mercredi 30 juin 2010

Foiled again

Les soldes ne commencent que le 7 juillet à Monpatelin (alors que je rentre le 6 à Bruxelles où là, par contre, elles seront entamées depuis une semaine et où il ne restera plus ma taille nulle part).
Ma boîte à lettres était pleine de courrier alors que je paye 55€ par semestre pour le faire réexpédier à Bruxelles - et il me semblait bien qu'effectivement, je n'en avais pas reçu beaucoup ces dernières semaines...
Quant à mon syndic, contacté pour savoir si l'intervention anti-fourmis avait été effectuée, il est en vacances jusqu'au 22 juillet.
Zen, restons zen.

May the wax be with me

En ce moment, je stresse pour un rien, on l'aura remarqué. Alors quand mes parents m'ont annoncé qu'ils voulaient venir à Monpatelin pour rendre visite à la famille et aux amis qu'ils n'ont pas vus depuis leur déménagement dans la région toulousaine, il y a trois ans et demi, j'ai proposé de leur prêter les clés de l'appart' en mon absence. Ils m'ont répondu qu'ils préféraient venir quand j'étais là. J'ai eu beau arguer de l'inconfort de mon canapé-lit, ils n'en ont pas démordu.

Je n'ai pas osé leur faire remarquer que les ronflements de Père et l'absence de mur entre le salon et la chambre me condamneraient à l'insomnie pendant tout leur séjour, que je n'étais plus du tout équipée pour préparer des repas autrement qu'au micro-ondes et n'avais ni table ni chaises où les asseoir pour manger, et qu'en outre j'étais censée faire des travaux sur mon balcon pendant ces six petits jours, ce qui constituait déjà une source de distraction bien suffisante par rapport à mon boulot sans y ajouter des visiteurs à gérer.

Au lieu de ça, j'ai bataillé intérieurement avec mon propre négativisme pendant une bonne semaine avant de me dire que les boules Quiès, Picard et Allô Pizzas n'ont pas été inventés pour les chiens, et que je pouvais soit repousser (encore...) les travaux, soit me prendre une petite semaine de vacances pour être plus relax. Après une rapide révision de mon planning, j'ai opté pour la deuxième solution. Ainsi, depuis le début du mois, je me tape des journées marathonnesques à 50 000 signes français... mais je vais pouvoir me permettre de ne rien foutre pendant la semaine à venir, à part un peu de relecture.

Du coup, je compte en profiter pour faire toutes ces choses que je me plains de ne jamais avoir le temps de faire - ou en tout cas, pas lors d'un même séjour trop bref. Voir mes amis, bouquiner en terrasse, trier mes affaires, scanner mes albums de scrap, changer les photos de mes cadres, remplacer le détendeur de ma bonbonne de gaz... Et puis Père a proposé de m'emmener en voiture faire un gros plein d'épicerie au supermarché. Et puis les soldes viendront juste de débuter. Et puis il y aura peut-être moyen d'organiser un repas de famille avec mon oncle et ma tante si Tomm va mieux, ce que j'espère de tout coeur. Bref, cette semaine que je redoutais pourrait en réalité se révéler un très bon moment de détente.

Pourvu que les boules Quiès soient à la hauteur de leur réputation.

mardi 29 juin 2010

"Unseen academicals"

"Unseen Academicals" est le 37ème de la série des Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett. Non, je n'ai pas fait de faute de frappe. 37 romans de 500 pages environ situés dans le même univers, ça paraît incroyable, non? Presque autant qu'un auteur qui continue à écrire un à deux livres par an alors qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer...

Alors bien sûr, je trouve que la qualité de la série a quelque peu décliné au fil du temps. Le dernier tome qui a failli me faire mourir de rire était sans doute le 20ème, "Hogfather", dans lequel la Mort se voyait contrainte de jouer le rôle du Père Noël. Depuis, je n'ai pas toujours apprécié les sujets de satire choisis par Pratchett. "Going postal" ou "Money", par exemple, m'ont laissée assez froide. "Unseen Academicals", qui raconte comment les magiciens de l'Université Invisible montent une équipe de football pour disputer un championnat - un thème d'actualité, même en l'absence de vuvuzelas dans le livre - ne restera pas non plus parmi mes préférés.

N'empêche que le style très reconnaissable de l'auteur est toujours agréable à lire, et que même quand je ne me bidonne pas, je trouve toujours de nombreuses occasions de sourire ou de secouer la tête en me disant: "Bien vu". Pratchett est décidément le roi du jeu de mots; Patrick Couton, son traducteur français, n'a pas volé les nombreuses récompenses qu'il a raflées pour son travail. Et c'est un plaisir de retrouver d'une fois sur l'autre les personnages hauts en couleur auxquels je suis le plus attachée, y compris lorsqu'ils ne jouent qu'un rôle secondaire. Chaque apparition du seigneur Vetinari, de la Mort ou de Mémé Ciredutemps me remplit d'une intense jubilation. Pour le plaisir de me replonger chaque fois dans l'univers loufoque et étrangement cohérent du Disque-Monde, je continuerai à lire les Annales jusqu'au dernier tome.

lundi 28 juin 2010

Les brunchs du dimanche (5): Au Pays des Merveilles


En voilà un endroit qui porte bien son nom! Au Pays des Merveilles, c'est un restaurant disposé "à la Bruxelloise" (trois pièces en enfilade), avec une petite terrasse sur le devant et un ravissant jardin clos à l'arrière. On y déguste des bagels sucrés ou salés customisables avec différents pains et creamcheeses maison, mais aussi des petits déjeuners complets avec un grand choix de cafés et de chocolats chauds aromatisés, et tout un tas de tartes, de cupcakes ou de muffins. Tous les ingrédients, frais et de grande qualité, sont assemblés au comptoir par Alice Romaniuk, la maîtresse des lieux. Le service est rapide, aimable et ultra-souriant.

En outre, APDM expose de jeunes artistes - en ce moment, Jeanne B. qui réalise d'adorables dioramas en plasticine, et puis aussi deux peintres dont je n'ai pas retenu le nom. On peut également s'y adonner au bookcrossing, c'est-à-dire emporter un des livres rangés à l'emplacement d'une ancienne cheminée à condition de laisser en échange un de ses propres livres avec un petit mot à l'intérieur. Et puis, il y a le wifi. Et puis, tous les produits peuvent être achetés pour emporter (1,15€ le bagel). Et puis, APDM vend aussi des gourmandises américaines difficiles à trouver en Europe, comme les véritables marshmallows.

Le concept est sympathique, et la réalisation à la hauteur. Chouchou et moi avons poussé de petits cris de bonheur en dégustant notre brunch, et en partant j'ai acheté un bagel au sésame pour mon déjeuner d'aujourd'hui. Montant de l'addition? 26,55€ tout compris. Nous reviendrons dès que possible pour tester le reste de la carte, parmi laquelle le choix fut cornélien. Un vrai coup de coeur, et un endroit que je vous recommande chaudement.

Au Pays des Merveilles
42 avenue Jean Volders
1060 BRUXELLES
Tel: 0032-2539-0151

dimanche 27 juin 2010

"Mint Apple" de Sinful Colors

Samedi dernier, en passant chez Di pour acheter des produits de la marque Une que j'aime énormément, j'ai remarqué près des caisses un présentoir noir rempli de jolis flacons de vernis d'une marque inconnue jusque là: SinfulColors. Certaines couleurs me paraissaient fameusement intéressantes, et à 5,95€ pièce, je n'ai pas pu résister au plaisir de faire main basse sur quatre d'entre elles:
- Cloud 9, un orange pétant qui sera très joli sur mes orteils
- Vacation Time, un vieux rose qui fera chic et discret cet automne
- See You Soon, un bleu foncé à reflets turquoise
- et Mint Apple que je qualifierais de vert absinthe nacré.


Comme vous pouvez le constater, j'ai commencé par tester le Mint Apple.
L'application n'a pas été très plaisante. J'ai trouvé le vernis épais et difficile à étaler, le pinceau un peu trop mou et d'une forme pas tout à fait adéquate. Et puis je ne m'attendais pas à ces petites paillettes, certes discrètes. Du coup, j'ai utilisé un top coat mat pour les neutraliser. Côté tenue, en revanche, je suis plutôt satisfaite: la photo a été prise quatre jours après l'application, et le vernis était encore nickel, absolument pas écaillé. Il n'avait toujours pas bougé quand j'ai fini par l'enlever, le lendemain, pour tester le Over The Taupe de chez OPI.

VERDICT: ça ne vaut pas OPI niveau qualité, mais à ce prix-là, pour des couleurs aussi intéressantes et une tenue très correcte, vos 5,95€ ne seront pas gaspillés.
[Edit: Apparemment, les vernis Sinful Colors sont vendus en France aux Galeries Lafayette.]

"Sex And The City 2"

Si vous voulez contempler un étalage de luxe absolument obscène en cette période de crise économique,
Si vous voulez qu'on tente de vous faire passer Marrakech, son aéroport et ses souks si aisément reconnaissables pour Abu Dabhi,
Si vous voulez bien croire que Dior libèrera la femme musulmane de la dictature des intégristes religieux,
Allez voir "Sex And The City 2": vous ne serez pas déçus.

Si en revanche, vous voulez garder un bon souvenir des quatre héroïnes de cette série-culte du temps où elles n'étaient pas encore (que) des faire-valoir pour telle ou telle grande marque,
Dépensez donc vos 10€ pour aller voir un autre film. Ou mieux, restez à la maison et refaites-vous l'intégrale des six saisons en DVD.

samedi 26 juin 2010

Réduction pré-soldes chez Sarenza

Ce week-end seulement, - 30% sur tout le site Sarenza avec le code SRAD30 à entrer au moment de valider votre panier. Je ne sais pas si ça fonctionne pour les nouvelles clientes, mais si vous avez déjà un compte chez eux, pas de problème!

Je viens d'en profiter pour commander les Célia turquoise de Chie Mihara (après avoir disqualifié les boots Harvard de Mellow Yellow et les sandales Expistols d'Annabel Winship pour cause de talon trop haut).

Mais où est le Dr. House quand on a besoin de lui?

J'ai pas mal de cousin(e)s du côté de Mère, mais un seul du côté de Père. Tomm a 25 ans, il est passionné de moto, couvert de tatouages et de piercings, et depuis quelques mois papa d'un petit garçon auquel il a donné un prénom impossible très original.

En début de semaine, Tomm a été hospitalisé du côté de Monpatelin. Apparemment, il serait atteint d'un virus du sang, peut-être une maladie rare, qui bouffe ses plaquettes. Les analyses effectuées sur place n'ayant rien donné, des prélèvements ont été envoyés à Lyon.

Sa famille attend les résultats. Je suis inquiète pour lui.

vendredi 25 juin 2010

C'est l'intention qui compte


Cet, euh, objet a été apporté d'un récent voyage en Grèce par la mère de Chouchou.
Lequel m'a formellement interdit le moindre commentaire en ce lieu.
De toute façon, les mots m'auraient manqué.

La dispute



Quand j'étais ado, mes parents ont eu une période où ils se disputaient assez souvent. Enfin, disons que Père criait et que Mère faisait le dos rond. Rien d'agréable, mais rien d'apocalyptique non plus.
Je me suis beaucoup disputée avec mon premier petit ami "sérieux" et mon ex-mari. J'étais jeune, j'avais un caractère volcanique et je n'aimais pas me laisser marcher sur les pieds. Dans une discussion houleuse, il était important pour moi d'avoir le dernier mot, presque à n'importe quel prix.
Puis il y a eu Etre Exquis, si fondamentalement gentil et placide que je n'avais ni raison ni moyen de m'engueuler avec lui. Et l'Homme, qui fâché ou contrarié était plutôt du genre à se changer en iceberg d'indifférence. Je dois pouvoir compter sur les doigts d'une seule main les "vraies" disputes qu'on a eues en 7 ans. En général, il essayait de me faire passer pour une cinglée et je partais en claquant la porte.
Avec Chouchou, c'est un peu différent. Harmonie quasi-parfaite 99% du temps et, périodiquement, une explosion monstrueuse due au fait que j'ai sans le vouloir appuyé sur un de ses mauvais boutons. J'ai appris que le meilleur moyen de résoudre le problème, c'est de ne pas jouer au jeu pervers de l'escalade, mais plutôt de me taire et d'attendre que ça se tasse. Plusieurs fois, j'ai fait la démarche de conciliation après coup alors que j'estimais n'être pas en faute à la base. Je me disais que l'important n'était pas d'avoir raison, mais que les choses reviennent à la normale. Que mon couple était plus important que ma fierté, et qu'en amour il ne devrait pas y avoir de gagnant et de perdant. (Oui, je m'assagis en prenant de l'âge; c'est impressionnant, vous ne trouvez pas?)

Quand il s'agit de me disputer avec des gens que j'aime, j'ai deux règles:
- Pas de violence physique. Fille ou garçon, on ne tape pas l'autre. Non, même une gifle, ce n'est pas acceptable pour moi. Et on ne casse pas d'objets volontairement pour passer sa colère ou se faire entendre. Chouchou l'a fait une fois (casser un objet, en l'occurrence un verre; pas me taper, bien sûr, sinon j'aurais été dans un train en direction de Monpatelin avant que son bras soit retombé), et il n'a pas vraiment compris pourquoi j'étais à ce point choquée par son geste. Certes, ce n'était qu'un verre, et il n'avait pas été lancé dans ma direction. Mais contrairement à Chouchou, je n'ai pas grandi dans un foyer où ce genre d'incident était monnaie courante, et jamais été avec quelqu'un qui s'emportait de façon autre que verbale. Donc, je trouve ça inacceptable.
- Pas de paroles qui blessent exprès. Bien sûr, on peut avoir des mots durs pour l'autre pendant une dispute, se faire des reproches assez violents. Mais je prends toujours garde à ne pas ne pas taper là où ça fait vraiment mal, et à ne pas utiliser de propos injurieux. Parce que quand la poussière sera retombée, ces choses-là laisseront des traces indélébiles. Et aussi parce que même si je suis momentanément en colère contre lui, une partie de moi se rappelle que j'aime l'autre et que je ne lui veux pas de mal. Comment dire? J'essaie d'avoir la dispute respectueuse. Cela dit, je connais des couples qui se balancent régulièrement des noms d'oiseaux dans la figure et qui parviennent encore à roucouler ensemble une fois l'orage passé. Moi, je n'y arriverais pas.

Quand ils se sont disputés, les couples de mon entourage disent facilement pourquoi. Partage inégal des charges ménagères, caractère bordélique de Monsieur ou nature dépensière de Madame (ou l'inverse), trop grand investissement de l'un ou de l'autre dans son boulot... En revanche, je n'arrive jamais à savoir comment ils se disputent. Si ça se trouve, ce qui me choque est en réalité très courant, et il n'y a pas de quoi en faire un plat. Les limites que je me suis définies ("s'il fait ça, je le quitte") ne sont peut-être qu'un symptôme de mon incapacité à sustenter une relation à long terme, de me barrer au premier truc qui me contrarie au lieu d'avaler la couleuvre pour préserver mon couple sur la durée. Alors, j'aimerais bien avoir votre avis et vos témoignages sur la question. Comment vous disputez-vous avec votre moitié? Qu'est-ce qui vous paraît acceptable, et qu'est-ce qui vous pousserait à faire vos valises? De quelle manière vos disputes continuent-elles à influer sur votre relation par la suite? Tout ce que vous pouvez avoir à dire sur le sujet m'intéresse. D'avance, je vous remercie du temps que vous prendrez pour me laisser un commentaire.

mardi 22 juin 2010

"Finger lickin' fifteen"

Je me souviens très bien de l'époque où j'ai découvert la série des Stephanie Plum. J'ai dévoré les six qui étaient déjà sortis en poche et, n'y tenant plus, le septième qui n'était encore disponible qu'en grand format en l'espace de quinze jours (délais de livraison Amazon compris.) C'était l'été 2001 et tous les soirs, je me fourrais sous les draps du grand lit que je venais juste d'acheter et de monter moi-même après plus de trois ans passés à dormir dans un clic-clac. J'habitais dans un vieil immeuble aux murs assez épais pour maintenir la chaleur méridionale à distance, mais même à travers ma porte-fenêtre fermée, j'entendais les voitures qui passaient dans l'avenue deux étages plus bas. Je les entendais et je m'en fichais: j'étais trop occupée à me tordre de rire en lisant les invraisemblables (més)aventures de cette chasseuse de primes aussi peu douée que poissarde.

Après ça, j'ai dû attendre un an que paraisse chaque nouveau tome de la série. Et au fil du temps, la qualité de celle-ci n'a cessé de décliner. Les méchants barges et brillants du début sont devenus juste cons; les personnages secondaires excentriques et savoureux ont progressivement viré à la caricature; et les intrigues policières se sont réduites à une peau de chagrin tandis que l'héroïne continuait à hésiter entre les deux hommes de sa vie aux répliques et aux réactions archi-prévisibles. Mais je crois qu'avec le tome 15, on touche définitivement le fond.

C'est comme si Janet Evanovich générait désormais ses bouquins à partir d'une check-list établie par ordinateur. A priori, "Finger Lickin' Fifteen" comporte tous les éléments qui ont fait le succès de la série. Stephanie y détruit le nombre règlementaire de bagnoles et se retrouve successivement couverte de peinture rouge, de sauce barbecue et de farine. Mémé Mazur défouraille à la moindre occasion; Lula continue à s'empiffrer et à porter des fringues improbables; Maman Plum se signe en se demandant ce qu'elle a fait au ciel pour avoir une fille pareille et Papa Plum se réfugie dans la contemplation de son assiette en marmonnant des trucs incompréhensibles; Morelli ou Ranger sont toujours là pour sortir Stephanie du pétrin et lui promettre une nuit torride. Oui, il y a tout dans ce tome 15, sauf peut-être ce qui fait un bon bouquin: une âme. Je me suis ennuyée ferme pendant 370 pages. Une fois de plus, l'incapacité d'un auteur à s'arrêter à temps est en train de gâcher ce qui était à la base une excellente série.

(...dit-elle avant d'attaquer "Unseen academicals", le 37ème tome des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett.)

lundi 21 juin 2010

Franchement, cette année, je n'ai pas vu passer l'été

J'ai à peine eu le temps de manger quelques nectarines, de salir 2-3 T-shirts à manches courtes, de faire prendre un peu l'air à mes orteils vernis, d'entamer mon tube d'écran total et d'enlever la couette de mon lit, et pouf, c'est de nouveau l'hiver.
...Ah pardon, on me signale en régie que nous sommes fin juin plutôt que courant octobre et que l'été vient juste de commencer. Vu que le printemps a sérieusement ressemblé à un automne, je me demande si Dame Nature, fatiguée que nous lui trouions la couche d'ozone et lui déversions du pétrole dans les océans, n'aurait pas décidé de nous priver de soleil, genre, POUR TOUJOURS. "Ah ils s'attendent à un réchauffement climatique, les salopiots. Allez, tournée générale de pluies diluviennes et de grêlons!".
The end is nigh.

Fuck my ex

Samedi, en voyant la date s'afficher sur mon post du jour, j'ai eu la vague impression d'avoir oublié quelque chose. Mmmh, 19 juin, voyons... L'anniversaire de Philou est bien le 19, mais en octobre. En juin, il y a... euh, celui de David que j'ai totalement zappé le premier, et celui de Mère à qui j'ai eu l'idée originale de faire envoyer un bouquet par Aquarelle. Le 19 juin, le 19 juin, qu'est-ce que ça peut bien être?

Puis ça m'est revenu. Ce soir-là, il y a onze ans, l'Homme me raccompagnait chez moi après un pot bien arrosé au club d'aïkido, et ce qui n'aurait pas dû arriver vu qu'il se mariait sept semaines plus tard arriva quand même. Je ne vais pas passer de nouveau en revue l'histoire mouvementée qui s'en est suivie: je l'ai déjà racontée mille fois (les nouveaux arrivants curieux n'ont qu'à cliquer sur le tag "rupture" en fin de post).

Mais pour connaître le sentiment qui me reste vis-à-vis de l'Homme après toutes ces années, il aurait fallu voir ma jubilation lorsque, samedi après-midi même, j'ai découvert ce pendentif parmi les bijoux que La Princesse mettait en vente chez Mlle François:



Ouais, je me suis jetée dessus et c'est mon collier préféré jusqu'à nouvel ordre :-D

dimanche 20 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (3/3)




Le dessin de cette armure de samouraï du 16ème siècle, debout au milieu du flot des visiteurs du Tokyo National Museum, reste un exploit dont je ne suis pas peu fière même s'il m'a été impossible de le mettre en couleur sur place (et que j'ai eu la flemme de le faire plus tard, bien qu'ayant pris note des couleurs des différentes parties).




Toujours au Tokyo National Museum, quelques dessins plus rapides: un masque de Nô, une tsuba (garde de sabre) et une haniwa (figurine mortuaire en terre cuite; celle-ci date du 6ème siècle).



Le Tokyo National Museum mettait à disposition des visiteurs des tampons permettant de créer ses propres cartes postales illustrées, ainsi qu'un fascicule expliquant la signification de chacun de ces motifs (utilisés à la base pour décorer les kimono).




A la fin de mon Moleskine, j'ai réalisé ce collage avec les petits morceaux de scotch dont les vendeurs japonais se servent pour fermer les sacs de shopping et qui sont personnalisés en fonction de chaque magasin. La preuve qu'on peut faire un carnet de voyage même sans savoir dessiner: il suffit de récupérer de petites choses à droite et à gauche!

Après mon road trip de 2006 aux USA et la semaine au Maroc avec Antonia l'an dernier, c'est seulement la deuxième fois que je compose mon carnet de voyage en route. D'habitude, je me contente de prendre des notes et de collecter du matériau sur place, et je crée un album après mon retour. La méthode a ses avantages et ses inconvénients. Avantages: le résultat est plus spontané, plus "authentique" aussi, et il ne reste quasiment rien à faire une fois rentrée chez soi. Inconvénients: on est plus ou moins obligé de procéder par ordre chronologique, et si on veut inclure des photos, il est difficile de prévoir exactement la place nécessaire. Par ailleurs, je n'ai pas encore trouvé de moyen satisfaisant de mêler textes, dessins et collages. Ce qu'il me faudrait, c'est un nouveau voyage pour perfectionner tout ça... ;-)

samedi 19 juin 2010

Où je fais manger des carbonades à une écrivaine australienne

Le Drug Opera est l'un des premiers endroits que j'ai fait "miens" à Bruxelles. Durant les premiers temps de mon histoire avec Chouchou, j'aimais m'y réfugier par une fin d'après-midi hivernale pour boire un délicieux chocolat chaud et manger une gaufre à la chantilly dans un des box à l'anglaise du premier étage, en lorgnant sur la vitrine du Sacha d'en face observant les passants par une des pittoresques fenêtres à petits carreaux. Mais quand je suis venue vivre ici, j'ai pris mes habitudes dans d'autres établissements situés plus près de chez nous, comme le Comptoir Florian pour le thé et les gâteaux ou l'Ultime Atome pour l'apéro avec portion fromage - et j'ai cessé de fréquenter le Drug Opera.

Pourtant, quand Isa V. m'a envoyé un mail avant-hier après-midi pour m'informer que Fiona McIntosh, BBL et elle venaient passer le week-end en Belgique où Fiona avait plusieurs séances de dédicaces prévues à Bruxelles et à Charleroi, et quand nous avons convenu de manger ensemble dans un resto pas trop éloigné de leur hôtel situé en plein centre-ville, c'est au Drug Opera que j'ai pensé en premier. Décor sympa, bonne cuisine de brasserie belge, facilement accessible à pied, modérément bruyant, et ai-je mentionné qu'il y a un Sacha juste en face?: ça me paraissait idéal pour satisfaire tous les membres d'un groupe de huit personnes. Car en plus des sus-citées, se sont jointes à nous Isa P., la traductrice de Fiona, ainsi que Marie-Aude qui comme moi traduit de la bit-lit chez Editeur Préféré et sa compagne Mareike. Chouchou avait donc une tablée de sept filles pour lui tout seul, le veinard.

Si j'avais souvent goûté au Drug Opera, je n'y avais encore jamais dîné. J'ai opté pour un grand classique de la cuisine belge: le waterzooi, qui a dû affronter la rude comparaison avec celui de la maman de Chouchou - et qui s'en est ma foi plutôt bien tiré. Le Bordeaux rouge qu'on m'a servi au verre n'était pas mal non plus, même si le serveur peu souriant n'a pas daigné me le présenter par son petit nom. Quant à la gaufre aux fruits et à la chantilly avec laquelle j'ai achevé mon pauvre foie, ce n'était pas la meilleure que j'aie jamais mangé, mais elle se défendait très correctement contrairement à l'équipe de foot française en ce moment, sa race.

Mais plus que la cuisine ou le décor, c'est la compagnie qui a fait de ce dîner un moment délicieux. Je suis toujours agréablement surprise, quand je rencontre un auteur à la renommée internationale, de le trouver hyper-accessible et pas arrogant pour deux sous. C'est que les écrivains sont pour moi ce que les stars d'Hollywood sont pour beaucoup d'autres: des gens que j'admire, qui me font rêver et que j'imagine forcément un peu à part du commun des mortels. Je ne sais pas si j'ai eu de la chance jusqu'ici, ou si les auteurs de fantasy et de SF sont une sous-catégorie particulièrement aimable et chaleureuse, mais je suis sortie enchantée de chacune de mes rencontres avec eux. Fiona McIntosh n'a pas fait exception à la règle. Je l'ai trouvée simple, drôle et ouverte aux autres, participant volontiers à la conversation sans chercher à tirer la couverture à elle. Evidemment, ça m'a donné envie de lire ses bouquins, ce qui ne m'arrange pas du tout vu la taille actuelle de ma PAL.

Outre Fiona, j'ai été ravie de cette occasion de revoir Isa V. et BBL que je croise toujours trop brièvement, de faire plus ample connaissance avec Isa P. que je connaissais surtout par l'intermédiaire de Farmville Facebook jusqu'ici, et de rencontrer Marie-Aude et Mareike qui vivent à Bruxelles et qui sont des expats comme moi (française pour la première, allemande pour la seconde). La soirée m'a paru bien courte, même si nous l'avons prolongée un peu en faisant un crochet par la Grand-Place afin que BBL et Fiona, dont c'était la première visite à Bruxelles, puissent admirer ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Du coup, je passerai sûrement chez Filigranes demain après-midi pour revoir tout ce petit monde et prendre des photos décentes.

vendredi 18 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (2/3)




Deux guitares croquées vite fait au Hard Rock Café de Roppongi en attendant notre commande. Pas eu le temps de les mettre en couleur.




Le gardien chargé de vérifier que personne ne prenait de photos dans la salle de l'expo temporaire consacrée à "Ponyo sur la falaise", au musée Ghibli, est resté imperturbable en me voyant sortir mon carnet et mes crayons pour dessiner la statue qui trônait en plein milieu de la pièce. Mais j'avoue que je ne me sentais pas très à l'aise.




Dans les temples, au moins, on trouve toujours un endroit où s'asseoir... Comme je l'ai noté dans un coin de la page, cette statue avait l'air beaucoup plus diabolique en vrai; on aurait dit un méchant génie. Ce qui ne perturbait absolument pas le matou blanc et roux qui somnolait à ses pieds.




Quand on s'ennuie un peu pendant la soirée, pourquoi ne pas s'amuser à dresser le plan du lieu où l'on séjourne? Ici, la salle commune de notre ryokan et la chambre que nous y occupions.




Au Japon, on trouve dans de nombreux lieux publics des tampons commémoratifs que les visiteurs collectionnent dans un petit carnet ou sur des bouts de papier volants en guise de souvenir. Les encreurs sont parfois secs d'avoir trop servi, mais personne ne les vole jamais...




Les hallucinantes chaussures de scène de Geri Halliwell, en face desquelles nous avons déjeuné au Hard Rock Café de Ueno-Eki.

Suite et fin demain!

jeudi 17 juin 2010

L'impossible dilemme

Suite aux violents orages d'avant-hier dans la région de Monpatelin, Titou s'est rendu ce soir à mon appartement pour voir s'il n'y avait pas eu d'inondation... et rapporte que c'est passé tout près. Selon lui, l'eau serait montée jusqu'aux volets de la porte-fenêtre de mon salon; il s'est trempé jusqu'aux chevilles pour déboucher mon tuyau d'évacuation.

Alors bien sûr, je pourrais juste pousser un gros soupir de soulagement et me dire qu'une fois de plus, je l'ai échappée belle. Mais la vérité, c'est que pour autant que je l'aime, cet appartement commence à me peser sur le moral et sur le porte-monnaie. Quand je n'y suis pas, je me ronge d'inquiétude en songeant à ce qui peut s'y passer en mon absence. Quand j'y suis, je n'y reste jamais assez longtemps pour m'occuper de son entretien. Ca fait plus d'un an que le détendeur de ma bouteille de gaz de ville est cassé et que je n'ai jamais la possibilité de faire venir un plombier pour le changer; résultat: je ne peux manger que des trucs préparés au four ou au micro-ondes. Je ne parle même pas du balcon à refaire, ni des fenêtres et des volets qu'il faudrait remplacer. Tout cela réclame du temps que je déteste passer loin de Chouchou, et des sous que je dépense en billets de train ou d'avion pour faire la navette Bruxelles-Monpatelin et payer un demi-loyer en plus de rembourser un crédit immobilier.

Je sais qu'à terme, le plan était de partager notre année entre la Belgique et la France, mais ce n'est pas pour du court terme ni peut-être même pour du moyen, et je suis en train de m'user les nerfs avec cet appartement qui me cause bien plus de soucis qu'il ne m'apporte de plaisir. D'un autre côté, le lâcher poserait aussi tout un tas de problèmes:
- un mic-mac administratif pas possible si je devais me domicilier en Belgique alors que je gagne mes sous en France
- un déménagement à organiser sur Bruxelles, parce que même si je bazardais tout mon mobilier et mon électro-ménager en double, j'ai une pièce entière remplie de bouquins à Monpatelin, et jamais ils ne tiendraient dans nos 55m² actuels
- la perte du filet de sécurité matériel que représente, quand même, un bien immobilier que j'aurai fini de payer dans 7 ans 1/2
- la perte du filet de sécurité émotionnel que représente le fait de pouvoir me dire à tout moment: "Si ça se gâte entre Chouchou et moi, je ne suis pas obligée de subir, j'ai un endroit où me réfugier"
- la nécessité de retrouver toute une panoplie de médecins qui me conviennent à Bruxelles alors que j'ai mis des années à dénicher un super généraliste, un chouette dentiste et une gynéco avec qui je me sens à l'aise
- l'éloignement des amis que j'ai encore à Monpatelin, notamment Etre Exquis et Kiki et sa famille auxquels je suis très attachée.

Bref, ce n'est pas une décision facile à prendre, et que je garde ou que je revende cet appart', il y aura des conséquences pénibles à gérer à un moment ou à un autre. Je crois que je regrette l'époque où j'étais simple locataire, un peu plus fauchée sur le papier mais l'esprit infiniment léger... Plus les années passent, et plus je rêve d'être capable de vivre avec trois fois rien: une garde-robe minimaliste et des affaires de toilette faciles à remplacer, quelques souvenirs personnels qui tiendraient dans un petit coffre, un PC portable sur lequel je conserverais mes photos, mon courrier et mes écrits, et basta. Si je me sens bien quand je voyage, c'est aussi parce que la vie est beaucoup plus simple quand on doit se débrouiller avec le contenu d'une valise. On est obligé d'aller droit à l'essentiel et de ne pas s'encombrer de superflu.

J'aimerais me faire le cadeau de cette liberté. Et d'un autre côté, il se trouve que j'aime posséder de vrais livres dont je peux caresser le papier, collectionner les chaussures à talons et les boîtes à thé de toutes les couleurs, rapporter de l'étranger plein de bibelots dont je m'entoure pour faire de mon chez-moi une mini tour de Babel... Que toutes ces choses ne sont pas seulement un fardeau matériel et mental; qu'elles m'apportent aussi un vai plaisir. Je devrais peut-être apprendre le détachement. Ou trouver un moyen de gérer mon angoisse chronique.

Which of these 4?

Cette année, je n'ai acheté que peu d'affaires d'été, mais je suis très contente de toutes mes emplettes: notamment, de cette ravissante robe à pois Naf-Naf (so demure!), de ce petit sac Marc Jacobs que je guignais en bleu électrique la saison dernière et que j'ai fini par prendre en rouge clair le mois dernier, et de mon T-shirt rayé rouge et blanc H&M près du corps avec des manches ballon surfilées, parfait avec un jean indigo et les escarpins rouges à l'imprimé rockabilly dont j'ai fait l'acquisition samedi dernier après deux mois d'abstinence chaussuresque (true story).

Mais là, nous sommes fin juin, ce qui signifie que les soldes se profilent à l'horizon. Et que comme d'habitude, ma principale préoccupation sera de repousser toujours plus loin la limite de contenance de mes étagères à chaussures. Chercheuse expérimentale en physique domestique, voilà ce que je suis. Pour l'instant, j'ai l'oeil sur quatre modèles:


Ces Twins de Camper en daim bleu-gris, avec petit talon de 5 cm, qui devraient être assez confortables pour marcher.


Les Expistols d'Annabel Winship, ruineuses et difficilement portables, mais si rock'n'roll ^^


Les Célia de Chie Mihara que, dans l'absolu, j'aurais préférées en brun ou en noir imitation autruche de la saison dernière, mais qui sont aussi très chouettes en turquoise.


Les bottines Harvard de Mellow Yellow, pas forcément très estivales mais rock'n'roll elles aussi, et que je me vois bien porter tout l'automne.

Ca se voit que j'ai des envies de bleu en ce moment? :-D

mercredi 16 juin 2010

Pour l'originalité, on repassera

Vers 14h, sur Skype.
MOI: Joyeux anniversaire, maman! Tu as bien reçu mes fleurs?
MERE: Oui, le livreur d'Aquarelle est passé vers une heure moins le quart avec ton bouquet et celui de ta soeur.
...Au moins, on aura fait des économies d'essence.

TOKYO 2010: le carnet (1/3)


Hier soir, comme je mettais de côté les choses à emporter la prochaine fois que j'irai à Monpatelin, je suis tombée sur le carnet réalisé pendant notre dernier séjour au Japon - the original one, celui qui m'a servi de base pour élaborer les textes postés dans mon blog de voyage. J'ai réalisé que je n'avais jamais partagé avec vous les dessins gribouillés sur place. Soyez indulgents: il a souvent fallu travailler debout au milieu d'une foule de passants, un exercice que même une artiste beaucoup plus chevronnée que moi aurait déjà trouvé périlleux.




J'ai utilisé un Moleskine ordinaire, dont j'ai décoré la couverture avec du deco tape rose, une étiquette prélevée sur un emballage du Musée Ghibli, une carte postale achetée chez Ito-Ya et une étiquette postale. Carnet mythique ou pas, je crois que je trouverai un autre support pour immortaliser mon prochain voyage: le papier trop lisse ne prend pas du tout l'aquarelle, et je le trouve trop épais pour qu'il soit agréable d'écrire dessus. En outre, dès qu'on commence à coller des choses sur les pages, la reliure ne suit pas, et on se retrouve avec un carnet tout boursouflé qui menace de dégueuler son contenu.




Parce qu'il fallait bien passer le temps dans l'avion, j'ai dessiné le plateau-repas, qui était assez mauvais...




A gauche, une des cannettes de Coca métalliques qu'on trouve dans les distributeurs au Japon; notez sa forme de petit bidon rebouchable bien plus pratique que nos cannettes à nous. A droite, petit collage réalisé le premier soir à base de deco tape: j'étais si heureuse d'en avoir trouvé tout plein chez Tokyû Hands!




Les animaux, ça bouge trop! Au zoo de Ueno, je me suis contentée de dessiner une statue et des fleurs de cerisier.




La super-sacoche dénichée par Chouchou chez Loft. Belle, solide, pratique: depuis notre retour en Belgique, on lui a déjà demandé plusieurs fois où il l'avait achetée. J'ai fait ce dessin dans le Shinkansen qui nous ramenait de Kyoto, et je le préférais pas colorié.




Ce n'est pas une glace, ce n'est pas un gâteau, c'est un de ces desserts étranges dont les Japonais ont le secret...

Suite au prochain épisode!