mardi 18 août 2009

"Leonard Cohen: Live in London"

A tous les fans qui n'auraient pas eu la chance d'assister à l'un des concerts de la tournée qui, depuis plus d'un an, fait parcourir le monde au poète-crooner canadien encore bien fringant malgré ses 74 ans,

A tous ceux qui, comme moi, souhaitent retrouver les émotions provoquées durant le spectacle par sa voix, son talent, son humilité et le merveilleux groupe dont il a su s'entourer,

Mais aussi aux amateurs de belle musique qui ne connaissent pas encore Leonard Cohen et aimeraient combler cette lacune, je ne saurais trop recommander ce "Live In London".

Même si on pourra y regretter l'absence de titres interprétés lors de certaines dates (je pense notamment à "Avalanche" et "The partisan"), tout l'essentiel est là, dans un double album au son d'une qualité irréprochable. 24 morceaux d'anthologie, depuis "So long, Marianne" jusqu'à "First we take Manhattan" en passant par "Hallelujah", "Everybody knows" ou "I'm your man" - et en bonus, le maître récite avec une retenue bouleversante le poème dont est tiré "A thousand kisses deep". 2h30 de pur bonheur pour les oreilles et le coeur.

lundi 17 août 2009

A la rentrée, le CIS revient en force!

Parce qu'il ne faisait plus parler de lui depuis quelques mois, j'ai cru à tort que le CIS (Complot International du Speculoos) avait été démantelé par des fonctionnaires zélés du gouvernement Obama, désireux d'enrayer la possible contagion du sol américain par ce terroriste terrifiant produit de la gastronomie belge - ou, plus probablement, du cerveau malade d'un pâtissier possédé par le Démon.

Et puis dimanche, alors que je feuilletais innocemment l'article du dernier ELLE consacré aux nouveautés de la rentrée, je suis tombée là-dessus:


Si les simples citoyens commencent à fabriquer chez eux ce biscuit maudit, c'est toute notre belle civilisation occidentale qui est menacé de retomber dans le chaos primordial! Amis lecteurs, amies lecteuses, tous avec moi pour prendre d'assaut l'imprimeur des éditions de l'Epure et Agnès Viénot, afin de réduire leur stock en cendres dans un brasier purificateur avant que le Mal ait pu se répandre à la face du monde!

Summer holidays '09: the good and the bad


Good:
- Le docteur de mes parents, que j'ai vu pour renouveler ma prescription. Il a suggéré des échographies tous les 6 mois pour surveiller l'évolution de mon endométriose et détecter un éventuel cancer ovarien. Me voici un peu rassurée.
- La diminution de ma dose quotidienne de Xanax. Finie l'irrésistible envie de sieste dans l'après-midi, je vais pouvoir me remettre à bosser normalement!
- La bonne entente avec mes parents. Pour une fois, je n'ai été que gentillesse même pas agacée envers Mère.
- Les conversations avec Soeur Cadette, toutes les deux seules dans sa Fiat 500.
- Le poulet frit du KFC, mon plus grand plaisir coupable en matière de junk food.
- Les deux planches superbes réalisées par Chouchou, qui a vraiment fait de gros progrès.
- La robe de punkette, à carreaux et fermetures éclair, dénichée chez Wap Doo Wap et dans laquelle je n'ai absolument pas l'air ridicule. Je vous jure.
- La séance de dessin devant un thé sublime au Cha Yuan.
- Le traditionnel repas fromage et la découverte d'une petite merveille nommée Rocher de Séverac dont je me suis honteusement accaparé la plus grande partie.
- Les pâtes aux chicons de Chouchou, que j'avais toujours refusé de goûter jusqu'ici et qui sont effectivement délicieuses.
- L'unique fois où, n'en pouvant plus de chaleur, j'ai consenti à enfiler un maillot et à profiter de la piscine toute neuve de Soeur Cadette. Il faut bien admettre que ça rafraîchit. Et que le ridicule ne tue pas quand, voulant s'asseoir sur un fauteuil gonflable, on bascule en arrière et se retrouve à l'eau cul par-dessus tête avec ses lunettes de soleil.
- Les dîners le soir sur la terrasse, quand la fraîcheur revenait enfin.
- Les fou-rires avec Chouchou et Soeur Cadette, tard le soir devant Secret Story et Love Bluff.

Bad:
- La chaleur infernale qu'il faisait à Toulouse, et qui nous a dissuadés de tenter toute forme de sortie à part dans les magasins (à cause de la clim').
- Le Wifi de Soeur Cadette. Peu compatible avec le Mac de Chouchou, il refusait obstinément de publier mes photos et mes liens html.
- La fermeture annuelle de Bapz qui m'a empêchée de satisfaire mon envie de brioches Black Magic.
- L'impossibilité de jouer à Guitar Hero: la Wii et tous ses accessoires étaient partis aux Zuess en container la veille de notre arrivée, avec le reste des affaires dont Soeur Cadette et sa petite famille auront besoin les deux prochaines années.
- La dispute avec Chouchou - la première depuis décembre dernier. Le ton n'est pas monté, mais je ne lui ai pas adressé la parole pendant 24h.
- L'alerte santé de Scarlett, confiée en notre absence aux bons soins d'une amie qui a donc dû faire venir un véto.
- La disparition de Régis. Et de ça, je ne suis pas près de me consoler.

dimanche 16 août 2009

Lost

Nous avons fait tout ce qui était humainement possible pour retrouver Régis. Nous sommes retournés à l'endroit où nous l'avions vu pour la dernière fois et avons retracé nos pas en regardant dans toutes les poubelles et les encoignures de portes. Nous avons interrogé les vendeuses des magasins voisins. Nous avons appelé la régie Tisséo, puis le service municipal des objets perdus, et nous nous sommes mêmes rendus sur place avec une photo de Régis pour demander: "On ne vous aurait pas rapporté ce monstre en peluche, par hasard?". Partout, nous avons fait chou blanc. Hypothèse haute (élaborée de concert avec ma copine Anne): Régis a été adopté par une fillette blonde aux yeux bleus qui l'a rebaptisé Valentin et qui le force à jouer au papa et à la maman avec ses Barbie. J'espère que les Barbie prennent la pilule, car imaginer un bébé borgne avec une grosse tête rouge et une grande mèche blonde au-dessus de jambes interminables me perturbe légèrement. Hypothèse basse: Régis a été jeté aux ordures et il ne reste actuellement de lui qu'une poignée de cendres au fond d'un incinérateur.

Je sais que c'est idiot, mais sa disparition me rend malade. Régis accompagnait toute notre histoire depuis le début ou presque; à mes yeux, il symbolisait le côté joyeusement farfelu de notre couple et ses modestes aspirations créatives. Avec nous, il avait traversé les USA en voiture de Miami à Los Angeles, affolé les Lolita goths d'Harajuku à Tokyo, dévalisé Top Shop et Urban Outfitters à Londres, couru les musées de design de Copenhague et de Malmö, admiré Dita von Teese sur la scène du Crazy Horse, essayé de regarder sous les jupes d'Anne Frank à Amsterdam, marché dans des empreintes de dromadaires sur la plage de Sidi Kaoki et louché sur les seins de la jolie Alice au Pays des Merveilles du théâtre de lumière noire à Prague. Avec sa marraine, il avait fait les 400 coups en Espagne; avec sa tata Vivi, il était parti renverser des pyramides de noix de coco au Brésil. Il avait rencontré et posé avec des tas d'artistes adorés de ses parents: Aurélia Aurita, Pénélope Bagieu, James Lovegrove, Brian Froud, Pierre Dubois, Boulet ou Sophie Calle.

A travers quelques centaines de clichés souvent cocasses à prendre, il avait développé une personnalité tête-à-claques et attachante à la fois: fanfaron, libidineux, jaloux, colérique et mégalo, il pouvait aussi faire preuve d'une naïveté confondante. Délavé et bouloché à force d'avoir traîné partout, il commençait à avoir l'air un peu piteux et nous envisagions de le mettre à la retraite. Mais lui substituer volontairement un Régis IIème du nom, en conservant l'original sur une étagère à trésors, et le remplacer contraints et forcés par un autre Ugly Dog rouge, c'est tout à fait différent. Je sais bien qu'il n'était qu'un symbole et que les symboles possèdent seulement le pouvoir qu'on leur prête; pourtant je suis triste comme si c'était presque trois ans d'amour avec Chouchou dont toute trace venait de s'envoler.

samedi 15 août 2009

La Mucca


Petite, j'avais une passion pour les fournitures scolaires. Je pouvais passer des heures à respirer le parfum des cahiers et des stylos neufs ou à me shooter au parfum délicieusement alcoolisé des polycopiés violets qu'on me distribuait à l'école. Aujourd'hui, j'adore et traque sans relâche les papeteries fantaisie, celles où on vend des tas de carnets, d'agendas, d'albums photos, de cartes postales illustrées et de gadgets plus ou moins en rapport avec l'écriture. Pour l'instant, je n'en ai pas trouvé à Bruxelles.


A Toulouse, je connais depuis longtemps l'incontournable Trait, situé rue des Changes. J'y ai d'ailleurs laissé une somme non négligeable au fil des ans. Mais mercredi, j'ai découvert un nouvel endroit où dépenser mes sous et achever mes étagères déjà bourrées à craquer: La Mucca. En plus de vendre ses propres produits, parmi lesquels une gamme très étendue de carnets basiques à la couverture unie et aux pages blanches ou lignées, et une autre de petits cahiers et carnets aux titres rigolos et aux illustrations à croquer, cette grande papeterie distribue des marques connues comme Moleskine ou La Marelle. Située à cinq minutes à pied de la place du Capitole, elle vaut vraiment le détour.

La Mucca
23, rue des Lois

31000 TOULOUSE

vendredi 14 août 2009

"Japan ai!"

Découvert tout à fait par hasard en traînant au rayon mangas du Virgin de Toulouse, "Japan ai!" est un carnet de voyage dessiné par Aimee Steinberger, illustratrice, grande cosplayeuse et fan de poupées Dollfie, pendant son séjour au Japon avec deux de ses copines. Si graphiquement, il est très loin de valoir l'extraordinaire "Tokyo Sanpo" de Florent Chavouet, "Japan Ai!" a néanmoins l'intérêt de présenter une version plus touristique et surtout plus girly du Japon. J'y ai reconnu avec plaisir quelques lieux déjà visités et ai noté l'adresse de plusieurs autres en vue de notre prochain séjour à Tokyo. J'ai également souri des mésaventures de l'auteure qui, mesurant 1m82, s'est souvent sentie comme un éléphant dans un magasin de porcelaine au milieu des minuscules Nippons. Bref, si cette bédé n'est pas un incontournable du genre, elle offre néanmoins une lecture très plaisante.

jeudi 13 août 2009

Cha Yuan

Hier, comme Chouchou et moi nous promenions dans le centre de Toulouse, nous sommes passés devant la jolie devanture orientale d'un salon de thé. Le nom de Cha Yuan me disait vaguement quelque chose; je me suis souvenue que Princesse Audrey l'avait mentionné dans un article consacré à ses bonnes adresses. Ca tombait bien: il était presque 17h et nous avions le gosier desséché. Nous sommes donc entrés pour faire une pause rafraîchissement.

Après avoir traversé la boutique qui vend les produits maison, nous avons pénétré dans une jolie salle à l'éclairage tamisé. Deux tables étaient déjà occupées par des dames d'âge mûr qui parlaient à voix basse. Nous nous sommes installés contre un mur pour jouir d'une bonne vue, et après avoir commandé, nous avons sorti notre matériel de dessin. Chouchou a jeté son dévolu sur un lampion rouge orné d'un caractère chinois tandis que je me levais pour croquer, debout, une théière exposée sur une étagère dans le fond, puis m'attaquais au sujet plus délicat d'une chaise dont la perspective présentait un défi intéressant.

Le décor du Cha Yuan, cependant, n'est pas la seule chose digne d'intérêt. Le Gyokuro Hikari que j'ai bu était d'une finesse rare, absolument délicieux. Quant au poétiquement nommé "En attendant la pluie" (thé vert, menthe, gingembre, citronnelle) que Chouchou a dégusté glacé, nous l'avons trouvé si bon qu'en sortant, j'en ai acheté cent grammes... plus une jolie boîte violette pour ajouter à une collection qui ne va pas tarder à déborder de l'étagère de cuisine que je lui ai assignée. Si j'ajoute que les serveurs sont de fins connaisseurs et que le Cha Yuan sert également des pâtisseries japonaises (pour les curieux qui veulent goûter la pâte de haricot rouge dont, personnellement, je ne raffole pas), vous comprendrez que c'est un passage obligé pour tous les amateurs de thé en visite à Toulouse!

16, rue Cujas
31000 TOULOUSE
Tel: 05 61 12 24 57
Lundi 14h-19h; semaine 10h30-19h

"Le petit grumeau illustré"

Je n'ai pas d'enfants et pas d'affection particulière pour eux de manière générale - comme ne peuvent manquer de le savoir mes lecteurs réguliers. Pourtant, ça fait des mois que je me marre en suivant Petit précis de grumeautique, le blog dans lequel l'illustratrice Nathalie Jomard raconte ses déboires de jeune maman. Alors quand hier, à la faveur d'une visite au Virgin, j'ai découvert que ses planches avaient été publiées en bédé, je me suis empressée d'acheter celle-ci pour Soeur Cadette. Mon cadeau fut un franc succès: toute la famille s'est repassé le bouquin en riant aux éclats et en s'exclamant "Ca, c'est trop bien vu!". A offrir à une copine enceinte (mais seulement si elle a un minimum de zen), ou à vous offrir pour vous sentir moins seule face aux frasques de vos propres grumeaux.

mercredi 12 août 2009

Sous le signe de la langueur

Cet été est placé sous le signe de la langueur. Et pas de la langueur bienfaisante des vacances attendues toute une année, celles pendant lesquelles les décisions difficiles sont de l'ordre "plage ou piscine?" "rosé ou Pastis?" "Marc Lévy ou Guillaume Musso?" et où on bulle béatement afin de recharger ses accus pour affronter l'agitation de la rentrée. D'abord, je déteste me baigner, ne bois que du vin rouge, du champagne ou de la vodka, et tiens les "oeuvres" des deux auteurs suscités pour l'équivalent littéraire de la barbe à papa: inconsistantes et sucrées jusqu'à l'écoeurement.

Non, la langueur qui s'est emparée de moi serait plutôt de l'ordre du bridage. Un mois que je n'ai pratiquement rien fait de productif. Le cocktail Deroxat/Xanax me pompe toute mon énergie (qui n'est déjà pas extraordinairement élevée en temps normal). Je lutte en permanence contre l'envie de m'allonger pour faire une "petite sieste" de trois heures. Certains jours, j'arrive à bosser tant bien que mal; et puis d'autres, traduire 20 pages me paraît une tâche insurmontable. J'ai encore des idées et des envies, mais je me sens trop molle pour les mettre à exécution. Quand je reste debout trop longtemps, mes jambes se mettent à flageoler et je dois me retenir à quelque chose pour ne pas tomber. Je suis comme une voiture qui ne pourrait plus dépasser la seconde, une batterie qui ne se rechargerait plus qu'au quart de sa capacité.

Je me suis fait une raison. J'ai mis mes projets en attente et décidé que le plus important pour l'instant, c'était de m'occuper de ma santé. Je rattraperai le temps perdu une fois que j'irai mieux. Je me dis que ces attaques de panique importunes auront au moins eu le mérite de me pousser à entreprendre une thérapie que j'avais toujours refusée jusque là, et qui m'aidera peut-être à résoudre mon problème d'angoisses chroniques et à supprimer ce blocage inexplicable qui, neuf fois sur dix, m'empêche de concrétiser mes intentions.

D'habitude, je rentre de vacances plus crevée que je ne suis partie, parce que je suis boulimique de sorties et d'activités. Là, je suis à Toulouse depuis vendredi matin et je n'ai quasiment rien fait. Quelques courses utilitaires avec Soeur Cadette. Des petits dessins d'objets. Un goûter au Paradis du Fruit. Un ciné en famille. Une séance de maquillage. De la lecture: quatre magazines féminins; "The lost diaries of Adrian Mole" que j'ai abandonné vers la page 100 tant il m'ennuyait; les 120 premières pages de "Les vivants et les ombres" auquel je n'accroche pas vraiment jusqu'ici. Des jeux débiles sur Facebook. Un soir, j'ai même regardé "Secret Story" avec Chouchou et Soeur Cadette. C'est vous dire le niveau.

Mais aujourd'hui, il fait beau; Soeur Cadette et David sont partis à Paris chercher leurs visas, et Chouchou et moi avons décidé de passer l'après-midi à flâner en ville. Nous devons également appeler les objets perdus pour savoir si par hasard, les agents de Tisséo ne leur auraient pas rapporté un monstre en peluche rouge et borgne trouvé dans le métro samedi soir entre Esquirol et Balma-Gramont. Je croise les doigts...

mardi 11 août 2009

Maquillage n°11: Mary-Jane et son anneau en argent mi-cuit




Dimanche après-midi, je me suis amusée à maquiller Soeur Cadette avec les couleurs de ses palettes qu'elle ne savait pas trop à quoi assortir. Et j'avoue que je suis TRES contente du résultat. Pour une fois, je trouve mon estompage réussi; peut-être m'est-il plus facile de travailler sur les yeux de quelqu'un d'autre que sur les miens.

- Coin interne de la paupière mobile: Half-Baked (Urban Decay)
- Milieu de la paupière mobile: Mary-Jane (Urban Decay)
- Extérieur de la paupière mobile: Silver Ring (MAC)
- Ras de cils inférieur: Typography (MAC)
- Highlighter: Vanilla (MAC)
- Liner crème: Smudge Pot gris (Stila)
- Mascara: Colossal noir (Gemey Maybelline)

lundi 10 août 2009

"Là-haut"

J'étais très impatiente de voir le dernier Pixar, d'abord parce que les critiques étaient excellentes, ensuite parce que l'image de la maison volante emportée par une immense grappe de ballons me faisait complètement fantasmer, enfin parce que je me disais que ce serait un chouette film à se faire en famille avec mes neveux. Sur le dernier point, je ne me trompais pas: tout le monde a adoré... sauf moi.

La première demi-heure, qui retrace toute la vie d'un couple avec ses joies et ses peines, est pourtant un très joli moment de cinéma au terme duquel Chouchou reniflait bruyamment et Soeur Cadette écrasait une petite larme (bien sûr, mes yeux à moi sont restés désespérément secs car j'ai un coeur de pierre). Mais dès le moment où les deux héros - un papy arthritique et un scout obèse - se retrouvent en Amérique du Sud, j'avoue que l'histoire a cessé de m'intéresser et que j'ai totalement décroché. Même si j'ai ri de bon coeur à plusieurs reprises, globalement, je me suis un peu ennuyée et je n'ai pas été mécontente lorsqu'est arrivée la fin... sans surprise, comme il se doit pour un divertissement familial.

dimanche 9 août 2009

Avis de recherche

Nom: Régis WAS-HERE

Taille: 33 cm

Couleur: rouge délavé et grisouillant

Signes particuliers:
- pas de bras
- un seul oeil
- tendance prononcée aux sarcasmes et aux ronchonnements
- amateur de fâmâpoâls et de cocktails multicolores

Circonstances de la disparition:
Hier en fin d'après-midi, Régis se promenait dans le centre de Toulouse avec ses parents et sa tante. Il a été vu pour la dernière fois vers 18h45, devant le salon de thé Bapz où son père l'a photographié avec l'affichette annonçant que l'établissement était fermé pour congés annuels. Sa famille est ensuite allée prendre le métro place Esquirol; elle en est ressortie au terminus de Balma-Gramont et s'est rendue au magasin Cultura voisin pour y effectuer quelques menues emplettes. C'est là que, probablement alerté par l'absence de doléances diverses (du type: "J'ai faim", "J'ai chaud", "J'ai mal aux pattes", "Je veux faire pipi", "Achète-moi Playboy"), son père a réalisé qu'il ne l'avait pas vu depuis une demi-heure. La station Balma-Gramont et le parking attenant ont été fouillés sans succès. Les parents de Régis sont inconsolables.

samedi 8 août 2009

Le quiproquo du jour

SOEUR CADETTE (au moment d'attaquer la viande cuite au barbecue pour notre dîner): Il reste de la sauce à steak?
MOI (très intriguée): De la sauce aztèque? T'achètes ça où?

Mini-album pour Soeur Cadette

Depuis des mois, je ne scrappe plus vraiment par manque d'inspiration. Je me suis beaucoup lassée des pages Free Style surchargées qui sont de plus en plus à la mode, et le Clean & Simple reste un peu trop dépouillé pour moi la plupart du temps. Et puis mes albums prennent déjà tant de place... Mais j'avais promis à Soeur Cadette de lui faire un petit truc avec les photos de son week-end à Bruxelles en mars, et je n'aime pas manquer à mes promesses. Alors la semaine dernière, je me suis secoué les puces pour bricoler ce modeste mini:














C'est le premier que je réalise entièrement à la main, sans me servir d'un album tout prêt que je me "contente" de remplir. Pour les pages, j'ai utilisé des feuilles de Canson noires A4 que j'ai pliées en deux; pour la couverture, j'ai retaillé un bristol imprimé double face en 30x30 que j'ai également plié en deux; et pour relier le tout, après avoir envisagé et rejeté différentes options, j'ai cousu le milieu avec deux fils DMC dans les tons de la couverture. Pour faire plus artisanal, j'aurais dû aller abattre les arbres moi-même et fabriquer le papier dans ma baignoire. Mais j'avoue que je suis assez contente du résultat, même si j'ai complètement oublié d'intégrer une protection plastique autour de la couverture comme j'en avais l'intntion à la base pour rendre l'album moins fragile à manipuler.

vendredi 7 août 2009

La saga de l'été: Sauvetage d'une peau (épisode 3)

Résumé des épisodes précédents: après avoir remporté la guerre des boutons et réussi à maintenir l'armée des rides à distance, notre héroïne s'attaque désormais à son ennemi le plus récent mais aussi le plus redoutable - le mélasma!

Le mélasma (également appelé "masque de grossesse", car survenant souvent chez les femmes enceintes), ce sont de vilaines taches brunes sur le visage provoquées par la conjonction hormones + soleil. Partant de là, il existe deux solutions évidentes pour lutter contre cette horreur:
- arrêter la prise d'hormones
- se protéger au maximum contre le soleil

Arrêter les hormones, c'est peut-être une option pour celles qui prennent la pilule et qui veulent bien envisager un autre moyen de contraception; ça ne l'est pas pour moi qui ai besoin de prendre du Lutényl 20 jours par mois afin de neutraliser une maladie gynécologique chronique (l'endométriose).

Me protéger au maximum contre le soleil... Hum. Je vis à Bruxelles où il pleut à peu près 360 jours par an et où il grêle les cinq autres; je sors de chez moi en moyenne une fois et demie par semaine, généralement pour aller me réfugier dans une galerie commerçante couverte; et je ne mets jamais le nez dehors sans écran total (crème solaire SPF 50). En gros, je mène à peu près une existence de vampire et je ne vois pas comment je pourrais faire mieux sur ce point.

Donc, mon mélasma reste là. Il ne disparaît pas l'hiver, comme chez la plupart des autres filles non-enceintes qui en sont atteintes. Au contraire, il s'accentue au fil des mois. J'ai un petit espoir qu'il s'estompe quand je cesserai de prendre mon traitement, mais j'en ai encore pour 10 ou 15 ans avant la ménopause...

Alors, j'ai cherché des crèmes miracle susceptibles de l'atténuer. La première m'a été recommandée par un excellent dermatologue: kit éclaircissant des laboratoires Renophase, 100€ les 6 semaines de traitement, à utiliser en continu jusqu'à la fin de mon traitement hormonal. Malgré les cris de douleur de mon Codevi et le flap-flap de mes futurs voyages en Asie que j'entendais s'envoler à tire-d'ailes, j'ai persisté pendant six mois... pour un résultat absolument nul.

Je me suis dit que tant qu'à avoir une efficacité zéro, j'allais au moins chercher un produit d'un prix plus raisonnable et disponible en parapharmacie. J'ai porté mon choix sur le soin éclaircissant Melascreen de Ducray. 20€ environ le flacon pour trois mois. J'arrive au bout du premier, et je n'ai constaté aucune amélioration.

Sur un forum de dermatologie, j'ai lu qu'une combinaison zinc + vitamine C pouvait venir à bout de certaines mélasmas. Je me bourre consciencieusement de pilules jaunes et de quarts de comprimés parfumés à l'acerola depuis deux mois: still nada.

Faute de pouvoir faire partir ce fichu mélasma, j'ai décidé de le camoufler. J'ai testé une kyrielle de fonds de teint. Le Avène et le MAC étaient chouettes dans l'absolu mais pas assez couvrants. Le Dermablend de Vichy, réputé planquer même les pires défauts, a une texture que je trouve épouvantable et... laisse quand même transparaître mes maudites taches. Au final, c'est encore avec mon cher Teint Idole de Lancôme que je les trouve les moins visibles.

Sinon, pour le front, il reste toujours l'option frange. Pour le reste du visage, je vais peut-être me la jouer parano de la grippe porcine et m'offrir un masque filtrant.

jeudi 6 août 2009

Chers scénaristes de "Dr House",

Grâce à vous, outre le fait que je fantasme sur un médecin atrabilaire et boîteux, je suis désormais familière avec toutes les manifestations du lupus et capable de réciter une liste quasi exhaustive des conditions qui nécessitent une injection de lorazépam. Je doute que ça me serve à quelque chose un jour, mais j'aime bien accumuler des informations inutiles dans un coin de mon cerveau.

Je vous félicite d'avoir réussi à caser dans votre série toutes les maladies les plus rares et les plus improbables du dictionnaire Masson. En revanche, il me semblerait d'utilité publique qu'à côté de ce catalogue des horreurs médicales, vous couvriez quelques bases mal maîtrisées par le grand public.

Je m'explique. L'homme dont j'ai la chance de partager les nuits - un être délicieux et extrêmement cultivé répondant au surnom de "Chouchou" - a décidé que le sport était indispensable à une bonne hygiène de vie. En vertu de quoi, tous les jours pendant sa pause déjeuner, il profite de la salle de gym de l'entreprise dans laquelle il travaille pour soumettre son corps à tout un tas de tortures qui me font frémir rien que d'y penser.

Le côté positif, c'est qu'à l'entendre, chaque jour ou presque, il se découvre de nouveaux muscles dont il ignorait l'existence jusque là. Pourquoi pas? Ca me fait une excuse pour lui laisser porter mes sacs de shopping. Le côté négatif, c'est qu'il ne respecte pas toujours ses limites et rentre assez souvent à la maison avec un petit bobo. Parfois, c'est quelque chose de banal comme un mal de dos ou un petit vaisseau sanguin éclaté. Et parfois, c'est quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire.

Ainsi hier soir, Chouchou présentait une splendide irritation rouge vif pile entre les deux fesses, à l'endroit le plus inaccessible qui soit. Brave fille, je lui ai appliqué de la crème pour apaiser une douleur qui paraissait assez vive et surtout fort gênante pour tenir la position assise. Puis nous nous sommes mis au lit. Chouchou s'est allongé sur le flanc en me tournant le dos, et comme je le fais souvent, je suis venue me plaquer contre lui dans la position dite "des cuillères" bien connue de tous les amoureux.

Et là, pour ma plus grande perplexité, Chouchou s'est tortillé afin de s'éloigner de moi. "Ben, euh, tu m'aimes plus?" ai-je demandé sur un ton chagrin. "Si si, m'a répondu Chouchou très sérieusement, mais il faut laisser respirer mon ***insérez ici la 17ème lettre de l'alphabet***, sinon, il risque de moisir."

Voilà pourquoi, chers scénaristes de "Dr House", je vous serais très reconnaissante si vous pouviez glisser dans un prochain épisode que le séant humain ne réagit pas à l'humidité comme du linge fraîchement lavé abandonné dans le tambour d'une machine. Parce que visiblement, mes éclats de rire n'ont pas valeur de caution médicale.

Bien à vous.

No man is an island

Il y a dans l'univers que je me suis créé des choses qui me sont entièrement propres. Ma passion immodérée pour les livres, par exemple - je ne risque pas de l'avoir héritée de mes parents dont les seules lectures étaient, pour Père, "Cinquante histoires de chasse et de pêche" et pour Mère, les bouquins à l'eau de rose de Barbara Taylor Bradford. Personne de ma famille n'a jamais manifesté les moindres dispositions artistiques, et aucun de mes proches ne m'a servi d'inspiration pour me mettre à écrire ou à faire du scrapbooking. De la même façon, mon rejet de la maternité est un sentiment très personnel (et bien souvent incompris), développé si tôt que je ne me souviens pas d'une époque où je me sois envisagée, plus tard, avec des enfants. Du côté des goûts, mon intérêt pour la culture japonaise et mon amour des voyages viennent de moi et de moi seule, même s'ils me poussent à fréquenter des gens qui les partagent.

Mais pour chacun de ces traits, disons, "innés", combien d'autres ai-je acquis au contact de mes proches? Sans ma camarade de classe Sylvie J. dont la mère m'avait emmenée voir le spectacle de fin d'année, jamais je n'aurais eu envie de faire de la danse; je n'aurais pas passé vingt ans de ma vie à prendre alternativement des cours de classique, de modern jazz, de rock et de samba. Sans ma copine MJ, je n'aurais peut-être jamais connu les jeux de rôles - et n'aurais donc pas possédé les connaissances qui m'ont permis de devenir traductrice. Sans Legolas, Marillion-période-Fish ne serait pas entré dans ma vie et devenu mon Groupe Préféré De Tous Les Temps. Sans la Bande des Six, je n'aurais pas forcément découvert la musique goth; des morceaux de Sisters of Mercy ou Fields of the Nephilim sortis il y a deux décennies ne feraient pas partie des morceaux les plus écoutés de ma bibliothèque iTunes.

Sans Le Breton, je détesterais toujours les chats au lieu de partager ma vie avec les Laurel & Hardy félins - deux vieilles minettes névrosées de 13 et 14 ans qui me rendent chèvre et dont je suis absolument dingue. Sans Philou, je ne me serais pas mise à boire de thé... et à adorer ça au point d'en consommer facilement 2 litres par jour. Sans Etre Exquis, mon envie de pratiquer le tir à l'arme de poing ne se serait sans doute jamais concrétisée. Sans L'Homme-Ce-Fourbe, je n'aurais certainement pas passé mon brevet élémentaire de plongée sous-marine alors que j'ai une peur bleue de l'eau, et JC serait toujours en train de se lamenter parce que je ne bois pas de vin quand il m'emmène dans des restaurants sublimes. Sans les VIP, San Francisco ne figurerait pas en deuxième position dans la liste des endroits où je rêve de vivre quelque temps. Et si je n'avais pas connu, aimé et perdu Brigitte, je ne me débattrais pas en ce moment avec des attaques de panique qui me forcent à prendre des médicaments abrutissants.

Même les blogs et les rencontres (virtuelles ou IRL) que j'ai faites grâce à eux ont modelé et enrichi ma vie. Sans MBDF, mes efforts makeupesques n'iraient toujours pas au-delà du trio fond de teint-mascara-rouge à lèvres les soirs de gala; Sephora et les parapharmacies de Monpatelin seraient un peu moins riches et moi beaucoup plus, mais je ressemblerais encore à un troll à lunettes. Sans Antonia, je n'aurais jamais mis les pieds au Maroc et eu le coup de foudre pour ce pays; ma conception des voyages - et des rapports humains - ne serait pas en train de s'élargir aussi spectaculairement. Enfin et surtout, sans Chouchou, je penserais toujours que je suis inapte à la vie de couple et que l'Amour Toujours, ce n'est pas pour moi; je continuerais à démarrer au quart de tour et à ne pas tellement me soucier de l'impact de mes propos sur autrui; je n'aurais pas constaté que "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage"; je serais un peu moins tolérante et ouverte d'esprit (même si je concède que j'ai encore beaucoup de chemin à faire dans ces deux domaines).

"No man is an island", disait déjà John Donne au début du XVIIème siècle. Quatre cents ans plus tard, aucune femme n'est une île non plus. Même pas moi.

mercredi 5 août 2009

Ma naïveté me perdra...

(...Ou, plus probablement, elle finira par flinguer mon budget.)

Hier soir, bien que ne sachant pas encore si la demande de congés de Chouchou serait acceptée, j'ai réservé nos billets d'avion pour les vacances de Noël. Certains vols Bruxelles-Toulouse étaient déjà complets, et les prix de ceux qui restaient commençaient à s'envoler dangereusement. Mais j'ai tout de même réussi, en fouillant bien sur le site de Brussels Airlines, à trouver des billets à 42 € pièce. Sans être docteur en mathématiques appliquées, j'aurais tendance à dire que deux aller-retour font quatre billets, et que si chacun d'eux coûte 42€, le total à payer devrait se monter à 168€. Right?

Wrong.

Le total qui s'afficha sous mes petits yeux stupéfaits et un brin consternés se montait à... 426,94€. En effet, un examen minutieux de la facture révéla qu'aux 168€ des billets, il fallait ajouter 218,94€ de taxes d'aéroport, 20€ de frais de traitement, 10€ d'assurance annulation pour Chouchou et 10€ pour avoir le droit de payer en ligne avec une carte dite "de crédit" en Gelbique (= une vulgaire Visa pour les pauvres Français).

La bonne nouvelle, c'est que je ne suis donc pas atteinte d'une tumeur cérébrale très rare touchant exclusivement le centre du calcul mental. La mauvaise, c'est que les compagnies aériennes commencent à se foutre gravement de la gueule de leurs clients en annonçant des prix qui n'ont qu'un rapport très lointain avec le coût réel de leurs billets. Pour le coup, je trouve ça à la limite de la publicité mensongère.

Voyages voyages...

En début d'année, j'avais deux projets de voyage arrêtés: le Maroc début mai et Prague courant juin. J'appréhendais le premier et pensais que j'allais adorer le second. Erreur sur toute la ligne. Le Maroc m'a complètement séduite et Prague, gravement déçue. Et je me suis rendu compte qu'au fil du temps, ma conception du voyage évoluait.

Elle a sans doute commencé à le faire lors des road trips à travers les Zuess avec les VIP. Trois ans d'affilée, sous l'impulsion d'Autre Moi, j'ai visité des endroits sauvages dans lesquels je n'aurais jamais mis les pieds par moi-même, et j'ai été vraiment conquise par certains d'entre eux. Pas tous, mais assez pour élargir mes horizons touristiques jusque là réduits aux grandes villes, aux centres commerciaux et aux musées d'art moderne.

Au Maroc, cette tendance s'est confirmée. Même si j'ai pris du plaisir à faire un peu de shopping dans les souks, j'ai surtout aimé les rencontres avec les gens de là-bas et l'exotisme des paysages urbains très différents de ceux que j'avais connus jusque là. Je me suis beaucoup plus amusée à dessiner des choses qu'à en acheter.

A peine un mois plus tard, je me retrouvais à Prague avec des milliards d'autres touristes, dans une ville qui par contraste avec mon expérience de Marrakech et d'Essaouira m'a parue aseptisée et peu intéressante. J'ai bien été obligée de me remettre en cause et de me demander ce que je cherchais en voyageant, dans le fond. J'ai réalisé que jusqu'ici, mes expériences à l'étranger, bien que souvent plaisantes, avaient été assez superficielles d'un point de vue humain. Et j'ai eu envie que ça change.

Il y a dix jours, alors que nous buvions un verre au Meteko avec Miss Sunalee et diane cairn, la conversation s'est portée sur les voyages. Ils nous ont dit combien ils avaient adoré leur expéditions en Thaïlande et au Cambodge, et qu'ils espéraient partir au Vietnam cet hiver. Pour une raison que j'ignore, la Thaïlande ne me tente pas du tout (de plus, Chouchou y est déjà allé avec son ex); en revanche, le récit de leur trip organisé au Cambodge, avec une agence qui privilégie les petits groupes anglophones et les commerces locaux, m'a ouvert de nouveaux horizons.

Et le soir même, alors que nous dînions chez elle, Ingrid nous a également parlé de ses voyages en Thaïlande et au Cambodge, nous disant qu'elle n'avait pas aimé le premier mais gardait un excellent souvenir du second. J'y ai vu un signe. Depuis, je fantasme sur un pays dont je ne sais quasiment rien, sinon que sa capitale se nomme Phnom Penh (j'ai été obligée de vérifier l'orthographe avant de l'écrire) et que le régime communiste radical des Khmers lui a fait beaucoup de mal pendant, euh, longtemps. Autrement dit, même pas de quoi avoir la moyenne au bac en histégé.

En 2010, nous savons déjà que nous retournerons au Japon et que nous irons voir Soeur Cadette au Texas. Mais à partir de 2011, tout devient possible.

mardi 4 août 2009

La véritable histoire de Monsieur Tout-Le-Monde, épisode 2

Voilà, je ressemble enfin à quelque chose dans la bédé de mon amoureux.

Evidemment, pour l'instant, il se borne à dévoiler la moitié supérieure de ma tête.

A ce rythme-là, plusieurs mois s'écouleront avant qu'il doive s'attaquer au problème épineux de dessiner mes chaussures :-)