mardi 1 février 2011

Today was a good day

D'après le chirurgien que mon père a vu aujourd'hui, son cancer serait en rémission. Sa métastase au poumon, déjà petite à la base et encore réduite par la chimio, est toujours là mais a été jugée inoffensive. J'avoue que je n'ai pas trop compris qu'on ne cherche pas à l'éradiquer immédiatement: à partir du moment où il reste des cellules cancéreuses, même en petit nombre, la tumeur est vouée à poursuivre son développement, ai-je toujours pensé. Apparemment, non. Je vais faire quelques recherches là-dessus pour me rassurer tout à fait. J'ai eu tellement peur que j'ai du mal à y croire. Et puis, il y a toujours des risques de récidive. Mais quand même, j'en ai pleuré de soulagement. C'était bien plus chouette que de pleurer de trouille comme ça m'est arrivé trop souvent ces derniers temps.

A côté de ça, Chouchou a passé aujourd'hui des examens blancs pour sa certification ITIL et les a bien réussis. Scarlett, que nous avons dû emmener chez le véto pour une nouvelle cystite, a été jugée en forme pour son âge (15 ans 1/2, tout de même) et dotée d'une vessie impeccable. Quant à moi, c'est la première fois depuis le mois d'octobre que je termine ma semaine mensuelle de pause dans mon traitement sans nouvelle alerte d'endométriose. Parfois, les bonnes nouvelles voyagent elles aussi en meute.

dimanche 30 janvier 2011

Ice Age

Sur le blog bédé de Chouchou,
vous trouverez un nouveau strip
inspiré par les chutes de neige
et les températures polaires
du mois de décembre...
Enjoy!

samedi 29 janvier 2011

Avancer

Depuis bientôt 6 ans que je blogue, j'ai rarement été aussi peu productive. Mais je suis en période de bouclage en ce moment, si bien que je ne fais pas grand-chose d'autre que bosser et n'ai donc pas grand-chose d'autre à raconter. Et puis je n'ai déjà que trop ressassé mes angoisses ici, et je ne voudrais pas me vautrer dans l'auto-apitoiement. Oui, la dispute avec Chouchou en début de mois m'a donné l'impression de revenir à mon point de départ alors que j'avais eu tant de mal à avancer sur le chemin du mieux-être depuis septembre dernier - et qu'en réalité, je lutte en aveugle depuis mars 2008. Mais Claudia avec qui j'en ai discuté hier soir après notre séance de méditation m'a affirmé que les rechutes - ce sentiment de faire deux pas en avant, un pas en arrière - étaient normales, et qu'on avançait plus vite sur un chemin déjà parcouru auparavant. Admettons.

Je suis en train de terminer "Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse" de David Servan-Shreiber. Bien que je doute de l'efficacité quasi-miraculeuse qu'il prête aux techniques évoquées, son livre m'aura quand même apporté une chose. Dans la première partie, il explique de façon assez claire le fonctionnement du cerveau humain. En gros, le cerveau primitif est celui qui commande les émotions et gère les réactions du corps à ces dernières. Il est totalement distinct du cerveau cognitif - le siège de la raison et de la logique. Voilà pourquoi les arguments les plus censés et les plus rassurants du monde ne sauraient venir à bout d'une phobie: ils n'opèrent tout simplement pas dans le bon secteur. Le savoir ne résoud rien, mais cela m'ôte au moins le sentiment de culpabilité qui est le mien depuis trois ans, cette honte de ne pas réussir à venir à bout de mon problème à force de volonté. J'ai longtemps pensé que "quand on veut, on peut", que les gens dépressifs n'avaient qu'à se remuer un peu le cul pour sortir de leur marasme. Je me rends compte que c'est en réalité un poil plus compliqué que ça, et du même coup, qu'il est urgent d'explorer d'autres méthodes que celles que j'ai utilisées pour surmonter les différentes épreuves rencontrées jusqu'ici.

Je pense vraiment qu'à long terme, le salut ne peut venir que de moi-même et pas d'une source extérieure, que c'est à moi d'apprendre à maîtriser mes émotions et les réactions physiques qu'elles induisent. C'est cela que j'espère retirer de ma pratique du yoga, de la méditation et de la visualisation. Mais je suis consciente que les progrès vont être lents, et que je dois trouver un moyen de ne pas vivre trop mal en attendant de pouvoir me prendre en charge seule. Cette semaine, Chouchou et moi allons donc prendre rendez-vous chez un ostéopathe paraît-il extraordinaire, et il se peut aussi que j'aille voir un massothérapeute recommandé par Miss Sunalee et diane cairn. Je suis même prête à retenter l'expérience psy, mais avec un(e) comportementaliste cette fois. Et en attendant que tous ces efforts portent leurs fruits, la tactique la plus efficace que j'ai trouvée pour tenir l'angoisse à distance, c'est de m'occuper un maximum, de préférence avec des choses que j'aime et qui me font plaisir. Le chocolat chaud + moelleux poire-châtaigne dégusté cet après-midi à l'Arrière-Cuisine en feuilletant le dernier numéro de Real Simple? Non, c'est pas de la gourmandise ni de la paresse: c'est de la médecine!

jeudi 27 janvier 2011

"Quatre soeurs"



Après avoir dévoré le premier tome de la bédé et lu des tas d'avis enthousiastes sur la série de romans dont elle était tirée, je n'ai pas résisté longtemps: j'ai filé sur Amazon et je me suis commandé l'intégrale de "Quatre soeurs", de Malika Ferdjoukh.

Arrivée presque en même temps que moi à Monpatelin, elle aura sauvé une semaine de soirées pendant lesquelles je risquais de déprimer sec. Vers 19h, sitôt mon boulot du jour terminé, je filais me blottir sur Chloé mon canapé transsexuel, je tirais une douillette couverture en polaire sous mon menton et je me transportais instantanément à la Vill'Hervé pour retrouver les soeurs Verdelaine au sommet de leur falaise battue par les vents. Je m'indignais des mauvais tours joués par cette chipie de Bettina, je pouffais devant la ruse déployée par Enid pour faire dormir avec elle les chats de la maison, j'avais le trac avec Hortense avant qu'elle monte sur scène pour jouer sa première pièce de théâtre, je compatissais aux hésitations amoureuses de Charlie, je grinçais des dents devant la radinerie de tante Lucrèce, j'espérais de tout mon coeur que l'état de Muguette s'arrangerait, je me demandais où diable était passée tante Jupitère, je humais presque l'odeur du cake aux noix de Geneviève sortant du four, j'écrasais une larme quand les spectres de Lucie et Fred Verdelaine prenaient enfin congé de leurs filles, et je voulais que cette histoire ne se termine jamais. Je voulais continuer à regarder vivre ces personnages si fantaisistes et attachants; je voulais leur demander de me faire une place à la grande table de la cuisine pour boire du lait chaud avec eux pendant mes insomnies.

Je pourrais vous énumérer les qualités littéraires du texte de Malika Ferdjoukh; vous expliquer que la bonne littéraire jeunesse est de la bonne littérature tout court; disserter sur la façon dont l'auteur a su rendre son récit à la fois intemporel et très ancré dans notre époque; m'amuser de ses nombreux jeux de mots et des charmants tournures de phrases qu'elle se plaît à inventer. Mais rien de tout cela n'expliquerait vraiment pourquoi je suis tombée amoureuse de ces "Quatre soeurs". La vérité, c'est que ce livre est plein d'une grâce lumineuse et que l'espace de 600 pages, il m'a fait oublier tout le reste. C'est le plus beau compliment que je puisse faire en ce moment.

Un rayon de soleil dans ce monde de grisaille

(Oui, je suis rentrée hier à Bruxelles, et j'ai déjà envie de pleurer en pensant au beau soleil que j'ai laissé à Monpatelin.)

"Il y a toujours une raison d'être reconnaissant(e). Depuis les choses cruciales comme Les Chansons Que Vous Avez Honte d'Aimer jusqu'aux Paupières Lourdes Qui Vous Disent Quand Vous Avez Besoin de Dormir, jusqu'aux amis et à la famille, à l'amour et à la solitude, à la lumière et à l'obscurité, Leah Dieterich a décidé de prendre note de toutes. thxthxthx.com est son exercice quotidien de gratitude." Une petite bouffée d'optimisme que tous les anglophones devraient apprécier.

dimanche 23 janvier 2011

La panne

Tous les manuels du genre "L'organisation pour les nuls" ou "Simplifiez-vous la vie" sont unanimes sur ce point: si vous n'avez pas utilisé quelque chose depuis 2 ans, vous devriez vous en débarrasser.

A priori, le conseil peut paraître judicieux pour éviter de se laisser envahir par les fringues passées de mode ou devenues trop petites, les jouets d'enfants alors que vos rejetons mesurent désormais 1,85m pièce, ou les robots ménagers dont seul un pilote de l'aéronavale parviendrait à déchiffrer le mode d'emploi.

C'est sans compter l'ironie-du-sort-cette-truie.

Il y a quelques années, j'ai ainsi fini par jeter à regret les centaines de cartes postales accumulées au fil de deux décennies et demie en me disant qu'à l'ère du courrier électronique, je n'aurais plus JAMAIS l'occasion de les envoyer à personne.

Six mois plus tard, je découvrais Postcrossing.

Autre exemple? Pendant mon grand tri de l'automne dernier, j'ai bazardé un carton entier de bougies parfumées et/ou aux formes improbables qui me m'avaient pas servi une seule fois. Et aujourd'hui, environ une heure après la tombée de la nuit, une panne d'électricité générale a frappé mon quartier.

C'est là que je me suis rendu compte que sans électricité, je ne pouvais pas faire grand-chose. Pas d'ordinateur vu que la batterie de mon vieux HP est morte depuis longtemps; pas de lecture des "Quatre soeurs" pourtant bien plus lumineuses que le "Clash of Kings" momentanément abandonné pour cause de trop grande gloomitude; pas de galipettes sous la couette ou ailleurs vu que Chouchou est à Bruxelles; pas de lessive spéciale "pulls en cachemire" (programme laine à 30° avec un essorage modéré et surtout pas d'adoucissant, donc); pas même moyen de me préparer à dîner à la lueur d'un briquet. J'ai quoi dans mon frigo qui pourrait se manger froid? De l'hoummous, du gouda au cumin, du jambon rose radioactif... Mais pas d'autre pain que des baguettes surgelées à finir de cuire au four. Bon, rabattons-nous sur un Mars glacé en attendant que le courant revienne.

Il me restait une barre - une seule! - de batterie dans mon portable. J'ai appelé mes parents et leur ai relaté ma mésaventure. "Quand j'étais gamin, au milieu des années 50, des coupures d'électricité, on en avait pratiquement tous les jours, a affirmé mon père. Mais on était bien équipés: on avait des lampes à pétrole et des tas de bougies."

La dernière lampe à pétrole de la famille ayant dû être mise au rebut avant ma naissance, j'ai donc passé une demi-heure à observer mon quartier plongé dans le noir en essayant d'imaginer ce que foutaient mes voisins. Qui, si ça se trouve, étaient eux-mêmes debout derrière leur fenêtre en train de ronchonner et de se dire "On ne va quand même pas aller se coucher à 19h!".

Puis le courant est revenu, et ma Livebox toute neuve s'est mise à déconner à plein tube. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai peut-être si je ne finis pas en prison pour Orangicide.

Back au fond de l'abîme

Je viens de passer une journée délicieuse: déjeuner au bord de mer avec Etre Exquis par un temps frais mais ensoleillé, balade en ville avec achat de quelques DVD en promo à la Fnac et d'une bédé sympa dans une petite librairie que j'adore, goûter-lecture à La Théière et fondue bourguignonne chez mes amis Christophe et Christine.

De toute cette journée délicieuse, il ne s'est pas écoulé une minute pendant laquelle je n'ai pas eu envie de me rouler en boule dans un coin pour sangloter d'angoisse.

Après l'atelier avec Catherine, je pensais avoir fait un grand pas en avant. J'ai traversé tout le mois de décembre avec une attitude positive et beaucoup de combattivité. Je ne me croyais pas tirée d'affaire, mais je me sentais avancer sur la bonne voie, et j'étais pleine d'espoir pour la suite.

Et puis le premier janvier, Chouchou m'a sèchement jeté cette phrase à la figure: "Plus tu stresses, plus tu risques de te déclencher un cancer." Nous nous sommes disputés. Il ne m'a pas parlé pendant trois jours. Je me suis demandé comment c'était possible que la personne qui me faisait le plus de bien soit aussi celle qui me faisait le plus de mal. Et face à son affirmation habituelle qu'on "n'allait pas pouvoir continuer comme ça", j'ai définitivement renoncé à mon projet de transférer ma résidence principale en Belgique.

Depuis, je suis retombée au fond du gouffre. Pas de résidence principale en Belgique, c'est la certitude d'être séparée de lui et de voir tout ce qui fait mon quotidien s'effondrer en cas de maladie grave. Si je dois toujours craindre qu'il me vire à la prochaine crise, je ne peux rien construire avec lui, rien faire de concret pour satisfaire le besoin de stabilité qui aiderait partiellement à calmer mes angoisses.

Et plus je stresse, plus j'ai peur de tomber malade justement parce que je stresse... donc plus je stresse, plus je somatise, et plus il me semble que je suis déjà malade. J'ai depuis deux jours des fourmillements dans le bras gauche, un engourdissement de la main et la certitude qu'un crabe est en train de me bouffer le cerveau. Je sais que c'est ridicule, que j'ai plus probablement passé trop de temps à dormir de ce côté ou que je me suis pincé un nerf en tirant le catafalque qui me sert de valise mercredi dernier, mais ça n'y change rien. Mon moral décrit des sinusoïdales folles et épuisantes. J'essaie de méditer, ou au moins de faire des exercices de respiration pour me calmer; mais seule, je n'y arrive pas. J'ai l'impression que tous mes efforts des derniers mois ont été pulvérisés et que je me retrouve à mon point de départ. Depuis trois semaines, je reprends un Xanax chaque soir, et ça ne me fait absolument plus aucun effet.

Parfois, quand je me couche le soir, j'espère ne pas me réveiller le lendemain matin et que c'en soit enfin fini de cette torture mentale.

samedi 22 janvier 2011

J'ai trouvé Georges-Arthur...



...C'est une peluche doublée d'une bouillotte à faire chauffer au micro-ondes. Et autant les moches zèbres de chez Etam ne m'inspiraient pas, autant je me vois très bien poser cet hippopotame-là sur mon ventre pour soulager mes vilaines crises d'endométriose.

La seule chose qui m'ennuie un peu, c'est qu'à mon avis, cette incarnation de Georges-Arthur est destinée à des consommateurs d'un âge environ dix fois inférieur au mien.

vendredi 21 janvier 2011

Où je romps mon embargo sur le shopping

Ma quête d'une nouvelle Livebox m'a entraînée hier matin jusqu'au centre commercial le plus proche de chez moi. J'ai traversé le Printemps en jetant un vague coup d'oeil aux fringues, aux chaussures et aux sacs à main, sans que rien me fasse vraiment envie. Et une fois dans la galerie, je suis partie à la recherche des deux seules pièces que j'étais prête à acheter pendant ces soldes si elles bénéficiaient d'au moins 30% de réduction et que je trouvais ma taille.

Deux ans déjà que je me répète en boucle: "J'ai besoin d'un manteau noir", et deux ans que je n'en trouve aucun qui soit à la fois portable, un peu original, pas trop cher et flatteur pour ma silhouette en bouteille d'Orangina. Mais en octobre dernier, j'avais repéré chez Naf-Naf un modèle sympa que je n'avais pas osé essayer, de crainte de ne pouvoir résister s'il m'allait bien. Aujourd'hui devait être mon jour de chance: il restait juste un 40. Et il semblait taillé pile pour moi, ceintré à la taille puis un peu ample en dessous, avec les manches presque pas trop longues (mes bras font dans les 2,7 cm...) et les épaules larges juste comme il fallait. Je l'ai payé un sourire de satisfaction aux lèvres, sans l'espèce de rush habituel qui accompagne mes dépenses compulsives mais avec la conviction de faire un bon achat.

Passage ensuite chez Promod où m'attendait un petit pull en cachemire rose pâle avec des manchettes boutonnées presque jusqu'aux coudes (du moins, pour moi qui ai des bras d'environ 2,7 cm de long), dont je me dis depuis des semaines qu'il serait parfait avec la jupe en dentelle anthracite à taille haute qu'aucun top de ma penderie me met correctement en valeur. A 39,95€, ça va, ça rentre même dans mon budget 2011 plus resserré encore que celui de notre bon gouvernement. Même sensation qu'avec le manteau lors du passage à la caisse. Ca me paraît bon signe. Et malgré ces deux achats, il se pourrait bien que je finisse le mois avec un petit quelque chose à mettre dans ma cagnotte "faux-frais stambouliotes". Yipeeeee!

jeudi 20 janvier 2011

Où je passe ma soirée avec Vanessa Paradis

C'est dingue le nombre de trucs qu'on peut faire en l'espace d'une soirée quand on est privée d'internet pour cause de Livebox antédiluvienne. Dans l'impossibilité de me rendre immédiatement à l'agence Orange la plus proche afin d'échanger l'appareil défunt contre un neuf (manoeuvre qui, en l'absence de voiture et étant donné qu'il ne passe qu'un seul bus par heure à Monpatelin, m'aura pris les deux tiers de la journée d'aujourd'hui, installation comprise) j'ai réussi à:

- Trier un mois de courrier en retard. Chouette, deux cartes de voeux et une douzaine de cartes Postcrossing! Zut, les charges de copropriété pour le premier trimestre 2011!

- Localiser le dernier relevé de compte 2009 qui me manquait pour entamer ma comptabilité professionnelle 2010, la bouillotte que je voulais rapatrier à Bruxelles étant donné qu'Etam ne vend que des horreurs en forme de zèbre cette année, une boîte à thé vide pour ranger la 117ème tisane de mon arsenal "Consommons un max de Moltonel épaisseur triple avant que ça passe de mode."

- Résoudre mon problème de prises et de radiateur de salle de bain qui ne fonctionnait plus en changeant les plombs correspondants. Bien entendu, il n'y avait pas d'étiquettes sur mon tableau électrique pour indiquer à quoi correspondait chaque bitonio; j'ai donc passé un moment ludique à inverser des crotouilles cylindriques de tailles diverses en essayant de ne pas mélanger les usagées et les neuves, et à me prononcer de pièce en pièce avec une lampe de bureau Ikea pour valider (ou non) chaque essai. Mais j'ai fini par triompher. Fiat lux! Et je ne me suis même pas électrocutée ni rien. (Ne riez pas: c'était une possibilité non-négligeable.)

- Dîner d'un chocolat chaud et de deux pains au lait beurré en regardant le DVD d'"Une nuit à Versailles" pelotonnée sous un plaid en polaire + un poncho en alpaga + un pull en cachemire. J'ai beaucoup aimé ce concert acoustique qui m'a donné l'occasion de redécouvrir certains titres dont la version studio m'avait laissée assez froide. Les arrangements valent vraiment le détour. Et Vanessa est toujours aussi craquante, mais sérieusement, monsieur Chanel, était-il bien nécessaire de lui coller sur le dos cette espèce de top à mi-chemin entre la cotte de maille et la gourmette en argent recyclée? Sans parler du slim gris qui est l'uniforme de l'ex la plus célèbre de son Johnny. Non franchement, une tenue un peu plus éthérée et intemporelle aurait mieux convenu à ce lieu historique.

mardi 18 janvier 2011

"A game of thrones": la série télé!

Je suis actuellement en train de dévorer "A Clash of Kings", le tome 2 de la saga "A Song of Ice and Fire" (en français, "Le Trône de Fer"). Les manigances secrètes du tome 1 ont cédé la place à une guerre ouverte tandis que se multiplient les prétendants au titre de souverain des Sept Royaumes. C'est sublime, juste sublime, et j'écrirai un post pour en parler plus en détail dès que je l'aurai terminé.

En attendant, je me jette sur tout ce qu'internet publie actuellement à propos de la série télé tirée de l'oeuvre de George R. R. Martin. La diffusion commencera le 17 avril sur HBO, et les bandes-annonce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant semblent très prometteuses en termes de rendu d'ambiance. Regardez-moi ça:

lundi 17 janvier 2011

Où Soeur Cadette ramollit en vieillissant

Hier en fin de matinée, appelant chez mes parents pour prendre des nouvelles du malade qui avait regagné ses pénates la veille, je suis tombée sur Soeur Cadette. Elle venait récupérer Cahouète qui avait exigé de dormir chez Papy et Mamie la nuit précédente. Je lui ai demandé des nouvelles de sa petite famille.
- Cahouète a une nouvelle lubie, m'a-t-elle annoncé. Il a décidé qu'il voulait des poissons.
- Boah, des poissons, c'est pas bien gênant, non? Un bocal rond, un peu d'eau du robinet, une boîte de flocons de nourriture et roulez jeunesse!
- Tu parles, ce serait trop facile! Non, pour bien faire, il faudrait un grand aquarium rectangle avec un système de filtrage, changer l'eau toutes les semaines... J'ai dit à Cahouète qu'il n'en était pas question. Ca fait plusieurs jours qu'il insiste, mais il gèlera en enfer avant que je cède.

Je viens juste d'avoir ma mère au téléphone. Hier en fin d'après-midi, Soeur Cadette l'a appelée pour lui annoncer qu'ils étaient désormais deux de plus à la maison. Les nouveaux pensionnaires possèdent trois nageoires pièce et disposent de 20 litres d'eau pour s'ébattre. Ayons tous une pensée émue pour les damnés qui doivent être en train de se les peler sévère en ce moment même.

dimanche 16 janvier 2011

L'atelier multi-tâches

Dans la série "J'occupe mes dimanches d'hiver", mais aussi "Je multiplie les visites chez Lady Paname", "Je saisis la moindre occasion de voir mes copines Miss Sunalee et La Princesse", "J'investis dans des expériences, pas des objets" et "J'apprends à me rendre un peu plus présentable pour compenser les effets de l'âge ce salopard", je participerai le 6 février prochain à cet atelier:


Plus de précisions sur le site Belfollies qui recense tous les évènements liés au burlesque en Belgique.

Une journée d'initiation(s)

Hier, Philou que nous n'avions pas revu depuis fin août est venu passer la journée avec nous. J'avais concocté un programme découverte en 5 points:

1. Déjeuner au Balmoral, un lieu incontournable où Chouchou et moi brunchions très souvent la première année qui a suivi mon installation à Bruxelles. Ces derniers temps, nous avons plutôt tendance à essayer de nouveaux endroits pour éviter de nous lasser, mais justement parce que nous n'y étions pas allés depuis un moment, nous avons eu plaisir à retrouver le décor façon diner américain, les cocktails de fruits frais et la cuisine simple mais toujours délicieuse. Le serveur qui a apporté nos plats a posé la salade de pâtes à l'italienne directement devant moi, alors que ça n'était pas lui qui avait pris la commande. Comme je m'étonnais, il a répondu: "Vous avez l'air méditerranéenne". De fait.

Le Balmoral
Place G. Brugmann 21
1050 BRUXELLES
Tel: 02 347 08 82
(Attention, ils ne prennent pas la carte Visa...)

2. Cours de yoga-visualisation au Serendip Spa. Pas question de rater notre séance de détente hebdomadaire, et puis il me semblait que c'était tout à fait le genre d'activité susceptible de plaire à Philou. Choucho et moi avons manqué piqué un fou-rire lorsque, après un exercice d'étirement, Claudia nous a demandé de nous asseoir avec les jambes tendues devant nous et de les secouer en les laissent retomber sur le sol assez fort, "comme pour frapper à une porte". Traversés par la même pensée, nous avons tourné la tête l'un vers l'autre et, hilares, articulé "Penny!". Les fans de Big Bang Theory comprendront :-)

3. Géocaching dans le centre. Après un ravitaillement obligatoire pour Philou à l'Univers du Thé et chez Marcolini, plus un petit arrêt chez Lady Paname pour une emplette dont je vous reparlerai peut-être prochainement, nous nous sommes dirigés vers une cache toute récente que Chouchou et moi n'avions pas encore faite: la "Ric Hochet's Return", située à proximité du trompe-l'oeil mettant en scène ce personnage de bédé. Chance du débutant oblige, c'est Philou qui l'a trouvée. Nous avons convenu de nous faire une journée geocaching ensemble, à Lille ou à Bruges, dès qu'il se sera inscrit sur le site.

4. Thé au Comptoir Florian. Philou avait besoin de se ravitailler en Lady Paname (justement) et ne connaissait pas encore ce salon de thé que Chouchou et moi apprécions beaucoup. Malheureusement, en arrivant sur le parvis Saint-Boniface, nous avons trouvé porte close pour cause de congés jusqu'à mardi prochain. Aaaargh. Moi qui salivais d'avance à la pensée de déguster une pecan pie avec mon Soleil Vert...

5. Risotto aux pleurotes et à l'huile de truffe. En guise de pause-goûter, nous nous sommes donc véhiculés jusqu'au Delhaize pour faire les courses nécessaires à l'élaboration du plat mythique avec lequel Chouchou m'a séduite naguère. Puis nous sommes rentrés à la maison déboucher le champagne offert la veille par la propriétaire, qui n'aura du coup pas eu le temps de moisir dans le frigo (le champagne, pas la propriétaire). Petite soirée tranquille à papoter et à se goinfrer avant que Philou et sa Porsche reprennent le chemin de Lille. On remet ça très vite...

PS: A ce jour, je ne me suis toujours RIEN acheté depuis le début de l'année, et ce, malgré plusieurs passages en ville où les soldes font rage en ce moment. Non, le truc chez Lady Paname ne compte pas: c'est un cadeau de Chouchou.

vendredi 14 janvier 2011

To faire de l'humour douteux, or not to faire de l'humour douteux?

Une des difficultés du métier de traducteur, c'est la tentation de remanier le style d'un auteur en fonction de sa propre façon d'écrire. Parfois, j'ai très envie de changer un peu le texte originel parce que je trouve que ma formulation serait plus percutante, plus logique, plus explicite, ou parce qu'il y a un chouette trait d'humour à placer en français. Comme la traduction n'est pas une science exacte et qu'il n'existe pas de règle précise en la matière, je dois trancher au cas par cas.

Ainsi ce matin, je tombe sur ce bout de dialogue:
- You are a high-maintenance item, as they say. But I knew that before we became a couple.
- You're saying, you knew what you were getting into.

Que je suis très tentée de traduire par:
- Tu as un caractère difficile. Mais ça, je le savais avant de devenir ton amant.
- Vous voulez dire que vous saviez où vous mettiez les pieds? Enfin, quand je dis les pieds...

Comme je ne veux pas rajouter mon humour douteux à un bouquin qui ne m'a rien demandé, j'opte finalement pour un simple:
- Vous voulez dire que vous saviez à quoi vous attendre?

Mais c'est à regret, hein.

Friday morning

10h approchent doucement, je devrais peut-être me lever. D'autant qu'il me semble avoir entendu des coups frappés à la porte de l'appartement. Mais je dois me tromper. La seule personne qui passe parfois ici en journée, c'est le monsieur polonais qui fait le ménage, et il vient toujours l'après-midi. Profitons donc plutôt de quelques minutes de rabe sous la couette...

Bruit de clés qui tournent dans la serrure. Euh... C'est pas Chouchou qui rentre déjà, quand même? Ou alors, j'ai dormi beaucoup plus tard que ce que je croyais...

Ah non, c'est la proprio accompagné d'un ouvrier qui vient refaire les joints des fenêtres. Devant ma tête hirsute et mal réveillée, elle balbutie qu'elle avait mis un mot dans la boîte pour prévenir de son passage et demander qu'on fixe un autre rendez-vous si ça dérangeait à cette date-là. Je n'ai rien vu. Peut-être son message a-t-il été jeté en même temps que les habituelles publicités pour marabouts. Bref. Puisqu'elle est là, je la fais entrer. Autant expédier ça tout de suite.

Honteuzéconfuse, la proprio s'éclipse quelques minutes pendant que l'ouvrier attaque son travail. Elle revient avec une carte de voeux de sa société immobilière et... une bouteille de champagne. "Je sais que c'est un peu tard", s'excuse-t-elle. Je lui assure qu'il n'y a pas de date pour boire du champagne et que celui-ci ne se gaspillera pas.

Restée seule avec l'ouvrier, je me prépare une tasse de thé, allume mon portable et commence mon surf habituel. En s'approchant de la fenêtre de la cuisine, l'ouvrier avise la planche en cours de réalisation que Chouchou a abandonnée devant son ordinateur. "Vous dessinez?" me demande-t-il. "Pas moi, mon compagnon". Il me raconte alors comment, à l'âge de seize ans, son meilleur ami et lui avaient réalisé une bédé sur des feuilles de papier à petits carreaux et avaient été la montrer chez Dupuis. La personne qui les avait reçus était intéressée mais leur avait demandé de recommencer sur de grandes feuilles blanches à dessin. Hélas, un an plus tard, son ami avait "perdu la vie", et le projet n'avait jamais vu le jour. L'ouvrier avait dû se mettre à travailler peu de temps après et avait cessé de dessiner faute de temps et d'énergie. Aujourd'hui, sa fille de quinze ans a repris le flambeau, et il lui donne des conseils pour s'améliorer.

C'était une façon inattendue mais pas désagréable de commencer ce vendredi. J'ai aimé la douceur résignée de ce monsieur, et je suis sûre que j'aimerais tout autant boire le champagne offert par la propriétaire à la première occasion!

jeudi 13 janvier 2011

Après-midi troc: date fixée!

Ce sera donc le dimanche 20 février.
Pour l'instant, les participantes seront:
- Sara
- Nelly
- Ness
- Mmarie
- Céline
- Armalite
Ce qui signifie que si d'autres filles sont intéressées, nous pouvons encore accueillir deux d'entre elles.
Ness et Nelly: je n'ai pas d'adresse mail où vous joindre; merci de m'en indiquer une dans un commentaire que je ne publierai pas afin que nous puissions régler les détails logistiques sans passer par ce blog.
Tout le monde: à vos placards, prêtes? Triez!

mercredi 12 janvier 2011

"Quatre soeurs, T1: Enid"


"Tout comme les Trois Mouquetaires étaient quatre, les Quatre Soeurs Verdelaine sont cinq." Il y a Charlotte dite Charlie, 23 ans, qui joue courageusement les chefs de famille depuis la mort de leurs parents dans un accident de voiture. Il y a la blonde Geneviève, 16 ans, qui dort dans un lit clos dont les autres se moquent, repasse les draps, prépare des confitures et prend des cours de boxe thaï en secret. Il y a la rouquine Bettina, 14 ans, qui s'épile les jambes au caramel pour draguer Juan le fils du boulanger et papote avec ses copines sur Facebook à grands renforts de "lol". Il y a Hortense, 11 ans, une solitaire toujours le nez plongé dans un livre ou dans son journal intime. Il y a enfin la petite dernière, Enid, 9 ans 1/2, l'amie des animaux qui veille farouchement sur ses deux familiers: Blitz l'écureuil et Swift la chauve-souris.

Tout ce petit monde habite une vieille maison en ruines où règne constamment une joyeuse pagaille. De temps en temps, les fantômes de Fred et Lucie Verdelaine se manifestent pour conseiller à leurs filles de ne pas se goinfrer de cake aux noix ou leur rappeler le mode d'emploi du monstre en fonte capricieux qui leur tient lieu de chaudière. Basile, le médecin transi d'amour pour Charlie, vient goûter tous les dimanches; et parfois, l'insupportable tante Hortense débarque sans prévenir...

"Quatre soeurs" s'inspire d'une tétralogie de romans de Malika Ferdjoukh dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici, mais que je dois maintenant me retenir de commander sur Amazon car elle présente l'avantage indéniable d'être déjà terminée (et même regroupée en intégrale) - alors que les éditions Delcourt n'annoncent pas encore de date de sortie pour le tome 2 de la bédé. Or, j'ai eu un ENORME coup de coeur pour cette série, et même si les dessins de Cati Baur y sont certainement pour beaucoup, j'ai très envie de découvrir sans attendre la suite de cette histoire pleine de fantaisie, d'humour, de tendresse et d'espièglerie. Un plaisir à consommer sans modération.

mardi 11 janvier 2011

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt

Ce matin durant notre coup de fil quotidien, mon père m'a raconté cette anecdote survenue récemment.

Un soir, Cahouète (4 ans) voulait monter un tracteur en kit qu'il venait de recevoir en cadeau. "Pas maintenant, a dit Soeur Cadette. C'est l'heure de faire dodo. On verra ça demain."

Le lendemain à 5h du matin, Cahouète a débarqué dans la chambre parentale en brandissant le tracteur qu'il avait impeccablement - et silencieusement - assemblé pendant la nuit.

Je ne suis pas 100% certaine que cet enfant et moi ayons des gènes en commun.