; qqc = quelque chose; qu = quelqu'un; jm = jamais; ht = hocha la tête; he = haussa les épaules; pdse = par-dessus son épaule; etc
2. Les noms de personnages ou de lieu propres à chaque série/roman: pour AB, rd = Richard; jc = Jean-Claude; na = Nathaniel; pc = Plaisirs Coupables; cd = Cirque des Damnés; sl = Saint-Louis; etc
Attention de choisir des combinaisons de lettres qui ne signifient rien en elles-mêmes. Par exemple, éviter: ri = Richard, sous peine de vous retrouver à la fin avec une phrase comme: "C'était très drôle, j'ai bien Richard".

Ce post est déjà très long; je vais donc m'arrêter là et attendre, peut-être, que mes collègues vous donnent leurs propres conseils dans les commentaires.

mercredi 5 octobre 2011

Quelles ballerines à paillettes pour égayer un automne pluvieux?


Nous sommes début octobre, et je n'ai acheté que 8 paires de chaussures depuis le début de l'année. De plus, mes ballerines RAS bien-aimées, les rouges en feutrine avec un chat sur le pied gauche et des souris sur le droit, ne vont pas tarder à me lâcher. Pour les remplacer, j'hésite entre deux paires de ballerines à paillettes:



D'autres RAS, disponibles chez Spartoo.

Avantages:
- Si c'est la même coupe que les précédentes,
elles sont archi-confortables et vont merveilleusement bien
à mes petits pieds de hobbit carrés.
- Spartoo offre la livraison et le retour éventuel.

Ces ANNIEL, disponibles chez MonShowRoom.

Avantages:
- Elles sont encore plus belles que les RAS, et elles coûtent 10€ de moins.
- La marque a la réputation de faire des modèles hyper confortables.

Inconvénients:
- Il paraît qu'Anniel chausse grand...
- MonShowRoom offre la livraison en ce moment, mais pas le retour éventuel.


Me voilà bien embêtée pour choisir! Si l'une de vous possède des Anniel, j'aimerais beaucoup savoir ce qu'elles donnent à l'usage...

Conseils aux aspirants traducteurs littéraires - 1: comment démarcher les éditeurs



Comme je reçois souvent, par mail, des questions de personnes qui souhaiteraient elles aussi se lancer dans la traduction littéraire mais ne savent pas comment s'y prendre, j'ai pensé qu'il pourrait être intéressant de publier un petit topo - une sorte de FAQ. Il va sans dire que les réponses ci-dessous se basent uniquement sur mon expérience personnelle et n'ont pas la prétention de constituer une vérité absolue. Les collègues qui me lisent auront peut-être la gentillesse d'apporter leur avis dans les commentaires.

Une petite précision pour commencer...
Je parle bien ici de traduction littéraire, c'est-à-dire destinée à la publication sous forme de livres ou éventuellement dans des magazines (papier ou web), par opposition à la traduction dite technique qui recouvre les documents juridiques ou scientifiques, les modes d'emploi, la publicité... Il s'agit de deux activités différentes, qui ne nécessitent pas les mêmes compétences et n'ont pas le même statut administratif. Je ne suis pas qualifiée pour parler de traduction technique ou donner des conseils en la matière.

Quel diplôme me faut-il pour devenir traducteur littéraire?
Aucun. Les éditeurs se fichent des études que vous avez faites; ils veulent juste savoir si vous êtes capable de faire le boulot correctement. Etre un bon traducteur littéraire nécessite deux compétences de base: une excellente maîtrise de la langue de départ (l'anglais, dans mon cas), et une écriture fluide dans la langue d'arrivée (le français). Or, j'ai tendance à penser que le style est quelque chose d'inné, et qu'aucun professeur ne pourra vous l'enseigner. Bien sûr qu'une formation spécialisée peut vous apprendre des tas de choses; je n'en remets pas l'intérêt en cause. Je dis juste qu'un diplôme n'est pas indispensable pour trouver du boulot si vous avez acquis les compétences nécessaires par un autre biais: par exemple, si vous êtes né de parents bilingues ou avez longtemps vécu à l'étranger, et que vous écrivez bien en français, vous pouvez faire un bon traducteur littéraire même sans avoir jamais mis les pieds dans une fac de langues. Je ne suis pas un cas isolé: 80% des traducteurs que je fréquente n'ont pas non plus de diplôme lié au métier qu'ils exercent.

D'accord, mais sans diplôme ni expérience préalable, comment faire pour décrocher un premier contrat?
J'ai commencé par démarcher à l'intérieur d'une niche très spécifique qui était la traduction de jeux de rôles, un domaine que je maîtrisais extrêmement bien. Au lieu d'un CV dont les éditeurs se foutaient probablement (et sur lequel je n'avais de toute façon rien à mettre à part un diplôme de Sup de Co option marketing!), j'ai envoyé des essais: trois ou quatre pages traduites d'un ouvrage pas encore publié en français, mais correspondant à leur créneau. Très vite, on m'a proposé du boulot mal payé, que j'ai accepté pour commencer à me faire de l'expérience et une réputation dans le milieu. Au bout d'un an et demi, j'ai pu passer à la traduction de romans tirés de jeux de rôles puis, par extension, à la traduction de romans fantastiques en général. Mon parcours n'est probablement pas très typique, mais voici ce que je conseillerais à des gens qui débarqueraient sur le marché aujourd'hui:
- Ciblez très exactement les éditeurs pour lesquels vous avez envie de travailler. Envoyez-leur des essais à partir de textes d'auteurs qu'ils publient déjà ou seraient susceptibles de publier. Cette tactique ne fonctionnera que si vous avez la chance de tomber à un moment où ils cherchent quelqu'un, car les plannings sont souvent bouclés un an à l'avance.
- Dans ce milieu comme dans beaucoup d'autres, rien ne remplace un contact personnel. Si l'éditeur qui vous intéresse a un forum de discussion internet, inscrivez-vous dessus et postez souvent pour vous faire connaître. S'il participe à des salons littéraires, allez sur son stand à un moment où celui-ci n'est pas pris d'assaut et engagez la conversation avec les responsables. Montrez-vous enthousiaste à propos de leurs publications, expliquez que vous aimeriez bosser pour eux et demandez conseil sur la meilleure manière de soumettre une candidature. Au minimum, vous repartirez avec une idée de leurs besoins actuels et le nom du directeur de collection à qui envoyer un essai.

Une prochaine fois, si ça vous intéresse, je vous parlerai des qualités nécessaires pour exercer ce métier et des erreurs à ne pas commettre - aussi bien au niveau de l'organisation du travail que de son contenu.

EDIT DE JANVIER 2014: La situation a bien changé depuis que j'ai écrit ce billet. Le secteur de l'édition est en grande perte de vitesse depuis 3 ans, et beaucoup de traducteurs chevronnés peinent aujourd'hui à trouver du travail. Si vous débutez dans le métier, à moins d'avoir des contacts ou d'être prêt à travailler pour une rémunération de misère (ce qui ne sera plus tenable au bout d'un an, quand les charges sociales commenceront à vous tomber dessus), je vous conseille fortement de vous tourner vers la traduction technique qui bien qu'également touchée reste plus porteuse. 

EDIT DE MARS 2019: Malgré l'édit précédent, je continue à recevoir beaucoup de mails d'aspirants traducteurs littéraires. Je trouve ça assez déprimant de répéter à chaque fois que les conditions d'exercice du métier ne font qu'empirer, que nous sommes écrasés sous les charge sociales alors que les tarifs du feuillet n'ont pas bougé depuis dix ans, que le travail se fait toujours plus rare et que la plupart d'entre nous envisagent une reconversion à contrecoeur. Aussi, désormais, je ne répondrai plus aux sollicitations sur ce sujet. Merci pour votre compréhension.

"The clothes on their back"


Londres, années 70. Vivien Kovacs, fille d'un couple d'immigrés hongrois qui mènent une vie de reclus et ne parlent jamais de leur passé, est irrésistiblement attirée par l'oncle dont tous les journaux, au moment de son arrestation, ont publié la photo avec la légende "Est-ce là le visage du mal?". Fascinée par ce personnage haut en couleurs dont elle se sent beaucoup plus proche que de ses timides parents, elle l'approche sous un faux nom et devient sa secrétaire. Son travail? Recueillir les confidences de Sàndor sur sa vie extraordinaire et les mettre en forme en vue d'une publication...

"The Clothes on Their Backs", publié en France sous le titre "Ce qu'ils se mettent sur le dos", m'a laissé une impression mitigée. J'ai beaucoup aimé le style de Linda Grant, évocateur sans lyrisme excessif. Le personnage de l'oncle, ex-prisonnier de guerre torturé par les Nazis devenu propriétaire immobilier véreux, m'a paru très intéressant tant il est impossible de porter un jugement sur lui. Il illustre parfaitement la nature humaine, souvent composée de nuances de gris plutôt que toute blanche ou toute noire. Par contraste, la narratrice vingtenaire semble presque falote. Elle passe tout le livre à se chercher, essayant de se situer aussi bien sur le plan familial qu'idéologique ou vestimentaire. Le dénouement tragique survient d'une façon un peu brutale; il aurait pu être amené de manière plus subtile et plus progressive, après qu'on ait davantage exploré le passé de Sàndor. Globalement, malgré des thèmes forts et prometteurs, j'ai trouvé que l'auteur restait un peu trop à la surface des choses. J'ai pourtant déjà un autre de ses romans dans ma PAL: "We had it so good".

mardi 4 octobre 2011

Black Oyster de Mavala + stickers 2B



Au retour de nos vacances suédoises, j'ai ratiboisé mes ongles très abîmés et je leur ai laissé dix jours de vacances. Suivant une recommandation de ma gouroute vernis, j'ai acheté et appliqué le traitement post trauma de Revlon (8,95€ à l'Inno), un produit carrément miraculeux qui me les a retapés en 24h. Et j'ai profité de ce qu'ils étaient très courts pour tester le Black Oyster de Mavala, un très beau noir légèrement nacré qui languissait sur une étagère depuis plusieurs mois. Sur l'index de ma main gauche, j'ai ajouté un des stickers têtes de mort de la marque 2B, dégotés chez Kruidvat Di pour 3,95€. Très facile à appliquer une fois qu'on a réussi à le décoller avec une pince à épiler, et bien résistant aux frottements: je suis conquise. Rock'n'roll baby!


Un anniversaire un peu spécial


Aujourd'hui, ça fait officiellement 17 ans que je suis traductrice littéraire. Je dis "officiellement", parce qu'en réalité, j'avais accepté ma première commande au début de l'été 1994, mais ne sachant pas trop si ça allait marcher, j'avais attendu de voir comment je me débrouillais avant d'effectuer toutes les démarches administratives. Mon premier PC, acheté pour l'occasion, était un monstrueux machin gris qui, imprimante comprise, avait coûté 10 000 francs de l'époque (1 500€). Il devait avoir quelque chose comme 64 mégas de mémoire, et bien entendu, pas de modem intégré puisque je n'ai eu ma première connexion internet que deux ans plus tard. Mon premier boulot, c'était la traduction du Clanbook: Brujah pour le jeu de rôles Vampire: La Mascarade. Ca avait dû me rapporter quelque chose comme 2 000 francs (300€), une misère; mais après trois ans de galère à enchaîner des boulots qui me donnaient envie de me tirer une balle dans la tête le matin au réveil, j'étais si contente de faire enfin quelque chose qui me plaisait!

17 ans plus tard, je suis toujours traductrice. J'ai abandonné les jeux de rôle depuis belle lurette pour passer aux romans de fantasy avec quelques détours par la SF, les guides de série télé, la chick lit ou même le thriller. Je déteste toujours autant la gestion de la partie administrative, mais je me débrouille à peu près, même si je sacrifie généralement trois jours en février pour établir ma déclaration de revenus. Au fil des ans, j'ai appris à ruser (et à mettre des sous de côté...) pour anticiper les inévitables problèmes de trésorerie en août et en décembre, quand il manque toujours une personne au service compta des éditeurs pour signer un chèque ou effectuer un virement. J'ai la réputation de bosser vite, pas trop mal et de toujours respecter mes deadlines. Du coup, je gagne plutôt bien ma vie. Et vu que ça ne m'intéresse pas d'engraisser le fisc, arrivée à un certain stade, j'ai choisi de ne plus chercher à augmenter mes revenus, mais plutôt de diminuer ma charge de travail. Ca fait quelques années que je me débrouille généralement pour prendre mon mercredi de congé. Je suis très heureuse de pouvoir m'organiser à ma guise, me lever à l'heure que je veux le matin et ne pas perdre de temps dans les transports. En contrepartie, il m'arrive de me sentir un peu seule enfermée chez moi, mais on ne peut pas tout avoir! Et bien que je bosse à la maison, j'ai rencontré à travers ce boulot des tas de gens merveilleux - drôles, intéressants et profondément humains -, au contact desquels je me suis sentie devenir meilleure en tant que traductrice et surtout en tant que personne*.

J'aurais pu me planter dix, vingt, cinquante fois. Mais m'installer à mon compte pour faire un métier qui me plaisait et ce, malgré mon absence de diplôme ou de formation, reste sans doute la meilleure idée que j'ai eue de toute ma vie.

*JC, si tu me lis encore: oui, c'est surtout à toi et à Brigitte que je pense en écrivant ça...

Edit 10h58: J'ai reçu depuis ce matin plusieurs demandes de renseignements sur le métier de traducteur littéraire. J'essaie de répondre à tout le monde, mais avant de m'écrire, allez donc lire cette interview réalisée il y a deux ans, vous y trouverez peut-être ce que vous cherchez!

lundi 3 octobre 2011

La déception Face


Même si je n'allais pas à Stockholm pour faire du shopping, mon bien-aimé guide "Un grand week-end à..." mentionnait une chaîne de boutiques de produits de beauté suédoise, fondée par une mère et sa fille il y a 25 ans et devenue incontournable depuis lors. Sa philosophie semblait séduisante, tout comme sa gamme de cinquante couleurs de vernis à ongles sans toluène ni formaldehyde. A peine arrivée dans le quartier commerçant moderne de la ville, je me suis donc précipitée chez le Face originel, situé dans Biblioteksgatan. Une surprise m'attendait dans la vitrine:



On ne pouvait pas faire de message plus clair (à moins peut-être d'utiliser un hippopotame mauve): je DEVAIS dévaliser cette boutique. Sauf qu'une fois à l'intérieur, voici la gamme que j'ai découverte...



Rien de très original au niveau des couleurs, à part les quatre fluos que l'on peut voir sur le côté (et en fluo, je suis déjà parée avec mes American Apparel). Beaucoup de nudes, de beiges rosés, de bordeaux et de bruns, toutes teintes que je ne porte pas. J'ai quand même voulu faire quelques tests...



Affreux. Application non-uniforme, mauvaise opacité à deux couches, et rendu final plus que bof. Tout ça pour 149SEK, quand même (environ 16,50€). Face peut donc garder son poney à paillettes, et ses vilains vernis hors de prix avec. Le reste de ses cosmétiques est peut-être digne d'intérêt, mais franchement après ce test calamiteux, je n'ai eu aucune envie de m'attarder dans la boutique...

Giveaway(s) vernis: les résultats


Comme je l'ai indiqué dans mon post initial, le lot A a été remporté presque immédiatement par Sarah.
En ce qui concerne le lot B, personne n'a trouvé la bonne réponse qui était VERT 2. La photo de cet arbre à voeux imaginé par Yoko Ono apparaissait dans mon post consacré à l'exposition "It's only rock'n'roll baby", en date du 7 juillet 2008.
La réponse la plus proche est celle de Nuryko, qui a désigné la NOIR & BLANC 16, une photo du feu d'artifice de Carcassonne prise le 14 juillet de la même année.
Détail amusant: Nuryko est la correspondante dont je parlais dans ce billet. Il semble que les dieux de la Poste conspirent pour me pousser à lui envoyer des choses :-)
Miss, tu me renvoies ton adresse par mail pour que je puisse t'expédier ton lot dès mon prochain passage en France?
Les autres, merci d'avoir participé, et à bientôt pour d'autres concours!

dimanche 2 octobre 2011

On ira, où tu voudras quand tu voudras (mais de préférence dans un bon resto)


Après un début de semaine où je me suis retrouvée bloquée chez moi par une gastro carabinée et une traduction à rendre incessamment sous peu, j'ai quand même pu profiter à fond du splendide été indien dont Bruxelles bénéficie en ce moment.



Jeudi, déjeuner avec Sophie au Vespa Café; plus tard, petite séance lecture aux Gens Que J'Aime et dîner au Triskell avec Chouchou, Marie-Aude, Mareike et Sun Jae, amie des deux précédentes et lectrice de mon blog que je rencontrais pour la première fois. Elle m'avait apporté une petite bouteille de vodka à la framboise maison, et outre le fait que j'adore les deux (vodka et framboise), cette petite attention m'a fait super plaisir. Je ne parlerai même pas de la demi-crêpe aux pommes caramélisées avec du beurre salé que j'ai mangée en dessert: c'était une tuerie galactique. Maigrir serait quand même beaucoup plus simple si on ne trouvait pas tant de trucs délicieux à manger!



Vendredi, grosse journée de boulot suivie d'une expédition chez Delhaize pour faire les courses hebdomadaires - et payer 12,36€ le plaisir de renvoyer deux jeux de contrats à Paris, glups! Où est le plaisir dans tout ça, me demanderez-vous? Etre libre le samedi matin pour faire le ménage, pour être libre le samedi après-midi pour se promener. Parfois, le bonheur nécessite un minimum d'organisation.



Samedi, donc, une fois le ménage expédié, Chouchou et moi sommes partis nous promener dans le quartier du Châtelain. Chez Rose, j'ai craqué pour un nouveau foulard en soie de chez Scarf, mon deuxième. "C'est une petite marque belge", m'a expliqué la propriétaire. Voulant écrire un article dessus, j'ai fait des recherches sur Google. Bien sûr, j'ai trouvé des dizaines de milliers de réponses, mais pas la bonne (pour les non-anglophones, "scarf" signifie "foulard" ou "écharpe"). Bref. Nous sommes ensuite montés jusque chez Lilicup pour goûter d'une limonade artisanale à la fleur d'oranger et de sublimes scones à la crème fraîche et à la confiture de framboise maison. J'ai déjà dit que maigrir serait beaucoup plus simple si on ne trouvait pas tant de trucs délicieux à manger?



Nous avons fini l'après-midi dans le centre. Bien entendu, les Néréides venaient juste de fermer quand j'ai aperçu dans la vitrine ce collier qui est la "petite soeur d'automne" de celui que j'avais trouvé chez Les Fleurs cet été. J'ai eu le coeur brisé de ne pas pouvoir mettre la main dessus immédiatement. Pour me réconforter, Chouchou m'a préparé un pad thaï maison que nous avons mangé devant le DVD des "Petits Mouchoirs". Je ne suis pas bien sûre de comprendre pourquoi il a fait un tel carton en salle - alors que je suis hyper-bonne cliente des films choraux et des histoires de trentenaires qui se remettent en question. Fin de soirée au lit avec "A storm of swords"; je commence à avancer un peu plus vite. Deviendrais-je blasée?



Ce matin en se levant, Chouchou s'est souvenu au dernier moment qu'il n'avait pas réservé pour le brunch avec Gianluca au Cook&Book. Il a appelé dès l'ouverture: on lui a répondu que désormais, il fallait s'y prendre une semaine à l'avance. Une semaine! Nous nous sommes donc rabattus sur le deuxième meilleur brunch de Bruxelles à notre connaissance, celui du BlaBla & Gallery. Avant d'aller manger, nous avons fait un arrêt chez la mère de Chouchou, qui rentrait de vacances en Grèce où elle avait déniché une pièce de 2€ commémorative pour mon père. Elle nous avait également rapporté quelques-uns de ces merveilleux souvenirs de vacances dont elle a le secret. Je ne suis pas certaine que la coupe de Pythagore ait une place dans notre intérieur, mais j'avoue que je suis curieuse d'en tester le "fonctionnement".

Brunch au BlaBla & Gallery, donc. Par ce beau soleil, tout Bruxelles se baladait dans les Marolles, où les places de parking étaient encore plus rares que d'habitude. Par contre, il n'y avait pas grand-monde au resto. Une bonne partie de la discussion a tourné autour du chat de Schrödinger: pourquoi sacrifier un chat plutôt qu'un Pékinois, une fouine ou Tom Cruise, et ne serait-il pas judicieux, si je me retrouvais célibataire et contrainte de recourir au speed dating, de commencer à filtrer les candidats en leur demandant ce que prouve cette expérience. C'était assez rigolo. Chouchou et moi avons ensuite abandonné Gianluca pour aller faire un tour au Brussels Vintage Market, qui a définitivement entériné mon opinion sur les vêtements de friperie: je ne trouve pas ça cool et unique; je trouve que ça sent la penderie de grand-mère, et les imprimés me font mal aux yeux. Nous sommes entrés et ressortis aussi sec pour rentrer à la maison. J'aurais bien traîné encore dehors pour profiter du beau temps, mais j'avais à faire chez nous!

Où acheter du thé en vrac à Bruxelles?



Il existe à Bruxelles des dizaines de boutiques qui vendent du thé en vrac. Bien entendu, je ne les connais pas toutes, et parmi celles que je connais, il en est certaines que je ne recommanderais pas (La 7ème Tasse ou Tea&Eat, par exemple...), mais j'ai pensé que les amateurs pourraient être intéressés par mes préférées.

BOUTIQUE + SALON DE THE

Cha Yuan
Rue du Bailly 97
1050 Bruxelles
Chez eux, j'aime: M'arrêter pour goûter l'hiver quand je fais du shopping dans le quartier du Châtelain. Les brioches vapeur à la viande. Leur collection de jolies boîtes en métal multicolores. "En attendant la pluie", thé vert au gingembre hyper rafraîchissant en infusion à froid.

Comptoir Florian
Rue Saint-Boniface 17
1050 Bruxelles
Chez eux, j'aime: Bouquiner au calme par une après-midi pluvieuse. La déco de style colonial jusque dans les toilettes. Le thé à l'orange sanguine dont j'ai oublié le nom (Soleil Levant?). Les gâteaux à se damner.



BOUTIQUE SEULE

Nong Cha
Rue Antoine Dansaert 4
1000 Bruxelles
Chez eux, j'aime: Le You Zhi Hua Cha, sublime thé vert façonné à la fleur de pamplemousse dont je ne sais plus me passer le matin (merci Philou de me l'avoir fait découvrir!). Et le Roi des Thés au Jasmin, au goût incroyablement subtil et parfumé, parfait le soir après le repas.

Le Palais des Thés
Chaussée de Charleroi 25
1060 Bruxelles
(Ouvert aussi le dimanche)
Chez eux, j'aime: La carte de fidélité qui une fois remplie permet d'avoir 10% de remise sur tout le magasin. Le Thé du Hammam et le Thé des Alizés, deux thés verts aux fruits dont je bois des quantités phénoménales en infusion à froid, l'été. Les filtres individuels XS.

L'Univers du Thé
Rue Bodenbroek 14
1000 Bruxelles
(Ouvert aussi le dimanche)
Chez eux, j'aime: La très grande variété de bons thés verts japonais nature. Le système d'échantillons dans des pots en verre qui permet de tout sentir sans rien demander aux vendeurs. Les infusions originales, notamment la Luna Park.

samedi 1 octobre 2011

A faire en octobre


- Aller voir "Un monstre à Paris" et "Le Skylab"
Le premier, parce que même si Vanessa Paradis ne doublait pas Lucille, l'héroïne chanteuse de cabaret, ça m'aurait l'air d'un chouette dessin animé. Et le second parce que depuis "Before sunrise", je suis amoureuse de la beauté, de l'intelligence et de la sensibilité particulière de Julie Delpy.

- Finir le tri de mes placards en vue de la prochaine troc party
Je n'aurai sans doute que peu de vêtements; par contre, ça va être un déluge de vernis à ongles et autres cosmétiques. Et je vais en profiter pour remettre un peu d'ordre dans mes étagères, ce qui ne sera pas du luxe.

- Organiser une journée de geocaching à Maastricht
Parce qu'il ne faudrait pas s'endormir sur nos lauriers suédois! Ca ne pourra sans doute pas se faire avant novembre, étant donné que mes week-ends de ce mois-ci sont déjà blindés, mais il n'est jamais trop tôt pour préparer une liste de caches à chercher, repérer un salon de thé à tester et un ou deux endroits sympas à visiter.

- Essayer le nouveau cours de yoga vinyasa du Serendip Spa
Parce que le yoga-visualisation qu'enseigne Claudia, c'est génial niveau détente et restauration d'équilibre intérieur, mais j'ai aussi besoin de bouger un peu... et il paraît que la prof est géniale. Tous les mardi soir à partir de 18h.

Stockholm: mes 3 souvenirs préférés


J'ai été assez sage niveau shopping pendant ces vacances. De Stockholm, je n'ai pas ramené la moindre fringue, ni même la 9ème paire de chaussures à laquelle j'avais droit cette année: juste un tas de petits brols jolis ou rigolos. Je voulais faire une photo d'ensemble à mon retour (je trouvais, en particulier, que les imprimés des torchons rendaient très bien), mais j'ai eu la flemme. Je me contente donc aujourd'hui de vous présenter mes 3 préférés.



My First Cthulhu. Déniché chez SF Bokhandel, dans Gamla Stan (le quartier historique de Stockholm), il m'a fait craquer avec ses petits yeux implorants. Pour lui, j'ai été obligée de réorganiser les étagères à bestioles qui commencent à être légèrement surpeuplées. Je crois qu'il est l'une des rares taches de couleur verte dans l'appartement. Une question se pose, comme à chaque nouvelle adoption: couper l'étiquette, ou ne pas couper l'étiquette?



Ce superbe calepin à spirale format A5, avec des pages blanches lignées parfaites pour établir des listes. Je vous ai dit que j'étais une maniaque des listes? C'est donc là dedans que, depuis mon retour, je note mes idées de posts pour ce blog, le nom des restos qui participent à RestoDays et dont le menu a reçu mon aval, ou celui des participantes à la prochaine troc party.



Cet adorable couple de trolls acheté dans la boutique à touristes la plus basique qui soit, où j'ai bien passé vingt minutes à choisir les magnets qui allaient orner l'armoire électrique de Monpatelin, la porte blindée de l'appart bruxellois, ou être offerts à mes parents et à la voisine qui prend le courrier en mon absence. Voilà, ces deux petits vieux hirsutes et rabougris, c'est Chouchou et moi dans 30 ans. Enfin, s'il investit dans une moumoute.