dimanche 6 décembre 2009

Mon sauveur?

Quand on n'arrive pas à s'endormir le soir, forcément, on a du mal à se lever le matin. Pour peu qu'on exerce une activité à domicile sans contrainte horaire, on se retrouve très vite complètement décalée par rapport au reste du monde: encore toute frétillante à 2h du matin, et émergeant péniblement de la couette un peu avant midi.

Ainsi, depuis des années, le concept de "matinée" m'est devenu quasi-étranger; je ne consens plus à me lever avant 10h que si j'ai un train ou un avion à prendre. Et je sais que ça peut paraître idyllique aux gens qui sont obligés d'être au boulot à 8h pétantes, voire avant - mais croyez-moi, ça ne l'est pas. Encore gérable quand on vit seule et qu'on ne doit se préoccuper que de son propre rythme, la situation devient vite pénible lorsqu'on cohabite avec quelqu'un qui, lui, a des horaires normaux. Ainsi mes journées de boulot à Bruxelles commencent actuellement vers 13 heures pour se terminer à 18 heures, au retour de Chouchou. Résultat: je travaille moins et je gagne moins qu'avant, alors que j'ai de plus en plus d'envies bassement matérialistes.

Mais en 2010, ça va changer.

Je n'ai qu'une seule et unique résolution pour l'année qui va bientôt commencer: me lever tous les matins à 8h30 et me mettre à bosser au plus tard à 10h. En espérant que du coup, le soir, j'arriverai à m'endormir naturellement vers minuit. Pour ça, je ne compte pas sur ma volonté d'acier de papier crépon qui, depuis plus de quinze ans, a amplement prouvé sa totale inefficacité en la matière. J'ai plutôt choisi de miser sur la technologie: en l'occurrence, une station i-Pod munie d'une fonction réveil.

L'acquisition de l'objet a été toute une aventure en soi. Il fallait qu'il ne soit pas trop cher (budget maxi: 150€), qu'il ne prenne pas beaucoup de place (le dessus de ma table de nuit étant déjà fort encombré par une lampe de chevet et une grosse pile de livres), et surtout, que son design me plaise. Au terme de mes recherches internet, un seul modèle semblait correspondre à mes desiderata: le Sony ICF-CD3IP. Je l'avais vu sur le site de la Fnac française, mais ne voulais pas le commander là pour cause de méfiance aiguë envers la Poste belge. J'ai donc entamé ma tournée des magasins susceptibles de le vendre.

A la Fnac de Lille, il y avait un modèle de démonstration mais plus de stock. A la Fnac de Monpatelin, on m'a dit que le modèle datait déjà de plus d'un an et qu'il avait été retiré de la vente. A la Fnac de Bruxelles, on m'a proposé à la place un iHome un peu moins joli mais encore plus petit et 30% moins cher. Problème, il était en rupture de stock et on ne pouvait pas me dire quand aurait lieu la prochaine livraison. Au Sony Center de City II, le vendeur n'a même pas trouvé la référence sur son ordi. Chez Media Markt, j'ai erré longtemps telle une âme en peine avant de trouver le rayon des stations i-Pod où il n'y avait que des horreurs. Et puis à tout hasard, j'ai eu l'idée de jeter un coup d'oeil dans le rayon voisin, celui des "bêtes" radio-réveils. Et miracle! Il était là. Il en restait un et un seul. Qui s'est révélé impossible à démagnétiser et qui a donc sonné pendant tout le reste de l'après-midi chaque fois que j'entrais ou sortais d'un magasin, mais whatever.

Nous sommes dimanche. Chouchou a installé la bête et m'a montré comment m'en servir. (Ben quoi? Je n'allais quand même pas lire le mode d'emploi!) J'ai préparé une petite liste de lecture "spéciale réveil". D'abord, quelques morceaux tout en douceur pour émerger gentiment des bras de Morphée:
- 5:55 (Charlotte Gainsbourg)
- Mer du Japon (Air)
- Il y a (Vanessa Paradis)
Ensuite, du plus sautillant pour achever de me réveiller:
- Les tournesols (Marc Lavoine)
- Glorious (Andreas Johnson)
- Knights of Cydonia (Muse)
Et enfin, la grosse artillerie pour me jeter du lit de force si nécessaire:
- Suffragette city (David Bowie)
- Rabbit heart (Florence & The Machine)
- The last day on Earth (Marilyn Manson)
Si le test ne s'avère pas concluant, j'ai encore du Korn en réserve.

samedi 5 décembre 2009

Lettre à mon Moi de 16 ans

Cette semaine, j'ai lu un article du magazine anglais "Red" dans lequel différentes célébrités écrivaient une lettre à leur alter ego de 16 ans, et je me suis rendu compte que j'aurais beaucoup de choses à dire au mien. Et vous?

Chère Moi de 1987,

Avant tout: ne t'embarque sous aucun prétexte dans le cursus scolaire que tes parents ont choisi pour toi! Tu vas perdre plusieurs années de ta vie et t'endetter de 120 000FF pour obtenir un diplôme qui ne te rapportera jamais rien à part une solide déprime et un sentiment d'inadéquation profonde. Insiste plutôt pour faire une fac de langues. Ou même de psycho. A vrai dire, un CAP de plomberie te sera plus utile que ton DESCAF option "Gestion des produits de grande consommation".

Ne passe pas 3 putains d'année à soupirer après Legolas. Ce garçon t'a déjà donné le meilleur de lui-même - sa passion pour Marillion. A 40 ans, il aura toujours la même coupe de cheveux en brosse, vingt kilos de plus, des lunettes épaisses comme des culs de bouteille, et tu te diras en le voyant que Renaud avait bien raison: le temps est assassin et emporte avec lui le physique d'elfe des archers-marins.

Sors-toi de la tête cette idée ridicule que Soeur Cadette est ta pire ennemie. D'accord, elle est plus jolie, plus populaire, plus douée pour à peu près tout, et elle n'a même pas le bon goût d'être moins intelligente que toi. D'accord, tous les potes à qui tu la présenteras d'ici trois ou quatre ans tomberont instantanément amoureux d'elle et oublieront aussitôt jusqu'à ton existence. Mais bon, elle ne fait pas (trop) exprès. Un jour, elle sera ta meilleure amie, et tu auras mal au coeur 50 semaines de l'année de la savoir trop loin de toi.

Arrête de détester tes parents parce qu'ils ne sont pas ce que tu voudrais et parce que tu n'arrives pas à être ce qu'ils voudraient. Ca finira par vous passer, à l'une comme aux autres. Ils sont de bonne volonté et ils t'aiment, c'est déjà énorme. OK, ils ne te comprennent pas. Mais à l'impossible nul n'est tenu.

Cesse de te lamenter parce que tu te trouves grosse: plus jamais dans ta vie tu ne pèseras moins que tes 55 kilos actuels. Et un jour arrivera où non seulement tu t'en foutras, mais où tu t'estimeras sexy malgré tes bourrelets. Alors, profite bien de ton ventre plat et de tes bras encore dépourvus d'ailes de chauve-souris; leur date d'expiration est fixée à l'automne 2008. Just so you know.

La fois où tu voudras entrer dans un salon de coiffure pour réclamer une permanente... Fais-demi-tour en courant, ça t'évitera de ressembler à un caniche abricot pendant les six mois qui suivront. Pareil pour la fois où tu décideras d'être blonde au moins une fois dans ta vie. En revanche, la coloration manga violet devant et rouge derrière: ça, tu peux foncer, ce sera vraiment rock'n'roll. Assez, même, pour justifier l'impression que de l'acide chlorydrique est en train de te ronger le crâne pendant la phase de décoloration préalable.

Le week-end de ski avec tes petits camarades de Sup de Co, en début de première année, pour tenter de t'intégrer? Oublie. Tu vas finir avec un genou droit bousillé à vie. Et une facture de sauvetage que tes parents devront payer de leur poche car personne n'a daigné te prévenir qu'il fallait prendre une carte neige pour être assurée.

Oh, et une dernière chose... Pas de pratiques sexuelles encore interdites dans un tiers des états américains sans lubrifiant, surtout avec le petit frère perdu à la naissance de Rocco Siffredi.

Hum. Je crois que j'ai fait le tour.

Ah non, j'oubliais le plus important: NE TE DETESTE PAS COMME CA. Tu ne ressembles en rien aux autres filles de ton âge. Fais-en la force que ça devrait être au lieu de chercher des moyens inédits et invisibles de t'auto-détruire. Un jour, tu arriveras à te regarder dans la glace en te félicitant de l'adulte que tu es devenue. Si ce jour arrivait un peu plus tôt que la fin de ta trentaine, ce serait encore mieux, non?

Allez, je te laisse. Sans te faire de bises, puisque tu détestes ça. Keep the faith and stay alive.

vendredi 4 décembre 2009

Monsieur, je ne vous permets pas!

Monsieur Hawes,

C'est tout à fait par hasard, en me promenant l'autre jour au rayon anglophone de ma Fnac locale, que j'ai découvert l'ouvrage que vous m'avez consacré. Bien que flattée par votre initiative, je dois vous dire que je ne me souviens absolument pas vous avoir rencontré et que l'idée que vous puissiez fantasmer sur une blogueuse somme toute inconnue de vous au point de lui dédier plusieurs centaines de pages a aussi quelque chose d'effrayant.

Si vous comptez rester mon fidèle admirateur à distance, je n'y vois pas d'objection - mais me permets néanmoins de vous recommander la fréquentation de femmes en chair et en os parmi lesquelles vous n'aurez sûrement aucun mal à trouver une autre muse. Si en revanche il vous venait des velléités de harcèlement, sachez que je suis protégée par une pâquerette de combat répondant au surnom trompeur de "Chouchou", ainsi que par deux gardes du corps félins dotés des pouvoirs redoutables "semis de poils asphyxiants", "miaulements de douloureuse discordance", "bombocrottes" et "invasion de lit force 10". A bon entendeur.

"New Moon"

A la lecture de Twilight, j'avais apprécié le second tome bien davantage que le premier à cause de sa noirceur, du désespoir et des pulsions suicidaires de l'héroïne, mais aussi du rôle grandissant de Jacob et de la quasi-absence d'Edward. Oui, désormais je préfère le type gentil et fiable au torturé imprévisible de service. Je me fais vieille, que voulez-vous. Et comme j'avais trouvé le premier film assez réussi à partir d'un bouquin pas terrible, je tenais absolument à voir le deuxième.

Ben voilà, j'ai vu.

J'ai vu Robert Pattinson avec tout le charisme d'un artichaut bouilli, et d'un artichaut bouilli à l'air perpétuellement constipé de surcroît. J'ai vu des effets spéciaux vraiment à chier, qu'il s'agisse de l'animation des loups ou du rendu des bagarres entre vampires. J'ai vu une réalisation épouvantablement nian-nian, versant dans le sirop bien épais plutôt que dans le désespoir tragique.

Puis j'ai vu Taylor Lautner enlever son T-shirt, et à l'unisson avec le reste de la salle, j'ai fait "Ooooooh", et à partir de ce moment, je me suis fichue de tout le reste. Je ne dis pas ça parce qu'il fait apparaître le détournement de mineur comme un passe-temps compréhensible qu'il joue mon personnage préféré de la série, mais franchement, de tout le casting, c'est le seul qui ait une vraie présence à l'écran, le seul qui parvienne à rendre son personnage crédible et attachant. C'est pour lui que j'irai voir "Ecipse".

jeudi 3 décembre 2009

I love mon nouveau carrelage

Quand nous avons loué notre appartement bruxellois, le sol de la salle de bain était couvert de linoléum imitation plancher en bois. Au fil des mois, l'eau gouttant de puis le paravent de la baignoire s'est infiltré sous le lino en question qui à commencer à gondoler, puis à se soulever, tandis que la couche d'aggloméré sur lequel il reposait se mettait à noircir et à pourri. Nous avons donc insisté auprès de la propriétaire pour qu'elle arrache tout ça et nous le remplace par du carrelage. Les travaux devant rendre la pièce (dans laquelle se trouvent également nos toilettes) impraticable pour quelques jours, il a été convenu qu'ils auraient lieu pendant un de mes séjours en France, Chouchou pouvant se doucher à la salle de sport de son boulot.

J'imaginais que le carrelage du sol serait assorti à celui qui recouvrait déjà les murs (blanc, donc), et que j'allais me retrouver avec une salle de bain style hôpital. Mais quand je suis arrivée hier soir, j'ai eu la surprise de découvrir de beaux grands carreaux anthracite parfaitement assortis à mes serviettes de toilette et formant un superbe contraste avec mes accessoires rouges: poubelle, tapis de bain et boîte à pharmacie. Intense soulagement de Chouchou, qui craignait que je n'aime pas. En effet, je n'aime pas: j'adore!!! Pour un peu, ça me donnerait envie de refaire la déco du duplex de Monpatelin...

mercredi 2 décembre 2009

Plaisirs d'hiver

Voilà, je suis rentrée à Bruxelles où la météo, nonobstant le calendrier qui dit qu'il nous reste encore trois semaines d'automne, est déjà passée en mode "hiver". Or, je hais le froid presque autant que les grandes chaleurs. Mon truc à moi, c'est le printemps et l'automne, quand la température est agréable et qu'on peut s'habiller en fonction de ses goûts plutôt que des impératifs de confort thermique. Mais bon, puisqu'on ne peut pas y couper, autant profiter des petits plaisirs inhérents à l'hiver. Voici une liste des miens:

- Un chocolat chaud bouillant, préparé avec du Nestlé en boîte métallique ronde et du lait demi-écrémé. Ou mieux encore, un Chocolixir de chez Godiva (à réserver aux foies solides).
- Des petits pains en lait coupés en deux et généreusement tartinés de beurre salé pour tremper dans le chocolat chaud susmentionné.
- Les très longues écharpes en maille tricotée de couleur vive que je laisse pendre presque jusqu'à mes genoux par-dessus mon manteau. J'en ai une rouge, une bleu canard et une violette.
- Les pulls en cachemire que j'aime encore plus depuis que j'ai découvert qu'ils peuvent être lavés en machine.
- Planquer mes bras de chauve-souris dans lesdits pulls.
- Me pelotonner le soir sous la couette avec mon amoureux. En évitant de penser qu'il faudra en sortir le lendemain matin.
- Me féliciter de ne jamais être malade alors qu'autour de moi, tout le monde succombe à la grippe ou aux gastros. Oui, j'ai aussi des plaisirs mesquins.
- Aller au Comptoir Florian pour boire un thé et déguster une part d'apple pie ou de pecan pie en feuilletant un guide de voyage.
- Manger de la pizza à la tartiflette sans aucun remords: les calories sont nécessaires pour lutter contre le froid.
- A partir de début décembre, les illuminations sur la Grand-Place de Bruxelles.
- Les vacances de Noël dans ma famille, à Toulouse :-)
- Le champagne, le foie gras et tous ces trucs délicieux que j'évite de consommer hors période de fêtes.
- Entamer au 1er janvier un nouvel agenda choisi avec soin (cette année, ce sera celui de Pénélope Bagieu) et un ou plusieurs projets créatifs à étaler sur une année
- Les soldes début janvier, surtout que les grosses pièces d'hiver (manteau, bottes) coûtent toujours un rein et sont beaucoup plus appréciées à - 50% qu'un micro-top d'été à trois fifrelins.
- Le numéro de janvier des magazines féminins.
- La galette des rois briochée et garnie de fruits confits, comme on la fait dans ma Provence natale.
- Les oranges sanguines et les très bonnes mandarines, seuls fruits d'hiver dont je raffole.

Et vous? Des petits plaisirs spécifiques à la saison la plus tristounette de l'année?

mardi 1 décembre 2009

Choses pour lesquelles je suis désormais trop vieille

- M'habiller en lolita goth ou en écolière punk. Le syndrôme du mouton déguisé en agneau ne passera pas par moi. Je saurai rester triste mais digne.
- Acheter des fringues trop serrées en pensant qu'elles m'iront super bien dès que j'aurai perdu trois ou quatre kilos. Ha ha ha.
- Me promener l'été avec le bide à l'air. D'autant que le bide en question a pris un volume non négligeable depuis un an ou deux. Non, ça n'a rien à voir avec le fait que j'habite à cent mètres d'un Mamma Roma. Mère Nature est une truie, point.
- Perdre deux kilos dans la semaine en supprimant juste mon goûter et en y allant mollo sur le parmesan avec mes pâtes. *gros soupir*
- Aller en boîte. Je n'aimais déjà pas trop ça à vingt ans, quand il y avait moyen de trouver de la musique correspondant à mes goûts, alors maintenant que tous les boumboum sonnent pareil à mes pauvres tympans meurtris...
- Boire plus de trois verres d'alcool dans la soirée. Sinon, gueule de bois garantie le lendemain, et Cerbère est une créature d'une amabilité limite gluante à côté de moi quand j'ai mal à la tête.
- Passer une nuit blanche. L'année de mon bac, j'en ai aligné deux d'affilée pendant une campagne de jeux de rôles, et un gros dodo de dix heures m'a suffi à récupérer. Aujourd'hui, il me faudrait une bonne semaine.
- Sortir sans fond de teint. Parce qu'entre le mélasma, les petits boutons et les premières rides, c'est devenu une question de survie. Pas pour moi, mais pour les gens que je croise dans la rue.
- Faire du camping. Mes vertèbres ne s'en remettraient pas. Et puis un des intérêts de prendre de l'âge, c'est quand même, généralement, d'avoir un compte en banque mieux garni et de pouvoir s'offrir un hôtel avec un lit digne de ce nom.
- M'offrir un coup d'un soir. La première fois qu'on couche avec quelqu'un, c'est rarement la fête du string; alors s'il ne doit y en avoir qu'une, à quoi bon? Je préfère encore zoner devant un DVD avec un verre de rouge et un paquet de chips à l'ancienne.
- Craquer pour un bad boy. Après s'être fait briser le coeur plusieurs fois par des types sans autre intérêt que leur décorativité en blouson de cuir, on est mûre pour découvrir les vertus du vrai gentil, amoureux et n'éprouvant pas le besoin de s'en cacher. Croyez-moi: après ça, on ne veut plus jamais retourner en arrière.
- Avoir des enfants. Et franchement, c'est pas trop tôt!!!
- Faire un marathon "bouclage de trad". Sérieux. Il y a dix ans, je bossais six jours par semaine, douze heures par jour, 51 semaines par an. Là, quatre jours d'affilée à ce rythme une fois dans l'année et je suis au bord de l'agonie. Je sens la cervelle commencer à me couler par les oreilles. Si je n'en réchappe pas, prière de disperser mes cendres sous la coupole des Galeries Lafayette Haussman. D'avance, merci.

La ravissante illustration de ce post est tiré de cet article de Wikipédia consacré aux Lolita goth.

lundi 30 novembre 2009

La journée de Cahouète dans les bayous de Louisiane


16h: Mes parents ont insisté pour que je pose avec le krôkrôdile.
Ils m'ont dit que ça ne craignait rien,
mais j'avoue que je ne suis pas très rassuré...



17h30: C'est encore moi qui avais raison.
En même temps, du moment que je peux toujours manger des glaces...

"Vanessa Paradis: Best of"

Me voyant hésiter vendredi après-midi devant le présentoir où voisinaient les deux versions du best of de Vanessa Paradis, une vendeuse de la Fnac s'est écriée: "Si vous l'aimez bien, prenez l'édition limitée avec le livre, il est plein de photos superbes; franchement, pour 7€ de plus, ça vaut le coup!". Comme je suis fan, je l'ai écoutée. Et comme je suis fan, je connaissais déjà par coeur toutes les photos présentes dans le fameux bouquin, sauf les deux-trois dernières. Et maintenant, je me retrouve avec un objet qui ne rentre pas dans ma CDthèque. Grrrr. Ma maman m'avait pourtant dit de ne jamais faire confiance aux inconnus.

Au-delà de cette petite déconvenue, je ne regrette pas mon achat. Si le premier CD, sans surprise, se contente de compiler les singles de Vanessa, le second contient des "raretés" très intéressantes, comme une reprise de "I love Paris" et une autre de "Emmenez-moi" en live, ainsi que des duos avec M, Jane Birkin et Alain Souchon. Un bon moyen d'étoffer le répertoire limité de la demoiselle - 5 albums à peine en 23 ans de carrière. Et bien sûr, on y retrouve l'inédit "Il y a", délicieuse ode au bonheur tranquille servie par un très joli clip signé Johnny Depp. Qui ne devrait pas tarder à grimper très vite au classement de mes morceaux les plus écoutés sur iTunes.

dimanche 29 novembre 2009

Mais abattez-moi tous ces gens et qu'on n'en parle plus!

Notre bon gouvernement ne cesse de prendre des mesures qui me font hululer d'indignation, ce n'est pas nouveau. A ce titre, la dernière en date pourrait sembler presque anodine par rapport aux expulsions massives de sans-papier: Luc Chatel, ministre de l'Education, se propose de rendre optionnels les cours d'histoire-géographie pour les terminales scientifiques.

Anecdotique? Que nenni. Car vu la propension moyenne d'un djeûns de 18 ans à s'encombrer de travail non-obligatoire pour le simple plaisir d'apprendre quelque chose, les bancs d'HEC, de Sciences-Po et des écoles d'ingénieurs seront bientôt remplis d'étudiants qui ignoreront tout de... ce qui s'est passé au XXème siècle. Soit, voyons, des bagatelles comme la montée du nazisme en Allemagne, du fascisme en Italie, du communisme en URSS et la deuxième guerre mondiale qui en découla. Du coup, les futures élites de la nation seront sans doute moins susceptibles de réagir quand on musellera les média ou tentera d'imposer un devoir de réserve aux écrivains. Qui ignore l'histoire est voué à la répéter.

Je sais qu'en tant que femme de gauche (quoi que ça puisse signifier par les temps qui courent...), je suis censée être opposée à la peine de mort. Mais par moments, j'avoue que je rêve de peloton d'exécution pour certains de nos dirigeants.

N'oubliez pas...


Aujourd'hui, 17h20 sur PlugRTL.
Nous, on ne pourra pas voir l'émission car on n'a pas la télé.
Si jamais vous la regardez, venez nous dire ce que vous en avez pensé!

samedi 28 novembre 2009

"Un crayon dans le coeur"

Quand j'ai dit que je n'avais rien à bouquiner pendant ma retraite forcée, j'ai un tout petit peu menti. En fait, Christine m'a rendu hier une bédé que j'avais achetée et oubliée chez elle le mois dernier. Mais c'était une toute pitite bédé, que j'ai lue en une demi-heure avant de me coucher, donc on va dire que ça ne compte pas. Enfin, assez quand même pour me fournir un sujet de post :-)

Or donc, Laurel fait partie de ces dessinatrices/illustratrices qui se sont fait connaître grâce à leur blog et à qui on a proposé de publier un bouquin basé sur les meilleures planches d'icelui. Mais contrairement à une Margaux Motin ou une Pénélope Bagieu, ce n'est pas un archétype de Parisienne branchée, accro aux fringues et aux ragots entre copines. Attention: j'adore cet archétype-là; il fournit la base de gags hilarants. Mais c'est bien de lire les aventures d'un autre genre de fille, une fois de temps en temps.

Laurel a une petite Cerise qu'elle élève seule, une chatte nommée Choupinette, et pas trop de chance en amour. Elle raconte sa vie avec humour, bien sûr, mais surtout avec une sincérité touchante, sans passer sous silence les moments les plus tristes. Elle ne cherche pas à se composer un personnage en faisant un tri soigneux parmi ses anecdotes personnelles: elle aborde tous les sujets, y compris ceux qui font mal. De ce fait, sa bédé ressemble plus à un journal intime illustré qu'à un recueil de gags, et on s'attache davantage à son auteur au fil des pages. La bonne nouvelle, c'est qu'après l'avoir terminée, on peut continuer à suivre les aventures de Laurel sur son blog.

vendredi 27 novembre 2009

Adieu, monde extérieur

Le frigo est plein. J'ai des bagels, du Saint-Moret, du jambon de Paris, des tomates, des cuisses de poulet, des pommes de terre et des petits pois, du pain de mie sans croûte, des Danette Crousti'choc, du fromage blanc et de la crème de marrons, des clémentines et des poires, des oranges à presser, plusieurs bouteilles de Coca light et un seul carton de lait déjà entamé (aïe). Sur mes étagères, plusieurs risottos en sachet, des chips à l'ancienne, un paquet de Thé Brun et des madeleines.

J'ai expédié cet après-midi les courses que je devais faire: me délester d'un grand sac plein de romans et de mangas chez le bouquiniste local, passer chercher mes lunettes solaires de vue chez Grand Optical où elles m'attendaient depuis mi-octobre, acheter une nouvelle carte de bus et un flacon d'eau micellaire Avène, demander à la Fnac s'ils avaient le modèle de station iPod que je guigne (réponse: non). En revanche, je n'ai pas eu le temps d'aller chez le coiffeur; mes cheveux commencent à ressembler à un balai de sorcière, mais en même temps, je ne risque de faire peur à personne. Note à moi-même: les jours qui viennent, me peigner en tournant le dos le miroir.

Le temps merveilleusement ensoleillé quand je suis arrivée mercredi a viré à la pluie et au froid la nuit dernière. Le chauffage est allumé, la couverture en polaire ressortie. Dans ma commode, j'ai une provision de boxers en microfibres propres, de chaussettes neuves dans des teintes assorties, et de diverses tenues d'intérieur douillettes à souhait. Je n'ai rien à bouquiner sinon mon livre de sac, que je garde pour tromper mon ennui dans la salle d'attente de mon généraliste, et rien à regarder car j'ai pris soin de ne pas emmener le début de la saison 3 de Gossip Girl.

Bref, je suis parée pour entamer le bouclage de ma trad actuelle. Quatre jours de forcing sans mettre le nez dehors pour finir le 11ème tome de Série Préférée. Je me souhaite bien du plaisir courage.

10 (other) things I loved this month

- Les bouquins des éditions japonaises PAUMES. Pour leurs photos merveilleuses qui donnent envie de refaire toute la déco chez soi. Et de se mettre à créer avec ses dix doigts. Et de mitrailler toutes les jolies choses qui nous entourent. Et de voyager pour aller en chercher d'autres. Le mélange de titres et de légendes en français avec des textes en kanji, donc incompréhensibles, dégage une étrange poésie. Et si ces ouvrages sont hors de prix en France (33€ pièce chez Junku!), on peut les commander directement au Japon pour des frais de port somme tout modiques. Je suis fan.

- La confiture nectarine-framboise de Gren. En voilà un mélange qu'il est bon! D'ailleurs, le pot n'a pas tenu longtemps. Et maintenant, y'en a plus jusqu'aux prochaines Utopiales. Snif.

- Ma cuillère écureuil. Conçue pour tartiner le Nutella, elle fait tout aussi bien l'affaire pour étaler la confiture susmentionnée. Et elle passe au lave-vaisselle. C'est Koziol qui la fabrique; elle existe également en rouge, en turquoise ou en fuchsia, et on la trouve pour environ 6€ dans les magasins de gadgets qui commercialisent les produits Pylônes ou Alessi.

- Etsumi, ma nouvelle Kimmidoll. Oui, je craque pour ces petites figurines japonaises possédant chacune son prénom, sa personnalité et son apparence propre. Etsumi ("Gaieté") a rejoint Seiko ("Succès") sur la corniche au-dessus de la porte de notre salle de bain. Qui sera la prochaine: Akemi, Kaori, Yuki?

- Les pots individuels de glace à la crème de marron de chez Picard. Avec des petits morceaux dedans et une mini-meringue sur le dessus. Moi qui déteste les Haagen-Dasz et autres Ben & Jerry's, je me damnerais pour celle-là. Même en plein hiver.

- My milk toof: site internet qui met en scène les aventures de deux dents de lait. Totalement craquant. J'ai même commandé le bouquin qui vient de paraître, parce que je suis sûre que je l'adorerai et parce que j'aime soutenir les gens qui font des choses originales avec talent et passion. Merci à Miss Sunalee pour cette belle découverte!

- Le site PinupGirlClothing et ses sublimes "swing dresses" rétro. Indiqué par Miss Sunalee qui, décidément, sera la mort de ma carte bleue. Ou pas, car la Rita rouge que je brigue est pour le moment en rupture de stock dans ma taille. Désespoir.

- Le prix de mes produits de beauté chéris aux Zuess. $25 le masque Kiehl's au lieu de 30€, $18 le shampoing assorti au lieu de 22€, $32 au lieu de 40€ l'huile démaquillante Shu Uemura verte et $36 au lieu de 38€ le contour des yeux Origins. Soit, au cours actuel du dollar, un bon gros - 40% de réduction pour qui dispose d'une adresse américaine où se faire livrer. Je savais bien que je finirais par trouver une utilité à l'expatriation de Soeur Cadette.

- Mon Space Invader en plastique fluo rose réfléchissant. Petit accessoire délicieusement tape-à-l'oeil et régressif, déniché pour 6€ chez Rose et aussitôt accroché à mon sac. Chaque fois que je baisse les yeux vers lui, sa vision me met en joie.

- "Les tournesols" de Marc Lavoine version live. La chanson que j'écoute en ce moment pour tenter de me réveiller le matin le midi. Et qui me fait danser avec mes tartines. Dommage, l'intégration de vidéo est désactivée sur Youtube, mais vous pouvez la voir .

jeudi 26 novembre 2009

Comment la SNCF nuit honteusement aux affaires des joailliers belges

Hier, je me suis levée de bonne heure pour ne pas devoir me préparer précipitamment au risque d'oublier quelque chose genre les clés de mon appartement ou mon permis de conduire alors que je pars aux USA faire un road trip d'un mois. J'ai pris le temps de siroter un Thé du Nil en faisant mon tour habituel sur internet, de rédiger un post, de me doucher et même de changer de sac à main car gonflée d'un livre de poche pour m'occuper dans le TGV, ma jolie besace en nubuck gris ne fermait plus - et vu l'état catastrophique de mes finances en cette fin d'année, il n'aurait plus manqué que je me fasse voler mon portefeuille par les pickpockets qui sévissent actuellement à la gare du Midi.

Je venais juste de pénétrer dans ladite gare avec trois bons quarts d'heure à tuer avant le départ de mon train quand j'ai réalisé que mes billets étaient restés dans la poche du milieu de la jolie besace en nubuck gris, celle qui ferme avec un zip et qui est tellement discrète que je n'ai rien senti en passant la main dans le fond des poches avant et arrière pour m'assurer que je n'y abandonnais rien.

Un instant, j'ai failli ressortir en courant pour choper un taxi et faire un aller-retour express à la maison. Puis je me suis souvenue d'un incident survenu il y a une vingtaine d'années, du temps où j'étais étudiante et faisais les aller-retour Toulouse-Monpatelin presque tous les week-ends. Une fois que j'avais oublié mon billet, le contrôleur m'avait dit: "Ce n'est pas grave; je vais vous donner une amende, mais vous n'aurez qu'à vous présenter au service clientèle avec la preuve que vous aviez un titre de transport valide, et on vous la fera sauter avant la date d'échéance de paiement". Depuis, les compagnies aériennes ont même trouvé le moyen de supprimer les billets papier; un numéro de réservation et une pièce d'identité suffisent pour avoir accès aux avions. Ayant payé mon voyage avec une carte Visa, je me disais qu'on pourrait peut-être même retrouver une trace de la transaction au guichet et me réimprimer mon billet sans que j'en sois réduite à me coltiner le patakès de l'amende à faire sauter.

Erreur. Double erreur.

Après que j'aie attendu près d'une demi-heure mon tour au Travel Centre, une employée m'a annoncé qu'il n'y avait rien à faire, que je devais racheter un billet plein tarif pour remplacer celui que j'avais oublié chez moi. Sans aucune possibilité de me le faire rembourser par la suite. Coût de l'opération: 143€.

Glups.

Je n'avais pas vraiment le choix. Je n'avais désormais plus que vingt minutes de battement avant le départ du train, et à la maison, des ouvriers étaient en train de carreler la salle de bain, la rendant inutilisable pour plusieurs jours. Or, si Chouchou peut se doucher à la salle de sport de son boulot, je ne me voyais pas me laver au gant devant l'évier de la cuisine plusieurs jours d'affilée - et encore moins me retenir d'aller aux toilettes durant le même laps de temps.

La mort dans l'âme, j'ai racheté un billet. En pestant contre mon étourderie, contre la prudence qui m'avait fait changer de sac, mais aussi un peu contre la SNCF et son système informatique d'un autre âge. Je vais déposer une réclamation au service clientèle avec mes deux billets et une lettre mi-larmoyante, mi-"mécontente à juste titre", mais j'ai peu d'espoir qu'elle aboutisse. Ainsi, c'est l'un des trois anneaux de ma bague Christa Reniers qui vient de s'envoler. Mais ce n'est pas fini, car si le billet retour que Chouchou va m'envoyer par la Poste ne me parvient pas avant mercredi prochain, je devrai laisser un deuxième anneau à la SNCF pour pouvoir regagner Bruxelles.

A ce compte-là, je crois que je pourrai renoncer à ma bague et, histoire de positiver, me dire que j'ai économisé le prix du troisième et dernier anneau.

mercredi 25 novembre 2009

"Lorsque nous vivions ensemble" Vol. 1

Intriguée par l'épaisseur de ce manga et par la petite étiquette "Coup de coeur" qu'y avait collée un des employés de Brüsel, je l'ai feuilleté peu de temps après sa parution. Et trouvant le dessin franchement daté (pour cause: l'édition originale date de 1972!), je l'ai reposé aussitôt.
Quelques semaines ou quelques mois plus tard, j'ai vu Miss Sunalee acheter le volume 2. "Tu trouves ça bien?" ai-je demandé, intriguée. Elle a acquiescé avec enthousiasme, et le week-end suivant, à l'occasion de mon passage chez Cook&Book avec Kris et Céline, j'ai fini par faire l'acquisition du premier volume.

"Lorsque nous vivions ensemble" raconte l'histoire de Jirô et Kyoko, un couple de jeunes gens qui, bien que non mariés, partagent un studio ensemble à Tokyo. Je m'attendais à un récit léger, fait de petites choses du quotidien narrées sur le ton de la comédie. Je n'aurais pas pu être davantage à côté de la plaque. Dès les premiers chapitres s'installe une atmosphère lourde, très lourde. Tout n'est pas rose au royaume de la cohabitation mal tolérée dans un Japon où la libération des moeurs reste encore embryonnaire. Et surtout, un tas de personnages secondaires inquiétants ou juste tragiques gravite autour des deux héros: ici, un prêtre mutilé se masturbe devant un tableau de Mona Lisa; là, un jeune garçon incestueux conserve précieusement le cadavre pourrissant de sa soeur; ailleurs, une fillette massacre des animaux domestiques.

Jirô et Kyoko demeurent pourtant assez intouchés par tous ces drames. Ils sont trop centrés sur leur relation et sur les difficultés de celle-ci pour se préoccuper vraiment de ce qui ne les concerne pas. Illustrateur free lance, Jirô peine à gagner sa vie et à trouver la stabilité requise pour fonder un ménage. Face à lui, Kyoko tantôt clame crânement qu'elle aime leur liberté, tantôt pleure de la précarité à laquelle cette situation les condamne. Leur relation est passionnée et tumultueuse; empreinte parfois de violence, parfois d'une tendresse poignante, elle déborde en toutes occasions d'une énergie sexuelle que rien ne parvient à éroder.

Quant au dessin, j'ai très vite oublié son aspect daté pour me pâmer devant le sens de la composition de Kazuo Kamimura et sa faculté à restituer une atmosphère. Bref, malgré ma perplexité initiale, j'ai adoré ce manga et vais de ce pas faire l'emplette de la suite.

mardi 24 novembre 2009

"Les larmes de Tarzan"


Après avoir adoré "Le mec de la tombe d'à côté" de Katarina Mazetti, je ne pouvais que me laisser tenter par son nouveau roman traduit en français - d'autant que, reprenant la recette du précédent avec de nouveaux ingrédients, il promettait ce tour de force que peu d'auteurs parviennent à accomplir: refaire pareil tout en faisant différent.

La recette, donc, c'est deux êtres que tout oppose et qui pourtant vont vivre une histoire d'amour compliquée, à la fois cocasse et touchante. Dans "Le mec de la tombe d'à côté", une jeune veuve intellectuelle et citadine jusqu'au bout des ongles craquait pour un agriculteur bien enraciné dans sa campagne. Ici, une mère célibataire, professeur d'arts plastiques à temps partiel et chroniquement fauchée, entremêle presque à son insu sa vie à celle d'un jeune loup plein aux as qui roule en Lamborghini, accumule les conquêtes et déteste les enfants saboteurs de sièges en cuir.

On retrouve le principe du récit à deux voix alternées (et même quatre, car les bambins interviennent de temps à autre pour faire part de leur point de vue), les héros hautement imparfaits et l'humour un peu grinçant des situations. Mais cette histoire-là possède aussi une dimension sociale indéniable à travers le personnage de Mariana, dite "Tarzan", qui n'a pas toujours de quoi payer sa facture de téléphone ou acheter à manger à ses enfants. Elle représente une catégorie de nouveaux pauvres invisibles, ceux qui ont un toit et un métier et qui pourtant se couchent parfois le ventre vide. On aurait pitié d'elle si Katarina Mazetti n'en faisait pas une femme si pragmatique et si pleine de ressources, dont un humour féroce n'est pas la moindre. A côté d'elle, Janne l'homme d'affaires bousculé dans sa vie et ses habitudes paraît un peu terne. Mais c'est le seul reproche que je ferais à ce très chouette bouquin.

Madeleines martiennes

Cette recette me vient du Cha-Yuan.

Pour environ 20 madeleines:
2 oeufs
120g de sucre en poudre
1 cuillère à soupe de jus de citron
50g de beurre demi-sel fondu
2 cuillères à soupe de lait
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
120g de farine
1 cuillère à café de bicarbonate alimentaire
1 cuillère à café de matcha alimentaire

Dans un grand saladier, mélanger au fouet les ingrédients dans l'ordre de la liste ci-dessus.
Laisser reposer au frigo pendant 15 minutes.
Verser dans des moules à madeleines en silicone sans les remplir complètement.
Faire cuire environ 15 minutes dans un four préchauffé à 180°.

Note 1: N'ayant pas de bicarbonate sous la main, je l'ai remplacé par une quantité équivalente de levure chimique, et mes madeleines ne semblent pas en avoir souffert.

Note 2: Les amateurs de léchage de cuillère en seront pour leurs frais: le mélange cru n'est pas du tout appétissant! C'est bien la première fois qu'un saladier dans lequel j'ai préparé des madeleines a besoin de passer au lave-vaisselle alors que Chouchou se trouve dans un rayon de moins d'un mètre.

Verdict après dégustation: Pas mauvais du tout, mais le goût de l'huile d'olive est un peu trop présent pour moi. La prochaine fois, je remplacerai sûrement une des trois cuillères par un surplus de beurre.

lundi 23 novembre 2009

La carte sybilline du jour


Je reçois à l'instant, par l'intermédiaire de Postcrossing, cette jolie carte de Taiwan qui comporte le texte suivant:

Dear Armalite,

Je suis Adeline, comment vas-tu? I finally get the id of France and hope to soon can also receive to come from postcard in handing over of France behind me and have a chace I hope I can the country for France taste délicious "médoc". Being very happy can send the card to you.


J'ai cru comprendre que la demoiselle espérait venir en France, mais est-ce pour goûter du Bordeaux rouge ou pour me piquer mon Xanax? Mystère...

dimanche 22 novembre 2009

Comment nous avons failli passer une bonne journée

Il a failli faire super beau: le soleil a brillé joyeusement jusque vers 15h30, mais pile au moment où nous sommes sortis de la maison, à15h40, le ciel s'est couvert et il a commencé à pleuvoir.

On a failli voir "New moon", mais on est partis un peu tard de la maison, le bus n'avançait pas, et le temps d'arriver au cinéma (avec tout de même un quart d'heure d'avance), la séance VOST était déjà sold out et une file monstrueuse attendait pour rafler les cent dernières places de la séance VF.

J'ai failli acheter un chouette bouquin appelé "Girly Graphics" au Bozar shop où nous nous étions arrêtés sur le chemin du retour, histoire de ne pas être sortis pour rien, mais le prix a manqué me faire tomber à la renverse. Je vais plutôt le chercher en occaze sur Amazon Marketplace.

On a failli prendre des photos d'Ernest-Raoul avec les dinosaures multicolores exposés dans la boutique, mais on l'avait oublié à la maison.

J'ai failli tester la recette de madeleines au matcha du Cha-Yuan; on s'est mêmes arrêtés au GB sur le chemin du retour pour acheter des oeufs car il n'y en avait plus dans le frigo. Arrivés chez nous, je sors aussitôt mon classeur de recettes: pas de bol, il fallait aussi du bicarbonate alimentaire.

Il y a des jours comme ça où rien ne va comme on voudrait.