dimanche 28 février 2010

10 objets du désir (février 2010)

MAKE-UP:

- La mini-collection Alice in Wonderland d'OPI. En attendant la sortie du film de Tim Burton, je VEUX le "Absolutely Alice", un bleu pailleté divin, théoriquement en vente chez Sephora.

- Le Book of Shadows Alice in Wonderland d'Urban Decay, qui certes reprend des couleurs déjà existantes en les rebaptisant au nom des personnages du film, mais est vraiment trop craquant avec son petit décor popup. Lui aussi devrait être en vente chez Sephora, mais seulement dans une poignée de magasins où je prédis une rupture de stock dix minutes après l'ouverture le jour J.

- Le kit Alice in Wonderland version Disney de Paul & Joe. Comment ça, je suis monomaniaque? De toute façon, je ne pourrai pas l'acheter, alors c'est juste pour le plaisir des yeux. Regardez-moi ces boîtes ravissantes, rhaaaa.

SHOES:

- Ces babies en cuir vernis noir qui coûtent une bouchée de Poilâne chez La Redoute, et qui existent aussi en corail. A ce prix-là, on pourrait craindre une piètre qualité, mais j'ai une paire de vertigineux et ravissants escarpins beiges un peu rétro, également de marque La Redoute, achetés il y a des années: ils ne m'ont jamais fait mal aux pieds, et ils sont toujours nickel.

- Les bottines Juniper de Shellys, aperçues sur le site allemand Zalando. J'adore les petites boucles et la découpe sur le côté. Entre le noir et le marron, mon coeur balance...

- Les bottines Kashba de Chie Mihara. Non mais regardez-moi ce bleu sublime et ces petits détails slaves! Pendant les soldes, je suis allée les voir TOUS LES JOURS sur Spartoo. Ma pointure est restée dispo jusqu'à la fin, et je n'ai pas craqué. Je suis : héroïque. Si Dieu existe, je mérite de rétrograder de la case "enfer" à la case "purgatoire".

- Les Kim rouges de Camper, cherchées en vain sur Sarenza, Spartoo et compagnie, ainsi qu'à la boutique bruxelloise de la marque, et finalement trouvées par hasard sur... le site de La Redoute. Si le cordonnier ne parvient pas à réparer la bride de mes babies rouges vernies Sacha, que j'ai cassée en négligeant de la défaire avant d'enfiler mes chaussures comme une grosse feignasse que je suis, les Kim leur succèderont probablement.

- Les Nerine de Chie Mihara, en rouge aussi (oui, j'ai une passion toute particulière pour les chaussures rouges), dans les pages Luxe de Sarenza. Probablement très fragiles avec leur cuir velours, mais si adorables!

- Les Sequoia violettes de Shellys, en violet, sur Zalando. Parce que je n'ai pas de chaussures de cette couleur dans mon placard et que je le déplore.

JAPONAISERIES:

- A peu près tout ce qui est en vente sur le site Bento&co. Sauf que je déjeune toujours à la maison. Mais a-t-on jamais assez de boîtes ravissantes? Ou de mignons carrés de tissu pour faire du furoshiki?

vendredi 26 février 2010

Walking on sunshine



Mon utérus est parfait (bien que monté à l'envers), mon endomètre magnifique, mes ovaires sublimes.
J'ai toujours su que j'avais une grande beauté intérieure.

jeudi 25 février 2010

...And try to sleep while waiting

Mission accomplie: traduction achevée et rendue ce soir aux alentours de 19h30!
Maintenant, il ne me reste plus qu'à espérer que l'échographie de demain matin ne révèle rien de suspect et que mon vol de retour à Bruxelles ne soit pas victime de la grève des contrôleurs aériens. Moyennant quoi, je devrais attaquer mars d'un excellent pied après un début d'année plus que morose. Si en plus, Editeur Préféré m'envoie mes sous avant que le Trésor Public et les Agessa se servent sur mon compte déjà dans le rouge, ce sera carrément Byzance. J'envisagerai même une folie genre resto + ciné, voire achat de babies Camper rouges, sans me dire que de toute façon c'est inutile parce qu'il ne me reste que six mois à vivre.

J'ai profité de mon séjour en France pour récupérer quelques très bonnes affaires réalisées sur eBay:
- le fameux Billy flamand échangé avant Noël contre mon Twee violet, et qui était arrivé chez mes parents après mon départ
- une mini-besace violette Petite Mendigote, ornée d'étoiles pailletées et payée 17€
- une paire de bottines rouges et roses Annabel Winship pour André, conquises de haute lutte pour un tiers de leur prix réel
- de très jolis escarpins de soirée en satin turquoise bordé d'or, malheureusement un poil trop petits (en même temps à 12€, il suffira que je les porte une fois sans bouger pour qu'ils soient amortis)
- et un accessoire qui me permettra de me déguiser en tableau de Magritte... non, pas une pipe :-)

Si tout se passe bien, les trois prochains mois vont être remplis de belles choses: d'abord la Foire du Livre de Bruxelles à l'occasion de laquelle je devrais dîner avec Stan, puis le Salon du Livre de Paris qui tombe en même temps que mon anniversaire et durant lequel je rencontrerai l'auteur de Série Préférée. En avril, ce sera le voyage au Japon tant attendu et fin mai, les Imaginales avec tous les potes du monde de l'édition. Sans oublier le retour d'un grand absent qui nous a beaucoup manqué ces derniers mois: le soleil! Tous les ingrédients d'un printemps merveilleux sont réunis. Il faut juste que demain matin, une radiologue prononce les mots magiques: "Tout va bien". Après, je pourrai enfin cesser de m'inquiéter.

...Ou continuer de le faire parce que mon généraliste m'a prévenue que ce labo n'était pas équipé du matériel le plus pointu sur le marché. Ou parce que même si tout va bien de ce côté-là, je ne suis pas à l'abri d'un cancer du colon, du sein, du cerveau ou du coude droit.

Wait and see.

mardi 23 février 2010

Le pouvoir du bisou

Depuis dimanche matin, je ne sors plus, je ne lis pas, je mange à peine et j'ai quasiment cessé de cultiver des brocolis virtuels. En effet, bien que ça ne soit pas ma date-butoir, j'ai décidé de rendre ma traduction en cours jeudi soir. Vendredi matin, je passe un examen médical flippant et je veux avoir la tête libre pour, euh, flipper. Donc, je bosse comme une brute.

Pour un peu, je me croirais revenue dans la deuxième moitié des années 90, quand je faisais des années de 51 semaines, des semaines de 6 jours et des journées de 10 à 12 heures. Sarkozyste avant l'heure j'étais. Sauf que je ne cherchais pas tellement à gagner plus. Dans l'ordre, ça a plutôt été: "Oublions que mon mariage se casse la gueule", puis :"Oublions que le plan je-refais-ma-vie-aux-Etats-Unis se heurte à moultes difficultés, dont le chantage au suicide de mon soon-to-be-ex-husband", "Oublions que je dois retourner vivre chez mes parents le temps d'économiser de quoi reprendre un appart à Monpatelin car mon divorce m'a plumée", "Oublions que le trèèès gentil garçon avec qui je sors en ce moment n'est pas l'homme de ma vie", "Oublions que je suis raide dingue de mon prof d'aïkido qui m'a laissée lui courir après pendant neuf mois sans juger utile de me dire qu'il était sur le point de se marier", etc etc. Une période fun, donc.

Aujourd'hui, je bosse pour ne pas ruminer mes visions de maladie et de mort, pour ne pas refaire d'attaque de panique en m'imaginant séparée de Chouchou par de bêtes considérations de sécurité sociale. Et histoire de relâcher un peu la pression ce soir, vous savez ce que j'ai trouvé d'intelligent à faire? Regarder "Dr. House". Trois épisodes d'affilée - et en VF siouplé, pour ajouter la torture mentale à la trouille débilitante.

Heureusement, avant de quitter Bruxelles vendredi matin, j'ai trouvé cette carte sur le clavier de mon ordinateur:


Depuis, elle est posée sur ma table de chevet. Et si mes journées sont placées sous le signe d'une angoisse constante, mes nuits sont miraculeusement exemptes de cauchemars. Bisou power rules?

lundi 22 février 2010

La trouvaille beauté du week-end

Samedi, alors que je traînais chez Sephora comme une âme en peine à la recherche (vaine) de la palette Urban Decay "Alice in Wonderland", mon regard s'est posé sur un curieux petit flacon violet au rayon entretien des zongles. "Bain dissolvant express", cékoiça? Ayant approché l'objet à deux centimètres de mon nez, j'ai réussi à déchiffrer le mode d'emploi rédigé en corps 0,5.

Dissolvant sans acétone, sans paraben
Action ultra-pratique, ultra-rapide, ultra-efficace! Elimine instantanément les vernis les plus tenaces sans dessécher les ongles.
Utilisation: insérer et tourner les ongles vernis dans la mousse, les uns après les autres.

Pour 7,90€, j'ai cédé à la curiosité, d'autant que j'arrivais justement au bout de mon flacon de dissolvant. J'ai testé hier sur une double couche d'OPI rouge vif + top coat. C'est assez bizarre d'enfoncer son doigt dans le flacon et de faire tourner celui-ci, un peu en biais pour que l'ongle frotte bien contre la mousse imprégnée de produit. Par contre, effectivement, en deux petites rotations, le vernis a disparu... sauf sur le pourtour si, comme moi, on en met jusqu'aux cuticules. Mais je n'obtiens de toute façon pas un meilleur résultat avec des Demak'Up. Je suis conquise a priori, même si j'attends de voir combien d'utilisations va me durer cette petite merveille.

dimanche 21 février 2010

Bain et jogging, même combat

12 minutes et demie, c'est le temps approximatif que je viens de passer dans le bain pour lequel j'avais sacrifié la consommation d'eau hebdomadaire d'un village éthiopien. Ce n'est sûrement pas la culpabilité qui m'a empêchée de l'apprécier: j'avais traduit d'arrache-pied, et quasiment sans interruption, de 11h à 19h, et je m'apprêtais à me taper une soirée relecture. Non, c'est juste que je ne sais pas rester sans rien faire.

Ici, j'ouvre une parenthèse. Il ne faut surtout pas confondre "ne rien faire" et "glander". Pour la seconde activité, je présente des dispositions olympiques. S'il existait une discipline "perte de temps sur internet", la France afficherait une médaille d'or supplémentaire à son palmarès. Je suis capable de passer toute une journée de congé (ou pire, une journée où je suis censée bosser) à récolter des broccoli sur Farmville ou à faire s'accoupler des tigres blancs dans Zoo World. Des soirées entières qui auraient pu être consacrées au dessin ou à l'écriture s'envolent tandis que je bave devant la nouvelle collection de Chie Mihara sur Spartoo, Sarenza ou le Bazar Parisien.

Mais ne rien faire, vraiment, je ne peux pas. Même si je n'ai pas une énergie débordante, jouant plutôt dans la catégorie des patates de canapé, abandonner mon cerveau à l'oisiveté m'est insupportable. C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne pratique aucun sport: les activités de cardio qui me seraient les plus bénéfiques me font mourir d'ennui. Quand je cours sur un tapis, j'ai l'impression que mes neurones se suicident par millions à chaque minute écoulée. Je n'écoute pas non plus beaucoup de musique: ça m'empêche de me concentrer sur autre chose tout en ne m'occupant pas assez en soi. Au yoga, pendant les exercices de respiration pure, il me faut moins d'une demi-minute pour commencer à m'impatienter: bon alors, quand est-ce qu'on fait quelque chose? Mais le pire de tout, c'est le soir dans mon lit, quand je ne parviens pas à trouver le sommeil et que mon cerveau, faute d'autre grain à moudre, se met à ressasser et à amplifier mes idées noires.

Curieusement, la seule activité non-intellectuelle sur laquelle je parviens à concentrer toute mon attention, c'est manger. Certains se goinfrent de sucreries pour combler un manque affectif; je me bourre de pâtes et de pizza pour ne pas penser. Et je m'étonne d'avoir accumulé 15 kilos en trop...

samedi 20 février 2010

De la nature


Je hais la nature.

J'ignore d'où me vient cette aversion. Peut-être des promenades en forêt que mes parents nous imposaient le dimanche après-midi quand Soeur Cadette et moi étions petites. J'aurais voulu rester tranquillement au chaud, vautrée sur le canapé familial avec un bouquin; au lieu de quoi, il fallait chausser de vilaines bottes en caoutchouc pour aller patauger dans la gadoue, la gadoue, la gadoue et se frayer un chemin à travers les ronces dans le seul but de "prendre l'air". Je n'ai pourtant jamais eu l'impression de manquer d'oxygène en restant à l'intérieur.

Même chose durant les vacances scolaires qui se déroulaient invariablement à la campagne, chez mes grands-parents maternels. J'étais toujours contente de voir mes cousines et de fouiller parmi les vieux bouquins poussiéreux de mon grand-père. Lire tout Dumas la nuit, planquée sous l'édredon, en m'usant les yeux à la lumière d'une lampe-torche pour ne pas me faire repérer par mes parents, m'excitait terriblement. Dans la journée, en revanche, je ne pouvais pas me poser dans un coin sans que quelqu'un vienne m'en chasser avec un: "Bon Dieu, mais va jouer dehors!".

Dehors, il y avait de la gadoue (encore), des vaches qui m'effrayaient vaguement et plein de bêêêêtes qui grouillaient dans l'herbe ou bourdonnaient dans l'air, n'attendant qu'une occasion de m'agresser sauvagement. Un jour, un énorme taon s'est posé sur ma main, et je suis restée paralysée de terreur plusieurs minutes, le temps qu'il décide d'aller voir ailleurs. Chaque fois que j'apercevais une abeille, je m'imaginais en train de mourir dans d'atroces souffrances après avoir été piquée à la gorge. Ne parlons pas de mes cuisants souvenirs de chutes de vélo dans les orties - que ma grand-mère tentait, à l'occasion, de me faire ingurgiter en soupe. Ni du traumatisme qui m'a été infligé la fois où un de mes oncles a égorgé un coq devant moi.

Je sais depuis longtemps que la nature est hostile aux rats de bibliothèque et aux accros du shopping. Comment pourrais-je désirer le moindre contact avec un milieu où il est impossible de circuler en talons de 9 et où la première librairie se trouve à des kilomètres? S'il y a bien quelqu'un que le concept de "maison à la campagne" n'a jamais fait fantasmer, c'est moi. Idem d'ailleurs pour ses variantes la "villa au bord de mer" et le "chalet à la montagne". A la mer, on crève de chaud, c'est klaffi de touristes, on se fout du sable partout, il y a plein d'eau où je n'ai pas pied et dont je ne vois pas le fond, on se bourre de glaces et on revient déprimée avec deux kilos en plus. A la montagne, on crève de froid, on doit se déguiser en bidendum Michelin pour survivre et ce n'est pas pratique pour quelqu'on qui fait pipi tous les quarts d'heure, le sol est pentu et il y a plein de neige qui m'a coûté l'intégrité de deux ménisques la seule et unique fois où j'ai tenté de skier dessus, on se bourre de raclette et de tartiflette et on revient déprimée avec cinq kilos en plus. Je laisse volontiers ma place. Partez sans moi, je vous retarderais, je vais me sacrifier et rester en ville avec tous les méchants temples de la consommation.

vendredi 19 février 2010

L'embellie

Après un début d'année plus que laborieux, j'ai reçu hier plusieurs petites bonnes nouvelles qui m'ont bien remonté le moral:

- D'abord, un texte assez court que je devais traduire cet été est finalement disponible dès aujourd'hui; je vais donc pouvoir enchaîner dessus le 1er mars, ce qui 1/ m'évitera de me retrouver au chômage technique parce qu'un autre texte beaucoup plus long n'est pas encore prêt, et 2/ regonflera un peu ma trésorerie hypra-flappie ces derniers temps.

- Ensuite, une charmante vendeuse de la boutique MAC m'a appelée pour m'informer qu'à l'occasion de mon anniversaire, elle voulait m'offrir une leçon de maquillage. Peu importe qu'elle me vieillisse prématurément (je n'aurai 39 ans qu'à la fin du mois prochain) et que je n'aie sans doute plus grand-chose à apprendre : c'est toujours bon de se faire poupougner et d'essayer de nouveaux produits. Et puis je dois être encore perfectible en traitement des sourcils.

- Enfin, un auteur que je traduis et que j'adore sera à la Foire du Livre de Bruxelles début mars. Et a priori, il aura une soirée libre pour que nous allions dîner ensemble, lui, sa charmante épouse, Chouchou et moi. Je suis déjà en train de chercher dans quel resto je pourrais l'emmener.

jeudi 18 février 2010

"Tamara Drewe"

Il y a de ça déjà presque 10 ans, j'avais été conquise par "Gemma Bovery", un très beau et très dense roman graphique de Posy Simmonds qui s'inspirait librement de "Mme Bovary" dont il transposait l'histoire de nos jours.

L'an dernier, Posy Simmonds (par ailleurs dessinatrice vedette du Guardian) a récidivé en publiant "Tamara Drewe", basé cette fois sur un roman de Thomas Hardy, "Loin de la foule déchaînée". N'ayant pas lu ce dernier, je n'ai pu m'amuser à comparer les deux intrigues, ce qui a un peu diminué mon plaisir de lectrice. Un peu, mais pas beaucoup. Je suis toujours aussi fan des dessins de l'auteur, de sa façon de mélanger bédé et textes écrits, de son talent pour retranscrire les émotions et les failles de ses personnages.

Tamara Drewe, donc, est sexy en diable et bosse dans la presse-poubelle. A la mort de sa mère, elle revient dans le village de son enfance, où les ados n'ont guère d'autres distractions que lancer des oeufs sur les voitures ou effrayer les vaches. Voisine d'une retraite d'écrivains, elle ne va pas tarder à mettre toute la communauté en émoi avec son charme incendiaire et ses divagations amoureuses... jusqu'au drame final, à la fois absurde et poignant.

Les deux romans graphiques de Posy Simmonds sont disponibles en français chez Denoël.

mercredi 17 février 2010

Ces petits riens

Un retoucheur aux tarifs élevés et aux délais déjà très longs qui vous annonce, le jour où vous venez chercher vos vêtements, que le travail n'est pas encore fait,

Un libraire étranger qui vous envoie un livre insuffisamment protégé contre les brutalités de la Poste et qui, après que celui-ci vous soit parvenu à moitié détruit, vous propose soit de le lui renvoyer à vos frais, soit de vous faire une remise de 25% - alors que même à ce prix, vous n'auriez jamais acheté un bouquin dans cet état,

Une limite autorisée de 20 kilos de bagages en soute qui ne suffira JAMAIS pour tout ce que vous avez à transporter lors de votre prochain déplacement en avion,

Un concert auquel vous espériez assister - et puis il ne reste que des places nulles - et puis le chanteur se fait mal et le concert est reporté six mois plus tard - et puis même pour la nouvelle date il ne reste que des places nulles,

La découverte que vous avez ENCORE paumé votre carte Visa, probablement oubliée dans le lecteur du magasin où vous avez fait votre seul achat depuis des semaines,

Un vieux chat de plus en plus névrosé qui fait des cystites idiopathiques s'il n'a pas suffisamment de câlins, et que vous devez passer une bonne heure par jour à caresser à l'exclusion de toute autre activité,

Un examen médical flippant qui se profile pour vendredi prochain, et que vous devrez affronter seule,

Un manuscrit qui tarde à être rendu et fait paraître le spectre angoissant du chômage technique à un moment où vous êtes déjà à la limite de votre découvert autorisé sur tous vos comptes,

Et soudain, dans votre boîte à lettres, cette ravissante petite chose qui vous met du baume au coeur:


Merci Lady Pops!

mardi 16 février 2010

Smoky fish chowder

Quand j'ai passé une mauvaise journée comme... oh, hier et avant-hier, par exemple, j'aime préparer des plats uniques goûtus et roboratifs. La recette qui suit est extraite du numéro de janvier de Real Simple, et vu la vitesse à laquelle Chouchou et moi avons nettoyé le plat, je peux sans crainte l'intégrer à mon répertoire.

Pour 4 personnes (ou 2 qui mangent bien, dont 1 qui emportera les restes au bureau le lendemain):
- 125 g de chorizo
- 2 poireaux sans la partie vert foncé
- 2 grosses pommes de terre
- 1 boîte de dés de tomate avec leur jus (400g)
- 450 g de poisson blanc frais (je l'ai fait avec du cabillaud, c'était délicieux)
- sel, poivre

Couper le chorizo en rondelles fines et faire brunir au fond d'une cocotte.
Ajouter les poireaux coupés en fines demi-lunes; laisser cuire 4 minutes.
Ajouter les dés de tomates, les pommes de terre coupées en dés d'1,5 cm de côté environ. Assaisonner généreusement.
Ajouter 1,5 tasse d'eau. Couvrir. Porter à ébullition, puis baisser à feu moyen et laisser cuire 10 à 12 mn jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres.
Ajouter le poisson coupés en petits morceaux. Laisser cuire 5-6minutes de plus, jusqu'à ce qu'il se désagrège presque. Servir bien chaud.

"Bonbon Palace"

C'est une critique de Funambuline qui m'a donné envie de lire ce gros roman choral dont l'action se situe à Istanbul. Dans un immeuble autrefois grandiose, mais désormais envahi par les cafards et les odeurs de poubelle, s'entrecroisent les trajectoires de locataires tous plus ou moins névrosés. A chaque chapitre, le lecteur pénètre dans l'un des appartements de Bonbon Palace et découvre peu à peu les secrets de ses occupants. J'ai aimé l'écriture d'Elif Shafak qui sollicite les cinq sens en permanence, peignant un portrait vivace et réaliste de la Turquie moderne. J'ai aimé aussi sa façon de fouiller la psychologie des personnages pour créer une galerie de portraits hauts en couleur.

Pourtant, j'ai mis près de trois cents pages pour commencer à apprécier vraiment "Bonbon Palace". Parce qu'après une introduction mystérieuse à souhait, mon enthousiasme a été douché par deux flashbacks longs et pesants, certes utiles pour la suite de l'histoire, mais qui auraient franchement gagnés à être allégés. Du coup, j'ai failli abandonner ma lecture avant que l'auteure revienne enfin au présent. Puis j'ai été désarçonnée par les personnages si antipathiques et/ou irritants au premier abord. Mais je me suis accrochée, et peu à peu mon intérêt a grandi en même temps que la vitesse à laquelle je dévorais la suite. De la fin, je dirai simplement qu'elle tient les promesses de l'introduction et boucle la boucle de façon satisfaisante. Pour autant, recommanderais-je la lecture de "Bonbon Palace"? Pas sûr, ou du moins, pas à n'importe qui. Si découvrir une culture orientale de l'intérieur vous intéresse, si les pavés ne vous rebutent pas et si vous n'avez pas besoin de vous identifier aux personnages pour apprécier un livre, vous aimerez probablement. Sinon, mieux vaut passer votre chemin.

lundi 15 février 2010

Wii Fit +: parce qu'elle le vaut bien

Après plus d'un an d'arrêt pour cause de lassitude, il aura fallu la sortie de Wii Fit + pour que je ressorte ma Balance Board et me décide de nouveau à bouger mon body. Si elle ne m'a pas encore permis de retrouver ma taille 38 d'origine, cette extension drôle et bien foutue m'a d'ores et déjà suffisamment divertie pour justifier les 20€ qu'elle a coûtés.

Que trouve-t-on donc dans la Wii Fit +?
- Plein de nouvelles options sympas, notamment le décompte des calories brûlées pendant une séance ou la possibilité de changer de joueur d'un seul clic, sans devoir revenir au menu de base comme précédemment.
- De nouveaux exercices de gym et de yoga (3 de chaque seulement, mais difficiles!).
- Et le gros morceau: 15 nouveaux jeux d'équilibre et d'adresse qui déchirent leur race et donnent vraiment envie de transpirer en s'amusant.

C'est facile de nous mettre l'eau à la bouche, mais ils consistent en quoi ces jeux, exactement?
- Les champignons: Entouré de champignons portant différentes valeurs numériques, dont certaines négatives, le joueur doit déplacer son poids sur la BB pour aller frapper ceux qui lui permettront d'obtenir le total désiré (10 en mode débutant, 15 en mode avancé, 20 en mode extrême). Un exercice d'agilité aussi bien mentale que physique!
- Le vélo: Le joueur doit "pédaler" sur la BB tout en orientant la Wiimote à la façon d'un guidon pour effectuer un parcours à travers l'île qui servait déjà de cadre aux exercices de jogging dans la Wii Fit de base, et qui a été pas mal enrichie dans cette version. Avec l'aide d'une carte qui ne lui présente que ses environs immédiats, il doit trouver un certain nombre de drapeaux et revenir à son point de départ. Point de départ que, après 20 mn de recherches haletantes, je n'ai toujours pas réussi à localiser en mode "grand tour".
- Le kung-fu: C'est une variante de l'exercice de boxe de la Wii Fit de base, avec des enchaînements de coups de pied et de poing.
- Le circuit Sedgway: Dans un décor d'île paradisiaque, le joueur monté sur une espèce de trotinette à moteur doit foncer sur des ballons pour les éclater avant qu'ils se dégonflent et laissent la place à de méchantes taupes castagneuses.
- La poule planée: Sans aucun doute le jeu qui a le plus gros potentiel de ridicule. Déguisé en volatile, le joueur doit battre des ailes bras pour se déplacer de plateforme en plateforme. Pour mes premières parties, j'y ai mis tant d'enthousiasme que je me suis noyée, les bras changés en chamallows, avant d'avoir fait trois cents mètres (sur un parcours de 2 km). J'ai bien retenu la leçon: il faut faire des mouvements amples et énergiques, mais pas trop rapides.
- La bataille d'hiver: Le joueur doit dégommer à coups de boules de neige le plus possible des autres Mii qui lui foncent dessus en le canardant. Comme eux, il dispose d'un paravent derrière lequel s'abriter pour esquiver les boules de neige adverses. En mode débutant, il peut être touché trois fois avant de perdre. En mode extrême, un seul impact et sayonara.
- Les boules qui roulent: Exercice de coordination moins facile qu'il n'y paraît. Il faut diriger des boules de différentes couleurs et de différentes tailles (donc, qui ne tombent pas toutes à la même vitesse) vers les barils de la couleur correspondante. Pour ce faire, le joueur dispose de deux niveaux de plateformes: un qu'il actionne avec la Wiimote positionnée à l'horizontale, l'autre en déplaçant le poids de son corps sur la BB. Désolidariser le haut et le bas du corps pour enchaîner des mouvements de plus en plus rapides sans avoir le temps de réfléchir, c'est assez casse-tête pour une maladroite dans mon genre. Pourtant, j'adore.
- La marche en l'air: Ce jeu-là ressemble à un niveau de Super Mario Galaxy. Le Mii doit effectuer un parcours sur des plateformes aériennes dont certaines bougent, en esquivant des obstacles ou en sautant par-dessus.
- Le skateboard: En utilisant la BB comme une planche de skate et en poussant par terre avec un pied, le joueur doit se déplacer de manière à faire tilter des barres bleues posées par terre ou fixées au sommet de rampes. J'ai fini dans le mur dès le deuxième mini-parcours et je n'ai jamais réussi à m'en sortir. Pour jouer dans le remake de "Lords Of Dogtown", je pense que c'est râpé.
- Les majorettes: Mélange d'enchaînement de step (comme dans la Wii Fit de base) et de jeux de musique dans les Lapins Crétins. Il faut marcher en cadence tout en donnant des coups de Wiimote et de Nunchuk à droite et/ou à gauche selon les indications qui défilent sur l'écran. Les Mii sont très mignons avec leur petit uniforme rouge à brandebourgs dorés.
- La jonglerie: Mon préféré. Tout en se maintenant en équilibre sur un ballon, le joueur doit maintenir en l'air des balles de plus en plus nombreuses. Très efficace pour bosser la coordination.
- Les billes: Retour du jeu de billes de la Wii Fit de base, avec des plateaux encore plus difficiles comportant des ressorts horizontaux et verticaux. Franchement diabolique.
- La promenade en bulle: Là encore, retour du jeu homonyme de la Wii Fit de base avec un parcours encore plus compliqué, dont un passage dans le noir. Gloups.
- Le jogging à deux.
...Et il m'en manque un mais j'ai la flemme de chercher lequel. De toute façon, si la description des 14 premiers ne vous a pas donné envie de courir au rayon jeux vidéo de la Fnac la plus proche, vous êtes perdu pour la cause.

dimanche 14 février 2010

Régis change d'habit

Pour marquer la reprise des publications après une longue période d'arrêt, le blog de Régis se dote d'un nouvel habillage personnalisé. N'hésitez pas à nous donner votre avis dans les commentaires!

L'amour, le vrai


Chouchou et Copernique, le couple de l'année


Tout Pour Ma Chérie

Hier soir, à l'occasion de la Saint-Valentin, Mlle François avait organisé une petite sauterie dans son magasin Les Belles Chaussures, où elle exposait les premiers modèles de sa collection printemps-été 2010, ainsi que les bijoux de la Princesse Au Petit Pied et la lingerie coquine de Luc Deshayes.

J'ai longtemps hésité à y aller pour plusieurs raisons: d'abord parce que je me fais un devoir d'ignorer tout ce qui touche de près ou de loin à cette irritante pseudo-fête, ensuite parce que je suis fauchée en ce moment et que je trouvais cruel de m'auto-soumettre à la tentation. Mais je suis trop restée enfermée ces derniers temps, et puis c'était sans doute la seule occasion de voir nos amis Miss Sunalee et diane cairn avant début avril. Alors j'ai chaussé mes Shellys Petal rose vif en me promettant de rester sage, bu un petit cocktail au PPCafé pour me donner du courage, et suivi mes compagnons jusqu'à la rue des Teinturiers en vacillant sur les pavés verglacés.

Bilan? Je suis ressortie de là les mains vides, malgré de sublimes Richelieux gris surpiqués à talon très haut qui me faisaient de l'oeil dans ma pointure sur l'étagère des fins de série. Miss Sunalee, de son côté, a craqué sur une paire de jolies sandales en satin rouge et noir qu'elle vous montrera peut-être sur son blog dans les jours à venir. Nous avons bu du champagne en bavardant avec la charmante Alice, a.k.a. la Princesse Au Petit Pied, en essayant le manchon rigolo de la maîtresse des lieux et en admirant le look des autres invitées. Bref, une soirée sympathique dont j'ai bien fait de ne pas me priver!

samedi 13 février 2010

Complot International du Speculoos: toujours plus loin dans l'ignominie


Trouvé chez Delhaize ce matin
en sacrifiant à la corvée hebdomadaire des courses

"Mary and Max"

Hier, le studio 4 de Flagey (salle à la déco années 30, originellement destinée aux concerts et aux enregistrements radiophoniques) était plus que comble pour la soirée d'ouverture du festival Anima 2010. Malgré une température extérieure dissuasive, les Bruxellois s'étaient déplacés en masse pour voir "Mary and Max", film d'animation réalisé par le déjà oscarisé Adam Elliot.

Mary a 8 ans; elle vit en Australie entre une mère alcoolique et kleptomane et un père dont la seule passion est la taxidermie. Peu gâtée par Mère Nature, elle arbore une tache de naissance sur le front et un physique disgracieux qui lui valent les moqueries de ses camarades de classe. Un jour, elle pioche un nom au hasard dans l'annuaire pour écrire à un Américain. Max a 44 ans; il est juif, new-yorkais, obèse et atteint du syndrome d'Asperger. De la correspondance qu'il entame avec Mary va naître une étrange amitié qui durera 20 ans et changera leur vie à tous les deux.

Autant le dire tout de suite, "Max and Mary" a beau être réalisé en plasticine, il ne ressemble en rien à un long métrage de "Wallace et Gromit", et ce n'est certainement pas un dessin animé pour enfants. Son visuel - noir et blanc du côté de Max, brun du côté de Mary, opportunément ponctué de quelques taches rouges dans les deux cas - reflète d'ailleurs très bien sa "couleur" globale. Malgré l'humour qui l'imprègne jusque dans les moments les plus tragiques, c'est un film triste et beau comme la vie, émouvant au point que sa fin a réussi à me tirer une larme. Il y avait bien longtemps que je n'étais pas sortie aussi remuée d'une salle de cinéma.

Il y aura une deuxième séance de "Mary and Max" mardi soir à 22h; les tickets peuvent être achetés à l'avance.

vendredi 12 février 2010

Terry Pratchett contre le Faucheur

Un écrivain dont j'aime les livres (Terry Pratchett), atteint d'une maladie qui a aussi touché ma famille (Alzheimer), s'exprime très publiquement sur un sujet qui me tient à coeur (l'euthanasie) et déclenche une polémique outre-Manche.



Il y a six vidéos, celle-ci n'est que la première. Si vous ne comprenez pas l'anglais ou n'avez pas le temps de tout regarder, vous pouvez aussi aller lire cet article sur le site de Télérama.