mardi 23 mars 2010

"Hokkaido highway blues"


D'origine canadienne, Will Ferguson vit et enseigne depuis plusieurs années sur une petite île du Japon. Un soir d'ébriété, il lance le projet fou de suivre le front de floraison des cerisiers qui, chaque année au mois de mars, balaie le pays du sud au nord - un événement si important dans la culture japonaise que des bulletins d'information spéciaux lui sont consacrés tous les soirs à cette période. Et pour parfaire son expérience, il ne le fera ni en voiture ni en train, mais en autostop.

"Hokkaido Highway Blues" n'est pas un roman, mais un récit autobiographique dont l'auteur a su merveilleusement capter la beauté et les contradictions internes du Japon. Le regard qu'il porte sur ce pays et sur ses habitants est à la fois affectueux, lucide et plein d'ironie mordante. En plus d'être très instructif et extrêmement bien écrit, son livre est l'un des plus drôles qui me soit jamais passé entre les mains. Prenez par exemple ce petit passage, où Will Ferguson explique qu'il lui arrive de confondre certains mots japonais:

"Une autre paire qui me pose problème, c'est "humain" (ningen) et "carotte" (ninjin). Une fois, cela m'a valu de nombreux regards interloqués lors d'un discours que j'ai fait à Tokyo sur les mérites de l'internationalisation, et durant lequel j'ai déclaré avec fougue:
- Je suis une carotte. Vous êtes des carottes. Nous sommes tous des carottes. Et tant que nous n'oublierons pas notre carottitude commune, tout ira bien."

Une lecture indispensable pour quiconque aime le Japon et/ou les récits de voyage. Merci à Miss Sunalee de me l'avoir recommandée!

"Hokkaido highway blues" n'est à ma connaissance disponible qu'en anglais. Si un éditeur décidait de traduire en français ce bouquin absolument génial, je serais ravie de m'en charger pour lui... moyennant de quoi financer mon propre road trip à travers le Japon ^^

lundi 22 mars 2010

Le résultat du concours



PS:
J'ai oublié de le préciser dans la vidéo, mais bien sûr je ne publierai pas le commentaire contenant les coordonnées de la gagnante!

PPS: Pour celles qui n'ont pas gagné et qui seront à Paris vendredi soir, vous pouvez toujours participer au concours organisé en ce moment par le forum ABFA, grâce auquel huit fans tirés au sort auront la chance de rencontrer LKH en privé. Inscriptions ici jusqu'à jeudi midi.

Le Kabuki

Non, je ne vais pas vous parler aujourd'hui de "la forme épique du théâtre japonais traditionnel", mais d'un restaurant bruxellois qui lui a emprunté son nom. Samedi soir, Chouchou et moi étions dans le centre-ville à l'heure du dîner. Nous voulions manger assez rapidement, sans trop nous ruiner, et nous avions envie de cuisine japonaise. C'est ainsi que nous avons décidé de tester le Kabuki.

Au premier abord, ce restaurant immense peut surprendre par sa disposition toute en longueur. En entrant, on est accueilli par un long bar à sushis où les petites assiettées colorées sont présentées sur un tapis roulant - ou plus exactement, sur un petit train dont les rails font le tour du comptoir. Sur le côté, quelques tables "normales". Dans le fond, de nombreuses autres tables munies d'une plaque chauffante intégrée, avec une station pour un cuisinier d'un côté et des places disposées en éventail autour pour les convives. Chouchou a trouvé que niveau décor et ambiance, ça faisait très "restaurant d'hôtel pour gaijin", et il n'a pas tort. Le Kabuki ne respire pas l'authenticité des petites gargottes nippones, mais qu'importe? Le menu est assez varié pour que les réfractaires au poisson cru puissent quand même manger à satiété. Nous avons été servis rapidement, et pour deux plats (un tempura soba très honorable pour moi, un katsudon pour Chouchou), accompagnés de deux boissons non alcoolisées et d'une assiette de maki à l'avocat, notre addition s'est montée à moins de 32€. C'est sûr, nous reviendrons.

Le Kabuki
Rue du marché aux poulets 32
1000 BRUXELLES
Tel: 02 218 86 96

dimanche 21 mars 2010

Les bottes de la Princesse au Petit Pied



(...Enfin, Petit Pied, c'est vite dit: la demoiselle chausse quand même du 39! Autant dire que ses bottes détonnent quelque peu parmi mes minuscules babies pointure 35!)

Il a fait un temps splendide toute la semaine à Bruxelles. Je me suis dit: "Chouette, le printemps est là!". Du coup, bien sûr, il a plu presque tout le week-end. Hier matin, j'ai pris la saucée en me rendant à mon cours de yoga - ça m'apprendra à me lever à 8h50 un samedi pour aller faire du sport, non mais quelle idée! Après ça, j'étais tellement crevée que j'ai comaté la moitié de l'après-midi pendant que Chouchou se chargeait vaillamment des courses hebdomadaires. Nous nous sommes bien rattrapés en fin de journée avec une micro-séance de shopping (quelques fournitures de dessin chez Schleiper, du thé en sachets organique Clearwater chez Mmmmh pour emporter à Tokyo le mois prochain), un très bon resto japonais et un chouette film au cinéma dans la foulée.

Mais aujourd'hui, nous n'avions pas prévu de sortir; c'était journée ménage et dessin. Pendant que Chouchou poursuivait le récit de mes aventures dans la cabine d'essayage d'un magasin de lingerie, je préparais le croquis au crayon des jolies bottes que la Princesse m'a confiées il y a deux semaines. Celui que vous voyez ci-dessus n'est pas le croquis définitif: depuis, j'ai affiné la tige de la botte de gauche et rééquilibré la courbe du dessous de la semelle, dont la partie avant était trop importante. Le côté droit sera réservé à un titre calligraphié. Pour l'instant, je pense à quelque chose comme: THESE BOOTS ARE NOT MADE FOR WALKING.

N'oubliez pas...

...De laisser un commentaire ici, avant ce soir minuit, pour gagner peut-être un exemplaire dédicacé du dernier tome de Série Préférée!

"L'arnacoeur"

J'ai deux problèmes avec les comédies romantiques. Le premier, c'est qu'elles partent souvent d'une situation improbable. Par exemple: un séducteur professionnel en difficulté financière se voit contraint d'accepter une mission qui lui répugne, à savoir faire rompre un couple parfaitement heureux. Le second, c'est qu'on sait d'avance comment elles vont se terminer: après avoir triomphé de tous les quiproquos et les obstacles, le héros et l'héroïne finiront par se tomber dans les bras, même s'ils sont si mal assortis que dans la vraie vie, ils s'étriperaient au bout de trois mois.

Mais si on parvient à accepter ces deux postulats irritants au possible, il y a, parfois, moyen de s'amuser quand même pour peu que le film soit bien ficelé. Et je n'aurais pas parié deux kopeks là-dessus, mais bien ficelé, "L'arnacoeur" l'est effectivement. Pas de temps morts, pas de gags répétitifs, presque pas de vulgarité (si l'on excepte une des premières répliques d'Héléna Noguera), mais de l'humour qui fait mouche, des comédiens qui semblent prendre du plaisir à faire leur boulot, des chaussures de folaïe aux pieds de Vanessa Paradis et une très chouette reprise de la scène finale de "Dirty Dancing". Je dis bravo.

samedi 20 mars 2010

Où Dumbo se trouve un nouveau passe-temps

Entre Dumbo et nous, tout avait pourtant bien commencé.
Quand nous avons emménagé dans notre nouvel appartement, il a gentiment accepté de nous donner accès à son wifi en attendant que Belgacom se décide à installer le nôtre (ce qui a pris plusieurs mois).
Quand il a décidé d'apprendre à jouer de la guitare, Chouchou et moi nous sommes payé plusieurs gros fou-rires à l'écouter massacrer quelques classiques du genre.
Quand il s'est enfermé hors de chez lui, je l'ai aidé à tenter de forcer sa porte. Sans succès, certes, mais c'est l'intention qui compte. En attendant que sa mère arrive avec une deuxième clé, je lui ai fait la conversation chez nous et offert un jus de fruit. Il m'a dit qu'il avait eu un chat dans sa Slovénie natale, et j'ai pensé qu'on pourrait peut-être lui confier le soin de veiller sur Scarlett et Copernique durant nos absences de courte durée.

Et puis en décembre, le week-end où ont commencé les vacances de Noël, Dumbo a invité tous ses potes à faire la teuf dans son duplex. Une bande d'ados bourrés et stoned, ça fait un raffut de tous les diables, surtout dans un vieil immeuble où les bruits résonnent. Chouchou voulait appeler la police pour y mettre un terme. J'ai joué les conciliatrices: "C'est la première fois que ça arrive, et puis on a été jeunes nous aussi. Ca nous est arrivé de faire du bruit, et on a été bien contents que les voisins ne nous envoient pas les flics, non?"
Vers quatre heures du matin, alors que le vacarme ne faisait pas mine de se calmer et que je ne parvenais pas à fermer l'oeil, j'ai commencé à regretter mon indulgence. Vers huit heures du matin, quand Dumbo & Cie ont descendu leurs poubelles de bouteilles vides en hurlant, j'étais limite prête à réclamer leur expulsion vers leur pays natal.
Quand j'ai croisé Dumbo dans l'escalier quelques jours plus tard, il s'est excusé pour le bruit. Entre-temps ma colère était retombée, et je lui ai juste dit: "S'il y a une prochaine fois, ce serait sympa de nous prévenir à l'avance."
En vertu de quoi, mi-janvier, Dumbo est venu m'informer que le samedi soir suivant, il fêterait son anniversaire. Argh. Mais bon, me suis-je dit, au moins, on aura la paix pendant les onze mois suivants.
Que nenni. Mi-février, le soir où je suis rentrée de Monpatelin et où, mon avion ayant du retard, je suis arrivée à l'appartement vers deux heures et demie du matin, les murs de l'immeuble vibraient sous l'effet des basses qui s'échappaient du dernier étage.
Trois fois en moins de deux mois, ça commençait à bien faire. "La prochaine fois, j'appelle la police direct!" a menacé Chouchou. J'ai suggéré une solution plus diplomatique: aller voir la proprio et lui demander d'en toucher deux mots à Maman Dumbo afin qu'elle mette un terme aux ardeurs musico-biéro-jointesques de son rejeton.
Lundi, la proprio est passée me voir pour me demander si son avertissement avait porté ses fruits. J'ai répondu qu'en tout cas, il n'y avait plus eu de bordel depuis un mois. Satisfaites, nous avons considéré l'affaire comme classée.

Et puis jeudi soir, lorsque Chouchou et moi sommes allés nous coucher vers minuit et demie, un bruit étrange, sorte de grincement rythmique et persistant, s'est fait entendre dans un coin du plafond de notre chambre. Un peu interloqués, nous nous sommes interrogés sur sa provenance. Mais au bout de quelques minutes, le bruit s'est tu.
J'avais à peine lu quatre pages supplémentaires de mon bouquin quand le grincement a repris. Beaucoup plus fort, cette fois. "Mais... il est en train de s'envoyer en l'air!" s'est exclamé Chouchou. Hypothèse rapidement confirmée comme des chocs répétés, semblables à ceux que produit une tête de lit en heurtant un mur, venaient s'ajouter au grincement initial. Dumbo remettait ça avec toute la fougue de ses... quoi, 17, 18, 19 ans?
Il ne lui avait pas fallu cinq minutes pour récupérer.
Sale jeune, va.

vendredi 19 mars 2010

8 librairies bruxelloises

Niveau shopping, j'ai eu du mal à trouver mes repères à Bruxelles. Pas de grand magasin digne de ce nom, pas de Sephora, d'André ou de Muji... Mais il est une catégorie de commerces pour laquelle la capitale belge enfonce toutes les autres villes que j'ai eu l'occasion de visiter. Jamais encore je n'avais connu une telle concentration de librairies indépendantes aussi remarquables par leur décoration que par la variété ou la spécificité des ouvrages qu'elles proposent. Petit tour d'horizon...

Brüsel: parmi toutes les librairies bruxelloises spécialisées dans la bédé, c'est la seule que je fréquente assidûment. Parce qu'elle est hyper bien située (juste à côté de la Bourse), parce qu'elle ouvre le dimanche, parce qu'elle organise souvent des dédicaces et possède un rayon bédé étrangère intéressant. Dommage que les prix pratiqués sur les ouvrages en langue anglaise soient souvent prohibitifs. C'est un des premiers endroits que j'ai fréquentés à Bruxelles, et c'est là que j'ai trouvé Régis il y a un peu plus de trois ans.

Cook & Book: mon endroit préféré à Bruxelles, et peut-être ma librairie favorite au monde (et croyez-moi, j'en ai écumé un paquet!). Il fait bon se balader dans ses neuf espaces spécialisés, décorés chacun en accord avec leur thème. J'avoue une affection particulière pour la pièce consacrée aux livres d'art, qui offre un très grand choix d'ouvrages pointus, et pour celle dédiée à la littérature anglo-saxonne avec ses beaux canapés en cuir rouge. Mais comme son nom l'indique, Cook & Book, c'est aussi un restaurant. On peut y dîner au milieu des livres tous les soirs de la semaine, et savourer le dimanche midi un des meilleurs brunches de Bruxelles pour une somme si dérisoire qu'elle ferait pleurer un Parisien. Seul regret, cet endroit magnifique est un peu excentré... mais il vaut bien le déplacement. La photo qui illustre ce post a été prise là-bas, dans l'espace littérature générale.

Filigranes: une des plus grandes librairies du monde, ouverte 365 jours par an. J'aime son rayon presse bien fourni et son café intérieur qui permet de lire tranquillement en savourant un thé ou une orange pressée avec une part de délicieux gâteau. C'est un endroit où Chouchou et moi échouons souvent le dimanche après-midi quand nous n'avons rien d'autre à faire. Les vendeurs sont jeunes, sympas et connaissent très bien leur rayon.

L'Anticyclone des Açores: librairie spécialisée dans les voyages, installée dans un très beau local ancien avec parquet qui craque sous les pieds et plafond à 4 mètres de hauteur. Incroyable variété de cartes et de guides en trois langues.

Peinture fraîche: cette petite librairie située dans le quartier bobo du Bailly n'est ouverte que du jeudi au samedi. Mais on y trouve un choix époustouflant de livres d'art, d'artisanat et d'architecture, soigneusement recouverts de plastique pour en protéger la couverture - une attention que j'apprécie énormément en tant que cliente. Et les prix pratiqués sur les ouvrages étrangers sont franchement raisonnables. En prenant le temps de fouiller dans les rayons, j'y ai fait beaucoup de belles découvertes au fil de mes visites.

Sterling Books: librairie anglaise que, personnellement, je préfère au Waterstone installé quelques centaines de mètres plus loin. L'atmosphère y est plus intime, et je raffole des carnets, bloc-notes, cartes postales, magnets et autres bricoles en vente à côté des bouquins. Et puis Sterling Books produit ses propres marque-pages gratuits et tous plus beaux les uns que les autres. J'ai, bien entendu, un faible pour ceux de la série des créatures fantastiques.

Täschen: encore du livre d'art, mais à des prix défiant toute concurrence... aux deux extrémités de l'échelle! Dans un espace grand et clair, à la décoration signée Philippe Starck, on peut trouver aussi bien des éditions limitées à plusieurs centaines d'euros que de sublimes (et énooormes) recueils de photos coûtant à peine le prix de trois Happy Meals. J'apprécie le canapé en cuir et la table basse qui permettent de feuilleter confortablement ces mastodontes.

Tropismes: la librairie principale mérite le coup d'oeil pour son local à l'ancienne absolument grandiose. Mais j'aime surtout son annexe située un peu plus loin dans les Galeries Royales et baptisée L'Appartement. C'est là que l'on trouve la littérature jeunesse et, tout en haut après avoir grimpé moult escaliers en colimaçon, un adorable espace très bien fourni en bande dessinée. Accessoirement, c'est là que Pénélope Bagieu dédicace lorsqu'elle est de passage à Bruxelles.

Une prochaine fois, je vous donnerai mes bonnes adresses où acheter autre chose que des bouquins (des chaussures ou de maquillage, par exemple!).

mercredi 17 mars 2010

Un petit concours, ça vous dit?

Je viens d'avoir une idée. Puisqu'un certain nombre de mes lectrices semblent être fans de Série Préférée, que le tome 11 vient juste de sortir et que je vais passer pas mal de temps avec l'auteur au Salon du Livre, j'ai pensé que je pourrais faire gagner à l'une d'entre vous un de mes exemplaires de traducteur dédicacé à son nom!

Ca vous tente? Laissez-moi un commentaire en me disant comment vous avez connu "Le rose et le noir". Vous avez jusqu'à dimanche minuit. Lundi, je sélectionnerai une gagnante par une méthode aléatoire restant encore à déterminer, et je la contacterai dans la foulée pour qu'elle me donne son prénom et les coordonnées où je devrai envoyer son exemplaire dédicacé après le Salon. Bonne chance!

PS: Les garçons peuvent jouer aussi, of course; c'est juste que je ne connais que des filles parmi les fans de Série Préférée...

Le week-end du Salon du Livre...

...s'annonce méga chargé. Je viens d'établir ma "feuille de route"; jugez plutôt:

Jeudi 25:
- 12h35: arrivée à Paris et passage à mon hôtel (recommandé par Dita Von Teese herself, je sens que je vais prendre pleiiiiin de photos!) pour déposer mes bagages
- Déjeuner au Virgin Café, suivi d'une descente au Séphora des Champs-Elysées afin de claquer un bon d'achat offert pour mon anniversaire. Pourvu qu'il reste des palettes "Alice" d'Urban Decay, et du vernis bleu pailleté OPI!
- Tentative de trouver, chez Uniqlo, un pantalon en toile ou un jean qui 1/camoufle mes kilos en trop 2/soit assez léger pour que je l'emporte au Japon le mois prochain. Pendant que je suis dans le coin, bref arrêt aux Galaf' Maison pour refaire une provision de thé Opium Hill de Mariage Frères
- Leçon de maquillage avec copine Ando
- 19h: soirée d'inauguration du Salon de Livre

Vendredi 26: (le jour de mes 39 ans!)
- 11h30: visite du sow-room de Trendy Workshop, sur laquelle je ne manquerai pas de vous pondre un petit reportage
- Récupération des Japan Rail Pass et des billets pour le musée Ghibli dans une agence située du côté de Pyramides
- 18h-19h: chez Editeur Préféré pour la réalisation d'une interview filmée de LKH
- 20h: dîner avec mon JC que je n'ai pas vu depuis une éternité et à qui j'ai des milliers de trucs à raconter. Chouchou débarquera gare du Nord vers 21h30 et nous rejoindra pour le dessert.

Samedi 27:
- Heure et endroit à préciser: brunch avec la bande habituelle de potes du milieu de l'édition; discussions probablement embarrassantes pour la moitié la plus pudique de la table. (Note à nous-mêmes: ceinturer Kettch avant que le serveur apporte l'addition.)
- 14h-15h30: première dédicace de LKH au Salon; je lui servirai d'interprète pour communiquer avec ses fans. Après ça, j'espère avoir moi aussi avoir le temps d'aller jouer les groupies auprès d'un ou deux écrivains, et peut-être saluer mon amie Antonia.
- Fin d'après-midi: expo Alice à la galerie Arludik
- Soir: grosse teuf organisée par Editeur Préféré, durant laquelle je me foutrai la honte en demandant à tous les auteurs présents de poser avec Régis

Dimanche 28:
- A partir de 11h: expo Playmobil au Musée des Arts Décoratifs
- 13h30-14h30: au Salon du Livre, table ronde avec LKH à qui je servirai d'interprète une fois de plus
- Fin d'après-midi: écroulage dans le TGV qui me déposera à ma gare de destination deux minutes après le départ du dernier bus de la journée pour Monpatelin. Mais à ce stade, je crois que j'aurai bien mérité un taxi!

mardi 16 mars 2010

Trop dure la vie


Ca sort demain, et vu qu'il y a Vanessa Paradis dedans, je suis OBLIGEE d'aller le voir alors que je déteste les comédies romantiques et Romain Duris, pfffff...

lundi 15 mars 2010

De la pédophilie chez les prêtres catholiques

(Juste après le maquillage à deux roubles, ça calme, hein!)

Suite à cet article, plusieurs de mes amis Facebook se sont lancés dans un mini-débat sur le thème: "Dire que le célibat conduit à la pédophilie, c'est n'importe quoi. Si j'ai envie de sexe, je m'adresse à un autre adulte consentant et puis c'est tout!".

Le problème me paraît un peu plus compliqué.

Affirmer que le célibat n'a aucune influence sur les tendances pédophiles importantes - c'est-à-dire supérieures à celles constatées parmi la population générale - au sein du clergé catholique revient à admettre, soit que les pédophiles sont attirés en masse par la prêtrise (et je ne suis pas sûre de comprendre pourquoi ce serait le cas), soit qu'un autre aspect de la vie de prêtre les pousse à développer ces tendances (et je ne vois pas bien non plus lequel).

Je pense plutôt que la chasteté contrainte et forcée pervertit les repères sexuels. Que se tourner vers des enfants (chose qu'une bonne partie de ces prêtres n'auraient sans doute jamais envisagé de faire s'ils avaient eu une vie amoureuse normale) est peut-être une façon d'assouvir des besoins insupportablement réprimés avec quelqu'un qui ne paraît pas "dangereux" vis-à-vis du voeu lui-même et des risques de dénonciation. Une femme adulte pourrait s'offusquer et parler, alors qu'un enfant est une proie facile et, d'une certaine façon, "sous le radar".

D'ailleurs, les criminels a priori hétéros emprisonnés à vie ne finissent-ils pas, pour une bonne partie, par s'adonner à des pratiques homosexuelles parce que c'est tout ce qui leur est accessible? Dans un tout autre registre, quand les secours tardent trop, n'arrive-t-il pas que les survivants d'une catastrophe finissent par manger la chair des victimes mortes, alors que le cannibalisme est un tabou si profondément ancré dans notre société? Notre corps a des besoins qui, s'ils ne sont pas satisfaits, peuvent finir par rendre dingo certaines personnes et leur faire oublier toute notion de moralité. Nous sommes avant tout des animaux; je crois que nous avons un peu trop tendance à l'oublier.

"Kylooe" tome 1

Lanuye est en classe de seconde. Ni jolie ni brillante, elle vient de débarquer dans un nouveau lycée où elle peine à se faire des amis. Un soir, elle achète un CD sur la pochette duquel figure un étrange monstre en peluche... qui ne tarde pas à sortir du papier glacé pour venir squatter sa chambre. Kylooe va l'entraîner dans un monde onirique merveilleux où l'adolescente ira de découverte et découverte. Mais elle doit faire très attention: si Kylooe ou elle meurent l'un dans la réalité de l'autre, ils ne pourront plus jamais revenir dans celle-ci...

Oeuvre d'une jeune artiste chinoise de 25 ans qui s'est fait connaître sous le pseudonyme de Little Thunder, "Kylooe" est une série en trois tomes dont le premier vient de paraître aux éditions Kana. Au-delà de la dimension poétique de l'histoire, qui fait forcément penser au "Totoro" de Miyazaki, c'est un véritable régal pour les yeux, avec notamment un emploi des couleurs audacieux et très maîtrisé qui m'a laissée sur le fondement. Je vais attendre la suite avec impatience.

dimanche 14 mars 2010

4 chouettes produits à prix riquiqui

Même si j'ai nettement ralenti mes expérimentations en matière de maquillage et de crèmes de beauté, il m'arrive encore de tester des produits dont j'ai entendu le plus grand bien. Restrictions budgétaires obligent, j'ai surtout pioché dans le rayon parfumerie des grandes surfaces ces derniers temps. Et j'y ai trouvé quelques sympathiques surprises.


Faux Cils volum'express, de Maybelline: Au début, j'ai eu un mal de chien à utiliser la brosse recourbée qui fait tout l'intérêt de ce mascara. Franchement, la positionner juste au ras des cils sur toute la longueur de la paupière réclame une sûreté de geste qui ne m'est pas naturelle. Les premières fois, j'ai bien failli y laisser un oeil ou deux.Mais comme beaucoup de choses en maquillage, c'est un coup à prendre. Et le résultat, même s'il n'atteint pas la sublimitude du Smoky Lash de Make Up For Ever ou de l'Inimitable de Chanel, est assez bluffant pour un produit qui ne coûte qu'une grosse dizaine d'euros chez Carrefour.

Mat'Morphose de L'Oréal: Un fond de teint mousse qui prend une texture poudrée quand on l'applique. Le résultat bien mat et joliment velouté n'est pas très loin de ce que j'obtiens avec mon chouchou le Teint Idole de Lancôme, mais en moins couvrant. Pour planquer les cartes de géographie brunâtres qui me décorent le front, c'est insuffisant. Et la teinte la plus claire est encore trop foncée pour moi. Produit à recommander, donc, aux peaux qui n'ont pas trop de choses à cacher et qui trouveront leur bonheur dans la demi-douzaine de teintes de la gamme.

Breezy cheeks blush de Une: Un blush-crème recommandé par mmarie, testé hier après-midi et aussitôt adopté. Facile à appliquer avec les doigts, donc idéal pour emporter en voyage. Les couleurs subtiles donnent la bonne mine de la fille qui vient de courir un peu et à qui l'effort a fait monter le rose aux joues. Je suis fan du packaging qui s'ouvre comme un téléphone portable à clapet, et dont le couvercle est muni d'un miroir fort pratique. Lui, il va m'accompagner au Japon le mois prochain, c'est sûr! Comme ça, pour une fois, je ne ressemblerai pas à un flétan avarié sur mes photos de vacances.

Doigts de fée de Lush: Un beurre hydratant parfumé au citron, a priori destiné aux cuticules, mais que j'utilise essentiellement sur mes talons et mes coudes. Il sent super bon, il n'est presque pas gras et son pouvoir nourrissant me laisse baba (au point que j'en fait des rimes). Cela lui vaut un permis de séjour à durée indéterminée sur ma table de nuit. 9,95€ dans les boutiques de la marque.

vendredi 12 mars 2010

Qu'est-ce que j'peux faire, chépakoi faire

Ce matin en me réveillant, je me suis dit: "Chouette, ce soir c'est le week-end! Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire? Shopping, salon de thé, expo, ciné?".
Puis le statut Facebook de Chouchou m'a rappelé qu'après un an de week-ends merveilleusement libres, ses employeurs le jugeaient désormais assez autonome dans son nouveau travail pour lui confier la responsabilité du service un samedi de temps en temps.
Le dimanche étant traditionnellement consacré au ménage et autres corvées domestiques ou administratives (pour moi, ce sera remplissage de 2035 cette semaine), je me retrouve avec toute une journée libre à occuper en solo... et pas l'ombre du début d'une idée motivante.
A la limite, je pourrais me mettre en quête du blender que nous sommes censés acheter depuis plusieurs mois déjà, mais Mmmmh ne vend que du KitchenAid, je trouve Vanden Borre sinistre et il n'y a pas grand-chose d'autre en centre-ville. Je pense que ça va se terminer en commande sur Internet (j'ai vu un Kenwood sympa sur Pixmania), et que ça ne résoudra pas mon problème d'oisiveté weekendesque.
J'ai ouï dire par mmarie que le blush crème Une était super facile à poser et moins cher qu'en France chez Di; il se peut donc que je fasse une mini-descente "makeup à deux roubles" dans le centre-ville. Mais est-ce bien raisonnable alors que je dois déjà trier le contenu de ma gigantesque mallette Sephora dont je n'utilise pas la moitié du contenu?
...Au final, ce sera probablement une virée Filigranes et/ou Comptoir Florian, histoire de boire un thé en bouquinant au chaud - et de faire des économies en vue de notre voyage au Japon. Car dans un mois tout pile, nous serons à Tokyo, woohoo!

Trendy Workshop

Après le demi-succès de l'opération "robe sur mesure Style Shake", j'ai voulu tester le site Trendy Workshop qui propose de créer des pulls personnalisés en coton ou en cachemire. Et j'ai été complètement éblouie par le très grand choix de couleurs toutes plus sympas les unes que les autres (ce qui n'est pas le cas sur le site des 3 Suisses), ainsi que par les multiples possibilités de finitions.

Sur une base de cachemire gris chiné 2 fils, avec une forme près du corps, un col rond et des manches longues, j'ai ajouté des bords roulottés brique, des épaulettes et des coudières assorties, ainsi qu'un motif revolver sur le devant. Prix du modèle ainsi réalisé: dans les 150€ sans les frais de port, ce qui paraît tout à fait raisonnable si le pull s'avère de bonne qualité.

Par contre, l'usine se trouve en Chine, et elle ferme deux semaines pour le Nouvel An, si bien que la date de livraison actuellement proposée est le... 15 avril. Or, à ce moment-là, je serai au Japon. Et en rentrant, j'ose espérer que la température bruxelloise me permettra de me passer de cachemire. Ma commande risque donc d'être reportée à l'automne prochain... A moins que je me confectionne plutôt un pull en coton?

A noter: Trendy Workshop propose aussi des modèles hommes et enfants. Ca me paraît être une excellente idée de cadeau original!

jeudi 11 mars 2010

"Alice in Wonderland"

Comme Chouchou ne travaillait pas hier, je me suis dit qu'on pourrait aller au cinéma l'après-midi, histoire par exemple de voir "Up in the air" avant qu'il disparaisse de l'affiche. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il avait déjà disparu depuis belle lurette. La bonne nouvelle, c'est qu'il y avait beaucoup mieux: "Alice in Wonderland", dont la sortie en Belgique était programmée deux semaines plus tôt qu'en France. Woohooooo!

Tim Burton a pris le parti de ne pas réadapter littéralement l'histoire de Lewis Carroll, mais plutôt de lui donner une suite. Alice va avoir 20 ans; elle a tout oublié de ses aventures au pays des merveilles et vient juste d'être demandée en mariage par un aristocrate ennuyeux comme la pluie quand un lapin blanc l'attire vers un trou entre les racines d'un arbre. Dans un monde qui n'obéit pas aux mêmes règles que le sien, Alice retrouve ses vieux amis et découvre sa destinée: mettre un terme au règne de la terrifiante Reine de Coeur en tuant le Jabberwockie...

Le film démarre assez lentement. L'atterrissage d'Alice à Underland (qu'elle avait à tort surnommé Wonderland autrefois) marque le début d'une longue scène exploratoire clairement conçue pour exploiter les possibilités de la 3D, et j'ai craint alors que Tim Burton ait privilégié la technique au détriment de l'émotion. Fort heureusement, la suite m'a très vite détrompée. Mes souvenirs du pays des merveilles tel que représenté dans le dessin animé de mon enfance ont été effacés par un royaume glauque, dont le peuple opprimé n'a d'autre solution que de se réfugier dans la folie. L'atmosphère d'Underland est glaçante à souhait, et le palais de la Reine de Coeur un pur délire sadique même si j'ai adoré ses décors somptueux.

Quant à Alice, la jeune fille excentrique du début ne tarde pas à révéler un vrai tempérament de rebelle et une détermination d'acier. Jusqu'à la fin, elle regimbe à faire ce que l'on attend d'elle - mais le moment où elle choisit librement de se battre pour libérer ses amis est aussi celui où elle devient adulte. La bataille entre les camps rouge et blanc, sans atteindre l'héroïsme grandiose de celle des champs de Pelennor dans "Le retour du roi", vient dignement conclure un film que Lewis Carroll n'aurait pas renié. J'ai beaucoup, beaucoup aimé.

mercredi 10 mars 2010

"Of bees and mist"

Je croyais avoir tout vu en matière de belle-mères toxiques. C'était avant de faire la connaissance d'Eva, l'un des personnages principaux du premier roman d'Erick Setiawan...

Meridia grandit dans une maison où il fait toujours glacial quelle que soit la température extérieure. Une brume ivoirine en garde la porte et tourmente les visiteurs. Chaque soir, une autre brume, jaune celle-là, emporte son père Gabriel vers une mystérieuse destination, et chaque matin, une brume bleue le redépose sur le seuil de leur demeure. Meridia ne comprend pas pourquoi son père semble la haïr, et c'est très rarement qu'elle parvient à arracher sa mère Ravenna au voile d'oubli et d'indifférence qui l'enveloppe. A seize ans, pendant le Festival des Esprits, Meridia tombe amoureuse de Daniel, un jeune joaillier au visage radieux. Elle ne tarde pas à l'épouser et à s'installer dans la maison apparemment si chaleureuse de sa belle-famille. La désillusion sera cruelle. Très vite, une âpre lutte de pouvoir se noue entre Meridia et Eva, la redoutable matriarche qui use d'un essaim d'abeilles pour contrôler son entourage...

Avec son atmosphère de conte de fées pour adultes (mais un conte de fées tragique), "Of Bees and Mist" m'a happée dès le premier chapitre pour ne me lâcher qu'au mot "fin", 500 pages plus tard. Je lui dois quelques nuits très courtes - sans regret, tant il est rare que je m'absorbe à ce point dans un roman. Il n'est pas encore traduit en français à ma connaissance, mais je le recommande chaudement à toutes les anglophones parmi vous.

"Vincent Delerm: 23 janvier - 19 juillet 2009"

Samedi après-midi, alors que je traînais sur le stand des éditions Actes Sud/Babel à la Foire du Livre, mon regard a été attiré par la couverture d'un livre de format inhabituel, illustré par une mosaïque de photos. Etant fan de cette présentation, je n'ai pu m'empêcher de regarder l'ouvrage de plus près. "Hiiiii, c'est un bouquin de Vincent Delerm!" me suis-je exclamée à l'attention de Chouchou, qui aime le bonhomme autant que moi. Oui, je sais: depuis quelque temps, il est de bon ton de cracher sur Vincent Delerm et son univers de bobo consensuel mou. Mais je m'y retrouve assez bien, moi, dans cet univers fait de petits détails du quotidien, de références culturelles un rien prétentieuses et de douce mélancolie. Donc, j'ai embarqué l'objet hybride: un recueil de photos et de notes prises par l'artiste durant sa dernière tournée, accompagné d'un DVD de son spectacle live.

Hier soir, j'ai parcouru le premier en écoutant le second. J'ai détaillé les assemblages de clichés montrant des coins de la France profonde qu'on pourrait trouver déprimants sans le regard sensible que Vincent Delerm pose sur eux. J'ai souri en lisant les petits textes où l'humour se mêle à une nostalgie absolument dénuée de tristesse. J'ai goûté l'atmosphère intimiste, parfois un peu fanée, des salles de concert provinciales, et la camaraderie qui se développe entre musiciens pendant une tournée de plusieurs mois. J'ai savouré les monologues entre deux chansons du spectacle, les couplets rajoutés ici et là. Décidément, quoi qu'il fasse, Vincent Delerm me touche par son sens de l'observation aigu, sa façon de saisir des instants fugitifs, en apparence anodins et qui méritent pourtant d'être savourés. Son "23 janvier - 19 juillet 2009" est une très jolie tranche de vie.

mardi 9 mars 2010

"True blood" saison 1

Depuis des mois, tout mon entourage clamait à grands cris que "True blood" était une série géniale et hautement addictive. Alors bien qu'un peu gavée de vampires, à la fois à cause de mon boulot et du succès phénoménal de "Twilight", j'ai fini par emprunter la série à Miss Sunalee. Notre lecteur de DVD, pourtant dézoné, a catégoriquement refusé de la lire sans décaler image et bande-son. Du coup, j'ai failli renoncer. Puis Chouchou a investi dans un iMac et le problème s'est trouvé résolu.

Le générique hyper-cru m'a scotchée sur le canapé d'entrée de jeu. Il annonçait la couleur: "True blood" ne s'embarrasserait pas de fausse pudeur et n'hésiterait à faire ni dans la sexualité la plus crasse, ni dans la violence la plus sanglante. Chouette. Malheureusement, mon enthousiasme n'a pas mis plus de dix minutes à retomber. C'est quoi, cette héroïne nunuche jusqu'à la caricature? Et ce vampire censé jouer dans la catégories "beau brun ténébreux tourmenté par sa nature démoniaque", mais doté de tout le charisme d'une serpillère mouillée (copyright Nigel Farage)? Comment une série peut-elle être intéressante avec deux personnages principaux aussi tartignolles?

Je l'avoue: j'ai failli renoncer définitivement après l'épisode 3 tant il était mauvais. Mais Chouchou m'a persuadée de continuer, et j'ai failli par apprécier certains éléments de "True Blood". Essentiellement l'atmosphère moite des bayous de Louisiane, qui me semble très bien rendue, et les personnages secondaires beaucoup plus intéressants que les héros: Tara la meilleure copine à la langue trop bien pendue, qui traîne derrière elle le boulet d'une mère alcoolique et violente; Lafayette le cuisinier homosexuel dealer de drogue à ses heures perdues; Adele la grand-mère dotée d'une rare ouverture d'esprit... Au final, si on oublie Sookie la blondasse télépathe et Bill-le-vampire, on passe plutôt un bon moment à s'exclamer "Mais qu'il est con!" à chaque apparition du lapin en chaleur qui tient lieu de frangin à l'héroïne, ou à essayer de comprendre qui est l'auteur des meurtres en série qui jalonnent cette première saison. Rien d'exceptionnel à mon sens, mais je pense quand même regarder la suite - d'autant qu'il paraît que M. et Mme Neuneu sont moins présents dans la deuxième saison.