jeudi 13 août 2009

"Le petit grumeau illustré"

Je n'ai pas d'enfants et pas d'affection particulière pour eux de manière générale - comme ne peuvent manquer de le savoir mes lecteurs réguliers. Pourtant, ça fait des mois que je me marre en suivant Petit précis de grumeautique, le blog dans lequel l'illustratrice Nathalie Jomard raconte ses déboires de jeune maman. Alors quand hier, à la faveur d'une visite au Virgin, j'ai découvert que ses planches avaient été publiées en bédé, je me suis empressée d'acheter celle-ci pour Soeur Cadette. Mon cadeau fut un franc succès: toute la famille s'est repassé le bouquin en riant aux éclats et en s'exclamant "Ca, c'est trop bien vu!". A offrir à une copine enceinte (mais seulement si elle a un minimum de zen), ou à vous offrir pour vous sentir moins seule face aux frasques de vos propres grumeaux.

mercredi 12 août 2009

Sous le signe de la langueur

Cet été est placé sous le signe de la langueur. Et pas de la langueur bienfaisante des vacances attendues toute une année, celles pendant lesquelles les décisions difficiles sont de l'ordre "plage ou piscine?" "rosé ou Pastis?" "Marc Lévy ou Guillaume Musso?" et où on bulle béatement afin de recharger ses accus pour affronter l'agitation de la rentrée. D'abord, je déteste me baigner, ne bois que du vin rouge, du champagne ou de la vodka, et tiens les "oeuvres" des deux auteurs suscités pour l'équivalent littéraire de la barbe à papa: inconsistantes et sucrées jusqu'à l'écoeurement.

Non, la langueur qui s'est emparée de moi serait plutôt de l'ordre du bridage. Un mois que je n'ai pratiquement rien fait de productif. Le cocktail Deroxat/Xanax me pompe toute mon énergie (qui n'est déjà pas extraordinairement élevée en temps normal). Je lutte en permanence contre l'envie de m'allonger pour faire une "petite sieste" de trois heures. Certains jours, j'arrive à bosser tant bien que mal; et puis d'autres, traduire 20 pages me paraît une tâche insurmontable. J'ai encore des idées et des envies, mais je me sens trop molle pour les mettre à exécution. Quand je reste debout trop longtemps, mes jambes se mettent à flageoler et je dois me retenir à quelque chose pour ne pas tomber. Je suis comme une voiture qui ne pourrait plus dépasser la seconde, une batterie qui ne se rechargerait plus qu'au quart de sa capacité.

Je me suis fait une raison. J'ai mis mes projets en attente et décidé que le plus important pour l'instant, c'était de m'occuper de ma santé. Je rattraperai le temps perdu une fois que j'irai mieux. Je me dis que ces attaques de panique importunes auront au moins eu le mérite de me pousser à entreprendre une thérapie que j'avais toujours refusée jusque là, et qui m'aidera peut-être à résoudre mon problème d'angoisses chroniques et à supprimer ce blocage inexplicable qui, neuf fois sur dix, m'empêche de concrétiser mes intentions.

D'habitude, je rentre de vacances plus crevée que je ne suis partie, parce que je suis boulimique de sorties et d'activités. Là, je suis à Toulouse depuis vendredi matin et je n'ai quasiment rien fait. Quelques courses utilitaires avec Soeur Cadette. Des petits dessins d'objets. Un goûter au Paradis du Fruit. Un ciné en famille. Une séance de maquillage. De la lecture: quatre magazines féminins; "The lost diaries of Adrian Mole" que j'ai abandonné vers la page 100 tant il m'ennuyait; les 120 premières pages de "Les vivants et les ombres" auquel je n'accroche pas vraiment jusqu'ici. Des jeux débiles sur Facebook. Un soir, j'ai même regardé "Secret Story" avec Chouchou et Soeur Cadette. C'est vous dire le niveau.

Mais aujourd'hui, il fait beau; Soeur Cadette et David sont partis à Paris chercher leurs visas, et Chouchou et moi avons décidé de passer l'après-midi à flâner en ville. Nous devons également appeler les objets perdus pour savoir si par hasard, les agents de Tisséo ne leur auraient pas rapporté un monstre en peluche rouge et borgne trouvé dans le métro samedi soir entre Esquirol et Balma-Gramont. Je croise les doigts...

mardi 11 août 2009

Maquillage n°11: Mary-Jane et son anneau en argent mi-cuit




Dimanche après-midi, je me suis amusée à maquiller Soeur Cadette avec les couleurs de ses palettes qu'elle ne savait pas trop à quoi assortir. Et j'avoue que je suis TRES contente du résultat. Pour une fois, je trouve mon estompage réussi; peut-être m'est-il plus facile de travailler sur les yeux de quelqu'un d'autre que sur les miens.

- Coin interne de la paupière mobile: Half-Baked (Urban Decay)
- Milieu de la paupière mobile: Mary-Jane (Urban Decay)
- Extérieur de la paupière mobile: Silver Ring (MAC)
- Ras de cils inférieur: Typography (MAC)
- Highlighter: Vanilla (MAC)
- Liner crème: Smudge Pot gris (Stila)
- Mascara: Colossal noir (Gemey Maybelline)

lundi 10 août 2009

"Là-haut"

J'étais très impatiente de voir le dernier Pixar, d'abord parce que les critiques étaient excellentes, ensuite parce que l'image de la maison volante emportée par une immense grappe de ballons me faisait complètement fantasmer, enfin parce que je me disais que ce serait un chouette film à se faire en famille avec mes neveux. Sur le dernier point, je ne me trompais pas: tout le monde a adoré... sauf moi.

La première demi-heure, qui retrace toute la vie d'un couple avec ses joies et ses peines, est pourtant un très joli moment de cinéma au terme duquel Chouchou reniflait bruyamment et Soeur Cadette écrasait une petite larme (bien sûr, mes yeux à moi sont restés désespérément secs car j'ai un coeur de pierre). Mais dès le moment où les deux héros - un papy arthritique et un scout obèse - se retrouvent en Amérique du Sud, j'avoue que l'histoire a cessé de m'intéresser et que j'ai totalement décroché. Même si j'ai ri de bon coeur à plusieurs reprises, globalement, je me suis un peu ennuyée et je n'ai pas été mécontente lorsqu'est arrivée la fin... sans surprise, comme il se doit pour un divertissement familial.

dimanche 9 août 2009

Avis de recherche

Nom: Régis WAS-HERE

Taille: 33 cm

Couleur: rouge délavé et grisouillant

Signes particuliers:
- pas de bras
- un seul oeil
- tendance prononcée aux sarcasmes et aux ronchonnements
- amateur de fâmâpoâls et de cocktails multicolores

Circonstances de la disparition:
Hier en fin d'après-midi, Régis se promenait dans le centre de Toulouse avec ses parents et sa tante. Il a été vu pour la dernière fois vers 18h45, devant le salon de thé Bapz où son père l'a photographié avec l'affichette annonçant que l'établissement était fermé pour congés annuels. Sa famille est ensuite allée prendre le métro place Esquirol; elle en est ressortie au terminus de Balma-Gramont et s'est rendue au magasin Cultura voisin pour y effectuer quelques menues emplettes. C'est là que, probablement alerté par l'absence de doléances diverses (du type: "J'ai faim", "J'ai chaud", "J'ai mal aux pattes", "Je veux faire pipi", "Achète-moi Playboy"), son père a réalisé qu'il ne l'avait pas vu depuis une demi-heure. La station Balma-Gramont et le parking attenant ont été fouillés sans succès. Les parents de Régis sont inconsolables.

samedi 8 août 2009

Le quiproquo du jour

SOEUR CADETTE (au moment d'attaquer la viande cuite au barbecue pour notre dîner): Il reste de la sauce à steak?
MOI (très intriguée): De la sauce aztèque? T'achètes ça où?

Mini-album pour Soeur Cadette

Depuis des mois, je ne scrappe plus vraiment par manque d'inspiration. Je me suis beaucoup lassée des pages Free Style surchargées qui sont de plus en plus à la mode, et le Clean & Simple reste un peu trop dépouillé pour moi la plupart du temps. Et puis mes albums prennent déjà tant de place... Mais j'avais promis à Soeur Cadette de lui faire un petit truc avec les photos de son week-end à Bruxelles en mars, et je n'aime pas manquer à mes promesses. Alors la semaine dernière, je me suis secoué les puces pour bricoler ce modeste mini:














C'est le premier que je réalise entièrement à la main, sans me servir d'un album tout prêt que je me "contente" de remplir. Pour les pages, j'ai utilisé des feuilles de Canson noires A4 que j'ai pliées en deux; pour la couverture, j'ai retaillé un bristol imprimé double face en 30x30 que j'ai également plié en deux; et pour relier le tout, après avoir envisagé et rejeté différentes options, j'ai cousu le milieu avec deux fils DMC dans les tons de la couverture. Pour faire plus artisanal, j'aurais dû aller abattre les arbres moi-même et fabriquer le papier dans ma baignoire. Mais j'avoue que je suis assez contente du résultat, même si j'ai complètement oublié d'intégrer une protection plastique autour de la couverture comme j'en avais l'intntion à la base pour rendre l'album moins fragile à manipuler.

vendredi 7 août 2009

La saga de l'été: Sauvetage d'une peau (épisode 3)

Résumé des épisodes précédents: après avoir remporté la guerre des boutons et réussi à maintenir l'armée des rides à distance, notre héroïne s'attaque désormais à son ennemi le plus récent mais aussi le plus redoutable - le mélasma!

Le mélasma (également appelé "masque de grossesse", car survenant souvent chez les femmes enceintes), ce sont de vilaines taches brunes sur le visage provoquées par la conjonction hormones + soleil. Partant de là, il existe deux solutions évidentes pour lutter contre cette horreur:
- arrêter la prise d'hormones
- se protéger au maximum contre le soleil

Arrêter les hormones, c'est peut-être une option pour celles qui prennent la pilule et qui veulent bien envisager un autre moyen de contraception; ça ne l'est pas pour moi qui ai besoin de prendre du Lutényl 20 jours par mois afin de neutraliser une maladie gynécologique chronique (l'endométriose).

Me protéger au maximum contre le soleil... Hum. Je vis à Bruxelles où il pleut à peu près 360 jours par an et où il grêle les cinq autres; je sors de chez moi en moyenne une fois et demie par semaine, généralement pour aller me réfugier dans une galerie commerçante couverte; et je ne mets jamais le nez dehors sans écran total (crème solaire SPF 50). En gros, je mène à peu près une existence de vampire et je ne vois pas comment je pourrais faire mieux sur ce point.

Donc, mon mélasma reste là. Il ne disparaît pas l'hiver, comme chez la plupart des autres filles non-enceintes qui en sont atteintes. Au contraire, il s'accentue au fil des mois. J'ai un petit espoir qu'il s'estompe quand je cesserai de prendre mon traitement, mais j'en ai encore pour 10 ou 15 ans avant la ménopause...

Alors, j'ai cherché des crèmes miracle susceptibles de l'atténuer. La première m'a été recommandée par un excellent dermatologue: kit éclaircissant des laboratoires Renophase, 100€ les 6 semaines de traitement, à utiliser en continu jusqu'à la fin de mon traitement hormonal. Malgré les cris de douleur de mon Codevi et le flap-flap de mes futurs voyages en Asie que j'entendais s'envoler à tire-d'ailes, j'ai persisté pendant six mois... pour un résultat absolument nul.

Je me suis dit que tant qu'à avoir une efficacité zéro, j'allais au moins chercher un produit d'un prix plus raisonnable et disponible en parapharmacie. J'ai porté mon choix sur le soin éclaircissant Melascreen de Ducray. 20€ environ le flacon pour trois mois. J'arrive au bout du premier, et je n'ai constaté aucune amélioration.

Sur un forum de dermatologie, j'ai lu qu'une combinaison zinc + vitamine C pouvait venir à bout de certaines mélasmas. Je me bourre consciencieusement de pilules jaunes et de quarts de comprimés parfumés à l'acerola depuis deux mois: still nada.

Faute de pouvoir faire partir ce fichu mélasma, j'ai décidé de le camoufler. J'ai testé une kyrielle de fonds de teint. Le Avène et le MAC étaient chouettes dans l'absolu mais pas assez couvrants. Le Dermablend de Vichy, réputé planquer même les pires défauts, a une texture que je trouve épouvantable et... laisse quand même transparaître mes maudites taches. Au final, c'est encore avec mon cher Teint Idole de Lancôme que je les trouve les moins visibles.

Sinon, pour le front, il reste toujours l'option frange. Pour le reste du visage, je vais peut-être me la jouer parano de la grippe porcine et m'offrir un masque filtrant.

jeudi 6 août 2009

Chers scénaristes de "Dr House",

Grâce à vous, outre le fait que je fantasme sur un médecin atrabilaire et boîteux, je suis désormais familière avec toutes les manifestations du lupus et capable de réciter une liste quasi exhaustive des conditions qui nécessitent une injection de lorazépam. Je doute que ça me serve à quelque chose un jour, mais j'aime bien accumuler des informations inutiles dans un coin de mon cerveau.

Je vous félicite d'avoir réussi à caser dans votre série toutes les maladies les plus rares et les plus improbables du dictionnaire Masson. En revanche, il me semblerait d'utilité publique qu'à côté de ce catalogue des horreurs médicales, vous couvriez quelques bases mal maîtrisées par le grand public.

Je m'explique. L'homme dont j'ai la chance de partager les nuits - un être délicieux et extrêmement cultivé répondant au surnom de "Chouchou" - a décidé que le sport était indispensable à une bonne hygiène de vie. En vertu de quoi, tous les jours pendant sa pause déjeuner, il profite de la salle de gym de l'entreprise dans laquelle il travaille pour soumettre son corps à tout un tas de tortures qui me font frémir rien que d'y penser.

Le côté positif, c'est qu'à l'entendre, chaque jour ou presque, il se découvre de nouveaux muscles dont il ignorait l'existence jusque là. Pourquoi pas? Ca me fait une excuse pour lui laisser porter mes sacs de shopping. Le côté négatif, c'est qu'il ne respecte pas toujours ses limites et rentre assez souvent à la maison avec un petit bobo. Parfois, c'est quelque chose de banal comme un mal de dos ou un petit vaisseau sanguin éclaté. Et parfois, c'est quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire.

Ainsi hier soir, Chouchou présentait une splendide irritation rouge vif pile entre les deux fesses, à l'endroit le plus inaccessible qui soit. Brave fille, je lui ai appliqué de la crème pour apaiser une douleur qui paraissait assez vive et surtout fort gênante pour tenir la position assise. Puis nous nous sommes mis au lit. Chouchou s'est allongé sur le flanc en me tournant le dos, et comme je le fais souvent, je suis venue me plaquer contre lui dans la position dite "des cuillères" bien connue de tous les amoureux.

Et là, pour ma plus grande perplexité, Chouchou s'est tortillé afin de s'éloigner de moi. "Ben, euh, tu m'aimes plus?" ai-je demandé sur un ton chagrin. "Si si, m'a répondu Chouchou très sérieusement, mais il faut laisser respirer mon ***insérez ici la 17ème lettre de l'alphabet***, sinon, il risque de moisir."

Voilà pourquoi, chers scénaristes de "Dr House", je vous serais très reconnaissante si vous pouviez glisser dans un prochain épisode que le séant humain ne réagit pas à l'humidité comme du linge fraîchement lavé abandonné dans le tambour d'une machine. Parce que visiblement, mes éclats de rire n'ont pas valeur de caution médicale.

Bien à vous.

No man is an island

Il y a dans l'univers que je me suis créé des choses qui me sont entièrement propres. Ma passion immodérée pour les livres, par exemple - je ne risque pas de l'avoir héritée de mes parents dont les seules lectures étaient, pour Père, "Cinquante histoires de chasse et de pêche" et pour Mère, les bouquins à l'eau de rose de Barbara Taylor Bradford. Personne de ma famille n'a jamais manifesté les moindres dispositions artistiques, et aucun de mes proches ne m'a servi d'inspiration pour me mettre à écrire ou à faire du scrapbooking. De la même façon, mon rejet de la maternité est un sentiment très personnel (et bien souvent incompris), développé si tôt que je ne me souviens pas d'une époque où je me sois envisagée, plus tard, avec des enfants. Du côté des goûts, mon intérêt pour la culture japonaise et mon amour des voyages viennent de moi et de moi seule, même s'ils me poussent à fréquenter des gens qui les partagent.

Mais pour chacun de ces traits, disons, "innés", combien d'autres ai-je acquis au contact de mes proches? Sans ma camarade de classe Sylvie J. dont la mère m'avait emmenée voir le spectacle de fin d'année, jamais je n'aurais eu envie de faire de la danse; je n'aurais pas passé vingt ans de ma vie à prendre alternativement des cours de classique, de modern jazz, de rock et de samba. Sans ma copine MJ, je n'aurais peut-être jamais connu les jeux de rôles - et n'aurais donc pas possédé les connaissances qui m'ont permis de devenir traductrice. Sans Legolas, Marillion-période-Fish ne serait pas entré dans ma vie et devenu mon Groupe Préféré De Tous Les Temps. Sans la Bande des Six, je n'aurais pas forcément découvert la musique goth; des morceaux de Sisters of Mercy ou Fields of the Nephilim sortis il y a deux décennies ne feraient pas partie des morceaux les plus écoutés de ma bibliothèque iTunes.

Sans Le Breton, je détesterais toujours les chats au lieu de partager ma vie avec les Laurel & Hardy félins - deux vieilles minettes névrosées de 13 et 14 ans qui me rendent chèvre et dont je suis absolument dingue. Sans Philou, je ne me serais pas mise à boire de thé... et à adorer ça au point d'en consommer facilement 2 litres par jour. Sans Etre Exquis, mon envie de pratiquer le tir à l'arme de poing ne se serait sans doute jamais concrétisée. Sans L'Homme-Ce-Fourbe, je n'aurais certainement pas passé mon brevet élémentaire de plongée sous-marine alors que j'ai une peur bleue de l'eau, et JC serait toujours en train de se lamenter parce que je ne bois pas de vin quand il m'emmène dans des restaurants sublimes. Sans les VIP, San Francisco ne figurerait pas en deuxième position dans la liste des endroits où je rêve de vivre quelque temps. Et si je n'avais pas connu, aimé et perdu Brigitte, je ne me débattrais pas en ce moment avec des attaques de panique qui me forcent à prendre des médicaments abrutissants.

Même les blogs et les rencontres (virtuelles ou IRL) que j'ai faites grâce à eux ont modelé et enrichi ma vie. Sans MBDF, mes efforts makeupesques n'iraient toujours pas au-delà du trio fond de teint-mascara-rouge à lèvres les soirs de gala; Sephora et les parapharmacies de Monpatelin seraient un peu moins riches et moi beaucoup plus, mais je ressemblerais encore à un troll à lunettes. Sans Antonia, je n'aurais jamais mis les pieds au Maroc et eu le coup de foudre pour ce pays; ma conception des voyages - et des rapports humains - ne serait pas en train de s'élargir aussi spectaculairement. Enfin et surtout, sans Chouchou, je penserais toujours que je suis inapte à la vie de couple et que l'Amour Toujours, ce n'est pas pour moi; je continuerais à démarrer au quart de tour et à ne pas tellement me soucier de l'impact de mes propos sur autrui; je n'aurais pas constaté que "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage"; je serais un peu moins tolérante et ouverte d'esprit (même si je concède que j'ai encore beaucoup de chemin à faire dans ces deux domaines).

"No man is an island", disait déjà John Donne au début du XVIIème siècle. Quatre cents ans plus tard, aucune femme n'est une île non plus. Même pas moi.

mercredi 5 août 2009

Ma naïveté me perdra...

(...Ou, plus probablement, elle finira par flinguer mon budget.)

Hier soir, bien que ne sachant pas encore si la demande de congés de Chouchou serait acceptée, j'ai réservé nos billets d'avion pour les vacances de Noël. Certains vols Bruxelles-Toulouse étaient déjà complets, et les prix de ceux qui restaient commençaient à s'envoler dangereusement. Mais j'ai tout de même réussi, en fouillant bien sur le site de Brussels Airlines, à trouver des billets à 42 € pièce. Sans être docteur en mathématiques appliquées, j'aurais tendance à dire que deux aller-retour font quatre billets, et que si chacun d'eux coûte 42€, le total à payer devrait se monter à 168€. Right?

Wrong.

Le total qui s'afficha sous mes petits yeux stupéfaits et un brin consternés se montait à... 426,94€. En effet, un examen minutieux de la facture révéla qu'aux 168€ des billets, il fallait ajouter 218,94€ de taxes d'aéroport, 20€ de frais de traitement, 10€ d'assurance annulation pour Chouchou et 10€ pour avoir le droit de payer en ligne avec une carte dite "de crédit" en Gelbique (= une vulgaire Visa pour les pauvres Français).

La bonne nouvelle, c'est que je ne suis donc pas atteinte d'une tumeur cérébrale très rare touchant exclusivement le centre du calcul mental. La mauvaise, c'est que les compagnies aériennes commencent à se foutre gravement de la gueule de leurs clients en annonçant des prix qui n'ont qu'un rapport très lointain avec le coût réel de leurs billets. Pour le coup, je trouve ça à la limite de la publicité mensongère.

Voyages voyages...

En début d'année, j'avais deux projets de voyage arrêtés: le Maroc début mai et Prague courant juin. J'appréhendais le premier et pensais que j'allais adorer le second. Erreur sur toute la ligne. Le Maroc m'a complètement séduite et Prague, gravement déçue. Et je me suis rendu compte qu'au fil du temps, ma conception du voyage évoluait.

Elle a sans doute commencé à le faire lors des road trips à travers les Zuess avec les VIP. Trois ans d'affilée, sous l'impulsion d'Autre Moi, j'ai visité des endroits sauvages dans lesquels je n'aurais jamais mis les pieds par moi-même, et j'ai été vraiment conquise par certains d'entre eux. Pas tous, mais assez pour élargir mes horizons touristiques jusque là réduits aux grandes villes, aux centres commerciaux et aux musées d'art moderne.

Au Maroc, cette tendance s'est confirmée. Même si j'ai pris du plaisir à faire un peu de shopping dans les souks, j'ai surtout aimé les rencontres avec les gens de là-bas et l'exotisme des paysages urbains très différents de ceux que j'avais connus jusque là. Je me suis beaucoup plus amusée à dessiner des choses qu'à en acheter.

A peine un mois plus tard, je me retrouvais à Prague avec des milliards d'autres touristes, dans une ville qui par contraste avec mon expérience de Marrakech et d'Essaouira m'a parue aseptisée et peu intéressante. J'ai bien été obligée de me remettre en cause et de me demander ce que je cherchais en voyageant, dans le fond. J'ai réalisé que jusqu'ici, mes expériences à l'étranger, bien que souvent plaisantes, avaient été assez superficielles d'un point de vue humain. Et j'ai eu envie que ça change.

Il y a dix jours, alors que nous buvions un verre au Meteko avec Miss Sunalee et diane cairn, la conversation s'est portée sur les voyages. Ils nous ont dit combien ils avaient adoré leur expéditions en Thaïlande et au Cambodge, et qu'ils espéraient partir au Vietnam cet hiver. Pour une raison que j'ignore, la Thaïlande ne me tente pas du tout (de plus, Chouchou y est déjà allé avec son ex); en revanche, le récit de leur trip organisé au Cambodge, avec une agence qui privilégie les petits groupes anglophones et les commerces locaux, m'a ouvert de nouveaux horizons.

Et le soir même, alors que nous dînions chez elle, Ingrid nous a également parlé de ses voyages en Thaïlande et au Cambodge, nous disant qu'elle n'avait pas aimé le premier mais gardait un excellent souvenir du second. J'y ai vu un signe. Depuis, je fantasme sur un pays dont je ne sais quasiment rien, sinon que sa capitale se nomme Phnom Penh (j'ai été obligée de vérifier l'orthographe avant de l'écrire) et que le régime communiste radical des Khmers lui a fait beaucoup de mal pendant, euh, longtemps. Autrement dit, même pas de quoi avoir la moyenne au bac en histégé.

En 2010, nous savons déjà que nous retournerons au Japon et que nous irons voir Soeur Cadette au Texas. Mais à partir de 2011, tout devient possible.

mardi 4 août 2009

La véritable histoire de Monsieur Tout-Le-Monde, épisode 2

Voilà, je ressemble enfin à quelque chose dans la bédé de mon amoureux.

Evidemment, pour l'instant, il se borne à dévoiler la moitié supérieure de ma tête.

A ce rythme-là, plusieurs mois s'écouleront avant qu'il doive s'attaquer au problème épineux de dessiner mes chaussures :-)

La saga de l'été: Sauvetage d'une peau (épisode 2)

Résumé de l'épisode précédent: lassée de cumuler acné, mélasma et premières rides, notre héroïne a décidé de retrouver visage humain, dusse-t-elle pour cela résilier son Codevi et en reverser tout le contenu dans les caisses de Sephora.

Après avoir essayé quantité de produits avec des résultats plus ou moins probants (souvenez-vous de mes tests de la semaine, publiés chaque mercredi pendant au moins deux mois...), j'ai définitivement fixé les modalités de soin de ma peau.

Le matin:
Systématiquement:
- nettoyage à l'eau micellaire Avène
- hydratation avec la crème pour peaux intolérantes Avène
Si je sors dans la journée (même par temps couvert):
- crème solaire SPF 50+ Melascreen de Ducray
Une fois par semaine (pas les deux le même jour):
- masque à l'argile Out of Trouble Origins
- gommage doux éclatant Seaderm

Le soir:
Si j'étais maquillée:
- démaquillage des yeux avec le Sens'Eyes de MakeUp For Ever
- démaquillage du reste du visage avec l'huile démaquillante Shu Uemura verte
Dans tous les cas:
- nettoyage avec la Washing Cream Menard
- élimination des dernières impuretés avec la lotion bleue Menard
- deep filler à l'acide hyaluronique IncaRose en contour des yeux
- sérum Night Repair d'Estée Lauder sur le reste du visage

Ca peut paraître beaucoup, mais je me suis rendu compte que nettoyer ma peau à fond et la nourrir convenablement fait une énorme différence. Depuis que j'ai adopté cette "routine", je n'ai plus de boutons que les fois où je m'absente quelques jours et n'emporte pas tous mes cosmétiques avec moi.

Ce que je recommande à toutes les filles, quels que soient leur âge et la nature de leur peau:


- S'hydrater et se protéger du soleil tous les matins.
Dans ce domaine, je pense que toutes les crèmes se valent à peu près; à vous de voir ce qui vous convient en matière de prix, de texture, de parfum, etc. A mon avis, les produits que l'on trouve dans les supermarchés font tout aussi bien leur boulot que ceux des marques de parfumerie, donc si vous n'avez pas un gros budget, inutile de vous ruiner en crème de jour et en écran total.

- Le soir, adopter un rituel en trois temps: démaquillant, nettoyant, lotion.
Je conseille vraiment le Sens'Eyes qui est un produit génial bien que pas donné; il enlève les maquillages les plus costauds sans frotter ni piquer les yeux, un vrai bonheur!
Préférez également l'huile aux eaux, aux crèmes ou aux laits démaquillants: c'est de très loin ce qu'il y a de plus efficace pour désincruster le fond de teint, notamment. Celle de Shu Uemura est chère, mais plein d'autres marques en font à des prix plus abordables, et qui donnent d'aussi bons résultats.
Pour le nettoyant, la Washing Cream de Menard (que l'on peut trouver soit à leur institut de Paris, soit sur leur site internet) est vraiment un produit fantastique; de plus, elle ne coûte que 22€ le tube et comme il en faut peu, elle dure très longtemps. Un bon investissement.
Quant à la lotion, n'importe quoi fait l'affaire.

(A suivre...)

lundi 3 août 2009

"How I met your mother" saison 4

Cette quatrième saison du "Friends" des années 2000 est sans doute la plus inégale de toutes. Après un bon démarrage dans la lignée des trois précédentes, elle connaît un pic au moment du mariage raté de Ted et de Stella avant de traverser un sérieux passage à vide pendant tout son deuxième tiers. Durant celui-ci, les personnages n'évoluent pas; les gags paraissent éculés et poussifs, et on se demande si la série n'est pas en train de s'essouffler irrémédiablement.

Heureusement, les scénaristes redressent la barre dans la six derniers épisodes, pendant lesquels on regrettera juste l'absence d'Alyson Hannigan (sans doute interdite d'écran à cause de sa grossesse). Pour la saison 5 dont la diffusion démarrera à la rentrée aux Zuess, on nous promet que Ted va enfin rencontrer la femme de sa vie et qu'elle sera... une de ses élèves. Stay tuned!

dimanche 2 août 2009

Top 10: Littérature Générale

J'ai longuement hésité sur la façon de classer les livres qui suivent. Par ordre de préférence: impossible, ils sont trop différents et chers à mon coeur chacun pour des raisons bien spécifiques. Par ordre d'"accessibilité": mmmh, trop subjectif. Dans l'ordre où je les ai découverts: oui, pourquoi pas. En fin de compte, j'ai opté bêtement pour l'ordre alphabétique des noms d'auteur.

- "Le maître et Marguerite" (Mikhaïl Boulgakov): Dans les années 30, le diable débarque dans un Moscou gangrené par le communisme où se croisent, entre autres personnages burlesques, un écrivain suicidaire et un chat noir doué de parole qui ne craint pas les balles. Parallèlement, nous suivons les derniers jours de Jésus à travers les yeux de Ponce Pilate, le procurateur de Judée qui ne veut pas le condamner mais va s'y trouver forcé pour des raisons politiques. Satire du pouvoir, comédie tragique, roman à la fois foisonnant et maîtrisé, "Le maître et Marguerite" est considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature russe - et à juste titre.

- "Notre prison est un royaume" (Gilbert Cesbron): Le roman initiatique qui m'a bouleversée quand j'étais adolescente. A la rentrée des classes, la bande des Mousquetaires se reforme dans un lycée parisien. Mais Pascal Delange, le plus beau, le plus doué, le plus secret des quatre garçons manque à l'appel: il s'est suicidé pendant les vacances. L'un de ses amis va fouiller dans sa vie pour essayer de comprendre la raison de son geste. Durant sa quête, il perdra son innocence et laissera à jamais le monde de l'enfance derrière lui.

- "La maison des feuilles" (Mark Z. Danielewski): Ce roman inclassable et archi-oppressant raconte en parallèle l'histoire d'un cinéaste qui explore les entrailles d'une maison défiant toutes les lois de l'espace-temps, et celle du type paumé qui découvre un jour le récit de cette aventure et se laisse happer à son tour par la folie. Sous couvert d'un récit à la frontière du fantastique, l'auteur explore le concept de vide d'une manière aussi vertigineuse que brillante, réussissant à retranscrire ses idées à travers la mise en page et la typographie mêmes de son livre.

- "L'agneau carnivore" (Agustin Gomez-Arcos): Très difficile à trouver en français aujourd'hui, ce roman raconte une histoire d'amour hyper-charnelle entre deux frères dans l'Espagne franquiste. Ca pourrait être dérangeant et ça n'est que bouleversant de beauté, écrit dans une langue magnifique et avec une force de sentiments renversante. Comme tous les bouquins de Gomez-Arcos, d'ailleurs.

- "Le Loup des steppes" (Hermann Hesse): Dans la plupart de ses romans, Hermann Hesse explore une forme particulière de la dualité de la nature humaine: la vertu et le vice dans "Demian", le sacré et le païen dans "Narcisse et Goldmund"... Ici, il s'intéresse à l'opposition nature/culture à travers l'histoire d'un homme nommé Harry Haller qui se définit comme un loup. Tiraillé entre ses plus bas instincts et ses aspirations intellectuelles et artistiques, il envisage de se suicider lorsqu'il rencontre Hermione, son double, qui va l'aider à réconcilier les deux moitiés antagonistes de son être.

- "Une fièvre impossible à négocier" (Lola Lafon): Après s'être fait violer par un homme "irréprochable", une jeune femme révoltée trouve un sentiment de sécurité et un sens à sa vie en s'engageant dans un mouvement militant d'extrême-gauche. Récit autobiographique à peine déguisé, il vaut pour son écriture d'une fulgurance rageuse. Chaque phrase de Lola Lafon est à la fois poème vibrant, pamphlet politique et coup de poing au plexus. J'avais parlé ici de son deuxième roman. Le troisième est en préparation, et j'ai hâte de le découvrir.

- "Le temps n'est rien" (Audrey Niffenegger): Déjà cité récemment dans ma liste de bouquins à mettre entre toutes les mains, et dans cet article.

- "Le Cercle de la croix" (Iain Pears): En 1663, un professeur de l'université d'Oxford est retrouvé mort dans son cabinet. L'autopsie révèle la présence d'arsenic dans son foie. Sarah, sa servante, est accusée du meurtre et exécutée. Quatre personnages (un marchand vénitien, le fils d'un traître, un cryptographe qui travaille pour les services de renseignements et un historien amoureux de la condamnée) relatent les circonstances et les mobiles de ce crime dont ils ont, chacun à leur façon, été témoins. Chacun croit fournir la seule version objective des faits. Mais seul le lecteur pourra, à la fin, reconstituer la vérité dont chaque récit individuel ne révélait qu'un fragment.
Thriller historique incorporant de nombreux éléments scientifiques et philosophiques, "Le cercle de la croix" est tout simplement la plus brillante des oeuvres de fiction que j'aie jamais lues - et une des plus difficiles d'accès, aussi. Mais si on arrive à passer outre ses 800 ou 900 pages écrites serré sans beaucoup de retours à la ligne, et si on ne se laisse pas rebuter par le style très recherché de l'auteur, on est récompensé par un roman magistral, qu'on referme en se sentant à la fois bluffé, infiniment plus insruit et convaincu de la nature subjective de la vérité.

- "Le Maître des illusions" (Donna Tartt): Un étudiant boursier et un peu naïf débarque dans une université huppée. Très vite, il est fasciné par un professeur de lettres classiques qui a rassemblé autour de lui un groupe de cinq étudiants riches, intellectuels et arrogants. Tous dotés d'une personnalité hors normes et hors époque, ils vivent selon leur propre morale et s'adonnent à des rituels inquiétants... Présentée ainsi, l'intrigue pourrait faire penser à "La physique des catastrophes" de Marissa Pessl, mais ce roman sorti au début des années 90 est infiniment plus prenant, mieux construit et mieux écrit. Un énorme pavé que j'ai eu un mal fou à lâcher avant d'être arrivée au bout.

- "Mrs Dalloway" (Virginia Woolf): L'histoire de ce roman, ce n'est presque rien: juste la journée d'une bourgeoise qui prépare une réception pour le soir même. Mais l'écriture, rhâââ, l'écriture! "Mrs Dalloway" est l'équivalent littéraire d'un tableau impressionniste, une suite de sensations souvent très subjectives qui, telles de minuscules touches de peinture, s'enchaînent les unes aux autres pour composer un ensemble d'une luminosité saisissante. Je ne comprendrai jamais comment l'auteur d'un livre si débordant de vie et d'humanité a pu se suicider avant d'atteindre la quarantaine, mais je sais que c'est une perte immense pour la littérature.

samedi 1 août 2009

"The scenic route"

Je n'aurais sans doute jamais entendu parler de ce livre, ni jamais eu l'idée d'acheter un roman d'un auteur au prénom aussi ridicule (Binnie? Sérieusement?) si une des critiques littéraires de mon magazine chouchou Real Simple n'avait pas conclu son article sur "Les bouquins de l'été 2009" en disant que c'était son préféré parmi toute la sélection, qui en comptait une grosse trentaine.

Comme quoi, on a parfois de bonnes surprises en se lançant à l'aveuglette. Sylvia, divorcée sans enfants et récemment virée de son boulot avec des indemnités rondelettes, part traîner son désoeuvrement en Italie. Là, elle rencontre Henry, un dilettante d'âge mûr, marié à une femme aussi riche qu'absente. Tous deux se lancent dans un périple sans but, à la fois à travers l'Europe et les souvenirs de Sylvia. Dans la géographie comme dans la mémoire, ils choisissent d'emprunter les chemins de traverse, faisant mille tours et détours en n'obéissant qu'à l'impulsion du moment. Du coup, le roman a un côté un peu "fouillis", mais c'est un fouillis riche, sympathique et haut en couleurs. Il m'a fait penser à une version moins amère de "Two for the road", excellent film de Stanley Donnen avec Audrey Hepburn.

On sent que l'auteur est une conteuse au meilleur sens du terme, capable de créer des personnages attachants parce qu'imparfaits, d'installer une atmosphère par quelques détails bien choisis, de distiller avec un mélange de pragmatisme et de grâce mélancolique des anecdotes qui rapportées par quelqu'un d'autre paraîtraient tout à fait fades. J'ai adoré "The Scenic Route", et il est assez probable que malgré son impossible prénom, Binnie Kirshenbaum vienne de gagner en moi une lectrice fidèle qui va se procurer tous ses autres romans lors d'une prochaine commande sur Amazon.

A ma connaissance, il n'existe pas (ou pas encore?) de traduction française de ce livre. Si un éditeur passe par là et souhaite m'en commander une, je préviens d'avance: je suis chère, mais j'accepte les paiements en billets d'avion pour l'Asie.

Lotus Bar

Miss Sunalee, dianecairn, Chouchou et moi-même avions prévu un petit resto thaï hier soir. J'ai proposé le IIème Elément: leur cour intérieure était déjà complète quand j'ai appelé mercredi pour réserver. En plan B, j'ai suggéré le Lune de Miel ; Miss Sunalee a contré avec le Lotus Bar; je suis allée jeter un coup d'oeil sur leur site et j'ai dit bingo. J'aime bien essayer de nouveaux endroits. En plus, il y avait du canard aux crêpes dans le menu et Miss Sunalee avait évoqué la présence dans la salle d'une fâmâpoâl avec laquelle les petits pourraient s'amuser: que demander de plus?

Situé à deux pas du Grand Sablon, le Lotus Bar est certainement le resto asiatique le mieux éclairé et à la déco la plus agréable parmi tous ceux que j'ai testés à Bruxelles. Quel plaisir de voir ce qu'on mange et de reconnaître ses compagnons de table autrement qu'au son de leur voix! Et quel bonheur d'admirer autre chose que la sempiternelle statue de Bouddha et des lampions en papier aux formes plus ou moins biscornues! Mélange réussi d'éléments asiatiques traditionnels et modernes, avec quelques touches fortes comme le sculptural lustre rouge ou la fontaine à vapeur, le cadre m'a conquise sans réserve.

Côté glouglou, une liste de cocktails fort sympathique parmi laquelle j'ai choisi un Sex in Bangkok (vodka, mûre, vodka melon, ananas et cranberry). L'occasion de constater que malgré les médocs, je peux consommer une quantité d'alcool modérée sans me mettre à danser toute nue sur les tables. Côté miam-miam, à peu près la même carte que dans tous les restos thaïs, et des prix qui sans être aussi minuscules que ceux du IIème Elément restent tout de même fort corrects, soit de 12 à 20€ pour un plat copieux et délicieux, servi avec le sourire par une charmante jeune femme. Les gros appétits pourront même commander une table de riz (assortiment de 5 plats différents; équivalent d'un "menu dégustation" européen).

Même si c'était la fin de la semaine et que nous étions probablement tous un peu fatigués, nous avons passé une excellente soirée à papoter cinéma, séries télé, voyages, burlesque et autres loisirs plus ou moins avouables avec nos nouveaux amis. Pour l'occasion, j'étrennais un smoky bleu marine, ma nouvelle robe en soie Noa Noa et mes sandales Triton de Chie Mihara, et je dois dire que je me suis surprise plusieurs fois à jeter des coups d'oeil ravis au reflet de mes pieds dans les vitrines que nous avons longées à l'aller et au retour. Comme quoi, mon bonheur tient quand même à pas grand-chose ^^

Lotus Bar, 12 rue Joseph Stevens, 1000 BRUXELLES
Tel: 02/514.50.59

vendredi 31 juillet 2009

A faire pendant les vacances à Toulouse

- Des essais maquillage avec Soeur Cadette. Transformer sa table de salle à manger en annexe MAC/Sephora et faire la sourde oreille aux remarques aigres de David. Pousser des exclamations de ravissement en nous voyant si belles en ce miroir.

- Un goûter chez Bapz, et s'il ne reste pas de brioches aux pépites de chocolat noir et à l'écorce d'orange, je fais pipi par terre et je me roule dedans.

- Une visite chez Groucho, la sublime friperie avec laquelle Princesse Audrey me fait saliver depuis des mois. Au moins pour le plaisir des yeux, vu que mes finances sont sous respirateur artificiel en ce moment.

- Un repas fromage. La vie est toujours plus belle quand on vient d'ingurgiter douze millions de calories de Brécou, de Saint-Nectaire et de Fourme de Montbrison. Que je ne pourrai pas arroser d'autant de bon vin rouge que j'aimerais, because médocs. Je me contenterai donc d'un seul verre que je ferai durer, et si je vois des éléphants roses toute la nuit, et bien ça me rappellera ma folle jeunesse.

- Des parties endiablées de Guitar Hero.

- Des tonnes de photos de ma famille pour pouvoir pleurer jusqu'à Noël en les regardant.

- Soutirer deux ou trois pots de confiture maison à Mère. Par ordre de préférence: poire, pêche, abricot, fraise.

- Emmener Attila voir "Là-haut", le dernier Pixar qui a l'air sensationnel.

- Dévorer un bon pavé. De papier, pas de boeuf. J'hésite entre "La vie mode d'emploi" de Georges Pérec (Life goal # 39) et l'omnibus d'Ayesha de ma copine Ange.

- Envoyer plein de cartes Postcrossing de la ville rose; ça changera un peu des visuels "Mer turquoise et palmiers" de Monpatelin.

Dans une semaine j'y suis... Courage!

jeudi 30 juillet 2009

"Je sais pas quoi emporter pour lire en vacances; t'aurais pas un truc à me conseiller?"

A cause de ma passion bien connue pour les livres, et aussi un peu de mon métier, on me demande régulièrement des conseils de lecture. Voici une petite liste des romans que je recommande le plus souvent, même sans connaître les goûts de mon interlocuteur, parce qu'ils ont ce petit je-ne-sais-quoi d'universel qui me semble propice à faire passer un bon moment à n'importe qui, et parce que contrairement aux livres vers lesquels je pourrais diriger des lecteurs, disons, "chevronnés", ils ne nécessitent pas de culture littéraire particulière pour être appréciés.

Je ne vais pas vous faire de critique de chacun d'eux (d'autant que certains ont déjà été évoqués dans ce blog), mais simplement y associer le lien vers la page Amazon correspondante où vous pourrez trouver un résumé et, la plupart du temps, des avis d'autres lecteurs en quantité suffisante pour vous faire une idée de leur contenu. Prêts?

- "Inconnu à cette adresse" (Kressmann Taylor)
- "La voleuse de livres" (Markus Zusak)
- "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" (Mary Ann Shaffer)
- "L'ombre du vent" (Carlos Ruiz Zafon)
- "Une prière pour Owen" (John Irving)
- "Un amour de jeunesse" (Ann Packer)
- "Tout ce que j'aimais" (Siri Hustvedt)
- "Brooklyn follies" (Paul Auster)
- "La vie devant ses yeux" (Laura Kasischke)
- "Le temps n'est rien" (Audrey Niffenegger)
- "Ensemble, c'est tout" (Anna Gavalda)
- "Au bonheur des ogres" - et tout la suite de la saga Malaussène (Daniel Pennac)

Je pourrais aussi dresser une liste des meilleurs bouquins du monde selon moi (mais la plupart des gens les trouvent trop ardus, ou trop dérangeants, ou trop abscons), ou encore des meilleurs bouquins du genre fantastique (celui que je maîtrise le mieux, forcément), ou des bédés qu'il faut vraiment avoir lues (Europe, USA et Japon confondus), mais je crains que ça n'intéresse pas grand-monde. Si je me trompe, laissez-moi un message après le bip ^^