vendredi 6 mai 2011

"Guide du savoir-survivre en compagnie des monstres"


C'est Marie-Aude qui m'a fait découvrir cet album pendant Trolls & Légendes. Elle l'avait acheté sur place et fait dédicacer pour son neveu par l'une des illustrateurs. Je l'ai feuilleté rapidement: coup de foudre. Le lendemain, je faisais le pied de grue devant la table de Carine M. pour obtenir à mon tour un bôdessin. Ce fut un de ses personnages préférés: la sirène spectrale, mais accommodée à la sauge Régis, c'est-à-dire en version cyclope. Adorable.

J'ai toujours eu une grande affection pour les monstres. Si le zombie est le symbole du consumérisme rampant (dixit Chouchou), de façon plus générale, le monstre représente la part d'ombre qui est en chacun de nous, les travers honteux, les pulsions inavouables. J'aime quand des auteurs s'attachent à les rendre moins effrayants comme pour nous inviter à apprivoiser cette part d'ombre, à nous réconcilier avec elle, à l'accepter voire à la mettre en lumière.

Ici, on commencera à apprivoiser les monstres en prenant un thé avec eux - quelle excellente idée! Qu'ils soient "domestiques" comme le vampire ou le dragon, fantasmagoriques comme la tricoteuse de mauvais sorts ou le fantôme de la tasse, exotiques comme le lapin crétin naufrageur ou l'abominable homme des neiges, ce "Guide du savoir-survivre" en leur compagnie explique où les rencontrer, comment les inviter, quels rituels utiliser pour éviter de se faire manger tout cru alors qu'on a apporté de délicieux petits gâteaux. Avec ses illustrations superbes et sa mise en page recherchée, c'est un très beau cadeau à faire à un jeune amateur de monstres... ou à garder pour soi!

Si cet article ne vous a pas convaincus, allez donc faire un tour sur le site du Boudoir Fantastique... Vous devriez vite changer d'avis! Et pour info, l'éditeur considère ce livre comme adapté aux petits lecteurs à partir de 5 ans.

jeudi 5 mai 2011

"Pour la vie"


"Quelque part dans l'Ain, un train est immobilisé en pleine campagne. Deux octogénaires de la maison de retraite voisine viennent de se précipiter ensemble sous ses roues. Ils venaient pourtant de fêter, dans la joie, leur 50ème anniversaire de mariage. Cinquante années, de De Gaulle à nos jours, à tenir à deux ce petit bistrot d'habitués avant de profiter de leur retraite. Inspiré d'une histoire vraie, "Pour la vie" raconte le parcours de ce couple qui a décidé de disparaître ensemble par amour. Parce qu'ils ne voulaient pas que la mort puisse un jour les séparer et condamner l'un d'entre eux à la solitude."

Présenté comme ça, je sais: ça n'a pas l'air très gai. D'ailleurs, les dessins en noir et blanc "sali" de Claudio Stassi n'ont rien de particulièrement joyeux. Pourtant, si j'ai écrasé une larme à la fin de "Pour la vie", c'était une larme d'émotion et non de tristesse. Parce que l'amour qui lie Fernand et Edith est juste magnifique. Qui a dit qu'on ne pouvait pas faire de l'art avec des bons sentiments, et encore moins avec des gens ordinaires à qui il n'arrive rien? Car c'est une vie des plus banales que Jacky Goupil met en scène par d'habiles flashbacks, la vie d'un couple de Français modestes à qui la nature comme l'administration refuseront toujours un enfant. Il ne leur reste plus qu'à travailler dur, aider leur prochain chaque fois qu'ils le pourront et s'aimer très fort. Voyager à travers le monde, une fois la retraite arrivée. Et puis aller finir leurs jours aux Coquelicots, entourés d'autres vieillards hauts en couleur et d'employés qui portent une sincère affection à leurs pensionnaires. Jusqu'à ce qu'un malaise de Fernand fasse redouter à Edith qu'il parte sans elle...

Chronique en filigrane de la vie d'un couple de Français moyens pendant la seconde moitié du XXème siècle, "Pour la vie" est surtout une bédé romantique au sens le moins mièvre du terme, et la chose la plus touchante que j'aie lue depuis longtemps.

mercredi 4 mai 2011

Le plateau-télé du soir


SOUPE TOMATE-COCO

Pour 2 personnes

- Dans une grande casserole, faire revenir une cuillère à soupe d'huile d'olive. Ajouter 3/4 oignons nouveaux coupés en rondelles et une gousse d'ail émincée. Laisser revenir quelques minutes.

- Ajouter 400ml de pulpe de tomate bio, 100ml de bouillon de légumes, 250ml de lait de coco et le jus d'une demi-orange. Laisser mijoter 5/6 minutes.

- En fin de cuisson, ajouter une demi cuillère à café de purée de piment, quelques pincées de cumin et 2 pincées de sucre en poudre. Saler à votre convenance. Bien mélanger.

Présentée ici avec une tartine d'hoummous sur du pain aux céréales, et des boulettes kefta de chez Picard, cette petite soupe nous a régalés ce soir pendant que nous regardions le 3ème épisode de la saison 1 de "Glee".

Où j'aimerais faire autre chose de mes mains que passer la journée à taper sur un clavier d'ordinateur


Le déballage des paquets des autres participantes du groupe de swap m'a fait un peu honte. Beaucoup de filles avaient envoyé des créations maison: amigurumi, cosmétiques, bijoux... Pas moi. Je me rends compte que depuis que j'ai arrêté le scrap, je ne fais plus grand-chose de mes mains - juste des carnets de voyage, forcément rares et que je peine à finir après mon retour au bercail. Je trouve ça vraiment dommage.

Parmi mes projets, il y a l'inscription à un atelier reliure qui me permettra de fabriquer des carnets. Mais beaucoup d'autres choses me tentent. J'aimerais prendre quelques cours de crochet histoire de maîtriser les bases et d'être capable moi aussi de réaliser d'adorables bestioles à offrir. J'ai un peu cherché sur Bruxelles, sans succès. Par contre, des copines de chez Editeur Préféré se sont lancées dans la fabrication de mini zombies en feutrine à l'aide de ce livre et en commandant leurs fournitures sur ce site. Je crois que ça devrait être dans mes capacités (problème: le zombie est quand même moins facile à caser chez les copines si on espère leur soutirer des exclamations ravies du type "Mékecémeugnon!"). Sinon, la cosméto maison, ça semble abordable mais peut-être gourmand en matériel, alors que je suis toujours encombrée par les reliquats de ma période scrap...

Bref, je me suis fixé comme objectif de glisser au moins une production maison dans le colis de ma prochaine swapée (encore inconnue à ce jour).

lundi 2 mai 2011

Où je triomphe du Chaos une fois encore


Le rangement est une de mes grandes passions dans la vie. Chez moi, tout ce qui peut être classé par ordre alphabétique l'est: CD et bouquins, bien sûr, mais aussi épices. Mes vêtements sont répartis dans deux penderies (été, hiver), à l'intérieur desquels ils sont classés par type, par longueur et par couleur. Mes palettes de fards à paupières MAC forment des dégradés subtils, du plus foncé au plus clair et du plus mat au plus nacré. Si j'avais passé autant de temps à étudier la physique qu'à chercher le moyen le plus rationnel de ranger mes affaires, Sheldon Cooper m'appellerait "boss". Je suis d'avis qu'on ne possède jamais assez de boîtes, et j'ai probablement financé à moi toute seule les dernières vacances de Valérie Nylin et d'Yves Blayo. Je déteste coller des étiquettes aux gens, mais les objets? Dans ma vision de l'univers, chacun d'eux doit avoir sa place.

Sauf que si certains s'en laissent docilement attribuer une, d'autres se rebiffent et déjouent toutes mes tentatives pour les mettre en ordre. Ainsi mes très nombreux colliers et pendentifs, quasiment la seule sorte de bijoux que je porte. Quand j'en n'en avais pas beaucoup, je les accrochais à un joli présentoir en forme de buste féminin. Quand ma "collection" s'est agrandie, j'ai acheté chez Schleiper de petites bourses en organza de toutes les couleurs, mais malgré l'opacité du tissu, je ne voyais pas vraiment ce qu'il y avait à l'intérieur, et l'ensemble formait un tas peu esthétique dans un petit panier en osier. Finalement, c'est en faisant du tri dans mes vieilles affaires de scrap que j'ai trouvé la solution:


Pour les plus grosses pièces, ce casier en acrylique Muji qui abritait précédemment des alphabets en carton autocollants. Muji est une marque japonaise qui vend des basiques (vêtements, papeterie, vaisselle, cosmétiques...) hyper bien étudiés; la marque n'a malheureusement pas de magasin en Belgique, mais on peut acheter par correspondance sur son site internet.


Pour les plus petites pièces, cette boîte à embellissements Making Memories où je rangeais jusqu'ici mes différentes sortes d'attaches parisiennes. Je n'aime pas trop le logo sur le couvercle et aurais préféré quelque chose de complètement transparent, mais à ce détail près, c'est vraiment un système idéal. Les deux boîtes tiennent sans problème dans le tiroir de ma table de nuit, sous les pieds de Georges-Arthur Ze Amigurumi et à côté du coffret en cuir rose embossé rapporté de Marrakech qui contient ma petite dizaine de bagues.

Maintenant, il faut que je trouve un moyen de ranger mes 80 (glups...) vernis à ongles. Et surtout de les empêcher de se reproduire, car je n'en avais encore qu'une vingtaine il y a deux mois. Je les soupçonne d'être atteint d'une maladie rare mais potentiellement très dangereuse pour le porte-monnaie: la Funambulite.

dimanche 1 mai 2011

Une journée de geocaching à Anvers


ETAPE 1: DEJEUNER CHEZ WAGAMAMA

Nous nous avions donné rendez-vous à notre partner in crime geocaching devant le restaurant à l'heure de l'ouverture, ce qui nous a permis d'annexer une des meilleures tables près de la fenêtre. Philou ne connaissait pas du tout cette chaîne qui propose de la nourriture japonaise un poil fusion, et nous voulions effacer la mauvaise impression laissée par le Wagamama de Londres en octobre dernier. Nous avons très bien mangé; les gyoza de canard bien que peu orthodoxes étaient délicieux, et mon saumon teriyaki grillé juste comme j'aime. Par contre, impossible une fois de plus d'acheter T-shirt ou bouteille frappés du logo de Wagamama - ils étaient en rupture de stock, comme à Copenhague il y a deux ans et demi. Les gens, si vous ne voulez pas vendre vos produits, pas la peine de les exposer dans une vitrine avec des listes de prix! Bonne nouvelle tout de même: un Wagamama ouvrira à Bruxelles l'an prochain.

ETAPE 2: GEOCACHING INTENSIF

Entre 14h et 18h, nous avons réussi à trouver pas moins de 7 caches, notre record personnel en une journée. L'une des plus marquantes fut la Kijk Omhoog! (= Regardez en l'air!), située sur le Meir qui est la grande avenue commerçante d'Anvers. L'indice "Give me a call" nous a poussés à examiner un ensemble de quatre cabines téléphoniques pendant une bonne vingtaine de minutes, sans succès. J'étais trop petite pour chercher vraiment aux endroits qui auraient fait une bonne cachette, mais Chouchou et Philou m'assuraient que non, il n'y avait rien à l'intérieur des rebords des grandes plaques carrées marquées "Telefoon". Nous avons fini par abandonner... mais en fin de journée, nous sommes repassés par là, et très vite, Philou a sorti d'une des grandes plaques en question la boîte de pellicule magnétisée qui contenait le logbook. J'imagine que d'autres géocacheurs étaient venus en début d'après-midi et avaient emporté la cache pour venir la remettre un peu plus tard, afin de ne pas se faire remarquer par les Muggles. Ca arrive parfois.

L'autre cache marquante fut le Train TB Hotel, vieux wagon de chemin de fer restauré situé sur le bord du fleuve. Il était censé abriter une cache de taille 3, très rare en milieu urbain. Nous avons cherché un bon moment. J'ai commencé par grimper à la petite échelle malgré mon vertige pour regarder si la boîte ne se trouvait pas au sommet du wagon. Un premier examen du dessous du wagon n'a rien donné. Nous sommes alors montés sur la passerelle qui surplombait le wagon. Après avoir fait chou blanc, nous sommes redescendus. Philou s'est glissé accroupi sous le wagon: toujours rien. C'est finalement Chouchou qui a repéré un véritable mini-coffre fort en métal vert camouflage, solidement attaché au wagon de manière à ce qu'aucun indélicat ne l'emporte. Nous avons encore un peu galéré pour l'ouvrir, et c'était vraiment le coffre au trésor: pas moins de 5 Travels Bugs et autres Geocoins à l'intérieur. J'en ai confié un à Philou; je me chargerai de déposer les autres en Suisse fin juin si possible, histoire qu'ils voyagent un peu. C'est sans doute la plus chouette cache que nous ayons faite à ce jour. Grande était notre satisfaction.

ETAPE 3: SHOPPING A L'ARRACHE

Les poches pleines, nous avons rebroussé chemin vers le Meir, marquant un petit arrêt dans une ravissante boutique de brols appelée Achter de Maan où Philou et moi avons fait le plein de cartes originales pour Postcrossing. Il était 18h15 et les magasins commençaient déjà à fermer. Je me suis ruée à l'intérieur du Kruidvat local; à peine étais-je passée que le vigile commençait à tirer la grille derrière moi. Mais au stand Essence, je n'ai pas trouvé le fameux top coat double paillettes que j'ai déjà en violet et que je cherche désespérément dans les autres couleurs. Grosse perplexité: comment se fait-il que j'en aie trouvé une fois et que depuis, nada, aussi bien à Bruxelles qu'à Anvers? Puis je me suis souvenue. Le flacon que j'ai, c'est Funambuline qui me l'avait envoyé avec Georges-Arthur Ze Frankenpolish pour ne pas, je cite "qu'il s'ennuie pendant le voyage". Damned. Bon, ben je serai obligée de faire une razzia à Lausanne le mois prochain. C'est ballot. Pour me consoler, j'ai quand même emporté deux vernis Catrice (450 Sand Francisco et 170 I Scream Peach) malgré la déception causée par le 440 par-dessus lequel j'ai dû appliquer une couche de paillettes Golden Rose afin qu'il ressemble à quelque chose. Urban Outfitters ne fermait qu'à 19h; j'ai exploré les rayons au pas de course et chopé in extremis un joli pendentif sablier tandis que les garçons emportaient quelques bouquins.

ETAPE 4: DINER EN TERRASSE

Le soleil qui avait brillé toute la journée s'attardait encore, et après tous ces kilomètres à pied, la faim commençait à se faire sentir. Nous nous sommes installés sur la terrasse intérieure de la brasserie De Markt où nous avons dégusté d'excellentes pâtes accompagnées d'un petit verre de vin. En allant aux toilettes, j'ai failli emplâtrer la dame pipi qui m'engueulait en néerlandais parce que j'essayais de me laver les mains.
- Gluick gluick schraemeleu.
- I'm sorry, I don't understand Dutch.
- Krlyckuyck krijmkruylxxx!
- I'm telling you, I don't understand what you're saying.
- Huyckkrulux het kroumluyklukluck!!!
Un grand moment de compréhension entre les peuples.
Ceci mis à part, ce fut un fort bon repas qui clôtura agréablement une fort bonne journée. Vers 21h, nous avons dit au revoir à Phil qui regagnait Lille avec sa Triumph (la Porsche avait un problème de moteur...) et plus modestement repris notre Polo pour rentrer à Bruxelles. Les 50 kilomètres sont passés très vite grâce à un petit concert improvisé de fristouillage à deux voix. La prochaine journée de geocaching aura probablement lieu à Knokke début juin.

NB: Le garçon qui fait l'andouille sur les photos, c'est donc mon vieux pote Philou. Célibataire sans enfants, aucun cadavre dans les placards de son magnifique loft/duplex à Lille, amateur de voyages et de chocolat, collectionneur de théières, finisseur du dernier marathon de Paris, bénévole chez ATD Quart-Monde, drôle, gentil et cultivé. Non, j'essaie pas de le vendre; cela dit si ce portrait vous intéresse, j'accepte le paiement en chaussures à talon et en billets d'avion.

A faire en mai


- Lancer le swap d'été
Dès que la date d'envoi aura été arrêtée et les inscriptions confirmées, je pourrai constituer la boucle et donner à chacune le nom de sa swapée. J'ai hâte!

- Emmener Sophie faire du shopping de filles un après-midi
Comment peut-on vivre à Bruxelles, être de sexe féminin et ne pas connaître Rose? Ignorance d'autant plus déplorable quand on s'apprête à participer à un swap dont le thème sera la couleur. Je dis ça, je dis rien.

- Bloquer une date avant les vacances d'été pour faire un atelier reliure avec Corinne de Broleskine
Parce que quand je vois tout ce que les autres participantes du swap sont capables de faire, depuis les cosmétiques maison en passant par les bijoux et les amigurumi, j'aurais un peu honte de ne pas pouvoir glisser une création maison dans mon futur paquet. Si certaines de mes lectrices bruxelloises sont intéressées, qu'elles se manifestent dans les commentaires (Astrid, je ne t'ai pas oubliée; je t'envoie un mail incessamment sous peu). L'atelier coûte 120€, à partager entre les participantes (5 max).

- Trouver de nouveaux stickers pour décorer mes portes de placard
J'ai viré ceux de l'Atelier LZC qui dataient d'il y a 8 ans et dont j'étais plus que lassée, mais je ne sais pas trop par quoi les remplacer. En principe, je suis fan des Stickettes du Pré d'Eau, mais leur collection actuelle ne m'inspire pas...

- Caler une date pour la prochaine journée geocaching avec Phil
...Soit à Lille, soit à Knokke, même si "c'est rempli de bourges" et que "ça me donne envie de dégoupiller des grenades", dixit Chouchou (que je vais éviter d'emmener à Deauville ou à La Baule, donc).

- Profiter des Imaginales pour geocacher aussi à Epinal
...Entre un pique-nique de spécialités régionales, une sieste dans l'herbe, des dédicaces de bouquins qui vont encore faire grandir ma PAL et une rencontre avec (encore) une des auteurs que je traduis.

- Chercher quelqu'un pour me faire le 3ème tatouage que j'ai en projet depuis plus de 4 ans
...Régis, donc. L'idée que je veuille me faire dessiner un monstre rouge borgne sur le corps à l'encre permanente a fait pousser les hauts cris à Soeur Cadette quand je le lui ai annoncé. Mais mon premier tatouage (une licorne sur l'épaule gauche) symbolisait ma période jeux de rôles/fantastique médiéval/Le Breton; le second (le kanji de "esprit", sur ma hanche droite) symbolisait ma période arts martiaux/Japon/L'Homme; quel meilleur symbole que Régis pour mon histoire avec Chouchou et tout ce qui l'accompagne?

vendredi 29 avril 2011

Comme l'huile et l'eau


En principe, j'ai tendance à compartimenter mes amis. Je ne mélange pas les personnes issues d'univers différents depuis le catastrophique dîner de 17ème anniversaire auquel j'avais convié à la fois mes potes de jeux de rôles et mes copains de prépa Sup de Co. Les premiers étaient stone et partis dans un gros délire Donjons et Dragons avant le plat principal; les seconds les regardaient consternés tout en débattant des mérites du dernier bouquin d'Alain Finkielkraut. EPIC FAIL.

Quand j'entends les gens dire qu'ils rêvent que leur partenaire organise, pour une date marquante (leurs 40 ans, au hasard), une grosse fête surprise avec tous leurs amis, un frisson glacé me parcourt l'échine. Outre le fait que mes amis sont éparpillés entre Monpatelin, Nantes, Paris, Lille, Bruxelles et j'en passe, je ne vois vraiment, mais vraiment pas ce qu'ils trouveraient à se dire. J'imagine que la plupart d'entre eux auraient au moins l'amour des livres en commun - et encore. Qui discuterait golf, montres de luxe et 4x4 avec Etre Exquis?

Pourtant, sans y penser, j'ai convié au swap d'été un tas de filles qui n'ont a priori rien en commun. Deux vieilles copines de ma période jeux de rôles pas revues depuis au moins 15 ans; une traductrice et écrivaine de SF; sa soeur créatrice de vêtements; une responsable de bijouterie; une blogueuse belge illuminée; une amie de Chouchou qui vit actuellement en Thaïlande... Et c'est sans compter la diversité des origines des "anciennes" du swap précédent. J'ai hâte de voir si la mayonnaise prendra.

jeudi 28 avril 2011

Si y'a même plus moyen de dépenser ses sous dans cette ville!


Cette semaine, j'ai tenté de me remonter le moral par une bonne petite séance de shopping thérapeutique. Je voulais quelques tops d'été et de nouveaux vernis Catrice et Essence. Mardi, je me suis donc levée tôt et dépêchée de boucler mon travail de la journée. A 15h tapantes, toute pomponnée, je me préparais à sortir sous un magnifique soleil quand je me suis rendu compte que j'étais enfermée dans l'appartement: après Trolls & Légendes, nous n'étions pas passé récupérer mes clés chez Gridou qui avait gentiment accepté de s'occuper des mamichats en notre absence, et Chouchou était parti bosser avec les siennes. Grmblbl.

Mercredi après-midi, clés en main, j'ai fait une seconde tentative. Entre-temps, la météo s'était gâtée; la température était tombée de dix degrés et la pluie menaçait. C'était déjà beaucoup moins fun, et du coup j'ai eu la flemme de pousser jusqu'en ville. Chaussée d'Ixelles, j'ai exploré les habituels Zara-Mango-H&M sans rien trouver à mon goût. Et en arrivant chez Kruidvat, le drame: l'allée maquillage était bloquée juste devant les trois stands Catrice-Gosh-Essence par des vendeuses qui réorganisaient les rayons d'en face. "Si on laisse passer les clients, on peut pas travailler. Revenez demain." "Vous pouvez au moins me dire si vous avez des top coats Essence double paillettes?" "Pas en rayon. Peut-être dans les cartons. Aucune idée."

Puisque les vrais magasins ne voulaient pas de moi, je suis rentrée à la maison sans traîner et j'ai pris le "Le It-Book de Cachemire et Soie", à la fin duquel Anne-So donne toutes ses bonnes adresses et notamment celles de boutiques internet qui vendent plein de choses ravissantes. J'en ai passé en revue plusieurs avant d'avoir un coup de foudre pour Les Fleurs. Jamais encore je n'avais vu autant de petites merveilles rassemblées en un seul endroit (et pouvant être livrées à domicile). La liste des marques et créateurs présents est impressionnante, et elle contient beaucoup de noms que j'aime: La Marelle, Clumsy, Fionah Hewitt, Atelier LZC, Nat & Nin, Lisbeth Dahl, Editions de Paris, Marks, N2, Orla Kiely, Ysé, Tattie Devine... plus des dizaines d'autres dont j'ai découvert les produits avec bonheur. Au final, je me suis laissée tenter par un mignon collier nuage, une jolie boîte à thé (la boîte à café était encore plus belle, mais je ne bois pas de café!) et deux rouleaux de masking tape rouge. J'aurais bien rajouté cette enveloppe à sandwich, pratique quand on passe beaucoup de temps dans le train comme moi, mais elle était en rupture de stock. Une autre fois, peut-être.

Pour les Parisiennes, il y a une boutique Les Fleurs au 6 passage Josset, M° Ledru-Rollin. Probablement un antre de la perdition, au vu du site internet.

mardi 26 avril 2011

Swap d'été: décollage imminent


Le swap de printemps touche à sa fin, avec une seule participante qui doit encore recevoir son colis*. Dès qu'il sera clôturé, je lancerai les inscriptions pour le suivant. Thème et période d'envoi à déterminer avec un seul impératif: avoir bouclé au 31 août - ben oui, pour le début du swap d'automne! Avec les autres swapettes, on s'est dit qu'un par saison serait un rythme idéal.

Le groupe Facebook que nous avons utilisé cette fois ayant beaucoup pécloté (in swiss in ze text), la charmante Fraise des Bois est en train de m'aider à bidouiller un forum secret** où nous pourrons papoter plus confortablement et où les informations seront plus faciles à retrouver.

Une demi-douzaine de mes copines Facebook*** se sont déjà manifestées pour participer cette fois, en plus des filles du groupe déjà constitué que ça ne dérangera pas de remettre le couvert aussi vite. Quant à moi, je fourmille d'idées organisationnelles que ma quichitude informatique m'empêche de mettre en place, et d'idées de shopping auxquelles rien ne devrait faire obstacle. Un projet futile et gai dans lequel m'immerger - c'est tout à fait ce dont j'ai besoin en ce moment.

* ma soeur en quichitude générale me signale que, vu qu'elle est auto-envoyé son paquet, il restait en fait hier soir deux filles qui n'avaient encore rien reçu. Mais comme Lady Pops a eu son paquet ce matin, on retombe à une; ouf, ma crédibilité est sauve!

** M'dame Jo me signale que l'expression "forum caché" serait plus appropriée que "forum secret". On me pardonnera: je vis en Belgique, je passe mes journées à traduire de l'anglais et à papoter avec des Suissesse; du coup j'ai parfois du mal à causer la France correctement.

*** ma copine Sophie me signale qu'elle a vainement tenté de me laisser un com pour proposer sa participation. Je l'ajoute à la liste et me réjouis de tout ce sang neuf qui facilitera la création d'une boucle sans doublon avec les swaps précédents, et comprenant un maximum d'échanges internationaux puisque Sophie est belge.

ATTENTION: Suite à plusieurs demandes, je préfère préciser que j'ai décidé de n'accepter dans ce swap que les personnes ayant déjà participé au précédent, ou ayant été cooptées par l'une de ces dernières. Je n'ai aucun moyen de m'assurer de la fiabilité des filles que je ne connais pas, ou seulement à travers quelques commentaires sur mon blog, et en tant qu'organisatrice je préfère ne pas courir de risque. J'espère que vous comprendrez cette précaution.

lundi 25 avril 2011

"La ballade de Lila K"


Des hommes en noir font brutalement irruption dans un appartement. Sans une explication, ils maîtrisent et emmènent une femme hurlante. La fillette de celle-ci est conduite dans un centre de rééducation. Elle ne supporte ni la lumière du jour, ni le moindre contact physique et ne se sent en sécurité que lorsqu'elle dort sous son lit. Petit animal asocial, Lila est pourtant redoutablement intelligente. Au fil des ans, elle va jouer un double jeu avec ceux qui la surveillent et faire semblant de devenir "normale" pour être jugée apte à la vie au dehors. Une seule chose la fait tenir debout: le désir de retrouver cette mère tant aimée dont l'administration a effacé tout lien avec elle... Pourquoi?

Après "Une pièce montée" qui dressait le tableau grinçant d'une noce, Blandine Le Callet opère un virage radical avec ce deuxième roman qu'on pourrait presque qualifier de "science-fiction sociale". J'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans le futur proche qu'elle décrit, un futur hygiéniste à l'extrême sur lequel plane une ambiance à la "1984". Nous sommes en 2100 et des poussières. Paris est désormais entouré d'une muraille à l'intérieur de laquelle les habitants vivent sous haute surveillance. Les autorités régulent jusqu'aux aspects les plus intimes de leur vie, notamment la procréation qui n'est autorisée que pour les couples répondant à des critères très stricts. Il n'y a plus guère de place pour les libertés individuelles... Oui, mais au-delà du mur, c'est la Zone sur laquelle circulent des rumeurs effrayantes et où nul n'a envie de se voir relégué sans aucune perspective d'avenir.

Autant dire qu'entre l'époque et l'histoire personnelle de l'héroïne, l'ambiance est plutôt plombée, quasiment déshumanisée. J'ai peiné à atteindre la page 100. Mais une fois le décor mis en place, l'atroce solitude de Lila est peu à peu brisée par diverses rencontres avec des personnages qui, chacun à leur manière, vont l'aider dans sa quête. Et au lieu de refermer sa "Ballade" sans la finir, je me suis mise à la dévorer de plus en plus vite, curieuse de découvrir le sort que l'auteur lui réservait. S'adapterait-elle à la vie en société? Saurait-elle préserver ce qui la rendait si singulière? Parviendrait-elle à retrouver sa mère et à lever le voile sur les premières années de sa vie? Je ne veux pas révéler la fin de ce roman qui m'a happée presque malgré moi; aussi, je dirai seulement que je l'ai trouvée poignante par l'équilibre entre horreur et espoir que Blandine Le Callet parvient à atteindre. Un seul petit regret: des pistes sont esquissées qui demeurent en suspens. Il y aurait presque matière à envisager une suite...

dimanche 24 avril 2011

Trolls & Légendes 2011: une bonne cuvée



Trolls & Légendes se définit comme "le festival de toutes les fantasy". Au contraire des Imaginales qui sont exclusivement axées littérature, il met en scène l'ensemble des domaines dans lesquels peut s'illustrer l'imaginaire. A côté de la librairie où dédicacent les auteurs, on trouve donc un espace multi-jeux, une salle de concert où plusieurs artistes se produisent chaque soir, un marché médiéval où l'on peut acheter costumes et accessoires, mais aussi une galerie d'exposition, une salle de conférence et un snack-bar qui propose de la nourriture chaude (j'ai pas dit "gastronomique", hein). Tout ça pour seulement 5€ par jour hors spectacles musicaux. Du coup - et ça aussi, c'est une nouveauté par rapport aux autres festivals que je fréquente -, il attire un important public familial en plus des mordus de fantasy, pour qui c'est une occasion unique de faire découvrir leur passion aux non-initiés. Si j'ajoute que l'organisation est efficace et bien rodée, avec un grand nombre de bénévoles enthousiastes, cela suffit-il à convaincre ceux d'entre vous qui n'étaient pas là cette année de ne pas rater la prochaine édition de Trolls & Légendes, en avril 2013?

Sur un plan plus personnel, ce week-end à Mons avait la lourde tâche de me distraire de mes soucis familiaux tout en marquant agréablement le 41ème anniversaire de Chouchou. Et même si l'hôtel soi-disant "de charme" que j'avais réservé était en réalité tout à fait quelconque, voire assez vilain; même si Chouchou était malade et crevé après deux nuits quasiment blanches; même si nous avons passé une demi-heure à chercher une place de parking autour du Lotto Mons Expo; même si des projections de vin rouge ont ruiné mon nouveau et magnifique sac à main Nat & Nin rose poudre (je savais que c'était une erreur de le prendre aussi clair!); même si j'ai raté des occasions en or de photographier Régis avec Robin Hobb ou le maître d'armes de Kaamelott; même si j'ai piqué une petite crise de larmes ce matin; même s'il n'y a pas une seule boulangerie dans tout Mons et que j'ai dû petit-déjeuner d'un stoemp au lard; même si je me suis décidée trop tard à craquer sur un corset, un chapeau ou un collier et que toutes les jolies pièces s'étaient déjà envolées des stands, l'objectif a été atteint.


De cette édition de Trolls & Légendes, je garderai le souvenir de Sara et moi nous pointant séparément, chacune habillée avec une robe et portant un bijou donnés par La Princesse pendant le dernier après-midi troc; du T-shirt "Bazinga!" d'Isa et de ses oreilles de Spock en latex avec lesquelles elle n'entendait plus rien; des essayages de chapeaux de Céline dont c'était aussi l'anniversaire aujourd'hui, et qui n'a malheureusement pas trouvé de millionnaire pour lui offrir le superbe haut-de-forme imitation python sur lequel elle avait craqué; de "la gaufre, c'est pas une science exacte"; de la princesse en robe de satin rose qu'un mini-chevalier tentait de pourfendre au lieu de la sauver, et qui se défendait férocement à coups de masse d'arme; de la discussion graveleuse entre filles, d'abord sur un minuscule carré de pelouse tout en pente, puis à la table du carré VIP où nous avons dîné dans la foulée; de l'arc-en-ciel power; de Garulfo Lagrenouille, l'attachée de presse du festival, m'interpelant par mon vrai prénom et ajoutant: "Tu ne me connais pas, mais je lis ton blog depuis longtemps..."; des trois géocaches cherchées et trouvées en l'espace d'une heure ce matin; du projet d'élevage entre le dragon d'épaule vert de BBL et mon dragon d'épaule rose et noir (what else?); de la découverte d'Arnaud Stouffs et Carine M., deux illustrateurs talentueux dont j'envisageais d'offrir les livres à mes neveux - et puis finalement, ils me plaisaient tant que je les ai fait dédicacer à mon nom. Je vous en reparle dès que je les ai lus.

vendredi 22 avril 2011

Comme si de rien n'était


Se lever après une nuit où on n'a pas pu fermer l'oeil entre la chaleur, les ronflements de Chouchou et les visions cauchemardesques qui tournent dans la tête. S'interroger: Thé des Alizés glacé, ou You Zi Hua Cha chaud? Ce sera You Zi Hua Cha.
Mais comment ça a pu dégénérer aussi vite en 4 mois?
Se connecter à internet. Jeter un coup d'oeil à sa boîte mail: rien d'important. Parcourir vite fait les articles dans son Google Reader. Se dire qu'il faudrait se mettre à utiliser ces fameux filtres "vieillissants" qui donnent du cachet à n'importe quelle photo banale. Rire brièvement d'un VDM.
Dès qu'il m'a parlé de métastases au poumon en septembre, j'ai eu l'intuition que c'était ça qui le tuerait. Pourvu, pourvu que je me sois trompée.
Consulter les statistiques de visite de la veille pour "Le rose et le noir". Regarder le statut des potes sur Facebook. Récolter des fleurs, trouver des canetons, mettre de la bière en fût dans Farmville.
Je n'arrive pas à concevoir un monde sans lui.
Partir se doucher avec plein de produits qui sentent bon. Hésiter à se raser les jambes avec l'huile corporelle d'Avène comme conseillé par Julia. Reporter au lendemain matin puisqu'on ne sortira pas aujourd'hui.
A la limite, je peux accepter qu'il meure, mais l'idée qu'il souffre, qu'il suffoque sous respirateur artificiel pendant des semaines ou des mois m'affole complètement.
Jeter un coup d'oeil dans le frigo. Avaler un yaourt nature sans conviction. Se dire qu'il faudrait faire une liste pour les courses de lundi soir. Se souvenir que lundi c'est férié. Mardi soir, alors?
Essayons de ne pas être défaitiste. Attendons l'avis de l'oncologue. La chimio a sans doute une chance de fonctionner.
Ouvrir le fichier contenant le texte sur lequel on bosse, à côté du fichier dans lequel on tape sa trad. Se demander s'il vaut mieux tacler tout de suite le problème du glossaire ou remettre ça à plus tard.
Je le sens pas. C'est plus fort que moi, je le sens pas.
Tenter de se concentrer sur les manigances fomentées par le jeune alchimiste prisonnier d'un groupe de rebelles à qui il veut soutirer le secret de fabrication de gemmes télépathiques. Les explications de l'auteur sur la nature des objets magiques ne sont pas très claires.
Qu'est-ce que je peux faire, à part prévoir des séjours supplémentaires à Toulouse les mois prochains pour passer du temps avec lui? Rien. Fucking nothing.
Entamer le décompte. 24 ou 25 pages à traduire aujourd'hui, une ligne après l'autre. Pour manger un éléphant, il faut procéder bouchée par bouchée.
Papa.

jeudi 21 avril 2011

C'était bien trop beau pour durer


Mon père a passé un scanner de contrôle ce matin.
Sa métastase au poumon gauche, qui n'avait pas été traitée, s'est changée en "multiples nodules supracentimétriques" dans les deux poumons.
Je suis partagée entre l'envie de répéter en boucle "Je le savais!" et de hurler "Mais pourquoi ces putains de médecins n'ont rien fait pendant qu'il n'y en avait qu'une?".
Fin des deux mois et demi de grâce et retour à la réalité de la maladie.
J'ai envie de vomir.

Quichera bien qui quichera la dernière


Ce matin, sur le groupe Facebook secret que nous utilisons pour communiquer entre nous, une des participantes du swap de printemps se traitait de reine des quiches. Elle venait de recevoir son propre colis qu'elle s'était auto-envoyé, ayant inversé les adresses de l'expéditrice et de la destinataire sur le bordereau Colissimo. Pire: elle l'a ouvert sans reconnaître son écriture sur le dessus, et la boîte de bottines pointure 31 dans lequel il était emballé. J'avoue, j'ai ri. Pour une fois que ce n'est pas moi qui gaffe, ah ah ah.

Dans la foulée, je me suis fendue d'un long coup de fil au centre des impôts de Monpatelin afin de supplier qu'ils me fassent parvenir un double de ma CA12. En effet, je leur avais renvoyé mon seul exemplaire, et mon association de gestion agréée avec qui je suis un peu en délicatesse ces temps-ci (ils ont tenté de m'escroquer; je me suis rebiffée avec tout le tact et la modération qui me caractérisent) m'en réclamait un aussi. J'ai dû négocier comme une folle pour que, en plus de me poster ce document, les impôts le faxent à l'AGA étant donné que je ne repasserai pas à Monpatelin avant un mois. Puis j'ai écrit un mail à l'AGA pour les prévenir de la manoeuvre, en essayant de rester digne dans ma quichitude.

Dix minutes plus tard, en classant des factures, j'ai retrouvé les deux copies de ma CA12 que, en fille organisée, j'avais faites le mois dernier dès le document reçu et rempli.

mercredi 20 avril 2011

Sephora Valentine + top coat Shatter d'OPI



Je sais que ça ne va pas plaire à tout le monde, mais je suis ravie de mes ongles punk réalisés grâce à deux des vernis trouvés dans le colis de ma swapeuse: un Sephora rose (très épais, vraiment dur à étaler correctement) et le fameux top coat Shatter.

Pour que l'effet soit réussi, il faut attendre que le vernis du dessous soit bien sec, puis passer une couche rapide de Shatter sans chercher à faire des bords réguliers puisque quelques secondes plus tard, il se sera rétracté en se craquelant pour donner ce que vous voyez sur la photo. Je ne porterais pas ça tout le temps, mais j'aime le changement et le côté rock'n'roll de ce top coat!

mardi 19 avril 2011

Swap de printemps: le colis que j'ai envoyé


Chère swapée,

Dans ma hâte à Chattertoner en long et en large la boîte à bottines dans laquelle je venais de réussir à fourrer 2 mètres cube de petits cadeaux, j'ai totalement oublié d'y joindre la lettre explicative que j'avais prévue. Je n'ai pas eu le coeur de défaire les 13 tours de scotch épais dont je venais d'entourer mon colis pour décourager la curiosité des postiers et des douaniers; aussi est-ce ici que je vais te détailler son contenu.


De gauche à droite et de haut en bas:
- 3 marque-pages, 1 provenant du Vietnam et les 2 autres de librairies belges où j'espère bien t'emmener un jour ^^
- "Et mourir de plaisir" de Luis Fernando Verissimo, un roman très surprenant sur un thème qui t'est cher. A la base, je voulais t'envoyer "The cookbook collector" d'Allegra Goodman qui connaît en ce moment un beau succès de librairie aux USA, mais l'exemplaire que j'avais commandé est arrivé abîmé, alors je l'ai gardé pour moi. (Et j'ai bien fait, car en fin de compte, ce n'est pas vraiment de la littérature culinaire!) J'ai eu un peu peur de ne pas retrouver "Et mourir de plaisir", paru en grand format il y a presque dix ans déjà et jamais réédité en poche, mais finalement Amazon l'avait encore. J'espère qu'il te plaira autant qu'à moi, et qu'il ne te découragera pas de manger japonais.
- A l'intérieur du livre ci-dessus, une carte postale de Madame Mo sur laquelle j'ai noté d'autres suggestions de lectures sur le même thème (tu peux barrer "The cookbook collector", donc!)
- Un petit carnet pour faire des listes de shopping (ou de vernis à ongles, ou de ce que tu veux d'autre)
- Un cochon japonais porte-stylo. Je te laisse le plaisir de découvrir où on met le stylo ^^
- Puisque tu aimes les thés verts aux fruits à consommer glacés, je t'envoie un sachet de mes 3 préférés: le Thé à la Pêche Blanche et à la Menthe Glacée de Quai Sud (une petite entreprise dont le siège est situé à Monpatelin!), le Thé des Alizés du Palais des Thés (j'ai vérifié: vous n'avez pas de boutiques de la marque en Suisse), et le En Attendant La Pluie du Cha Yuan.
- Un méga-magnet hamburger acheté à San Francisco, pour illustrer ta quête du parfait burger!
- Des grains nettoyants japonais pour le visage. Pas facile de trouver un produit beauté qu'une accro à la cosmétique comme toi ne risque pas d'avoir déjà essayé!
- 3 petites tablettes de chocolat Dolfin avec des parfums un peu originaux. Sachant que la Suisse est le pays du chocolat et n'y connaissant pas grand-chose en la matière, je n'ai pas voulu miser trop sur cette catégorie, mais je ne pouvais pas non plus faire complètement l'impasse!
- Des bonbons à l'armagnac fabriqués à Toulouse
- Du papier à origami
- Des bonbons à la violette fabriqués à Toulouse
- Un magnet rétro-ironique: "Anyone who says money can't buy happiness doesn't know where to shop".
- Un savon à l'huile d'olive et au thé vert acheté dans le bazar égyptien d'Istanbul. L'emballage a quelque peu souffert pendant le voyage de retour; je te prie de m'en excuser



- 15 vernis et top coats fantaisie, choisis parmi les "petites marques" disponibles en Belgique (Sinful Colors, 2B, Hema), en France (Sephora) ou en Turquie (Golden Rose), mais à ma connaissance pas en Suisse. Tu voulais de la paillette, en voilà...
- 2 liners (1 noir et 1 argenté) pour faire du nail art

Non photographiés:
- 1 tube de Lush Flush de Sephora, gelée délicatement teintée pour les joues ou les lèvres
- 1 gloss japonais
- Des échantillons de produits de beauté, dont des masques Menard.

Ont refusé de rentrer dans la boîte:
- Un mug de la même collection que le magnet, marqué "Drink coffee, do stupid things faster!"
- Un set de gommes fantaisie japonaises en forme de pâtisseries
- Une trousse La Marelle turquoise dans laquelle j'avais d'abord rangé les échantillons, que j'ai au final dû disperser dans les interstices

A été éliminé de la sélection suite à un de tes posts:
- Un grand tube de Cleansing Cream Tsukika de Menard

Voilà, j'espère t'avoir fait plaisir avec ce colis. On remet ça quand tu veux.

"Chevalier de l'ordre du mérite"


Il y a quelques années, j'avais lu et bien aimé "Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir". Avec recul et ironie, Sylvie Testud y racontait son quotidien d'actrice dans ses aspects les plus terre-à-terre et les moins glamour. Du coup, quand j'ai vu que son dernier roman "Chevalier de l'ordre du mérite" récoltait d'excellentes critiques dans les magazines féminins que je dévore au kilo pendant les longs trajets en train Bruxelles-Monpatelin, je me suis autorisée à craquer.

J'aurais mieux fait de m'abstenir. "Chevalier de l'ordre du mérite" est un livre d'une vacuité abyssale. Son héroïne, une control freak doublée d'une workaholic, s'agace de ce que son petit ami ne ramasse pas les miettes de son goûter, obtient une grosse promotion, avorte parce que ce n'est pas le moment d'avoir un enfant et se prend la tête pour trouver une femme de ménage à la hauteur de ses attentes. C'est tout. Et ce n'est même pas drôle ou spécialement bien écrit. Le style n'est pas simple et percutant: il est juste pauvre à pleurer.

J'ai tenu jusqu'au bout parce que ça se lisait vite et que j'espérais qu'il allait enfin se passer quelque chose, mais que dalle. Enfin si: l'héroïne finit par larguer son petit ami parce que ce sera plus facile de garder un appart nickel sans lui - ce qu'on voyait arriver depuis le début du bouquin. Malheureusement, Sylvie Testud confirme ici ma théorie qu'on peut être très intéressant quand on raconte sa propre vie, et totalement nul pour écrire de la fiction.

lundi 18 avril 2011

Swap de printemps: le colis que j'ai reçu


Ce matin vers 9h30, le facteur a sonné à l'interphone. "J'ai un colis pour vous." Mon hurlement de joie a dû lui déchirer les tympans. Et j'ai failli me casser deux ou trois jambes en dévalant les étages en chaussettes.

Or donc, ma swapeuse était la charmante Fraise des bois rencontrée brièvement pendant le Salon du Livre 2010. En images, la découverte de ce qu'elle m'a envoyé:



Il est hénaurme ce paquet, hein?



En fait, c'est surtout la doudoune voyageuse qui prend de la place... Celle qui avait servi à amortir les chocs dans le paquet reçu par Fraise lors d'un swap précédent. Il n'en faut pas plus pour amorcer une tradition; je ferai transiter la fameuse doudoune vers ma prochaine swapée.



Le "vrai" paquet, donc, joliment emballé avec papier cadeau et deco tape. Bien sûr, j'ai tout saccagé dans ma hâte de l'ouvrir.



La boîte à chaussures, décorée elle aussi. Quel souci du détail chère Fraise!



Et à l'intérieur... un Georges-Arthur! Modèle loisirs créatifs à décorer. Je vais pouvoir ressortir ma peinture et chercher à obtenir LA bonne teinte de mauve. Moi qui pensais que les hippopotames, c'était difficile à trouver!



Deux vernis Sephora, un rose et un rouge clair plein de petites paillettes qui m'a l'air croquignolet comme tout, et surtout, un Top Coat crack d'OPI!!!! Des mois que j'en cherche un! Je suis ravie.



Une jolie bourse en tissu rouge contenant trois pendentifs créés par Fraise, qui fabrique des bijoux à ses heures perdues.



Un ravissant (mais fragile) porte-monnaie Lisbeth Dahl, qui sera parfait pour exposer sur une étagère et stocker les euros que je garde pour mon père. Et un aimant sirène de La Marelle, magnifique. Très bien vu de la part de Fraise, puisque j'ai déjà plusieurs aimants de cette collection chez moi et que je les adore.



Un carnet pour faire des listes de courses, d'une marque japonaise que j'aime beaucoup; des trombones décoratifs; des piques à bento; un second petit carnet de style oriental.

Non-photographiés: un paquet de matcha culinaire et un autre de bonbons au matcha; trois rouleaux de deco tape orange (là encore, bien vu: j'ai plusieurs lots de cette marque à la maison); une carte-puzzle comme celle que Chouchou m'avait offerte à Noël 2009 (mais vierge, celle-là); une jolie carte contenant un petit mot de Fraise.

Je remercie bien fort ma swapeuse pour ce colis visiblement composé avec soin et amour. Et maintenant, j'attends avec impatience que ma swapée reçoive le sien!