vendredi 27 février 2009

Une soirée au Cercueil

Ce soir, Editeur Préféré avait organisé une petite sauterie à Bruxelles pour fêter son partenariat avec un nouveau distributeur belge. Pour une fois que c'est Paris qui vient à moi et non l'inverse, vous pensez bien que je n'ai pas refusé l'invitation. En plus, il se trouve que le staff d'Editeur Préféré comprend tout un tas de gens sympathiques dont je me ferais volontiers des amis si j'avais un peu plus d'occasions de les voir. Et que le buffet était l'oeuvre du Pain Quot'. Et que la soirée avait lieu au Cercueil, où je n'avais jamais mis les pieds mais qui est paraît-il un lieu haut en couleurs qu'une ex-goth comme moi se doit d'avoir visité au moins une fois.

Après avoir piteusement regagné mes pénates à 23 heures, je peux vous dire que:
- Le buffet du Pain Quot' est effectivement une tuerie, depuis ses tartines assorties toutes plus délicieuses les unes que les autres jusqu'à ses tartelettes au citron ou au chocolat capables de ravir même une fan invétérée de salé comme moi.
- Je trouve toujours ça dommage quand une châtain à cheveux fous pleine de chien se décolore en blonde lisse, même si c'est bien fun d'écouter ses récits de voyage à mille lieues des miens (le Québec en traîneau par -35° avec une seule douche en dix jours est clairement une expérience au-dessus de mes forces).
- A chaque rencontre, mes impressions sur Adriana et Barbara se confirment: la première est l'une des personnes les plus intéressantes que j'ai eu le privilège de rencontrer, et la seconde une des filles les plus adorables de la création - le genre qu'on a envie de prendre dans ses bras pour lui souhaiter tout le bonheur du monde.
- Me passer "Misplaced Childhood" de Marillion en musique de fond, c'est un coup à m'empêcher totalement de me concentrer sur quoi que ce soit hormis les accords de guitare et la voix de Fish.
- Les cercueils en guise de tables, les couronnes mortuaires accrochées aux murs et les boissons servies dans des crânes, ça m'aurait sûrement fait tripper à quinze ans; là, j'avais juste envie de réclamer que quelqu'un allume la lumière pour que je puisse voir les gens auxquels je parlais.
- Trois ans après avoir arrêté de fumer, je ne supporte plus DU TOUT la fumée de clope. Ca me pique les yeux, ça m'empêche de respirer et l'odeur imprégnée dans mes cheveux me donne envie de gerber. C'est ce qui a fini par me faire fuir lâchement alors que j'aurais bien tapé la discute avec certains jusqu'au bout de la nuit - et c'est ce qui va m'obliger à brûler mes fringues faire une lessive demain matin au saut du lit.

jeudi 26 février 2009

Les 7 péchés capitaux

Maïa Mazaurette publie aujourd'hui un article sur le "hit-parade" des péchés capitaux chez les hommes et les femmes. Après mûre réflexion, je vous livre mon classement personnel:

- Gourmandise: et je ne rentre pas seulement la bouffe dans cette catégorie... Je suis quasiment incapable de me refuser quelque chose dont j'ai envie. En même temps, une vie d'ascète, ça doit être assez peu riant (témoin ma récente tentative avortée de "mois sans shopping"). Donc j'assume.

- Colère: je m'énerve vite et je ressasse longtemps. Trèèès longtemps. J'explose facilement si j'ai l'impression qu'on me prend pour une conne, et j'en veux à mort aux gens dont j'estime qu'ils se sont comportés de manière incorrecte envers moi. Ben oui, j'ai un caractère sanguin. Mais ça s'arrange un peu en vieillissant.

- Paresse: si je n'étais pas aussi fainéante, j'aurais sans doute fait Science Po ou l'ENA, et qui sait? C'est peut-être moi qui me taperais Carla Bruni ces jours-ci. Plus sérieusement, j'aurais déjà écrit une demi-douzaine de romans au bas mot. Ce qui ne signifie pas qu'un seul d'entre eux aurait été publiable.

- Vanité: "v" comme "ventre mou du classement". C'est un péché dont je ne suis ni plus ni moins coupable que la moyenne des gens me semble-t-il.

- Luxure: je sens bien que les gens qui me connaissent dans la vraie vie sont surpris de ne trouver ce péché-là qu'en 5ème position. Mais curieusement ces temps-ci, je trouve qu'il y a plein de choses plus intéressantes que le sexe dans la vie. Ca doit être l'âge. Ou les hormones dont je me bourre pour soigner mon endométriose.

- Envie: j'ai le souvenir d'avoir été une ado très envieuse parce que je trouvais toutes les autres filles mieux que moi (Soeur Cadette en tête). Aujourd'hui, je me sens vraiment bien dans ma peau, et j'ai la chance d'avoir à peu près tout ce que je désire - donc aucune raison de jalouser les autres.

- Avarice: le péché qui me concerne le moins de tous. J'ai toujours aimé dépenser mes sous, pour me faire plaisir ou pour gâter les gens que j'aime. Harpagon is not my homeboy.

Et vous, c'est quoi le péché qui vous correspond le plus? Et le moins?

mercredi 25 février 2009

Le maquillage et moi

J'ai dû commencer à me maquiller en 3ème. Parce que j'étais beaucoup plus petite et plus jeune que mes camarades de classe, et que je cherchais désespérément un moyen de me vieillir. Je me souviens encore de mes premiers produits; j'avais acheté le rouge à lèvres rose nacré que portaient toutes les fille au début des années 80, et une petite palette contenant deux fards à paupières: un bleu moyen tirant légèrement sur le mauve et un rose vif. Inutile de dire que mes premiers essais furent tout à fait boygeorgesques. Mes parents me regardaient sortir ainsi avec une mine vaguement consternée mais ne disaient rien; mes camarades de classe ricanaient probablement dans mon dos (à l'exception de Patrick L. qui trouvait ça très joli, mais dont un certain nombre de maniérismes laissaient à penser qu'il fantasmait plus sur George Michael que sur Madonna).

Plus tard, entre 16 et 22 ans, mon "trademark" fut un long trait de liner noir étiré vers la tempe façon Cléopâtre. J'avais assez bien le coup de main et je ne me trouve pas trop ridicule sur les rares photos rescapées de l'époque. Mais c'était quasiment le seul produit que je portais, avec un peu de mascara et un rouge à lèvres beige rosé effet "bouche mordue" (un Cacharel dont je cherche encore vainement l'équivalent aujourd'hui, bien que le Anna Sui Rouge G 303 s'en rapproche pas mal et possède de plus un tube ravissant).

Ensuite, j'ai épousé un type qui m'aurait voulue constamment en jupe, en talons et maquillée à la goth. Résultat, je n'ai plus porté que des jeans, des croquenots et nada sur la figure. Pendant des années, j'ai survécu avec un seul fard à paupières: le Pur Brun Nacré de Gemey, discret, passe-partout et hyper facile à travailler. Quand j'ai rencontré Chouchou, j'ai bien investi dans un noir Chanel d'une qualité hyper décevante pour son prix, avec lequel j'ai vainement tenté d'improviser des smoky. Mais le résultat ne ressemblait jamais à ce que je voulais et les pigments n'avaient aucune tenue. Je suis retombée dans mon no-look maquillage. Dans les grandes occasions, je me fendais d'une couche de fond de teint Diorskin pour masquer les défauts de ma peau, d'un peu de mascara Lancôme noir et de gloss Clarins framboise ou de rouge très vif sur les lèvres.

Puis j'ai découvert MBDF, les conseils judicieux et les vidéos didactiques d'Hélène. Enfin, quelqu'un parlait de maquillage en des termes simples et ludiques! Quelqu'un expliquait comment procéder et quels produits utiliser pour obtenir tel ou tel résultat! Et avec de l'humour à revendre, en plus!

Je n'ai pas résisté longtemps. En décembre dernier, j'ai poussé la porte de la boutique MAC de Bruxelles pour la première fois. Depuis, j'ai claqué des centaines d'euros en fards à paupières et en pinceaux, mais aussi en blush, en bases et en rouges à lèvres. Je ne sors plus sans m'être maquillée un minimum, pas parce que je m'y sens obligée pour ne pas traumatiser les petits n'enfants, mais parce que j'adore me trouver jolie quand je me regarde dans le miroir et voir briller les yeux de mon homme lorsqu'il détaille les miens. Dimanche, j'ai passé un délicieux moment à ranger tous mes produits par catégorie dans l'énorme mallette métallique que j'avais achetée chez Sephora il y a cinq ans pour ranger mes fournitures de srap quand je partais faire des crops. Le résultat me remplit de joie - et d'envie de me créer plein de nouvelles occasions pour me maquiller.

Je ne m'identifie pas, je compatis

C'était la petite fiancée de l'Amérique, la fille pas terrible à la base qui à force de chirurgie esthétique, de nutritionnistes, d'habilleurs, de coiffeur et de maquilleurs pro avait réussi à devenir une des actrices de télévision les plus adulées et les mieux payées des USA.
Poursuivant son conte de fées moderne, elle a séduit et épousé un acteur que beaucoup considéraient comme le plus bel homme du monde. Ils sont devenus le golden couple universellement envié.
Quelques années de bonheur tranquille ont passé.
Puis le plus bel homme du monde a tourné un film avec la fille la plus sulfureuse de Hollywood. Six mois plus tard, il divorçait de la petite fiancée de l'Amérique. L'année suivante, il avait déjà trois enfants avec la fille la plus sulfureuse de Hollywood. Et jurait sur ses grands dieux que non, bien sûr, il ne s'était rien passé entre eux durant le tournage du film sur lequel ils s'étaient rencontrés.
A l'époque, la petite fiancée de l'Amérique est restée très digne malgré son chagrin, refusant de faire le moindre commentaire négatif sur son ex et sur la nouvelle compagne de celui-ci. Mais les tabloïds la montraient se promenant sur la plage seule avec son chien et un air triste à mourir.
La série qui l'avait fait connaître était terminée, et elle a eu du mal à transformer son passage sur grand écran. La plupart de ses films étaient médiocres et ne cartonnaient pas franchement au box office. Côté vie privée, elle a essayé de se remettre en selle, et là aussi elle a fait de mauvais choix, jetant son dévolu sur des bad boys avec qui ça ne pouvait que mal se terminer.
Pendant ce temps, les journaux ne parlaient que du plus bel homme du monde et de la fille la plus sulfureuse de Hollywood: leurs six enfants biologiques ou adoptés, leurs engagements caritatifs, leurs multiples maisons et voyages à travers le monde, leurs films à succès. Ils les montraient superbes, irrésistibles et conquérants. Beaux, riches, talentueux ET généreux, capables de concilier mille activités tout en entretenant une passion amoureuse dévorante.
Dimanche soir a eu lieu la cérémonie des Oscar. Pour la première fois depuis leur divorce, la petite fiancée de l'Amérique s'est retrouvée en présence du plus bel homme du monde et de la fille la plus sulfureuse de Hollywood. Elle était sur scène, présentant des récompenses. Ils étaient tous deux nominés dans la catégorie "meilleur acteur" ou "meilleure actrice" et assis dans la salle.
Comment peut-on sourire, parler avec naturel et faire son travail sous le regard d'un homme qui a juré de vous aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare - puis qui, aux premières difficultés dans votre couple, s'est laissé mettre le grappin dessus par une autre, s'est comporté comme un lâche en n'assumant même pas ses actes, vous a prise pour une conne dans les grandes largeurs et humiliée devant le monde entier?
Pendant qu'un film que je n'avais que moyennement apprécié raflait 8 statuettes, mon coeur saignait pour la petite fiancée de l'Amérique. Et pour moi.

PS: Mais le cinéma, c'est formidable. Beaucoup plus juste que la vraie vie. Le plus bel homme du monde et la fille la plus sulfureuse de Hollywood sont tous les deux repartis les mains vides.

mardi 24 février 2009

Le grand jour

Aujourd'hui est un grand jour pour Chouchou (et par extension pour moi). Son projet secret, démarré en janvier 2008, arrive enfin à terme.
Plus d'un an de rendez-vous, de tâtonnements, d'erreurs, d'espoirs et de déconvenues. En septembre dernier, enfin, une possibilité que la situation se résolve.
Puis nous sommes partis en vacances en Europe du Nord, et pendant que nous étions à Copenhague, la crise bancaire a éclaté.
Retour à la case départ.
Mais cette fois, c'est la bonne!
Chouchou a trouvé un nouveau boulot, et aujourd'hui, il démissionne.

lundi 23 février 2009

Deux-Mains-Gauches dépote ses fards à paupières


A Paris en début de mois, j'ai acheté deux fards à paupières MAC en petit pot parce que faisant partie de la collection temporaire Brunette-Blonde-Redhead, ils n'existaient pas en recharge simple. Pas grave: je savais qu'Hélène avait posté sur son blog une vidéo montrant comment dépoter les pastilles pour les transférer dans une palette.

Le week-end dernier, j'ai voulu m'attaquer à cette tâche qui semblait relativement simple. Sauf que je n'avais pas l'alcool 90° nécessaire pour dissoudre la colle au fond du petit pot. J'en ai acheté samedi chez Di, après avoir trouvé un rayon vide chez Delhaize (où le mascara Cover Girl orange était également en rupture de stock, grrr, c'était bien la peine de se traîner jusque là-bas!).

Hier, nouvelle tentative. Alors voyons... D'abord, faire sauter la partie supérieure du boîtier en insérant une lame de couteau dessous. Hum. Après que le couteau ait ripé, balafré mon Henna et manqué achever sa course dans le gras de mon pouce gauche, j'ai estimé qu'au vu de mes capacités motrices restreintes, employer le bout d'une lime à ongles métallique serait peut-être moins risqué.

Puis une fois ma pastille encore encasée de plastique à la main, je me suis rendu compte qu'il devait exister plusieurs types de pinces coupantes, car la nôtre ne ressemblait pas du tout à celle d'Hélène et ne permettait absolument pas de faire une incision de 2 millimètres sur le bord d'un boîtier. Damned. J'ai remis la pastille dans son petit pot.

Ce soir, Chouchou est allé m'acheter l'outil approprié chez Brico. 27 euros, la vache. Il va falloir en dépoter, des fards, pour l'amortir! Re-sortage de la pastille du petit pot. Incision des bords. en deux endroits. Attrapage de la "languette" ainsi créée avec la pince coupante pour la tirer vers moi et la détacher. Hum oui, sauf que la pince coupante, par définition, coupe au lieu d'attraper. Hélène doit avoir un modèle bi-fonction, ce n'est pas possible autrement.

Bref, j'ai fini par déchiqueter totalement le bord du boîtier pour finir par dégager un petit accès au dessous de la pastille. Là, j'étais censée glisser quelques gouttes d'alcool à 90° entre la pastille et le boîtier, mais un petit coup avec la pointe de ma lime métallique (un outil dont on ne vante décidément pas assez la polyvalence) m'a permis de la décoller du premier coup. Victoire!

Je vous passe le récit du dépotage de mon Half-Baked; sachez juste que les boîtiers Urban Decay ne laissent pratiquement aucun interstice où glisser une lame plus épaisse que celle d'un cutter, et que mes doigts ont eu très chaud. Et aussi que le plastique desdits boîtiers, contrairement à celui des MAC que j'ai trouvé assez malléable, est épais, dur et cassant. Résultat, plein de petits bouts ont volé un peu partout dans l'appart'.

Mais ça y est, ma palette est enfin pleine et moi tout à fait ravie. Admirez le travail:


"Le code a changé"

J'ai une tendresse particulière pour ces filles qui ne font pas de manières* pour les films choraux, surtout s'ils observent à la loupe un petit groupe de parents et amis qui s'aiment, se disputent, souffrent et se réconcilient... ou pas. Mais c'est un genre assez casse-gueule, qui peut vite virer mièvre et ennuyeux. Aussi avais-je quelques scrupules à entraîner Chouchou voir le dernier Danièle Thompson alors qu'il rêvait plutôt du grand come-back de Mickey Rourke ou des derniers exploits de Clint. Heureusement, le film était bon: un scénario offrant le mélange parfait de comédie et de drame, un très beau casting d'acteurs tous super convaincants dans leurs rôles, plus quelques répliques cultes pour pimenter l'ensemble ("Elle, c'est pas les trompes qu'elle devrait se faire ligaturer, c'est la langue!"). On rit quelquefois aux éclats, et on est souvent touché par la justesse des situations. Comme dans la vie, il n'y a pas de méchants tout noirs ni de gentils tout blancs: juste des gens qui essaient de faire pour le mieux et qui n'y arrivent pas toujours. J'ai beaucoup aimé.

*Sors de ce corps, Jean-Jacques Goldman!

dimanche 22 février 2009

Une année d'auto-portraits: semaine 8


Cette photo est bourrée de défauts: mes cheveux sont encore à moitié mouillés au sortir de la douche, je suis donc coiffée comme un balai à franges; de plus Chouchou vous dirait que la monture de mes lunettes coupe mes yeux au mauvai endroit. Mais je m'en fous, j'aime l'endroit où je l'ai prise, mardi en début d'après-midi.

samedi 21 février 2009

A propos de mes impôts (et des vôtres)...

Or donc, comme je l'évoquais dans un post précédent, cette semaine, j'ai rempli ma déclaration de revenus 2008 et filé sur le site du gouvernement français calculer le montant de mon impôt. Bien qu'inférieur à mon estimation pifométrique, celui-ci atteint tout de même 20% de mon bénéfice annuel - ou, pour utiliser une équivalence qui me parle davantage, quatre voyages de quinze jours au Japon (shopping non compris).

Glups.

Alors bon, je suis très contente de payer des impôts. D'abord dans le sens où être dispensé de cette formalité signifie a priori qu'on a un quotidien moyennement riant et sans doute un nombre peu élevé de fards MAC dans sa trousse à maquillage. Ensuite parce que même si j'exerce un métier parfaitement dispensable à la bonne marche de la nation, je suis fière d'apporter par ce biais ma petite pierre à l'édifice social, de contribuer à plus de justice dans la répartition des richesses.

Sauf que ces derniers temps, l'édifice social se fissure de toutes parts, et la justice n'est plus qu'un mot que notre présipotent assaisonne à toutes les sauces en ignorant visiblement sa signification. Il finance quoi, au juste, l'argent de mes impôts ces temps-ci? Pas le niveau de vie des Antillais, de toute évidence. Pas le fonctionnement des plannings familiaux dont les subventions vont être réduites de 40% cette année. Pas les médicaments des personnes atteintes de maladies chroniques. Pas des effectifs plus nombreux dans les secteurs cruciaux et gravement en manque de personnel que sont la santé et l'éducation. Alors, quoi? Le bouclier fiscal, peut-être?

Cette année, je crois que c'est la première fois de ma vie d'adulte que payer mes impôts me fait mal au coeur.

vendredi 20 février 2009

Le petit manteau bleu Anne Klein

En janvier 2003, je me suis fait un week-end à Londres avec mon pote Philou. C'était la période des soldes d'hiver, réputées pour être particulièrement intéressantes dans cette ville. Et de fait, dans les magasins chics, les réductions descendaient parfois jusqu'à - 90% sur des articles de grande marque.

Ainsi ce petit manteau bleu déniché sur un portant chez Harvey Nichols. J'ai flashé sur sa couleur très douce et sur son élégance discrète. Je me suis imaginée créant tout un nouveau style vestimentaire autour de lui. Même à - 80%, il coûtait encore £100, mais je me disais que c'était un bon investissement. Je voyais souvent des fringues Anne Klein dans le Glamour ou le Marie-Claire américains, et ça avait l'air d'être de la came haut de gamme. Il n'en restait qu'un en taille 8, soit un 36 français, et les manches me serraient un peu, mais tant pis: ça m'inciterait à surveiller mon poids qui tendait à remonter légèrement depuis le régime grâce auquel j'avais perdu 12 kilos en 1999.

La suite est tristement prévisible. Je n'ai jamais rien trouvé qui aille avec ce petit manteau bleu bien trop sage pour moi, et de toute façon mon poids a continué à remonter lentement mais sûrement au fil des années qui ont suivi.

Récemment, je me suis dit que c'était trop bête de le laisser dormir dans mon placard et qu'il irait sans doute très bien à Soeur Cadette. Je l'ai donc sorti pour le mettre dans ma valise et le rapporter à Toulouse...

C'est là que j'ai remarqué des marques étranges un peu partout sur les manches.

Les mêmes marques étranges, en fait, que j'avais déjà trouvées le mois précédent sur le petit manteau rose Camaïeu offert par Soeur Cadette pour le Noël de l'an 2000, et que j'avais attribuées à un problème de qualité.

Il a bien fallu me rendre à l'évidence.

Des mites. J'ai des mites dans ma penderie. Et elles bouffent toutes mes fringues en laine.

Une exploration plus poussée m'a permis de découvrir, sous mon lit au milieu des brols de déco dont je ne me sers plus, un joli petit coussin Ikea qu'on aurait carrément cru rongé par des souris tellement les trous étaient gros.

Heureusement que je porte surtout du coton et des matières synthétiques. Mais je suis bonne pour filer en catastrophe au Huit à Huit acheter de l'anti-mites avant de rentrer à Bruxelles ce soir. Et pour jeter le petit manteau bleu Anne Klein devenu le symbole de tous mes achats ruineux et inutiles.

Questionnaire de couple

Quels sont vos deuxièmes prénoms?
Mireille et Boniface. Allez-y, marrez-vous.

Depuis combien de temps êtes-vous ensemble?
Octobre 2006. Et nous vivons ensemble depuis octobre 2007.

Depuis combien de temps vous connaissiez-vous quand vous êtes sortis ensemble?
Chacun lisait le blog de l'autre depuis mi-2004, mais nous ne nous étions jamais rencontrés IRL.

Qui a fait des avances à l'autre?
Je dirais: lui, dans le sens où il a commencé à avoir des vues sur moi avant que j'en aie sur lui.

Quel âge avez-vous?
J'aurai 38 ans le mois prochain, et lui 39 en avril.

Laquelle des deux familles voyez-vous le plus?
Curieusement, la mienne, bien que celle de Chouchou habite la même ville que nous alors que mes parents et ma soeur vivent à... 1200 km de Bruxelles, à vue d'oeil.

Quelle est la situation la plus difficile à gérer pour vous en tant que couple?
Au début, c'était la distance. Maintenant, ce sont les crises de dissociation de Chouchou, heureusement de plus en plus rares.

Etes-vous originaires de la même ville?
Pas même du même pays!

Qui est le plus intelligent des deux?
Moi Ca dépend dans quel domaine...

Qui est le plus sensible des deux?
Lui.

Où mangez-vous le plus souvent ensemble (hors de chez vous)?
On n'est pas allés beaucoup au resto ces derniers mois... Mais en général, on vise asiatique, libanais ou italien.

Quelle est la destination la plus lointaine où vous êtes allés ensemble?
Au Japon, bien sûr! Et nous espérons y retourner l'an prochain :)

Qui de vous deux a les ex les plus maboules?
Lui. Les miens sont désespérants de normalité.

Qui de vous deux a le plus mauvais caractère?
Je m'énerve plus vite. Il s'énerve plus fort.

Qui de vous deux cuisine le plus?
Moi, parce que j'ai plus de temps libre, mais il participe aussi.

Qui de vous deux est le plus maniaque?
Ha ha ha. Moi. Sans aucune contestation possible. Et si j'étais en couple lesbien avec Monica Geller, ça serait quand même moi.

Qui de vous deux est le plus têtu?
En apparence, moi. En réalité, lui. Il revient à la charge par la bande jusqu'à ce qu'il arrive à ses fins.

Qui de vous deux mobilise la plus grande partie du lit?
Pas de tempérament d'envahisseur ni de piqueur de couette chez nous.

Qui de vous deux se lève le plus tôt?
Lui en semaine - et de plusieurs heures. Deux ou trois fois par an, moi le week-end.

Où avez-vous été pour votre premier rencard?
Euh, à l'hôtel.

Qui de vous deux est le plus jaloux?
Moi. Mais j'ai des circonstances atténuantes, entre la traîtrise de mon ex et le nombre terrifiant des ex de Chouchou.

Combien de temps votre relation a-t-elle mis pour devenir sérieuse?
Au bout de deux ou trois mois, on savait tous les deux qu'on était faits comme des rats.

Qui de vous deux mange le plus?
Lui. Cela dit, je ne laisse pas non plus ma part au chat.

Qui de vous deux s'occupe de la lessive?
Moi, parce que j'ai plus de temps et des fringues plus fragiles.

Qui de vous deux est plus doué en informatique?
Lui. C'est son métier. Cela dit, s'il était peintre ou chauffeur de poids lourd, la réponse serait la même.

Qui de vous deux conduit quand vous êtes ensemble?
On n'a pas de voiture. Quand on loue une Cambio, c'est lui parce que l'abonnement est à son nom. De toute façon, je déteste conduire, donc je suis très contente de lui laisser le volant.

Photo prise à la Droguerie de Toulouse en décembre 2007

jeudi 19 février 2009

Je ne peux pas lutter

La copropriété de ma résidence me doit 130 mètres cube d'eau, ce qui signifie que je suis dispensée de payer mes trois prochains trimestres de charges. Mon plombier à qui je posais la question sans grand espoir m'a répondu que si, la climatisation réversible - pose et main d'oeuvre - faisait partie des investissements déductibles du revenu imposable au titre des améliorations de l'habitat. J'ai rempli ma déclaration de revenus 2008 et fait une simulation sur le site du gouvernement: je vais payer moins d'impôts que je ne le craignais cette année.

Même l'univers m'encourage à faire du shopping.

mercredi 18 février 2009

Pour ou contre: la chirurgie esthétique

En ce qui me concerne, je suis tout à fait contre. Je ne parle bien entendu pas de la chirurgie réparatrice qui permet de remédier à de vrais handicaps défigurants, mais de toutes ces procédures parfaitement dispensables auxquelles certaines personnes ont recours afin d'améliorer leur apparence et, espèrent-elles, leur image de soi. Or, je ne suis pas persuadée qu'un implant en silicone puisse regonfler une estime défaillante, ni un coup de bistouri amputer des complexes solidement ancrés dans la psyché. Mais enfin, chacun dispose de son corps comme il l'entend, et même si ça ne me paraît pas judicieux, je n'ai aucune objection à ce que d'autres tentent le coup - pourquoi pas? Après tout, il y a effectivement des gens enchantés par le résultat. Tant mieux pour eux.

Mon opposition personnelle découle de plusieurs sources. D'abord, très prosaïquement: je suis douillette et ne m'imagine pas une seconde en train de m'infliger la moindre douleur non indispensable. Ensuite: je suis parano, et j'aurais trop peur des ratés ou des conséquences potentiellement néfastes de certains produits utilisés depuis peu (le Botox, par exemple), dont il me semble qu'on ne peut pas encore mesurer les effets à long terme. Et puis la plupart de ces procédures coûtent des milliers d'euros, en une fois ou cumulés au fil des ans, et je préfère de loin investir ce genre de somme dans une de mes passions - un beau voyage, par exemple.

Mais quand bien même tout cela serait parfaitement indolore, sûr et remboursé par la Sécu... Ce qui me gêne dans la chirurgie esthétique, c'est le message qu'elle contribue à véhiculer, celui d'une société qui n'accorde de valeur qu'à la beauté, à la minceur et à la jeunesse. Qui considère une femme de plus de 60 kilos comme une grosse vache, une femme de plus de 45 ans comme une vieille peau, et les deux comme évidemment incapables de susciter autre chose que du dégoût ou de la compassion. De pauvres créatures qui, vraiment, devraient se prendre en main et recourir à un régime ou une lipposuccion pour retrouver une silhouette désirable, à une petite injection de poison ou un lifting pour paraître quinze ans de moins.

Cette dictature de l'image unique me révolte. Ces valeurs (ou absence de), encore plus. Je ne comprends pas pourquoi l'archi-minceur est devenue un idéal alors que chaque individu possède un poids de forme différent, ni pourquoi on privilégie la vigueur de la jeunesse par-dessus l'expérience de l'âge. Que l'on veuille continuer à présenter une apparence agréable en vieillissant, je le conçois très bien - il suffit de jeter un coup d'oeil dans ma penderie et ma mallette à maquillage pour s'en convaincre. Mais je revendique le droit d'être plus gourmande qu'obsédée par ma ligne, de paraître l'âge que j'ai et de me trouver quand même jolie avec mes rides naissantes. Bien sûr que dans l'absolu, je préférerais faire dix kilos de moins et avoir encore l'épiderme parfaitement lisse. Mais je ne suis pas prête à payer le prix de ces deux choses, pas prête à imposer à mon corps la violence de privations alimentaires ou d'incisions dans ma chair.

Du coup, vous l'aurez compris, je suis aussi totalement opposée aux régimes :)

lundi 16 février 2009

Histoires de plomberie: tout est bien qui finit bien (mais pas pour tout le monde)

La première chose que j'ai faite vendredi soir en arrivant à Monpatelin, ça a été de vérifier mon compteur d'eau. Le syndic me facturait pour un index de 298 à fin juin 2008 et 421 à fin décembre; mon compteur indiquait 162 et des poussières. J'ai aussitôt téléphoné pour signaler l'erreur, mais la personne chargée de la gestion de la résidence n'était pas là. Elle vient de me rappeler, fort étonnée. Non, il ne pouvait pas y avoir d'erreur dans la saisie des chiffres, puisqu'au semestre dernier elle m'avait bien facturée pour un index de 298. Ne m'étais-je pas trompée de compteur? J'ai protesté que c'était impossible: je passe ma vie à couper et remettre l'eau dans mon appartement. Combien de fois, en arrivant de Bruxelles, ai-je tiré la chasse à vide après avoir oublié de rétablir l'eau chez moi? De plus, samedi matin, le plombier copain d'Etre Exquis a procédé au remplacement de mon cumulus. S'il avait coupé l'eau au mauvais compteur, il s'en serait aperçu assez rapidement.

La dame que j'avais au téléphone m'a demandé de vérifier le numéro de mon compteur. Et là, le mystère s'est éclairci. Depuis des années, mon compteur et celui de mon voisin de droite sont inversés dans leurs papiers. Je paye ainsi une consommation bien supérieure à la mienne (mais qui m'avait toujours paru à peu près raisonnable, raison pour laquelle je ne m'étais pas aperçue de l'erreur avant). Bilan des courses: non seulement je ne dois pas près de 400 € de flotte au titre du semestre dernier, mais le syndic va devoir me rembourser les (298-162)= 136 mètres cube qu'il m'a facturés en trop au fil des ans. Soit environ 435 € au prix du mètre cube à Monpatelin. Par contre, mon voisin de droite va devoir payer d'un coup (421-161) = 260 mètres cube de flotte, ce qui va lui revenir dans les 830 €. Comme quoi, on n'est jamais assez vigilant quand on est proprio.

dimanche 15 février 2009

Inspired by Jeeves and Lola

Hier après-midi, j'ai compris que mon expérience était foutue quand j'ai trouvé, à la Fnac, le deuxième tome de l'omnibus de Jeeves et le second roman de Lola Lafon qui venait de sortir en poche. Les aventures de Bertie Wooster et de son inénarrable valet sont le meilleur remède anti-morosité que je connaisse, et Lola... Ben Lola, quoi.

A partir de là, tout en déambulant dans les allées du centre commercial, je me suis mise à réfléchir sur ce qui avait motivé ma tentative désormais classée infructueuse. Ce n'est pas le besoin d'économiser des sous: je pense gérer les miens assez bien, dans le sens où je paie d'abord mes factures et tous mes frais fixes, mets chaque mois quelques centaines d'euros de côté pour mes vieux jours, et claque seulement ce qui reste à la fin - jamais moins certes, mais jamais plus. Il me semble avoir trouvé un bon équilibre entre la prudence et l'hédonisme.

Ce n'est pas non plus une espèce de culpabilité liée au fait de dépenser de l'argent alors que tant de gens n'en ont pas de reste, surtout par les temps qui courent. 1/ cet argent, je l'ai gagné tout ce qu'il y a de plus honnêtement 2/ si je ne le dépense pas, les gens qui peinent à joindre les deux bouts peineront quand même à joindre les deux bouts 3/ en le dépensant, je participe à mon modeste niveau à faire tourner l'économie et à préserver des emplois.

Non, ce qui m'ennuie en fait, c'est que pour un objet vraiment utile - ou parfaitement dispensable, mais dont la possession me procure un réel plaisir -, j'en achète trois ou quatre que je fourre dans un placard en rentrant chez moi et qui n'en ressortiront plus jamais, sinon pour partir chez une copine ou une eBayeuse, voire direct à la poubelle. Ce qui me contrarie si fort, en réalité, ce n'est ni la dépense ni la consommation: c'est le gaspillage. C'est de penser à tous les voyages au bout du monde que j'aurais pu m'offrir avec ces dizaines de fringues et de paires de pompes que je ne porte pas. C'est de me dire qu'en matière de shopping, mes priorités sont mal ordonnées: je privilégie la satisfaction immédiate et éphémère des achats compulsifs plutôt que l'investissement à moyen terme dans des expériences dont le souvenir durera toute ma vie.

C'est donc de cela que je ne veux plus, cela que je dois trouver le moyen d'éliminer.

Je ne crois pas aux solutions miracles, aussi ai-je cherché des petits "trucs" qui me permettraient de tendre vers mon but. Par exemple: m'accorder au moins une semaine de délai avant d'effectuer tout achat non-essentiel de, disons, plus de 10€. Ou encore: réfléchir aux différents usages que je vais pouvoir faire de l'objet concerné. Et si je n'ai pas de fringues qui vont avec ces chaussures, si j'ai le moindre doute sur le fait que ce top me va vraiment bien, si ce bijou est craquant mais pas du tout mon style habituel, si je pressens que je n'aurai jamais le courage de lire le mode d'emploi de ce gadget électronique - le remettre à sa place dans le rayon. Penser à toutes les autres fois où je me suis emballée dans le magasin et où mon enthousiasme est retombé comme un soufflé à peine arrivée chez moi, me laissant dégoûtée et au bord de la nausée.

C'est en m'efforçant de garder ces principes en tête que j'ai poursuivi mes déambulations. J'avais un bon cadeau de chez Etam mais besoin d'aucune fringue: je ne suis même pas rentrée dans le magasin. Chez Sephora, j'ai testé le gloss Stila que j'envisageais de commander, et j'ai bien fait parce qu'en réalité la couleur ne me convient pas du tout - à la place, j'ai pris le Joli Rouge Brillant Clarins n°5 qui coûte le même prix et me va super bien, lui. A la pharmacie, j'ai respiré plusieurs produits Origins dont un soufflé pour le corps au pamplemousse et un shampoing aux agrumes juste divins. Puis je me suis rappelé que j'ai un flacon presque entier de crème pour le corps Ruban d'Orange à Bruxelles, et que je trouve très rarement le courage de m'en tartiner; et que par ailleurs, l'armoire de ma salle de bain abrite également deux énormes flacons de shampoing Lush tout neufs. J'ai laissé les produits Origins où ils étaient. En revanche, comme la pharmacie était en rupture de contour des yeux A Perfect World au thé blanc, une des vendeuses m'a fait tester une nouvelle gamme à l'acide hyaluronique pur paraît-il fantastique, de la marque italienne IncaRose. La texture et le parfum hyper légers, ainsi que les performances promises, m'ont convaincue d'essayer. Je suis ensuite passée chez le torréfacteur me fournir en Thé sur le Nil Mariage Frères, et j'ai sagement résisté à l'envie de m'offrir une ravissante théière en fonte mauve et dorée qui aurait fait très bonne figure dans ma collection. Si je pense encore à elle d'ici le mois prochain, je repasserai la chercher. Sinon, ça fera un ramasse-poussière en moins dans l'appart de Monpatelin.

L'un dans l'autre, j'étais très contente de cet après-midi de shopping sensé.

Une année d'auto-portraits: semaine 7


Photo prise dans ma salle de bains tout à l'heure après une myriade d'essais tous plus insatisfaisants les uns que les autres. Je dois me rendre à l'évidence: sauf lumière trèèès douce, les portraits sans fond de teint, c'est juste plus possible.

samedi 14 février 2009

Ecart rattrapable ou échec retentissant?

Hier, je prenais l'avion pour descendre à Monpatelin. C'était la dernière fois que je passais par l'aéroport de Zaventem avant cet été, quand Chouchou et moi irons rendre visite à ma famille pendant les vacances (entre mars et septembre, le prix des billets d'avion Bruxelles-Monpatelin double, si bien que ça me revient beaucoup moins cher de prendre le train). C'était aussi la toute fin des soldes d'hiver en Belgique. Et chez Tie Rack, la merveilleuse étole en pashmina rose repérée le mois dernier était à - 50%. Je savais que je ne la retrouverais pas avant l'hiver prochain, voire jamais. Alors, j'ai craqué. Enfin, semi-craqué, parce que sa petite soeur en bleu pâle me faisait aussi de l'oeil en me chuchotant: "Mais tu peux nous avoir toutes les deux pour le prix d'une seule!". J'ai fait la sourde oreille. Je suis juste repartie avec la rose, et une mauvaise conscience qui devait excéder de loin le poids des bagages autorisés en cabine.

Deux heures plus tard en arrivant à Monpatelin et en me connectant sur internet, j'ai trouvé un commentaire fleuve de mon cher beau-frère démontrant par A+B l'inanité de mes efforts. Un léopard ne change pas ses taches, disent les Anglo-Saxons, et selon David, je ne changerai pas ma nature d'acheteuse compulsive. Dans tout autre domaine, j'aurais persévéré rien que par esprit de contradiction. Mais il faut se rendre à l'évidence: en matière de shopping, j'ai autant de volonté qu'un plat de nouilles trop cuites. Le soir même, après m'être retenue pendant tout le dernier épisode de "Koh-Lanta: le retour des héros", je commandais sur le site de Coastal Scents ma fameuse palette de 88 et quelques pinceaux au rapport qualité-prix paraît-il imbattable pour la bonne mesure. Mais je me retenais de profiter des - 20% chez Sephora.fr pour investir dans un gloss Stila pêche, un nouveau flacon d'Idealist d'Estée Lauder, le petit pot violet Shiseido et la fameuse palette Cargo Tahiti.

Cet après-midi, je dois descendre en ville et je m'interroge: dois-je considérer que toute l'opération est un échec retentissant et oublier cette idée fumeuse en me disant "Bon, ben au moins j'aurai essayé"? Ou dois-je faire comme une personne au régime qui vient de commettre un écart et me dire que ce n'est pas la fin du monde, que ça ne m'empêche pas de persévérer dans mes efforts?

En tout cas, une chose est sûre: si un jour les hasards de la vie font que je me retrouve payée au SMIC, je vais souffrir nettement plus que la moyenne. Je suis bien persuadée que l'argent ne fait pas le bonheur, mais tout aussi persuadée que je serais très malheureuse sans.

"La reine dans le palais des courants d'air"

Autant le dire franco: je n'ai guère aimé ce troisième et dernier tome de Millénium.

Déjà, le deuxième m'avait moins plu que le premier. Certes, découvrir le passé de Lisbeth Salander était intéressant, mais le milieu de la traite des femmes dans lequel Mikael Blomkvist enquêtait me passionnait beaucoup moins que les histoires de la famille Vanger, et l'atmosphère urbaine de Stockholm me semblait bien banale après l'âpreté glaciale du nord de la Suède.

Il se trouve que "La reine dans le palais des courants d'air" reprend l'histoire directement là où elle s'est arrêtée à la fin de "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une boîte d'allumettes". Il n'y a donc pas de nouveau mystère à débrouiller - à part peut-être l'identité du mystérieux stalker d'Erika Berger, pendant quelques chapitres. Au lieu de ça, on assiste aux enquêtes croisées de différentes factions qui se contentent de reconstituer péniblement les faits dont le lecteur est déjà au courant. Niveau scénario, ça devient très vite lourd et répétitif. On se perd dans les méandres de l'organisation de la Sapö (la police secrète suédoise), et on se farcit tout un tas de considérations sur les rouages gouvernementaux qui m'ont prodigieusement ennuyée. Reste le style toujours agréable à lire; c'est sans doute, avec ma curiosité quant au dénouement, la seule chose qui m'a poussée à finir le bouquin.

vendredi 13 février 2009

Le mois sans achats: semaine 1

Jour 1: vendredi 6 février
C'est aujourd'hui que j'entame mon mois sans achats. A la base, l'idée partait d'une motivation, disons, éthique, mais je viens de faire mes comptes après notre "week-end en pleine semaine" à Paris, et maintenant c'est aussi un peu une nécessité économique!
Première constatation désagréable de la journée: il ne me reste plus qu'une vingtaine de filtres à thé jetables, et ce alors que j'en consomme 3 ou 4 par jour en moyenne. Ca rentre dans la liste des dépenses autorisées, puisque c'est de l'alimentaire indirect, mais pour en acheter, je dois aller au Palais des Thés et donc passer devant la boutique MAC de Bruxelles. Or, hier, j'ai hésité à acheter le fap Swimming (un vert assez intense), et maintenant je regrette. Ca sent le piège. Bon, je vais tenter de me rationner jusqu'à mon départ pour Monpatelin, vendredi prochain.
Bien que ne bougeant pas de chez moi, je fais tout de même une dépense non-alimentaire dans la journée: 7,20€ de tirages photos sur Mypix. Mais j'en ai besoin pour scrapper, et si je n'avais pas passé cette commande maintenant, je l'aurais juste différée jusqu'au 6 mars. Si c'est un achat vraiment utile, c'est permis.
Par ailleurs, je place une petite série d'annonces sur eBay pour refourguer quelques trucs dont je ne me sers plus.

Jour 2: samedi 7 février
Chouchou bosse aujourd'hui de 14 à 22h, ce qui m'évite la tentation d'aller faire un tour en ville. Au lieu de ça, je reste à la maison à faire du rangement et à commenter comme une folle sur MBDF. C'est toujours ça de gagné.

Jour 3: dimanche 8 février
En me maquillant avant de sortir, je me rends compte que les deux fonds de teint que j'utilise actuellement - un Diorskin et un Lancôme - me vont beaucoup moins bien que le MAC NC20 dont Vivika s'est servie sur moi jeudi. Et que je n'ai pas de rouge à lèvres dans les tons orangés pour aller avec mon fap Henna - un vert bronzé à tomber par terre de sublimitude. Heureusement, le MAC de la Chaussée de Charleroi est fermé le dimanche.
Nous nous rendons à l'expo féline organisée chaque année en février à Tour & Taxis. A l'intérieur, de nombreux stands vendent des cochonneries à motif chat; c'est d'un kitsch incroyable et ça ne me fait pas du tout envie, ouf! Par contre, je craquerais bien pour une peluche vivante coûtant la modique somme de 750€... Mais nous partageons déjà nos 50m² avec deux bestioles fort agitées; c'est largement suffisant.
Au retour, pas d'arrêt par la boulangerie de la place Jourdan pour acheter un délice à l'orange: Chouchou a préparé des crêpes pour le goûter, youpi! Cela dit, je ne suis pas certaine que ça revienne moins cher, ni pour le porte-monnaie ni pour les hanches.

Jour 4: lundi 9 février
Journée de boulot normale; je termine juste quand Chouchou rentre vers 17h. Mais comme nous n'avons pas fait le ménage ce week-end, il faut rattraper ça ce soir, et après avoir récuré la cuisine, je m'attaque à la confection du repas du soir. Je parviens ainsi à repousser toute tentation jusqu'après le dîner, où j'ai l'idée idiote de me rendre sur le site Make-Up Geek pour regarder la dernière vidéo de Marlena. Et voilà: il me FAUT la palette Coastal Scents de 88 fap pour me maquiller moi aussi façon iris. En plus, elle ne coûte quasiment rien: à peine $21.95! Aaaaaaaaargh. De frustration, j'éteins mon ordi et je pars me mettre au lit à 21h30 avec le troisième tome de Millénium. Qui, un petit malheur n'arrivant jamais seul, me plaît beaucoup moins que les précédents.

Jour 5: mardi 10 février
Il serait bon que je passe chez Nias faire un plein d'enveloppes à bulles pour expédier mes futures ventes eBay. En plus, c'est en face du Palais des Thés, donc je pourrais en profiter pour racheter des filtres jetables. Oui mais MAAAAAAAC juste à côté, bordel! Et le temps de merde qui n'encourage pas à sortir. Pour une fois que je me réjouis qu'il pleuve... J'ai reçu les photos de Paris ce midi; je vais donc occuper ma soirée à scrapper.

Jour 6: mercredi 11 février
Aujourd'hui, une épreuve redoutable m'attend: je dois me rendre au Body Shop de la chaussée d'Ixelles afin d'acheter quelques produits de la gamme Musc Blanc pour Kiki. Evidemment, ça me fait passer devant douze mille boutiques cheap dans lesquelles je ne suis même pas censée mettre les pieds. J'avoue - comme je suis en avance pour mon rendez-vous devant l'UGC Toison d'Or avec Chouchou, je rentre néanmoins dans quelques-unes d'entre elles. Je me retiens ainsi d'embarquer plusieurs paires de collants opaques colorés anthracite, prune ou fuchsia chez Veritas, une ceinture en cuir large derrière et fine devant chez Etam, et deux palettes de quatre fap crèmes Hema vendues au prix ridicule de 4,75€ pièce. Chez Kruidtuin, je craque pour le fameux mascara à sourcils transparent Essence que les Françaises "nous" envient: il m'a été chaudement recommandé par plusieurs lectrices de MBDF; je prévoyais d'en faire l'emplette depuis plusieurs semaines, donc on ne peut pas qualifier ça d'achat impulsif; et surtout il ne coûte que... 1,99€ (et puis il n'en reste qu'un seul tube dans le rayon, et on ne sait jamais, des fois qu'ils arrêteraient de le fabriquer juste pour me faire chier...). Tout ça ne remplace néanmoins pas la palette Coastal Scents dont je continue à rêver la nuit.

Jour 7: jeudi 12 février
Je ne sors pas de chez moi. Je surfe sur MBDF en notant au fur et à mesure les produits que je devrai ABSOLUMENT me procurer le mois prochain: pinceaux MUFE ou Coastal Scents (pour amortir les frais de port de la fameuse palette), recharges MAC (apparemment beaucoup moins chères à Londres, et le prix des billets d'Eurostar vient de baisser... mmmh...), ou encore palettes de fap Cargo en édition limitée chez Sephora (qui fait 20% sur tout son site jusqu'à lundi seulement, c'est trop crueeeeeel). Après plus de 37 ans à ignorer les produits de maquillage - exception faite de quelques tentatives désastreuses à l'adolescence -, me voici prise d'une boulimie effrayante d'ombres à paupières. L'avantage, c'est que comme je suis assez monomaniaque, ça me détourne de mes envies de chaussures ou de fournitures de scrap.

jeudi 12 février 2009

"The curious case of Benjamin Button"

D'un côté, la sublime Cate Blanchett, une histoire intéressante et les louanges de la critique comme du public. De l'autre, Brad Pitt dont je ne raffole vraiment pas et une durée de presque trois heures, alors qu'en règle générale je commence à m'agiter dans mon siège et à espérer que ça se termine bientôt au bout d'une. Etait-ce vraiment la peine d'étirer le propos d'une nouvelle de soixante pages sur une durée aussi considérable?

Contre toute attente, la réponse est oui.

On m'avait mise en garde à propos de la lenteur du film et de la présence de certaines longueurs dispensables. Mais la lenteur ne me gêne pas quand elle n'est synonyme ni de vacuité ni de mollesse; quant aux longueurs, je n'en ai pas vu une seule. C'est vrai que la narration prend son temps, mais c'est là une des forces de "Benjamin Button": il sait installer son atmosphère et distiller sans se presser les événements marquants de la vie de son héros. Les scènes qui pourraient être perçues comme superflues sont en réalité la chair du film, ce qui habille son squelette ("C'est l'histoire d'un homme qui naît vieux et qui rajeunit jusqu'à devenir un bébé avant sa mort...") et lui donne toute sa substance. Les effets spéciaux sont aussi remarquables que la performance des deux acteurs principaux. Les décors, les costumes, la photographie, tout est sublime. Même une spectatrice archi-difficile comme moi n'a absolument RIEN trouvé à redire à ce film. Au contraire, à l'instar d'un énorme pavé que l'on dévore avec délectation, j'ai été navrée de le voir se terminer. Ca, c'est du grand cinéma comme je l'aime.

mercredi 11 février 2009

The banofee pie conversation

Facebook est un merveilleux moyen de procrastination et de poilade pour les gens qui passent la journée à bosser sur un ordinateur connecté à internet. Que les anglophones parmi vous jugent plutôt:

[Statut]James is finishing off the banofee pie so that Lou doesn't have to -- taking one for the team.
Armalite: Such altruism. Allow me to shed a tear of awe.
James: If this were wartime, they'd give me a medal.
Armalite: Inspired by your example, I'm about to force myself to eat the last piece of cheesecake sadly sitting in the fridge. Let it not be said that food goes to waste in this house.
James: It's important to be thrifty in these difficult times.
Gemme: Tu t'es trouvé un fournisseur d'excuses bidons, Arma ?
James: It's a co-dependent relationship. And they're not "bidons" excuses, they're perfectly valid.
Armalite: *through a mouthful of cheesecake* Sorry miss, my french is not so good and I don't understand what you're talking about.
Gemme: Ben tiens !! I said, you have found a new dealer of phony excuses ? And sorry for my English.
James: I understood perfectly. Armalite's French is appalling, though.
Armalite: I'm sorry, I can't hear anything, all this cream must be blocking my eardrums.
James: Try using a spoon instead of burying your face in it.
Gillian: Burying your face in it is the *only* way to eat cake!!
Armalite: Thank you, lady whom I don't know but who obviously knows how to live!
Gillian: We will have to meet! But I maintain you're not eating cake if you've not got frosting in your ears :) James might be too serious to realise these things . . .
James: I'd advise you, Gillian and Armalite, not to get together. The world couldn't take it. And I'd especially advise you not to set up a patisserie shop together.

Etc etc.

Une petite chaîne pour rats de bibliothèque

Plutôt corne ou marque-page ?

Marque-page! Je déteste abîmer mes bouquins, et beaucoup de librairies bruxelloises donnent des marque-pages en cadeau à chaque achat, si bien que j'en ai toute une collection.

As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Pas souvent, car mon entourage sait que je suis difficile. Le dernier, me semble-t-il, était un superbe bouquin consacré à Audrey Hepburn, offert par les VIP pour mes 36 ans. Sinon, au début de notre histoire, Chouchou m'offrait de la littérature et des recueils de photos érotiques, mais je lui ai fait comprendre que ça n'allait pas tarder à devenir lassant.

Lis-tu dans ton bain ?

Jamais, la position est trop inconfortable et j'aurais peur de mouiller le bouquin.

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Quand j'étais petite, je voulais être écrivain (ou danseuse, mais il est vite apparu que mon physique en bouteille d'Orangina et mon incapacité à enchaîner plus de deux pirouettes convenables allaient constituer de sérieux obstacles). Puis je suis devenue, sinon grande, du moins adulte, et je me suis mise à bosser dans l'édition. Et je n'ai plus jamais sérieusement envisagé d'écrire un bouquin, pour des raisons que je développerai dans un post ultérieur. Par contre, qu'est-ce que les gens peuvent me le demander souvent! C'est la deuxième question qui m'énerve le plus après "Mais pourquoi tu ne veux pas d'enfants?".

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Si la série a été conçue dès le début pour compter plusieurs tomes et que l'auteur a visiblement prévu l'évolution de son histoire dès le début (comme JK Rowling avec "Harry Potter", par exemple), ça peut être bien. Quand on aime un univers et des personnages, on est toujours content de pouvoir les retrouver. Mais assez souvent, les séries qui se prolongent pour des raisons purement commerciales finissent par décevoir. "Les Annales du Disque-Monde" de Terry Pratchett, par exemple, ont arrêté de me faire mourir de rire depuis au moins dix tomes.

As-tu un livre culte ?

Un seul? Non. Il y a quelques années, j'avais établi deux listes de mon Top 10 en littérature générale et en fantasy, et la sélection avait déjà été un crève-coeur. Mais le livre qui m'a fait la plus forte impression quand je l'ai découvert est sans aucun doute "Notre prison est un royaume" de Gilbert Cesbron.

Aimes-tu relire ?

Non, de la même façon que je n'aime pas revoir les films que j'ai adorés. Je trouve que l'émotion n'est jamais la même la deuxième fois.

Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l’on a aimé ?

Ca peut être sympa à condition d'avoir réellement le temps de parler quelques minutes avec eux pour leur demander des précisions sur leur oeuvre ou leur dire ce qu'elle nous a apporté. En tout cas, si j'étais auteur, j'adorerais rencontrer mes lecteurs.

Aimes-tu parler de tes lectures ?

Ce n'est pas toujours facile d'expliquer pourquoi on a trouvé tel ou tel livre génial. Je m'y essaie parfois sur ce blog, ou quand je recommande des bouquins à des gens de mon entourage.

Comment choisis-tu tes livres ?

Ca peut être à cause d'une critique j'ai lue dans un magazine, d'une couverture qui a accroché mon regard sur une table de librairie (dans ce cas je jette un coup d'oeil à la quatrième de couv' et à l'intérieur pour voir si le texte est susceptible de me plaire), ou de l'auteur dont j'ai aimé les bouquins précédents.

Une lecture inavouable ?

Il y a quelques années, j'ai eu une énorme période chick lit' avant que le phénomène débarque en France. Je pense que ce sont les bouquins avec lesquels j'ai le plus perdu mon temps, au sens où ils ne m'ont rien apporté (enfin certains étaient quand même très divertissants, ce qui me suffit, mais la plupart... Misère.) Sinon, j'aime bien un certain nombre de trucs a priori destinés à un public dont je pourrais être la mère: les shôjo manga, des séries comme "Twilight"...

Des endroits préférés pour lire ?

Dans mon lit.

Un livre idéal pour toi serait ?

La perfection n'existe pas, en littérature comme ailleurs, et c'est tant mieux car il n'y aurait plus rien à faire ou à lire ensuite.

Télé, jeux vidéo ou livres ?

Livres, évidemment! Je n'ai même pas la télé à Bruxelles et la regarde très peu à Monpatelin. Quant aux jeux vidéo, ça va cinq minutes, sans plus.

Lire et manger ?

Jamais! Ce n'est pas pratique et ça risquerait d'abîmer mes précieux bouquins. Eventuellement, je peux grignoter en feuilletant un magazine, mais c'est tout.

Lecture en musique, en silence ou peu importe ?

En silence. Pour lire comme pour bosser, le bruit me dérange profondément.

Livre électronique ?

Uuuurgh. Jamais. J'aime trop l'objet-livre et le contact du papier.

Le livre te tombe des mains, aller jusqu’au bout ?

Je me suis longtemps forcée à terminer tout bouquin entamé, avant de réaliser que c'était idiot de perdre mon temps de la sorte. Ces jours-ci, si je n'accroche pas, je laisse tomber et je me débarrasse très vite du livre en question en le refourguant à une bouquinerie.

Es-tu pour le partage des livres ou préfères-tu une bibliothèque séparée de la personne avec qui tu vis ?

Ma bibliothèque occupe toute une pièce de mon appartement à Monpatelin. A Bruxelles, je n'en garde aucun par manque de place; nous n'avons que ceux de Chouchou (et ceux que je suis en train de lire ou qui attendent d'être lus).

As-tu des livres dédicacés ?

Oui, des romans et aussi des bandes dessinées.

Tu lis quoi en ce moment ?

Le troisième tome de Millénium, "Three men in a boat" de Jerome K. Jerome, "Me in my bag" qui répertorie cent "portraits de sacs" et "L'art des listes" de Dominique Loreau.

mardi 10 février 2009

People in love

Notre "week-end en pleine semaine" ne s'est pas tout à fait déroulé comme prévu. Les petites déceptions ont abondé: nous n'avons pas été emballés par le cadre du Sur un arbre perché ni par la nourriture du Naniwa-ya; l'expo Miwa Nishimura nous a laissé un goût de trop peu et celle sur David LaChapelle n'ouvrait finalement au public que le lendemain de notre retour à Bruxelles; et surtout la crève que m'avait refilé Chouchou a choisi la journée de mercredi pour se déclarer, me conduisant à écourter la soirée, me faisant passer une fort mauvaise nuit et m'obligeant à réduire sérieusement la séance photo prévue le lendemain matin.
Et malgré ça, j'ai passé deux jours merveilleux, comme chaque fois que je suis avec lui.

lundi 9 février 2009

Cupcakes & Co

Je raffole de cupcakes, que j'ai la flemme de préparer moi-même (bien que ça ne soit apparemment pas très difficile). Or, on commence à voir apparaître quelques boutiques spécialisées dans Paris. A l'occasion de notre séjour de la semaine dernière, j'ai voulu tester une des adresses fournies dans le dernier numéro de Glamour. Verdict?

J'ai aimé:
- la gentillesse de la vendeuse.
- la variété des parfums proposés, parmi lesquels un carrot cake et un cheesecake SANS SPECULOOS!
- le thé vert bio pris pour accompagner ma collation: il était délicieux.
- les prix raisonnables: 4,5€ un bagel au sésame garni de mozzarella et de tomates séchées, 3,5€ le cupcake.

Je n'ai pas aimé:
- l'emplacement: la boutique est un perdue dans une rue relativement pourrie, assez loin de la station de métro la plus proche.
- l'exiguïté de la boutique: une seule petite table et un comptoir le long de la vitrine, et surtout pas de toilettes pour la clientèle.

Je recommande?
Oui, pour qui a le courage de se traîner jusque là ou se trouve déjà dans le quartier. A défaut, il paraît que les créatrices viennent d'ouvrir un corner aux Galeries Lafayette Haussman.

Cupcakes & Co, 25 rue de la forge royale, 75011 Paris
Métro Faidherbe-Chaligny
Site internet

Exposition Miwa Nishimura à l'Espace Icare

J'ai aimé:
- l'entrée gratuite.
- les très jolies photos à l'atmosphère féérique: pour une fois que Photoshop est utilisé intelligemment, afin de produire des images hyper léchées et vraiment différentes!

Je n'ai pas aimé:
- la grosse demi-heure de métro nécessaire pour atteindre Issy les Moulineaux depuis le centre de Paris.
- le trop petit nombre de clichés exposés: à peine une vingtaine.

Je recommande?
Non, à moins que vous soyez déjà dans le coin pour autre chose. Passer plus d'une heure dans les transports en commun pour visiter une expo dont on fait le tour en dix minutes, c'est rageant. Allez plutôt admirer à loisirs les photos de l'artiste (toutes celles de l'expo + des tas d'autres) sur son site internet.

Exposition Niwa Nishimura, jusqu'au 19 février
Espace Icare, 31 bd Gambetta, Issy-les-Moulineaux
Métro Corentin Celton.

dimanche 8 février 2009

Exposition féline à Tour & Taxis



J'aurais bien embarqué le petit American Curl (2ème rangée, 3ème photo).
Mais j'ai commencé mon fameux "mois sans achats" avant-hier,
alors, ça n'aurait pas été très raisonnable de claquer 750€ dans une peluche vivante,
si craquante soit-elle...

Une année d'auto-portraits: semaine 6


Photo prise dimanche dernier pendant que je me maquillais devant mon nouveau miroir à pied Ikea avant d'aller bruncher avec Ingrid chez Cook & Book. Ma peau est vilaine, et je dois être une descendante cachée de Cyrano de Bergerac; pourtant j'aime bien cet auto-portrait.

samedi 7 février 2009

Atelier teints peaux blanches au MAC Abbesses

Par l'intermédiaire de Mon Blog De Fille (qui est en train de devenir un de mes principaux outils de procrastination en journée), j'avais pu décrocher un rendez-vous au MAC Abbesses pour une leçon gratuite de maquillage axée sur le teint. Je trépignais de joie à l'idée d'apprendre enfin comment camoufler les atroces défauts de ma peau, et aussi de rencontrer Christian, le fameux "ours" instigateur de ces largesses répétées à destination des lectrices make-up addicts d'Hélène.
Mais quand Chouchou et moi sommes arrivés à la boutique jeudi à 12h30 pétantes, catastrophe, Christian n'était pas là! Une jeune femme brune tout sourire m'a saluée et s'est présentée sous le nom de Vivika. Elle avait du rouge à lèvres plein les dents et deux grosses plaques de blush rose vif juste sous les yeux. J'avoue: j'ai eu peur.

Ma première impression négative n'a toutefois pas duré. Vivika s'était peut-être remaquillée un peu hâtivement après sa pause déjeuner, et de toute évidence nous ne partagions pas les mêmes goûts en matière de fard à joues, mais je n'ai pas tardé à m'apercevoir que 1/ elle connaissait parfaitement toutes les techniques et la gamme des produits MAC 2/ elle était très pédagogue et capable d'adapter ses conseils au style de sa cliente.
Grâce à elle, j'ai appris pourquoi il vaut mieux étaler le fond de teint au pinceau plutôt qu'avec les doigts: essentiellement, parce que c'est un outil plus précis qui permet de mieux fignoler les endroits délicats comme la racine des cheveux ou les ailes du nez.
J'ai aussi découvert que contrairement à ce que je croyais, la peau de mon visage n'était pas grasse, voire même qu'elle présentait quelques signes de sécheresse sur les joues. Vivika m'a conseillé, à l'avenir, de ne plus utiliser mes masques à l'argile que sur ma zone T. Je pensais pouvoir me passer de base sous mon fond de teint mais avoir besoin d'une poudre matifiante par-dessus; Vivika m'a détrompée: c'était tout l'inverse.
Enfin, en arrivant sur la question du blush (que, rien à faire, je ne peux pas me résoudre à poser comme elle préconise, c'est-à-dire sur le dessus de la pommette en étirant vers les tempes), j'ai réalisé que depuis toujours je faisais un mauvais usage du mien: je m'en servais dans le seul but de "creuser" mes joues trop rondes à mon goût. Pour ça, Vivika m'a montré un truc beaucoup plus efficace et au rendu merveilleusement naturel: l'utilisation d'un deuxième fond de teint un poil plus foncé que la peau, posé le long de l'os de la pommette et soigneusement blendé avec l'autre. Le résultat était hyper subtil et faisait vraiment un monde de différence.
Pour finir, et même si ce n'était pas l'objet de cette leçon, Vivika a démaquillé le coin de mes yeux (je m'étais fait un halo gris qui partait en trait remontant au coin externe des paupières) et m'a montré une autre façon de les "étirer" pour leur donner l'air moins rapprochés. Je ne suis pas certaine d'arriver à reproduire son geste avec le pinceau, mais j'essaierai sûrement, même si le résultat était un peu plus voyant que mon maquillage habituel.

Avant de partir, j'ai bien évidemment fait une razzia dans la boutique: le pinceau 190 pour le fond de teint, le fond de teint en stick pour creuser mes pommettes (le fond de teint liquide que Vivika avait utilisé sur le reste de mon visage était parfait pour moi, mais j'en ai déjà trois flacons entamés et je venais d'acheter un Avène la veille, pour tester), une base visage et une base paupières, plus quatre fards à paupières: Naked Lunch, un beige rosé, Satin Taupe, un marron très doux qui fait paraît-il partie des best sellers de la marque, et puis le French Cuff et le Henna de la collection Brunette/Blonde/Redhead qui venait d'arriver en magasin la veille. Sublimes, juste sublimes. Mais uniquement vendus en petite boîte, ce qui va m'obliger à les dépoter suivant la technique d'Hélène pour les mettre dans ma palette.
Pour résumer, je suis absolument ravie de cette expérience. J'ai appris beaucoup de choses que je suis très pressée de mettre en pratique! Merci à Hélène, à Christian et à Vivika pour ce moment aussi agréable qu'instructif.

Mama Shelter

Hôtel designé par Philippe Starck et repéré dans un magazine féminin tandis que je préparais notre "week-end en pleine semaine" à Paris.

J'ai aimé:
- le prix: à partir de 79€ la chambre double; quand nous avons réservé la nôtre, le tarif le plus bas qui restait était 119€. Ce qui reste super honnête pour Paris et pour la prestation que nous avons eue en échange.
- la déco: pas vraiment funky comme à l'Hôtel Fox ni glamour comme à l'Hôtel Amour, mais le côté peinture noire + béton brut + acier donne étonnamment bien sur les photos...
- le confort: un vrait lit super confortable, une douche à deux places, un iMac et le wifi gratuit dans la chambre. Bref, le bonheur.
- le service: le personnel de l'accueil est souriant et serviable.
- le petit plus: les produits Kiehl's dans la salle de bain (je suis une grande fan, mais n'en achète jamais parce que je les trouve trop chers).

Je n'ai pas aimé:
- l'emplacement: un quart d'heure à pied pour rejoindre la station de métro la plus proche (Alexandre Dumas sur la 2 ou Gambetta sur la 3), et un quartier pas super rassurant quand on rentre le soir après minuit. En repartant, nous nous sommes néanmoins aperçus que le bus 76, qui arrive du Pont-Neuf via Châtelet et Bastille, passe juste devant l'hôtel.
- le manque de lumière: notre chambre située à l'angle du bâtiment n'avait que deux minuscules fenêtres, et tout l'éclairage électrique était fourni par des veilleuses. J'aurais apprécié un plafonnier qui permette par exemple de lire sans se ruiner la vue.
- le prix du petit déj: à 20€ par personne, il était sûrement génial, mais nous avons préféré nous contenter des viennoiseries d'une boulangerie voisine.

Je recommande?
Oui.

Mama Shelter, 109 rue de Bagnolet, 75020 PARIS
Réservation possible sur leur site internet.

vendredi 6 février 2009

Dita Von Teese au Crazy Horse

C'était la raison initiale de ce mini-break. Chouchou et moi sommes de grands fans de la dame, de son érotisme glamour et fétichiste jamais vulgaire. Or, ses apparitions sur scène sont assez rares, et elle se produit justement à Paris pour deux petites semaines. Une occasion rêvée.

J'ai aimé:
- le surclassement en catégorie diamant, qui nous a valu de nous retrouver au beau milieu du premier rang! A certains moments du spectacle, moins de deux mètres séparaient le nez de Chouchou des fesses frétillantes de Dita. Autant dire qu'il était très... ému.
- la plupart des numéros, très recherchés dans la mise en scène et allant du very cute ("I'm just a good girl") au super athlétique ("Jungle Fever" ou la roue allemande) en passant par le franchement bizarre ("Upside Down", les jambes sans corps, le flot de lumière verte). En bonus, un numéro comique de claquettes exécuté par deux danseurs chauves habillés en garçons de café: gni?
- Dita, of course: absolument parfaite de la racine de ses cheveux savamment brushés jusqu'au bout de ses orteils manucurés. Pas le moindre détail de son apparence n'est laissé au hasard; le moindre de ses gestes, la plus petite de ses moues sont calculés au millimètre près. Ca donne des prestations renversantes de sexytude rétro. Cette fille exsude le charisme et le perfectionnisme par chacun de ses pores. Nous sommes ressortis du Crazy encore plus fans que nous n'y étions entrés.
- les escarpins Louboutin des danseuses - même si, étant donnée la vigueur de leurs coups de pied, j'ai passé la soirée à attendre le moment où une de leurs chaussures volerait et où son talon de 12 cm pointu comme un stylet viendrait me crever un oeil.
- le public, plus jeune et plus féminin que je ne l'aurais cru.
- le champagne, qui avait le bon goût d'être du brut (la seule sorte que j'aime).

Je n'ai pas aimé:
- les previews sur internet annonçaient quatre numéros de Dita dont trois inédits plus le classique "Bain noir"; nous n'avons eu droit qu'à deux inédits ("Lazy" et "Tees'ing") plus le Bain.
- l'interdiction de prendre des photos même sans flash - un grand classique, mais d'autant plus rageant que l'on bénéficie d'un point de vue imprenable!

Je recommande?
OUI, OUI, OUI! Ca fait vingt-quatre heures que je chantonne "Zou-bi-zou-bi-zou", et je crois que je ne suis pas prête de m'arrêter.

Dita von Teese se produit au Crazy Horse jusqu'au 15 février; réservations sur le site du cabaret.

Naniwa-ya

Recommandé par Hélène comme le resto où on mange "les meilleurs gyoza de Paris". Comme Chouchou et moi sommes fans de ravioli japonais, une visite s'imposait.

J'ai aimé:
- la gentillesse de l'accueil.
- le fait d'avoir une table tout de suite à 18h30 (en revanche, moins d'un quart d'heure après notre arrivée, la salle était pleine).
- le thé gratuit et à volonté.
- les prix riquiqui; 4,5€ les 5 gyoza; 9,5€ le magurodon (plat à base de thon rouge); 8,5€ l'oyakodon.

Je n'ai pas aimé:
- la fadeur des gyoza (si ce sont les meilleurs de Paris, je n'en mangerai plus jamais ailleurs qu'au Japon) et la quelconquitude de l'oyakodon (Chouchou en revanche a trouvé son magurodon délicieux).

Je recommande?
Bof. J'ai un bien meilleur souvenir de mes repas au Higuma, quelques portes plus loin (au n°32 très exactement).

Naniwa-ya, 11 rue St-Anne, 75001 PARIS

jeudi 5 février 2009

Sur un arbre perché

Alléchée par la description du restaurant qui promettait "un repas dans un arbre avec espaces-cabanes et balancelles", j'avais réservé une table pour le déjeuner d'hier.

J'ai aimé:
- la formule déjeuner à 21€ l'entrée-plat ou le plat-dessert. Mais je ne l'ai pas prise parce qu'il y avait une sauce café dans un des deux plats principaux et un gratin de rutabagas en accompagnement de l'autre. Je ne parle même pas du cheesecake aux speculoos proposé en dessert. Non, je n'en parle pas: je risquerais de m'énerver.
- la conversation avec la jeune femme de la table d'à côté, qui vient de monter un site web de bonnes adresses bouffe: Odélices.

Je n'ai pas aimé:
- la disparition de ma réservation pourtant confirmée par mail.
- la déco qui consiste en fait en un pauvre faux arbre planté près du comptoir de l'accueil, quelques parois de planches et des balancelles hyper mal placées, juste entre la porte et le comptoir, pile sur le chemin des serveurs et des clients qui arrivent ou repartent.
- l'inconfort total de la banquette sur laquelle nous nous sommes retrouvés assis: coussins trop gros qui glissaient en avant et empêchaient de s'asseoir correctement, mauvaise hauteur et trop grand éloignement par rapport à la table; vraiment ça n'allait pas.

Je recommande?
Non. Nos plats n'étaient pas mauvais mais tout de même un peu chers. Les endroits-concepts, ça peut être sympa... à condition que la réalisation soit à la hauteur de l'idée.

Sur un arbre perché, 1 rue du Quatre Septembre, 75002 PARIS
Réservation (théoriquement) possible sur leur site internet

mercredi 4 février 2009

Bizarre, vous avez dit bizarre?

Un jour de semaine ordinaire, j'ai beaucoup de mal à me tirer du lit avant que la pendule affiche un nombre à deux chiffres avant la virgule, et si je n'ai pas dormi au moins 8h, il me faut presque une demi-journée pour émerger du pâté.
En revanche, mettez-moi un Eurostar, un Thalys ou un avion à prendre à l'aube blême, et vous pouvez être sûr de deux choses: la veille, l'excitation m'empêchera de m'endormir avant 2 ou 3h du matin, et le jour même, la peur de louper mon train me réveillera environ une heure et demie avant que sonne mon portable. Alors, je bondirai hors du lit déjà fraîche, dispose et les yeux grands ouverts, prête à enchaîner un voyage, une séance de shopping, un resto et un spectacle avant de m'écrouler dans mon lit d'hôtel.
A 9h43, Chouchou et moi partons passer notre traditionnel week-end d'hiver à Paris. Pour la 3ème édition (et oui, déjà...) de ce mini-événement, j'ai prévu un programme chargé juste ce qu'il faut, qui devrait nous fournir maintes occasions de photos sérieuses ou délirantes, avec ou sans Régis. Et grâce à la magie de l'eee-PC, les premières seront en ligne dès ce soir! A très vite, donc.

lundi 2 février 2009

"La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette"

Un an après les événements de "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", Mikael Blomkvist le gentil journaliste d'investigation qui ne se rend pas compte que les femmes tombent comme des mouches sur son passage et Lisbeth Salander la hacker sociopathe au physique de poupée punk sont de retour dans ce deuxième tome de Millenium. Cette fois, l'enquête qui les préoccupe est infiniment plus personnelle puisqu'elle touche directement Lisbeth et la force à remuer son passé douloureux.

Oublié le grand nord suédois, son isolement et ses températures polaires; cette fois, l'action se déroule dans le cadre urbain de Stockholm. Les scènes violentes, bien que nombreuses, sont d'une nature qui m'a moins choquée que précédemment (ou peut-être ai-je fini par me blinder). Le scénario est toujours aussi bien ficelé, même si on finit un peu par se perdre dans une multitude de personnages secondaires au nom imprononçable pour des Francophones. Stieg Larsson continue à dénoncer très violemment les dérives du pouvoir et la corruption qui touche les plus hauts niveaux de la société suédoise. Il dresse aussi un remarquable portrait de femme. Dans le premier tome de "Millenium", Lisbeth Salander apparaissait comme une énigme, une héroïne qui n'avait suscité ni mon empathie, ni ma compassion parce que je ne comprenais pas comment elle était devenue aussi sociopathe. Après avoir lu ce deuxième tome, je suis d'accord avec tous les lecteurs qui affirment que c'est un des personnages féminins les plus forts de la littérature contemporaine.

dimanche 1 février 2009

Les brunchs du dimanche (0): Cook & Book

Ca faisait longtemps déjà que nous avions envie de tester le brunch du Cook&Book, cette librairie délirante située à côté du Woluwé Shopping Center - un peu excentrée quand on n'a pas de voiture, mais tellement fun avec ses espaces à thème et sa déco archi recherchée! Photogénique, aussi. Nous y avions déjà fait plein de photos fin 2007, lorsque nous avions découvert l'endroit. Mais impossible d'y manger un dimanche midi sans réservation tant les tables dressées au milieu des rayonnages sont prises d'assaut. Cette fois, nous avions donc prévu notre coup et proposé à notre copine Ingrid de se joindre à nous.

Comme nous l'avions demandé au téléphone, nous avons été installés dans l'espace "Cucina", c'est-à-dire le rayon réservé aux livres de cuisine, au milieu duquel trône une vieille Fiat 500. Inconvénient: cette pièce est située loin du buffet, ce qui n'incite pas à multiplier les aller-retour pour prendre de nouvelles assiettes. Avantages: elle est plus lumineuse et moins encombrée que la salle principale dédiée au brunch. Quant à la teneur de celui-ci... Oubliez les classiques viennoiseries-tartines-oeuf brouillé-charcuterie-fromage. Cook&Book propose un gigantesque assortiment de plats chauds et froids tous plus délicieux les uns que les autres, ainsi qu'une variété très correcte de gâteaux et autres salades de fruits en dessert. J'ai ainsi mangé une première assiette contenant des tomates-mozarella, des antipasti d'aubergines et de coeurs d'artichaut, du rosbif froid accompagné de parmesan et de roquette, de la salade grecque à la feta. Puis un cannelloni végétarien à la ricotta, du fromage (avec du très bon pain) et quelques lamelles de tarte Tatin, tarte au chocolat et tarte aux pommes. Les desserts sont assez quelconques, mais tout le reste vaut bien un repas dans un bon restaurant. L'ensemble est à volonté, et en rajoutant les boissons (un thé pour Chouchou, un Coca light pour moi, un thé, une eau minérale et un café pour Ingrid), nous en avons eu pour 62,40€. Quand je pense au prix d'un brunch à peine passable sur Paris, je rigole doucement. Nous voici donc nantis d'une nouvelle adresse pour nos expéditions bouffe dominicales - et d'une idée pour déjeuner avec Soeur Cadette le dimanche où elle sera à Bruxelles fin mars.

Une année d'auto-portraits: semaine 5


Chose promise, chose due. J'ai coupé ma frange... trop court et complètement de travers. Heureusement que mes cheveux poussent vite! J'ai pris cette photo dimanche dernier en milieu d'après-midi, avant que nous nous rendions chez la soeur de Chouchou pour un goûter de Nouvel An avec toute sa famille. Dommage, on ne voit pas du tout le joli maquillage que j'avais fait avec un de mes petits pots Shiseido adorés. Pour le haut, je réalise que j'aurais dû porter un truc plus près du corps. En même temps, j'étais déjà dix fois trop habillée pour l'occasion... Mais j'avais tellement envie d'étrenner mes nouveaux escarpins Chie Mihara!