lundi 4 avril 2011

Georges-Arthur Ze Nail Polish: le test



Facile à appliquer (pinceau Mavala + consistance fluide juste comme il faut), et bien opaque après 2 couches.


Le même après la pose d'un top coat matifiant. Curieusement, j'ai trouvé l'effet moins prononcé qu'avec d'autres vernis pour lesquels la différence était flagrante. Peut-être est-ce à cause du côté légèrement métallisé de GAZNP (Georges-Arthur Ze Nail Polish)?

Côté tenue, par contre: dès le lendemain, j'avais de petits coups sur le bout des ongles, et le surlendemain à mon réveil, il me manquait la moitié du vernis du majeur gauche O_° Du coup, le reste est parti très facilement avec le bain dissolvant Sephora.

La prochaine fois, j'ai bien envie de le tester avec le top coat prismatique Catrice que je viens d'acheter pour une bouchée de pain poignée de Demak'Up. Merci encore à Funambuline pour cette création personnalisée qui m'a fait tant plaisir.

dimanche 3 avril 2011

Ce que j'ai quand même aimé à Istanbul


- Le fromage de brebis, délicieux dès le matin et qui voyage très bien (mais se conserve peu pour cause de gourmandise aiguë de 100% des habitants de la maison)
- Les olives vertes (même remarque que ci-dessus)
- Les dattes, achetées dans le bazar égyptien et savourées au compte-gouttes
- Les abricots secs, qui font un très bon en-cas de milieu de matinée
- Les tomates séchées, parfaites pour mettre de la gaieté dans un plat de Barilla un soir de frigo vide
- Les böreks, feuilletés au fromage, aux épinards ou à la pomme de terre vendus une misère dans des échoppes (compter 1,5€ par personne pour l'équivalent d'un repas entier) (on n'a pas dit que ce serait un repas équilibré, hein)
- Le jus de pamplemousse, d'orange ou de grenade fraîchement pressé par des marchands installés à tous les coins de rue
- L'agneau grillé, commandé par moi à chacun des repas que nous avons fait dans des "vrais restos"
- Le yaourt nature local, un peu plus consistant que le nôtre et qui se passe très bien de sucre

...Sinon, à part la bouffe et notre hôtel dont je vous ai déjà parlé ici, ce que j'ai préféré niveau visites touristiques, c'était la citerne-basilique de Yerebatan Sarnici, un endroit vraiment original et spectaculaire (même si Chouchou s'est plaint qu'il y avait moins de touristes dans "Bons baisers de Russie"). Pour le reste, les mosquées étaient belles mais ne m'ont pas vraiment touchée; la croisière même écourtée sur le Bosphore m'a parue chiante à mourir; la vue du haut de la tour de Galata ne cassait pas trois pattes à un canard; les mosaïques du musée éponyme étaient en fort mauvais état bien qu'intéressantes; le Grand Bazaar m'a beaucoup moins plu que les souks de Marrakech; et mondialisation oblige, la partie moderne de la ville ressemblait furieusement à la rue Neuve un samedi après-midi.

samedi 2 avril 2011

The shoeholic strikes back

Depuis le début de l'année, je n'ai acheté qu'une seule paire de chaussures. Une seule. En trois mois. Ca devait faire 10 ans, voire 15, que ça ne m'était pas arrivé. Mais hier soir, en allant à mon cours de méditation, je suis passée devant Look 50's, qui avait reçu les nouvelles collections Shellys et Miss L Fire. Dans la vitrine, une paire de sandales remplissait parfaitement mon cahier des charges: en cuir rouge, avec un talon de 5 cm un peu large (parfait compromis entre besoin de me rehausser et envie de pouvoir marcher tout un après-midi sans que ça se termine par une double amputation des pieds). Malheureusement, le 36 était déjà parti, et la vendeuse m'a dit qu'il n'y aurait pas de réassort. J'ai hésité à essayer une autre paire qui me faisait de l'oeil, mais l'horloge tournait et je devais encore passer chez Kruidvat pour voir s'ils avaient reçu le top coat crack d'Essence (réponse: non).

Le soir, je me suis connectée sur amazon.co.uk, pour voir si par hasard... Oui, ils avaient les deux paires dans ma pointure, et pour 40€ moins cher que chez Look 50's, port inclus! Je devrais récupérer mes nouvelles acquisitions dans une semaine et demie, quand je descendrai à Monpatelin (j'ai eu tellement d'ennuis avec la poste belge que j'hésite maintenant à me faire livrer des choses de valeur à Bruxelles). J'ai hâte de les essayer, et encore plus hâte que la météo me permette de les porter! J'ai acheté tellement de vernis à ongles ces derniers temps que je brûle de pouvoir à nouveau exhiber mes orteils. En attendant, je vais devoir choisir quelles deux autres paires vont quitter mon dressing conformément à la règle en vigueur...

Ce que je n'ai pas aimé à Istanbul


- Istanbul, c'est grand et mal foutu. Le Bosphore passe entre les moitiés asiatique et occidentale de la ville, et cette dernière est encore coupée en deux par la Corne d'Or. Résultat, on a l'impression qu'on ne réussira jamais à tout voir (ce qui est vrai) et on ne sait pas forcément ce qui vaut la peine d'être visité ou non, à part les grands classiques que sont Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. De plus, à l'exception d'une ligne de tram qui enjambe le pont de Galata, les transports en commun terrestres sont nécessairement circonscrits à une des trois zones. Donc, en cas de long trajet, il faut jongler entre les métros, les ferrys finalement pas très fréquents pour certaines destinations, et les bus au plan incompréhensible. Au final, nous avons pris beaucoup de taxis. Pas très chers (sauf lorsque nous nous sommes fait arnaquer par celui qui nous a ramenés à l'aéroport en fin de séjour), mais souvent dépourvus de ceintures de sécurité à l'arrière, et nous avons failli avoir un accident avec l'un d'eux. Autre chose: comme San Francisco ou Lisbonne, Istanbul est située sur une série de collines; ses rues montent et descendent énormément, souvent en pente très raide, si bien que la marche n'est pas une alternative valable, ou en tout cas pas toute la journée.

- Istanbul, ce n'est pas aussi gai et coloré que je l'imaginais. J'ai trouvé ça pollué, souvent crasseux et à moitié en ruines, mais sans le côté "décrépitude sublime" de Lisbonne, d'Essaouira ou de la vieille ville de Marrakech. Et la lumière peu clémente du début de printemps n'a sans doute pas contribué à faire ressortir ce que j'aurais pu trouver beau dans la ville. Chouchou a quand même réussi à faire de chouettes photos, parce qu'en focalisant sur des détails isolés on y parvient toujours, mais la mosaïque que j'ai postée l'autre jour n'est en aucun cas représentative de ce que nous avons vu.

- Istanbul, c'est un peu le bordel. En théorie, je suis attirée par le côté vivant et chaotique des villes orientales. Dans la pratique, je vis très mal le grouillement humain, les sollicitations constantes et le fait de devoir marchander la moindre bricole. J'aime les choses carrées, les gens disciplinés, les rues propres, les bâtiments bien entretenus et les règles claires. En gros, je devrais me contenter de voyager au Japon et en Europe du Nord. Ca tombe bien: comme destination de notre prochain city trip, nous avons choisi Stockholm :-) Et parce que ce voyage n'était pas non plus un ratage complet, demain, je vous parlerai de ce que j'ai aimé quand même à Istanbul.

vendredi 1 avril 2011

"Tous les soleils"

Alessandro est professeur de musique baroque à l'université de Strasbourg. Il vit avec sa fille adolescente et son frère, qui a demandé l'asile politique à la France et juré de ne plus sortir de leur appartement tant que ce tyran de Berlusconi n'aura pas été évincé du pouvoir. Lecteur bénévole dans les hôpitaux, membre d'un groupe de chant et d'une bande de potes qui ont acheté ensemble à la campagne une vieille bicoque où ils passent tous leurs week-ends, il ne souffre pas vraiment de la solitude et se contente, en guise de compagnie féminine, du fantôme de son épouse décédée quinze ans auparavant. Mais arrivée à l'âge des premiers émois amoureux, sa fille estime qu'il est grand temps pour Alessandro de refaire sa vie. Au besoin, son oncle et elle sont prêts à lui donner un coup de pouce...

C'est une critique dithyrambique lue dans le dernier ELLE qui m'a poussée à retourner au cinéma après trois mois de désertion consécutifs au très moyen "Les émotifs anonymes". L'ai-je regretté? Oui et non. "Tous les soleils" comporte des scènes vraiment drôles (la plupart d'entre elles, dues au personnage génial du frangin anarchiste), ainsi que deux ou trois beaux moments d'émotion comme l'adieu à Anouk Aimée ou le concert final. Pour le reste, malheureusement, le film flotte un peu, peinant à trouver un ton et une direction. Il est en outre desservi par quelques seconds rôles qui annonent leur texte d'une manière atrocement scolaire ou convenue. Je trouve également que la bande de copains aurait pu être davantage et mieux exploitée. Selon le point de vue, une semi-réussite ou un semi-ratage, donc.

A faire en avril

Emmener Gianluca bruncher au Cook&Book
Parce que malgré tous les endroits testés avec plus ou moins de bonheur, le Cook&Book reste à nos yeux la meilleure adresse pour finir de se réveiller un dimanche midi, et qu'on ne peut pas laisser plus longtemps dans l'ignorance un ami branché bouffe qui habite Bruxelles depuis des années.

Créer enfin une bannière digne de ce nom pour "Le rose et le noir"
J'avoue: je manque cruellement d'idées. Je sais juste que je ne veux pas d'assemblage d'images carrées, mais une image unique qui rende bien en format rectangulaire.

Regarder le début de la série télé inspirée de "Game of Thrones"
Les derniers trailers m'ont donné des frissons. Je ne vois pas comment je pourrais être déçue. Rendez-vous le 17 sur HBO.

Finaliser mes albums de mosaïques 2009 et 2010, ainsi que mon carnet de voyage d'Istanbul
...Au lieu de passer mes soirées à traire des vaches disco et à essayer de créer des moutons à pois roses, par exemple.

Mettre à jour le blog de Régis
...Un peu à l'abandon depuis deux mois, shame on us.

Organiser une journée géocaching/shopping à Anvers avec Phil
Nous commençons à avoir fait le tour des caches sympas sur Bruxelles; il est temps d'étendre notre rayon d'activité au reste de la Belgique! Dans le collimateur en plus d'Anvers: Waterloo, Knokke et Ostende.

Essayer de caler un week-end de trois jours du côté de Lausanne, en juin ou en juillet, pour rencontrer Lady Pops et Funambuline
La Suisse fait un vilain trou blanc au milieu de la carte d'Europe des pays que j'ai visités. Il faut absolument y remédier.

Remplacer notre futon par un canapé-lit décent où nous pourrons accueillir des invités sans qu'ils se cassent le dos.
...Ce qui signifie: virée chez Ikea!

Aller voir l'expo "Glamorous Dolls, the Colour Clash" chez Madame Moustache
Parce qu'en plus d'être une effeuilleuse de talent, Minnie Valentine sévit aussi en tant que photographe sous le nom de Cécilia Rowe.

mercredi 30 mars 2011

"C'est ici que l'on se quitte"


A la première ligne du premier chapitre de "C'est ici que l'on se quitte", le héros apprend que son père vient de mourir d'un cancer du colon après avoir atrocement souffert pendant six mois.

...Y'a pas à dire, j'ai un flair très sûr pour choisir mes lectures.

J'ai failli m'arrêter immédiatement, ce qui aurait quand même été un record. Mais je n'avais rien emporté d'autre à lire dans ce vol Bruxelles-Istanbul, ni pour le séjour en Turquie qui allait suivre. Alors, j'ai serré les dents et me suis forcée à continuer.

Judd Foxman vient donc de perdre son père, une catastrophe de plus dans la longue série qui s'est récemment abattue sur lui. Après la mort in utero de leur bébé, sa femme Jen a entamé une liaison avec Wade, un gros beauf qui se trouvait par ailleurs être le patron de Judd. Les découvrant un jour au lit ensemble, Judd a mis le feu aux testicules de Wade à l'aide des bougies allumées d'un gâteau d'anniversaire et démissionné dans la foulée. Du coup, il a dû abandonner le domicile conjugal et s'installer dans le sous-sol déprimant loué par un couple de vieillards chinois.

Là-dessus, son père avec lequel il n'a jamais réussi à communiquer vraiment décède en laissant une surprenante dernière volonté: bien que juif non-croyant et peu pratiquant, il tient à ce que sa famille observe après ses obsèques le rituel de la shiv'ah. Pendant sept jours, Judd va donc se retrouver enfermé dans la maison de son enfance avec tout un paquet de gens qu'il supporte à peine. Sa mère auteure de livres de psychologie enfantine, qui à 63 ans continue à exhiber sa poitrine refaite avec des décolletés jusqu'au nombril. Son frère aîné Paul qui a pris la direction du magasin d'articles de sport créé par leur père, et qui tente en vain de faire un bébé à sa femme Alice (une ex-petite amie de Judd). Sa soeur Wendy, mère de trois enfants et épouse de Barry, un gros beauf accro au boulot qui ne décolle pas de son BlackBerry. Son frère cadet Philip, l'éternel trublion amateur de filles et de substances illicites. Inutile de dire que le mélange est explosif et que la semaine s'annonce agitée...

Contre toute attente, j'ai beaucoup, beaucoup ri en lisant "C'est ici que l'on se quitte". J'ai aussi eu le coeur tour à tour serré et gonflé d'espoir. Jonathan Tropper joue à merveille sur toute la gamme des émotions humaines suscitées par les grandes questions de la vie-la mort. Il parvient à rendre très exactement le mélange d'amour et d'irritation qu'on s'inspire toujours entre membres d'une même famille. Il manie l'humour vaudevillesque et le comique de situation avec assez de virtuosité pour contrebalancer les grincements de dents qu'il inspire par ailleurs, la mélancolie et l'amertume qui imprègnent une grande partie de son texte. Comme quoi, en littérature, il faut parfois savoir faire fi de sa première impression pour découvrir de vraies bonnes surprises. Ce roman brillant à tous points de vue en était une.

mardi 29 mars 2011

The House Hotel


J'ai aimé:
- La déco de la suite, pas vraiment design mais assez inspirée dans le genre sobre et de bon goût: oiseaux en métal doré aux murs, cabine de douche-fusée dans la chambre, plaques d'immeuble en marbre dans la salle de bain... Le reste de l'hôtel était tout aussi chouette, avec des vases de fleurs fraîches sur les consoles des couloirs, de la moquette dans les escaliers et d'immenses canapés Chesterfield dans la salle à manger.
- Le confort. J'aurais voulu ne plus jamais sortir de ce lit où j'ai si bien dormi sauf la nuit où Chouchou a ronflé ni de cette douche avec une énorme pomme qui délivrait de l'eau bien chaude et un plancher de lattes en bois qui permettait le bon écoulement de cette dernière sans risque de glissade.
- Les produits de bain L'Occitane (au moins, je n'étais pas dépaysée!) et les cinq variétés de thé en sachet mis à disposition gratuitement dans les chambres, en compagnie bien sûr d'une bouilloire électrique.
- Le buffet petit déjeuner. Je crois que je n'ai jamais vu mieux nulle part, sauf peut-être à l'Hôtel Disneyland la fois où Etre Exquis et moi avions été surclassés à l'étage des suites de luxe. Mini-viennoiseries un peu salées, gâteau marbré à tomber par terre, yaourt nature maison délicieux, mini-moelleux au chocolat, pancakes de la mort, oeufs brouillées aux tomates et aux poivrons, assortiment de fromages de brebis turcs et de pains aux céréales, différentes salades de fruits et de crudités, charcuterie et saumon fumé, börek (feuilleté) à la pomme de terre, jus d'orange et de pamplemousse fraîchement pressé, plus un grand choix de cérales, de fruits secs, de confitures, de miel, de Nutella et d'olives vertes. La plupart du temps, nous n'avons pas mangé le midi, nous contentant de prendre un en-cas sur le coup de 16h.
- La serviabilité du personnel: nous avons eu affaire à quatre réceptionnistes différents, qui parlaient tous très bien anglais et étaient d'une grande efficacité.
- Le rapport qualité-prix. 112,50€ la nuit pour une suite hyper-confortable de 30 mètres carrés et deux petits déjeuners inclus, ça le fait grave.
- La ruelle située juste derrière l'hôtel, bourrée de petits restos sympas.

J'ai moins aimé:
- L'absence d'ascenseur: quand vous êtes au premier étage et que la salle à manger se trouve au cinquième et dernier, ça fait des réveils un peu brutaux pour les mollets.
- Le quartier: l'hôtel est situé dans la partie occidentale moderne de la ville, très près à vol d'oiseau d'Istiklâl Caddesi qui est la grande avenue commerçante hyper animée jusque tard dans la nuit, mais une bonne centaine de mètres plus bas en termes d'altitude. Là encore, les mollets en prennent un gros coup. Et pour se rendre dans la partie historique de la ville, sur l'autre rive de la Corne d'Or, il faut descendre prendre le tramway à la station Tophane (et se taper la remontée au retour, donc).

Je recommande:
Oui. Si je n'ai clairement pas partagé l'enthousiasme de Caro pour la ville d'Istanbul, je suis en revanche ravie d'avoir écouté ses conseils et retenu une chambre au House Hotel de Galatasaray. De tout mon séjour, c'est de loin ce que j'ai préféré.

Istanbul: les images mentent


dimanche 27 mars 2011

Paroles de Stambouliotes


Malgré ce que j'avais entendu dire, les gens d'ici parlent très mal anglais dans l'ensemble, et communiquer avec eux se révèle difficile. C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne me sens pas à l'aise à Istanbul: je n'ai pas l'habitude de ne pas pouvoir me faire comprendre lorsque je voyage, et ça me gêne vraiment. Quelques échanges amusants (ou pas...) avec les autochtones.

Jeudi soir, dans une rue commerçante située au-dessus de la tour de Galata. Nous revenons de dîner au Konak Café; il est déjà tard mais quelques boutiques restent ouvertes. Je m'arrête dans l'une d'elles pour acheter un magnet représentant le drapeau turc. "Vous venez d'où?" me demande le vendeur. Ma réponse éclaire son visage d'un grand sourire. "Ah, j'aime beaucoup la France! Il y a cinq ans, votre juge de l'Eurovision a donné 12 points à la Turquie, alors depuis, j'aime beaucoup la France!" A quoi ça tient tout de même, l'entente entre les peuples...

Vendredi en fin de journée, dans le bazar égyptien. Je m'approche d'un étal couvert de lampes d'Aladin miniatures et commence à examiner l'une d'elles. Le vendeur me promet qu'elle exaucera trois voeux à condition que je les fasse tous à la fois et sans les partager avec personne. Pendant que j'hésite, et pensant sans doute me flatter pour m'inciter à acheter sa marchandise, il s'exclame: "Vous ressemblez à Nana Mouskouri!". Dire ça à une femme qui s'apprête péniblement à passer le cap de la quarantaine le lendemain, ce n'est pas une gaffe, c'est de la cruauté mentale. Note à moi-même: filer chez le coiffeur dès mon retour à Bruxelles.

Samedi, pendant une balade à Ortakoÿ, ancien village de pêcheurs boboisé, désormais envahi par les échoppes d'artisans. A l'étalage de l'une d'elles, je craque pour une bague très originale, représentant une rose en corail posée sur un nid de feuilles en argent. Je l'essaie: elle me va nickel. Je cherche un vendeur du regard. Personne. Au bout de quelques minutes, je finis par apercevoir un adolescent maussade à un bout des présentoirs. Il ne s'intéresse pas du tout à moi et je dois insister pour attirer son attention. Je lui demande combien coûte la bague; il la prend, disparaît un moment, revient et me la fourre de nouveau dans les mains en marmonnant: "Soixante-cinq". Je hasarde: "C'est cher", mais déjà, il m'a tourné le dos et m'ignore soigneusement. Un peu refroidie, je m'apprête à reposer la bague et à partir quand j'aperçois un autre vendeur à l'extrémité opposée des présentoirs. Je lui pose la même question; il me sourit et pose la bague sur une balance en m'expliquant que ça dépend du poids. Soit. L'objet de ma convoitise fait 10,7 grammes. "Soixante liras", m'annonce le vendeur. A ce stade, j'en ai un peu marre; je veux juste payer la bague et m'en aller avec. Du coup, je réponds juste "OK" et plonge la main dans mon sac pour y prendre mon portefeuille. Etonné et vaguement dépité, le vendeur ajoute très vite: "Vous ne réclamez pas de réduction, mais je vous en fais une quand même. Disons cinquante-cinq." Ce qui signifie sans doute que j'aurais pu l'avoir à quarante, mais je déteste marchander. Au final, c'est Chouchou qui me l'offre.

Un peu plus loin, nous nous arrêtons à un stand qui vend des patates au four garnie de toutes sortes de cochonneries (olives, raita, fromage, saucisses, champignons...). Je demande poliment à l'un des quatre vendeurs alignés derrière le comptoir: "Vous parlez anglais?". Un de ses collègues me répond sur un ton agressif: "Et vous, vous parlez turc?". Non, gros con. J'ai clairement le teint de lavabo d'une touriste; je ne vois pas pourquoi je parlerais turc. Je te signale par ailleurs que l'anglais n'est pas ma langue maternelle mais un effort consenti pour communiquer avec les étrangers. Et si tu ne veux vendre tes patates qu'à des gens qui causent ta langue, vu l'endroit où tu t'es installé, ton chiffre d'affaires va très vite en prendre un coup dans le tubercule. J'dis ça, j'dis rien. D'ailleurs, je ne dis rien, ça vaut mieux.

vendredi 25 mars 2011

En bref depuis la Turquie


Juste après Prague et New York, Istanbul vient clôturer mon tiercé de tête des villes qui ne sont pas du tout telles que je les imaginais, les villes dont le charme soi-disant fou que tout le monde leur prête glisse sur moi comme sur les plumes d'un canard, les villes que j'ai longtemps attendu de visiter et par lesquelles je suis au final hyper déçue. Mais ce n'est pas si grave. Notre hôtel déchire sa mémé; le soleil est de la partie pour l'instant; j'ai acheté quelques brols sympas; Chouchou a pris de belles photos; nous avons logué quatre géocaches et nous améliorerons sûrement ce score avant notre départ. Même si je ne suis pas séduite, nous sommes ensemble. Nous nous fabriquons des souvenirs et après les épreuves de ces derniers mois, je trouve que c'est une raison bien suffisante de me réjouir.

jeudi 24 mars 2011

Ces petits riens


Je n'ai jamais rêvé de recevoir des cadeaux somptueux ou d'être la destinataire de gestes extravagants. Il m'est arrivé d'organiser des anniversaires surprise pour des amies à qui je savais que ça ferait plaisir; la réciproque m'aurait sans doute plongée dans un grand embarras tant je déteste être au centre de l'attention générale. De la même façon, si un homme m'avait offert le solitaire taille Lucida monture platine de chez Tiffany devant lequel je bave depuis des années, j'aurais été affreusement gênée et tentée de refuser la merveille pour ne pas me sentir redevable, ne pas avoir l'impression qu'on achetait mon affection ou qu'on cherchait à établir un quelconque ascendant sur moi avec ce présent d'une valeur démesurée.

Ce que j'aime vraiment, ce sont les petites attentions. Celles qui n'ont pas pour but de m'éblouir ou de créer une dette, mais qui partent juste d'une envie désintéressée de me faire plaisir. C'est Chouchou qui s'embête à prendre la voiture pour aller faire les courses au Delhaize au lieu de descendre au GB qui se trouve à 300m de la maison, parce que c'est le seul endroit où on vend des avocats crémeux comme je les aime. C'est mon père qui me sachant frileuse pense à allumer le radiateur d'appoint dans la chambre d'amis en début de soirée, alors que moi j'oublie systématiquement. C'est ma mère qui passe une demi-journée entière à me préparer de la morue à la portugaise chaque fois que je leur rends visite. C'est Titou qui se propose spontanément pour accueillir à ma place le spécialiste ès-fourmis à l'appartement de Monpatelin pendant que je suis à Bruxelles. C'est Etre Exquis qui la dernière fois que je me plaignais de mes problèmes de trésorerie devant lui, et sans la moindre arrière-pensée, m'a juste demandé: "Tu as besoin de combien?" (évidemment, j'ai refusé, comme j'avais refusé en d'autres temps la même proposition émanant de Mains Déshydratées, mais c'est l'intention qui compte). C'est Mélanie qui a offert de m'héberger après la soirée des 10 ans d'Editeur Préféré alors qu'on ne se connaissait pas si bien que ça à l'époque - mieux maintenant, du coup, ce dont je me réjouis. C'est cette Postcrosseuse canadienne qui, ayant lu sur mon profil que je recherchais des cartes représentant des hippopotames, a sacrifié la plus belle pièce de sa propre collection*, achetée dans un zoo, en me disant qu'il lui resterait toujours les photos qu'elle avait prises sur place. C'est Funambuline qui me concocte un sublime Frankenpolish Georges-Arthur arrivé aujourd'hui dans ma boîte aux lettres. C'est Lady Pops qui me confectionne un amigurumi du même Georges-Arthur pour mon anniversaire. Ce sont tous ces petits riens qui suffisent bien souvent à illuminer la plus maussade des journées et à réchauffer mon coeur rabougri de sociopathe.

*Sérieusement, il est pas croquignolet tout plein, le mini-Georges-Arthur avec son immense sourire? Mougnoumougnou... Par contre sa reum a l'air moyen commode.

mercredi 23 mars 2011

"Pssst, j'ai enfin trouvé la sortie... Il ne me reste plus qu'à trouver la Belgique!"


Mon premier cadeau d'anniversaire!

Made by Lady Pops
et que je remercie de tout mon coeur
pour cette adorable attention.

Je suis très gâtée en ce moment...

Quant à Georges-Arthur,
si ça continue comme ça,
il va finir par prendre la grosse tête!

The dawn of a new age


Entre l'arrivée du printemps (il fait un temps superbe à Bruxelles depuis mon retour de Paris) et notre départ imminent pour Istanbul, je suis dans un tel état d'excitation que depuis deux jours, je ne peux me résoudre à rester enfermée et à bosser. Pas grave, j'ai de la marge niveau planning - je me rattraperai en avril. C'est si bon de fourmiller à nouveau de projets, de recommencer à vadrouiller un peu partout! Après Istanbul, il y aura Trolls & Légendes à Mons le week-end de l'anniversaire de Chouchou, les Imaginales à Epinal en mai, un petit tour à Lausanne pour rendre visite à Lady Pops et Funambuline en juin (j'espère), une semaine de vacances en famille à Toulouse en juillet, un city trip à Stockholm en septembre... Voir mon agenda se remplir de destinations plus ou moins lointaines me donne toujours le sourire.

Je n'en oublie pas l'anniversaire hautement symbolique qui me tombera dessus samedi, mais j'essaie de l'aborder avec fatalisme. Oui, 40 ans, dans ma tête, c'est un peu la moitié du parcours. En même temps, je peux aussi bien me faire écraser par un bus le mois prochain que devenir la prochaine Jeanne Calment, allez savoir. L'important, me semble-t-il, c'est que j'en suis tout à fait où je souhaitais en être à cet âge-là: avec un boulot que j'aime et qui me permet de bien gagner ma vie tout en conservant pas mal de temps libre, dans une relation de couple épanouissante et sans enfants comme je l'ai toujours voulu. Non, je n'ai vraiment pas de raison d'être insatisfaite ou de me lamenter sur mon sort, et j'entends bien profiter au maximum de cette nouvelle décennie!

mardi 22 mars 2011

"Refaire le monde"


(Avertissement: la lecture de ce post est déconseillée à toute fan de littérature culinaire décidée à ne pas voir ENCORE augmenter sa PAL.)

Comme je l'écrivais hier, j'ai besoin en ce moment de lire des choses réconfortantes, ce que les Anglophones appelleraient des feel-good books. Des romans qui ne changeront pas ma vie mais qui, l'espace de quelques heures, me plongeront dans un monde plus doux où tous les problèmes finissent généralement par s'arranger.

Voilà pourquoi j'ai acheté et dévoré "Refaire le monde" de Julia Glass. Charlotte Duquette, dite Greenie, est une pâtissière de génie dont le mariage semble partir à vau-l'eau depuis quelque temps. Pour lui donner un coup de fouet salutaire, elle accepte de quitter New-York afin de devenir la cuisinière en chef du gouverneur du Nouveau-Mexique. Bien entendu, tout ne se passe pas exactement comme elle l'avait imaginé...

"Refaire le monde" n'est pas un roman aussi simpliste que sa quatrième de couverture pourrait le laisser penser. Si Greenie en est clairement l'héroïne, on suit aussi le parcours de plusieurs autres personnages selon le principe cher à mon coeur de la multiplicité des points de vue. Ainsi, certains chapitres sont consacrés à ce qui arrive en l'absence de Greenie à son mari Alan, thérapeute conjugal rongé par le doute, à son ami Walter, restaurateur homosexuel désireux de trouver le grand amour, et à Saga, une amie des bêtes à la mémoire erratique. Chacun d'eux a connu des drames qui l'ont marqué, et chacun d'eux porte en lui une mélancolie qui empêche le roman de verser dans un optimisme béat. Même si "Refaire le monde" est voué, on le sent, à bien se terminer, il y règne tout du long une ambiance agréablement nuancée.

J'ai aimé les personnages attachants de Julia Glass (surtout celui de Saga), les scènes en cuisine à l'atmosphère chaleureuse et réconfortante, la peinture de New-York qui m'a donné envie de me promener dans certains quartiers semblables à de petits villages. Je me suis délectée des 800 pages de "Refaire le monde" comme d'une gourmandise sucrée juste ce qu'il faut pour ne pas devenir écoeurante.

lundi 21 mars 2011

"A clash of kings"


Ca vous est déjà arrivé de trouver un livre génial et d'avoir quand même un mal fou à le terminer? De redouter, presque, le moment où vous vous replongerez dedans? Parce que c'est l'effet que m'a fait "A Clash of Kings", second tome de la série "A song of fire and ice". J'avais dévoré le premier en deux semaines; j'ai mis trois mois pour arriver péniblement au bout de celui-là.

Pourtant, George R. R. Martin écrit toujours aussi bien. Pourtant, on retrouve la multiplicité de points de vue qui m'avait tant emballée dans "A game of thrones": Eddard Stark n'est plus, mais à sa place, le lecteur est invité à suivre Davos, un ancien contrebandier au service de Stannis Baratheon, et Theon Greyjoy, l'ex-pupille des Stark qui va se retourner contre eux (et qui finira par le regretter comme il se doit). Pourtant, l'intrigue reste admirablement ficelée malgré un nombre ahurissant de personnages. Pourtant, les descriptions de batailles sont les plus réalistes que j'aie jamais lues, avec des belligérants qui tombent comme des mouches. Pourtant, l'atmosphère d'une guerre est extrêmement bien rendue, l'auteur ne nous épargnant aucun détail sordide, aucune situation désespérante.

Oui mais justement, tout ça était peut-être un peu trop sordide et un peu trop désespérant pour moi, à une période où j'avais besoin de choses beaucoup plus légères. Très vite, j'ai été accablée par la noirceur de "A clash of kings", cette impression que non seulement les héros étaient condamnés d'avance, mais qu'ils allaient souffrir de toutes les façons possibles et imaginables avant de finir par succomber. Du coup, je me suis petit à petit détachée de mes préférés, Tyrion Lannister et Jon Snow - ce qui était un bon réflexe, étant donné que le premier termine "A clash of kings" complètement défiguré et que le second se retrouve obligé de tuer de ses mains son supérieur et frères d'armes. Je crois que je vais attendre un petit moment avant d'attaquer le tome 3 qui attend déjà dans ma PAL.

dimanche 20 mars 2011

Le Salon du Livre sans Salon du Livre


J'avais prévu un séjour de 72h à Paris pour assister au Salon du Livre et voir ceux de mes amis qui habitent sur place. Et puis tout s'est mal goupillé: dégoûté par les problèmes d'organisation survenus l'an dernier, Editeur Préféré avait décidé de ne pas participer au Salon cette fois; JC faisait silence radio; Antonia était overbookée, Béné pas disponible pour un déjeuner et Malena victime d'un empêchement de dernière minute. Les auteurs par lesquels j'aurais aimé me faire dédicacer des livres (Claudie Gallay, Lola Lafon ou Florent Chavouet) ne figuraient pas dans le programme du Salon. Je serais bien allée me faire poupougner chez Ménard, mais je préférais garder mes sous pour le voyage à Istanbul; je serais bien allée voir l'expo photo Circulations, mais j'avais la flemme de me traîner en métro + bus jusqu'à Levallois; et en ce moment, je ne suis pas hyper branchée shopping.

Au final, je n'ai donc passé que 36h dans la capitale, et même pas mis les pieds au Hall des Expositions de la Porte de Versailles. Mes activités se sont résumées à dîner tibétain avec des amis, puis dormir chez eux (ce qui m'a donné l'occasion de découvrir leur très chouette appartement), et assister à la rencontre organisée par Editeur Préféré entre Patricia B., Kelley A. et leurs fans.

Arrivée un peu en avance samedi après-midi, j'en ai profité pour faire une visite guidée de nouveaux locaux (anciennement occupés par MTV Europe). Immenses, lumineux, pleins de peluches Cthulhu et de guitares Wii, ils m'ont presque fait regretter de travailler toute seule chez moi. C'est vrai que 90% du temps, j'apprécie de ne pas perdre de temps dans les transports matin et soir, de pouvoir traîner en pyjama toute la journée et de ne jamais être distraite de mon boulot par d'hypothétiques collègues. Mais les 10% qui restent, je me dis que ce serait bien de marquer une séparation un peu plus nette entre vie professionnelle et vie privée, et surtout de partager du quotidien avec des gens animés par la même passion que moi. "Ah mais si tu veux, on te trouve un bureau et tu viens bosser ici de temps en temps", m'a proposé Bones. Si le Thalys était moins cher, je me laisserais presque tenter!

Pour cette rencontre, Leslie avait réussi à faire des merveilles avec un tout petit budget. Buffet goûter géré par le traiteur habituel (bon, très bon), vases garnis de fleurs d'un rouge presque noir, macarons personnalisés avec un détail issu de la série-phare de chacune des auteures, pétales de rose en tissu parfumé répandus à la base des colonnes ou sur la table des dédicaces, tatouages éphémères en forme de patte de loup que nous avons tous appliqué à un endroit différent de notre corps...


A 14h, Patricia et Kelley se sont installées, et je leur ai pratiquement sauté dessus pour qu'elles me signent le tome 1 de leurs séries respectives: discuter avec elle pour l'enregistrement de l'émission, lundi, m'avait donné très envie de découvrir ce qu'elles écrivaient. Patricia s'est exécutée la première, en me demandant de choisir parmi son assortiment de stylos multicolores. Evidemment, j'ai pris du rose. Puis j'ai tendu l'autre livre que j'avais apporté à Kelley. "Euh, tu ne préfères pas que je signe mon roman?" a-t-elle demandé, un peu surprise. C'est là que je me suis rendu compte que j'avais fait dédicacer le roman de Kelley par Patricia. Oups! La blonde inside a encore frappé.

Les portes se sont ouvertes, et les fans ont commencé à rentrer. Nombreux, très nombreux, mais disciplinés et patients, ils ont formé deux files pour attendre sagement leur tour. Lorène, la traductrice de Patricia, et Isabelle, qui a récemment repris la série pour adultes de Kelley, assistaient les auteures pour dialoguer avec leurs lecteurs (qui étaient en majorité des lectrices, d'ailleurs). Après m'être rendue utile en jouant les messagères entre la table des dédicaces, le bar et la librairie, je me suis éloignée pour discuter avec les collègues et/ou amis qui avaient pu venir. Ils n'étaient malheureusement pas nombreux: Mélanie, Ando, Draco, Eve et Herbie, plus une brève apparition de Pierre et de Gérard en fin de journée. J'imagine que les autres avaient préféré aller au Salon malgré tout. Tant pis, je les verrai à Trolls & Légendes le mois prochain ou aux Imaginales en mai.

J'étais tout de même très contente de pouvoir passer du temps avec ceux qui se trouvaient là, et aussi avec les gens de chez Editeur Préféré que je vois trop peu souvent alors que je m'entends super bien avec beaucoup d'entre eux. L'ambiance était très chouette, animée sans hystérie. Plusieurs fois, je me suis fait alpaguer pour poser en photo avec des lectrices de Série Plus Tellement Préférée Mais Bon. J'ai eu droit à plein de "Merci pour votre travail!" toujours agréables, et même à un "Je vous ai vue au Salon l'an dernier, vous êtes presque aussi célèbre que LKH!", extrêmement exagéré mais qui m'a fait sourire. Bref, l'après-midi est passé trop vite une fois de plus, et je n'ai pas vraiment regretté ce Salon du Livre sans Salon du Livre.

Tashi Dèlèk


Quand les amis avec qui je devais dîner à Paris vendredi soir m'ont donné le choix entre plusieurs restos ethniques, j'ai sauté sur cette occasion de découvrir une cuisine que je ne connaissais pas: celle du Tibet. Nous nous sommes donné rendez-vous directement sur place. J'avais gribouillé dans mon fidèle carnet un petit plan qui aurait dû me permettre de gagner le Tashi Dèlèk sans encombres depuis la librairie Arkham. Mais après avoir tourné dans le quartier sous la pluie pendant une bonne demi-heure, j'ai dû me rendre à l'évidence: impossible de trouver la rue Saint-Jacques. J'ai piteusement sorti mon vieux Nokia. "Allô, vous pourriez plutôt venir me chercher au métro?"

Situé près du Panthéon, le Tashi Dèlèk propose donc des spécialités tibétaines (et du vin on ne peut plus français!). La carte est variée et comporte deux menus du soir, l'un à 22 et l'autre à 17€. Nous avons tous les trois opté pour ce dernier. Parmi les trois entrées proposées, j'ai jeté mon dévolu sur une soupe à l'orge, aux épinards et au fromage de chèvre, surprenante mais délicieuse, et goûté les beignets au fromage de mon voisin, bien plus légers que les traditionnelles croquettes belges! En plat principal, j'ai pris des galettes au boeuf qui ressemblaient plutôt à des chaussons fourrés, accompagnées d'une poêlée de légumes au tofu. Pas mauvais mais un peu fade. Mon voisin décidément partageur m'a offert une de ses bouchées vapeur qui m'a inspiré le même commentaire. Arrivée au dessert, je n'avais plus assez faim pour tenter les beignets de fruits secs et me suis sagement rabattue sur un chô: yaourt nature tout simple mais très bon, bienvenu pour clore le repas sur une note sucrée et légère à la fois. Je pensais commander un thé tibétain afin de faire descendre le tout, mais au dernier moment, je me suis dégonflée devant l'idée de boire un truc plein de beurre salé. Une autre fois, peut-être.

A part ça, le restaurant est assez calme, le service plutôt rapide et discret. La salle toute en longueur manque un peu d'intimité, et la déco mériterait d'être un poil plus travaillée. Néanmoins, vu les prix très raisonnables pour Paris, l'endroit vaut la peine d'être testé. J'y ai passé une soirée agréable, même si la compagnie y était sûrement pour beaucoup!

Tashi Dèlèk
4, rue des Fossés Saint-Jacques
75005 PARIS
TLJ sauf dimanche, de 12h à 14h30 et de 19h à 23h
Métro 10 Maubert-Mutualité ou RER B Luxembourg

samedi 19 mars 2011

Fantasy Tavern spéciale Bit-Lit

Le podcast est ici. Il dure un peu plus d'une heure. Si vous y jetez un coup d'oeil, soyez sympas, ne me faites pas remarquer que j'ai une tête de poisson-lune et la voix de Minnie Mouse sous hélium: je suis déjà au courant :-)
Dès demain, je vous raconte la rencontre entre Patricia, Kelley et leurs fans qui a eu lieu cet après-midi dans les nouveaux locaux d'Editeur Préféré.