samedi 15 octobre 2011

Injection de sang frais dans ma garde-robe automne-hiver


A chaque période de ma vie, j'ai eu des marques de vêtements préférées, celles vers lesquelles je me tournais toujours quand je cherchais quelque chose de précis ou même juste pour le plaisir. Pendant toute ma vingtaine, j'ai été très Etam. De 30 à 35 ans, je ne jurais que par One Step, Cop Copine et IKKS, et je faisais des stocks de pulls Comptoir des Cotonniers pendant les soldes. Mais depuis quelques années, je peine à trouver des marques dont le style me correspond vraiment. Je pioche le "jetable" chez H&M. Je dégote parfois, au milieu de 99% de trucs atrocement banals ou dont les imprimés me font saigner les yeux, une pièce géniale chez Promod. Je craque pour les petites robes d'été et pour certains tops chez Naf-Naf. Je déniche des robes de mi-saison Anthropologie en jersey sur eBay. Je m'offre une fois de temps en temps une jolie robe rétro de la marque anglaise Collectif. Je craque une bonne partie de mon budget soldes bisannuel chez Noa Noa, où mon bon 40 se loge aisément dans du S (Halléluiah!) (Une chanson de...?). Je commence à avoir trop de fringues Desigual et à me lasser de leurs imprimés, ainsi que de leurs coupes toujours plus ou moins identiques. Pour l'hiver, je ne jure que par les pulls en cachemire - et Dieu sait que le choix est délicat quand on trouve Bompard trop BCBG et Zadig &Voltaire archi-surfait. Bref, plus moyen d'entrer dans un magasin en ayant la quasi-certitude d'y trouver mon bonheur.

Cette longue entrée en matière pour dire qu'avant-hier, les Galaries Lafayette ont réussi à m'attirer avec leur 8J en or ou autre opération du même style. "Du 13 au 15 octobre, -15% supplémentaires sur tous les articles en promotion", clamaient moult publicités dans ma boîte à lettres, ainsi qu'un paquet d'immenses affiches en ville. A l'intérieur, c'était en travaux et il régnait une sorte d'atmosphère "Beyrouth après les bombardements". Mais j'étais une femme investie d'une mission, et ce n'était pas quelques tonnes de gravats menaçant de choir sur ma tête qui allaient m'en détourner. Mon objectif? Trouver, parmi des marques pour l'instant absentes de ma garde-robe, un ou deux tops à manches longues et un ou deux pulls, de préférence pas en cachemire, de préférence en promo. Bilan des courses?



Un top rayé bleu et rouge Version Originale (la marque des Galeries Lafayette) pas du tout en promo, et un top noir romantique DDP à - 30, plus - 15%. Je sais: le premier ressemble à un maillot de rugby pailleté. Mais il me va super bien et sa matière, bien qu'ayant l'aspect du lurex, est agréablement douce.



(C'est difficile à photographier les fringues noires, on ne voit jamais les détails... J'ai éclairci un maximum pour vous les montrer.)



Deux pulls Caroll, un noir en promo également à - 30 plus - 15%, et un beige-doré à paillettes discrètes, plein pot (mais à un prix raisonnable) et qu'il va falloir faire très attention à mettre dans un filet de protection pour le laver en machine. Le 38 de cette marque est nickel pour moi, ce qui fait toujours plaisir quand on peine à entrer dans le 42 chez Zara!



(Détail du premier pull, également éclairci à mort...)

Pour compléter ce rafraîchissement de garde-robe automnal, j'ai acheté les fameuses ballerines à paillettes noires La Redoute dont je parlais ici (ce que je trouve super raisonnable de ma part, vu leur prix comparé à celui des ballerines à paillettes multicolores Anniel qui hantent mes nuits), et ces babies Hush Puppies gris clair en promo à - 50% sur Sarenza:


Deux paires de chaussures pour moins de 70€, je pense que ça ne m'était pas arrivé depuis trèèès longtemps.

Et vous, vous avez des marques fétiches? Vous avez fait des achats vestimentaires sympas depuis la rentrée?

Georges-Arthur: Ze Postcard Collection



On commence par les GA importés de Gruyérie: certains offerts par ma gouroute vernis, d'autres dénichés dans des boutiques locales, dont un magnifique spécimen de chez Plonk&Replonk ("Patapon, mascotte du 20ème régiment de Force d'Inertie").



On continue avec des GA dessinés envoyés par des Postcrosseurs néerlandais, anglais, allemand et lituanien. (Sur la carte rose, c'est un toupiti GA qui transporte deux pandas sur son dos. Oui, le GA est serviable.)



Une très belle série de trois cartes envoyées simultanément par Wéééé, l'amie d'enfance de Chouchou qui a souvent de ces petites attentions sympas que j'adore.



D'autres cartes cartes envoyées par des Postcrosseurs chinois, anglais, russe ou polonais. La légende de celle d'en bas à gauche dit: "We are meant for each other". So cute.



On termine avec les bébés GA (provenance: Allemagne, Canada, Estonie). La carte du milieu, que j'avais déjà montrée, est ma préférée de toutes: on dirait que le petit fait un grand sourire au photographe.

L'hippopotame étant définitivement plus dur à trouver que le chaton, je remercie bien fort tous les gens qui se sont donné la peine de chercher ces cartes pour moi. Continuez à ouvrir l'oeil!

vendredi 14 octobre 2011

Ce qui se passe dans le cerveau d'une angoissée chronique


Liste de mes inquiétudes avant d'arriver à Monpatelin:

- Je n'ai reçu ni ma taxe d'habitation ni ma taxe foncière; elles arriveront plus tard, à un moment où je ne serai pas là pour les régler à temps.
- Scénario alternatif: j'ai reçu ma taxe d'habitation et ma taxe foncière, mais exceptionnellement, l'une d'elles était à régler avant le 13 octobre.
- Malgré mes protestations véhémentes, le service de contrôle de la redevance m'a imposée d'office et me réclame 120€ pour un poste que ne possède plus depuis des années (et dont je ne me servais pas même quand je l'avais).
- L'IRCEC n'a reçu ni mon mail ni mon courrier et m'a maintenue en catégorie de cotisation D au lieu de me faire passer en A comme je l'ai réclamé; je dois donc verser au débotté 1500€ que je n'ai pas.
- J'ai mal fermé mon congélateur en partant la dernière fois; l'eau a coulé partout sur le sol et la nourriture a pourri, empuantissant tout l'appartement.
- La façade jamais ravalée depuis la construction de l'immeuble commence à ne plus être étanche et les infiltrations ont fait pourrir ma bibliothèque ainsi qu'une bonne partie de son contenu.
- Les fourmis sont de retour, et elles ne sont PAS CONTENTES que j'aie tenté de les exterminer; pendant que je dormirai, elles recouvriront mon corps immobile et me déchiquèteront avec leurs mandibules voraces.
- Ma Freebox est de nouveau en panne et doit être changée pour la 3ème fois depuis le début de l'année. En attendant, pas d'internet à la maison (l'horreur).
- Ma Freebox fonctionne, mais le service de réservation de la SNCF est encore en rade le 13 au matin, et c'est la croix et la bannière pour obtenir un Bruxelles-Monpatelin + un Monpatelin-Toulouse en période de fêtes, surtout à un tarif vaguement décent.

Liste des contrariétés avérées dans la liste précédente:
- Aucune.

Liste des contrariétés non attendues et néanmoins avérées:
- Le responsable de l'opération "Les matchs de la rentrée littéraire", chez Price Minister, s'est planté et m'a envoyé "Freedom" de Jonathan Franzen (déjà lu en VO et détesté), à la place de "Des vies d'oiseaux" de Véronique Ovaldé que je m'étais engagée à chroniquer.

Liste des contrariétés non attendues, néanmoins avérées et non résolues:
- Un petit mail, et le monsieur de chez Price Minister a promis de me renvoyer le bon bouquin dès demain en m'accordant un délai supplémentaire pour le lire et rédiger mon article. Donc, euh... aucune.

Je commence à en avoir assez de flipper pour des choses qui n'arriveront peut-être, voire sans doute, jamais. (Enfin, il faut voir. Je suis sûre que les fourmis sont des créatures vicieuses et assoiffées de sang.) J'ai réussi à juguler mon angoisse de la maladie; maintenant, il faudrait que j'apprenne à devenir un poil plus confiante par rapport aux petits tracas du quotidien...


Illustration trouvée ici.

Java Mauve-A d'OPI



C'est rare que je ne pige pas les jeux de mots contenus dans les noms de vernis OPI, mais cette fois, j'avoue, je sèche! Quoi qu'il en soit, ce soi-disant mauve auquel je n'aurais même pas jeté un regard en magasin est en réalité un très beau bois de rose crémeux, opaque dès la première couche (bien que j'en aie mis deux par habitude), facile à appliquer et très rapide à sécher. Moi qui ai du mal avec les nudes et les taupes, que je trouve trop fades, je pense que je tiens là un excellent basique toutes saisons. Merci à Sara, qui l'avait apporté à la troc party de dimanche dernier!

jeudi 13 octobre 2011

"Le Skylab"


Début juillet 1979, la famille d'Albertine, onze ans, se réunit à St-Malo pour fêter l'anniversaire de la grand-mère au cours d'un week-end mouvementé. Pendant que la première station spatiale américaine menace de s'écraser quelque part en Bretagne, les réacs s'écharpent avec les gauchistes, une des tantes oublie encore les paroles de "Bambino", le grand-oncle traumatisé par la guerre du Vietnam tente de se suicider, les jeunes cousins se trémoussent en boum sur "Born to be alive" et Albertine découvre l'amour en la personne d'un beau surfeur blond...

Malgré toute mon affection et pour Julie Delpy, et pour les chroniques familiales, et pour la période des années 70, je ne peux pas dire que je sois tombée sous le charme de ce "Skylab". Le film commence par une interminable scène de déjeuner dans le jardin, interrompue par plusieurs averses (parce que bon, il faut bien faire sentir qu'on est en Bretagne). C'est mou, et ça traîne drôlement en longueur. J'ai même craint que les personnages ne se lèvent JAMAIS de table et que toute la suite du film se passe là. Heureusement, ça n'a pas été le cas, et la suite s'est révélée un peu plus rythmée. Je me suis laissée embarquer dans le trip nostalgie des vacances en famille, des chamailleries entre cousins, des engueulades d'adultes qui même graves finissent toujours par se tasser parce que rien ou presque ne peut dénouer les liens du sang.

Et puis la fin, de nouveau, m'a déstabilisée et mise assez mal à l'aise avec cette scène où un ancien para qui a fait l'Algérie et le Tchad se met à chialer en pleine nuit, avouant qu'il ne supporte pas d'être rendu à la vie civile: "Là-bas, dit-il en substance, j'arrivais dans un village et j'étais le roi. Ici, les féministes voudraient nous dicter notre conduite." Pas inintéressant, mais tombant un peu comme un pavé dans la mare de ce qui était ici un divertissement plutôt léger et bon enfant, où même la tentative avortée de pendaison du grand-oncle était traitée comme une gentille excentricité vite oubliée. Je ne suis pas fan non plus des scènes avec Karin Viard, qui joue Albertine devenue adulte et prenant à son tour le train avec son mari et ses deux enfants au tout début et à la toute fin du film. Bref, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais mon avis sur ce "Skylab" reste assez mitigé.

Où je me dois de rétablir la vérité


Il serait exagéré de dire que lors de mes séjours à Monpatelin,
je passe mon temps à glander en terrasse en buvant des diabolo-menthe
et en lisant la presse féminine.



Parfois, aussi, je glande en terrasse avec un Ricqlès et une histoire de zombies.

Mea culpa boulanger


Hier, au Panos de la Gare du Midi, avec mon panini tropical (jambon-mozza-ananas, miam!) et mes 50cl de Vittel au prix du jéroboam de Veuve-Clicquot, je me suis entendu réclamer... une couque au beurre.

Alors oui, je dois l'admettre: le croissant est mieux pour tremper, mais pour manger comme ça, la couque au beurre, ça fait moins de miettes et c'est plus moelleux. Vous êtes contents, Belges et traîtresses françaises? Je suis en train de basculer du côté obscur de la Force boulangère.

(Par contre, les Speculoos sont toujours et resteront le Mal absolu pour les siècles des siècles. Amen.)

mercredi 12 octobre 2011

Une fille du Sud


Ca ne rate jamais: dès qu'on passe Valence, le ciel redevient bleu, et mon moral remonte en flèche. Peu après La Ciotat, on aperçoit la mer qui scintille doucement sur la droite, et je ne peux pas m'empêcher de sourire. J'approche de chez moi. Où que m'emmènent mes voyages et mes amours, je serai toujours viscéralement d'ici.

J'ai déjà ôté le bonnet que je portais ce matin pour me protéger de la drache bruxelloise, et mon blouson en cuir doublé n'est plus qu'un poids mort qui m'encombre. A la descente du train, le soleil m'éblouit, et je commence aussitôt à transpirer dans mon pull fin. Je me dépêche d'aller m'attabler à la brasserie voisine, où je commande un diabolo menthe.

Je cale le monstre turquoise en position verticale, pose la mallette de mon MacBook et mon gros sac rouge sur la chaise d'à côté, ajoute blouson doublé et pull fin à la pile. En débardeur de coton à bretelles spaghetti, je sors mes lunettes de soleil et dégaine le dernier Marie-Claire. J'ai une heure pour traîner sur cette terrasse en attendant le TER qui me conduira jusqu'à Monpatelin, et je vais en savourer chaque minute.

"Mes chères voisines"


Ayant entamé « Mes chères voisines » lors d'un précédent voyage en train, je l'avais abandonné au bout d'un chapitre seulement au prétexte que ce pseudo « Desperate Housewives », les crimes improbables et l'humour outrancier en moins, s'annonçait ennuyeux comme la pluie. Je ne saurais dire pourquoi je ne l'ai pas immédiatement fourré dans le sac pour Pêle-Mêle, et encore moins pourquoi j'ai fini par le terminer d'une traite aujourd'hui lors d'un autre voyage en train. Mais au bout du compte, je m'étais trompée du tout au tout sur ce joli roman, que j'ai refermé avec le sourire aux lèvres.

Ennuyeux, « Mes chères voisines » ? Absolument pas. Surprenant par la délicatesse de ses sentiments, plutôt ; par l'habileté avec laquelle l'auteur parvient à entremêler les fils d'existences très disparates pour peindre un tableau d'ensemble plein de vie. Cornelia et Teo forment en apparence un couple idéal mais peinent à concevoir un enfant ; Piper, clone de Martha Stewart au brushing impeccable et à la langue acérée, apprend que son mari la trompe et veut divorcer alors qu'elle assiste sa meilleure amie en train de mourir d'un cancer ; Dev l'enfant prodige et solitaire recherche le père qu'il n'a jamais connu... Leur existence n'est pas exempte de chagrin et de douleur, non plus que de secrets et de révélations surprenantes. Mais ce sont la joie et l'apaisement qui finiront par triompher.

« J'ai découvert que l'amour pouvait être une décision », déclare un des personnages dans l'épilogue de « Mes chères voisines ». J'ajouterais : le bonheur aussi, et Marisa de los Santos l'illustre à la perfection.

mardi 11 octobre 2011

Troc party 3.0


Finalement, comme organiser une nouvelle troc party par l'intermédiaire de mon blog devenait trop compliqué et un poil prise de tête, je me suis contentée de recontacter les anciennes et de leur demander: "Le 9 octobre, vous êtes libres? Ca vous dit?" Et sept d'entre elles ont répondu: "Banco". Avec moi, ça faisait 8, ce qui était un bon chiffre.

Dimanche après-midi, nous avons donc toutes débarqué chez Miss Sunalee avec nos erreurs d'achat des derniers mois et plein de bons trucs à manger: mini-cakes à la courgette et au parmesan, boulettes de boeuf aux olives, madeleines au miel, gâteaux sud-africains avec des vrais morceaux de fée dedans, cookies au chocolat presque pas sucrés et juste moelleux comme il faut, cake au jambon et aux olives, mini-madeleines aux écrevisses et au curry, scones maison avec de la vraie clotted cream, tarte au citron meringuée, et j'en oublie sûrement. Tout en nous goinfrant dégustant ces gourmandises le petit doigt en l'air comme les filles bien élevées que nous sommes, nous avons déballé la première moitié de nos trésors: les cosmétiques, bijoux et petits brols divers. Laissez-moi vous dire qu'on a assisté à un sacré traffic de vernis. J'en ai donné une douzaine, et je suis au regret de dire que j'en ai récupéré moitié autant, dont le OPI Java Mauve-A, le Waikiki Orange de Mavala et le Wild Lilac de Gosh qui vont partir directement à Monpatelin. Heureusement que j'avais pensé à ôter mon DS Mystery inphotographiable avant de venir pour pouvoir procéder à des essais! Sophie, dont le compagnon travaille dans la dernière savonnerie belge, avait apporté un carton entier de savons à l'ancienne dans lequel nous avons toutes pioché allègrement.

Puis nous nous sommes levées pour déployer nos vêtements sur les sièges, et nous avons commencé à fouiller en nous interpelant les unes les autres. "Je suis sûre que cette veste t'irait super bien, et c'est exactement tes couleurs." "La robe, là, elle me serre trop à la poitrine; y'a quelqu'un qui fait moins qu'un bonnet C?" "Tu devrais vraiment les prendre, ces escarpins fuck me; ils te donnent une allure démente." Le salon de Miss Sunalee s'est changé en cabine d'essayage collective, et il y a eu beaucoup d'aller-retour dans le couloir pour aller vérifier dans la glace en pied que telle jupe ne boudinait pas trop ou que tel décolleté ne paraissait pas indécent. Je crois que certaines se sont surprises à emporter des choses qu'elles n'auraient même pas regardées en magasin, et c'est aussi l'intérêt de ces troc party: nous faire découvrir de nouvelles choses en nous encourageant à sortir de notre zone de confort vestimentaire. Les affaires qui n'ont pas trouvé preneuse ont, comme d'habitude, été rassemblées pour être données aux Petits Riens. Les participantes se sont dispersées vers 19h après une après-midi bien remplie. J'adore ces troc party; c'est gai comme tout. Et instructif, avec des sujets de conversation allant de la meilleure manière de préparer des beignets d'aubergine, à la difficulté de réclamer une crème anti-hémorroïdes dans une pharmacie d'un pays dont on ne parle pas la langue (la vie des grands voyageurs n'est pas faite que de moments glamour). On remet ça dans six mois, les filles?

J'veux pas y aller


Demain, je dois descendre à Monpatelin... et je n'ai pas envie. Pas envie de me lever aux aurores, de passer la journée à m'ennuyer dans le TGV (mais quand installeront-ils enfin le wifi sur cette ligne?), de me nourrir de sandwichs et de ne pas pouvoir boire de thé vert, d'attendre ma correspondance plus d'une heure au café de la gare, de manquer me donner un tour de reins en hissant le monstre turquoise dans les escaliers, de découvrir en triant le courrier reçu en mon absence que l'administration me fait encore des misères et que j'ai encore une pluie de fourmis crevées sur mon oreiller.

Et puis surtout, je n'ai pas envie de laisser Chouchou seul pendant presque deux semaines. Il traverse une période très difficile en ce moment, avec beaucoup de soucis de boulot (mais pas seulement), et même si je ne peux pas faire grand-chose pour l'aider, je préfèrerais rester près de lui. Oh, je sais qu'il profite de mes absences pour regarder des tas de séries télé dégoûtantes, manger n'importe quoi et se coucher à pas d'heure, mais justement - je ne suis pas certaine que ça lui soit très profitable.

Dans ce genre de circonstances, ma vie à cheval entre deux pays m'apparaît comme une contrainte plutôt que comme une chance. Je me dis que je pourrais aussi, comme Soeur Cadette, être appelée à voyager régulièrement à l'étranger pour mon travail. Mais je culpabilise quand même. Je culpabilise de ne pas être là pour mon amoureux. Je culpabilise de ne pas passer plus de temps auprès de ma famille. Je culpabilise de laisser mon appart à l'abandon trois semaines par mois. Mon coeur est coupé en trois, et on n'a encore inventé ni l'ubiquité ni la téléportation.

lundi 10 octobre 2011

Comment occuper un looooong trajet en voiture


Pour la seconde année consécutive, la SNCF reconduit la crétinerie du siècle: à savoir, mettre tous les billets pour la période la plus chargée de l'année (mi-décembre à mi-janvier) en vente au même moment - le 13 octobre, à 6h du matin. L'an dernier, j'étais tombée du lit en pleine nuit pour m'occuper de nos réservations Bruxelles-Toulouse; je n'avais réussi à obtenir des billets que sur le coup de 9h, et toutes les tentatives précédentes qu'on m'avait annoncées comme n'ayant pas abouti avaient quand même été suivies de prélèvements sur mon compte bancaire. Je vous raconte pas le bordel, essentiellement parce que je l'ai déjà raconté ici. Et aussi parce que je viens de vous en remettre une couche l'air de mine de rien.

Du coup, cette année, je refuse de piquer une nouvelle crise de nerfs suivie d'un échange de mails furibards. Nous ne descendrons pas à Toulouse en train. Nous ne descendrons pas non plus en avion, échaudés que nous avons été par la transhumance catastrophique de Noël 2009: tempête de neige, les trois quarts de vols au départ de Zaventem annulés, retard monstrueux et arrivée à Toulouse à 2 heures du matin, sans nos bagages qui ne nous avaient été livrés que cinq jours plus tard. Non, cette année, nous profiterons de la voiture de fonction de Chouchou. Il fera l'aller seul, puisque j'arriverai de Monpatelin où j'aurai passé quelques jours auparavant, et nous remonterons ensemble, probablement le samedi 31. Oui, dommage pour le réveillon, mais nous devons bosser tous les deux le lundi, et je tiens à ce que nous conservions une journée de marge pour nous reposer ou gérer d'éventuels aléas sur la route.

D'après mes calculs, financièrement, ça ne reviendra pas plus cher que de prendre le train - voire moins, étant donné que les billets à tarif réduit risquent d'être difficiles à obtenir dans ces dates-là. Nous n'aurons pas le stress de rater notre correspondance à Paris et de devoir passer la nuit sur place un soir de réveillon, et pour une fois, nous pourrons emporter autant de bagages qu'il nous chantera. Je me réjouis déjà à l'idée de ramener d'énormes stocks de confitures maison, et aussi des légumes du jardin de mes parents (quoi qu'en cette saison, ça risque d'être courge, courge et re-courge, point).

Ce sera la première fois que Chouchou et moi passerons plus de deux heures ensemble dans une voiture. Or, il faut savoir que les longs trajets en bagnole me gonflent prodigieusement. Je n'aime pas écouter de la musique, et comme j'ai facilement mal au coeur, je ne peux pas trop lire même sur l'autoroute. Je n'ai pas non plus de lecteur de DVD portable, et aucune intention d'en acheter un pour l'occasion. Notre habitude de massacrer à tue-tête et en choeur le générique de dessins animés de notre enfance risque de ne pas nous occuper plus d'une demi-heure. J'ai envisagé de faire l'emplette d'un ou deux livres audio; nous n'avons pas de lecteur de CD, mais Chouchou pense qu'on doit pouvoir mettre ça sur une carte SD. Si vous avez d'autres idées pour occuper agréablement ce type de trajet, je suis preneuse.

Bientôt 5 ans


Le 19 octobre, ça fera 5 ans que Chouchou et moi sommes ensemble. Je ne suis pas très branchée anniversaires; la dernière fois que j'ai fêté un des miens, c'était pour mes 30 ans - c'est dire si ça remonte. Mais Chouchou est plus attaché que moi aux symboles, et il aimerait bien qu'on marque le coup. Ca ne pourra pas être le jour même, étant donné que je serai à Monpatelin et lui à Bruxelles, ni même le week-end suivant, puisque je serai à Toulouse dans ma famille. Le dernier week-end du mois, donc. Je rêve depuis des années d'une balade en montgolfière ou d'une nuit dans une cabane perchée dans un arbre, mais je crains que la météo de fin octobre se prête assez peu à l'une ou l'autre de ces activités. Du coup, je sèche comme mon parapluie sur le palier. Et il ne reste plus beaucoup de temps pour organiser quelque chose... Au pire, on se rattrapera pour nos 10 ans.

Merci à BBL pour la jolie photo.

dimanche 9 octobre 2011

Croissant vs couque au beurre: le crash test


Mon intégrité bloguesque m'obligeant à vérifier ce que j'avance, ce matin, j'ai envoyé Chouchou me chercher un croissant et une couque au beurre, pour comparer.




Visuellement, on conviendra qu'en effet, la couque au beurre est plus courte et plus dodue; donc, qu'elle a sans doute un ratio de croustillance plus faible (j'invente des mots si je veux), mais une tendreté supérieure.

Je mords dans le croissant, mon fidèle ami et allié boulanger... Et là, c'est le drame. Il est fourré avec une espèce de pâte immonde. "Ah, zut, je me suis trompé, j'ai pris un croissant au chocolat", bredouille Chouchou, mi-contrit mi-mort de rire. Un croissant au chocolat??? Le boulanger belge est fourbe, et le petit ami belge tout autant. Si vous êtes française et que vous sortez avec un boulanger belge, bon courage. Un croissant au chocolat, quelle absurdité! Alors qu'il existe de très bons pains au chocolat, alias chocolatines dans le Sud-Ouest de la France, alias couques au chocolat à Friteland.

Je me dis que je vais me rattraper avec la couque au beurre, puisque même mes compatriotes m'assurent que c'est de la bombe. Et là, c'est le drame (bis): la couque au beurre est trop large pour entrer dans ma tasse à chocolat préféré. Elle bloque à l'entrée, et je dois la déchirer en deux dans le sens de la longueur pour pouvoir lui faire faire trempette. D'où miettes partout et grosse contrarité. Heureusement que je n'avais pas mis de la confiture dedans, ça aurait été un carnage.

Ici s'arrête ce numéro de "Vis ma vie difficile en Belgique". Je vous laisse: il faut que j'aille chercher l'éponge et l'aspirateur de table pour nettoyer les reliefs de mon crash test. L'intégrité bloguesque, c'est drôlement salissant.

Le Vert de Gris


Pour la deuxième année consécutive, nous avons voulu profiter de l'opération RestoDays qui permet de découvrir de bons restos bruxellois pour un prix fixe de 21€ le lunch ou 28€ le dîner, avec un supplément de 15€ en cas d'étoile au Michelin. Et pour la deuxième année consécutive, le temps que nous nous décidions à réserver, La Truffe Noire et son petit frère L'Atelier de la Truffe Noire étaient déjà archi-complets. Nous avons donc choisi parmi les restos où il restait encore de la place sur la base des photos de la salle et du menu spécial proposé pour l'opération, en évitant ceux où l'addition ne doit de toute façon guère dépasser les 30€ le reste de l'année. C'est ainsi que hier soir vers 20h, nous avons poussé la porte du Vert-de-Gris.




Nous avons découvert une salle très agréable: alternance de brique nue et de peinture verte, plancher et tables en bois, lustres de cristal, chandeliers et grands miroirs. Même lorsqu'elle s'est trouvée pleine en milieu de soirée, le volume sonore y est resté supportable et ne nous a pas obligés à hurler pour soutenir une conversation.

Le menu prévu pour ces RestoDays était le suivant:

En entrée, j'ai pris la poêlée de champignons sauvages, servie sur un minuscule carré de pâte feuilletée. Elle était bonne, mais hyper salée. Chouchou de son côté s'est déclaré pleinement satisfait de ses croquettes de crevettes grises à la cuisson et à la consistance parfaites. En plat du milieu, nous avons tous les deux opté pour les raviole de veau, et voici ce qu'on nous a servi:



C'est typiquement ce que j'appelle une fausse bonne idée. Deux raviole géantes au lieu de 6 ou 8 raviole normales: d'abord, c'est moche dans l'assiette, on dirait deux éponges échouées. Ensuite, ça oblige à couper au lieu de déguster juste à la fourchette. Enfin, ça signifie qu'on prend des bouchées où la viande prédomine nettement, et d'autres composées uniquement de pâte. Dommage, la viande était tendre (bien que hachée trop gros), le goût de la sauge bien distinct, la pâte délicieuse et cuite à point. En dessert, n'étant pas fan de mascarpone et n'ayant plus assez faim pour du chocolat, j'ai opté pour la très classique crème brûlée: rien à dire. Et Chouchou a beaucoup apprécié son moelleux.

Un mot de la carte des vins: elle est sympathique et assez variée, mais ne comporte que peu de choix au verre ou à la demi-bouteille. Nous avons pris un Saint-Amour de 2009, un des rares vins que j'adore et qui ne soit pas un Bordeaux.

Le service a été assez erratique. On a mis du temps pour venir prendre notre commande; on nous a apporté le plat alors que les assiettes de l'entrée n'étaient pas débarrassées, et nous avons attendu nos desserts presque trois quarts d'heure. Mais clairement, les filles étaient en sous-effectif (confirmé par l'une d'elles, qui m'a expliqué que deux de ses collègues étaient en congé maladie). Et bien que harassées, elles sont restées souriantes - impossible, donc, de les blâmer.

En conclusion, nous avons passé une très bonne soirée et bien mangé dans un cadre agréable. Je n'ai toutefois pas été séduite par la cuisine au point d'avoir envie de revenir en payant un repas aux tarifs habituels pratiqués par le restaurant.

Vert-de-Gris
Rue des Alexiens 63
1000 Bruxelles
Tel: 02 514 21 68

samedi 8 octobre 2011

De l'incompréhension boulangère entre les peuples


J'ai envie d'un chocolat chaud, et je n'ai pas pensé à acheter des pains au lait lors de notre dernière expédition chez Delhaize. Or, ma religion m'interdit de boire du chocolat chaud sans rien tremper dedans.

MOI: Chouchou, je descends chez Allemersch voir s'ils ont de la brioche aux écorces d'orange confites pour le goûter. S'ils n'en ont pas, tu veux que je te prenne quoi?

CHOUCHOU: Une couque au beurre.

MOI: Un croissant, donc.

CHOUCHOU: Non. Une couque au beurre, c'est fait avec la même pâte qu'un croissant, mais ça a la forme d'une couque aux raisins. Attends, je te montre.

Et il me sort cette photo.



MOI: Euh, oui, donc, c'est un croissant.

CHOUCHOU: Non, c'est une couque au beurre. C'est très différent. Regarde, il n'y a pas de tûts au bout.

MOI: D'accord: c'est un croissant fait par un boulanger qui a eu la flemme de donner un tour de pâte supplémentaire.

CHOUCHOU: Non, c'est une couque au beurre.

MOI: Chouchou, si c'est fait avec de la pâte à croissant et que ça a la forme d'un croissant, c'est...?

CHOUCHOU: Une couque au beurre.

Voilà, voilà...

(Accessoirement, amis français, sachez que la couque aux raisins vendue en Belgique n'est pas ce que nous appelons un pain aux raisins ou une brioche aux raisins: ça, ici, c'est une couque suisse. Probablement parce que la Suisse est mondialement connue pour ses vignobles.)

Les week-ends d'automne à Bruxelles


Les week-ends d'automne à Bruxelles, la première question qu'on se pose en ouvrant un oeil le matin, c'est: va-t-il pleuvoir aujourd'hui? Et généralement, la réponse est oui. Alors, on cherche ce qu'on pourrait bien faire sans trop mettre le museau dehors. On va respirer et s'étirer au cours de yoga en n'oubliant pas ses chaussettes, et on savoure la douce chaleur des couvertures en bébé alpaga que Claudia étend sur chaque élève pendant la période de relaxation finale. On s'engouffre dans un cinéma en secouant son parapluie trempé, et pendant deux heures, on se pelotonne l'un contre l'autre dans le noir. On emporte son livre du moment au Comptoir Florian pour bouquiner devant une théière fumante et, si on a de la chance, une part de succulente apple pie. On laisse le temps suspendre son vol pendant que les gouttes tambourinent doucement aux carreaux. On se demande où on pourrait bien dîner le soir; on réalise qu'on est un peu fauchés là tout de suite et qu'on n'a pas nécessairement envie de rentrer tard, et finalement, on va chercher des pizzas chez Mamma Roma ou on se fait livrer du pad thaï par le Tom Yam. On se goinfre les savoure devant le dernier épisode de "How I Met Your Mother" en se plaignant que la série traîne un peu en longueur, mais en fait, on l'aime toujours bien. On traîne sur Facebook où tous les copains râlent après la météo. On s'arrache à son ordinateur vingt minutes, le temps de préparer des madeleines au chocolat ou des mini-cakes à la confiture pour le petit-déjeuner du lendemain. On va se coucher un peu après minuit, et on pousse un grognement de bonheur en se glissant sous la couette qu'on vient juste de ressortir du placard après six mois de chômage technique. Même s'il est déjà tard, on sacrifie au rituel des deux chapitres de lecture avant d'éteindre la lumière. Puis on fait les cuillères en se demandant à quoi on occupera la journée du lendemain. Idéalement, on ira bruncher seuls ou avec des amis. Si le ciel s'est dégagé, on sortira le GPS pour chercher quelques géocaches; sinon, on passera l'après-midi à dessiner, à écrire, à se peinturlurer les ongles ou à coudre un doudou en feutrine. On se préparera doucement à entrer en hibernation en faisant déjà des projets pour le retour du soleil, au printemps prochain.

vendredi 7 octobre 2011

La roue tourne


Il y a un mois, une de mes plus vieilles amies était en couple depuis plus de 20 ans avec le seul et unique homme de sa vie.
Aujourd'hui, elle finit de s'installer dans son tout premier appart' de célibataire; elle a ses deux enfants en garde alternée et son mari et elle vont engager une procédure de divorce.
Elle n'a toujours pas bien compris ce qui lui était arrivé.

Il y a un mois, une amie beaucoup plus récente et néanmoins très chère traversait une période morose, pleine de soucis matériels et affectivement déserte.
Aujourd'hui, elle cause déménagement international pour s'installer avec son "homme parfait", celui qu'elle vient juste de rencontrer mais dont la place dans sa vie s'est tout de suite imposée comme une évidence.
Elle non plus n'a toujours pas bien compris ce qui lui était arrivé.

En bien comme en mal, la vie peut basculer en un clin d'oeil. J'essaie de ne pas l'oublier pour savourer chaque minute de bonheur sans la considérer comme un dû, et tenir bon dans les périodes difficiles grâce à la certitude qu'elles se termineront un jour - peut-être plus vite que je ne le pense.


L'illustration légèrement décalée provient d'ici. J'ai toujours du mal à parler de sujets "sérieux" sans tenter de dédramatiser...

"Complément affectif" T10


Malgré une couverture assez peu accrocheuse par rapport aux précédentes, ce tome 10 vient conclure en beauté la série "Complément affectif". Les dessins de Mari Okazaki sont toujours aussi beaux, les sentiments exprimés toujours aussi subtils et forts à la fois. Plus que jamais, Fuji va être tiraillée entre son travail monstrueusement prenant dans la pub et son amour pour le photographe Sahara, appelé à l'autre bout du monde par son art. La fin toute en délicatesse ne renie pas les bases posées tout au long de la série, ni les valeurs de son héroïne merveilleusement moderne et sensible à la fois.

Si vous êtes attirée par la culture japonaise mais n'y connaissez pas grand-chose en manga et ne savez pas trop par où commencer votre exploration du genre, "Complément affectif" est une série idéale, qui illustre à la perfection le dilemme auquel sont confrontées les jeunes Japonaises d'aujourd'hui. Bien que très désireuse de trouver le grand amour, Fuji n'est pas prête à sacrifier ses ambitions professionnelles. A l'approche de la trentaine, elle commence à être considérée comme une "vieille fille" par tous ses collègues, et ça ne l'empêche pas de se donner à fond dans un travail ingrat qui occupe ses jours, ses nuits et ses week-ends sans lui valoir beaucoup de reconnaissance. Sous son attitude conciliante et les doutes qui l'assaillent parfois, elle cache une volonté de fer et un coeur d'artichaut - une combinaison qui la rend extrêmement attachante. J'ai pris beaucoup de plaisir à la suivre pendant ces 10 tomes.

jeudi 6 octobre 2011

10 objets du désir (with lots of paillettes inside)



- Pour les vernis comme pour les chaussures, j'avais décidé de m'en tenir à une règle très simple: ne plus acheter que des choses dont je n'avais pas déjà un équivalent dans mes placards, ce qui élimine énormément de possibilités d'entrée de jeu. Oui mais voilà: dans la collection Muppets d'OPI qui va sortir le mois prochain, trois flacons au moins me font de l'oeil. Le Gone Gonzo (bleu à grosses paillettes), le Fresh Frog of Bel Air (vert à grosses paillettes) et le Gettin' Miss Piggy With It! (rouge à grosses paillettes). J'espère que je vais pouvoir les commander sur Nail ETC, parce que ça m'ennuierait un peu d'en voir pour 40€ chez Sephora...

- Ce collier Colibri en émail des Néréides. Ou la bague assortie, que j'aurais quand même peur d'accrocher partout. Non, pas les deux, j'aime pas les parures. Quoi que je pourrais toujours les porter en alternance ^^ Blague à part, je crois qu'après une longue période Réminiscence/Gas, Les Néréides et sa petite soeur N2 sont devenues mes marques de bijoux fantaisie préférées.



- Dans un genre un peu différent, ce collier dents de lait (non, Ickle et Lardee, pas vous!). Ou ce squelette de lapin. Ou à peu près tout ce ce qu'on trouve chez Galibardy. Je ne remercie pas La Princesse - mais je me suis vengée en la branchant sur les derbies Anniel, mouah ah ah. N'empêche, je commence à avoir beaucoup trop de colliers pour un unique cou.




- Ces ballerines à paillettes noires de La Redoute. Plus versatiles que les deux paires argentées que je convoite par ailleurs, et surtout presque quatre fois moins chères avec leur 27,99€. En plus, il paraît qu'elles sont confortables et solides. Ce que j'attends pour les commander? Que le site français de La Redoute ne me renvoie pas systématiquement sur le site belge alors que je veux me faire livrer à Monpatelin. Autrement dit, je les commanderai une fois sur place, hein.



- Un agenda Moleskine Pacman pour 2012. Il est beau, c'est une édition limitée, et il existe en quatre versions: une page par jour grand ou petit (noir), une page par semaine grand ou petit (jaune). Problème: j'ai déjà acheté un agenda 2012 sur le thème de l'urban knitting, qui me plaît beaucoup aussi. Indécise je suis.



- La fameuse jupe Odd Molly que j'ai renoncé à acheter à Stockholm, et qui est maintenant sold out sur leur site dans cette couleur. Le meilleur moyen de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder. Un autre moyen moins connu mais également efficace consiste à attendre qu'elle ne soit plus disponible sur le marché :-)


- Un pot de Time Zone d'Estée Lauder, parce que je me suis laissé dire que c'était une des crèmes anti-rides les plus efficaces. Malheureusement, c'est aussi l'une des plus chères (alors qu'elle ne continent même pas de paillettes!), et il faut déjà que je rachète un flacon de Night Repair ce mois-ci. Pffff.



- Sur ce coup-là, l'objet du désir, ce n'est pas tant cette sublime glace au caramel beurre salé de Picard: j'en ai un bac tout neuf au congélo. Non, le truc, c'est que je voudrais pouvoir en engloutir un litre à chaque repas sans doubler de volume et devoir user la semelle de mes futures ballerines à paillettes sur les pavés bruxellois pour essayer de brûler trois pauvres calories.



- La deuxième édition du guide "Un an de brunchs à Bruxelles". La précédente date de 2009 et nous a permis de découvrir plein de chouettes endroits; mais entre-temps, certains restaurants ont changé de direction et cessé de proposer un brunch, tandis que d'autres qui au contraire ne le faisaient pas avant s'y sont mis avec bonheur. De quoi égayer nos dimanches hivernaux! Comme il n'est pas disponible sur Amazon, je vais devoir aller l'acheter chez Filigranes ce qui me permettra de poursuivre ma mission d'espionnage international. J'en profiterai sans doute pour ajouter ce petit guide dans mon panier, histoire d'être parée aussi pour le soir.




- Un iPhone parce que je suis méga jalouse de toutes ces blogueuses qui publient des Instagram à gogo. Mais je ne craquerai pas. Non, je ne craquerai pas.
Je ne craquerai pas.
Je ne craquerai pas.