vendredi 9 avril 2010

Sur le départ

Les bagages sont faits. Comme il faudra avoir de la place au retour pour le shopping, je n'ai emporté que très peu de vêtements, un tube de lessive à la main et deux mini-étendoirs à linge pliants. Du coup, mes quatre T-shirts, mon jean de rechange et mon petit sac de sous-vêtements étaient tout perdus dans mon immense valise. Pour combler un peu e vide qui restait, j'ai rajouté une provision de thé en sachets, de briquettes de lait chocolaté, de brioche tranchée et de Grany (le petit déjeuner n'est définitivement pas ce que je préfère au Japon: les légumes vinaigrés, la soupe miso et la friture de poisson avant 10h du mat', j'ai un peu de mal). Oh, et des mini-saucissons. Ne riez pas: vous ne vous êtes jamais trouvé perdu dans Ginza avec un Dr. Chouchou que le vide de son estomac menace de transformer en Mr. Godzilla. Il est bon d'avoir de quoi nourrir la Bête dans les cas d'urgence.

Ernest-Raoul et Augustine sont en pension chez Miss Sunalee et diane cairn, où leurs principales activités des deux semaines à venir risquent d'être l'imbibage de cocktails et les partouzes de pious. Je sais, nous sommes des parents indignes. Mais deux adultes qui se promènent avec une peluche prêtent à sourire; deux adultes qui se promènent avec deux peluches commencent à être sacrément encombrés; deux adultes qui se promènent avec trois peluches suscitent des regards interloqués et vaguement inquiets. Donc, nous n'emmenons que Régis. Principalement pour pouvoir le tenir à l'oeil et éviter de nous brouiller avec nos amis. Quant à Scarlett et Copernique, elles partent chez tata Sophie demain soir.

J'ai passé l'après-midi à ranger l'appartement. Premier constat: j'ai déjà accumulé 43 paires de chaussures à Bruxelles. Il est temps de me trouver une passion moins placarophage. Les timbres-poste du Xème siècle, par exemple. En vrac. Deuxième constat: 32 flacons de vernis à ongles, mine de rien, ça prend vachement de place aussi. Pensons philatélie médiévale. Troisième constat: vous vous souvenez que dans mes résolutions de cette année, il y avait "écluser ma PAL"? C'est un échec retentissant. ...J'ai quand même réussi à trouver une place à chaque chose, parce que j'aime rentrer crevée de vacances dans un appart' impec. Il nous reste encore à faire le ménage demain, mais comme toute la lessive a été expédiée en début de semaine (RIP petite robe à fleurs Alain Manoukian), ça devrait aller assez vite. Du coup, ce soir pendant que je blogue, Chouchou tente de finir sa bédé en cours pour la publier avant notre départ. Pas facile de dessiner - ou de taper sur un clavier, d'ailleurs - en braillant les Magnolias de Claude François et en faisant les bras qui vont avec...

"True blood" saison 2

J'ai trouvé encore plus mauvais et plus addictif que la saison 1 de "True blood": la saison 2 de "True blood".

(Attention: spoilers!)

Non mais c'est vrai quoi. Depuis quand on met les bases d'une série sans dessus-dessous dès la saison 2, en séparant les héros pendant les trois quarts des épisodes pour mener deux histoires majeures en parallèle? Et les histoires, parlons-en des histoires! La première (celle de l'église des illuminés), simpliste et bâclée au possible, lance des pistes intéressantes sans les exploiter vraiment. La deuxième (celle de la ménade) n'en finit plus et semble juste un prétexte pour caser une scène d'orgie sanglante dans chaque épisode. Oh, et Vampire Bill est toujours aussi insipide et chiant; s'il vise le "beau brun ténébreux", il serait bien inspiré de prendre des leçons auprès d'Angel.

Cette saison 2 réserve quand même quelques moments forts comme les crises de stress post-traumatique de Lafayette (sans conteste mon personnage préféré) ou la mort de Godric. Et j'ai apprécié la relation entre Hoyt et Jessica - quelques grammes de tendresse dans un monde de brutes -, ainsi que l'épaisseur donnée à Andy Bellefleur ou l'humanisation de Vik le Viking d'Eric. Mais ce ne sont que quelques perles perdues dans une grande mare de boue. Pourtant... j'attends déjà impatiemment le 13 juin et le début de la saison 3. "True blood", c'est un peu l'équivalent télévisuel des magazines féminins. Je trouve ça vraiment naze, mais je ne peux pas m'empêcher de me jeter dessus.

La minute coquine

Comme Maïa Mazaurette qui a attiré mon attention sur cette boutique en ligne, je n'ai jamais porté de cache-tétons (ils me font un peu le même effet que les menottes en fourrure: trop soft pour moi! ^^), mais je serais prête à essayer si on m'offrait ceux-là:



Autant les coeucoeurs ou les pampilles qu'on trouve dans les sexshops de luxe ne me tentent guère, autant je fantasme total sur l'idée d'avoir des yeux au bout des seins. Ou un Pacman et un fantôme rouge. Ou des champignons de Super Mario. Ou des revolvers. Ou des croissants. Allez faire un tour chez Lady Tornade, ça vaut franchement le détour!

jeudi 8 avril 2010

Où le recours à la méthode Coué s'impose

L'heure est grave.

Parmi les trésors d'ingéniosité qu'elles déploient pour augmenter leurs tarifs sans que ça se voie, les compagnies aériennes ont eu la bonne idée de diminuer le poids de bagages autorisés sur les vols long courrier. Résultat: nous n'aurons le droit de ramener du Japon qu'une valise de 20 kilos par personne. Alors qu'il y a deux ans et demi, mon sac en pesait 32 à lui seul.

(Mon sac fait TOUJOURS 32 kilos quand je rentre d'un voyage sur un autre continent. Peut-être s'agit-il de sa contenance maximale quand tout est méga-compacté à l'intérieur. Peut-être est-ce la limite de ce que je suis capable de charrier seule. Peut-être est-ce mon réglage par défaut, allez savoir.)

Bon, comme l'univers est bien foutu parfois, il se trouve que je n'ai pas trop de sous à dépenser en ce moment et que les deux contraintes vont dans le même sens. Evidemment, j'aurais préféré qu'elles aillent toutes les deux dans l'autre - c-à-d, que je sois pétée de thunes et autorisée à ramener mon propre poids en peluches Totoro et en Kit-Kat à la pastèque. Mais l'univers n'est pas bien foutu à ce point, sinon ça se saurait.

Donc, il a fallu budgéter les dépenses plaisir et établir des priorités. Ont survécu à ma sélection draconienne les objets suivants:

- Ce drôle de petit appareil photo, un Fuji Instax qui prend des mini-Polaroïd rectangulaires et qui n'est pas disponible en Europe. Plus quatre ou cinq cartouches d'avance pour s'amuser un peu avec dans Tokyo.

- Une poupée Blythe d'un modèle restant encore à déterminer, que j'achèterai vraisemblablement dans la plus adorable boutique du monde. Deux ou trois vêtements, et quelques goodies comme l'agenda 2010, ce mug craquant ou ce recueil de photos.

- Si et seulement si je trouve un modèle qui me fait craquer: une théière en fonte, de préférence rouge vif, pour ma collection dont l'expansion est désormais limitée par le manque de place.

- De la papeterie japonaise dénichée chez Tokyû Hands et Ito-Ya: carnets, stickers, stylos-gel, crayons de couleur, papier washi...

- Le traditionnel assortiment de magnets et de breloques qui ne coûtent pas grand-chose, ne pèsent presque rien et font de merveilleux souvenirs à conserver ou à offrir.

- Un T-shirt du Hard Rock Café de Roppongi (j'ai déjà "fait" ceux de Ueno-Eki et de Yokohama).

- Un T-shirt Hello Kitty bleu taille 8 ans ou 135 cm pour Choupie, et un équivalent version garçon pour Attila et Cahouète.

- Un tube de Washing Cream de Menard, si j'arrive à en trouver (la production a été arrêtée faute d'un ingrédient crucial, et il n'en reste plus à l'institut de Paris). Autrement, peut-être des cosmétiques DHC de la gamme Q10, si les prix sont plus intéressants qu'en France. Au pire du pire, une bricole Shiseido.

Niveau poids, je devrais m'en sortir. Niveau budget, par contre, il va falloir que je fasse sacrément gaffe car lors de mon séjour précédent, j'avais dû craquer pas loin de 300€ rien que chez Junie Moon, glups! Cette fois, pas question de ramener un sac Vuitton deux fois plus cher qu'en France ou un tombereau de mangas X (à moins que Chouchou se dévoue...), ni de céder à l'appel de la robe de lolita goth que je porterai, euh, jamais. Je vais là-bas pour dessiner, pas pour dévaliser les magasins. Je vais là-bas pour dessiner, pas pour dévaliser les magasins. Je vais là-bas pour dessiner...

mercredi 7 avril 2010

Un grand cri de rage et de frustration

J'aimerais pousser un grand cri de rage et de frustration.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH!

L'autre jour, un des éditeurs pour lesquels je bosse annonce sur Facebook la sortie du tome 4 d'une série que j'adore mais qui, n'ayant pas connu le succès qu'elle méritait à mon humble avis, a été abandonnée l'espace de quelques années. Ca ne rate pas: dans les cinq minutes qui suivent, un sombre crétin commente: "Juin 2010, et ben c'est pas trop tôt! Sont longs les traducteurs! Quand on voit que la série en est déjà au tome 7 ou 8 aux USA..."

Il se trouve que le bouquin en question, je l'ai traduit il y a... 3 ou 4 ans (je ne me souviens même plus tellement c'est vieux). Et que j'aurais été ravie de combler le retard sur la publication américaine si on me l'avait demandé. Mais non: dans l'esprit des lecteurs, si ça traîne, c'est forcément la faute de ces fainéants de traducteurs qui sont tellement bien payés qu'ils peuvent se permettre de passer un an sur un livre de poche. Ca ne peut en aucun cas venir d'une décision éditoriale. Parce que bon, on le sait bien qu'une maison d'édition, c'est une oeuvre caritative qui n'a aucun impératif de rentabilité. Ni aucun autre bouquin à publier à côté.

J'ai l'impression que mes collègues et moi passons notre temps à jouer les boucs émissaires. Quand un bouquin en français est mauvais, qui accuse-t-on? L'auteur? Non. L'auteur est nécessairement un dieu de la littérature, puisqu'il a été publié. Si le traducteur se contente de coller à un texte original moyen, on lui reproche la médiocrité finale de la version française. S'il tente de l'améliorer, on s'offusque: pour qui se prend-il, à oser trahir la version originale?! Il n'est jamais qu'un traducteur, un de ces gratte-papiers qu'on soupçonne toujours de s'être rabattus sur cette occupation parce qu'ils n'ont pas réussi eux-mêmes à devenir écrivains.

Voilà pourquoi j'évite généralement de lire les critiques des bouquins que j'ai traduits. Et voilà pourquoi je ne devrais, probablement, pas être amie sur Facebook avec mes éditeurs.

mardi 6 avril 2010

"Il était une fois Playmobil"

"Quand même, faut-il que je l'aime..."

C'est ce que je me répétais dimanche il y a dix jours tandis que, après une nuit écourtée par la soirée d'Editeur Préféré à l'Evénement Bleu et par le passage à l'heure d'été, j'attendais devant le Musée des Arts Décoratifs de Paris, sous une pluie fine mais persistante, en compagnie de hordes d'enfants excités comme des puces, pour visiter... une expo de Playmobil.

Je suis probablement la seule gamine née entre 1965 et 1975 qui n'a jamais possédé aucune boîte de ces petites figurines à cheveux amovibles. Chouchou, en revanche, a été l'heureux propriétaire d'un fort et d'un bateau pirate dont il parle encore avec des trémolos dans la voix. Il n'était pas le seul à pousser des exclamations émerveillées dans la foule de parents qui utilisaient leur progéniture comme excuse pour se faire un petit trip nostalgie.

Que dire de cette expo? Euh... Il y avait beaucoup, beaucoup de Playmobil. La collec' complète, ou pas loin. Par chance, elle était rassemblée dans d'immenses vitrines devant lesquelles il était possible de passer assez rapidement, et elle n'occupait que deux salles plus un coin vidéo. Du coup, il ne nous a pas fallu plus de dix minutes pour en faire le tour. Ce qui, à 9€ le billet, me paraît quand même un peu chérot. Mais pour ce prix-là, nous avons pu faire toutes les photos que nous voulions sans que personne de plus d'un mètre vingt vienne nous embêter. J'étais ravie, je vous raconte même pas.

Jusqu'au 16 mai 2010
Musée des Arts décoratifs - galerie des jouets
107 rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : 01 44 55 57 50

lundi 5 avril 2010

...Et je doute qu'elle ressuscite miraculeusement

Non, la pose de Jésus, c'est pas parce que c'est Pâques.
C'est parce que cette photo est la seule sur laquelle on voit à peu près bien ma robe préférée, dont j'ai prononcé le décès aujourd'hui aux alentours de 16h33.
Figurez-vous Chouchou a décidé qu'il ne saurait partir au Japon en laissant derrière lui un panier à linge sale dont on ne verrait pas le fond. Soit. Afin d'expédier toutes les lessives durant ce jour férié, il a décidé de porter le linge essoré mais encore humide à la laverie afin de le mettre dans un séchoir électrique et de l'en ressortir prêt à être plié et rangé.
Parmi le linge sale, il y avait cette petite robe à fleurs Alain Manoukian achetée il y a... au moins 5 ans alors que je faisais les soldes d'hiver à Monpatelin avec la seule de mes cousines également atteinte de shoppingite aiguë. Je m'en souviens encore. On avait passé une matinée entière à écumer la galerie marchande toutes les deux. Martine est quelqu'un que j'aime beaucoup et que je n'ai pas souvent l'occasion de voir, alors ça me faisait vraiment plaisir cette virée de filles avec elle.
A l'époque, la petite robe à fleurs Alain Manoukian m'était limite trop grande. Je l'aimais tellement que je ne la portais que dans des occasions spéciales, comme ce week-end en roulotte avec Chouchou pour mes 36 ans. Plus récemment, elle m'avait accompagnée au Musée de la Mode de Hasselt où la photo ci-dessus a été prise. (Oui, en public. Je crains très peu le ridicule quand il s'agit de faire des photos-souvenir originales.)
Sa dernière sortie aura été samedi dernier, pour la soirée organisée par Editeur Préféré à l'Evènement Bleu. A cause du poids pris l'an dernier, la petite robe à fleurs Alain Manoukian me serrait pas mal, mais elle me faisait encore une jolie silhouette féminine.
Le problème, c'est qu'elle était en viscose, une matière qui tire-bouchonne et rétrécit quand on l'expose à une chaleur intense comme, disons, celle d'un sèche-linge. Désormais, la petite robe à fleurs Alain Manoukian est un piteux torchon taille 8 ans que mon sentimentalisme vestimentaire m'empêche de ranger à la seule place qui lui convienne encore: dans la poubelle.

Les brunchs du dimanche (4): L'orangerie d'Egmont


Au plaisir de tester un nouvel endroit pour bruncher s'ajoutait celui de retrouver Miss Sunalee et diane cairn, que nous n'avions pas vu depuis plus d'un mois parce qu'ils étaient partis en vacances au Vietnam. Une averse intempestive s'est bien déclenchée comme nous sortions du métro, nous forçant à nous réfugier dix minutes sous l'auvent de chez Tiffany; mais heureusement, le ciel s'est ensuite dégagé et nous avons pu gagner l'orangerie sans encombre (bien qu'en titubant, pour 50% d'entre nous, sur des talons de 12 fort peu adaptés à la gadoue qui régnait dans le parc).

Cadre: Le restaurant de l'orangerie est un bel endroit à la déco rouge et blanche, inondé de lumière par d'immenses baies vitrées. On peut s'y installer à des tables traditionnelles ou à un comptoir, et la grande salle comporte une mezzanine pour les convives qui préfèrent une atmosphère plus feutrées. Par beau temps (entre le 14 et le 16 juillet, approximativement), on peut manger dehors dans l'orangerie même, et ce doit être assez agréable.

Nourriture: Le brunch proposé était assez classique. Pour 25€, nous avons eu droit à l'assortiment habituel de viennoiseries et de brioches, à des jus de fruits frais, à un choix respectable de salades froides, de crudités, de charcuterie et de fromage, ainsi qu'à un bar où un cuisinier préparait à la demande crêpes ou omelettes garnies selon les desiderata du client. En revanche, hormis les omelettes en question, il n'était proposé qu'un seul plat chaud, ce que j'ai trouvé un peu léger. Et les boissons chaudes étaient en supplément.

Service: L'hôtesse et le cuisinier étaient charmants. On ne pouvait hélas pas en dire autant de notre serveur. Quand Chouchou et moi lui avons demandé s'il avait du thé vert, il nous a toisé d'un air méprisant: "Ben évidemment!". En fin de repas, comme nous nous attardions à table pour bavarder avec nos amis, il est revenu plusieurs fois voir si nous voulions commander autre chose, et quand nous avons fini par lui réclamer l'addition, il a lâché sur un ton aigre: "Oui, c'est une bonne idée". Espèce de déplaisant, va.

En résumé, je dirais que le cadre est agréable et le brunch lui-même dans une honnête moyenne, sans plus. Le Cook & Book et le Bla Bla & Gallery continuent pour l'instant à planer très haut en tête de ma liste des brunchs bruxellois. Ce qui ne nous a pas empêché de passer un délicieux moment entre amis à discuter de voyages. Parce que la bonne compagnie, par un dimanche pluvieux, c'est quand même bien plus important que la déco ou le contenu de l'assiette.

dimanche 4 avril 2010

"Plage de Manaccora, 16h30"

Il y a sept ou huit ans, à l'époque de la sortie du "Cosmonaute", j'ai eu une brève période Philippe Jaenada, durant laquelle j'ai dévoré quasiment tout ce qu'il avait écrit jusque là. Si j'ai adoré son sens de l'humour et les situations parfois absurdes dans lequelles il n'hésitait pas à mettre ses personnages, ses tics d'écriture ont fini par me lasser. Les digressions dans les digressions, c'est sympa pendant quelques centaines de pages; au-delà, ça agace. Et puis cette manie d'utiliser toujours la même figure féminine folledingue... Saturée, j'ai regardé les bouquins suivants de Jaenada se succéder sur les tables des libraires sans que me vienne l'envie d'en acheter un.

Jusqu'à "Plage de Manaccora, 16h30". Pourquoi celui-là et pas un de ceux qui l'ont précédé, ou qui le suivront? Parce que Caro de Pensées de Ronde en avait dit beaucoup de bien, et que j'ai pas mal de coups de coeurs littéraires en commun avec elle depuis deux ou trois ans. J'ai bien fait de l'écouter: j'ai adoré ce roman court que j'ai lu quasiment d'une traite. De quoi parle-t-il? Pendant leurs vacances dans le sud de l'Italie, un couple et son jeune fils sont confrontés à un monstrueux incendie de forêt qui les rabat vers la mer. Et fidèle à l'adage qui veut que l'on revoie toute sa vie en accéléré quand on est sur le point de mourir, le narrateur se remémore des scènes marquantes de son existence tandis qu'il s'efforce d'entraîner sa famille en sécurité. Outre la force de l'histoire, j'ai beaucoup apprécié l'évolution du style de l'auteur. Philippe Jaenada a su conserver ce qui faisait sa spécificité d'écrivain tout en se débarrassant d'une certaine arrogance plumitive. Désormais, il sait parfaitement doser ses digressions poupées-russes pour amuser ou interpeler sans perdre son lecteur en route. Et au lieu de chercher à éblouir ce dernier, il s'attache juste à être vrai, ce qui le rend souvent émouvant. "Plage de Manaccora, 16h30" est l'oeuvre d'un auteur enfin parvenu à maturité que je continuerai à suivre avec intérêt.

samedi 3 avril 2010

Mars 2010


Tu parles d'un héritage!

Je crois que je suis en train de devenir mon père.

Non, une moustache poivre-et-sel n'est pas subitement apparue sur ma lèvre supérieure. Non, mon sac Dreyfuss bien-aimé ne s'est pas transformé en vilaine gibecière de chasse et non, je n'ai pas miraculeusement perdu cinq ou dix kilos. (Oui, je pèse plus lourd que mon père. VDM.) Mais plus le temps passe, et plus je deviens catastrophiste.

J'ai toujours été d'un naturel peu confiant en mon prochain, et eu du coup tendance à baliser au maximum mes interactions sociales. Pour le reste, en revanche, je donnais plutôt dans l'optimisme. Je prenais toutes les précautions qui me semblaient nécessaires afin que les choses se passent bien; après quoi, je me détendais et je profitais de la vie.

Mais depuis quelque temps, je constate chez moi une mutation inquiétante: le développement d'une tendance à inventer des problèmes là où il n'y en a pas, à toujours partir du principe que l'issue d'une situation donnée sera la pire possible. Les fans de "Friends" se souviendront peut-être de cet épisode où Rachel s'enferme hors de chez elle alors que son bébé dort à l'intérieur. Elle se tape un délire total, imaginant qu'un aigle s'engouffre par la fenêtre ouverte pour enlever sa fille. Sur le coup, ça m'avait fait beaucoup rigoler. Aujourd'hui, je trouve poignantes les souffrances mentales de la pauvre Rachel.

Chaque nouveauté dans ma vie est désormais une source d'angoisse. Prenons par exemple le voyage au Japon que Chouchou et moi devons faire incessamment sous peu. Cette semaine, dans la journée qui a suivi ma visite chez le dentiste, une de mes gencives a triplé de volume. J'ai aussitôt conclu que j'avais un horrible abcès qui allait s'infecter et m'obliger à courir aux urgences tokyoïtes, où un chirurgien qui n'aurait pas compris mon mauvais japonais m'arracherait une dent saine sans anesthésie avant de me présenter une facture de plusieurs milliards de yens que la sécu ne me rembourserait jamais. En fait, je m'étais brûlée avec un thé trop chaud et j'avais une bête cloque qui a éclaté ce matin.

Je me suis sentie soulagée pendant environ une minute. Puis j'ai cherché un autre sujet d'inquiétude. Et je n'ai pas tardé à le trouver. Ce préacheminement en Thalys jusqu'à Charles-de-Gaulle, quel piège! Les trains sont toujours en retard, c'est bien connu. Si nous loupons notre avion, nous perdrons au minimum un jour de vacances, et peut-être notre réservation au Kimi-Ryokan, ce qui foutrait tout notre séjour en l'air. Quand j'ai fait part de mes craintes à Chouchou, il m'a annoncé que la SNCF avait déposé un préavis de grève pour le 6 avril. Rhââââââ je le savais que ce voyage allait être une catastrophe, je le savais, je le savais!

...Demain je contacte l'agence pour voir s'il n'y aurait pas moyen de changer nos réservations de Thalys et de gagner Paris la veille, quitte à payer une nuit d'hôtel sur place pour être sûrs d'avoir notre avion dimanche prochain.

vendredi 2 avril 2010

Amnésie sélective

J'ai un terrible secret à vous avouer. Je suis une amnésique de la lecture.

Six mois ou un an après avoir lu un bouquin, même si je l'ai beaucoup aimé, il n'en subsiste guère que quelques traces dans ma mémoire: le sujet grosso modo, le nom des personnages principaux (et encore, pas toujours). Mais en général, la fin s'est totalement envolée. Le milieu aussi, parfois. Quand j'ai de la chance, je retiens une ou deux scènes marquantes. Je suis encore capable de parler dudit bouquin avec enthousiasme, voire de le recommander chaudement - en même temps que, dans mon for intérieur, je prie pour que mon interlocuteur ne me réclame pas trop de détails sous peine de passer pour une mytho en pleine séance de pipotage.

Prenons par exemple "Neverwhere" de Neil Gaiman, qui figure parmi mes livres préférés de tous les temps. Je me rappelle que ça se passe à Londres, dans une sorte de monde souterrain qui cohabite avec le nôtre à l'insu des humains, et que les noms des stations de métro y prennent une signification assez littérale. A part ça... nada. J'ai perdu le nom du héros et tout le contenu de l'histoire. Je ne me souviens que de la jubilation intense éprouvée en lisant ce bouquin, de sa faculté à m'avoir coupée du réel pendant quelques heures.

Le plus bizarre, c'est que pour tout le reste, j'ai une putain de mémoire de compète. Je connais par coeur l'adresse et la date d'anniversaire de tous mes proches (plus leur numéro de téléphone depuis qu'on est passés aux portables, mais avant, j'étais aussi un répertoire ambulant). J'ai parfois l'impression d'avoir avalé un juke-box avec les centaines de chansons dont je peux restituer (faux, mais là n'est pas la question) jusqu'à la moindre inflexion de la voix du chanteur. Mon agenda me sert uniquement de garde-fou, car je sais exactement ce que j'ai à faire pendant chacun des jours restants de cette année 2010. Mais les bouquins, les bouquins que j'aime tant, semblent être lentement aspirés par une sorte de trou noir, et je ne comprends pas pourquoi.

Est-ce parce que j'en lis trop - une centaine de romans par an et au moins autant de bédés? Est-ce parce que je les lis trop vite et ne les relis jamais? Est-ce parce que mon cerveau, tel un disque dur plein à craquer, a atteint sa capacité maximum de stockage? J'avoue que le phénomène me laisse perplexe et parfois plus qu'un peu embarrassée. Il présente tout de même un avantage: si un jour, je suis vraiment fauchée, j'aurai une bibliothèque entière de livres quasi-neufs pour moi à dévorer.

jeudi 1 avril 2010

La Gazette de Sigmund

Pour les amateurs de LKH et de Série Préférée, le site ABFA vient de publier La Gazette de Sigmund #3, fanzine virtuel dans lequel vous trouverez entre autres choses une série de petites annonces tordantes et une interview d'une traductrice hyper-sympathique ^^ Enjoy!

Happy beurzdé to you!

Editeur Préféré fête ses dix ans aujourd'hui, et non, ce n'est pas un poisson d'avril.

Je travaille pour lui presque depuis le début. A l'époque, Editeur Préféré, c'était trois personnes qui bossaient dans un minuscule local en banlieue parisienne, et un milieu dubitatif sur la réussite potentielle de gens qui voulaient se spécialiser dans la fantasy - genre mal considéré s'il en est en France. Aujourd'hui, c'est plus de 30 salariés qui occupent quelques centaines de mètres carrés dans le 8ème arrondissement, et une place de n°1 européen dans sa catégorie. Je viens d'entamer ma 26ème traduction pour Bones et compagnie, et c'est la deuxième année consécutive que ça me rapporte des droits d'auteur en plus de mes à-valoir (ici, insérer bruit de tiroir-caisse: ka-ching!). Côté professionnel, une collaboration fructueuse, donc. Et côté personnel, des tas de chouettes rencontres faites par l'intermédiaire du forum, des liens tissés pendant les salons et approfondis sur Facebook, des dizaines de personnes dont je partage virtuellement le quotidien, les petits bonheurs et les grands énervements - ou l'inverse.

Il paraît que mélanger le travail et l'amitié n'est pas une bonne idée. Mais toute règle a ses exceptions. Je suis ravie qu'Editeur Préféré en fasse partie, et c'est bien volontiers que je rempile pour poursuivre le chemin à ses côtés pendant la prochaine décennie.

mercredi 31 mars 2010

3 jours de glande repos

J'ai beaucoup de mal à me remettre du Salon du Livre et du passage à l'heure d'été. Lundi matin, c'est la sonnerie de mon portable qui m'a tirée du lit à midi; mardi j'ai fait un tout petit peu mieux en me réveillant de moi-même vers 11h10; et ce matin j'ai dû m'arracher aux bras de Morphée avant 9h pour me rendre à ma séance de détrartrage annuelle. Je n'ai pas encore recommencé à bosser - ça, c'est prévu pour demain. Il me faut toujours un peu de temps pour digérer les grands événements.

Qu'ai-je donc fichu pendant ces trois derniers jours, à part déverser un litre de mon sang dans un crachoir et décréter que dentiste, c'était un métier de sadique? Et bien, je me suis fait bichonner. Par ma coiffeuse Lisa, adorable sosie de Sarah Jessica Parker qui m'a impitoyablement coupé toute une année de pousse de cheveux. Par ma copine Christine qui m'a préparé un délicieux gloubi-boulga à base de pâtes, de crème fraîche, de lardons et de champignons. Par mon primeur qui m'a choisi les plus belles clémentines de son étal, les fraises les plus parfumées et les meilleures pommes de terre pour une cuisson au four. Par Etre Exquis qui est venu goûter avec moi à la Théière - mais m'a lâchement abandonnée pour sortir s'en griller une quand la serveuse a commencé à nous raconter sa vie alors que j'aspirais juste à déguster en silence mon pain brioché beurré et pomme-confituré. Last but not least, par moi-même qui me suis fait un petit cadeau pour avoir plutôt bien assuré ce week-end: un collier Swarovski de la collection Alice in Wonderland.

J'ai également, en vrac:
- assisté avec une certaine stupéfaction à une averse de grêle qui, une demi-heure plus tard, avait cédé la place à un ciel radieux (décidément, y'a plus de saisons ma pov' dame)
- admiré, grâce à Skype, Attila vêtu de sa tenue de hockey flambant neuve et brandissant une crosse plus haute que lui
- fini "The Sartorialist", chouette recueil de photos tirées du blog éponyme qui prouvent bien que le style est une question d'attitude plutôt que de silhouette ou d'obéissance à la mode
- lu d'une traite pendant la pose de ma couleur "Tsubaki" d'Aki Shimazaki que j'ai trouvé intéressant mais qui ne m'a pas vraiment touchée
- lu de trois traites "Tous mes voeux" d'Anne Weber qui m'a beaucoup déçue
- dessiné la fontaine de la Halle aux Grains que j'aime d'amour en pestant de n'avoir pas ma boîte d'aquarelle avec moi
- déniché un pantalon en toile noir qui ne pèse pas plus de trois grammes et qui sera donc parfait pour le Japon, mais que j'ai dû acheter en 42 parce que, ben, je suis grosse en ce moment.

Demain, j'attaque une nouvelle traduction qui devrait m'amener tranquillement jusqu'à la fin du mois de mai et aux Imaginales. Après ça, j'aurai (déjà) épuisé mon crédit de déplacements fun prévus pour 2010. A moins que tombe la bonne nouvelle professionnelle que j'attends en croisant les doigts - et avec elle, le budget nécessaire pour une escapade en amoureux à l'automne.

Salon du Livre, une petite vidéo

...Dans laquelle je dis quelques phrases devant la caméra d'Editeur Préféré.
(La caméra me fait une tête de grenouille; je tiens à préciser que dans la vie réelle, je ne ressemble pas à un poisson-lune barbouillé de Russian Red. Enfin, pas autant.)

mardi 30 mars 2010

La trouvaille beauté de la semaine...

...et peut-être même du mois m'a été présentée jeudi dernier par la démonstratrice OPI du Sephora des Champs-Elysées.

Avouons-le, le truc le plus chiant quand on se met du vernis à ongles, c'est d'attendre que ça sèche sans toucher à rien pour ne pas pourrir sa manucure. Drip Dry résoud le problème : à l'aide de sa pipette, on fait couler une bonne goutte de produit sur l'ongle, et hop! Presque instanténement, le vernis est sec. Magique!

Evidemment, la magie n'est pas donnée: comptez pas loin de 20€ le petit flacon (en vente dans certains Sephora et chez Monoprix). Mavala commercialise un produit semblable presque deux fois moins cher, mais qu'il faut appliquer au pinceau par-dessus le vernis, d'où gain de temps moindre.

Hôtel Chalgrin



Comment concilier un goût pour les hôtels de charme avec un portefeuille en phase anorexique? Curieusement, en suivant les conseils dispensés par Dita Von Teese sur Twitter. Pour ces quelques jours à Paris, j'avais fait confiance à la belle effeuilleuse et réservé, au même prix qu'une chambre générique et un poil déprimante à proximité immédiate de la gare du Nord, trois nuits à l'Hôtel Chalgrin situé dans le 16ème arondissement. Verdict?

J'ai aimé:
- la déco un peu surannée et le joli bleu qui prédominait dans notre chambre
- le petit déjeuner avec - entre autres choses - jus de fruits pressés, mini-viennoiseries, Nutella et salade de fruits frais, pris dans une très belle salle à manger bourgeoise
- le wifi gratuit, même si je n'ai guère eu le temps d'en profiter
- la proximité du métro (ligne 1)
- le prix: 86€ pour une jolie chambre double, difficile de faire mieux à Paris

Je n'ai pas aimé:
- les kilomètres à faire depuis la gare du Nord ou vers la gare de Lyon
- l'absence d'ascenseur (mais heureusement, le gentil monsieur de l'accueil m'a monté ma valise à l'étage quand je suis arrivée)
- le matelas un peu dur à mon goût

Je recommande?
Oui, même si le must pour un week-end crapuleux à Paris reste l'Hôtel Amour... mais c'est beaucoup plus cher.

10 rue Chalgrin
75016 PARIS
Tel: 01 45 00 19 91
Métro Argentine (1)

lundi 29 mars 2010

Comment j'ai failli ne jamais rencontrer LKH

C'était pendant l'été 2001, je crois. Nous nagions en pleine folie "Buffy", série dont JC et moi avions convaincu Fleuve Noir de publier les romans en leur prédisant que ça allait cartonner. JC, pour qui je bossais à l'époque, me téléphone pour me proposer une nouvelle série avec une héroïne coriace et pleine de bagout qui exerce le métier de tueuse de vampires. "A l'origine, c'est une autre traductrice qui devait la faire, mais apparemment elle n'a pas accroché. Elle a traduit juste les 100 premiers feuillets, histoire de ne pas avoir à rembourser son avance, et elle a lâché l'affaire... mais elle a tellement traîné pour l'annoncer qu'il faudrait terminer le bouquin pour, disons, la semaine dernière. Tu serais partante?"

Il se trouve qu'à l'époque, je bossais comme une folle et qu'aucun défi ne me rebutait. J'ai dit oui, et cette série est rapidement devenue celle sur laquelle je m'éclatais le plus à cause de l'humour cynique de son héroïne. Malheureusement, elle ne s'est pas très bien vendue. L'éditeur a voulu l'arrêter après la publication du tome 8 au prétexte qu'elle n'était pas assez rentable. Confronté aux protestations véhémentes des fans, il a fini par accepter de sortir le tome 9. Puis plus rien pendant des années, à mon grand désespoir. Jusqu'à ce que, il y a deux ans presque tout rond, Editeur Préféré me soumette son idée de racheter les droits pour republier les 9 tomes déjà traduits et poursuivre la traduction des suivants.

J'ai repris du service avec enthousiasme. Et ce week-end, j'ai eu la chance, au bout de presque dix ans passés à être "sa voix en France" (comme elle me l'a si joliment dit), de rencontrer l'auteur de cette fameuse série.

Je craignais que son succès l'ait rendue arrogante et qu'elle se comporte un peu comme une diva. Que nenni. De son propre aveu aussi têtue que son héroïne, LKH est une féministe convaincue qui exhorte ses lectrices à ne pas attendre le Prince Charmant mais à se sauver toutes seules. Ce qui ne l'empêche pas d'être extrêmement professionnelle et de donner le maximum d'elle-même à chaque fan ou à chaque journaliste qu'elle rencontre. Tout au long des quatre jours où je l'ai côtoyée, malgré le décalage horaire, la fatigue des signatures enchaînées à un rythme d'enfer et le côté ultra-répétitif de certaines questions, elle a su se rendre disponible pour chacun des fans qui étaient venus la voir. Je crois qu'elle s'est mis pas mal de coeurs dans la poche pendant ce Salon du Livre... et le mien est dans le lot.

dimanche 28 mars 2010

Le Salon du Livre m'a tuer*



En l'espace de 36h, j'ai:
- visité une chouette petite entreprise située à l'autre bout de Paris (et réussi à me paumer royalement en rebroussant chemin vers le métro, de sorte que retrouver la station Hoche située à 5 mn à pied m'a pris une demi-heure)
- récupéré les Japan Rail Pass et les entrées pour le musée Ghibli en vue de nos prochaines vacances
- craqué pour 3 nouveaux vernis OPI dans des couleurs improbables (taupe, jade et bleu canard)
- déniché chez Igloo une nouvelle Kimi Doll pour ma collection
- enregistré une émission de télé pour Editeur Préféré avec LKH et un public de fans enthousiastes mais disciplinées qui m'ont chanté en choeur "Joyeux anniversaire"; émue tout plein j'étais
- agressé Luis Royo dans la rue en lui collant Régis dans les pattes et en lui expliquant très très vite en anglais le pourquoi du comment, alors que ce brave monsieur ne parle qu'espagnol
- dîné au Bistrot du Sommelier face à Luis Royo qui ne levait les yeux vers moi que pour me jeter des regards soupçonneux et légèrement inquiets
- quitté le Bistrot du Sommelier avant le dessert et couru (en métro) retrouver Chouchou à l'Hôtel Chalgrin
- bavé devant le artbook Alice publié par Editeur Préféré: il est subliiiiiiime
- aidé Chouchou à se trouver une chemise et un pull assorti chez Uniqlo (et embarqué au passage un T-shirt de leur collection limitée Alice)
- avalé un délicieux oyakodon au Higuma, l'oeil rivé sur mon téléphone portable tant j'avais la trouille d'arriver en retard au Salon
- assisté LKH pendant une heure et demie de dédicaces réalisées à un rythme d'abattage, avec des fans qui faisaient la queue depuis quatre heures pour certaines
- raté à peu près tous les gens que j'aurais souhaité voir, sauf Malena qui est venue me présenter son bébé juste à la fin de la séance de dédicace et Fraise des Bois qui m'a apporté en cadeau d'anniversaire un ravissant bracelet noir et rose de sa fabrication
- marché longtemps dans le vent et le froid pour gagner la galerie Arludik où avait lieu une expo très réussie de dessins de production d'Alice in Wonderland (obsédée, moi?)
- participé à une très chouette soirée organisée par Editeur Préféré pour récompenser la vaillance de ses troupes
- goûté des cerises de foie gras enrobées de chocolat noir - diabolique!
- renégocié mon planning pro des prochains mois dans l'idée de faire plaisir au plus de monde possible, mais chuuuut!
- écrit cet article alors qu'il est 3h du matin et que je devrais être en train de dormir...
Promis, je vous raconte tout ça en détail dès que je serai arrivée à Monpatelin!

*Non, ceci n'est pas une atroce faute d'orthographe.

vendredi 26 mars 2010

Ma bédé d'anniversaire

Non, mon alter ego comique ne fait pas de strip-tease pour prouver qu'elle est encore consommable malgré son âge canonique. Elle se réjouit juste d'une découverte inattendue autant qu'agréable dans la nouvelle bédé de Chouchou.

Salon du Livre, day 1

The bad: mon Thalys est arrivé hier à Paris sous une pluie battante; il y avait une queue de cent mètres de long pour les taxis et j'ai donc dû me cogner un trajet en métro avec deux changements et une valise bien lourde.

The good: l'hôtel Chalgrin, recommandé par Dita Von Teese, est effectivement charmant dans le genre vieillot et pas cher du tout (86€ la chambre double équipée du wifi); de plus le personnel y est souriant et serviable.

The good: le Sephora des Champs-Elysées venait de recevoir un tombereau de Book of Shadows Alice; j'en ai donc acheté une deuxième au cas où la commande passée la veille sur internet n'arriverait jamais. Non je ne suis pas parano, c'est déjà arrivé avec une commande de produits AC que je guettais déséspérément depuis des semaines, eux aussi. Sinon, le bon d'achat offert par Sephora pour mon anniv m'a permis d'emporter un mascara Inimitable de Chanel, woohoo!

The bad: une démonstratrice OPI m'a chopée à la sortie du magasin et proposé de me faire une manucure avec les vernis de la mini-collec Alice. Résultat: elle m'a enlevé le Noir Satin Chanel si soigneusement appliqué la veille pour me déborder partout sur le bout des doigts avec le fameux bleu pailleté. Grupf.

The good: le fameux bleu pailleté est vraiment somptueux.

The bad: en ressortant, j'ai essuyé la pire giboulée de ma vie. Avec des chaussures ouvertes au bout. Je me suis réfugiée chez Monoprix en me disant que j'allais en profiter pour m'acheter le Jade de la mini-collection Hong-Kong d'OPI: ils étaient en rupture de stock.

The good: Gap vend des jeans "curvy" qui font des fesses d'enfer et qui ne sont pas démentiellement chers.

The bad: ils restent moins confortables que les "boyfriend" d'Uniqlo (mais ces derniers sont en rupture de stock depuis des mois).

The good: le traditionnel Afternoon Tea au Virgin Café, d'autant plus bienvenu que j'avais sauté le repas de midi. Le retour à l'hôtel où Ando m'attendait, et où on s'est fait une séance maquillage + papotage.

The bad: les trains bondés de la ligne 1 quand nous avons voulu descendre Porte de Versailles. Nous avons dû en laisser passer trois avant de nous tasser tant bien que mal dans le quatrième.

The good: au Salon, j'ai pu bavarder avec plein de gens que j'aime bien et que je ne vois pas souvent. J'ai rencontré Stella Polaris que j'ai trouvée charmante, et... LKH, que je ne m'attendais pas à trouver là. Je lui ai servi d'interprète pendant deux heures. Je craignais qu'elle soit dans un trip diva, et en fait elle est absolument charmante, pas du tout blasée par rapport à l'adoration que lui vouent certains de ses fans. Nous avons longuement discuté de la façon dont elle s'assure que ses scènes de sexe soient crédibles. C'était aussi fun qu'inattendu ^^

The bad: du coup, je n'ai pas eu le temps de me rendre sur les stands des autres éditeurs pour lesquels je bosse ou ait bossé. Et il aurait vraiment fallu que je le fasse, pour les relancer au sujet de boulots futurs.

The good: la comptable d'Editeur Préféré, à qui je demandais une estimation des droits d'auteur excédentaires que j'allais toucher au titre de 2009, m'a annoncé un montant "au moins" deux fois et demi supérieur à ce sur quoi je comptais. Woohoo!

The bad: en fin de soirée, j'ai été prise de violents maux de ventre. Le Doliprane demeurant inefficace, j'ai testé un médoc qu'utilise Ando Résultat: de superbes coliques qui m'ont tenue réveillée toute la nuit. Top glamour.

The good: malgré tout, ce matin, je pète la forme. En route pour de nouvelles aventures!

"Les années douces"

Ce que j'aime chez beaucoup d'auteurs japonais contemporains, c'est la délicatesse toute nippone de leur écriture, cet art de raconter des choses banales en les imprégnant de sentiments si subtils que ce qui serait mortellement ennuyeux transposé dans un cadre européen devient sous leur plume un bijou de finesse.

Je connais peu d'auteurs français capables de captiver leurs lecteurs en décrivant des scènes du quotidien pendant lesquelles il ne se passe rien... Du moins, en surface: car leur véritable enjeu se trouve dans le coeur des protagonistes, qui ont bien trop de pudeur pour manifester des émotions pourtant violentes à l'occasion.

Ainsi "Les Années douces" de Hiromi Kawakami. Au comptoir du troquet où elle a l'habitude d'aller boire du saké le soir, une jeune femme retrouve un de ses anciens professeurs de japonais. Au fil de chapitres dont chacun pourrait presque être lu indépendamment, comme une nouvelle, l'auteur installe une intimité grandissante entre ces deux solitaires. C'est tout, et c'est largement assez pour que le lecteur tombe sous le charme.

Chacune des 280 pages de ce livre se savoure telle une pâtisserie légèrement parfumée au matcha - une gourmandise hélas quelque peu gâtée par une traduction que je soupçonne trop "près" de l'original pour bien couler en français. Les multiples changements de temps injustifiés au sein d'un même paragraphe (passé simple, présent, passé composé, imparfait, de nouveau présent alors que l'on reste dans la même continuité d'action) sont particulièrement pénibles. C'est pour des oeuvres comme celle-là que je regrette amèrement de ne pas pouvoir lire le japonais dans le texte.

jeudi 25 mars 2010

Spring jacket(s)

Entre le chiffre stratosphérique qu'affiche ma balance et le solde abyssal inscrit au bas de mes relevés de compte (alors qu'un corps maigre et un portefeuille dodu m'arrangeraient tellement mieux!), ça fait des mois que je n'achète pratiquement plus de fringues. La bonne nouvelle, c'est que ça ne me manque pas tant que ça. La mauvaise, c'est qu'il y a quand même des circonstances qui exigent d'affronter l'épreuve de la cabine d'essayage. Par exemple, avoir besoin d'un deuxième jean dans lequel on puisse s'asseoir et respirer EN MEME TEMPS, ou d'une veste de mi-saison qu'on réussisse à fermer sans risque d'éborgner un malheureux passant avec un bouton jaillissant à mach 3 sous l'effet de la pression.

C'est ainsi qu'hier après-midi, après avoir vainement écumé les rayons de Promod et de Mango, je suis entrée sans conviction dans le H&M du bout de la Rue Neuve. "-10€ sur toutes les vestes jusqu'au 24 mars!" clamaient de grandes affiches en français et en flamoutchi. J'étais en train de grogner intérieurement: "Encore faudrait-il qu'il y en ait une qui me plaise et qui m'aille!" quand mon regard s'est posé sur une petite chose à faux brandebourgs dont la longueur me paraissait idéale pour donner un semblant de dynamisme à ma silhouette de matriochka. Blanc, pas question. Gris ou noir? Voyons... J'ai essayé les deux. La grise faisait décontracté et irait bien par-dessus un T-shirt et un jean; la noire décalerait agréablement une robe un peu habillée. Alors, gris ou noir?

...Combien elle coûte cette veste? 29,90€ avant la réduc? Bon, ben...


mercredi 24 mars 2010

Such a perfect day

Ce matin j'ai été réveillée par le soleil. Il fait si doux qu'en me levant, j'ai ouvert la fenêtre de ma chambre. Je ne porte qu'un caraco, et je ne l'ai toujours pas refermée. Par l'entrebâillement, j'entends chanter les oiseaux. Cette fois c'est sûr: le printemps est là!

Je viens de commander sur le site de Sephora le fameux Book of Shadows Alice, et pendant que j'y étais, la mini-collection des quatre vernis OPI (une super idée de la marque, car je n'aurais jamais terminé un gros flacon des deux qui sont pleins de paillettes). Ce qui ne m'empêchera pas de passer ce week-end au magasin des Champs-Elysées pour quelques autres bricoles :-)

Hier soir, j'ai terminé la trad sur laquelle je bossais depuis le début du mois bien; du coup, j'ai toute la journée pour achever mes préparatifs avant de partir à Paris demain matin. Je vais finir ma valise, puis sortir faire un petit tour en ville histoire de profiter du beau temps.

Ce Salon du Livre s'annonce fatigant mais grandiose. Mon anniversaire risque de passer un peu à l'as dans le tourbillon de la venue de LKH - tant pis. J'espère qu'elle ne sera pas trop crevée par le décalage horaire et son planning de folie, et qu'on accrochera bien toutes les deux. Je suis à la fois nerveuse et excitée à l'idée de lui servir d'interprète devant un public nombreux.

Après ça, il y aura une (petite) semaine au calme à Monpatelin, et très vite, ce sera le départ pour Tokyo. J'essaie de rester zen, mais en vérité, je trépigne d'impatience. Quand on attend quelque chose à ce point, quand on le prépare et qu'on en rêve depuis deux ans et demi, on court toujours le risque d'être déçu. Pourtant je commence à bien connaître la ville, et je sais que Chouchou est un compagnon de voyage idéal - toujours partant pour tout essayer. J'espère juste que la météo sera avec nous, et que le temps ne sera ni trop froid ni trop pluvieux. Non parce que ça, j'ai déjà donné cet hiver à Bruxelles.

mardi 23 mars 2010

"Hokkaido highway blues"


D'origine canadienne, Will Ferguson vit et enseigne depuis plusieurs années sur une petite île du Japon. Un soir d'ébriété, il lance le projet fou de suivre le front de floraison des cerisiers qui, chaque année au mois de mars, balaie le pays du sud au nord - un événement si important dans la culture japonaise que des bulletins d'information spéciaux lui sont consacrés tous les soirs à cette période. Et pour parfaire son expérience, il ne le fera ni en voiture ni en train, mais en autostop.

"Hokkaido Highway Blues" n'est pas un roman, mais un récit autobiographique dont l'auteur a su merveilleusement capter la beauté et les contradictions internes du Japon. Le regard qu'il porte sur ce pays et sur ses habitants est à la fois affectueux, lucide et plein d'ironie mordante. En plus d'être très instructif et extrêmement bien écrit, son livre est l'un des plus drôles qui me soit jamais passé entre les mains. Prenez par exemple ce petit passage, où Will Ferguson explique qu'il lui arrive de confondre certains mots japonais:

"Une autre paire qui me pose problème, c'est "humain" (ningen) et "carotte" (ninjin). Une fois, cela m'a valu de nombreux regards interloqués lors d'un discours que j'ai fait à Tokyo sur les mérites de l'internationalisation, et durant lequel j'ai déclaré avec fougue:
- Je suis une carotte. Vous êtes des carottes. Nous sommes tous des carottes. Et tant que nous n'oublierons pas notre carottitude commune, tout ira bien."

Une lecture indispensable pour quiconque aime le Japon et/ou les récits de voyage. Merci à Miss Sunalee de me l'avoir recommandée!

"Hokkaido highway blues" n'est à ma connaissance disponible qu'en anglais. Si un éditeur décidait de traduire en français ce bouquin absolument génial, je serais ravie de m'en charger pour lui... moyennant de quoi financer mon propre road trip à travers le Japon ^^

lundi 22 mars 2010

Le résultat du concours



PS:
J'ai oublié de le préciser dans la vidéo, mais bien sûr je ne publierai pas le commentaire contenant les coordonnées de la gagnante!

PPS: Pour celles qui n'ont pas gagné et qui seront à Paris vendredi soir, vous pouvez toujours participer au concours organisé en ce moment par le forum ABFA, grâce auquel huit fans tirés au sort auront la chance de rencontrer LKH en privé. Inscriptions ici jusqu'à jeudi midi.

Le Kabuki

Non, je ne vais pas vous parler aujourd'hui de "la forme épique du théâtre japonais traditionnel", mais d'un restaurant bruxellois qui lui a emprunté son nom. Samedi soir, Chouchou et moi étions dans le centre-ville à l'heure du dîner. Nous voulions manger assez rapidement, sans trop nous ruiner, et nous avions envie de cuisine japonaise. C'est ainsi que nous avons décidé de tester le Kabuki.

Au premier abord, ce restaurant immense peut surprendre par sa disposition toute en longueur. En entrant, on est accueilli par un long bar à sushis où les petites assiettées colorées sont présentées sur un tapis roulant - ou plus exactement, sur un petit train dont les rails font le tour du comptoir. Sur le côté, quelques tables "normales". Dans le fond, de nombreuses autres tables munies d'une plaque chauffante intégrée, avec une station pour un cuisinier d'un côté et des places disposées en éventail autour pour les convives. Chouchou a trouvé que niveau décor et ambiance, ça faisait très "restaurant d'hôtel pour gaijin", et il n'a pas tort. Le Kabuki ne respire pas l'authenticité des petites gargottes nippones, mais qu'importe? Le menu est assez varié pour que les réfractaires au poisson cru puissent quand même manger à satiété. Nous avons été servis rapidement, et pour deux plats (un tempura soba très honorable pour moi, un katsudon pour Chouchou), accompagnés de deux boissons non alcoolisées et d'une assiette de maki à l'avocat, notre addition s'est montée à moins de 32€. C'est sûr, nous reviendrons.

Le Kabuki
Rue du marché aux poulets 32
1000 BRUXELLES
Tel: 02 218 86 96

dimanche 21 mars 2010

Les bottes de la Princesse au Petit Pied



(...Enfin, Petit Pied, c'est vite dit: la demoiselle chausse quand même du 39! Autant dire que ses bottes détonnent quelque peu parmi mes minuscules babies pointure 35!)

Il a fait un temps splendide toute la semaine à Bruxelles. Je me suis dit: "Chouette, le printemps est là!". Du coup, bien sûr, il a plu presque tout le week-end. Hier matin, j'ai pris la saucée en me rendant à mon cours de yoga - ça m'apprendra à me lever à 8h50 un samedi pour aller faire du sport, non mais quelle idée! Après ça, j'étais tellement crevée que j'ai comaté la moitié de l'après-midi pendant que Chouchou se chargeait vaillamment des courses hebdomadaires. Nous nous sommes bien rattrapés en fin de journée avec une micro-séance de shopping (quelques fournitures de dessin chez Schleiper, du thé en sachets organique Clearwater chez Mmmmh pour emporter à Tokyo le mois prochain), un très bon resto japonais et un chouette film au cinéma dans la foulée.

Mais aujourd'hui, nous n'avions pas prévu de sortir; c'était journée ménage et dessin. Pendant que Chouchou poursuivait le récit de mes aventures dans la cabine d'essayage d'un magasin de lingerie, je préparais le croquis au crayon des jolies bottes que la Princesse m'a confiées il y a deux semaines. Celui que vous voyez ci-dessus n'est pas le croquis définitif: depuis, j'ai affiné la tige de la botte de gauche et rééquilibré la courbe du dessous de la semelle, dont la partie avant était trop importante. Le côté droit sera réservé à un titre calligraphié. Pour l'instant, je pense à quelque chose comme: THESE BOOTS ARE NOT MADE FOR WALKING.

N'oubliez pas...

...De laisser un commentaire ici, avant ce soir minuit, pour gagner peut-être un exemplaire dédicacé du dernier tome de Série Préférée!

"L'arnacoeur"

J'ai deux problèmes avec les comédies romantiques. Le premier, c'est qu'elles partent souvent d'une situation improbable. Par exemple: un séducteur professionnel en difficulté financière se voit contraint d'accepter une mission qui lui répugne, à savoir faire rompre un couple parfaitement heureux. Le second, c'est qu'on sait d'avance comment elles vont se terminer: après avoir triomphé de tous les quiproquos et les obstacles, le héros et l'héroïne finiront par se tomber dans les bras, même s'ils sont si mal assortis que dans la vraie vie, ils s'étriperaient au bout de trois mois.

Mais si on parvient à accepter ces deux postulats irritants au possible, il y a, parfois, moyen de s'amuser quand même pour peu que le film soit bien ficelé. Et je n'aurais pas parié deux kopeks là-dessus, mais bien ficelé, "L'arnacoeur" l'est effectivement. Pas de temps morts, pas de gags répétitifs, presque pas de vulgarité (si l'on excepte une des premières répliques d'Héléna Noguera), mais de l'humour qui fait mouche, des comédiens qui semblent prendre du plaisir à faire leur boulot, des chaussures de folaïe aux pieds de Vanessa Paradis et une très chouette reprise de la scène finale de "Dirty Dancing". Je dis bravo.

samedi 20 mars 2010

Où Dumbo se trouve un nouveau passe-temps

Entre Dumbo et nous, tout avait pourtant bien commencé.
Quand nous avons emménagé dans notre nouvel appartement, il a gentiment accepté de nous donner accès à son wifi en attendant que Belgacom se décide à installer le nôtre (ce qui a pris plusieurs mois).
Quand il a décidé d'apprendre à jouer de la guitare, Chouchou et moi nous sommes payé plusieurs gros fou-rires à l'écouter massacrer quelques classiques du genre.
Quand il s'est enfermé hors de chez lui, je l'ai aidé à tenter de forcer sa porte. Sans succès, certes, mais c'est l'intention qui compte. En attendant que sa mère arrive avec une deuxième clé, je lui ai fait la conversation chez nous et offert un jus de fruit. Il m'a dit qu'il avait eu un chat dans sa Slovénie natale, et j'ai pensé qu'on pourrait peut-être lui confier le soin de veiller sur Scarlett et Copernique durant nos absences de courte durée.

Et puis en décembre, le week-end où ont commencé les vacances de Noël, Dumbo a invité tous ses potes à faire la teuf dans son duplex. Une bande d'ados bourrés et stoned, ça fait un raffut de tous les diables, surtout dans un vieil immeuble où les bruits résonnent. Chouchou voulait appeler la police pour y mettre un terme. J'ai joué les conciliatrices: "C'est la première fois que ça arrive, et puis on a été jeunes nous aussi. Ca nous est arrivé de faire du bruit, et on a été bien contents que les voisins ne nous envoient pas les flics, non?"
Vers quatre heures du matin, alors que le vacarme ne faisait pas mine de se calmer et que je ne parvenais pas à fermer l'oeil, j'ai commencé à regretter mon indulgence. Vers huit heures du matin, quand Dumbo & Cie ont descendu leurs poubelles de bouteilles vides en hurlant, j'étais limite prête à réclamer leur expulsion vers leur pays natal.
Quand j'ai croisé Dumbo dans l'escalier quelques jours plus tard, il s'est excusé pour le bruit. Entre-temps ma colère était retombée, et je lui ai juste dit: "S'il y a une prochaine fois, ce serait sympa de nous prévenir à l'avance."
En vertu de quoi, mi-janvier, Dumbo est venu m'informer que le samedi soir suivant, il fêterait son anniversaire. Argh. Mais bon, me suis-je dit, au moins, on aura la paix pendant les onze mois suivants.
Que nenni. Mi-février, le soir où je suis rentrée de Monpatelin et où, mon avion ayant du retard, je suis arrivée à l'appartement vers deux heures et demie du matin, les murs de l'immeuble vibraient sous l'effet des basses qui s'échappaient du dernier étage.
Trois fois en moins de deux mois, ça commençait à bien faire. "La prochaine fois, j'appelle la police direct!" a menacé Chouchou. J'ai suggéré une solution plus diplomatique: aller voir la proprio et lui demander d'en toucher deux mots à Maman Dumbo afin qu'elle mette un terme aux ardeurs musico-biéro-jointesques de son rejeton.
Lundi, la proprio est passée me voir pour me demander si son avertissement avait porté ses fruits. J'ai répondu qu'en tout cas, il n'y avait plus eu de bordel depuis un mois. Satisfaites, nous avons considéré l'affaire comme classée.

Et puis jeudi soir, lorsque Chouchou et moi sommes allés nous coucher vers minuit et demie, un bruit étrange, sorte de grincement rythmique et persistant, s'est fait entendre dans un coin du plafond de notre chambre. Un peu interloqués, nous nous sommes interrogés sur sa provenance. Mais au bout de quelques minutes, le bruit s'est tu.
J'avais à peine lu quatre pages supplémentaires de mon bouquin quand le grincement a repris. Beaucoup plus fort, cette fois. "Mais... il est en train de s'envoyer en l'air!" s'est exclamé Chouchou. Hypothèse rapidement confirmée comme des chocs répétés, semblables à ceux que produit une tête de lit en heurtant un mur, venaient s'ajouter au grincement initial. Dumbo remettait ça avec toute la fougue de ses... quoi, 17, 18, 19 ans?
Il ne lui avait pas fallu cinq minutes pour récupérer.
Sale jeune, va.

vendredi 19 mars 2010

8 librairies bruxelloises

Niveau shopping, j'ai eu du mal à trouver mes repères à Bruxelles. Pas de grand magasin digne de ce nom, pas de Sephora, d'André ou de Muji... Mais il est une catégorie de commerces pour laquelle la capitale belge enfonce toutes les autres villes que j'ai eu l'occasion de visiter. Jamais encore je n'avais connu une telle concentration de librairies indépendantes aussi remarquables par leur décoration que par la variété ou la spécificité des ouvrages qu'elles proposent. Petit tour d'horizon...

Brüsel: parmi toutes les librairies bruxelloises spécialisées dans la bédé, c'est la seule que je fréquente assidûment. Parce qu'elle est hyper bien située (juste à côté de la Bourse), parce qu'elle ouvre le dimanche, parce qu'elle organise souvent des dédicaces et possède un rayon bédé étrangère intéressant. Dommage que les prix pratiqués sur les ouvrages en langue anglaise soient souvent prohibitifs. C'est un des premiers endroits que j'ai fréquentés à Bruxelles, et c'est là que j'ai trouvé Régis il y a un peu plus de trois ans.

Cook & Book: mon endroit préféré à Bruxelles, et peut-être ma librairie favorite au monde (et croyez-moi, j'en ai écumé un paquet!). Il fait bon se balader dans ses neuf espaces spécialisés, décorés chacun en accord avec leur thème. J'avoue une affection particulière pour la pièce consacrée aux livres d'art, qui offre un très grand choix d'ouvrages pointus, et pour celle dédiée à la littérature anglo-saxonne avec ses beaux canapés en cuir rouge. Mais comme son nom l'indique, Cook & Book, c'est aussi un restaurant. On peut y dîner au milieu des livres tous les soirs de la semaine, et savourer le dimanche midi un des meilleurs brunches de Bruxelles pour une somme si dérisoire qu'elle ferait pleurer un Parisien. Seul regret, cet endroit magnifique est un peu excentré... mais il vaut bien le déplacement. La photo qui illustre ce post a été prise là-bas, dans l'espace littérature générale.

Filigranes: une des plus grandes librairies du monde, ouverte 365 jours par an. J'aime son rayon presse bien fourni et son café intérieur qui permet de lire tranquillement en savourant un thé ou une orange pressée avec une part de délicieux gâteau. C'est un endroit où Chouchou et moi échouons souvent le dimanche après-midi quand nous n'avons rien d'autre à faire. Les vendeurs sont jeunes, sympas et connaissent très bien leur rayon.

L'Anticyclone des Açores: librairie spécialisée dans les voyages, installée dans un très beau local ancien avec parquet qui craque sous les pieds et plafond à 4 mètres de hauteur. Incroyable variété de cartes et de guides en trois langues.

Peinture fraîche: cette petite librairie située dans le quartier bobo du Bailly n'est ouverte que du jeudi au samedi. Mais on y trouve un choix époustouflant de livres d'art, d'artisanat et d'architecture, soigneusement recouverts de plastique pour en protéger la couverture - une attention que j'apprécie énormément en tant que cliente. Et les prix pratiqués sur les ouvrages étrangers sont franchement raisonnables. En prenant le temps de fouiller dans les rayons, j'y ai fait beaucoup de belles découvertes au fil de mes visites.

Sterling Books: librairie anglaise que, personnellement, je préfère au Waterstone installé quelques centaines de mètres plus loin. L'atmosphère y est plus intime, et je raffole des carnets, bloc-notes, cartes postales, magnets et autres bricoles en vente à côté des bouquins. Et puis Sterling Books produit ses propres marque-pages gratuits et tous plus beaux les uns que les autres. J'ai, bien entendu, un faible pour ceux de la série des créatures fantastiques.

Täschen: encore du livre d'art, mais à des prix défiant toute concurrence... aux deux extrémités de l'échelle! Dans un espace grand et clair, à la décoration signée Philippe Starck, on peut trouver aussi bien des éditions limitées à plusieurs centaines d'euros que de sublimes (et énooormes) recueils de photos coûtant à peine le prix de trois Happy Meals. J'apprécie le canapé en cuir et la table basse qui permettent de feuilleter confortablement ces mastodontes.

Tropismes: la librairie principale mérite le coup d'oeil pour son local à l'ancienne absolument grandiose. Mais j'aime surtout son annexe située un peu plus loin dans les Galeries Royales et baptisée L'Appartement. C'est là que l'on trouve la littérature jeunesse et, tout en haut après avoir grimpé moult escaliers en colimaçon, un adorable espace très bien fourni en bande dessinée. Accessoirement, c'est là que Pénélope Bagieu dédicace lorsqu'elle est de passage à Bruxelles.

Une prochaine fois, je vous donnerai mes bonnes adresses où acheter autre chose que des bouquins (des chaussures ou de maquillage, par exemple!).

mercredi 17 mars 2010

Un petit concours, ça vous dit?

Je viens d'avoir une idée. Puisqu'un certain nombre de mes lectrices semblent être fans de Série Préférée, que le tome 11 vient juste de sortir et que je vais passer pas mal de temps avec l'auteur au Salon du Livre, j'ai pensé que je pourrais faire gagner à l'une d'entre vous un de mes exemplaires de traducteur dédicacé à son nom!

Ca vous tente? Laissez-moi un commentaire en me disant comment vous avez connu "Le rose et le noir". Vous avez jusqu'à dimanche minuit. Lundi, je sélectionnerai une gagnante par une méthode aléatoire restant encore à déterminer, et je la contacterai dans la foulée pour qu'elle me donne son prénom et les coordonnées où je devrai envoyer son exemplaire dédicacé après le Salon. Bonne chance!

PS: Les garçons peuvent jouer aussi, of course; c'est juste que je ne connais que des filles parmi les fans de Série Préférée...

Le week-end du Salon du Livre...

...s'annonce méga chargé. Je viens d'établir ma "feuille de route"; jugez plutôt:

Jeudi 25:
- 12h35: arrivée à Paris et passage à mon hôtel (recommandé par Dita Von Teese herself, je sens que je vais prendre pleiiiiin de photos!) pour déposer mes bagages
- Déjeuner au Virgin Café, suivi d'une descente au Séphora des Champs-Elysées afin de claquer un bon d'achat offert pour mon anniversaire. Pourvu qu'il reste des palettes "Alice" d'Urban Decay, et du vernis bleu pailleté OPI!
- Tentative de trouver, chez Uniqlo, un pantalon en toile ou un jean qui 1/camoufle mes kilos en trop 2/soit assez léger pour que je l'emporte au Japon le mois prochain. Pendant que je suis dans le coin, bref arrêt aux Galaf' Maison pour refaire une provision de thé Opium Hill de Mariage Frères
- Leçon de maquillage avec copine Ando
- 19h: soirée d'inauguration du Salon de Livre

Vendredi 26: (le jour de mes 39 ans!)
- 11h30: visite du sow-room de Trendy Workshop, sur laquelle je ne manquerai pas de vous pondre un petit reportage
- Récupération des Japan Rail Pass et des billets pour le musée Ghibli dans une agence située du côté de Pyramides
- 18h-19h: chez Editeur Préféré pour la réalisation d'une interview filmée de LKH
- 20h: dîner avec mon JC que je n'ai pas vu depuis une éternité et à qui j'ai des milliers de trucs à raconter. Chouchou débarquera gare du Nord vers 21h30 et nous rejoindra pour le dessert.

Samedi 27:
- Heure et endroit à préciser: brunch avec la bande habituelle de potes du milieu de l'édition; discussions probablement embarrassantes pour la moitié la plus pudique de la table. (Note à nous-mêmes: ceinturer Kettch avant que le serveur apporte l'addition.)
- 14h-15h30: première dédicace de LKH au Salon; je lui servirai d'interprète pour communiquer avec ses fans. Après ça, j'espère avoir moi aussi avoir le temps d'aller jouer les groupies auprès d'un ou deux écrivains, et peut-être saluer mon amie Antonia.
- Fin d'après-midi: expo Alice à la galerie Arludik
- Soir: grosse teuf organisée par Editeur Préféré, durant laquelle je me foutrai la honte en demandant à tous les auteurs présents de poser avec Régis

Dimanche 28:
- A partir de 11h: expo Playmobil au Musée des Arts Décoratifs
- 13h30-14h30: au Salon du Livre, table ronde avec LKH à qui je servirai d'interprète une fois de plus
- Fin d'après-midi: écroulage dans le TGV qui me déposera à ma gare de destination deux minutes après le départ du dernier bus de la journée pour Monpatelin. Mais à ce stade, je crois que j'aurai bien mérité un taxi!

mardi 16 mars 2010

Trop dure la vie


Ca sort demain, et vu qu'il y a Vanessa Paradis dedans, je suis OBLIGEE d'aller le voir alors que je déteste les comédies romantiques et Romain Duris, pfffff...

lundi 15 mars 2010

De la pédophilie chez les prêtres catholiques

(Juste après le maquillage à deux roubles, ça calme, hein!)

Suite à cet article, plusieurs de mes amis Facebook se sont lancés dans un mini-débat sur le thème: "Dire que le célibat conduit à la pédophilie, c'est n'importe quoi. Si j'ai envie de sexe, je m'adresse à un autre adulte consentant et puis c'est tout!".

Le problème me paraît un peu plus compliqué.

Affirmer que le célibat n'a aucune influence sur les tendances pédophiles importantes - c'est-à-dire supérieures à celles constatées parmi la population générale - au sein du clergé catholique revient à admettre, soit que les pédophiles sont attirés en masse par la prêtrise (et je ne suis pas sûre de comprendre pourquoi ce serait le cas), soit qu'un autre aspect de la vie de prêtre les pousse à développer ces tendances (et je ne vois pas bien non plus lequel).

Je pense plutôt que la chasteté contrainte et forcée pervertit les repères sexuels. Que se tourner vers des enfants (chose qu'une bonne partie de ces prêtres n'auraient sans doute jamais envisagé de faire s'ils avaient eu une vie amoureuse normale) est peut-être une façon d'assouvir des besoins insupportablement réprimés avec quelqu'un qui ne paraît pas "dangereux" vis-à-vis du voeu lui-même et des risques de dénonciation. Une femme adulte pourrait s'offusquer et parler, alors qu'un enfant est une proie facile et, d'une certaine façon, "sous le radar".

D'ailleurs, les criminels a priori hétéros emprisonnés à vie ne finissent-ils pas, pour une bonne partie, par s'adonner à des pratiques homosexuelles parce que c'est tout ce qui leur est accessible? Dans un tout autre registre, quand les secours tardent trop, n'arrive-t-il pas que les survivants d'une catastrophe finissent par manger la chair des victimes mortes, alors que le cannibalisme est un tabou si profondément ancré dans notre société? Notre corps a des besoins qui, s'ils ne sont pas satisfaits, peuvent finir par rendre dingo certaines personnes et leur faire oublier toute notion de moralité. Nous sommes avant tout des animaux; je crois que nous avons un peu trop tendance à l'oublier.

"Kylooe" tome 1

Lanuye est en classe de seconde. Ni jolie ni brillante, elle vient de débarquer dans un nouveau lycée où elle peine à se faire des amis. Un soir, elle achète un CD sur la pochette duquel figure un étrange monstre en peluche... qui ne tarde pas à sortir du papier glacé pour venir squatter sa chambre. Kylooe va l'entraîner dans un monde onirique merveilleux où l'adolescente ira de découverte et découverte. Mais elle doit faire très attention: si Kylooe ou elle meurent l'un dans la réalité de l'autre, ils ne pourront plus jamais revenir dans celle-ci...

Oeuvre d'une jeune artiste chinoise de 25 ans qui s'est fait connaître sous le pseudonyme de Little Thunder, "Kylooe" est une série en trois tomes dont le premier vient de paraître aux éditions Kana. Au-delà de la dimension poétique de l'histoire, qui fait forcément penser au "Totoro" de Miyazaki, c'est un véritable régal pour les yeux, avec notamment un emploi des couleurs audacieux et très maîtrisé qui m'a laissée sur le fondement. Je vais attendre la suite avec impatience.

dimanche 14 mars 2010

4 chouettes produits à prix riquiqui

Même si j'ai nettement ralenti mes expérimentations en matière de maquillage et de crèmes de beauté, il m'arrive encore de tester des produits dont j'ai entendu le plus grand bien. Restrictions budgétaires obligent, j'ai surtout pioché dans le rayon parfumerie des grandes surfaces ces derniers temps. Et j'y ai trouvé quelques sympathiques surprises.


Faux Cils volum'express, de Maybelline: Au début, j'ai eu un mal de chien à utiliser la brosse recourbée qui fait tout l'intérêt de ce mascara. Franchement, la positionner juste au ras des cils sur toute la longueur de la paupière réclame une sûreté de geste qui ne m'est pas naturelle. Les premières fois, j'ai bien failli y laisser un oeil ou deux.Mais comme beaucoup de choses en maquillage, c'est un coup à prendre. Et le résultat, même s'il n'atteint pas la sublimitude du Smoky Lash de Make Up For Ever ou de l'Inimitable de Chanel, est assez bluffant pour un produit qui ne coûte qu'une grosse dizaine d'euros chez Carrefour.

Mat'Morphose de L'Oréal: Un fond de teint mousse qui prend une texture poudrée quand on l'applique. Le résultat bien mat et joliment velouté n'est pas très loin de ce que j'obtiens avec mon chouchou le Teint Idole de Lancôme, mais en moins couvrant. Pour planquer les cartes de géographie brunâtres qui me décorent le front, c'est insuffisant. Et la teinte la plus claire est encore trop foncée pour moi. Produit à recommander, donc, aux peaux qui n'ont pas trop de choses à cacher et qui trouveront leur bonheur dans la demi-douzaine de teintes de la gamme.

Breezy cheeks blush de Une: Un blush-crème recommandé par mmarie, testé hier après-midi et aussitôt adopté. Facile à appliquer avec les doigts, donc idéal pour emporter en voyage. Les couleurs subtiles donnent la bonne mine de la fille qui vient de courir un peu et à qui l'effort a fait monter le rose aux joues. Je suis fan du packaging qui s'ouvre comme un téléphone portable à clapet, et dont le couvercle est muni d'un miroir fort pratique. Lui, il va m'accompagner au Japon le mois prochain, c'est sûr! Comme ça, pour une fois, je ne ressemblerai pas à un flétan avarié sur mes photos de vacances.

Doigts de fée de Lush: Un beurre hydratant parfumé au citron, a priori destiné aux cuticules, mais que j'utilise essentiellement sur mes talons et mes coudes. Il sent super bon, il n'est presque pas gras et son pouvoir nourrissant me laisse baba (au point que j'en fait des rimes). Cela lui vaut un permis de séjour à durée indéterminée sur ma table de nuit. 9,95€ dans les boutiques de la marque.

vendredi 12 mars 2010

Qu'est-ce que j'peux faire, chépakoi faire

Ce matin en me réveillant, je me suis dit: "Chouette, ce soir c'est le week-end! Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire? Shopping, salon de thé, expo, ciné?".
Puis le statut Facebook de Chouchou m'a rappelé qu'après un an de week-ends merveilleusement libres, ses employeurs le jugeaient désormais assez autonome dans son nouveau travail pour lui confier la responsabilité du service un samedi de temps en temps.
Le dimanche étant traditionnellement consacré au ménage et autres corvées domestiques ou administratives (pour moi, ce sera remplissage de 2035 cette semaine), je me retrouve avec toute une journée libre à occuper en solo... et pas l'ombre du début d'une idée motivante.
A la limite, je pourrais me mettre en quête du blender que nous sommes censés acheter depuis plusieurs mois déjà, mais Mmmmh ne vend que du KitchenAid, je trouve Vanden Borre sinistre et il n'y a pas grand-chose d'autre en centre-ville. Je pense que ça va se terminer en commande sur Internet (j'ai vu un Kenwood sympa sur Pixmania), et que ça ne résoudra pas mon problème d'oisiveté weekendesque.
J'ai ouï dire par mmarie que le blush crème Une était super facile à poser et moins cher qu'en France chez Di; il se peut donc que je fasse une mini-descente "makeup à deux roubles" dans le centre-ville. Mais est-ce bien raisonnable alors que je dois déjà trier le contenu de ma gigantesque mallette Sephora dont je n'utilise pas la moitié du contenu?
...Au final, ce sera probablement une virée Filigranes et/ou Comptoir Florian, histoire de boire un thé en bouquinant au chaud - et de faire des économies en vue de notre voyage au Japon. Car dans un mois tout pile, nous serons à Tokyo, woohoo!

Trendy Workshop

Après le demi-succès de l'opération "robe sur mesure Style Shake", j'ai voulu tester le site Trendy Workshop qui propose de créer des pulls personnalisés en coton ou en cachemire. Et j'ai été complètement éblouie par le très grand choix de couleurs toutes plus sympas les unes que les autres (ce qui n'est pas le cas sur le site des 3 Suisses), ainsi que par les multiples possibilités de finitions.

Sur une base de cachemire gris chiné 2 fils, avec une forme près du corps, un col rond et des manches longues, j'ai ajouté des bords roulottés brique, des épaulettes et des coudières assorties, ainsi qu'un motif revolver sur le devant. Prix du modèle ainsi réalisé: dans les 150€ sans les frais de port, ce qui paraît tout à fait raisonnable si le pull s'avère de bonne qualité.

Par contre, l'usine se trouve en Chine, et elle ferme deux semaines pour le Nouvel An, si bien que la date de livraison actuellement proposée est le... 15 avril. Or, à ce moment-là, je serai au Japon. Et en rentrant, j'ose espérer que la température bruxelloise me permettra de me passer de cachemire. Ma commande risque donc d'être reportée à l'automne prochain... A moins que je me confectionne plutôt un pull en coton?

A noter: Trendy Workshop propose aussi des modèles hommes et enfants. Ca me paraît être une excellente idée de cadeau original!

jeudi 11 mars 2010

"Alice in Wonderland"

Comme Chouchou ne travaillait pas hier, je me suis dit qu'on pourrait aller au cinéma l'après-midi, histoire par exemple de voir "Up in the air" avant qu'il disparaisse de l'affiche. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il avait déjà disparu depuis belle lurette. La bonne nouvelle, c'est qu'il y avait beaucoup mieux: "Alice in Wonderland", dont la sortie en Belgique était programmée deux semaines plus tôt qu'en France. Woohooooo!

Tim Burton a pris le parti de ne pas réadapter littéralement l'histoire de Lewis Carroll, mais plutôt de lui donner une suite. Alice va avoir 20 ans; elle a tout oublié de ses aventures au pays des merveilles et vient juste d'être demandée en mariage par un aristocrate ennuyeux comme la pluie quand un lapin blanc l'attire vers un trou entre les racines d'un arbre. Dans un monde qui n'obéit pas aux mêmes règles que le sien, Alice retrouve ses vieux amis et découvre sa destinée: mettre un terme au règne de la terrifiante Reine de Coeur en tuant le Jabberwockie...

Le film démarre assez lentement. L'atterrissage d'Alice à Underland (qu'elle avait à tort surnommé Wonderland autrefois) marque le début d'une longue scène exploratoire clairement conçue pour exploiter les possibilités de la 3D, et j'ai craint alors que Tim Burton ait privilégié la technique au détriment de l'émotion. Fort heureusement, la suite m'a très vite détrompée. Mes souvenirs du pays des merveilles tel que représenté dans le dessin animé de mon enfance ont été effacés par un royaume glauque, dont le peuple opprimé n'a d'autre solution que de se réfugier dans la folie. L'atmosphère d'Underland est glaçante à souhait, et le palais de la Reine de Coeur un pur délire sadique même si j'ai adoré ses décors somptueux.

Quant à Alice, la jeune fille excentrique du début ne tarde pas à révéler un vrai tempérament de rebelle et une détermination d'acier. Jusqu'à la fin, elle regimbe à faire ce que l'on attend d'elle - mais le moment où elle choisit librement de se battre pour libérer ses amis est aussi celui où elle devient adulte. La bataille entre les camps rouge et blanc, sans atteindre l'héroïsme grandiose de celle des champs de Pelennor dans "Le retour du roi", vient dignement conclure un film que Lewis Carroll n'aurait pas renié. J'ai beaucoup, beaucoup aimé.