dimanche 9 janvier 2011

L'Ouzerie

Ca faisait déjà un moment que Chouchou et moi voulions tester ce resto grec recommandé par des amies et situé juste au bout de notre ancienne rue. Vendredi soir après notre séance de cinéma, nous avons donc profité de la température clémente pour remonter la Chaussée d'Ixelles à pied jusqu'à l'Ouzerie.

Comment ne pas trouver d'emblée sympathique un établissement dont le logo est un poulpe? Un serveur souriant nous a trouvé une table pour deux au milieu de la salle, et nous nous sommes attelés à la dure tâche consistant à sélectionner une demi-douzaine de mezze chauds ou froids parmi une liste qui ne contenait que des choses appétissantes. Nous avons finalement arrêté notre choix sur une purée à l'ail, des aubergines frites, un dakos crétois (salade à base de fromage de chèvre et de tomates recouvrant du pain grillé mariné au vinaigre), des triangles de pâte feuilletée à la fêta et d'autres aux épinards, et des saucisses grillées. Pas d'alcool, car je n'aime ni la retsina ni l'ouzo.

Nos plats sont arrivés en deux fois, ce qui a évité de trop encombrer notre petite table. A part la purée à l'ail, toutes les portions étaient copieuses, largement de quoi permettre à deux personnes de piocher dedans. D'ailleurs nous avons peiné à tout finir. Oh, et le plus important: tout était délicieux. J'ai bien aimé l'ambiance sans chichis, style cantine améliorée mais pas bruyante du tout même si la salle était encore quasiment pleine à 22h. Nous reviendrons sûrement.

L'Ouzerie
235, chaussée d'Ixelles
1050 BRUXELLES
Ouvert de 19h à 24h, tlj sauf dimanche

samedi 8 janvier 2011

Où je réfléchis en marchant

Hier soir, alors qu'on rentrait à pied de l'Ouzerie avec Chouchou, le ventre trop plein de purée à l'ail, de fêta et de saucisses grillées et les chaussures éclaboussées par la pluie, mon esprit vagabond s'est mis à dresser l'inventaire de mes domaines de compétence.

Je suis calée en:
- Mode de vie moyennâgeux. Les armes, les armures et l'architecture des châteaux-forts n'ont pas de secret pour moi.
- Univers science-fictionnesques type Star Wars et Star Trek.
- Créatures fantastiques, avec un doctorat en vampires (les vrais, pas les végétariens qui brillent au soleil façon boule disco) et des mentions honorables dans les catégories "lycanthropes" et "faeries".

En gros, je suis spécialiste des choses qui ont existé autrefois, qui existeront peut-être dans le futur ou qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais.

Si demain y'a une apocalypse et qu'il faut rebâtir la civilisation après coup, ne comptez pas sur moi.

"Les émotifs anonymes"

Ce qu'on aurait vraiment voulu, Chouchou et moi, c'est voir "Raiponce" en VO. Mais y'avait pas (ou plus).
Ce que j'aurais vraiment voulu à la place, c'est voir "Les petits mouchoirs", mais ça ne disait pas trop à Chouchou.
Ce que Chouchou aurait vraiment voulu à la place, c'est voir "Somewhere", mais ça ne me disait pas trop.
Alors, on s'est rabattus sur "Les émotifs anonymes" à cause de Benoït Poolvoerde Poelvoorde et parce que la bande annonce nous avait fait rire.

"Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Leur timidité maladive tend à les éloigner et génère quiproquos, malentendus et situations improbables."

La trame est mince, très mince, et le dénouement plus que prévisible, mais les décors et les costumes composent une atmosphère au charme désuet fort sympathique. Et surtout, Benoît Poolvoerde Poelvoorde et Isabelle Carré, à mille lieues de l'atmosphère de "Entre ses mains" qui les avait réunis pour la première fois à l'écran il y a quelques années, campent deux personnages touchants dans leur maladresse. On rit d'eux tout au long du film, mais avec infiniment de tendresse.

Edit du 20/01/2011: Je viens par hasard de revoir "Entre ses mains" à la télé, et curieusement, je l'ai bien plus apprécié la deuxième fois. Au lieu de trouver le personnage d'Isabelle Carré trop fade, j'ai parfaitement ressenti son trouble et compris pourquoi elle se laissait entraîner dans cette relation avec quelqu'un qu'elle sait dangereux. Et en relisant mes impressions, qui datent de l'époque où j'étais encore en couple avec mon ex, je suis amusée de lire la réponse que Chouchou m'avait faite à l'époque :-)

vendredi 7 janvier 2011

Où je fais de la résistance

Dans mes résolutions de bonne année figure, en filigranes, un sérieux resserrage de boulons budgétaires. Plus envie d'entasser des tonnes de trucs qui bouffent mon espace vital et ne me rendent pas plus heureuse; très envie, par contre, de financer des voyages et de mettre des sous de côté pour moins flipper à la perspective d'un coup dur tel que chômage technique ou maladie de longue durée.

Concrètement, ça se traduit par une suppression quasi-complète du shopping fringues, chaussures, maquillage et autres futilités que je possède déjà en quantité suffisante pour équiper 10 filles faisant les mêmes mensurations et ayant les mêmes goûts que moi. Je n'exclus pas de m'offrir encore une bricole par-ci par-là, mais il faudra qu'elle réponde à tout un tas de critères: entre autres, qu'elle m'aille parfaitement, qu'elle remplisse un besoin précis et que je n'aie pas déjà sa jumelle ou sa petite cousine planquée dans un placard.

Je sais, ça semble un sevrage un peu radical pour une fille qui s'est acheté pas moins de 18 paires de chaussures l'an dernier (et peut-être plus, si j'ai oublié d'en noter dans mon Quicken). Mais c'est un peu comme arrêter la clope: se dire "Je vais diminuer progressivement", ça ne marche jamais. En tout cas, pour ma part, j'ai arrêté du jour au lendemain, et je pense que c'est la seule méthode valable pour moi - une cassure franche.

Pour me mettre à l'épreuve d'entrée de jeu, les soldes ont commencé lundi en Belgique. Mercredi, il a fait grand soleil et dans les 12°; j'ai dû déployer un effort de volonté surhumain pour bosser au lieu d'aller dépenser mes sous en ville. Jeudi, Sarenza m'a envoyé un code -30% valable sur tout le site. Je suis allée voir: les Guronzan d'Annabel Winship étaient toujours disponibles en 35. J'ai poussé un grand cri de désespoir qui a dû s'entendre jusqu'à la frontière française, mais je n'ai pas cliqué. Aujourd'hui, j'avais décidé de prendre mon après-midi, et j'étais en train de me demander si Kusje n'aurait pas les Sloane de Miz Mooz en rouge dans ma pointure quand Miss Sunalee s'est mise à écrire sur Facebook qu'elle s'ennuyait et qu'elle irait bien faire un tour chez Kusje... Au lieu de proposer: "On se retrouve là-bas dans une heure?", je suis partie commencer le tri de ma penderie en vue du prochain après-midi troc.

L'ennui avec tout ça, c'est que j'ai peur d'épuiser trop vite mon capital héroïsme.

mercredi 5 janvier 2011

L'essentiel selon ma mère

Je viens juste d'avoir ma mère au téléphone. L'opération a été plus longue que prévu; le chirurgien, qui comptait passer par le nombril de mon père, a finalement dû procéder à une incision car la tumeur entourait une veine. Et comme nous nous en doutions un peu, il n'a pas eu d'autre choix que de lui poser un anus artificiel.

MOI: Bah honnêtement, je m'en fiche que Papa doive faire caca dans une poche du moment qu'il est guéri et qu'il n'a plus mal.
MA MERE: Oui, et puis ça ne nous empêchera pas de continuer à faire tagada!
MOI: ...

Il est bon que quelqu'un dans cette famille ait le sens des priorités.

mardi 4 janvier 2011

On se refait un après-midi troc?

Dimanche après-midi avec Gridou chez Filigranes, on se disait que ça fait chier ces trois mois d'hiver qui s'étendent devant nous avec des journées courtes et froides qui ne donneront pas envie de sortir. Et que du coup, est-ce que ça ne serait pas une excellente opportunité de vider nos placards et d'organiser une deuxième après-midi troc, vu comment on s'était bien marrées à la première?

Donc voilà. S'il y a parmi vous des lectrices habitant Bruxelles ou les environs qui souhaitent se débarrasser de vêtements, de chaussures, mais aussi de bijoux, d'accessoires et pourquoi pas de petits brols de décoration (le tout neuf ou en très bon état), et en profiter pour passer quelques heures à boire, manger et papoter entre filles, qu'elles se manifestent dans les commentaires en précisant pour quelle date elles seraient disponibles. A priori, nous visons un dimanche de février. Comme la dernière fois, Gridou aura la gentillesse de nous accueillir dans son graaaaand appartement situé à proximité des transports en commun. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas!

Edit: Jusqu'ici, pour le 2ème ou le 3ème dimanche de février, les participantes seraient, en plus de Gridou et moi-même: Miss Sunalee, Sara, La Princesse, Nelly, Ness, Sophie et Mmarie (uniquement pour le 20). D'autres filles intéressées? On doit pouvoir aller jusqu'à 12 en tout.

Le coeur en miettes

J'appelle mon père pour lui parler une dernière fois avant son entrée à la clinique, lui souhaiter bon courage et autres formules vides de sens.

Quand ma mère me le passe, il est en train sangloter si fort que je peine à comprendre ce qu'il me dit. Il a encore mal à sa tumeur et il ne comprend pas pourquoi, après le traitement affreusement douloureux qu'il a subi. Je tente de le raisonner: "Mais ta tumeur, demain on te l'enlève, et après tu n'auras plus mal". Il souffre depuis si longtemps qu'il ne parvient même plus à imaginer que ça puisse s'arrêter. Il n'y croit pas, et il a perdu toute confiance en les médecins qui ne savent rien ou refusent de lui expliquer. Il est au bout du rouleau.

Je ne sais pas quoi dire. Je ne peux pas lui promettre qu'il va guérir, ni même qu'il ira mieux après son opération puisque la question de sa métastase au poumon reste encore en suspens et qu'il devra peut-être endurer une chimiothérapie plus forte que la première. Je suis à 1500 kilomètres de lui, impuissante, à court de paroles réconfortantes et incapable de le prendre dans mes bras.

Mon père pleure au téléphone et j'ai le coeur en miettes.

lundi 3 janvier 2011

Apprendre la reliure

J'ai l'intention de faire un stage de reliure avec Corinne de Broleskine, disons, avant la mi-mars. L'atelier pouvant accueillir jusqu'à 5 personnes, je cherche 1 à 4 autres filles pour en partager le coût. Vous trouverez tous les renseignements ici. Si vous êtes intéressée, laissez-moi votre adresse mail dans un commentaire que je ne publierai pas, et je vous contacterai directement.

dimanche 2 janvier 2011

True story

Chouchou a tout un tas de qualités et deux gros défauts. Celui qui se manifeste le plus souvent dans notre vie de tous les jours, c'est son immense distraction.

Ainsi, hier après-midi, nous sommes allés chez Filigranes. Nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette idée. Comme il ne restait pas de table libre au café, nous avons réquisitionné deux tabourets en bout de comptoir, et nous nous sommes installés là avec nos magazines.

Cinq minutes plus tard, Chouchou s'est levé en me disant qu'il allait se chercher un truc à grignoter. "Tu veux quelque chose?" m'a-t-il demandé. "Un jus d'orange pressé", s'il te plaît". Il a fait deux pas vers la caisse puis s'est figé et tourné vers moi, l'air penaud. "Euh... j'ai oublié mon portefeuille à la maison." Qu'à cela ne tienne: je lui ai prêté ma carte Bancontact, et je me suis absorbée dans la lecture du numéro de janvier de Red.

Au bout d'un moment, j'ai entendu qu'on m'appelait sur ce ton gêné des gens qui tentent à la fois de hausser la voix pour se faire entendre et de chuchoter pour ne pas se faire remarquer. J'ai levé la tête. Debout à la caisse, Chouchou m'a lancé devant les dizaines de personnes attablées à portée d'ouïe: "C'est quoi ton code?"

Quand il est revenu là où je l'attendais, je lui en ai fait le reproche. "Enfin, tu aurais pu te déplacer jusqu'à moi pour me poser la question! On ne demande pas à quelqu'un de crier son code secret en public!" Penaud, Chouchou a baissé le nez et, cherchant un moyen de se donner une contenance, il a pris le jus d'orange qu'il venait de m'offrir avec mes sous... et il l'a bu.

Chouchou a tout un tas de qualités et deux gros défauts. Celui qui se manifeste le plus souvent dans notre vie de tous les jours, c'est son immense distraction. Heureusement, c'est la source de nombreux fou-rires - et parfois, la matière d'un post pour ce blog.

samedi 1 janvier 2011

Le non-réveillon

Ca fait des années que je ne fête plus le réveillon du 31 décembre. Après avoir passé Noël en famille, je suis rassasiée de bouffe et d'alcool pour un long moment; et comme je n'aime ni les grands rassemblement ni les endroits bruyants... Je passe généralement cette soirée-là en tête-à-tête avec mon amoureux. Comme ça, on ne se couche pas trop tard et on attaque la nouvelle année frais et dispos plutôt qu'avec mal aux cheveux et l'estomac ballonné.

Hier n'a pas fait exception à la règle. Chouchou et moi avons discuté de nos projets - je tiens mon idée de boulot secondaire à développer en 2011, et côté voyages ce sera Istanbul en mars pour mes 40 ans puis Stockholm en septembre pour le fun. Après le dernier câlin de l'année, nous nous sommes préparé deux pavés de boeuf à l'échalotte, un risotto aux asperges et deux fondants au chocolat que nous avons mangés en regardant un épisode de Big Bang Theory, deux de Desperate Housewives et un de How I Met Your Mother. Puis nous avons testé le Just Dance 2 offert par Soeur Cadette pour Noël avec un résultat pour le moins surprenant et fini la soirée en glandant sur internet pour changer un peu.

Là, nous cherchons une idée de petite sortie pour cet après-midi vu que je n'ai pas mis le nez dehors depuis notre retour de Toulouse dimanche dernier. Virée chez Filigranes? Goûter dans un salon de thé, si nous en trouvons un ouvert aujourd'hui? Geocaching dans un lieu habituellement grouillant de Muggles? Nous sommes ouverts à toutes les suggestions. En attendant, je vous souhaite une très bonne année.

vendredi 31 décembre 2010

Pour finir l'année sur une bonne note

Vingt ans de cours de danse classique,
de jazz, de rock et de salsa,
et Chouchou qui remue
avec toute la grâce et la coordination
d'une passoire unijambiste
me bat à plates coutures à Just Dance 2.

Où est le service après-vente,
que je me fasse rembourser l'année 2010
jusqu'à la dernière minute?

Problem solved

MOI (très excitée): Chouchou, regarde le résumé de l'histoire de zombies que je vais traduire bientôt! Ca a l'air marrant, non?
CHOUCHOU (parcourant le texte par-dessus mon épaule): Ah, mais ça parle d'une épidémie de zombies. Jusqu'ici, tu avais l'habitude du zombie 1930; là, tu auras affaire au zombie 2010, qui est en fait le zombie post-1968.
MOI: Gni?
CHOUCHOU: Le zombie 1930 est un produit du vaudou, généralement solitaire, et tragique parce qu'il peut être quelqu'un que le héros a connu de son vivant. Le zombie post-1968 est un phénomène de masse, issu d'un virus extraterrestre ou d'une expérience qui a mal tourné. Il pose une problématique tout à fait différente. Tu ne vas pas pouvoir gérer une foule de zombies anonymes comme un zombie individuel.
MOI: Euh... Il suffit de rajouter des "s" à la fin de tous les mots, non?

mercredi 29 décembre 2010

Ah oué, quand même

Voici le dernier paragraphe que j'ai traduit aujourd'hui:

"Au début, quand j'essayais de les branler en même temps, je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à partager mon attention entre eux de manière égale; or, mieux vaut être concentrée quand on manipule ce qu'un homme a de plus fragile. Mais l'entraînement a fini par payer, et maintenant, ma technique est au point. J'ai enfin trouvé un domaine dans lequel je suis ambidextre."

C'est vraiment une bonne chose que je n'aie pas d'enfants. J'aurais beaucoup de mal à leur expliquer comment Maman gagne sa vie.

Next!

En principe, j'aime bien faire un bilan de l'année écoulée, mais... le deuxième semestre 2010 a été assez calamiteux, et je trouve que je me suis déjà beaucoup épanchée ici. Il ne me paraît pas utile d'en rajouter. Je préfère tourner rapidement la page et me concentrer sur les 5 buts que je me suis fixés pour 2011. Par ordre d'importance:

Poursuivre ma quête d'équilibre intérieur
- Continuer le yoga et la méditation avec Claudia, une fois par semaine quand je suis à Bruxelles
- Assister au(x) prochain(s) atelier(s) de visualisation donnés par Catherine au Serendip Spa
- Lire un maximum d'ouvrages sur des sujets pertinents (dans ma PAL pour l'instant: "Guérir" de David Servan-Shreiber, prêté par Chouchou qui m'en a dit beaucoup de bien, et le bouquin de Catherine)
- M'intéresser aux médecines alternatives telles qu'herboristerie, reiki, shiatsu ou acupuncture pour venir à bout de mes problèmes de santé

Profiter des gens que j'aime
- Descendre à Toulouse au moins quatre fois dans l'année (mars, juillet, octobre, décembre)
- Voir au moins un ami par semaine

Voyager
- Puisque je n'ose pas prévoir de déplacement long et lointain tant que mon père ne sera pas guéri: faire un city trip dans le nord de l'Europe (Stockholm? Edimbourg? Talinn?) et un autre dans le sud (Istanbul? Barcelone? Rome?)
- Assister au Salon du Livre de Paris en mars, aux Imaginales d'Epinal en mai et aux Utopiales de Nantes en octobre/novembre, un peu pour le boulot et beaucoup pour les rencontres

Augmenter ma sécurité financière
- Porter mon fonds de roulement à quatre mois de frais fixes au lieu de trois
- Diversifier mon activité professionnelle (objectif encore un peu flou auquel je vais réfléchir dans les semaines à venir)
- Voir si je ne pourrais pas faire racheter mon crédit immobilier par une autre banque (les taux d'intérêt étant bas en ce moment)

Continuer à désencombrer ma vie
- Maintenir ma PAL à 30 livres maximum
- Virer toutes les affaires de scrapbook que je n'utilise plus (passer une annonce sur un site quelconque pour les donner à une association ou un particulier)
- Ramener le nombre de mes chaussures à 50 paires maximum, Bruxelles et Monpatelin confondus
- Faire un grand tri dans ma penderie (puis organiser un vide-dressing sur ce blog si ça intéresse quelqu'un, ou un nouvel après-midi troc)
- Envisager l'achat d'une liseuse pour les livres "consommables"
- Virtualiser le plus possible mes achats culturels (musique, séries télé...)

Et juste pour le fun:
- Teindre la pointe de mes cheveux en bleu électrique ou rose vif
- M'offrir un soin Mayako à l'institut Menard

Et vous, des envies particulières, des objectifs avoués pour cette nouvelle année qui se profile à l'horizon?

mardi 28 décembre 2010

Nouvelles paternelles

Mon père a vu son chirurgien aujourd'hui.

Le chirurgien n'a pas pu lui dire si la tumeur était morte ou toujours vivante. Il a juste trouvé qu'elle n'avait pas été beaucoup rétrécie par la radiothérapie. Mais il sait que mon père a très mal supporté les rayons, et donc il va l'opérer quand même en l'état, le 5 janvier comme prévu. A priori, ce sera une hospitalisation d'une dizaine de jours et la pose d'un anus artificiel qui pourra éventuellement être retiré par la suite.

Par ailleurs, le chirurgien n'était même pas au courant que mon père avait une métastase sur un poumon. Depuis le début, la coordination entre les différentes intervenants est juste lamentable. J'ignore à qui la faute, mais je trouve ça franchement hallucinant. La question de la métastase reste donc en suspens. Une fois mon père remis de son opération, il faudra faire un scanner et envisager une chimiothérapie.

Mais ce n'est pas tout. Comme mon père a, paraît-il, un rétrécissement de la carotide que deux médecins successifs ont estimé à 30, puis à 10%, l'anesthésiste ne veut pas le toucher avant qu'il ait passé une échographie de contrôle. Je conçois qu'il veuille se couvrir contre le décès éventuel de ses patients, mais s'il refuse d'intervenir, l'opération ne pourra pas avoir lieu, et là c'est certain que l'issue sera fatale à plus ou moins brève échéance.

J'ai eu mon père au téléphone tout à l'heure. Il n'était pas content mais ne semblait pas non plus abattu comme quand on lui a annoncé sa maladie. Peut-être est-il juste soulagé de ne pas devoir endurer un second round de radiothérapie. J'aimerais pouvoir être là pendant son séjour à l'hôpital, mais j'ai déjà pris beaucoup de retard dans mon boulot ces derniers mois et mes finances sont en assez piteux état. A moins que ma présence à Toulouse devienne nécessaire, je suivrai donc son rétablissement à distance.

J'aurais aimé commencer la nouvelle année sur une note un peu plus encourageante, mais je ne perds pas espoir pour autant. Je veux croire que même si mon père a encore quelques mois difficiles devant lui, il finira par guérir. Nous avons besoin de lui.

"A game of thrones"

Des mois et des mois que j'hésitais à me lancer dans la fameuse saga du Trône de Fer, réputée excellente mais longue et surtout inachevée à ce jour. J'ai fini par craquer pendant les vacances de Noël, alors que je séjournais chez mes parents où il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire que bouquiner. Le premier tome m'a, entre autres choses, tenu compagnie pendant que mon père passait une IRM à la clinique où je l'avais accompagné, et occupée pendant un très long trajet Toulouse-Paris en Corail à compartiment couchettes. Il m'a également fait veiller beaucoup trop tard certains jours où j'aurais dû me coucher de bonne heure pour être en forme le lendemain, mais passons.

"A song of fire and ice" (titre originel de la saga de George R. R. Martin) raconte la rivalité de deux familles nobles, les Stark et les Lannister, durant un conflit visiblement inspiré de la Guerre des Roses. Bien que résolument médiéval-fantastique, l'univers est assez pauvre en magie et en créatures imaginaires: pas l'ombre d'un elfe, d'un orc ou d'un troll à l'horizon, et le seul nain de l'histoire est juste un humain infirme. Malgré cela, on ne s'ennuie pas une seule seconde tant l'intrigue regorge de manigances retorses et de rebondissements inattendus. L'auteur n'hésite pas à tuer ses héros dans des circonstances tragiques et sans espoir de retour, de sorte qu'il est difficile de prévoir la suite des événements. Et ça, j'adore.

Chaque chapitre présente le point de vue d'un personnage différent. J'imagine que cet éclatement pourrait rebuter certains lecteurs; pour ma part, j'ai juste trouvé qu'il ajoutait à la richesse de la narration. Les destins s'entremêlent sans forcément se croiser, ce qui permet d'avoir un point de vue d'ensemble de la situation. Une petite critique tout de même: les personnages m'ont paru un peu manichéens, presque archétypaux pour certains - Eddard Stark le seigneur noble de coeur autant que de titre; Arya le garçon manqué; Cersei la reine décadente et cruelle... D'autres sont plus nuancés, comme Tyrion Lannister ou Daenerys la descendante des dragons. Mais au crédit de l'auteur, tous évoluent de façon crédible au fil des pages, et quand on les quitte à la fin d'un chapitre, on a hâte de les retrouver pour voir vers où les conduiront leurs choix.

Un autre point fort de cette saga, c'est le style de son auteur. George R. R. Martin écrit superbement bien. J'ai relu plusieurs fois à voix haute la phrase suivante, sur un ton émerveillé, à Chouchou qui ne semblait guère touché par sa beauté: "Daenerys Targaryen wed Khal Drogo with fear and barbaric splendor in a field beyond the walls of Pentos, for the Dothraki believed that all things of importance in a man's life must be done beneath an open sky". Je ne sais pas si le traducteur français de la saga a fait du bon boulot, mais je l'envie d'avoir travaillé sur un texte pareil. En conclusion, si vous êtes amateur d'heroic fantasy, vous ne devez pas passer à côté de cette saga qui se classe d'emblée parmi ce que j'ai lu de meilleur dans le genre.

"A song of fire and ice" book 1: "A Game of Thrones" (VF: "Le Trône de fer - Intégrale, Tome 1")

lundi 27 décembre 2010

2010 dans le rétro - culture

Bouquins: "Les années douces", "Les déferlantes", "L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet", "The book of unholy mischief", "The gargoyle", "Grandir" et "Rosa Candida" furent de belles découvertes et de beaux voyages intérieurs. Néanmoins, "Hokkaido Highway blues" les devance tous d'une bonne tête dans mon hit-parade personnel. Je n'ai jamais autant ri et appris à la fois. Et j'ai rarement été aussi triste de terminer un livre. Dans la sous-catégorie fantasy, je viens enfin d'attaquer la saga "A song of fire and ice" de Georges R. R. Martin. Mes potes avaient raison: ça poutre tout. Je vous en reparle très vite. En bédé, pas de découverte fracassante à moins de compter "Manabéshima" dans cette catégorie.

Cinéma: Dans les films sortis en salle cette année, j'ai aimé le pourtant très décrié "Alice in Wonderland" de Tim Burton, "L'Arnacoeur" parce que Vanessa Paradis, "Inception" parce que scénario de ouf, "The Runaways" parce que rock'n'roll, et "Eat Pray Love" à cause du bouquin. Mais mon préféré reste sans conteste "Kick Ass".

Séries télé:
Ze chouette découverte de l'année, c'est "The Big Bang Theory", la sitcom la plus hilarante depuis "Friends" avec en plus ce petit côté "réservé aux initiés" que je trouve assez jouissif. Malgré de très nombreux défauts, je suis également devenue accro à "True Blood". Par contre, je n'ai pas du tout accroché à "Mad Men" qui avait a priori tout pour me plaire, et j'ai arrêté la saison 6 de "Kaamelott" après 10 minutes du premier épisode. Je continue à suivre - même si avec un peu moins de plaisir qu'avant - "Gossip Girl" (pour Chuck Bass), "How I Met Your Mother" (pas spécialement pour Barney Stinson) et "Desperate Housewives" (pour Felicity Huffman qui, ouah).

Expos et spectacles: 2010 a été plutôt pauvre sur ce plan. Je n'ai vu aucun concert, ne suis allée ni au ballet ni au théâtre, et ma seule tentative pour assister à un spectacle de burlesque ne m'a pas convaincue. Je ne retiendrai que la très belle expo "Roppongi Crossing 2010: Can There Be Art" admirée à Tokyo en avril, et ma visite au sympathique Sherlock Holmes Museum de Londres en octobre.

Musique: je crois qu'en 2010, j'ai acheté ou découvert très exactement zéro CD. Ah si, pardon, Chouchou a téléchargé (légalement) "The Resistance", le dernier album de Muse que j'aime beaucoup. A part ça, le néant. Ca me rend triste que la musique qui tenait autrefois une si grande place dans ma vie en ait presque totalement disparu, mais je me sens à mille lieues de ce qui se fait en ce moment, et j'en ai marre de réécouter l'intégrale de Fields of the Nephilim pour la 17000ème fois.

dimanche 26 décembre 2010

La recette la plus simple du monde (ou pas)

Hier soir, devant la finale de Pékin Express. Les deux dernières équipes en lice doivent énumérer les ingrédients du quatre-quarts. "Farine, oeufs, sucre et, euh, levure", avance un candidat. Chouchou est mort de rire. "Un quart de levure, hou hou hou!". "Farine, sucre, beurre et.... vanille?" tente une autre candidate. Chouchou s'esclaffe derechef.
MOI (soupçonneuse): Tu les connais, au moins, les ingrédients du quatre-quarts?
CHOUCHOU: Evidemment! Farine, sucre, beurre et lait.
...Je crois que je vais continuer à me charger de la pâtisserie à la maison.

samedi 25 décembre 2010

"Megamind"

Après la sieste de Cahouète, il était trop tard pour la séance de 16h de "Raiponce". Attila aurait aimé voir le dernier Harry Potter, mais Chouchou et moi-même le jugions trop violent pour son petit frère. Quant au nouveau Narnia, il a récolté des critiques si pitoyables que personne ne l'a même envisagé comme une possibilité. C'est donc la salle 6 du Gaumont Labège et "Megamind" qui ont eu l'honneur de recevoir nos augustes postérieurs cet après-midi.

"Megamind est le superméchant le plus génial de toute l’histoire de l’humanité. Et le pire loser aussi... Depuis des années, il essaie par tous les moyens de conquérir Metro City. En vain : chacune de ses tentatives est mise en échec par l’invincible Metro Man, et tourne à la farce. Jusqu’au jour où Megamind tue Metro Man !
Mais un superméchant a besoin d’un superhéros pour se sentir exister et avoir un but dans la vie. Megamind a donc l’idée de se fabriquer un nouvel adversaire : Titan, encore plus grand, plus fort et plus héroïque que le précédent. Problème : Titan découvre vite que c’est bien plus drôle d’être un méchant que de protéger les hommes. Et encore plus amusant de détruire le monde que de le diriger…
Pris au piège, Megamind réussira-t-il à vaincre sa diabolique création ? À devenir le héros inattendu de sa propre histoire ?"

Malgré un scénario pas trop prévisible (en tout cas, pour qui n'avait pas lu au préalable le synopsis ci-dessus), quelques bons traits d'humour (la parodie de l'affiche "Yes we can" d'Obama, ornée de la tête sévère de Megamind et du slogan "No you can't") et une BO d'enfer (ACDC! Guns'n'Roses!), je crois que nous nous sommes tous un peu ennuyés devant ce film, et pas seulement à cause de la VF. "Megamind" n'est pas un mauvais film, mais j'ai trouvé qu'il manquait cruellement de rythme.