mercredi 2 mars 2011

Out with Bill, in with Steve

Hier pendant tout le trajet Bruxelles-Monpatelin, j'ai prié pour qu'Internet ne soit pas en rade quand j'arriverais chez moi. Mes prières ont été exaucées: ma Livebox changée en janvier fonctionnait parfaitement. Mon PC portable, en revanche (le gros HP vieux de 5 ans que je laisse en permanence à Monpatelin) refusait de tenir allumé plus de 30 secondes. Pas commode pour bosser.

A cause de l'éclair qui clignotait sur le devant, j'ai pensé que le problème venait du cordon d'alimentation secteur (la batterie étant morte depuis belle lurette). Ce matin, j'ai donc fait l'ouverture de la Fnac. Où un employé du SAV a testé mon cordon et conclu qu'il fonctionnait parfaitement. Inutile de dire que je n'envisageais pas de faire réparer un portable aussi antique et que de toute façon, ayant une trad à rendre dans une semaine, j'avais besoin d'une bécane opérationnelle TOUT DE SUITE.

J'ai donc fini par investir dans le Macbook sur lequel je lorgnais depuis plusieurs mois mais dont je tentais de reporter l'achat aussi loin que possible, vu que je n'avais pas fini d'amortir mon PC portable précédent (un autre HP qui avait 2 ans et 2 mois et qui s'est crashé il y a 3 semaines... HP stinks). Outre la question comptable et financière, je ne mourais vraiment pas d'envie de devoir mettre un nouvel ordinateur en service sans l'aide de Chouchou. "Tu vas voir, c'est super facile" m'a promis celui-ci hier soir au téléphone. Et de fait, il avait raison. Il m'a suffit de 10 minutes après ouverture du carton d'emballage pour obtenir une connexion à internet. Prochaine étape: l'installation de NeoOffice afin de pouvoir recommencer à bosser dès demain.

mardi 1 mars 2011

A faire en mars

- Finir ma compta professionnelle 2010 en déjouant les pièges que me tend mon association de gestion agréée pour me forcer à capituler et à lui payer 180€ de frais de remplissage de ma 2035 (penser à chercher une autre AGA d'ici la fin de l'année et à me faire radier en décembre; j'aime pas beaucoup qu'on se paye ma fiole, surtout à ce prix-là).

- Continuer à remplir la boîte à chaussures destinée à ma swapée avec des spécialités de Monpatelin et de Toulouse (pas d'inquiétude: je n'ai aucune intention d'envoyer un cassoulet par la Poste). Essayer, d'ailleurs, de trouver une boîte plus grande parce que l'actuelle est déjà à moitié pleine.

- Passer une journée de filles avec Soeur Cadette si elle réussit à poser son vendredi de congé quand je serai à Toulouse.

- Dégoter absolument une invite pour la soirée d'inauguration du Salon du Livre.

- Le reste des 3/4 jours que je vais passer à Paris, essayer de voir ma chère Antonia qui doit avoir des milliards de trucs à me raconter, visiter l'expo onirique "Sleep Elevations" de Maia Flore, aller m'offrir un joli pendentif chez Schadejewellery et faire des photos de Régis avec les invitées d'honneur de la rencontre organisée par Editeur Préféré.

- Préparer une liste de géocaches à chercher à Istanbul à la fin du mois, et choisir le carnet dans lequel je gribouillerai pendant ce voyage.

- Ne pas me suicider de désespoir parce que je vais avoir 40 ans à la fin du mois et que j'entame la pente descendante.

lundi 28 février 2011

Cher février,

Normalement, tu es le mois de l'année que j'aime le moins. Passées la joie des fêtes de Noël en famille et l'excitation de démarrer une nouvelle année comme on ouvre un cahier aux pages encore vierges le jour de la rentrée des classes, tu fais obstacle à l'arrivée de mars et au retour tant attendu du printemps. Tes journées tardent à rallonger; tu es gris et froid, sans aucune occasion spéciale pour briser ta monotonie étant donné que je ne fête pas la Saint-Valentin. En vérité, février, tu n'as qu'une seule qualité à mes yeux: tu es bref.

Mais cette année, tu m'as rempli d'une joie et d'une sérénité que je n'avais pas éprouvées depuis très longtemps. Tu as commencé par la nouvelle que mon père était guéri (même si aujourd'hui encore j'ai du mal à y croire), et tu t'es poursuivi avec une succession de chouettes moments en amoureux, entre amis ou même en solo. Durant tes quatre semaines toutes rondes, j'ai fini un gros chantier professionnel et attaqué une petite traduction très distrayante. J'ai surtout progressé dans ma quête de paix intérieure et vers les objectifs que je me suis fixés pour 2011. Tu as été rempli de complicité, de rires, de câlins et de douceur. Alors une fois n'est pas coutume, février, je te dis merci et à l'année prochaine.

Février 2011

dimanche 27 février 2011

Hôtel Pantone

Après un très chouette dîner chez nos amies M², il était déjà minuit et demi lorsque nous sommes arrivés hier soir à l'Hôtel Pantone où nous devions passer la nuit en amoureux. Parmi les couleurs disponibles, nous avions opté pour une chambre orange et avons donc vu des bulles bleues, puis vertes, puis mauves, puis jaunes défiler par la paroi vitrée de l'ascenseur avant de nous arrêter au 5ème (plus haut, il y a encore un étage rouge et un marron).

Un couloir très étroit nous a conduits à la 507. Face à la porte d'entrée, nous avons découvert une penderie bien équipée; à gauche, une salle de bains avec baignoire, porte-serviettes chauffant et sèche-cheveux; à droite, une chambre pas immense mais de dimensions confortables, avec au-dessus du lit une grande toile moderne qui s'éclairait de l'intérieur pour dispenser une lumière douce et à côté de l'interrupteur, les "cartes d'identité" Pantone des trois couleurs utilisées dans la décoration de la pièce. A l'exception de la partie occupée par le radiateur, tout le mur donnant sur la rue était constitué d'une baie vitrée sol-plafond. J'ai adoré m'endormir les rideaux ouverts en regardant les maisons d'en face - ainsi qu'un drôle de monument élancé et tarabiscoté que Chouchou n'a pas su identifier et qui, à la lumière du jour, s'est révélé être... Un arbre. Hum, on va mettre ça sur le compte du mélange myopie/Pinot Noir.

J'ai aimé:
- Le service aimable et souriant.
- Le confort du lit. J'ai dormi comme un bébé, ce qui m'arrive rarement à la maison et a fortiori dans un hôtel.
- La déco sobre mais efficace, qui a fait un bon décor pour prendre des photos (maintenant je suis curieuse de voir à quoi ressemblent les autres étages!).
- La propreté irréprochable des lieux.
- La très grande luminosité de la chambre.
- Le check-out à midi, qui nous a laissé tout le temps de faire ce que nous étions venus faire (des câlins et des jolies images, donc).
- Le rapport qualité-prix: 79€ la nuit, même sans petit-déjeuner, c'est très raisonnable pour un hôtel design.

Je n'ai pas aimé (mais c'est vraiment histoire de chipoter):
- Juste deux mignonettes de produits Pantone dans la salle de bain - un shampoing jaune moyen et un gel douche couleur de jus de Schtroumpf bleu cyan. Tant qu'à faire, j'aurais apprécié un conditioner rouge vermillon pour compléter la palette des couleurs primaires.
- Les produits Pantone en vente dans le hall de l'hôtel étaient au même prix que partout ailleurs, soit 14€ le mug, 16€ la grande boîte métallique, etc.

Je recommande?
Oui, sans hésitation. Ce n'est pas l'hôtel à la déco la plus extravagante ou la plus recherchée dans lequel j'aie jamais dormi, mais il reste sympa, confortable et plutôt bon marché.

Place Loix, 1
1060 BRUXELLES

samedi 26 février 2011

Où la notion de monstre est toute relative

CHOUCHOU (regardant des previews sur internet): Mais c'est plein de monstres, Game of Thrones!
MOI, étonnée: Ben justement, non...
CHOUCHOU: Mais si! Je vois des loups... et des cerfs...

Du coup, je pense que le géocaching en forêt, ça va pas être possible: j'aurais trop peur que les lapins de garenne lui filent une crise cardiaque.

vendredi 25 février 2011

Deux chouettes marques de cosmétiques bio

J'avoue ne pas faire spécialement attention à la composition de mes produits de beauté. Mon premier critère de choix, c'est leur efficacité; mon deuxième, leur bon rapport-qualité prix. Mais si ces critères sont remplis et que je peux en plus avoir la satisfaction d'utiliser des produits fabriqués avec des ingrédients bio et dans les meilleures conditions éthiques... je ne dis pas non!

Récemment, j'ai découvert deux marques qui me semblent dignes d'intérêt. La première, Celtic Herbal, est d'origine anglaise. Elle possède un site de vente en ligne et livre à l'international pour des tarifs qui me semblent très raisonnables (£4.50 pour 3 flacons de 250ml). Je suis particulièrement fan du savon pour les mains à la menthe poivrée et à la lavande, ainsi que du soin capillaire à la menthe poivrée et au romarin dont je trouve le parfum aussi agréable que vivifiant.

La deuxième marque, Unique Haircare, nous vient du Danemark et, comme son nom ne l'indique pas, ne cantonne pas son activité aux produits pour les cheveux puisqu'elle propose aussi des gels douche et des lotions pour le corps. J'adore le design des flacons, sobres, pratiques et beaux comme souvent chez les Scandinaves. Le spray d'eau de mer parfumé à l'orange est une petite merveille qui fixe les cheveux en vous donnant l'air d'une sirène récemment sortie des flots (mais en mieux coiffée). Il est malheureusement impossible de le commander sur internet, mais lui et le reste de la gamme sont vendus à Bruxelles au Serendip Spa où je les ai découverts.

Mon premier swap

C'est à l'époque où je pratiquais assidûment le scrapbooking que j'ai pour la première fois entendu parler des swaps ("échanges" en français). Sur un thème donné, chaque fille devait réaliser un ornement ou préparer un mélange de petits fournitures en autant d'exemplaires qu'il y avait de participantes; elle envoyait ça à l'organisatrice, qui après avoir reçu toutes les contributions se chargeait de les redispatcher.

Le swap se pratique également hors du milieu des arts créatifs. Au lieu que chaque fille échange avec toutes les autres, soit elle reçoit un colis d'une première fille et envoie le sien à une deuxième (c'est le système dit "en chaîne"), soit elle reçoit de et envoie à la même personne (système dit "en duo" qui nécessite un nombre pair de participantes). On peut fixer un thème et une fourchette de prix pour le contenu du colis; l'idée est de se faire plaisir en gâtant quelqu'un d'autre et d'avoir à son tour le plaisir de recevoir plein de petites surprises bien ciblées en fonction de ses goûts.

Débit janvier, j'ai découvert grâce aux articles sur l'un ou l'autre blog que les anciennes de MBDF avaient organisé un swap de Noël. Les photos des colis déballés étaient assez alléchantes, et j'ai exprimé mon regret de n'avoir pas pu participer parce que je n'étais pas au courant. Puis j'ai chouiné régulièrement jusqu'à ce que Funambuline décide de démarrer un second swap sur un thème différent (Dieubouddhallah la bénisse).

Depuis cet après-midi, la liste des participantes est arrêtée et nous nous bombardons de questions sur le groupe secret Facebook créé à cet effet: "Vous aimez quoi comme parfums? Vous êtes plutôt sucré ou salé? Vous collectionnez quelque chose? Les produits pour les ongles vous intéressent? C'est quoi votre couleur préférée? Vous avez quel type de peau et de cheveux? Vous êtes allergique à certains trucs?" J'ai déjà tout plein d'idées pour remplir la boîte que je destine à ma swapée; je n'attends plus que le nom de celle-ci pour commencer à la remplir.

Maintenant, j'aimerais bien trouver un groupe d'"artistes" avec lequel organiser un round robin, c'est-à-dire s'envoyer par la Poste un carnet dans lequel chacun aurait tour à tour rempli une ou plusieurs pages de dessins, collages et autres créations graphiques.

mercredi 23 février 2011

Mode d'emploi d'une journée réussie


Annuler le rendez-vous prévu pour 13h parce que, vraiment, on ne le sentait pas.

A la place, aller déjeuner avec Sophie au Vespa Café. Convenir que les hommes sont quand même bien bêtes de mesurer leur utilité dans le couple à des choses matérielles comme leur salaire ou leur capacité à faire des trucs "d'homme", alors que ce qu'on attend d'eux, c'est de la présence et des attentions. Se désespérer du nombre de bouquins dans lequel sévit un crabe, et songer que ce serait bien d'instaurer un label "Cancer-Free" à apposer sous forme d'étiquette autocollante sur les ouvrages concernés. Passer comme toujours un très bon moment.

A la Poste De Brouckère, payer ses envois européens en liquide et recevoir parmi la monnaie une pièce de 20 cents slovène qui fera le bonheur de Père. Remercier le monsieur du guichet avec un grand sourire.

Chez Brüsel, acheter "La Grande Lulusion" (une bédé recommandée par Gren), "Des Souris et Des Mômes", roman jeunesse de Juliette Nothomb (oui, la soeur de...), le tome 1 du manga "A lollipop or a bullet", et puis deux petits choses pour offrir - chuuut!

Chez Nicolas, décliner la proposition du monsieur à moustache blanche venu pour une grosse commande et qui offre gentiment de céder son tour. "Non, merci, j'ai le temps." L'approuver: oui, ne pas être pressé, c'est un luxe bien appréciable. Puis choisir avec l'employé un vin rouge susceptible de se marier harmonieusement avec la fondue prévue pour samedi soir.

Chez H&M, trouver un petit pull rose pâle à manches gigot qui ira bien avec ma jupe de secrétaire grise Claudie Pierlot, ainsi qu'un cardigan à troutrous fuchsia qui se mariera à la perfection avec ma robe à étoiles bleu marine également de chez Claudie Pierlot. Près des caisses, hésiter devant un top rose poudré à volants, joliment ceinturé de noir; avoir la flemme de remonter à l'étage pour l'essayer et le reposer sagement sur son portant. Mais au dernier moment, embarquer un parapluie jetable bleu avec des hirondelles roses et blanches, parce que le parapluie jetable, c'est l'article qu'on perd le plus souvent, bien davantage que les stylos ou les briquets, et que ne pas avoir de parapluie jetable dans son sac quand on habite Bruxelles, c'est toujours une mauvaise idée.

Hésiter à aller boire un thé chez "Les gens que j'aime". Avoir la flemme de rebrousser chemin. Aller attendre le bus et s'en remettre au destin: si c'est le 38 qui arrive le premier, rentrer à la maison et se préparer un thé là-bas; si c'est le 71, descendre chaussée d'Ixelles et aller boire un thé au Comptoir Florian. Sourire en voyant le 71 se profiler au bout de la rue.

Au Comptoir Florian, savourer un Li Zi Xiang, thé de Chine bleu-vert semi-fermenté, en lisant le dernier numéro de ELLE et en se demandant si on n'essaierait pas le Blanc de Crème Erborian (alors qu'on a détesté la BB Crème encensée par toutes les autres blogueuses). A la caisse, avoir envie d'une des jolies boîtes métalliques de l'enseigne, et renoncer à l'acheter parce qu'ils n'acceptent pas la carte Visa, ni la Bancontact. "Ici, on ne prend que le vrai argent", rigole la vendeuse.

En rentrant chez soi, trouver dans sa boîte à lettres quatre cartes Postcrossing, dont une représentant un adorable bébé hippopotame. Couiner: "Ooooh, un mini Georges-Arthur!". Se dire qu'on est timbrée. En être vaguement fière.

mardi 22 février 2011

"The slap"

Ces dernière semaines, pratiquement tous les magazines francophones ont consacré un article dithyrambique au roman "La gifle" de Christos Tsolkias. J'ai donc fini par le commander en VO (un peu par snobisme, beaucoup parce qu'il était disponible en poche et donc trois fois moins cher qu'en VF). Et puis malgré son épaisseur, je l'ai lu très vite et refermé sans savoir vraiment si je l'avais apprécié ou non.

Un jour, pendant un barbecue qui réunit la famille et les amis d'un couple mixte dans la banlieue d'une grande ville australienne, un homme gifle un enfant qui a passé les dernières heures à enchaîner d'insupportables caprices. Cet enfant n'est pas le sien. Son geste va déclencher une réaction en chaîne qui scindera le groupe en deux et révèlera les aspects les moins glorieux du caractère de chacun.

La première chose qui m'a frappée dans "The Slap", c'est le racisme assumé de chacun des personnages, pourtant d'origines ethniques très diverses: grecque, aborigène, indienne, anglo-saxonne... Ils vivent dans une société que je n'imaginais pas si mélangée, au sein de laquelle les conflits raciaux ne semblent pas une préoccupation majeure, et pourtant, tous n'ont que mépris ou condescendance vis-à-vis des autres cultures que la leur. J'ose espérer qu'il s'agit là d'un parti pris littéraire et pas d'une expression de la réalité.

Mais par-delà leur racisme, ceux des personnages qui sont examinés à la loupe durant un chapitre dédié se révèlent tous antipathiques chacun à leur façon: violents, égoïstes, lâches, incapables d'aimer vraiment. Leur psychologie est extrêmement bien étudiée et crédible en tous points, mais assez désespérante. Voilà donc ce que penserait un échantillon lambda de gens ordinaires dans le secret de leur coeur - y compris les bien-pensants qui s'indignent qu'un adulte puisse lever la main sur un enfant? "The slap" est un roman maîtrisé, bien écrit et intéressant. Mais ce n'est définitivement pas un "feel-good book".

lundi 21 février 2011

Où mon père s'effraie d'un rien

Mon père vient de réceptionner mes Delilah et m'envoyer le mail suivant:

Bonjour ma fille,

La factrice vient de nous livrer un colis contenant une paire de chaussures marron à talon bois gigantesque provenant des USA.
J'ai eu la frayeur de ma vie en déballant !
Nous n'avons pas eu de droits de douane à payer et le tout est en parfait état.
Je conserve les paperasses et la boîte qui vont avec.
Bisous ma fille. Je vais essayer de me remettre de mes émotions...

Papa

Après-midi troc, édition 2.0

Suite à deux désistements ces derniers jours, nous sommes finalement 8 à nous retrouver hier chez Gridou. Il fait gris et moche depuis le début du week-end; un après-midi papote entre filles autour de bonnes choses à boire et à manger s'annonce comme un excellent remède contre la morosité de la météo!

Nous commençons par boire un thé offert par la maîtresse de maison en grignotant les sublimes chouquettes apportées par La Princesse et les délicieux sablés au chocolat maison préparés par Ness. Même si toutes les filles ne se connaissent pas entre elles, les langues se délient très vite! Une fois les gourmandises sucrées débarrassées, nous étalons sur la table produits de soin et de maquillage, ainsi qu'un sympathique assortiment de bijoux. Je vois passer plusieurs paires de chouettes boucles d'oreille que je ne peux malheureusement pas adopter puisque mes perçages se sont refermés depuis belle lurette. Je récupère par contre un joli collier made by La Princesse, un vernis Essie rose ultra-pâle, un masque capillaire Loréal Fiberceutic et une bougie parfumée mandarine-cassis.

Place au salé! Miss Sunalee s'affaire en cuisine pour nous préparer des Cosmopolitan que nous dégustons avec les petits feuilletés salés apportés par Sara. Les conversations vont bon train et en discutant boulot, nous nous rendons compte que la plupart d'entre nous bossent dans le secteur culturel. Je découvre avec surprise que Nelly est à l'origine de notre participation à une émission sur Plug TV, fin 2009. La dernière goutte de breuvage rose avalée, nous passons au plat de résistance: les fringues, chaussures et autres accessoires. Très vite, la chambre de Gridou se transforme en vestiaire collectif plein de filles en collants et en sous-vêtements qui enfilent robes, jupes et petits tops à toute allure avant de courir se regarder dans le miroir en pied du couloir. "Héééé, ça te va super bien!" est l'exclamation qui revient le plus souvent. Beaucoup des pièces mal-aimées (ou mal-portées) par leur propriétaire originelle trouvent rapidement preneuse.

La Princesse, qui déménage très bientôt, est arrivée avec deux énormes valises pleines de fringues parmi lesquels quelques petits trésors vintage et deux ou trois créations totalement improbables. J'essaie une de ses robes, dans les tons bronze et vert, que je n'aurais même jamais sortie du portant dans une boutique: elle me va super bien, et pour le coup, elle n'est redondante avec aucune des fringues que je possède déjà! Je récupère aussi une parfaite petite robe noire de chez Anthropologie apportée par Ness. Miss Sunalee l'avait essayée aussi, mais comme elle en a déjà plusieurs dans son placard et moi aucune, elle me la laisse gentiment. Finissent également dans mon cabas en toile plusieurs robes d'été en coton toutes légères qui seront parfaites pour Monpatelin, un boléro violet qui réchauffera à merveille ma robe-bustier vintage grise si je n'assume pas ma mini-cape en fausse fourrure rouge, et une veste de tailleur anthracite que j'envisage de porter par-dessus une tenue un peu rock'n'roll.

Avec toute cette frénésie d'essayage, nous ne voyons pas le temps passer. Quand nous nous décidons à rassembler les objets qui n'ont pas trouvé de nouvelle propriétaire pour en faire un gros sac qu'Ingrid portera aux Petits Riens, il est déjà 19h - l'heure de se dire au revoir et de regagner nos pénates respectives. Certaines sont plus chargées qu'en arrivant, d'autres moins, mais je pense pouvoir dire que toutes sont ravies de cet après-midi. On remet ça dans six mois?

dimanche 20 février 2011

1,000 Awesome Things

Parce que j'ai l'épaule gauche bloquée depuis hier matin, que mon cours de yoga n'a fait qu'empirer les choses, que ni le patch à l'arnica, ni le relaxant musculaire, ni le liniment au camphre ne m'ont empêchée de passer une très mauvaise nuit, j'avais bien besoin que quelque chose me mette de bonne humeur ce matin.

Ce quelque chose, c'est le blog 1,000 Awesome Things. Des heures de lecture réjouissante en perspective. Try it!

Edit: Chouchou me signale que l'auteur a donné une conférence TED sur la création de son blog et que c'est une histoire assez inspirante.


samedi 19 février 2011

L'étrange petite robe rouge

Mercredi, après mon rendez-vous chez le petit-grand sorcier, je suis allée faire un tour Chaussée d'Ixelles dans le but de me trouver un ou deux tops pseudo-vintage à porter avec mes nombreuses jupes du même style.

Chez Mango, je n'ai rien trouvé. Et chez Zara, j'ai craqué sur une petite robe rouge que je venais justement de voir en photo dans les pages du dernier numéro de ELLE:


Bon sur cintre elle n'a l'air de rien, mais elle me va vraiment bien et je suis sûre qu'elle sera terrible portée avec un collant noir opaque et des talons très hauts.

Ce n'est que le lendemain, après avoir coupé l'étiquette de prix, que j'ai pensé à consulter l'étiquette d'entretien et eu une drôle de surprise:


"Ne pas laver", "Ne pas sécher", "Ne pas repasser".

Deux explications possibles:
- Ceci est une robe à usage unique, faite pour qu'on la jette après l'avoir portée une fois.
- Ceci n'est pas un vêtement mais une décoration de placard.

Franchement, les fabricants de fringues abusent...

jeudi 17 février 2011

Chez le petit-grand sorcier

Hier, j'ai pris le train de 12h01 jusqu'à la Hulpe pour me rendre à mon premier rendez-vous avec le "grand sorcier hypnotiseur" recommandé par Sara. Une demi-heure de train et presque autant de marche à pied pour gagner la maison de ce monsieur, il fallait être motivée quand même! Heureusement qu'il faisait beau; je frémis d'imaginer le même trajet début décembre pendant les grosses chutes de neige.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le grand sorcier n'est pas du tout impressionnant. C'est un petit bonhomme à lunettes rondouillard et à moitié chauve, qui a la même manie que moi de se déchausser et de s'asseoir sur une de ses jambes repliées en remuant les orteils de l'autre. Du coup, je me suis sentie plus détendue avec lui dès le début que je n'avais jamais réussi à l'être pendant toute ma thérapie avortée avec Mme MonExPsy.

Quant à sa technique... il appelle ça de l"autosuggestion"; en réalité, ce n'est ni plus ni moins que la visualisation pratiquée par Catherine et Claudia: c'est-à-dire (en gros) qu'il propose des scénarios ou des situations dans lesquels le patient doit se placer mentalement pour reprogrammer son cerveau. Son approche est beaucoup moins structurée, beaucoup plus brouillonne que celle de mes profs. Mais j'ai trouvé ça bien de profiter d'une séance en tête-à-tête. Le petit sorcier rondouillard a fait plusieurs remarques très pertinentes et n'a pas compté son temps: la séance prévue pour durer 1h30 a finalement frôlé les 1h45. Je pense que je vais continuer à le voir pour travailler entre les deux ateliers annuels de Catherine à Bruxelles. Parce que contrairement à l'EMDR que pratiquait Mme MonExPsy, la visualisation est une technique qui fonctionne vraiment sur moi.

Pendant qu'on parlait des origines de ma phobie, j'ai tout à coup eu une illumination. Si j'ai commencé à dérailler après la mort de Brigitte, si j'ai encaissé si durement la souffrance de mon père pendant sa maladie, c'était... par solidarité. J'ai souffert rétrospectivement pour mon amie et en temps réel avec mon père parce que c'était une façon de ne pas les abandonner, de leur montrer ma loyauté. La chose que je trouverais la plus difficile si je tombais malade, c'est de savoir que même entourée (ce qui ne serait pas forcément le cas...), je serais seule face à mon crabe, seule à me battre et à vaincre ou à mourir. Et comme j'essaie toujours de donner aux autres ce que j'aimerais qu'ils me donnent si nos positions étaient inversées, j'ai poussé l'empathie jusqu'à m'approprier mentalement leur maladie, sous la forme d'une angoisse paralysante. Juste pour les accompagner.

Vous me direz que c'est idiot, que ma souffrance mentale n'a pas soulagé mon père un seul instant et que si j'avais eu moins de volonté à faire ce qui devait être fait, quoi qu'il m'en coûte, ça aurait même pu m'empêcher d'être là pour lui. Je sais. Mais sur le coup, je ne me suis pas rendu compte de tout ça - et quand bien même je m'en serais rendu compte, il n'est pas dit que ça aurait suffi à désamorcer le mécanisme. Maintenant, je sais, et je dispose de bases plus solides pour travailler à éradiquer mes angoisses. Il me semble avoir fait un grand pas en avant hier.

mercredi 16 février 2011

Teint Miracle de Lancôme

Ca fait un petit moment déjà que je ne parle plus de cosmétiques ici. C'est qu'après avoir passé deux ans à essayer tout et n'importe quoi, j'ai fini par trouver les produits de soin qui convenaient à ma peau et les produits de maquillage que je portais vraiment. Du coup, je n'achète plus rien d'autre que ces indispensables. Parmi eux: le fond de teint, allié précieux pour une quasi-quadra encore assez bien épargnée par les rides, mais malheureusement pas par le mélasma. A cause de ces vilaines taches brunes qui recouvrent mon front et ont commencé à coloniser mes joues, j'ai besoin d'un produit assez couvrant. Problème: je déteste les textures épaisses qui me donnent l'impression de me plâtrer la figure. Et j'ai la peau tellement claire que la plupart des marques ne proposent que des teintes trop foncées ou trop jaunes pour moi.

Mais à Noël dernier, il est entré dans ma vie. "Il", c'est le Teint Miracle de Lancôme, le produit le mieux nommé que j'aie jamais utilisé. Croyez-le ou non: quand je le mets, ce sont dix ans qui s'envolent instantanément de mon visage. Une couche normale suffit à dissimuler mon mélasma, que je ne vois plus qu'en m'examinant de près près dans la glace, les yeux plissés. Ma peau semble lisse et parfaitement unie, lumineuse et naturellement veloutée. On dirait vraiment un tour de magie. Certes, à 40€ le flacon, il n'est pas donné. Mais de mon point de vue, il vaut chaque cent de son prix.

mardi 15 février 2011

Note de service

Pour celles qui consulteraient "Le rose et le noir" à partir d'un smartphone, Chouchou vient de modifier les réglages afin que ça apparaisse de façon plus plaisante sur vos mini-écrans. Dites-moi si vous trouvez ça bien...

Un léopard peut-il changer ses taches?

Pendant très longtemps, j'ai été attirée par une sous-espèce assez particulière de gens brillants: les cyniques spirituels, ceux qui voyaient immédiatement la faille dans le raisonnement d'un interlocuteur et étaient capables de le "casser" d'une réplique imparable. Dotée moi-même d'un bon sens de la répartie et d'un certain mépris intellectuel vis-à-vis de mes congénères, j'ai souvent pratiqué cet exercice sans me soucier de la peine que je pouvais faire à autrui ou de l'image de peste que je pouvais donner de moi. Je n'étais pas sciemment cruelle: juste incapable de résister à un bon mot. (Et à ma décharge, mon humour parfois assez noir s'exerçait aussi volontiers à mon propre détriment.)

Et puis le temps passe, bordel. Le temps passe toujours trop vite, hélas. Nos amis souvent, les plus chers, les meilleurs, sont partis, sont loin, sont malades, sont morts. Parfois dans la nuit, on ne sait plus très bien qui on est. On ne sait plus où l'on va. Parfois l'angoisse nous prend le coeur. Oui, comme dans une chanson de Thomas Dutronc. Et on change.

Depuis quelques mois, je me rends compte que je ne suis plus du tout attirée par le même type de gens. Ceux que j'admire aujourd'hui, ceux qui me donnent envie de les fréquenter et de devenir comme eux, ce sont les gens positifs et bienveillants. Des gens comme mon amie de longue date Christine, que je n'ai jamais entendu se plaindre une seule fois même dans les circonstances les plus difficiles et qui est toujours disponible pour ses amis. Des gens comme Elsie Flannigan dont je suis le blog depuis des années, qui choisit systématiquement de se focaliser sur le bon côté des choses et à qui son attitude prête une force créative stupéfiante. Des gens comme Claudia, ma prof de méditation tellement à l'écoute des autres, prête à partager son savoir avec eux et à leur communiquer un peu de sa sérénité. Des gens comme Jennifer, l'Irlandaise immigrée aux Pays-Bas que j'ai rencontrée durant le workshop de visualisation en novembre dernier, et qui irradiait une énergie positive impressionnante. Des gens comme Minnie Valentine qui mérite bien son nom de scène parce que c'est un vrai petit coeur - une fille profondément gentille, déconnante et sexy à la fois. Je réalise à peine qu'avoir des qualités de coeur n'exclut pas d'avoir aussi un cerveau et de l'humour. Et j'aimerais bien revenir du côté lumineux de la Force, s'il n'est pas trop tard pour moi.

"Ugly Betty" saison 4

Après une première saison éblouissante, "Ugly Betty" avait légèrement piqué du nez. La 4ème et malheureusement dernière saison de la série redresse la barre de façon assez spectaculaire. Betty est enfin devenue rédactrice à Mode, et inspirés par son exemple, les gens qui l'entourent s'efforcent eux aussi de poursuivre leur rêve. Matt s'engage dans une association caritative; Claire Meade part à la recherche du fils qu'elle a abandonné autrefois; Marc décroche à son tour un poste de rédacteur; Amanda démission de son job de réceptionniste pour se lancer dans le stylisme; Hilda retrouve un ancien petit ami et décide de fonder une famille avec lui; Justin choisit d'assumer son homosexualité. Et Daniel réalise enfin qu'il ne peut plus se passer de Betty... juste au moment où celle-ci décide d'accepter le job de ses rêves à Londres.

Contrairement aux deux précédentes, cette saison a une solide ligne scénaristique, pleine de sous-intrigues palpitantes. La fille de Willie se réfugie chez elle après avoir tué son petit ami, mais un détective privé la retrouve et tente de la faire chanter. Fou de chagrin depuis la mort de Molly, Daniel se laisse embrigader dans une secte et se coupe peu à peu de tous ses proches... Les rebondissements s'enchaînent et on ne s'ennuie pas une seconde. Quand arrive la fin, relativement prévisible mais très satisfaisante, on est triste de quitter ces personnages si attachants qu'on a eu tant de plaisir à voir évoluer année après année. Je n'ai pas honte de le dire: la scène des adieux de Betty à sa famille m'a tiré des larmes - et c'est très rare que je pleure devant un écran. "Ugly Betty" n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre qui restera dans les annales de la télévision, mais c'était une série qui avait du coeur, de l'humour et du positivisme à revendre. Rien que pour ça, elle me manquera.

lundi 14 février 2011

"Eros/Psyché"

"L'étrange pensionnat de La Rose accueille uniquement de jolies jeunes filles... En totale autarcie, leur quotidien est rythmé par des mises à l'épreuve : jeux, travaux manuels, promenades en forêt... Dans ce semblant d'Eden, malheur à celles qui ne respectent pas le règlement ! Au mieux, c'est l'exclusion, au pire, la mort. Pour les deux adolescentes Sara et Silje, c'est aussi la découverte de l'amour."

L'accroche était prometteuse, tout comme la couverture. J'imaginais trouver dans "Eros/Psyché" des réminiscences de mangas que j'ai adorés comme "Onii-samaé", "Utena la fillette révolutionnaire" mais surtout le très réussi et très troublant "L'infirmerie après les cours". Je n'avais pas complètement tort, mais... Maria Llovet peine à tenir les promesses d'une situation de départ pourtant intrigante et vénéneuse à souhait. Bien que jolis, ses dessins sont trop simplistes pour installer une atmosphère vraiment angoissante. Passe encore pour le noir et blanc même si ce n'est pas ce que je préfère, mais la quasi absence de décors donne une impression d'inachevé. Et beaucoup d'éléments scénaristiques qui servent à maintenir l'intérêt du lecteur en haleine pendant 140 pages (la cicatrice de Silje, les ciseaux suspendus au-dessus des oeufs...) ne trouvent pas d'explication à la fin. Juste frustrant.