mercredi 31 mars 2010

3 jours de glande repos

J'ai beaucoup de mal à me remettre du Salon du Livre et du passage à l'heure d'été. Lundi matin, c'est la sonnerie de mon portable qui m'a tirée du lit à midi; mardi j'ai fait un tout petit peu mieux en me réveillant de moi-même vers 11h10; et ce matin j'ai dû m'arracher aux bras de Morphée avant 9h pour me rendre à ma séance de détrartrage annuelle. Je n'ai pas encore recommencé à bosser - ça, c'est prévu pour demain. Il me faut toujours un peu de temps pour digérer les grands événements.

Qu'ai-je donc fichu pendant ces trois derniers jours, à part déverser un litre de mon sang dans un crachoir et décréter que dentiste, c'était un métier de sadique? Et bien, je me suis fait bichonner. Par ma coiffeuse Lisa, adorable sosie de Sarah Jessica Parker qui m'a impitoyablement coupé toute une année de pousse de cheveux. Par ma copine Christine qui m'a préparé un délicieux gloubi-boulga à base de pâtes, de crème fraîche, de lardons et de champignons. Par mon primeur qui m'a choisi les plus belles clémentines de son étal, les fraises les plus parfumées et les meilleures pommes de terre pour une cuisson au four. Par Etre Exquis qui est venu goûter avec moi à la Théière - mais m'a lâchement abandonnée pour sortir s'en griller une quand la serveuse a commencé à nous raconter sa vie alors que j'aspirais juste à déguster en silence mon pain brioché beurré et pomme-confituré. Last but not least, par moi-même qui me suis fait un petit cadeau pour avoir plutôt bien assuré ce week-end: un collier Swarovski de la collection Alice in Wonderland.

J'ai également, en vrac:
- assisté avec une certaine stupéfaction à une averse de grêle qui, une demi-heure plus tard, avait cédé la place à un ciel radieux (décidément, y'a plus de saisons ma pov' dame)
- admiré, grâce à Skype, Attila vêtu de sa tenue de hockey flambant neuve et brandissant une crosse plus haute que lui
- fini "The Sartorialist", chouette recueil de photos tirées du blog éponyme qui prouvent bien que le style est une question d'attitude plutôt que de silhouette ou d'obéissance à la mode
- lu d'une traite pendant la pose de ma couleur "Tsubaki" d'Aki Shimazaki que j'ai trouvé intéressant mais qui ne m'a pas vraiment touchée
- lu de trois traites "Tous mes voeux" d'Anne Weber qui m'a beaucoup déçue
- dessiné la fontaine de la Halle aux Grains que j'aime d'amour en pestant de n'avoir pas ma boîte d'aquarelle avec moi
- déniché un pantalon en toile noir qui ne pèse pas plus de trois grammes et qui sera donc parfait pour le Japon, mais que j'ai dû acheter en 42 parce que, ben, je suis grosse en ce moment.

Demain, j'attaque une nouvelle traduction qui devrait m'amener tranquillement jusqu'à la fin du mois de mai et aux Imaginales. Après ça, j'aurai (déjà) épuisé mon crédit de déplacements fun prévus pour 2010. A moins que tombe la bonne nouvelle professionnelle que j'attends en croisant les doigts - et avec elle, le budget nécessaire pour une escapade en amoureux à l'automne.

Salon du Livre, une petite vidéo

...Dans laquelle je dis quelques phrases devant la caméra d'Editeur Préféré.
(La caméra me fait une tête de grenouille; je tiens à préciser que dans la vie réelle, je ne ressemble pas à un poisson-lune barbouillé de Russian Red. Enfin, pas autant.)

mardi 30 mars 2010

La trouvaille beauté de la semaine...

...et peut-être même du mois m'a été présentée jeudi dernier par la démonstratrice OPI du Sephora des Champs-Elysées.

Avouons-le, le truc le plus chiant quand on se met du vernis à ongles, c'est d'attendre que ça sèche sans toucher à rien pour ne pas pourrir sa manucure. Drip Dry résoud le problème : à l'aide de sa pipette, on fait couler une bonne goutte de produit sur l'ongle, et hop! Presque instanténement, le vernis est sec. Magique!

Evidemment, la magie n'est pas donnée: comptez pas loin de 20€ le petit flacon (en vente dans certains Sephora et chez Monoprix). Mavala commercialise un produit semblable presque deux fois moins cher, mais qu'il faut appliquer au pinceau par-dessus le vernis, d'où gain de temps moindre.

Hôtel Chalgrin



Comment concilier un goût pour les hôtels de charme avec un portefeuille en phase anorexique? Curieusement, en suivant les conseils dispensés par Dita Von Teese sur Twitter. Pour ces quelques jours à Paris, j'avais fait confiance à la belle effeuilleuse et réservé, au même prix qu'une chambre générique et un poil déprimante à proximité immédiate de la gare du Nord, trois nuits à l'Hôtel Chalgrin situé dans le 16ème arondissement. Verdict?

J'ai aimé:
- la déco un peu surannée et le joli bleu qui prédominait dans notre chambre
- le petit déjeuner avec - entre autres choses - jus de fruits pressés, mini-viennoiseries, Nutella et salade de fruits frais, pris dans une très belle salle à manger bourgeoise
- le wifi gratuit, même si je n'ai guère eu le temps d'en profiter
- la proximité du métro (ligne 1)
- le prix: 86€ pour une jolie chambre double, difficile de faire mieux à Paris

Je n'ai pas aimé:
- les kilomètres à faire depuis la gare du Nord ou vers la gare de Lyon
- l'absence d'ascenseur (mais heureusement, le gentil monsieur de l'accueil m'a monté ma valise à l'étage quand je suis arrivée)
- le matelas un peu dur à mon goût

Je recommande?
Oui, même si le must pour un week-end crapuleux à Paris reste l'Hôtel Amour... mais c'est beaucoup plus cher.

10 rue Chalgrin
75016 PARIS
Tel: 01 45 00 19 91
Métro Argentine (1)

lundi 29 mars 2010

Comment j'ai failli ne jamais rencontrer LKH

C'était pendant l'été 2001, je crois. Nous nagions en pleine folie "Buffy", série dont JC et moi avions convaincu Fleuve Noir de publier les romans en leur prédisant que ça allait cartonner. JC, pour qui je bossais à l'époque, me téléphone pour me proposer une nouvelle série avec une héroïne coriace et pleine de bagout qui exerce le métier de tueuse de vampires. "A l'origine, c'est une autre traductrice qui devait la faire, mais apparemment elle n'a pas accroché. Elle a traduit juste les 100 premiers feuillets, histoire de ne pas avoir à rembourser son avance, et elle a lâché l'affaire... mais elle a tellement traîné pour l'annoncer qu'il faudrait terminer le bouquin pour, disons, la semaine dernière. Tu serais partante?"

Il se trouve qu'à l'époque, je bossais comme une folle et qu'aucun défi ne me rebutait. J'ai dit oui, et cette série est rapidement devenue celle sur laquelle je m'éclatais le plus à cause de l'humour cynique de son héroïne. Malheureusement, elle ne s'est pas très bien vendue. L'éditeur a voulu l'arrêter après la publication du tome 8 au prétexte qu'elle n'était pas assez rentable. Confronté aux protestations véhémentes des fans, il a fini par accepter de sortir le tome 9. Puis plus rien pendant des années, à mon grand désespoir. Jusqu'à ce que, il y a deux ans presque tout rond, Editeur Préféré me soumette son idée de racheter les droits pour republier les 9 tomes déjà traduits et poursuivre la traduction des suivants.

J'ai repris du service avec enthousiasme. Et ce week-end, j'ai eu la chance, au bout de presque dix ans passés à être "sa voix en France" (comme elle me l'a si joliment dit), de rencontrer l'auteur de cette fameuse série.

Je craignais que son succès l'ait rendue arrogante et qu'elle se comporte un peu comme une diva. Que nenni. De son propre aveu aussi têtue que son héroïne, LKH est une féministe convaincue qui exhorte ses lectrices à ne pas attendre le Prince Charmant mais à se sauver toutes seules. Ce qui ne l'empêche pas d'être extrêmement professionnelle et de donner le maximum d'elle-même à chaque fan ou à chaque journaliste qu'elle rencontre. Tout au long des quatre jours où je l'ai côtoyée, malgré le décalage horaire, la fatigue des signatures enchaînées à un rythme d'enfer et le côté ultra-répétitif de certaines questions, elle a su se rendre disponible pour chacun des fans qui étaient venus la voir. Je crois qu'elle s'est mis pas mal de coeurs dans la poche pendant ce Salon du Livre... et le mien est dans le lot.

dimanche 28 mars 2010

Le Salon du Livre m'a tuer*



En l'espace de 36h, j'ai:
- visité une chouette petite entreprise située à l'autre bout de Paris (et réussi à me paumer royalement en rebroussant chemin vers le métro, de sorte que retrouver la station Hoche située à 5 mn à pied m'a pris une demi-heure)
- récupéré les Japan Rail Pass et les entrées pour le musée Ghibli en vue de nos prochaines vacances
- craqué pour 3 nouveaux vernis OPI dans des couleurs improbables (taupe, jade et bleu canard)
- déniché chez Igloo une nouvelle Kimi Doll pour ma collection
- enregistré une émission de télé pour Editeur Préféré avec LKH et un public de fans enthousiastes mais disciplinées qui m'ont chanté en choeur "Joyeux anniversaire"; émue tout plein j'étais
- agressé Luis Royo dans la rue en lui collant Régis dans les pattes et en lui expliquant très très vite en anglais le pourquoi du comment, alors que ce brave monsieur ne parle qu'espagnol
- dîné au Bistrot du Sommelier face à Luis Royo qui ne levait les yeux vers moi que pour me jeter des regards soupçonneux et légèrement inquiets
- quitté le Bistrot du Sommelier avant le dessert et couru (en métro) retrouver Chouchou à l'Hôtel Chalgrin
- bavé devant le artbook Alice publié par Editeur Préféré: il est subliiiiiiime
- aidé Chouchou à se trouver une chemise et un pull assorti chez Uniqlo (et embarqué au passage un T-shirt de leur collection limitée Alice)
- avalé un délicieux oyakodon au Higuma, l'oeil rivé sur mon téléphone portable tant j'avais la trouille d'arriver en retard au Salon
- assisté LKH pendant une heure et demie de dédicaces réalisées à un rythme d'abattage, avec des fans qui faisaient la queue depuis quatre heures pour certaines
- raté à peu près tous les gens que j'aurais souhaité voir, sauf Malena qui est venue me présenter son bébé juste à la fin de la séance de dédicace et Fraise des Bois qui m'a apporté en cadeau d'anniversaire un ravissant bracelet noir et rose de sa fabrication
- marché longtemps dans le vent et le froid pour gagner la galerie Arludik où avait lieu une expo très réussie de dessins de production d'Alice in Wonderland (obsédée, moi?)
- participé à une très chouette soirée organisée par Editeur Préféré pour récompenser la vaillance de ses troupes
- goûté des cerises de foie gras enrobées de chocolat noir - diabolique!
- renégocié mon planning pro des prochains mois dans l'idée de faire plaisir au plus de monde possible, mais chuuuut!
- écrit cet article alors qu'il est 3h du matin et que je devrais être en train de dormir...
Promis, je vous raconte tout ça en détail dès que je serai arrivée à Monpatelin!

*Non, ceci n'est pas une atroce faute d'orthographe.

vendredi 26 mars 2010

Ma bédé d'anniversaire

Non, mon alter ego comique ne fait pas de strip-tease pour prouver qu'elle est encore consommable malgré son âge canonique. Elle se réjouit juste d'une découverte inattendue autant qu'agréable dans la nouvelle bédé de Chouchou.

Salon du Livre, day 1

The bad: mon Thalys est arrivé hier à Paris sous une pluie battante; il y avait une queue de cent mètres de long pour les taxis et j'ai donc dû me cogner un trajet en métro avec deux changements et une valise bien lourde.

The good: l'hôtel Chalgrin, recommandé par Dita Von Teese, est effectivement charmant dans le genre vieillot et pas cher du tout (86€ la chambre double équipée du wifi); de plus le personnel y est souriant et serviable.

The good: le Sephora des Champs-Elysées venait de recevoir un tombereau de Book of Shadows Alice; j'en ai donc acheté une deuxième au cas où la commande passée la veille sur internet n'arriverait jamais. Non je ne suis pas parano, c'est déjà arrivé avec une commande de produits AC que je guettais déséspérément depuis des semaines, eux aussi. Sinon, le bon d'achat offert par Sephora pour mon anniv m'a permis d'emporter un mascara Inimitable de Chanel, woohoo!

The bad: une démonstratrice OPI m'a chopée à la sortie du magasin et proposé de me faire une manucure avec les vernis de la mini-collec Alice. Résultat: elle m'a enlevé le Noir Satin Chanel si soigneusement appliqué la veille pour me déborder partout sur le bout des doigts avec le fameux bleu pailleté. Grupf.

The good: le fameux bleu pailleté est vraiment somptueux.

The bad: en ressortant, j'ai essuyé la pire giboulée de ma vie. Avec des chaussures ouvertes au bout. Je me suis réfugiée chez Monoprix en me disant que j'allais en profiter pour m'acheter le Jade de la mini-collection Hong-Kong d'OPI: ils étaient en rupture de stock.

The good: Gap vend des jeans "curvy" qui font des fesses d'enfer et qui ne sont pas démentiellement chers.

The bad: ils restent moins confortables que les "boyfriend" d'Uniqlo (mais ces derniers sont en rupture de stock depuis des mois).

The good: le traditionnel Afternoon Tea au Virgin Café, d'autant plus bienvenu que j'avais sauté le repas de midi. Le retour à l'hôtel où Ando m'attendait, et où on s'est fait une séance maquillage + papotage.

The bad: les trains bondés de la ligne 1 quand nous avons voulu descendre Porte de Versailles. Nous avons dû en laisser passer trois avant de nous tasser tant bien que mal dans le quatrième.

The good: au Salon, j'ai pu bavarder avec plein de gens que j'aime bien et que je ne vois pas souvent. J'ai rencontré Stella Polaris que j'ai trouvée charmante, et... LKH, que je ne m'attendais pas à trouver là. Je lui ai servi d'interprète pendant deux heures. Je craignais qu'elle soit dans un trip diva, et en fait elle est absolument charmante, pas du tout blasée par rapport à l'adoration que lui vouent certains de ses fans. Nous avons longuement discuté de la façon dont elle s'assure que ses scènes de sexe soient crédibles. C'était aussi fun qu'inattendu ^^

The bad: du coup, je n'ai pas eu le temps de me rendre sur les stands des autres éditeurs pour lesquels je bosse ou ait bossé. Et il aurait vraiment fallu que je le fasse, pour les relancer au sujet de boulots futurs.

The good: la comptable d'Editeur Préféré, à qui je demandais une estimation des droits d'auteur excédentaires que j'allais toucher au titre de 2009, m'a annoncé un montant "au moins" deux fois et demi supérieur à ce sur quoi je comptais. Woohoo!

The bad: en fin de soirée, j'ai été prise de violents maux de ventre. Le Doliprane demeurant inefficace, j'ai testé un médoc qu'utilise Ando Résultat: de superbes coliques qui m'ont tenue réveillée toute la nuit. Top glamour.

The good: malgré tout, ce matin, je pète la forme. En route pour de nouvelles aventures!

"Les années douces"

Ce que j'aime chez beaucoup d'auteurs japonais contemporains, c'est la délicatesse toute nippone de leur écriture, cet art de raconter des choses banales en les imprégnant de sentiments si subtils que ce qui serait mortellement ennuyeux transposé dans un cadre européen devient sous leur plume un bijou de finesse.

Je connais peu d'auteurs français capables de captiver leurs lecteurs en décrivant des scènes du quotidien pendant lesquelles il ne se passe rien... Du moins, en surface: car leur véritable enjeu se trouve dans le coeur des protagonistes, qui ont bien trop de pudeur pour manifester des émotions pourtant violentes à l'occasion.

Ainsi "Les Années douces" de Hiromi Kawakami. Au comptoir du troquet où elle a l'habitude d'aller boire du saké le soir, une jeune femme retrouve un de ses anciens professeurs de japonais. Au fil de chapitres dont chacun pourrait presque être lu indépendamment, comme une nouvelle, l'auteur installe une intimité grandissante entre ces deux solitaires. C'est tout, et c'est largement assez pour que le lecteur tombe sous le charme.

Chacune des 280 pages de ce livre se savoure telle une pâtisserie légèrement parfumée au matcha - une gourmandise hélas quelque peu gâtée par une traduction que je soupçonne trop "près" de l'original pour bien couler en français. Les multiples changements de temps injustifiés au sein d'un même paragraphe (passé simple, présent, passé composé, imparfait, de nouveau présent alors que l'on reste dans la même continuité d'action) sont particulièrement pénibles. C'est pour des oeuvres comme celle-là que je regrette amèrement de ne pas pouvoir lire le japonais dans le texte.

jeudi 25 mars 2010

Spring jacket(s)

Entre le chiffre stratosphérique qu'affiche ma balance et le solde abyssal inscrit au bas de mes relevés de compte (alors qu'un corps maigre et un portefeuille dodu m'arrangeraient tellement mieux!), ça fait des mois que je n'achète pratiquement plus de fringues. La bonne nouvelle, c'est que ça ne me manque pas tant que ça. La mauvaise, c'est qu'il y a quand même des circonstances qui exigent d'affronter l'épreuve de la cabine d'essayage. Par exemple, avoir besoin d'un deuxième jean dans lequel on puisse s'asseoir et respirer EN MEME TEMPS, ou d'une veste de mi-saison qu'on réussisse à fermer sans risque d'éborgner un malheureux passant avec un bouton jaillissant à mach 3 sous l'effet de la pression.

C'est ainsi qu'hier après-midi, après avoir vainement écumé les rayons de Promod et de Mango, je suis entrée sans conviction dans le H&M du bout de la Rue Neuve. "-10€ sur toutes les vestes jusqu'au 24 mars!" clamaient de grandes affiches en français et en flamoutchi. J'étais en train de grogner intérieurement: "Encore faudrait-il qu'il y en ait une qui me plaise et qui m'aille!" quand mon regard s'est posé sur une petite chose à faux brandebourgs dont la longueur me paraissait idéale pour donner un semblant de dynamisme à ma silhouette de matriochka. Blanc, pas question. Gris ou noir? Voyons... J'ai essayé les deux. La grise faisait décontracté et irait bien par-dessus un T-shirt et un jean; la noire décalerait agréablement une robe un peu habillée. Alors, gris ou noir?

...Combien elle coûte cette veste? 29,90€ avant la réduc? Bon, ben...


mercredi 24 mars 2010

Such a perfect day

Ce matin j'ai été réveillée par le soleil. Il fait si doux qu'en me levant, j'ai ouvert la fenêtre de ma chambre. Je ne porte qu'un caraco, et je ne l'ai toujours pas refermée. Par l'entrebâillement, j'entends chanter les oiseaux. Cette fois c'est sûr: le printemps est là!

Je viens de commander sur le site de Sephora le fameux Book of Shadows Alice, et pendant que j'y étais, la mini-collection des quatre vernis OPI (une super idée de la marque, car je n'aurais jamais terminé un gros flacon des deux qui sont pleins de paillettes). Ce qui ne m'empêchera pas de passer ce week-end au magasin des Champs-Elysées pour quelques autres bricoles :-)

Hier soir, j'ai terminé la trad sur laquelle je bossais depuis le début du mois bien; du coup, j'ai toute la journée pour achever mes préparatifs avant de partir à Paris demain matin. Je vais finir ma valise, puis sortir faire un petit tour en ville histoire de profiter du beau temps.

Ce Salon du Livre s'annonce fatigant mais grandiose. Mon anniversaire risque de passer un peu à l'as dans le tourbillon de la venue de LKH - tant pis. J'espère qu'elle ne sera pas trop crevée par le décalage horaire et son planning de folie, et qu'on accrochera bien toutes les deux. Je suis à la fois nerveuse et excitée à l'idée de lui servir d'interprète devant un public nombreux.

Après ça, il y aura une (petite) semaine au calme à Monpatelin, et très vite, ce sera le départ pour Tokyo. J'essaie de rester zen, mais en vérité, je trépigne d'impatience. Quand on attend quelque chose à ce point, quand on le prépare et qu'on en rêve depuis deux ans et demi, on court toujours le risque d'être déçu. Pourtant je commence à bien connaître la ville, et je sais que Chouchou est un compagnon de voyage idéal - toujours partant pour tout essayer. J'espère juste que la météo sera avec nous, et que le temps ne sera ni trop froid ni trop pluvieux. Non parce que ça, j'ai déjà donné cet hiver à Bruxelles.

mardi 23 mars 2010

"Hokkaido highway blues"


D'origine canadienne, Will Ferguson vit et enseigne depuis plusieurs années sur une petite île du Japon. Un soir d'ébriété, il lance le projet fou de suivre le front de floraison des cerisiers qui, chaque année au mois de mars, balaie le pays du sud au nord - un événement si important dans la culture japonaise que des bulletins d'information spéciaux lui sont consacrés tous les soirs à cette période. Et pour parfaire son expérience, il ne le fera ni en voiture ni en train, mais en autostop.

"Hokkaido Highway Blues" n'est pas un roman, mais un récit autobiographique dont l'auteur a su merveilleusement capter la beauté et les contradictions internes du Japon. Le regard qu'il porte sur ce pays et sur ses habitants est à la fois affectueux, lucide et plein d'ironie mordante. En plus d'être très instructif et extrêmement bien écrit, son livre est l'un des plus drôles qui me soit jamais passé entre les mains. Prenez par exemple ce petit passage, où Will Ferguson explique qu'il lui arrive de confondre certains mots japonais:

"Une autre paire qui me pose problème, c'est "humain" (ningen) et "carotte" (ninjin). Une fois, cela m'a valu de nombreux regards interloqués lors d'un discours que j'ai fait à Tokyo sur les mérites de l'internationalisation, et durant lequel j'ai déclaré avec fougue:
- Je suis une carotte. Vous êtes des carottes. Nous sommes tous des carottes. Et tant que nous n'oublierons pas notre carottitude commune, tout ira bien."

Une lecture indispensable pour quiconque aime le Japon et/ou les récits de voyage. Merci à Miss Sunalee de me l'avoir recommandée!

"Hokkaido highway blues" n'est à ma connaissance disponible qu'en anglais. Si un éditeur décidait de traduire en français ce bouquin absolument génial, je serais ravie de m'en charger pour lui... moyennant de quoi financer mon propre road trip à travers le Japon ^^

lundi 22 mars 2010

Le résultat du concours



PS:
J'ai oublié de le préciser dans la vidéo, mais bien sûr je ne publierai pas le commentaire contenant les coordonnées de la gagnante!

PPS: Pour celles qui n'ont pas gagné et qui seront à Paris vendredi soir, vous pouvez toujours participer au concours organisé en ce moment par le forum ABFA, grâce auquel huit fans tirés au sort auront la chance de rencontrer LKH en privé. Inscriptions ici jusqu'à jeudi midi.

Le Kabuki

Non, je ne vais pas vous parler aujourd'hui de "la forme épique du théâtre japonais traditionnel", mais d'un restaurant bruxellois qui lui a emprunté son nom. Samedi soir, Chouchou et moi étions dans le centre-ville à l'heure du dîner. Nous voulions manger assez rapidement, sans trop nous ruiner, et nous avions envie de cuisine japonaise. C'est ainsi que nous avons décidé de tester le Kabuki.

Au premier abord, ce restaurant immense peut surprendre par sa disposition toute en longueur. En entrant, on est accueilli par un long bar à sushis où les petites assiettées colorées sont présentées sur un tapis roulant - ou plus exactement, sur un petit train dont les rails font le tour du comptoir. Sur le côté, quelques tables "normales". Dans le fond, de nombreuses autres tables munies d'une plaque chauffante intégrée, avec une station pour un cuisinier d'un côté et des places disposées en éventail autour pour les convives. Chouchou a trouvé que niveau décor et ambiance, ça faisait très "restaurant d'hôtel pour gaijin", et il n'a pas tort. Le Kabuki ne respire pas l'authenticité des petites gargottes nippones, mais qu'importe? Le menu est assez varié pour que les réfractaires au poisson cru puissent quand même manger à satiété. Nous avons été servis rapidement, et pour deux plats (un tempura soba très honorable pour moi, un katsudon pour Chouchou), accompagnés de deux boissons non alcoolisées et d'une assiette de maki à l'avocat, notre addition s'est montée à moins de 32€. C'est sûr, nous reviendrons.

Le Kabuki
Rue du marché aux poulets 32
1000 BRUXELLES
Tel: 02 218 86 96

dimanche 21 mars 2010

Les bottes de la Princesse au Petit Pied



(...Enfin, Petit Pied, c'est vite dit: la demoiselle chausse quand même du 39! Autant dire que ses bottes détonnent quelque peu parmi mes minuscules babies pointure 35!)

Il a fait un temps splendide toute la semaine à Bruxelles. Je me suis dit: "Chouette, le printemps est là!". Du coup, bien sûr, il a plu presque tout le week-end. Hier matin, j'ai pris la saucée en me rendant à mon cours de yoga - ça m'apprendra à me lever à 8h50 un samedi pour aller faire du sport, non mais quelle idée! Après ça, j'étais tellement crevée que j'ai comaté la moitié de l'après-midi pendant que Chouchou se chargeait vaillamment des courses hebdomadaires. Nous nous sommes bien rattrapés en fin de journée avec une micro-séance de shopping (quelques fournitures de dessin chez Schleiper, du thé en sachets organique Clearwater chez Mmmmh pour emporter à Tokyo le mois prochain), un très bon resto japonais et un chouette film au cinéma dans la foulée.

Mais aujourd'hui, nous n'avions pas prévu de sortir; c'était journée ménage et dessin. Pendant que Chouchou poursuivait le récit de mes aventures dans la cabine d'essayage d'un magasin de lingerie, je préparais le croquis au crayon des jolies bottes que la Princesse m'a confiées il y a deux semaines. Celui que vous voyez ci-dessus n'est pas le croquis définitif: depuis, j'ai affiné la tige de la botte de gauche et rééquilibré la courbe du dessous de la semelle, dont la partie avant était trop importante. Le côté droit sera réservé à un titre calligraphié. Pour l'instant, je pense à quelque chose comme: THESE BOOTS ARE NOT MADE FOR WALKING.

N'oubliez pas...

...De laisser un commentaire ici, avant ce soir minuit, pour gagner peut-être un exemplaire dédicacé du dernier tome de Série Préférée!

"L'arnacoeur"

J'ai deux problèmes avec les comédies romantiques. Le premier, c'est qu'elles partent souvent d'une situation improbable. Par exemple: un séducteur professionnel en difficulté financière se voit contraint d'accepter une mission qui lui répugne, à savoir faire rompre un couple parfaitement heureux. Le second, c'est qu'on sait d'avance comment elles vont se terminer: après avoir triomphé de tous les quiproquos et les obstacles, le héros et l'héroïne finiront par se tomber dans les bras, même s'ils sont si mal assortis que dans la vraie vie, ils s'étriperaient au bout de trois mois.

Mais si on parvient à accepter ces deux postulats irritants au possible, il y a, parfois, moyen de s'amuser quand même pour peu que le film soit bien ficelé. Et je n'aurais pas parié deux kopeks là-dessus, mais bien ficelé, "L'arnacoeur" l'est effectivement. Pas de temps morts, pas de gags répétitifs, presque pas de vulgarité (si l'on excepte une des premières répliques d'Héléna Noguera), mais de l'humour qui fait mouche, des comédiens qui semblent prendre du plaisir à faire leur boulot, des chaussures de folaïe aux pieds de Vanessa Paradis et une très chouette reprise de la scène finale de "Dirty Dancing". Je dis bravo.

samedi 20 mars 2010

Où Dumbo se trouve un nouveau passe-temps

Entre Dumbo et nous, tout avait pourtant bien commencé.
Quand nous avons emménagé dans notre nouvel appartement, il a gentiment accepté de nous donner accès à son wifi en attendant que Belgacom se décide à installer le nôtre (ce qui a pris plusieurs mois).
Quand il a décidé d'apprendre à jouer de la guitare, Chouchou et moi nous sommes payé plusieurs gros fou-rires à l'écouter massacrer quelques classiques du genre.
Quand il s'est enfermé hors de chez lui, je l'ai aidé à tenter de forcer sa porte. Sans succès, certes, mais c'est l'intention qui compte. En attendant que sa mère arrive avec une deuxième clé, je lui ai fait la conversation chez nous et offert un jus de fruit. Il m'a dit qu'il avait eu un chat dans sa Slovénie natale, et j'ai pensé qu'on pourrait peut-être lui confier le soin de veiller sur Scarlett et Copernique durant nos absences de courte durée.

Et puis en décembre, le week-end où ont commencé les vacances de Noël, Dumbo a invité tous ses potes à faire la teuf dans son duplex. Une bande d'ados bourrés et stoned, ça fait un raffut de tous les diables, surtout dans un vieil immeuble où les bruits résonnent. Chouchou voulait appeler la police pour y mettre un terme. J'ai joué les conciliatrices: "C'est la première fois que ça arrive, et puis on a été jeunes nous aussi. Ca nous est arrivé de faire du bruit, et on a été bien contents que les voisins ne nous envoient pas les flics, non?"
Vers quatre heures du matin, alors que le vacarme ne faisait pas mine de se calmer et que je ne parvenais pas à fermer l'oeil, j'ai commencé à regretter mon indulgence. Vers huit heures du matin, quand Dumbo & Cie ont descendu leurs poubelles de bouteilles vides en hurlant, j'étais limite prête à réclamer leur expulsion vers leur pays natal.
Quand j'ai croisé Dumbo dans l'escalier quelques jours plus tard, il s'est excusé pour le bruit. Entre-temps ma colère était retombée, et je lui ai juste dit: "S'il y a une prochaine fois, ce serait sympa de nous prévenir à l'avance."
En vertu de quoi, mi-janvier, Dumbo est venu m'informer que le samedi soir suivant, il fêterait son anniversaire. Argh. Mais bon, me suis-je dit, au moins, on aura la paix pendant les onze mois suivants.
Que nenni. Mi-février, le soir où je suis rentrée de Monpatelin et où, mon avion ayant du retard, je suis arrivée à l'appartement vers deux heures et demie du matin, les murs de l'immeuble vibraient sous l'effet des basses qui s'échappaient du dernier étage.
Trois fois en moins de deux mois, ça commençait à bien faire. "La prochaine fois, j'appelle la police direct!" a menacé Chouchou. J'ai suggéré une solution plus diplomatique: aller voir la proprio et lui demander d'en toucher deux mots à Maman Dumbo afin qu'elle mette un terme aux ardeurs musico-biéro-jointesques de son rejeton.
Lundi, la proprio est passée me voir pour me demander si son avertissement avait porté ses fruits. J'ai répondu qu'en tout cas, il n'y avait plus eu de bordel depuis un mois. Satisfaites, nous avons considéré l'affaire comme classée.

Et puis jeudi soir, lorsque Chouchou et moi sommes allés nous coucher vers minuit et demie, un bruit étrange, sorte de grincement rythmique et persistant, s'est fait entendre dans un coin du plafond de notre chambre. Un peu interloqués, nous nous sommes interrogés sur sa provenance. Mais au bout de quelques minutes, le bruit s'est tu.
J'avais à peine lu quatre pages supplémentaires de mon bouquin quand le grincement a repris. Beaucoup plus fort, cette fois. "Mais... il est en train de s'envoyer en l'air!" s'est exclamé Chouchou. Hypothèse rapidement confirmée comme des chocs répétés, semblables à ceux que produit une tête de lit en heurtant un mur, venaient s'ajouter au grincement initial. Dumbo remettait ça avec toute la fougue de ses... quoi, 17, 18, 19 ans?
Il ne lui avait pas fallu cinq minutes pour récupérer.
Sale jeune, va.

vendredi 19 mars 2010

8 librairies bruxelloises

Niveau shopping, j'ai eu du mal à trouver mes repères à Bruxelles. Pas de grand magasin digne de ce nom, pas de Sephora, d'André ou de Muji... Mais il est une catégorie de commerces pour laquelle la capitale belge enfonce toutes les autres villes que j'ai eu l'occasion de visiter. Jamais encore je n'avais connu une telle concentration de librairies indépendantes aussi remarquables par leur décoration que par la variété ou la spécificité des ouvrages qu'elles proposent. Petit tour d'horizon...

Brüsel: parmi toutes les librairies bruxelloises spécialisées dans la bédé, c'est la seule que je fréquente assidûment. Parce qu'elle est hyper bien située (juste à côté de la Bourse), parce qu'elle ouvre le dimanche, parce qu'elle organise souvent des dédicaces et possède un rayon bédé étrangère intéressant. Dommage que les prix pratiqués sur les ouvrages en langue anglaise soient souvent prohibitifs. C'est un des premiers endroits que j'ai fréquentés à Bruxelles, et c'est là que j'ai trouvé Régis il y a un peu plus de trois ans.

Cook & Book: mon endroit préféré à Bruxelles, et peut-être ma librairie favorite au monde (et croyez-moi, j'en ai écumé un paquet!). Il fait bon se balader dans ses neuf espaces spécialisés, décorés chacun en accord avec leur thème. J'avoue une affection particulière pour la pièce consacrée aux livres d'art, qui offre un très grand choix d'ouvrages pointus, et pour celle dédiée à la littérature anglo-saxonne avec ses beaux canapés en cuir rouge. Mais comme son nom l'indique, Cook & Book, c'est aussi un restaurant. On peut y dîner au milieu des livres tous les soirs de la semaine, et savourer le dimanche midi un des meilleurs brunches de Bruxelles pour une somme si dérisoire qu'elle ferait pleurer un Parisien. Seul regret, cet endroit magnifique est un peu excentré... mais il vaut bien le déplacement. La photo qui illustre ce post a été prise là-bas, dans l'espace littérature générale.

Filigranes: une des plus grandes librairies du monde, ouverte 365 jours par an. J'aime son rayon presse bien fourni et son café intérieur qui permet de lire tranquillement en savourant un thé ou une orange pressée avec une part de délicieux gâteau. C'est un endroit où Chouchou et moi échouons souvent le dimanche après-midi quand nous n'avons rien d'autre à faire. Les vendeurs sont jeunes, sympas et connaissent très bien leur rayon.

L'Anticyclone des Açores: librairie spécialisée dans les voyages, installée dans un très beau local ancien avec parquet qui craque sous les pieds et plafond à 4 mètres de hauteur. Incroyable variété de cartes et de guides en trois langues.

Peinture fraîche: cette petite librairie située dans le quartier bobo du Bailly n'est ouverte que du jeudi au samedi. Mais on y trouve un choix époustouflant de livres d'art, d'artisanat et d'architecture, soigneusement recouverts de plastique pour en protéger la couverture - une attention que j'apprécie énormément en tant que cliente. Et les prix pratiqués sur les ouvrages étrangers sont franchement raisonnables. En prenant le temps de fouiller dans les rayons, j'y ai fait beaucoup de belles découvertes au fil de mes visites.

Sterling Books: librairie anglaise que, personnellement, je préfère au Waterstone installé quelques centaines de mètres plus loin. L'atmosphère y est plus intime, et je raffole des carnets, bloc-notes, cartes postales, magnets et autres bricoles en vente à côté des bouquins. Et puis Sterling Books produit ses propres marque-pages gratuits et tous plus beaux les uns que les autres. J'ai, bien entendu, un faible pour ceux de la série des créatures fantastiques.

Täschen: encore du livre d'art, mais à des prix défiant toute concurrence... aux deux extrémités de l'échelle! Dans un espace grand et clair, à la décoration signée Philippe Starck, on peut trouver aussi bien des éditions limitées à plusieurs centaines d'euros que de sublimes (et énooormes) recueils de photos coûtant à peine le prix de trois Happy Meals. J'apprécie le canapé en cuir et la table basse qui permettent de feuilleter confortablement ces mastodontes.

Tropismes: la librairie principale mérite le coup d'oeil pour son local à l'ancienne absolument grandiose. Mais j'aime surtout son annexe située un peu plus loin dans les Galeries Royales et baptisée L'Appartement. C'est là que l'on trouve la littérature jeunesse et, tout en haut après avoir grimpé moult escaliers en colimaçon, un adorable espace très bien fourni en bande dessinée. Accessoirement, c'est là que Pénélope Bagieu dédicace lorsqu'elle est de passage à Bruxelles.

Une prochaine fois, je vous donnerai mes bonnes adresses où acheter autre chose que des bouquins (des chaussures ou de maquillage, par exemple!).

mercredi 17 mars 2010

Un petit concours, ça vous dit?

Je viens d'avoir une idée. Puisqu'un certain nombre de mes lectrices semblent être fans de Série Préférée, que le tome 11 vient juste de sortir et que je vais passer pas mal de temps avec l'auteur au Salon du Livre, j'ai pensé que je pourrais faire gagner à l'une d'entre vous un de mes exemplaires de traducteur dédicacé à son nom!

Ca vous tente? Laissez-moi un commentaire en me disant comment vous avez connu "Le rose et le noir". Vous avez jusqu'à dimanche minuit. Lundi, je sélectionnerai une gagnante par une méthode aléatoire restant encore à déterminer, et je la contacterai dans la foulée pour qu'elle me donne son prénom et les coordonnées où je devrai envoyer son exemplaire dédicacé après le Salon. Bonne chance!

PS: Les garçons peuvent jouer aussi, of course; c'est juste que je ne connais que des filles parmi les fans de Série Préférée...