dimanche 31 mai 2009

Une année d'auto-portraits: semaine 22


Photo prise dimanche dernier dans le jardin de nos amis Olive et Aurore. Il faisait un temps exceptionnel pour un mois de mai en Belgique, avec un thermomètre qui affichait 24°. L'occasion d'étrenner ma dernière trouvaille de chez Promod, une robe taupe tout fluide, avec une jupe un peu large mais pas trop qui s'arrête juste en-dessous du genou, et un décolleté travaillé qui lui donne l'air d'avoir coûté beaucoup plus que son prix réel.

Ca m'énerve



Carrément pas mon style musical... Mais j'ai entendu cette chanson pour la première fois jeudi après-midi alors que je farfouillais dans les portants à T-shirt d'un magasin de djeûns où le L équivaut à un 38, et je l'ai trouvée tellement drôle que j'ai éclaté de rire toute seule dans mon coin. Depuis, je n'arrive pas à me sortir son beat de la tête.

samedi 30 mai 2009

Creature of habit

Si j'ai mes petits rituels d'avant-retour à Bruxelles, j'ai aussi une kyrielle de menus plaisirs répétés chaque fois que j'arrive à Monpatelin.

Le soir même:
- me servir un très grand Coca light avec des glaçons;
- le boire en ouvrant les colis arrivés en mon absence et gentiment déposés par ma vieille voisine sur le comptoir de ma cuisine à l'américaine;
- appeler dès 18h le pizzaïolo du coin pour lui commander une maxi-parmiggiana, et réclamer que le livreur me l'apporte dès son arrivée à 19h
- rallumer mon ordinateur en espérant qu'il n'y ait pas de problème avec mon wifi, et vérifier ce qui s'est passé sur le net pendant les quelques heures où j'en ai été coupée;
- défaire ma valise et me creuser la tête pour trouver dans ma bibliothèque une place aux livres ramenés de Bruxelles;
- constater avec une exaspération résignée les derniers dégâts provoqués par les petits insectes bouffeurs de papier qui pullulent dans le coin et dont je ne sais comment me débarrasser;
- à 19h05, descendre les escaliers en courant pour récupérer la parmiggiana apportée par le livreur, remonter presque aussi vite malgré l'énorme carton, découper fébrilement un huitième de pizza à la roulette et l'engloutir debout en un temps record avec des soupirs de bien-être;
- manger trois autres huitièmes de plus en plus lentement et finir par refermer la boîte en me disant que la moitié qui reste fera mon petit déjeuner du lendemain;
- préparer des colis d'articles vendus sur Amazon Marketplace ou sur eBay et remplir d'avance les bordereaux Colissimo;
- écrire quelques cartes pour Postcrossing et me demander systématiquement "C'est combien déjà, les Marianne bleu marine?";
- discuter un petit quart d'heure avec Chouchou sur Skype pour se dire qu'on n'a absolument rien à se raconter depuis qu'on s'est quittés le matin;
- monter me coucher avec un livre tout neuf et lire dans mon lit beaucoup trop tard.

Et le lendemain matin:
- marcher jusqu'au centre du village en tirant derrière moi ma poussette de mémé mon joli caddie rose et en m'émerveillant qu'il fasse tellement meilleur ici qu'à Bruxelles;
- m'arrêter d'abord à la Poste pour me débarrasser du courrier en partance; faire la file et au besoin, laisser passer des gens devant moi pour avoir toujours affaire à ma guichetière préférée (celle qui connaît mon adresse par coeur et ne dit jamais rien quand j'envoie d'énormes bouquins en tarif lettre); reconstituer ma provision de timbres et réclamer d'une voix chantante "Vous me ferez une facturette pour le tout s'il vous plaît?";
- passer ensuite au 8 à Huit pour acheter quelques basiques: de la roquette en sachet s'il y en a, du lait demi-écrémé en hiver, des filets de poulet et du jambon cuit, du fromage blanc à 20% de MG, de la feta ou de la mimolette, des MaronSui's si je suis d'humeur gourmande, du PQ environ une fois sur deux, parfois de l'essuie-tout, des piles ou de l'anti-mites, et bien sûr deux grandes bouteilles de Coca light; faire remarquer en riant au propriétaire barbichu qui tient la caisse qu'il est ENCORE en rupture de stock de pain de mie aux 7 céréales et que ce n'est pas encore cette fois que je mangerai des croque-monsieur; remercier la cliente (il y en a toujours une) qui me complimente sur mon magnifique caddie;
- m'arrêter chez mon primeur préféré parmi la demi-douzaine qui bordent la rue principale de Monpatelin, celui où les fruits et légumes sont toujours colorés, joufflus et impeccablement bien présentés; examiner les étals en reniflant avec gourmandise pour déterminer ce que je vais prendre en plus des incontournables tomates-concombre-radis-avocat; demander, bien que je connaisse la réponse d'avance: "Elles ont du goût, les fraises?" ou "Elles sont comment, les premières cerises?"; acheter, pour la semaine, plus de fruits que je n'en consomme dans le mois à Bruxelles, et savoir que je vais me régaler avec tous; entasser prudemment les sacs en papier qui craquent au-dessus de mes emplettes du 8 à Huit, dans l'ordre où me les tend la marchande: "Et les abricots en dernier pour ne pas les écraser; vous allez voir, c'est du miel!";
- faire une dernière halte à la grande pharmacie pour renouveler mon stock de Lutényl; dire à la minuscule vendeuse aux cheveux teints en noir corbeau dont la frange tombe sur ses bésicles: "Je veux bien le générique" et m'entendre répondre quatre fois sur cinq: "Désolée, on n'en a plus"; en lui tendant ma carte Vitale, ajouter in extremis: "Oh, et il me faudrait aussi une boîte de Doliprane 1000 en comprimés à avaler";
- prendre le chemin du retour le nez en l'air pour admirer le bleu du ciel en souriant de bonheur.

vendredi 29 mai 2009

10 (other) things I loved this month

- Ces adorables bottines violettes Annabel Winship. A 295€ euros la paire, je pensais attendre les soldes pour me les offrir (éventuellement). Mais Sarenza ne les a déjà plus qu'en 38 et en 41. Et la marque n'est pas encore très présente sur eBay... Dommage, vraiment. Elles auraient très bien été avec mon Twee et mon spencer gris rayé Topshop.

- Le boudin blanc de chez Joseph, apparemment réputé dans tout l'univers civilisé. Ou au moins dans un rayon de trois kilomètres autour de Saintes :-) Quoi qu'il en soit, absolument délicieux préparé au barbecue.

- Donald Sutherland dans "Dirty Sexy Money". La série se laisse regarder sans plus, mais Donald y est vraiment magistral. Après mes déclarations enflammées à Leonard Cohen et Pierre Dubois, vous allez finir par croire que je ne craque que pour le 3ème âge... Pourtant, le plus vieux des hommes de ma vie avait seulement 5 ans de plus que moi.

- "Extrême limite" en DVD, enfin!!! Il y a douze ou quinze ans, je suivais avec ravissement cette série télé qui racontait les aventures de sept jeunes sportifs de haut niveau étudiant dans une académie du côté de St-Tropez. Dans le genre plaisir coupable, on a rarement fait mieux. Tout y était: les acteurs mignons, le décor de rêve, les scénarios et les dialogues cuculs, les chansons sirupeuses... Le précurseur de "Sous le soleil", quoi (dans lequel on retrouvait d'ailleurs Tonya Kinzinger et son petit accent américain). Deux saisons avaient été filmées; à ma connaissance, TF1 n'a jamais diffusé la fin de la seconde dans lequel on devait voir le mariage de deux des héros: mon chouchou interprété par Gregori Baquet et sa dulcinée jouée par Astrid Veillon. Dès réception de ma commande Amazon, je vais pouvoir remédier avec délice à cette insupportable lacune.

- Le "Favorite Things Kit" d'Elsie Flannigan. De quoi me donner envie de me remettre au scrap (que j'ai beaucoup délaissé ces derniers mois) en bricolant un petit album rapide et fun. Pour voir ce qu'Elsie a fait avec son propre kit, c'est ici. Cute, isn't it? En vente chez RedVelvetArt, avec toutes ses autres créations et un tas de brols très mimis.

- Le hors-série des Inrocks consacré à Leonard Cohen. Parce qu'il le vaut bien. Vendu avec un CD de reprises de ses chansons par d'autres interprètes. Vous reprendrez bien une 112ème version de "Halléluiah"? Par contre j'aime beaucoup le "Lover, lover, lover" vaguement hispanisant de Ian McCulloch - peut-être parce que je ne suis pas dingue de l'original.

- "Indexed", le blog de Jessica Hagy qui, chaque jour, essaie de retranscrire à l'aide d'un schéma la dynamique d'une situation du quotidien ou de l'actualité. Réservé aux anglophones, mais vaut le coup d'être rajouté dans votre Google Reader.

- "J'aurais adoré être ethnologue", la bédé-tirée-du-blog de Margaux Motin. Si vous êtes fan de Pénélope Jolicoeur et ne connaissez pas encore l'illustratrice tout aussi drôlissime qu'est Margaux, foncez, vous ne serez pas déçus!

- "Maroc", très beau bouquin qui m'a permis de prolonger par la pensée mon voyage à Marrakech et à Essaouira. Ses deux auteurs, Cécile Tréal et Jean-Michel Ruiz, semblent être des spécialistes de ce pays puisqu'ils ont écrit pas moins de onze ouvrages dessus!

-La théière ancienne que j'ai rapportée de Marrakech. Repérée dans les souks dès le premier jour. Le vendeur en voulait 350 dh. J'ai fait la moue, "Moui moui je repasserai peut-être". Et je suis effectivement repassée le dernier jour, où je ne me suis pas donné trop de mal pour la descendre à moins de 250 dh vu qu'il me restait du liquide à écouler. Sans compter que j'ai payé plus cher que ça des modèles qui avaient beaucoup moins de caractère, et qu'elle plaît aussi beaucoup à Chouchou. Par contre, je ne pense pas qu'elle possède le pouvoir magique de préparer du thé à la menthe correct qui ne contienne pas douze millions de calories le dé à coudre. C'est triste.

jeudi 28 mai 2009

Where the hell is Matt?



Matt ne connaît qu'un seul pas de danse, avec lequel il n'a aucune chance de détrôner Noureyev au panthéon des étoiles du cinquième art. Mais ce petit pas de danse pourri sans prétention, il l'a réalisé partout à travers le monde. Et il s'est fait filmer. Et il a balancé la vidéo sur le net. Et ça a tellement plu qu'il est reparti pour un second périple durant lequel il a, cette fois, invité les autochtones à danser avec lui. Le montage final est aussi drôle qu'émouvant. Quand j'ai fini de le regarder, j'avais un immense sourire aux lèvres, les yeux qui piquaient un peu et plus que jamais envie de voyager.

Pour visionner les autres vidéos de Matt, c'est ici.

mercredi 27 mai 2009

Les tests de la semaine #8

Vernis n°7 Macao, Mavala, 4,95€
C'est assez rare que je prenne la peine de me faire une manucure, et le vernis à ongles n'a pas une très grande espérance de vie une fois entamé. Résultat: je finis par jeter les flacons après m'en être servie deux ou trois fois seulement. Au prix des Estée Lauder que j'affectionne (une vingtaine d'euros), ça finit par énerver un peu. J'ai bien essayé les petits vernis Sephora, mais leurs couleurs manquent vraiment de subtilité et leur texture est trop épaisse. Par contre, je suis très contente des Mavala que j'ai découverts récemment. Le Macao a tenu pas moins de trois semaines sur mes orteils, et quand j'ai fini par l'enlever, il commençait tout juste à s'abîmer! Il s'étale très bien, et j'aime ce rouge-rose bien tonique*. Du coup, j'ai également acheté le Shangai, une sorte de rose orangé assez clair. Et vu la taille des flacons, je ne devrais pas trop en gaspiller.
*Que, comme d'habitude, la photo ne rend pas bien du tout.

UV Prime SPF 50, Make Up For Ever, 27€
Le concept était génial: une base de maquillage doublée d'une très forte protection solaire, permettant de faire l'économie d'un produit et de se tartiner une couche de moins le matin. La réalisation n'est, de mon point de vue, pas à la hauteur. L'UV Prime est aussi désagréablement blanche et collante que n'importe quel écran total, et elle coûte facilement deux fois plus cher. En plus, je la soupçonne d'être responsable des petits boutons apparus quand j'ai commencé à l'utiliser en même temps que tout le protocole Menard. Je vais peut-être essayer l'Eucerin vanté par Hélène. Ou juste continuer à utiliser ma fidèle crème solaire Ducray, et fuck la base.

Hair Repair, Sachajuan, 25€
Je ne saurais vraiment pas dire ce qui m'a poussée à acheter, lors d'une virée chez Sephora, ce produit au packaging minimaliste et au prix relativement prohibitif d'une marque suédoise dont je n'avais jamais entendu parler. Test cette semaine sur cheveux fraîchement colorés. Le flacon à pompe est, de mon point de vue, toujours une bonne idée même si un débit supérieur eût été plus pratique: là, j'ai dû faire une grosse dizaine de pressions pour obtenir la dose de produit nécessaire. Le masque a une odeur assez légère mais agréable. Il faut le laisser poser 5 à 10 minutes - le temps de faire un gommage visage et corps, par exemple. Le rinçage est assez facile, et une fois essorés les cheveux se démêlent quasiment tout seuls.

Body Scrub Lavender Apple, Sabon, 19,95€
L'odeur de ces sels de gommage pour le corps est très artificielle; on reconnaît à peu près la pomme mais très peu la lavande (à la base j'étais partie pour acheter le citron/menthe, mais il puait vraiment trop). Pour le reste, les grains sont petits et très abrasifs, comme j'aime. Une quantité équivalente à une cuillère à café bien pleine et un ratio temps/effort minimum suffisent pour faire un gommage efficace. Par contre, je ne suis pas certaine qu'on trouve ces produits hors des boutiques de la marque, basée en Hollande.

mardi 26 mai 2009

Ce que je sais de notre voisin du dessus

- Notre voisin du dessus est un lycéen slovène qui ne parle pas un mot de français.
- La mère de notre voisin du dessus travaille aux communautés européennes et, bien qu'elle se soit donnée la peine d'emmener son fils en Belgique, elle n'habite pas avec lui.
- Notre voisin du dessus a de quoi loger, dans la longue tignasse frisottée qui lui pend devant la figure, quelques dizaines de familles d'écureuils. Après l'avoir croisé une demi-douzaine de fois, je ne sais toujours pas à quoi il ressemble
- En revanche, je connais par coeur les horaires du voisin du dessus: il monte et descend l'escalier en bois de l'immeuble avec toute la discrétion d'un jeune pachyderme obèse (et néanmoins étonnamment vif).
- Après notre emménagement, quand nous avons dû nous battre avec Mobistar pendant des mois pour récupérer une connexion internet, notre voisin du dessus nous a sauvé la vie en acceptant de nous donner son mot de passe afin que nous puissions nous brancher sur son réseau. Pour cela, qu'il soit béni jusqu'à la dix-septième génération d'éléphanteaux slovènes.

Cela fait maintenant une bonne heure que d'étranges hululements émanent de chez le voisin du dessus. Vingt minutes nous ont été nécessaires pour reconnaître des notes de musique. Vingt minutes supplémentaires m'ont permis d'identifier "Knocking on heaven's door" (qui certes ne doit plus en être à un outrage près). Et depuis près d'une demi-heure, Chouchou et moi sommes en désaccord sur la nature de l'instrument si abominablement torturé. Je penche pour un vieux Bontempi rescapé des années 80 tandis qu'il me soutient qu'il s'agit d'une guitare.
Je commence à comprendre pourquoi la mère du voisin du dessus lui loue un appartement rien qu'à lui.

Kiva, un an plus tard

Le 4 juin dernier, je découvrais l'association Kiva et son site internet. Petite piqûre de rappel:

http://www.kiva.org/ joue l'interface entre un investisseur (vous, moi ou n'importe quelle personne désireuse de faire un geste de solidarité) et un micro-entrepreneur d'un pays du Tiers-Monde. La rubrique "Lend" compile tous les projets en attente de soutien et indique le montant nécessaire à leur réalisation, ainsi que la somme restant à réunir. On choisit celui ou ceux qui nous interpellent le plus et on prête la somme qu'on veut ($25 minimum, autant dire pas grand-chose au cours actuel du dollar!). Le remboursement s'effectue via le site chaque mois. Je trouve cette initiative fantastique parce qu'il ne s'agit pas d'assistanat, mais bel et bien de donner à des gens désireux de s'en sortir par eux-mêmes les moyens de le faire. C'est à mon avis la façon la moins condescendante et la plus fructueuse de tendre une main.

Presque un an plus tard, je n'ai que du bien à dire de Kiva et de son fonctionnement. Les premiers prêts que j'ai aidé à financer ont été intégralement remboursés en temps et heure. Au fur et à mesure que mon compte était recrédité, je ne récupérais pas les sous mais les reprêtais à d'autres personnes. Aujourd'hui, mon "portefeuille" compte 16 projets financés sans aucune anicroche, et je suis ravie d'avoir trouvé ce moyen de faire circuler un tout petit peu la chance dont je bénéficie d'un point de vue matériel.

lundi 25 mai 2009

"The reader"

Un peu après la seconde guerre mondiale, un adolescent allemand vit, l'espace d'un été, une aventure avec une femme plus âgée qui aime qu'il lui fasse la lecture avant l'amour. Un jour, cette femme reçoit une promotion et disparaît brutalement de sa vie. Des années plus tard, alors qu'il étudie pour devenir avocat, le jeune homme retrouve son premier amour sur le banc des accusés: ancienne SS, elle aurait envoyé à la mort des centaines de prisonnières...

"The reader" avait beaucoup d'atouts pour être un grand film: la présence de Kate Winslet dont la performance d'actrice a été récompensée par un Oscar, une belle histoire d'amour et quelques scènes vraiment émouvantes... Malheureusement, son scénario souffre de trous béants comme mon découvert après une virée soldes boulevard Haussman.

(Ne lisez pas la suite si vous ne voulez pas connaître l'intrigue.)

Je veux bien supposer que l'illettrisme et la honte engendrée par icelui justifie le fait qu'à presque 40 ans, l'héroïne n'ait ni mari, ni enfants, ni amis, et qu'elle fuie les emplois de bureau comme la peste - au point de s'engager chez les SS plutôt que de continuer à travailler peinarde chez Siemens. Je ne comprends en aucun cas qu'il la pousse à accepter de passer le restant de sa vie en prison plutôt que d'admettre qu'elle n'a pas pu rédiger le rapport qui la condamne. Je ne comprends pas non plus pourquoi son jeune amant, ayant découvert son secret, ne fait pas la démarche d'en informer le tribunal - ou, au minimum, de demander une explication à cette femme. Ca ne tient pas debout. Ajoutons à cela que Kate Winslet parle anglais avec un faux accent allemand épouvantable alors que son partenaire (qui interprète un personnage tout aussi allemand que le sien) parle un anglais normal et que les SS dans la rue hurlent, eux, dans la langue de Goethe, et c'est une incohérence de trop pour moi.

dimanche 24 mai 2009

Maquillage n°5: Yogurt sur henna et épines argentées



J'ai voulu tester ce matin le Silverthorn acheté hier chez MAC... Grosse déception: dans le magasin, je le voyais vert argenté; à la lumière du jour, il n'est qu'argenté tout court et ressemble furieusement à l'Electra de la même marque.
- coin interne de la paupière mobile: Silverthorn (MAC)
- coin externe de la paupière mobile et ras de cils inférieur: Henna (MAC)
- highlighter: Yogurt (MAC)
- liner marron: Dipdown (MAC)
- mascara: Smoky Lash (Make Up For Ever)
Avec ça je portais:
- blush: Fun & Games (MAC)
- rouge à lèvres: Joli Rouge Brillant 05 Papaya (Clarins)

Une année d'auto-portraits: semaine 21


Bon... Ca devient un peu chiant cet auto-portrait hebdomadaire... Même moi, je commence à en avoir marre de voir ma bobine sous tous les angles (ou en tout cas, sous tous les angles flatteurs, ce qui diminue considérablement les possibilités). Photo prise à l'arrache hier soir avant d'aller dodoter.

samedi 23 mai 2009

Maquillage n°4: reflet de la lune dans le bling contrasté





Y'a des jours où j'ai envie de me faire un maquillage sophistiqué et aucune inspiration. Et puis y'a des jours où je me dis: "Je vais faire simple, juste un petit halo gris avec une pointe de rose", et au final, je me retrouve avec pas moins de cinq fàp différents sur les yeux. Ici:
- coin interne de la paupière mobile: Da Bling (MAC)
- milieu de la paupière mobile: Moon's Reflection (MAC)
- extérieur de la paupière mobile + ras de cils inférieur: Contrast (MAC)
- creux de la pauière: gris argent de la palette Cargo Paris
- highlighter: White Frost (MAC)
- liner: Smudge Pot gris (Stila)
- mascara: Smoky Lash (Make Up For Ever)
Et ça ne se voit pas sur la photo, mais je portais aussi:
- blush: Orgasm (Nars)
- rouge à lèvres: Joli Rouge Brillant 03 Guava (Clarins)
...et c'était très joli!
Du coup, comme nous passions chaussée de Charleroi cet après-midi, je n'ai pas pu m'empêcher d'entrer chez MAC et d'acheter le Yogurt (rose très pâle) et le Silverthorn (vert argenté satiné de la collection limitée Rose Romance, absolument sublime). Je tâche de les tester demain pour aller barbecuter chez Olive et Aurore.

Muffins aux olives

Pour 12 muffins:
- 3 oeufs
- 10cl d'huile d'olive
- 10 cl de vin blanc sec
- 200g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 50g de sucre
- sel & poivre (ne pas lésiner dessus, sinon le goût du sucre ressort trop)
- 200g d'olives noires dénoyautées et coupées en petits bouts

Verser tous les ingrédients sauf les olives dans le bol d'un robot ménager. Mixer jusqu'à obtenir une pâte lisse. Rajouter les olives et mixer pour bien les répartir dans la pâte.
Verser la pâte dans des moules à muffins. Faire cuire 20 mn environ dans un four préchauffé à 180° (th.6).

(Non, "Le rose et le noir" ne vire pas blog de cuisine. Mais je bosse comme une folle depuis mon retour du Maroc, et ça ne me laisse pas le temps de faire beaucoup de choses passionnantes à côté.)

vendredi 22 mai 2009

Confessions d'une accro au shopping thé

J'ai découvert le thé au tout début de l'an 2000, grâce à mon ami Philou qui déjà à l'époque en faisait une grosse consommation. Jusque là, je ne connaissais que le vilain Lipton en sachet jaune, et je détestais. Philou m'a initiée aux délices de Mariage Frères, et depuis, ma passion pour le (bon) thé en vrac - de préférence vert et de préférence japonais - a envahi toute une étagère de mon placard de cuisine. Petit tour d'horizon de mes chouchous, classés par marque:

Mariage Frères:

- Thé sur le Nil: vert aux agrumes. Médaille d'or incontestée de sa catégorie. Le Thé aux Sept Agrumes du Palais des Thés, que j'ai testé un moment comme substitut faute de boutique MF à Bruxelles, ne lui arrive pas à la cheville en matière de subtilité. Parfait le matin au petit déjeuner pour réveiller les traductrices aux yeux encore embués de sommeil.
- Fuji Yama: vert japonais très fin. Vaut largement son prix un poil élevé (7,50€ les 100g me semble-t-il). Un incontournable dont je ne me suis jamais lassée depuis plus de huit ans. A consommer à toute heure du jour.
- Genmaicha: vert japonais au riz soufflé. En général, quand je le fais goûter, les gens grimacent. Est censé se boire pendant le repas (japonais, of course), mais je l'apprécie beaucoup le soir, tout seul. Là encore, le thé du même nom vendu par le Palais des Thés pâlit en comparaison.
- Marco Polo: noir aux fruits rouges. Un des rares thés noirs que j'apprécie, mais uniquement l'hiver à l'heure du goûter.

Palais des Thés:
- Thé du Hammam: vert à la rose, aux dattes, aux fruits rouges et à la fleur d'oranger. Sympa pour le goûter bien qu'un peu costaud niveau goût.
- Thé des Alizés: vert à la pêche blanche, au kiwi et à la pastèque. Plus délicatement parfumé que le précédent et bien aussi pour le goûter.

Thé O Dor:
- Les 3 Empires: vert aux dattes, à la fleur d'oranger et à l'osmanthus. Dans un genre assez proche, beaucoup plus raffiné que le Thé du Hammam. J'aime le boire au goûter en l'accompagnant d'une petite tranche de brioche à la fleur d'oranger.
- J'Aime: vert au macaron, à la fraise et à la framboise. Encore un thé du goûter, mais qui présente l'avantage de "tromper" l'appétit et permet de faire l'impasse sur les gourmandises qu'on aurait bien mangées avec. Hélas! A ma connaissance, il n'est vendu qu'avec sa boîte de présentation. La mienne sera bientôt vide, et je n'ai pas envie de réinvestir près de 20€ pour 100g de thé.

Maison Akabi:

- Sencha Shizuoka: vert japonais. Très délicat; pour changer un peu du Fuji Yama.
- Thé au riz: vert parfumé au riz, comme son nom l'indique. Et non, rien à voir avec le genmaicha (le riz n'est plus dedans; il a juste servi à parfumer le thé.) D'ailleurs le goût est tout à fait différent. Se présente sous forme de petites boules. D'après mes calculs, 7 est la quantité optimale pour un mug de 30cl.

jeudi 21 mai 2009

Une bonne chose de faite

Pendant la Grande Epopée de la Cystite Bactérienne au mois de mars, le vétérinaire qui examinait Copernique avait remarqué une grosse boule mobile dans sa gorge. Chouchou m'ayant certifié que la boule en question était là depuis qu'il connaissait Copernique (soit plus de deux ans et demi) et qu'elle n'avait jamais grossi ni évolué de quelque façon que ce soit, je ne me suis pas affolée. J'ai attendu de m'être financièrement remise des frais engendrés par une demi-douzaine de visites à la clinique, dont une en urgence un dimanche + trois séries d'analyses effectuées par un labo extérieur + une échographie + une chiée de médicaments qu'il n'a jamais été possible de faire avaler à Copernique. Puis j'ai pris rendez-vous chez une autre véto équipée du matériel d'imagerie nécessaire pour déterminer la nature de la fameuse boule.

Hier en fin d'après-midi, donc, j'ai fourré une Copernique très peu coopérative dans sa caisse mauve et pris un taxi pour me rendre du côté de Ma Campagne (qui comme son nom ne l'indique pas est un quartier de Bruxelles). Les embouteillages classiques d'une veille de week-end prolongé paralysaient le centre-ville, et le chauffeur, ayant fini son service, m'a larguée au bout de la rue du cabinet vétérinaire sous prétexte que celle-ci était en sens unique et que ça allait prendre trop de temps de remonter jusqu'à l'autre bout. J'étais presque en retard et, psychorigide de la ponctualité que je suis, j'ai couru cinq cents mètres avec Copernique dans sa caisse en bénissant le ciel d'avoir une petite Birmane plutôt qu'un monstrueux Maine Coon. Je n'aurais pas dû m'inquiéter: j'avais rendez-vous à 17h45, mais les consultations avaient pris beaucoup de retard et je ne suis passée que vers 18h30 bien sonnées, alors que la réceptonniste pliait bagage pour rentrer chez elle.

La vétérinaire était douce et rassurante. Dès le début de l'examen, elle a vu que la mystérieuse boule n'était qu'un gros kyste rempli de liquide. Rien de bien dangereux, donc, mais ce kyste déviait beaucoup la trachée de Copernique et elle a estimé qu'il valait mieux le vider. Pour cela, elle a fait une piqûre de calmants à Copernique et s'est absentée quelques minutes le temps que le produit agisse. Chouchou (qui m'avait rejointe entre-temps) et moi avons eu un moment d'inquiétude. Non seulement Copernique ne semblait pas calmée du tout, mais elle avait les pupilles dilatées comme si elle était shootée au crack et manifestait une volonté farouche de s'échapper. Tandis que nous nous efforçions de l'immobiliser sur la table matelassée, elle rampait une patte après l'autre vers le bord de celle-ci tel un commando en plein parcours du combattant. Une fois, elle a même réussi à sauter à terre, et nous ne l'avons rattrapée que sur le seuil de la pièce voisine.

Enfin, Copernique s'est mollement affaissée sur la table d'examen. Mais elle a gardé les yeux ouverts. La vétérinaire l'a retournée sur le dos, ses pattes pendouillant dans une position absolument pas naturelle, et j'ai dû poser une main sur son ventre pour que le mouvement de sa respiration me rassure: elle avait l'air morte. Deux seringues plantées dans son kyste (avec difficulté: "Mais elle a une peau d'éléphant!" s'est exclamée la véto) ont suffi pour vider celui-ci des trois quarts du liquide qu'il contenait. La gorge rasée et débarrassée de sa boule, ma pauvre Copernique se retrouvait avec un petit cou malingre de poulet plumé. Aucune importance: elle allait bien, et les poils, ça repousse. Les kystes aussi, apparemment, puisque le sien est d'origine thyroïdienne et pourrait bien se reformer. Si c'est le cas, il faudra soit procéder à une nouvelle ponction, soit cureter tout le kyste et lui enlever la thyroïde gauche (ce que je préfèrerais éviter). Nous verrons bien.

PS - Détail amusant: j'étais en train de me dire qu'après deux vétos belges maboules, nous étions vraiment bien tombés cette fois, quand la gentille docteure au prénom de petite sirène m'a demandé d'où j'étais originaire.
- De Monpatelin, dans le sud-est de la France.
- Ah, mais on est presque voisines alors: moi, j'ai grandi à Cagnes-sur-mer! s'est-elle exclamée.
Tout s'explique.

mercredi 20 mai 2009

Les tests de la semaine #7: SPECIAL MENARD


Les non-habituées de MBDF et du blog de Sonia vont se dire: gni? Kézako, Menard? Et bien c'est une marque de produits de soin japonais à la diffusion relativement confidentielle chez nous, puisqu'on ne peut acheter la plupart d'entre eux que dans l'unique institut français ou sur le site internet.
Il faut savoir que les Japonaises prennent un très grand soin de leur peau, n'hésitant pas à ouvrir une ombrelle et à enfiler des gants pour se protéger contre les méfaits du soleil. Et elles consacrent paraît-il beaucoup de temps chaque soir à se nettoyer et se crémer consciencieusement la figure. Du coup, la recherche cosmétique est très développée dans ce pays, où l'on trouve énormément de produits innovants, à la fois doux et efficaces.
Or donc, Menard. Je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais du Washing et de la Cream de la gamme Tsukika. Lors de mon dernier passage-éclair à Paris, mercredi dernier, j'ai fait un saut à l'institut de la rue de la Paix, où j'ai investi dans le reste de la gamme. Et dès le lendemain, je me suis attelée à suivre le protocole fourni avec.

Pour le soir:
1. Cleansing gel, pour enlever l'essentiel du maquillage et de la crasse due à la pollution. Là, j'avoue, j'ai triché: il me reste encore les deux tiers d'un flacon d'huile démaquillante Shu Uemura dont je suis tout à fait satisfaite et que je compte utiliser jusqu'à la fin. (22€)
2. Washing cream, pour parfaire le nettoyage et avoir une peau vraiment propre. C'est là le plus grand secret de beauté des Japonaises, ce nettoyage en deux temps. Le produit, très agréable sur la peau, doit être émulsionné et rincé à l'eau tiède. Attention, il pique les yeux! (22€)
3. Massage gel: selon la vendeuse, il faudrait idéalement se masser le visage avec pendant un quart d'heure chaque soir. J'espère que deux-trois minutes suffisent pour retirer une partie des bénéfices du produit, parce que jamais je n'aurai la patience continuer plus longtemps. Le gel est frais, plein de petites billes qui fondent sur la peau, et doit lui aussi être rincé à l'eau tiède. (25€)
4. Lotion: pour nettoyer les impuretés qui auraient surévu au Cleansing gel et à la Washing cream, j'imagine. La notice dit qu'il faut la mettre sur un coton et se tapoter tout le visage du bas vers le haut. Je trouve le flacon en verre trop lourd et pas du tout pratique d'utilisation avec son trou qui ne laisse rien passer si on se contente de l'incliner, et qui fait un gros pâté façon ketchup quand on le secoue. Un flacon en plastique à pompe me semblerait beaucoup plus approprié. (25€)
5. Essence milk: pour hydrater la peau après tout ce nettoyage. Léger, pénètre bien, mais même type de flacon chiant que la lotion. (29€)
6. Cream: pour nourrir la peau pendant la nuit. Après le lait, me semble un peu superflue pour les peaux grasses comme la mienne. (34€)

Pour le matin:
Reprendre uniquement les étapes 2, 4 et 5. Ce que je ne fais pas pour l'instant, car je veux d'abord finir les autres produits entamés sur mon étagère de salle de bain.

Bilan? Se plier à tout le protocole est fastidieux. Et au bout d'une semaine, le seul changement que je constate, c'est une profusion de petits boutons sur mon visage. Mais ils pourraient être dûs à tout autre chose que les produits Menard. Je vais donc persévérer, parce que je crois à l'efficacité de ce rituel dans l'absolu et parce que ça me fait du bien de prendre ce temps chaque soir pour m'occuper de moi.

"The boat that rocked"

Dans ce bateau-là, il y a des DJ qui font partager leur passion à des million d'auditeurs dans l'Angleterre encore puritaine des années 60 - une belle collection d'originaux frondeurs, liés par leur amour du rock'n'roll et leur envie de bousculer l'ordre établi. Il y a de la camaraderie virile, des parties de Cluedo, des défis stupides, des soirées bien arrosées et des gueules de bois le lendemain; il y a de la frustration sexuelle pour certains, une pléthore de partenaires pour d'autres et beaucoup de foi en l'amour chez quelques rares romantiques; il y a de l'irrévérence envers l'establishment et une loyauté indéfectible vis-à-vis du rêve commun; il y a surtout énormément d'humour et d'émotion, des acteurs dont on oublie qu'ils ne sont pas leur personnage et une bande originale du feu de Dieu (dans laquelle on retrouve évidemment une chanson de Leo). N'hésitez pas et, vous aussi, laissez-vous embarquer par ce film dont on ressort avec l'envie de jouer à Guitar Hero danser toute la nuit.

mardi 19 mai 2009

C'est confirmé...

...Soeur Cadette et sa petite famille partent aux USA pour les deux ans à venir. Je suis super contente pour eux et, en même temps, curieusement abattue. Au début, j'ai pensé que c'était à cause de la distance qui nous séparerait désormais. Mais dans le fond, 1500 km ou 8000, ça ne change pas grand-chose (à part le prix du billet d'avion). Ils reviendront en France pour Noël, et nous leur rendrons une visite de deux semaines en juin prochain. Au final, nous nous verrons une fois de moins dans l'année mais le même nombre de jours. Sans compter qu'il y aura beaucoup plus de choses à faire au Texas (et dans les environs) qu'à Toulouse dont j'avais déjà fait le tour avant que Soeur Cadette y mette les pieds pour la première fois de sa vie. Le reste du temps, on continuera à Skyper pour se donner des nouvelles. Et deux ans, ce sera très vite passé.

A bien y réfléchir, le sentiment que j'éprouve est plus proche de la mélancolie que de la tristesse. En 1997, j'ai voulu m'installer aux USA et les services d'immigration m'ont refusé un permis de séjour. Même si je suis tout à fait contente de la tournure que ma vie a prise depuis, je garde le regret de n'avoir pu habiter plus longtemps là-bas, avec la tranquillité d'esprit que m'aurait apporté une situation régularisée. Cette aventure qui m'est passée sous le nez, Soeur Cadette va la vivre dans des conditions idéales, et je ne peux pas m'empêcher de l'envier. Chouchou me dit que rien n'est définitivement foutu, qu'il est encore possible que nous fassions un séjour de longue durée à l'étranger. Mais si ça arrive, ça ne sera pas grâce à mon boulot: l'inconvénient de pouvoir bosser partout, c'est que ça ne justifie ma présence nulle part...

lundi 18 mai 2009

"Harvey Milk"

Moi qui pensais que dans les années 70, San Francisco était le royaume du flower power, de l'amour libre et de la tolérance... "Milk" m'a solidement remis les idées en place. Ce biopic raconte comment un quadra homosexuel fit campagne contre les catholiques intégristes qui voulaient priver les siens de croits civiques et devint le premier élu ouvertement gay aux USA. Au sommet de sa popularité et alors qu'il avait mis en branle un mouvement d'ampleur nationale, il fut assassiné par un de ses collègues (présenté dans le film comme un homosexuel refoulé qui n'aurait pas supporté la remise en cause de sa vie de faux-semblants).

Très crédible dans le rôle-titre, Sean Penn est ici entouré de têtes peu connues ou méconnaissables (Emile Hirsch sous sa perruque bouclée et derrière ses carreaux immenses). Il campe un héros ordinaire, quelqu'un qui un jour en eut assez de vivre caché et décida de se battre afin que tous les gens comme lui ne soient plus considérés comme des pervers, de dangereux malades auxquels il ne fallait pas louer d'appartement, pas donner de travail et surtout pas confier de poste d'enseignant de peur qu'ils contaminent les générations futures.

"Milk" met bien en évidence le mécanisme habituel: tout ce qui est différent de nous remet en cause nos valeurs et notre mode de vie ; l'ignorance engendre la peur qui à son tour engendre la haine. En regardant le film, j'avais envie de dire: "Quel chemin nous avons parcouru depuis trente ans...". Ce qui n'est pas faux, mais qui ne doit pas faire oublier que nous ne sommes toujours pas arrivés au point où les homosexuels seront considérés comme des gens ordinaires et bénéficieront des mêmes droits que les autres - y compris celui au mariage et à l'adoption.

dimanche 17 mai 2009

Cake au chorizo plus-facile-tu-meurs

- 4 oeufs
- 1dl de lait
- 5 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1/2 cuillère à café de sucre
- 1/2 cuillère à café de sel
- plein de poivre
- 240g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 150g de chorizo doux ou fort, coupé en dés
- du persil

Mélanger dans un saladier, au fouet, tous les ingrédients dans l'ordre de la liste ci-dessus.
Verser dans un moule à cake.
Faire cuire 45 mn dans un four préchauffé à 180°.
Attendre 10 mn avant de démouler et de servir accompagné d'une salade.
Manger devant la télé un samedi soir en regardant un DVD :-)