vendredi 11 décembre 2009

Je suis la reine du cadeau compact

Cette année, d'un commun accord avec Soeur Cadette, nous avons décidé de nous offrir "plein de petites surprises": des choses pas forcément très chères mais que chacune n'aurait pas trouvé dans son pays d'adoption. Et comme ces choses devront être transportées en avion de Bruxelles à Toulouse, puis de Toulouse à Dallas, ou inversément, pas question qu'elles soient trop lourdes ou trop volumineuses.

Ca fait donc deux mois que je m'éclate à rassembler des cadeaux fun et originaux achetés de-ci de-là.

Au début, je me disais que ce qui serait écologique et sympa, ce serait de ne pas les emballer, mais de bander les yeux du destinataire avant de poser sa pile devant lui et de l'obliger à deviner la nature de chaque présent en touchant celui-ci et en posant des questions fermées. Puis j'ai eu peur que ça gonfle tout le monde, et je me suis rabattue sur la méthode traditionnelle. Je suis fière de vous présenter une pile de 22 cadeaux à destination de petits et grands, occupant un volume total à peine supérieur à celui d'une boîte à chaussures et pesant guère plus lourd qu'une paire de New Rock:


J'espère maintenant qu'ils ne vont pas trop morfler pendant le voyage, et surtout qu'ils plairont à leurs destinataires!

My homemade X-mas tree


Bricolé vite fait hier soir avec tous les trucs qui traînaient derrière notre porte d'entrée: photos de voyage, photos où nous faisons les pitres, photos de famille, carte de voeux de l'an dernier, billets de spectacle vus récemment, tickets d'entrée de musée, jolis flyers, articles ou pubs découpés dans des journaux, cartes de restos ou d'hôtels, calligraphies arabes, magnets de toutes sortes... et en guise d'étoile, un maneki-neko porte-bonheur en tissu.

jeudi 10 décembre 2009

Two for the road shops - part 2

Nous reprenons la ligne 1 pour quelques arrêts et descendons à Louvre-Rivoli. Non loin de là se trouve la boutique de lingerie rétro Fifi Chachnil, dont j'ai beaucoup entendu parler mais où je ne suis encore jamais allée. Au fond d'une arrière-cour brillent doucement les lumières d'un ravissant boudoir aux dominantes roses. Une adorable vendeuse m'apporte ma Marquisette dans une taille dont je n'ose même pas écrire le numéro tellement ça me déprime. Par contre, cette culotte gainante satinée me va hyper bien, compressant tout ce qui a besoin d'être compressé sans serrer plus que nécessaire, un vrai bonheur! Et je suis ravie de découvrir que les bretelles sont amovibles: je passe déjà une bonne partie de la journée à remonter celles de mon soutien-gorge... Au premier étage, quelques vêtements d'extérieur s'alignent sur un portant. Je craque pour une jupe grise à très fines rayures, légèrement évasée dans le bas, garnie d'un jupon et de dentelle dans le bas et ornées de deux petites roses en tissu sur le devant. Mais à 280€, je suis presque contente qu'il ne reste pas ma taille. Quant à Miss Sunalee, elle admire ce qui est probablement l'article le plus cher du magasin: une robe en velours rouge à 600€. Oui, bon, une autre fois. Quand on aura gagné à l'Euromillion, par exemple.

Nos pas nous mènent ensuite du côté de Bastille, dans une boutique que je ne connais pas mais que Miss Sunalee a repérée sur Internet: Born Bad Exotica, qui propose des vêtements et des accessoires de style rockabilly. Miss Sunalee y essaie toute une brassée de robes avant d'opter pour un très joli modèle avec des hirondelles brodées sur un côté de la poitrine et de la jupe, ainsi qu'un autre rouge plus près du corps. N'arrivant pas à se décider entre deux cardigans de style différents, elle embarque les deux. (That's my girl!) Il faut dire que les prix sont plus que raisonnables ici; rien à voir avec les Galeries Lafayette que nous avons visitées ce matin. Je me laisse tenter par une robe bleu marine à pois blancs qui n'est pas sans rappeler la fameuse Rita en rupture de stock chez PinupGirlClothing. Ici aussi, la vendeuse est extrêmement gentille et donne envie de bavarder longuement avec elle. Une chouette découverte.

En revanche, Mademoiselle Vegas, l'autre boutique du même style située un peu plus haut le long de la ligne 8, nous déçoit: pas de robes ou de jupes ici, juste des blousons en cuir, des T-shirts et des accessoires. Nous n'y faisons qu'un tour très bref. De toute façon, nous sommes déjà bien chargées et nous avons dépensé beaucoup de sous. Aussi reprenons-nous sans nous presser le chemin de la gare du Nord. Un rapide calcul mental m'apprend que Miss Sunalee a réussi à se ruiner encore plus que moi aujourd'hui, chose dont peuvent se vanter très peu de gens qui ont eu l'occasion de faire une virée shopping avec moi. Je réclame donc une revanche en 2010.

mercredi 9 décembre 2009

Two for the road shops - part 1

Hier, après un voyage en Thalys sans histoires, Miss Sunalee et moi avons pris le métro dont nous sommes ressorties directement au sous-sol des Galeries Lafayette, les fameux 3000m² dédiés aux chaussures. Et curieusement, sur 3000m², rien n'a attiré mon attention - à part les Charles Krammer rouges que j'avais déjà repéré la dernière fois, qui m'allaient super bien mais qui coûtaient toujours 229€ et dont je ne voyais toujours pas quand je pourrais les mettre. Tout de même, j'ai eu du mal à les reposer sur l'étagère.

Notre exploration du deuxième étage, consacré à la mode féminine, ne s'est pas révélée plus fructueuse. Les deux pièces que je voulais essayer chez Manoush (pour vérifier ma taille et pouvoir éventuellement les choper sur eBay) étaient sold out depuis longtemps; Noa Noa proposait quelques jolies choses dont une jupe importable et un manteau que je préfèrerais payer 50% de moins pendant les soldes, et Miss Sunalee n'a pas trouvé son bonheur chez French Connection. Je suis quand même ressortie avec une robe T-shirt Promod assez rock'n'roll qui n'était plus disponible dans ma taille à Bruxelles. Peut-être pas mon achat le plus inspiré, mais il faut bien se chauffer.

Chez Uniqlo, plus de boyfriend jean en 36, à mon grand désespoir. J'ai dû me contenter de trois T-shirts mous comme j'aime et, quand même, d'un sweat noir à capuche en cachemire, tandis que Miss Sunalee embarquait deux cardigans également en cachemire: un rouge et un noir. C'est en faisant la queue pour les cabines d'essayage que nous avons commencé à maudire vraiment nos manteaux, pourtant indispensables par 8° dehors, et à espérer que nos déodorants respectifs étaient aussi performants que promis par la pub.

Chez Igloo, trouvage immédiat des deux bricoles pour Chouchou, ouééééé. En revanche, la boîte à gants Yves Blayo que je cherchais est en rupture de stock. Les hommes en noir ont dû passer par ici après avoir raflé tous les boyfriend jeans chez Uniqlo. Je me console avec une boîte à pièces jaunes et une nouvelle Kimmi Doll.

Chez H&M, déception devant la lingerie Sonia Rykiel taillée dans une matière dépourvue de la moindre élasticité et presque droite entre la taille et les hanches alors que, hum, j'ai plutôt une silhouette en forme de sablier. Je ne me donne même pas la peine d'essayer: aucune envie de déprimer en essayant vainement de rentrer mon majestueux postérieur là-dedans. Dommage, la coupe et les couleurs étaient jolies.

L'heure du déjeuner est déjà bien entamée quand nous reprenons le métro pour nous rendre sur les Champs-Elysées. Nous fonçons droit au dernier étage du Virgin Megastore, où nous déjeunons d'une salade italienne pour moi et d'un burger de pomme de terre pour Miss Sunalee. Pas le temps de parachever notre repas par un dessert: l'heure tourne, et nous avons encore beaucoup à faire! Ce qui ne m'empêche pas de faire une petite razzia avant de sortir: les tomes 2 et 3 de "Rosalie Blum", une bédé géniale dont je vous reparlerai plus tard, deux nouveaux bouquins des éditions japonaises PAUMES, "Look at me Tokyo" d'Antoine Kruk et le dernier album de Charlotte Gainsbourg.

Passage obligatoire au Sephora voisin, où nous dévalisons le stand MAC. Enfin, surtout Miss Sunalee: je me contente sagement d'un rouge à lèvres (le fameux Russian Red) et d'un joli blush (le Pinch Me Peach qui, comme son nom ne l'indique pas, me paraît plutôt rose). J'hésite un instant devant les palettes de Noël: la Too Faced en forme de grimoire est über-jolie, mais contient trop de choses que je n'utiliserai pas; les fards de la Urban Decay me font de l'oeil, mais en réfléchissant bien, j'ai des équivalents d'à peu près toutes les couleurs, sauf la Misdemeanor que je vais de ce pas me procurer en mono... Ou pas, car une vendeuse m'informe que c'est une édition limitée réservée à cette palette. Argh.

(A suivre...)

Comment je compte survivre à l'hiver 2010

Je vous disais il y a quelques jours à quel point je déteste l'hiver et quels petits plaisirs je m'accorde pour le traverser sans trop déprimer. Les petits plaisirs ne suffisant hélas pas à combattre cette saison redoutable pour le moral, et sachant que l'inactivité me pèse plus que tout, j'ai dressé une liste de choses à faire d'ici le retour des beaux jours:

OUTDOORS

- Tester tous les quinze jours un nouvel endroit où bruncher: ça fait déjà un petit moment que Chouchou et moi nous promettons d'essayer le fameux restaurant en terrasse du Musée des Instruments de Musique, depuis lequel on a paraît-il une vue magnifique sur la ville. Mais samedi après-midi chez Taschen, j'ai découvert un petit bouquin extra appelé "Un an de brunchs à Bruxelles". Je l'ai déjà parcouru et farci de Post-It jaunes. J'ai hâte de commencer notre étude comparative!

- Visiter le musée Magritte qui connaît un succès retentissant depuis son ouverture en juin dernier, et dont Krissounet et Céline nous ont dit le plus grand bien.

- Prendre l'habitude de nous lever le dimanche pour aller faire le marché place Jourdan. Quitte à nous récompenser de nos efforts avec une brioche à l'orange de chez Allemersch, à déguster pour le goûter avec un "3 empires" de Thé O Dor.

- Aller faire les soldes à Anvers avec Miss Sunalee; promener Philou dans Bruxelles un week-end; nous balader dans Bruges en amoureux.

- Préparer notre prochain voyage au Japon fin avril, de préférence devant une tasse de thé fumant au Cha Yuan ou au Comptoir Florian.

INDOORS

- Commencer un art journal, un vrai. J'ai le support, j'ai les idées, j'ai la volonté: je n'attends plus, symboliquement, que le 1er janvier. Dedans, il y aura des collages, des dessins, de l'écriture et tout ce qui me paraîtra signifiant sur le coup.

- Mettre à jour mon carnet de "Portraits de chaussures l'aquarelle". Même si j'ai bien écrémé mon placard ces derniers mois, il me reste encore quelques dizaines de paires à peinturlurer d'autant que j'en ai quand même acheté 7 nouvelles ces deux derniers mois.

- Faire retomber ma PAL en-dessous de 20 bouquins. Actuellement, j'en ai 9 en cours (dont certains que je ne terminerai sans doute pas vu le temps depuis lequel ils traînent sur ma table de nuit) et 36 qui attendent sur une étagère. Il faut juguler l'invasion. J'ai dit.

- Nous gaver de séries télé. Nous suivons les saisons en cours de "Gossip Girl" et "How I met your mother". Nous nous efforçons de rattraper notre retard de "House" (nous sommes à peine dans la 2ème). En DVD, il nous reste à finir la 5 de "Desperate Housewives", la 6ème et dernière de "The L word" et la 2ème et dernière de "Pushing daisies". La 3 de "Ugly Betty" n'est même pas déballée. Miss Sunalee nous a prêté la 1ère de "True blood", que notre lecteur refuse apparemment de lire mais nous n'avons pas dit notre dernier mot. Et depuis le temps que je le dis, je dois toujours me remettre à "Six feet under" que j'ai laissé tomber au début de la 2ème.

- Cuisiner. Chouchou est censé se mettre à la Japanese food depuis des mois; je vais le lui rappeler en lui enfonçant une paire de baguettes dans un endroit stratégique si nécessaire gentiment ♥. Quant à moi, j'élargirais volontiers mon répertoire de pâtisseries, mais aussi de tartes et de cakes salés.

- Faire des câlins, pleiiiin de câlins. Parce que je viens de passer plusieurs mois sous médocs inhibiteurs de libido et que nous avons du retard à rattraper. Et puis n'est-ce pas le plus écologique des moyens de se réchauffer?

mardi 8 décembre 2009

Demain, demain, demaiiiiiiin!

Demain, Miss Sunalee et moi allons passer la journée à Paris pour finir nos cadeaux de Noël. Enfin, officiellement. Parce que vu les adresses que chacune de nous a ajoutées à la liste des magasins où nous rendre, j'ai l'impression que c'est surtout nous-mêmes que nous avons l'intention de gâter! Ou, indirectement, nos amoureux en leur offrant de quoi régaler leurs yeux. A ma décharge, j'ai déjà pratiquement effectué tous les achats destinés à mon entourage; il ne me manque qu'un DVD pour Cahouète (probablement les courts métrages de "Panique au Village", pour me venger de toutes les fois où il m'a réveillée en faisant irruption dans la chambre d'invités à 7 heures du matin l'initier à la culture belge) et deux bricoles pour Chouchou que je sais exactement où trouver (=à moins de cent mètres des Galeries Lafayette Haussman). Pour le reste, ce sera fringues et lingerie de pinup - j'ai repéré une culotte-gaine sublime chez Fifi Chachnil, j'espère vraiment qu'ils auront ma taille en magasin! -, quelques basiques chez Uniqlo, un plein de produits de beauté à prix raisonnable chez Sephora grâce aux 10% de ma carte de fidélité, et peut-être un ou deux achats culturels au Virgin des Champs-Elysées. Rendez-vous demain soir avec des photos de notre butin!

Facebook, c'est formidable

Je sais, j'ai résisté très longtemps aux sirènes de Facebook que je trouvais futile et sans intérêt. Je ne me souviens plus pourquoi j'ai fini par craquer. Sans doute parce que j'en avais assez d'entendre Chouchou se marrer comme une baleine en lisant et en commentant les statuts de ses potes. Je devais me sentir exclue. Et puis, le même Chouchou (avec sa façon habituelle de revenir par la fenêtre quand je lui claque la porte au nez, et de tenter la cheminée si la fenêtre est fermée aussi) me faisait miroiter tout un tas d'applications rigolotes, notamment Visual Bookshelf et World Travel. Moi qui adore tenir des listes et archiver le moindre de mes mouvements, comment aurais-je pu ne pas craquer?

Ca fait maintenant un peu plus d'un an que j'ai ouvert un compte Facebook, et je m'en félicite. C'est vrai, j'ai perdu un temps considérable à remplir des testalakon, aligner des anagrammes aussi vite que mes doigts pouvaient voler sur un clavier, faire exploser des bouboules aux couleurs des cinq éléments ou, depuis trois mois, traire des vaches roses et cultiver des petits pois virtuels. Mais ce n'est pas comme si, connectée à internet toute la journée, je manquais de moyens de procrastiner de toute façon.

Quant aux photos honteuses qui vous cassent une réputation professionnelle, j'ai résolu le problème en ne chargeant rien d'autre sur Facebook qu'un portrait de temps à autre, histoire de varier mon icone de présentation. Et puis bon, dans le secteur où je bosse, tout le monde se fout que vous soyez un(e) ivrogne ou que vous pratiquiez le pole dancing plutôt que le Pilates du moment que vous rendez votre boulot à l'heure. Par ailleurs, j'ai bien été contactée par des gens que j'avais perdus de vue pour une très bonne raison, mais il m'a suffi de cliquer sur "ignorer" et de procéder à quelques réglages de mes paramètres pour qu'ils n'aient jamais accès à mon profil.

Ces inconvénients-qui-n'en-sont-pas mis à part, Facebook a très vite remplacé la plupart des autres formes de contact social que j'entretenais. Moins coûteux que le téléphone, plus spontané qu'un mail, plus informel qu'un forum, plus convivial qu'un blog, il me permet d'échanger en direct avec des gens que j'apprécie beaucoup et que, pour cause d'éloignement géographique, je ne peux voir "en vrai" que deux ou trois fois par an. Grâce à lui, j'ai approfondi des contacts professionnels ou amicaux esquissés ailleurs, renoué avec d'anciens copains/copines qui me manquaient et constaté que je n'avais aucune raison de regretter la plupart de mes ex. Grâce à lui, je peux en un clin d'oeil communiquer mes bonnes nouvelles ou faire part de mon profond énervement à 90% de mes connaissances, qui aussitôt se réjouissent pour moi ou m'envoient des petits coeurs de soutien. C'est con, un petit coeur, mais quand on passe toute sa journée isolée dans son appart' et que presque tous les gens qu'on aime vivent dans un autre pays, voire sur un autre continent, et ben ça fait chaud au coeur.

Sans Facebook,
...Je ne saurais pas que mon grand amour de jeunesse Legolas est devenu bouffi et bigleux, ni que ma très studieuse petite cousine élève avocate n'est "pas libre ce soir parce qu'elle a orgie". Je n'aurais pas découvert que MotherFucker hante les soirées SM coiffé d'une perruque rose. Ni, dans un autre registre, que ma copine virtuelle Citrouille est renversante de beauté à 47 piges.
...Je n'aurais pas suivi en direct les démêlés de copine Ando, apprentie scénariste de bédé, avec son boulet de dessinateur - à la clé, plus palpitant encore que "Qui a tué J.R.?", la réponse à la question "Evernight finira-t-il par être publié un jour?". Et j'ignorerais que le quotidien d'un ingénieur en informatique comme copain Kettch peut être aussi ubuesque.
...Je ne serais pas membre de groupuscules hautement intellectuels tels que "J'adore les enfants mais je foire toujours leur cuisson", "Sauvez l'orthographe, mangez un jeune!", "Si je suis toujours fatigué(e), c'est parce que la nuit je suis un super-héros", "Tu insultes la mère des objets quand ils ne fonctionnent pas" ou "Je suis plus diplômé(e) que Jean Sarkozy".
...Je n'aurais pas le bonheur de lire les coups de gueule passionnés de Lola Lafon qui m'émeut tant.
...Je n'aurais pas découvert l'hilarant "Francis blaireau farceur" recommandé par copine Clémence, ni mesuré dans quel engrenage je mettrais le doigt si je commençais la série du "Trône de fer". Je n'aurais pas non plus reçu plein de gentils messages de fans de Série Préférée me remerciant pour mon travail.
...J'aurais raté quelques fou-rires et un paquet de "Awwwwwww!" attendris devant des vidéos de Lolcats.



...Enfin, je ne n'aurais pas fait fuir le +1 de BBL en lui proposant, s'ils venaient nous rendre visite à Bruxelles, de leur montrer les boîtes échangistes du coin. Reviens, +1; c'était une blague!!!

lundi 7 décembre 2009

"Sous le charme de Lillian Dawes"

Au printemps dernier, j'avais lu plusieurs critiques très élogieuses sur ce livre. Je pensais l'inscrire sur ma liste d'emplettes à faire, et puis j'ai oublié, et "Sous le charme de Lillian Dawes" m'est complètement sorti de la tête jusqu'à ce que je le retrouve sur une étagère de Pêle-Mêle, état quasi-neuf et au tiers de son prix originel.

Je suis bien contente que le hasard l'ait remis sur ma route, parce que j'ai passé un délicieux moment avec ce roman exquis. Pendant la Guerre Froide, Gabriel, orphelin de bonne famille âgé de 17 ans, vient de se faire expulser de son pensionnat de garçons. Il se réfugie à New York chez son frère aîné Stewart, un intellectuel qui fréquente secrètement les milieux communistes. En attendant la rentrée scolaire suivante, Gabriel traîne dans les rues et les cafés de Manhattan, fait la connaissance de son excentrique tante Lavinia tout juste rentrée d'Europe où elle vient de passer vingt ans, et surtout s'amourache de Lillian Dawes, une mystérieuse jeune femme qui multiplie les talents et les identités...

Roman initiatique, "Sous le charme de Lillian Dawes" met en scène un héros qui m'a fait penser à Holden Caulfield face à une héroïne que l'on imagine sans peine interprétée par Audrey Hepburn. L'atmosphère du New-York de l'après-guerre y est décrite de façon très évocatrice, avec une plume à la fois légère et grave, empreinte d'une élégance mélancolique comme les errances de Gabriel. Malgré une fin un peu rapide à mon goût, un très joli moment de lecture.

dimanche 6 décembre 2009

Mon sauveur?

Quand on n'arrive pas à s'endormir le soir, forcément, on a du mal à se lever le matin. Pour peu qu'on exerce une activité à domicile sans contrainte horaire, on se retrouve très vite complètement décalée par rapport au reste du monde: encore toute frétillante à 2h du matin, et émergeant péniblement de la couette un peu avant midi.

Ainsi, depuis des années, le concept de "matinée" m'est devenu quasi-étranger; je ne consens plus à me lever avant 10h que si j'ai un train ou un avion à prendre. Et je sais que ça peut paraître idyllique aux gens qui sont obligés d'être au boulot à 8h pétantes, voire avant - mais croyez-moi, ça ne l'est pas. Encore gérable quand on vit seule et qu'on ne doit se préoccuper que de son propre rythme, la situation devient vite pénible lorsqu'on cohabite avec quelqu'un qui, lui, a des horaires normaux. Ainsi mes journées de boulot à Bruxelles commencent actuellement vers 13 heures pour se terminer à 18 heures, au retour de Chouchou. Résultat: je travaille moins et je gagne moins qu'avant, alors que j'ai de plus en plus d'envies bassement matérialistes.

Mais en 2010, ça va changer.

Je n'ai qu'une seule et unique résolution pour l'année qui va bientôt commencer: me lever tous les matins à 8h30 et me mettre à bosser au plus tard à 10h. En espérant que du coup, le soir, j'arriverai à m'endormir naturellement vers minuit. Pour ça, je ne compte pas sur ma volonté d'acier de papier crépon qui, depuis plus de quinze ans, a amplement prouvé sa totale inefficacité en la matière. J'ai plutôt choisi de miser sur la technologie: en l'occurrence, une station i-Pod munie d'une fonction réveil.

L'acquisition de l'objet a été toute une aventure en soi. Il fallait qu'il ne soit pas trop cher (budget maxi: 150€), qu'il ne prenne pas beaucoup de place (le dessus de ma table de nuit étant déjà fort encombré par une lampe de chevet et une grosse pile de livres), et surtout, que son design me plaise. Au terme de mes recherches internet, un seul modèle semblait correspondre à mes desiderata: le Sony ICF-CD3IP. Je l'avais vu sur le site de la Fnac française, mais ne voulais pas le commander là pour cause de méfiance aiguë envers la Poste belge. J'ai donc entamé ma tournée des magasins susceptibles de le vendre.

A la Fnac de Lille, il y avait un modèle de démonstration mais plus de stock. A la Fnac de Monpatelin, on m'a dit que le modèle datait déjà de plus d'un an et qu'il avait été retiré de la vente. A la Fnac de Bruxelles, on m'a proposé à la place un iHome un peu moins joli mais encore plus petit et 30% moins cher. Problème, il était en rupture de stock et on ne pouvait pas me dire quand aurait lieu la prochaine livraison. Au Sony Center de City II, le vendeur n'a même pas trouvé la référence sur son ordi. Chez Media Markt, j'ai erré longtemps telle une âme en peine avant de trouver le rayon des stations i-Pod où il n'y avait que des horreurs. Et puis à tout hasard, j'ai eu l'idée de jeter un coup d'oeil dans le rayon voisin, celui des "bêtes" radio-réveils. Et miracle! Il était là. Il en restait un et un seul. Qui s'est révélé impossible à démagnétiser et qui a donc sonné pendant tout le reste de l'après-midi chaque fois que j'entrais ou sortais d'un magasin, mais whatever.

Nous sommes dimanche. Chouchou a installé la bête et m'a montré comment m'en servir. (Ben quoi? Je n'allais quand même pas lire le mode d'emploi!) J'ai préparé une petite liste de lecture "spéciale réveil". D'abord, quelques morceaux tout en douceur pour émerger gentiment des bras de Morphée:
- 5:55 (Charlotte Gainsbourg)
- Mer du Japon (Air)
- Il y a (Vanessa Paradis)
Ensuite, du plus sautillant pour achever de me réveiller:
- Les tournesols (Marc Lavoine)
- Glorious (Andreas Johnson)
- Knights of Cydonia (Muse)
Et enfin, la grosse artillerie pour me jeter du lit de force si nécessaire:
- Suffragette city (David Bowie)
- Rabbit heart (Florence & The Machine)
- The last day on Earth (Marilyn Manson)
Si le test ne s'avère pas concluant, j'ai encore du Korn en réserve.

samedi 5 décembre 2009

Lettre à mon Moi de 16 ans

Cette semaine, j'ai lu un article du magazine anglais "Red" dans lequel différentes célébrités écrivaient une lettre à leur alter ego de 16 ans, et je me suis rendu compte que j'aurais beaucoup de choses à dire au mien. Et vous?

Chère Moi de 1987,

Avant tout: ne t'embarque sous aucun prétexte dans le cursus scolaire que tes parents ont choisi pour toi! Tu vas perdre plusieurs années de ta vie et t'endetter de 120 000FF pour obtenir un diplôme qui ne te rapportera jamais rien à part une solide déprime et un sentiment d'inadéquation profonde. Insiste plutôt pour faire une fac de langues. Ou même de psycho. A vrai dire, un CAP de plomberie te sera plus utile que ton DESCAF option "Gestion des produits de grande consommation".

Ne passe pas 3 putains d'année à soupirer après Legolas. Ce garçon t'a déjà donné le meilleur de lui-même - sa passion pour Marillion. A 40 ans, il aura toujours la même coupe de cheveux en brosse, vingt kilos de plus, des lunettes épaisses comme des culs de bouteille, et tu te diras en le voyant que Renaud avait bien raison: le temps est assassin et emporte avec lui le physique d'elfe des archers-marins.

Sors-toi de la tête cette idée ridicule que Soeur Cadette est ta pire ennemie. D'accord, elle est plus jolie, plus populaire, plus douée pour à peu près tout, et elle n'a même pas le bon goût d'être moins intelligente que toi. D'accord, tous les potes à qui tu la présenteras d'ici trois ou quatre ans tomberont instantanément amoureux d'elle et oublieront aussitôt jusqu'à ton existence. Mais bon, elle ne fait pas (trop) exprès. Un jour, elle sera ta meilleure amie, et tu auras mal au coeur 50 semaines de l'année de la savoir trop loin de toi.

Arrête de détester tes parents parce qu'ils ne sont pas ce que tu voudrais et parce que tu n'arrives pas à être ce qu'ils voudraient. Ca finira par vous passer, à l'une comme aux autres. Ils sont de bonne volonté et ils t'aiment, c'est déjà énorme. OK, ils ne te comprennent pas. Mais à l'impossible nul n'est tenu.

Cesse de te lamenter parce que tu te trouves grosse: plus jamais dans ta vie tu ne pèseras moins que tes 55 kilos actuels. Et un jour arrivera où non seulement tu t'en foutras, mais où tu t'estimeras sexy malgré tes bourrelets. Alors, profite bien de ton ventre plat et de tes bras encore dépourvus d'ailes de chauve-souris; leur date d'expiration est fixée à l'automne 2008. Just so you know.

La fois où tu voudras entrer dans un salon de coiffure pour réclamer une permanente... Fais-demi-tour en courant, ça t'évitera de ressembler à un caniche abricot pendant les six mois qui suivront. Pareil pour la fois où tu décideras d'être blonde au moins une fois dans ta vie. En revanche, la coloration manga violet devant et rouge derrière: ça, tu peux foncer, ce sera vraiment rock'n'roll. Assez, même, pour justifier l'impression que de l'acide chlorydrique est en train de te ronger le crâne pendant la phase de décoloration préalable.

Le week-end de ski avec tes petits camarades de Sup de Co, en début de première année, pour tenter de t'intégrer? Oublie. Tu vas finir avec un genou droit bousillé à vie. Et une facture de sauvetage que tes parents devront payer de leur poche car personne n'a daigné te prévenir qu'il fallait prendre une carte neige pour être assurée.

Oh, et une dernière chose... Pas de pratiques sexuelles encore interdites dans un tiers des états américains sans lubrifiant, surtout avec le petit frère perdu à la naissance de Rocco Siffredi.

Hum. Je crois que j'ai fait le tour.

Ah non, j'oubliais le plus important: NE TE DETESTE PAS COMME CA. Tu ne ressembles en rien aux autres filles de ton âge. Fais-en la force que ça devrait être au lieu de chercher des moyens inédits et invisibles de t'auto-détruire. Un jour, tu arriveras à te regarder dans la glace en te félicitant de l'adulte que tu es devenue. Si ce jour arrivait un peu plus tôt que la fin de ta trentaine, ce serait encore mieux, non?

Allez, je te laisse. Sans te faire de bises, puisque tu détestes ça. Keep the faith and stay alive.

vendredi 4 décembre 2009

Monsieur, je ne vous permets pas!

Monsieur Hawes,

C'est tout à fait par hasard, en me promenant l'autre jour au rayon anglophone de ma Fnac locale, que j'ai découvert l'ouvrage que vous m'avez consacré. Bien que flattée par votre initiative, je dois vous dire que je ne me souviens absolument pas vous avoir rencontré et que l'idée que vous puissiez fantasmer sur une blogueuse somme toute inconnue de vous au point de lui dédier plusieurs centaines de pages a aussi quelque chose d'effrayant.

Si vous comptez rester mon fidèle admirateur à distance, je n'y vois pas d'objection - mais me permets néanmoins de vous recommander la fréquentation de femmes en chair et en os parmi lesquelles vous n'aurez sûrement aucun mal à trouver une autre muse. Si en revanche il vous venait des velléités de harcèlement, sachez que je suis protégée par une pâquerette de combat répondant au surnom trompeur de "Chouchou", ainsi que par deux gardes du corps félins dotés des pouvoirs redoutables "semis de poils asphyxiants", "miaulements de douloureuse discordance", "bombocrottes" et "invasion de lit force 10". A bon entendeur.

"New Moon"

A la lecture de Twilight, j'avais apprécié le second tome bien davantage que le premier à cause de sa noirceur, du désespoir et des pulsions suicidaires de l'héroïne, mais aussi du rôle grandissant de Jacob et de la quasi-absence d'Edward. Oui, désormais je préfère le type gentil et fiable au torturé imprévisible de service. Je me fais vieille, que voulez-vous. Et comme j'avais trouvé le premier film assez réussi à partir d'un bouquin pas terrible, je tenais absolument à voir le deuxième.

Ben voilà, j'ai vu.

J'ai vu Robert Pattinson avec tout le charisme d'un artichaut bouilli, et d'un artichaut bouilli à l'air perpétuellement constipé de surcroît. J'ai vu des effets spéciaux vraiment à chier, qu'il s'agisse de l'animation des loups ou du rendu des bagarres entre vampires. J'ai vu une réalisation épouvantablement nian-nian, versant dans le sirop bien épais plutôt que dans le désespoir tragique.

Puis j'ai vu Taylor Lautner enlever son T-shirt, et à l'unisson avec le reste de la salle, j'ai fait "Ooooooh", et à partir de ce moment, je me suis fichue de tout le reste. Je ne dis pas ça parce qu'il fait apparaître le détournement de mineur comme un passe-temps compréhensible qu'il joue mon personnage préféré de la série, mais franchement, de tout le casting, c'est le seul qui ait une vraie présence à l'écran, le seul qui parvienne à rendre son personnage crédible et attachant. C'est pour lui que j'irai voir "Ecipse".

jeudi 3 décembre 2009

I love mon nouveau carrelage

Quand nous avons loué notre appartement bruxellois, le sol de la salle de bain était couvert de linoléum imitation plancher en bois. Au fil des mois, l'eau gouttant de puis le paravent de la baignoire s'est infiltré sous le lino en question qui à commencer à gondoler, puis à se soulever, tandis que la couche d'aggloméré sur lequel il reposait se mettait à noircir et à pourri. Nous avons donc insisté auprès de la propriétaire pour qu'elle arrache tout ça et nous le remplace par du carrelage. Les travaux devant rendre la pièce (dans laquelle se trouvent également nos toilettes) impraticable pour quelques jours, il a été convenu qu'ils auraient lieu pendant un de mes séjours en France, Chouchou pouvant se doucher à la salle de sport de son boulot.

J'imaginais que le carrelage du sol serait assorti à celui qui recouvrait déjà les murs (blanc, donc), et que j'allais me retrouver avec une salle de bain style hôpital. Mais quand je suis arrivée hier soir, j'ai eu la surprise de découvrir de beaux grands carreaux anthracite parfaitement assortis à mes serviettes de toilette et formant un superbe contraste avec mes accessoires rouges: poubelle, tapis de bain et boîte à pharmacie. Intense soulagement de Chouchou, qui craignait que je n'aime pas. En effet, je n'aime pas: j'adore!!! Pour un peu, ça me donnerait envie de refaire la déco du duplex de Monpatelin...

mercredi 2 décembre 2009

Plaisirs d'hiver

Voilà, je suis rentrée à Bruxelles où la météo, nonobstant le calendrier qui dit qu'il nous reste encore trois semaines d'automne, est déjà passée en mode "hiver". Or, je hais le froid presque autant que les grandes chaleurs. Mon truc à moi, c'est le printemps et l'automne, quand la température est agréable et qu'on peut s'habiller en fonction de ses goûts plutôt que des impératifs de confort thermique. Mais bon, puisqu'on ne peut pas y couper, autant profiter des petits plaisirs inhérents à l'hiver. Voici une liste des miens:

- Un chocolat chaud bouillant, préparé avec du Nestlé en boîte métallique ronde et du lait demi-écrémé. Ou mieux encore, un Chocolixir de chez Godiva (à réserver aux foies solides).
- Des petits pains en lait coupés en deux et généreusement tartinés de beurre salé pour tremper dans le chocolat chaud susmentionné.
- Les très longues écharpes en maille tricotée de couleur vive que je laisse pendre presque jusqu'à mes genoux par-dessus mon manteau. J'en ai une rouge, une bleu canard et une violette.
- Les pulls en cachemire que j'aime encore plus depuis que j'ai découvert qu'ils peuvent être lavés en machine.
- Planquer mes bras de chauve-souris dans lesdits pulls.
- Me pelotonner le soir sous la couette avec mon amoureux. En évitant de penser qu'il faudra en sortir le lendemain matin.
- Me féliciter de ne jamais être malade alors qu'autour de moi, tout le monde succombe à la grippe ou aux gastros. Oui, j'ai aussi des plaisirs mesquins.
- Aller au Comptoir Florian pour boire un thé et déguster une part d'apple pie ou de pecan pie en feuilletant un guide de voyage.
- Manger de la pizza à la tartiflette sans aucun remords: les calories sont nécessaires pour lutter contre le froid.
- A partir de début décembre, les illuminations sur la Grand-Place de Bruxelles.
- Les vacances de Noël dans ma famille, à Toulouse :-)
- Le champagne, le foie gras et tous ces trucs délicieux que j'évite de consommer hors période de fêtes.
- Entamer au 1er janvier un nouvel agenda choisi avec soin (cette année, ce sera celui de Pénélope Bagieu) et un ou plusieurs projets créatifs à étaler sur une année
- Les soldes début janvier, surtout que les grosses pièces d'hiver (manteau, bottes) coûtent toujours un rein et sont beaucoup plus appréciées à - 50% qu'un micro-top d'été à trois fifrelins.
- Le numéro de janvier des magazines féminins.
- La galette des rois briochée et garnie de fruits confits, comme on la fait dans ma Provence natale.
- Les oranges sanguines et les très bonnes mandarines, seuls fruits d'hiver dont je raffole.

Et vous? Des petits plaisirs spécifiques à la saison la plus tristounette de l'année?

mardi 1 décembre 2009

Choses pour lesquelles je suis désormais trop vieille

- M'habiller en lolita goth ou en écolière punk. Le syndrôme du mouton déguisé en agneau ne passera pas par moi. Je saurai rester triste mais digne.
- Acheter des fringues trop serrées en pensant qu'elles m'iront super bien dès que j'aurai perdu trois ou quatre kilos. Ha ha ha.
- Me promener l'été avec le bide à l'air. D'autant que le bide en question a pris un volume non négligeable depuis un an ou deux. Non, ça n'a rien à voir avec le fait que j'habite à cent mètres d'un Mamma Roma. Mère Nature est une truie, point.
- Perdre deux kilos dans la semaine en supprimant juste mon goûter et en y allant mollo sur le parmesan avec mes pâtes. *gros soupir*
- Aller en boîte. Je n'aimais déjà pas trop ça à vingt ans, quand il y avait moyen de trouver de la musique correspondant à mes goûts, alors maintenant que tous les boumboum sonnent pareil à mes pauvres tympans meurtris...
- Boire plus de trois verres d'alcool dans la soirée. Sinon, gueule de bois garantie le lendemain, et Cerbère est une créature d'une amabilité limite gluante à côté de moi quand j'ai mal à la tête.
- Passer une nuit blanche. L'année de mon bac, j'en ai aligné deux d'affilée pendant une campagne de jeux de rôles, et un gros dodo de dix heures m'a suffi à récupérer. Aujourd'hui, il me faudrait une bonne semaine.
- Sortir sans fond de teint. Parce qu'entre le mélasma, les petits boutons et les premières rides, c'est devenu une question de survie. Pas pour moi, mais pour les gens que je croise dans la rue.
- Faire du camping. Mes vertèbres ne s'en remettraient pas. Et puis un des intérêts de prendre de l'âge, c'est quand même, généralement, d'avoir un compte en banque mieux garni et de pouvoir s'offrir un hôtel avec un lit digne de ce nom.
- M'offrir un coup d'un soir. La première fois qu'on couche avec quelqu'un, c'est rarement la fête du string; alors s'il ne doit y en avoir qu'une, à quoi bon? Je préfère encore zoner devant un DVD avec un verre de rouge et un paquet de chips à l'ancienne.
- Craquer pour un bad boy. Après s'être fait briser le coeur plusieurs fois par des types sans autre intérêt que leur décorativité en blouson de cuir, on est mûre pour découvrir les vertus du vrai gentil, amoureux et n'éprouvant pas le besoin de s'en cacher. Croyez-moi: après ça, on ne veut plus jamais retourner en arrière.
- Avoir des enfants. Et franchement, c'est pas trop tôt!!!
- Faire un marathon "bouclage de trad". Sérieux. Il y a dix ans, je bossais six jours par semaine, douze heures par jour, 51 semaines par an. Là, quatre jours d'affilée à ce rythme une fois dans l'année et je suis au bord de l'agonie. Je sens la cervelle commencer à me couler par les oreilles. Si je n'en réchappe pas, prière de disperser mes cendres sous la coupole des Galeries Lafayette Haussman. D'avance, merci.

La ravissante illustration de ce post est tiré de cet article de Wikipédia consacré aux Lolita goth.

lundi 30 novembre 2009

La journée de Cahouète dans les bayous de Louisiane


16h: Mes parents ont insisté pour que je pose avec le krôkrôdile.
Ils m'ont dit que ça ne craignait rien,
mais j'avoue que je ne suis pas très rassuré...



17h30: C'est encore moi qui avais raison.
En même temps, du moment que je peux toujours manger des glaces...

"Vanessa Paradis: Best of"

Me voyant hésiter vendredi après-midi devant le présentoir où voisinaient les deux versions du best of de Vanessa Paradis, une vendeuse de la Fnac s'est écriée: "Si vous l'aimez bien, prenez l'édition limitée avec le livre, il est plein de photos superbes; franchement, pour 7€ de plus, ça vaut le coup!". Comme je suis fan, je l'ai écoutée. Et comme je suis fan, je connaissais déjà par coeur toutes les photos présentes dans le fameux bouquin, sauf les deux-trois dernières. Et maintenant, je me retrouve avec un objet qui ne rentre pas dans ma CDthèque. Grrrr. Ma maman m'avait pourtant dit de ne jamais faire confiance aux inconnus.

Au-delà de cette petite déconvenue, je ne regrette pas mon achat. Si le premier CD, sans surprise, se contente de compiler les singles de Vanessa, le second contient des "raretés" très intéressantes, comme une reprise de "I love Paris" et une autre de "Emmenez-moi" en live, ainsi que des duos avec M, Jane Birkin et Alain Souchon. Un bon moyen d'étoffer le répertoire limité de la demoiselle - 5 albums à peine en 23 ans de carrière. Et bien sûr, on y retrouve l'inédit "Il y a", délicieuse ode au bonheur tranquille servie par un très joli clip signé Johnny Depp. Qui ne devrait pas tarder à grimper très vite au classement de mes morceaux les plus écoutés sur iTunes.

dimanche 29 novembre 2009

Mais abattez-moi tous ces gens et qu'on n'en parle plus!

Notre bon gouvernement ne cesse de prendre des mesures qui me font hululer d'indignation, ce n'est pas nouveau. A ce titre, la dernière en date pourrait sembler presque anodine par rapport aux expulsions massives de sans-papier: Luc Chatel, ministre de l'Education, se propose de rendre optionnels les cours d'histoire-géographie pour les terminales scientifiques.

Anecdotique? Que nenni. Car vu la propension moyenne d'un djeûns de 18 ans à s'encombrer de travail non-obligatoire pour le simple plaisir d'apprendre quelque chose, les bancs d'HEC, de Sciences-Po et des écoles d'ingénieurs seront bientôt remplis d'étudiants qui ignoreront tout de... ce qui s'est passé au XXème siècle. Soit, voyons, des bagatelles comme la montée du nazisme en Allemagne, du fascisme en Italie, du communisme en URSS et la deuxième guerre mondiale qui en découla. Du coup, les futures élites de la nation seront sans doute moins susceptibles de réagir quand on musellera les média ou tentera d'imposer un devoir de réserve aux écrivains. Qui ignore l'histoire est voué à la répéter.

Je sais qu'en tant que femme de gauche (quoi que ça puisse signifier par les temps qui courent...), je suis censée être opposée à la peine de mort. Mais par moments, j'avoue que je rêve de peloton d'exécution pour certains de nos dirigeants.

N'oubliez pas...


Aujourd'hui, 17h20 sur PlugRTL.
Nous, on ne pourra pas voir l'émission car on n'a pas la télé.
Si jamais vous la regardez, venez nous dire ce que vous en avez pensé!

samedi 28 novembre 2009

"Un crayon dans le coeur"

Quand j'ai dit que je n'avais rien à bouquiner pendant ma retraite forcée, j'ai un tout petit peu menti. En fait, Christine m'a rendu hier une bédé que j'avais achetée et oubliée chez elle le mois dernier. Mais c'était une toute pitite bédé, que j'ai lue en une demi-heure avant de me coucher, donc on va dire que ça ne compte pas. Enfin, assez quand même pour me fournir un sujet de post :-)

Or donc, Laurel fait partie de ces dessinatrices/illustratrices qui se sont fait connaître grâce à leur blog et à qui on a proposé de publier un bouquin basé sur les meilleures planches d'icelui. Mais contrairement à une Margaux Motin ou une Pénélope Bagieu, ce n'est pas un archétype de Parisienne branchée, accro aux fringues et aux ragots entre copines. Attention: j'adore cet archétype-là; il fournit la base de gags hilarants. Mais c'est bien de lire les aventures d'un autre genre de fille, une fois de temps en temps.

Laurel a une petite Cerise qu'elle élève seule, une chatte nommée Choupinette, et pas trop de chance en amour. Elle raconte sa vie avec humour, bien sûr, mais surtout avec une sincérité touchante, sans passer sous silence les moments les plus tristes. Elle ne cherche pas à se composer un personnage en faisant un tri soigneux parmi ses anecdotes personnelles: elle aborde tous les sujets, y compris ceux qui font mal. De ce fait, sa bédé ressemble plus à un journal intime illustré qu'à un recueil de gags, et on s'attache davantage à son auteur au fil des pages. La bonne nouvelle, c'est qu'après l'avoir terminée, on peut continuer à suivre les aventures de Laurel sur son blog.